Congrès de l’UICN : Une recommandation pour généraliser les alternatives aux pesticides

Parmi les 109 recommandations votées au Congrès mondial de la nature de l’UICN, Noé a porté, avec les experts de la Commission droit et politiques environnementales du Comité français de l’UICN, une recommandation emblématique : « Généraliser les pratiques et techniques alternatives à l’utilisation des pesticides de synthèse ». Ce texte a notamment été travaillé en lien avec Joël Labbé, Sénateur du Morbihan. L’usage de produits phytosanitaires de synthèse, notamment en agriculture, est en effet reconnu comme l’une des causes principales du déclin de la biodiversité au niveau mondial. En Europe, de nombreux rapports ont pointé la responsabilité prépondérante des pesticides dans le déclin des insectes pollinisateurs, ou encore des vers de terre. L’utilisation abusive des pesticides chimiques a aussi un impact fort sur la qualité de l’eau, celle des sols et la santé. Ainsi, cette recommandation incite à l’adoption massive de pratiques issues de l’agroécologie et de l’agriculture biologique, ainsi qu’à un arrêt définitif d’utilisation de ces produits phytosanitaires dans la gestion des espaces verts publics et privés. Cette motion très largement plébiscitée par les membres de l’UICN, avec près de 90% de votes favorables, envoie un signal fort aux gouvernements nationaux et locaux, aux acteurs privés et aux citoyens, en leur demandant d’agir dès maintenant pour la généralisation des alternatives aux pesticides. Elle est aussi un message adressé aux États pour agir dans le cadre de la COP Biodiversité de l’ONU, qui aura lieu en Chine en 2021, et qui définira des objectifs de biodiversité pour 2030. « Mettre en place des pratiques écologiques comme alternatives aux pesticides de synthèse, c’est l’enjeu d’aujourd’hui ! Depuis 2017, date de la Loi Labbé, les collectivités et les particuliers doivent s’en passer… mais cela doit être généralisé aux autres acteurs et ailleurs dans le monde. Dans le cadre de notre travail avec les entreprises, nous encourageons nos partenaires à ne plus utiliser de pesticides de synthèse sur leurs sites. » Florence Clap, Chargée du programme Politiques de la Biodiversité au Comité français de l’UICN La Loi Labbé doit prochainement être étendue à tous les lieux de vie grâce à la publication d’un nouvel arrêté interministériel. Cette extension sera ainsi une première étape pour accélérer la transition vers un modèle respectueux de la santé et de la biodiversité, qui doit par ailleurs être soutenue fortement par les pouvoirs publics. PLUS D’INFORMATIONS – Communiqué de presse– L’association Noé– Programme Politiques de la biodiversité– Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020
Congrès mondial de l’UICN : 109 Recommandations adoptées

Une nouvelle étape décisive vient d’être franchie dans la préparation du Congrès mondial de la nature de l’UICN. Plus de 1 000 organisations membres de l’UICN, incluant des États et des agences gouvernementales, des ONG, des organisations de peuples autochtones ont été appelées à voter sur 109 recommandations, dont 14 proposées par les membres français de l’UICN. Toutes ces recommandations ont été adoptées et proposent des actions concrètes pour répondre aux enjeux de biodiversité. DES RECOMMANDATIONS AVEC DES SOLUTIONS CONCRÈTES POUR LA NATURE Ce vote est un succès et illustre la dynamique internationale en cours pour construire un monde plus durable, qui valorise et conserve la nature. Avec ces 109 recommandations, l’UICN continue de jouer son rôle d’alerte et de force de propositions pour protéger la biodiversité. A la différence des COP de l’ONU, ce vote est une codécision entre les Etats et les agences publiques, d’une part, et les ONG d’autre part, depuis des grandes organisations jusqu’à des petites associations. Les recommandations de l’UICN influencent et guident les décisions à prendre et les actions à engager. Elles sont notamment à l’origine de l’adoption de conventions importantes comme la Convention de Ramsar sur les zones humides, la Convention du Patrimoine mondial de l’UNESCO, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et la Convention sur la diversité biologique (CDB). LA MOBILISATION FRANCAISE AU RENDEZ-VOUS DE LA MOBILISATION MONDIALE « Les membres du Comité français de l’UICN, les plus nombreux dans le monde après les membres des Etats-Unis, ont apporté des contributions importantes en proposant 14 de ces recommandations mondiales. » indique Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN. Il précise « Comme pour les autres recommandations, on peut les classer en 3 grands ensembles : celles demandant un renforcement d’actions sur des espèces et des écosystèmes particuliers, celles soutenant des politiques et des stratégies environnementales plus ambitieuses, et celles requérant une lutte plus importante contre des pressions pesant sur la biodiversité ». Parmi ces recommandations coordonnées par le Comité français de l’UICN figurent le renforcement de la protection des poissons des récifs coralliens, des mangroves et des grands singes, la reconnaissance des crimes environnementaux comme des crimes graves ou le déploiement des Solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique, ainsi que la lutte contre la pollution plastique dans l’océan, la déforestation importée ou l’artificialisation des sols (plus de détails ci-après). Ces recommandations, auxquelles s’ajoutent celles sur le développement des pratiques alternatives aux pesticides de synthèse et la réduction des incidences négatives des activités de pêche et d’extraction sur les espèces et les habitats marins, ont été intégrées dans la nouvelle stratégie européenne de la biodiversité adoptée par le Conseil de l’Union Européenne le 23 octobre dernier. Par ailleurs, les Etats parties à la Convention contre le crime transnational organisé (UNTOC) viennent d’inclure les crimes portant atteinte à l’environnement dans le champ d’application de cette convention. LES ETAPES FRANCHIES ET CELLES A VENIR Au total 128 recommandations ont été retenues en décembre 2019 pour le Congrès mondial. A l’issue d’un débat en ligne de décembre 2019 à mars 2020 entre tous les membres de l’UICN dans le monde, 109 d’entre elles ont été retenues pour être votées entre le 7 et le 21 octobre 2020. Les 19 recommandations restantes seront soumises à débat lors du Congrès mondial de l’UICN à Marseille en 2021. Le Comité français de l’UICN a coordonné l’élaboration de 18 recommandations sur les 128, dont 14 ont été votées en octobre 2020 et 4 feront partie du débat des 19 recommandations restantes. L’ensemble de ces recommandations contribueront à définir les prochains objectifs pour la protection de la biodiversité à 2030, qui seront établis à la COP15 Biodiversité de l’ONU après le Congrès mondial de la nature de l’UICN. Cette mobilisation est plus que jamais indispensable puisqu’à travers la 5ème édition des Perspectives mondiales de la biodiversité, le constat est maintenant établi par l’ONU que les 20 grands objectifs internationaux pour la biodiversité fixés en 2010 n’ont pas été atteints en 2020, malgré quelques progrès. Plus d’informations – Communiqué de presse du Comité français de l’UICN – Le document synthétique sur les 14 recommandations des membres du Comité français de l’UICN – La mobilisation du Comité français de l’UICN pour le Congrès – Les résultats par motions – Questions/Réponses sur le Congrès mondial de la nature de l’UICN – Site internet du Congrès
Un rapport clé de l’IPBES sur la biodiversité et les pandémies

IPBES, 29 octobre 2020. Des pandémies futures vont apparaître plus souvent, se propageront plus rapidement, causeront plus de dommages à l’économie mondiale et tueront plus de personnes que la COVID-19, à moins que l’approche globale de la lutte contre les maladies infectieuses ne soit modifiée, avertit un nouveau rapport clé sur la biodiversité et les pandémies rédigé par 22 experts de premier plan du monde entier. Au terme d’un atelier virtuel organisé par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES de son acronyme anglais) sur les liens entre la dégradation de la nature et l’augmentation des risques de pandémie, les experts conviennent qu’il est possible d’échapper à l’ère des pandémies, mais que cela nécessite un profond changement d’approche pour passer de la réaction à la prévention. La pandémie de COVID-19 est au moins la sixième pandémie mondiale depuis la pandémie grippale de 1918, et bien qu’elle trouve son origine dans des microbes portés par des animaux, comme toutes les pandémies, son émergence a été entièrement déterminée par les activités humaines, indique le rapport publié ce jeudi. On estime à 1,7 million le nombre de virus « non découverts » actuellement présents dans les mammifères et les oiseaux, dont 827 000 pourraient avoir la capacité d’infecter les êtres humains. « Il n’y a pas de grand mystère sur la cause de la pandémie de COVID-19, ou de toute autre pandémie moderne. Ce sont les mêmes activités humaines qui sont à l’origine du changement climatique, de la perte de biodiversité et, de par leurs impacts sur notre environnement, du risque de pandémie. Les changements dans la manière dont nous utilisons les terres, l’expansion et l’intensification de l’agriculture, ainsi que le commerce, la production et la consommation non durables perturbent la nature et augmentent les contacts entre la faune sauvage, le bétail, les agents pathogènes et les êtres humains. C’est un chemin qui conduit droit aux pandémies. » Dr. Peter Daszak, président de EcoHealth Alliance et de l’atelier d’IPBES. Le risque de pandémie peut être considérablement réduit en diminuant les activités humaines entraînant la perte de biodiversité, par une plus grande conservation des zones protégées et par des mesures réduisant l’exploitation non durable dans les régions riches en biodiversité. Cela permettra de réduire les contacts entre les animaux sauvages, le bétail et les êtres humains, et aidera à prévenir la propagation de nouvelles maladies, indique le rapport. « Les preuves scientifiques conduisent à une conclusion encourageante. Nous avons la capacité croissante de prévenir les pandémies, mais la manière dont nous les abordons actuellement ignore largement cette capacité. Notre approche actuelle des pandémies stagne et consiste encore à essayer de contenir et de contrôler les maladies aprèsqu’elles sont apparues, par le biais de vaccins et de thérapies. Pour nous échapper de l’ère des pandémies, nous devons, en plus de la réaction, nous concentrer sur la prévention. Le fait que l’activité humaine ait pu modifier aussi fondamentalement notre environnement naturel ne doit pas nécessairement être vu comme négatif, mais prouve, au contraire, notre capacité à opérer les changements nécessaires pour réduire le risque de futures pandémies, tout en protégeant la nature et en réduisant les changements climatiques. » Dr. Peter Daszak, président de EcoHealth Alliance et de l’atelier d’IPBES. Le rapport propose également un certain nombre d’options politiques qui permettraient de faire face et de réduire le risque de pandémie. En voici quelques-unes : Un Conseil intergouvernemental de haut niveau sur la prévention des pandémies pourrait être créé afin de fournir aux décideurs les meilleures données scientifiques sur les maladies émergentes ; de prévoir les zones à haut risque ; et d’évaluer l’impact économique des pandémies potentielles et de mettre en évidence les lacunes en matière de recherche. Un tel conseil pourrait également coordonner la conception d’un cadre mondial de suivi. Les pays pourraient se fixer des objectifs dans le cadre d’un accord ou d’une entente internationale, avec des avantages évidents pour les êtres humains, les animaux et l’environnement. L’approche « Une seule santé » pourrait être institutionalisée par les Gouvernements nationaux afin de renforcer la préparation aux pandémies, d’améliorer les programmes de prévention des pandémies et d’enquêter sur les épidémies et de les contrôler dans tous les secteurs. Des évaluations de l’impact sur la santé des risques de pandémies et de maladies émergentes pourraient être développées et intégrées dans les grands projets de développement et d’aménagement du territoire, tout en réformant l’aide financière à l’aménagement du territoire afin que les avantages et les risques pour la biodiversité et la santé soient reconnus et explicitement ciblés. Le coût économique des pandémies devrait être pris en compte dans la consommation, la production et les politiques et budgets gouvernementaux. Une réduction des formes de consommation, d’expansion agricole mondialisée et de commerce qui ont conduit à des pandémies devrait être rendue possible, par exemple au travers de taxes ou d’impôts sur la consommation de viande, la production de bétail et d’autres d’activités à haut risque de pandémie. Les risques de zoonoses dans le commerce international d’animaux sauvages pourraient être réduits grâce à un nouveau partenariat intergouvernemental « santé et commerce » ; les espèces à haut risque de maladie devraient être retirées partiellement ou totalement du commerce des espèces sauvages ; l’application de la loi dans tous les aspects du commerce illégal d’animaux sauvages devrait être renforcée et l’éducation des communautés sur les risques sanitaires du commerce d’animaux sauvages devrait être améliorée, particulièrement dans les zones à haut risque de propagation de maladies. L’engagement et les connaissances des populations autochtones et des communautés locales dans les programmes de prévention des pandémies devraient être valorisés afin d’atteindre une plus grande sécurité alimentaire et de réduire la consommation d’animaux sauvages. D’importantes lacunes dans les connaissances seraient à combler au sujet des principaux comportements à risque, de l’importance relative dans le risque de maladie du commerce illégal, non réglementé et légal d’animaux sauvages, et de la relation entre la dégradation et la restauration des écosystèmes, la structure des paysages et le risque d’émergence de maladies. Plus d’informations –
Mallette Pédag’Eau : un outil pédagogique sur la thématique de l’eau

Le Pôle Relais Zones Humides Tropicales co-piloté par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du littoral a créé à la demande de l’Office de l’Eau Guadeloupe – partenaire technique et financier du projet – une mallette pédagogique sur la thématique de l’eau. Cet outil ludique et complet, mis gracieusement à disposition des établissements scolaires et des associations locales, est conçu pour des activités se réalisant aussi bien en extérieur qu’en intérieur. Les âges concernés vont de 3 à 12 ans, et la durée des animations varie de 30 minutes à la demi-journée (voire la journée). La flexibilité des activités proposées s’adapte donc à tout type d’emploi du temps et de météo. Réfléchie et élaborée en partenariat avec le Rectorat de Guadeloupe, cette « Mallette Pédag’Eau » répond aux exigences du programme scolaire, et plus précisément à celles du module “Questionner le monde” qui sont pour rappel : – d’une part de permettre aux élèves de développer des connaissances nécessaires pour décrire et comprendre le monde qui les entoure et développer leur capacité à raisonner et ; – d’autre part de contribuer à leur formation de citoyens. Rapide coup d’oeil au contenu de la mallette Théâtre Butaï / Histoire évolutive : travailler l’imaginair Quatre histoires et un mini théâtre avec des personnages sympathiques et symboliques qui sensibiliseront les enfants à la connaissance des milieux humides. Age concerné : 3-5 ans et 6-7 ans (histoire similaire mais avec un vocabulaire adapté à chaque niveau) Durée : 5-10 min par conte Où ? Classe/salle ou extérieur ombragé Plateau de jeu “Rés’Eau collectif” : développer la cohésion de groupe Un plateau de jeu xxl, un dé, des pions et des méninges qui chauffent pour un jeu amusant et collaboratif ! L’objectif : reconstituer un puzzle des zones humides tout en découvrant la Guadeloupe au fil de l’eau. Age concerné : 7-10 ans Durée : de 30 min à 1h00 Où ? En intérieur ou extérieur Jé 5 fanmi / Qui suis-je ? : approfondir la connaissance Déclinaison du très populaire jeu des 7 familles, ce jeu de cartes sollicite la mémoire et l’observation ! Le but ici est au choix, car vous avez 2 façons de jouer : soit en classant la biodiversité par famille, soit en faisant deviner un maximum de cartes à votre (vos) partenaire(s) ! Age concerné : 7-11 ans Durée : de 30 min à 1h00 Où ? Classe/salle ou extérieur abrité Malle terrain du jeune naturaliste : explorer et comprendre Une malle pleine d’outils pour apprendre à déchiffrer son environnement Age concerné : de 3 à 11 ans Durée : de quelques minutes à plusieurs heures Où ? Intérieur / Extérieur Que trouve-t-on dans cette malle ? – Les 5 sens des zones humides (dès 3 ans) : Accompagner l’enfant à se concentrer sur soi et sur ses sens – Les fiches d’identification (dès 6 ans) : Rendre accessible l’identification de la biodiversité – Du matériel d’observation et d’analyse (dès 6 ans : jumelles, microscopes, boussoles, cartes IGN, amplificateurs de sons…etc) : Comprendre son environnement par des procédés scientifiques Maquette sur le grand cycle de l’eau (et aléas anthropiques) : le parcours d’une goutte Une maquette xxl pour comprendre et identifier les zones humides de l’archipel Guadeloupéen auxquelles vient s’ajouter ensuite, l’influence de l’Homme sur ces différents milieux ainsi que sur l’eau en général. Age concerné : dès 6 ans Durée : de 30 min à 45min Où ? classe/salle Attention : la maquette est uniquement disponible sur demande et sous l’animation d’un agent de l’Office de l’Eau ou du Pôle-Relais Zones Humides Tropicales Plus d’informations – Découvrir le guide d’utilisation de la mallette – Site internet du Pôle-Relais Zones Humides Tropicales – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN Pour tout renseignement sur cet outil, et notamment sa mise à disposition et son animation, vous pouvez prendre contact avec la coordinatrice du Pôle-relais (gaelle.vandersarren@uicn.fr) ou l’animatrice des activités pédagogiques (angeline.lollia@uicn.fr).
En dépit de la croissance des aires protégées, les Etats ne sont pas à la hauteur dans la conservation de la biodiversité

Selon une nouvelle analyse publiée dans Nature, les gouvernements nationaux n’ont pas tenu leurs engagements de conservation des aires protégées et conservées en vertu de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), malgré l’expansion des aires protégées au cours de la dernière décennie. Dirigé par le Dr Sean Maxwell de l’Université du Queensland et co-écrit par des membres de la Commission mondiale sur les aires protégées de l’UICN, le document analyse si la croissance des aires protégées entre 2010 et 2019 a conduit à une meilleure protection des écosystèmes naturels, des espèces menacées et des services écosystémiques. Au cours de cette période, le pourcentage de la surface de la Terre couverte par des aires protégées est passé de 14,1 % à 15,3 % sur terre et de 2,9 % à 7,5 % dans le domaine marin. Les auteurs constatent que cette croissance a eu un succès limité dans la protection de la biodiversité et des services écosystémiques à l’échelle mondiale. Par exemple, seulement 21,7 % des espèces considérées comme menacées d’extinction sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN étaient suffisamment représentées dans les aires protégées en 2019, comparativement à 18,9% en 2010. Un tiers des zones clés de biodiversité et plus de la moitié de tous les écosystèmes terrestres et marins sont restés sans protection adéquate en 2019, selon le document. « Nous avons examiné les progrès accomplis vers la réalisation des objectifs de conservation de la CDB en superposant les cartes des aires protégées sur les écosystèmes naturels, les espèces menacées, les services liés au carbone sur terre et en mer et la productivité des pêcheries dans les océans du monde. Nos résultats prouvent de façon concluante la nécessité de se concentrer non seulement sur ce que nous protégeons, où et comment nous le faisons, mais également sur la taille de la zone que nous protégeons », a déclaré le Dr Sean Maxwell de l’Université du Queensland, principal auteur de l’étude. « Presque tous les pays sur Terre ont convenu qu’en 2020, les aires protégées et conservées doivent couvrir au moins 17% des terres et 10% des océans, et être situées dans des zones importantes pour la biodiversité et les services écosystémiques, conformément aux engagements de la CDB. Nos résultats montrent de façon concluante qu’une simple augmentation de superficie gérée et conservée ne suffit pas. Les aires protégées et conservées doivent protéger efficacement les milieux importants pour les espèces menacées ; et malgré une couverture terrestre de près de 17 %, ce n’est clairement pas le cas pour le moment », a déclaré le Dr Stephen Woodley, vice-président de la Commission mondiale sur les aires protégées pour la science et la biodiversité de l’UICN, l’un des co-auteurs de l’étude. Depuis que les objectifs environnementaux mondiaux ont été convenus dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique en 2010, des progrès encourageants ont été constatés avec l’expansion des aires protégées, en particulier dans le domaine marin, avec une protection accrue des coraux et de nombreuses autres espèces marines. Toutefois, l’étude a conclu que les sept régions pélagiques les plus productives pour les pêches ne disposaient pas de couverture officielle en aires protégées et a constaté des insuffisances significatives dans la « représentativité écologique » (protection des espèces menacées), l’efficacité de la gestion et l’atteinte de résultats mesurables pour la biodiversité dans les aires protégées et conservées à l’échelle mondiale. « La plupart des gouvernements reconnaissent le rôle essentiel des aires protégées et conservées dans la lutte contre la crise de la biodiversité », a déclaré le Dr Kathy MacKinnon, présidente de la Commission mondiale sur les aires protégées de l’UICN. « Cette étude globale montre que, malgré les efforts considérables déployés par les pays de la CDB pour atteindre les objectifs 2020 en matière d’ aires protégées et conservées, beaucoup reste à faire. C’est pourquoi nous demandons de nouveaux objectifs de conservation mondiaux ambitieux pour la biodiversité pour l’après 2020. Les aires protégées et conservées ont besoin d’investissements, de soutien juridique et d’être considérées comme des outils de développement durable généralisés grâce à la fourniture de services écosystémiques vitaux. Cela s’applique aux aires gérées par le gouvernement et par les communautés autochtones et locales, ainsi que celles gérées par le secteur privé. » Les auteurs recommandent qu’après 2020, la conservation des aires protégées et conservées devra contribuer plus efficacement à l’atteinte des objectifs mondiaux pour la biodiversité, ainsi qu’à une meilleure collaboration avec les peuples autochtones, les groupes communautaires et les initiatives privées. Plus d’informations – L’article original (en anglais) – Contact : IUCN Media Relations, Tel: +41229990392, Email: press@iucn.org – L’étude complète (en anglais) – La Commission mondiale sur les Aires protégées de l’UICN – Le programme Aires protégées du Comité français de l’UICN Photo bandeau : Parc national de la Vanoise
La 14ème édition de la Fête de la nature est lancée!

La nouvelle édition de la Fête de la nature débute aujourd’hui ! Exceptionnellement, cette 14ème édition se tient du 7 au 11 octobre sur tout le territoire français, en métropole comme en outre-mer, en ville comme à la campagne. L’automne sera donc cette année le terrain de jeu des passionnés de nature qui vous feront découvrir ses différentes facettes. Une édition en prémices du Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra à Marseille en 2021. Le thème 2020 : Prenons-en de la graine ! Le thème de cette nouvelle édition met à l’honneur tous ceux qui œuvrent positivement pour l’environnement et la biodiversité. Découvrez les résultats positifs et visibles de nombreuses actions tels que le retour des sauterelles et papillons dans les jardins ou celui d’espèces menacées ou oubliées reprenant vie au cœur de grands espaces naturels et cultivés. L’objectif est de montrer que des solutions existent pour redonner vie à notre précieuse nature. Trouvez une manifestation près de chez en découvrant le programme complet par date ou par thématique (Les espaces naturels protégées, Prenons-en de la graine, Agriculture et biodiversité, Ouvertures de jardins, La nature se fête dans les prisons et Parcours biodiversité géolocalisés) en vous rendant sur le site internet. Retour sur l’évènement avant-première Mardi 6 octobre mai se tenait la journée avant-première de la Fête de la Nature 2019 qui lançait les festivités de cette 14eédition sur la thématique « Prenons-en de la graine ». Débutant par un jeu de piste naturaliste dans le parc de Bercy, ponctué par des explications d’experts de l’ARB (Institut Paris Région), de Noé, de la LPO et de l’Opie, la matinée s’est suivie d’une conférence de presse animée par François Letourneux, président d’honneur du Comité français de l’UICN et président de la Fête de la nature, avec Fabien Chenel et Julie Paillard respectivement directeur et chargée de mission de la Fête de la Nature. Lors ce lancement officiel de l’édition 2020, Thomas Delage, chef de département Mobilisation Citoyenne à l’Office français de la biodiversité est également intervenus pour présenter l’événement. Bonne fête de la nature à tous ! PLUS D’INFORMATIONS – Site internet de la Fête de la Nature – Page dédiée à la Fête de la Nature – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN – Le programme Education et Communication du Comité français de l’UICN
1 nouveau site français inscrit sur la Liste Verte des Aires protégées !

L’UICN a admis 3 nouvelles aires protégées sur la Liste verte des aires protégées et conservées le 18 septembre dernier. Un site français est ainsi mis à l’honneur pour la qualité de sa gestion et de sa gouvernance aux côtés du Parc Naturel National Chingaza en Colombie et de la Réserve Naturelle de Van Long au Vietnam, il s’agit d’un site protégé français ultra-marin : la réserve naturelle nationale de l’Ile du Grand Connétable en Guyane française. Ceci porte le nombre total de sites inscrits sur la Liste verte à 49 dans le monde, dont 15 aires protégées situées en France métropolitaine et en Outre-mer. La réserve naturelle de l’Ile du Grand Connétable située à 18 kilomètres des côtes de la Guyane au large de l’embouchure du fleuve Approuague est en fait composée de deux structures rocheuses : le Grand Connétable et l’îlot du Petit-Connétable. Toutefois, la grande majorité du périmètre de la réserve naturelle se situe en mer (environ 7 800 ha). Plus ancienne réserve naturelle de Guyane, elle a été créée en 1992 pour assurer initialement la protection des colonies d’oiseaux marins fréquentant le site. En effet, l’Ile joue un rôle majeur pour la reproduction des oiseaux marins en Guyane et plus largement à l’échelle régionale et/ou mondiale pour certaines espèces. Elle accueille notamment la plus importante colonie caribéenne de Sternes royales, la plus importante colonie de reproduction d’une sous-espèce de Sterne de Cayenne. Elle est également un lieu important de reproduction des Mouettes atricille et des Frégates superbes. Au niveau régional, le Noddi brun et la Sterne fuligineuse fréquentent le site. Considérant que le site héberge également des espèces marines emblématiques, le GEPOG (Groupe d’Etude et de Protection des Oiseaux de Guyane), gestionnaire du site s’est depuis plusieurs années penché sur l’étude et la conservation de la Sotalie ou dauphin de Guyane, du mérou géant, en danger critique d’extinction sur la liste rouge mondiale ou encore des tortues marines qui viennent bénéficier d’une zone d’alimentation aux abords des habitats rocheux de la réserve. Le bon état de conservation de ces espèces et de ces habitats bénéficiant de suivis depuis près de 30 ans et les succès notables en matière de lutte contre la pêche illégale grâce à une collaboration durable mise en place avec acteurs locaux de la pêche professionnelle et les Services de l’Etat sont autant de raisons pour lesquelles la réserve de l’Ile du Grand Connétable figure aujourd’hui sur la Liste verte des aires protégées et conservées. 9 aires protégées françaises sont toujours engagées dans le processus de candidature dont 8 d’entre elles verront leurs dossiers examinés par le Comité international prochainement. Plus d’informations – Site internet de la Réserve naturelle nationale de l’Ile du Grand Connétable – Le GEPOG – Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN – L’article international de l’UICN sur ce sujet (en anglais) – La Liste verte des aires protégées de l’UICN Photo bandeau : © ILe_Grand-Connetable_RNNC
Act4nature international : 16 nouveaux engagements d’entreprises pour la biodiversité

Ce sont aujourd’hui 16 entreprises internationales qui ont rendu publics leurs engagements pour lutter contre l’érosion de la biodiversité, parmi elles deux entreprises partenaires du Comité français de l’UICN : Ciments Calcia – GSM et Veolia. Elles rejoignent les 11 entreprises qui avaient dévoilé leurs engagements le 15 juin dernier, dont EDF, une autre de nos entreprises partenaires. Ce dispositif, destiné aux groupes internationaux est la poursuite de act4nature lancé en 2018. Il est animé et coordonné par l’association française Entreprises pour l’Environnement (EpE) dans le cadre d’un comité de pilotage dont le Comité français de l’UICN est membre. Ce dernier évalue le caractère SMART (« spécifique, mesurable, additionnel, réaliste et temporellement encadré ») des engagements proposés par les entreprises avant leur publication, avec une gouvernance qui garantit la transparence de la procédure en cas de désaccord. Ainsi, lors de cette nouvelle session, deux entreprises partenaires du Comité français de l’UICN ont déposé des engagements individuels reconnus SMART par le comité de pilotage : Ciments Calcia et GSM, filiales françaises du Groupe HeidelbergCement, ont inscrit, dès les années 90, la biodiversité dans leur stratégie d’entreprise et ont été parmi les premières à s’engager dans des dispositifs nationaux (SNB, act4nature…). Le partenariat avec le Comité français de l’UICN signé en 2008 a accompagné leurs démarches, notamment avec la mise en place d’un Système de Management de la Biodiversité. Le SMBio, structure opérationnelle de la stratégie biodiversité de Ciments Calcia et GSM, permet d’intervenir à tous les stades du cycle de vie des carrières afin de limiter les pressions sur la biodiversité et de la favoriser. Dans une volonté de cohérence et de déploiement plus large des actions, la stratégie biodiversité se décline désormais au sein de deux autres filiales du Groupe en France, Unibeton et Tratel sur lesquelles portent ce nouvel engagement. Documents disponibles plus bas Les métiers de Veolia (eau, déchets, énergie) sont directement connectés aux milieux naturels et contribuent à préserver l’environnement dans les territoires, notamment en traitant les eaux usées ou en limitant la pollution des sols. En 2019, le Groupe, présent dans plus de 40 pays dans le monde, s’est doté d’une raison d’être dont l’ambition en matière d’environnement est de combattre les pollutions et d’accélérer la transformation écologique de ses activités et de celles de ses clients, selon quatre priorités : lutter contre le dérèglement climatique, favoriser l’économie circulaire, protéger les milieux et la biodiversité et préserver la ressource en eau. Le Comité français de l’UICN accompagne le groupe depuis son partenariat signé en 2008 et dans son engagement Act4Nature international. Documents disponibles plus bas En cette rentrée également, à l’échelle mondiale plus de 560 entreprises (avec des revenus combinés de 4 billions US$) soutiennent un Appel à l’action pour exhorter les gouvernements à adopter dès maintenant des politiques pour inverser la perte de nature au cours de cette décennie. Cet Appel lancé en 2020 par la coalition Business for Nature a pour but d’enrayer l’érosion de la biodiversité et de restaurer les systèmes vitaux planétaires. Plus d’informations – Site internet act4nature international – More than 560 companies back global ‘Call to Action’ for nature –Le programme Entreprises et Biodiversité du Comité français de l’UICN Ciments Calcia et GSM : – Engagement Act4Nature international – Engagements biodiversité de Ciments Calcia – Engagement biodiversité de GSM – 10 ans de partenariat avec le Comité français de l’UICN VEOLIA : – Engagement Act4Nature international – Raison d’être de Veolia – Responsabilité sociétale de l’entreprise Veolia – Corporate social responsability of Veolia Contact : Florence CLAP, Chargée de Programme ‘Politiques de la Biodiversité‘ +33 (0)1 47 07 78 58
Nouveau standard de l’UICN pour évaluer les impacts des espèces exotiques envahissantes

L’UICN a publié le 15 septembre un nouveau standard baptisé EICAT « Environmental Impact Classification of Alien Taxa ». Cette nouvelle méthodologie, développée avec l’appui du Groupe de spécialistes de l’UICN sur les espèces exotiques envahissantes (ISSG/SSC), propose un cadre normalisé pour évaluer et prioriser ces espèces selon l’ampleur de leurs impacts environnementaux. Ce nouveau standard mondial de l’UICN doit contribuer à alerter les acteurs de la conservation et les décideurs politiques sur les impacts des espèces exotiques envahissantes, et à guider la mise en œuvre des mesures de prévention et de gestion nécessaires pour faire face aux défis des invasions biologiques. « Il est essentiel de répondre aux impacts des espèces exotiques envahissantes pour lutter contre l’érosion croissante de la biodiversité et la crise d’extinction, et leurs conséquences importantes sur l’économie, les moyens de subsistance et le bien-être des populations », a déclaré le Dr Jane Smart, directrice mondiale du groupe sur la conservation de la biodiversité de l’UICN. La circulation à un rythme toujours croissant des biens et des personnes dans le monde est à l’origine de l’introduction d’animaux, de plantes, de champignons et d’agents pathogènes dans des zones situées en dehors de leur aire de répartition naturelle. Certaines de ces espèces exotiques peuvent devenir envahissantes et avoir un impact négatif sur leur nouvel environnement. Selon la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN et le récent rapport de l’IPBES sur l’état de la biodiversité (2019), les espèces exotiques envahissantes sont l’une des principales pressions directes à l’origine de l’érosion de la biodiversité et de l’extinction des espèces. Ce nouveau cadre mondial de l’UICN sur les espèces exotiques envahissantes poursuit 5 objectifs : – Identifier les espèces ayant différents niveaux d’impacts environnementaux ; – Faciliter les comparaisons d’impacts en fonction des régions et des groupes taxonomiques ; – Faciliter les prévisions d’impacts potentiels futurs d’espèces dans la région cible et ailleurs ; – Aider à la priorisation des actions de gestion ; – Aider à l’évaluation des méthodes de gestion. « Des informations standardisées sur les espèces exotiques envahissantes sont essentielles pour comprendre et gérer les défis qu’elles posent », a déclaré le Dr Piero Genovesi, président du groupe de spécialistes des espèces exotiques envahissantes de l’UICN (ISSG/SSC), qui a développé l’EICAT. « L’EICAT est un outil qui permet de catégoriser et de comparer les différents impacts des espèces exotiques envahissantes dans le monde, afin d’orienter les politiques et les actions ». La méthodologie EICAT s’inspire de celle développée pour la Liste rouge des espèces menacées. Elle permet de classer, de façon simple et objective, les espèces exotiques dans des catégories d’impacts selon les dommages documentés qu’elles causent. Cinq catégories d’impacts sont définies, par ordre croissant : peu préoccupant, léger, modéré, grave et majeur. Les espèces appartenant aux trois dernières catégories sont considérées comme « problématiques ». La méthodologie est applicable aux niveaux national, régional et mondial. Toutes les évaluations EICAT entreprises au niveau mondial seront disponibles dans la base de données mondiale sur les espèces exotiques envahissantes de l’UICN (GISD). Un besoin exprimé à l’échelle mondial Sur la base du constat qu’il n’existe pas de processus mondial, normalisé et systématique pour évaluer et prioriser les espèces exotiques envahissantes, les Parties à la Convention sur la diversité biologique ont appelé l’UICN à développer un système de classification de ces espèces basé sur la nature et l’ampleur de leurs impacts. Une résolution prise lors du Congrès mondial de la nature de 2016 demandait spécifiquement à la Commission de sauvegarde des espèces de développer une méthodologie de classification des espèces exotiques envahissantes. Après la publication initiale de la méthodologie dans une revue scientifique (Blackburn et al. 2014), des lignes directrices ont été élaborées pour faciliter sa mise en œuvre. Cette première version de la méthodologie a été ensuite testée pour classer les impacts environnementaux des EEE dans différents groupes taxonomiques, mettant le protocole à l’épreuve. Pour qu’une méthodologie devienne un standard de l’UICN, elle devait ensuite passer par un processus de consultation mondiale impliquant le réseau de l’UICN. A l’issue de ces phases de consultation (2017 et 2019), l’intégration des propositions visant à améliorer la méthodologie a donné lieu à la version finale des Catégories et Critères EICAT de l’UICN, ainsi qu’aux Lignes directrices pour son application. En complément à ce nouveau standard, les impacts socio-économiques de ces espèces n’étant pas évalués par celui-ci, une méthodologie complémentaire s’appuyant sur la démarche EICAT a été développée par la même équipe de chercheurs pour la classification des impacts socio-économiques des espèces exotiques envahissantes (Socio-economic impact classification of alien taxa, SEICAT) (voir l’article du Centre de ressources EEE sur ce sujet). L’action du Comité français sur les espèces exotiques envahissantes Le Comité français de l’UICN s’investit depuis plusieurs années pour renforcer la prévention et la gestion des invasions biologiques en France. Grâce à l’initiative sur les EEE en outre-mer et le Centre de ressources sur les EEE (ce dernier étant co-piloté avec l’OFB), le Comité français de l’UICN accompagne l’ensemble des acteurs dans leur réponse à ce phénomène. Il produit, capitalise et met à disposition de nombreuses ressources techniques, méthodologiques et scientifiques sur les EEE, propose des formations, fournit des conseils techniques aux acteurs et favorise le partage d’expériences et le transfert de savoir faire au sein des réseaux d’experts qu’il anime. Plus d’informations – Catégories et Critères EICAT – Lignes directrices pour l’application d’EICAT – Site internet du Centre de ressources sur les EEE – Site internet de l’initiative sur les EEE en outre-mer – Programme espèces du Comité français de l’UICN Bandeau photo : Grenouille taureau (Lithobates catesbeianus) BY-NC-ND Diana Robinson
Visites virtuelles : découvrez les mares de Guadeloupe et Martinique !

Le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-piloté par le Comité français de l’UICN, vous invite à partir à la découverte des mares de Guadeloupe et de Martinique grâce à une visite virtuelle ! LES MARES, UN MILIEU MECONNU MAIS PRECIEUX A BIEN DES EGARDS Après les mangroves de Guadeloupe (« Mangwov » en créole antillais) et les mangroves de Mayotte, (« M’hoko » en shimaoré), le PRZHT vous invite cette fois à découvrir les mares de Martinique et de Guadeloupe (« Autour des mares ») en visite virtuelle ! A l’interface entre l’aquatique et le terrestre, les mares sont des infrastructures naturelles qui fonctionnent en réseau et participent à la régulation et au filtrage des eaux. D’une richesse écologique exceptionnelle, il fait bon de les sillonner pour partir à la découverte de la nature. Malheureusement, les mares ne cessent de régresser depuis plus d’un siècle, victimes de l’urbanisation continue qui cause des remblaiements, des assèchements ou des pollutions. Elles sont également envahies par des espèces exotiques animales (grenouille Scinax, Trachémyde à tempes rouge) ou végétale (jacinthes d’eau) qui contribuent à accélérer leur dégradation : ainsi, elles sont aujourd’hui fortement menacées. Il est urgent de prendre conscience de leur utilité et de leur beauté pour mieux les protéger ; particulièrement en Guadeloupe et en Martinique où l’insularité tend à aggraver la situation. Avec cette visite virtuelle, découvrez 5 mares en Guadeloupe à Grande-Terre (Anse Colas, Fidélin), Basse-Terre (Pointe Allègre, Houëlmont) et aux Saintes (Grand Trou) et 3 mares en Martinique : Domaine de Grand Macabou, Pont Café et Baie des Anglais. Ces mares sont représentatives de tous les milieux : littoral, agricole, urbain, de prairie, forestier. Que vous habitiez aux Antilles, en métropole ou ailleurs, vous pouvez dès à présent partir à la découverte des mares de Martinique et de Guadeloupe : elles se révéleront à vous comme vous ne les avez jamais vues ! Ces visites virtuelles ont pu être réalisées par Géographique grâce au soutien de la DEAL Guadeloupe, l’Office de l’Eau de Martinique, la parc national de Guadeloupe, le parc naturel régional de la Martinique et la Commune des Abymes. Plus d’informations – La visite virtuelle dans les mares de Martinique et de Guadeloupe – Toutes les visites virtuelles du Pôle-relais Zones Humides Tropicales – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN – En savoir plus sur le PRZHT Photo bandeau : mare de Houëlmont à Basse-Terre, Guadeloupe © Laurent Juhel