Journée mondiale des zones humides 2020 : Inscrivez vos actions
La journée mondiale des zones humides (JMZH) aura lieu le 2 février 2020. Pour cette nouvelle édition, le thème retenu est « zones humides et biodiversité ». Il représente une occasion unique de mettre en avant la richesse des milieux humides, l’importance et l’état de leur biodiversité; ainsi que de promouvoir des actions pour stopper le déclin observé des nombreuses espèces qui y vivent. En France métropolitaine, la surface des zones humides est estimée à 2,4 millions d’hectares, soit 3,7 % du territoire, mais ils abritent 25 % de la biodiversité en France. Pour 2020, il est désormais possible d’inscrire des animations « Journée Mondiale des Zones Humides » sur le portail national, afin de les labelliser. 2020 : une année pivot pour la biodiversité L’année 2020 clôt la Décennie des Nations Unies pour la biodiversité (2010-2020) et va voir l’organisation de d’événements majeurs. Du 11 au 19 juin 2020, la France accueillera le Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille (Parc Chanot). Il constitue le grand rendez-vous international avant la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra en Chine en novembre 2020, évènement majeur qui révisera les objectifs internationaux de la biodiversité (objectifs d’Aïchi) et l’engagement des 196 Etats Parties à la Convention pour la période 2021 – 2030. Face aux menaces, la préservation des milieux humides et leur utilisation durable devient un enjeu prioritaire pour garantir notre avenir. L’édition 2020 de la JMZH s’inscrit dans cette année placée sous le signe de la biodiversité. A propos de la JMZH La JMZH célèbre l’anniversaire de la convention sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971. Dans ce cadre, du 1er au 29 février 2020, de nombreuses activités dans le monde entier feront découvrir au public l’importance de ces milieux aussi riches que variés : visites de terrain, expositions, conférences… Chaque année, dans les Outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par le Comité français de l’UICN, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins. Plus d’informations – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales
Conclusions des Assises de l’eau : les Solutions fondées sur la Nature à l’honneur
Lancée par le Président de la République, portée par le Ministère de la transition écologique et solidaire et le Ministère de l’agriculture et pilotée Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, la seconde séquence des assises de l’eau vient de rendre ses conclusions. Cette large concertation a permis de faire émerger 23 mesures de gestion de l’eau dans le contexte du dérèglement climatique. Le Ministre de la transition écologique et solidaire a insisté sur l’importance de « lutter contre les causes du dérèglement climatique, mais aussi lutter contre ses conséquences déjà visibles et travailler dès maintenant à l’adaptation de notre pays à ces nouvelles contraintes ». Il a également souligné que « ce changement de modèle demande de s’orienter sur des Solutions fondées sur la Nature, qui s’appuient sur les écosystèmes pour relever les défis globaux de la lutte contre les changements climatiques ». Les échanges et débats qui ont eu lieu à l’occasion de ces assises ont été menés au sein de 4 groupes de travail dont un dédié aux Solutions fondées sur la Nature, présidé par le Comité français de l’UICN, représenté par Pauline Teillac-Deschamps. Les conclusions de ce groupe de travail ont souligné la nécessaire concertation et gouvernance partagée pour la mise en œuvre de telles solutions, le besoin d’une ingénierie financière innovante et d’une approche foncière intégrée, l’appui sur des réglementations existantes ou à créer, ainsi que le besoin de communication et de renforcement des connaissances au service de l’action. Le pacte issu de cette seconde phase des assises distingue trois objectifs principaux : protéger les captages d’eau potable pour permettre garantir une eau de qualité à la source, économiser l’eau pour préserver cette ressource vitale et préserver nos rivières et nos milieux humides. Le troisième objectif met la préservation des écosystèmes à l’honneur autour de 4 actions suivantes : Action 9 : Restaurer 25 000 km de cours d’eau d’ici 2022 grâce à un plan national de revitalisation des rivières et au soutien financier des Agences de l’eau. Les cours d’eau les plus sensibles seront préservés de toute artificialisation. Action 10 : Doubler la superficie des aires protégées contenant des milieux humides d’ici 2030. Action 11 : Renforcer l’utilisation des solutions fondées sur la nature, c’est-à-dire les solutions qui s’appuient sur la préservation et la restauration d’écosystèmes en bon état pour répondre à un enjeu de société. Pour atteindre cet objectif, un pôle d’animation sera créé dès 2021 autour du futur Office français de la biodiversité et les organismes publics de recherche développeront des programmes de recherche et développement sur ces thématiques. Action 12 : Simplifier les procédures administratives pour les projets de restauration des cours d’eau afin de faciliter ces opérations favorables à la préservation de notre biodiversité. Le Comité français de l’UICN salue l’exercice de concertation d’écoute de ces Assises de l’eau et reste mobilisé pour le suivi de la mise en œuvre à la fois des actions prévues, et notamment la question des financements et de la stratégie foncière intégrée, indispensables au déploiement à large échelle des Solutions fondées sur la Nature. Plus d’informations – Le Dossier de presse sur la seconde séquence des Assises de l’Eau avec les 23 mesures – Les Solutions fondées sur la Nature – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France Photo bandeau © Jeanne Menjoulet on Foter.com / CC BY-ND
Calend’Art 2020 : l’appel à contribution est ouvert!
Le Pôle relais zones humides tropicales co-piloté par le Comité français de l’UICN lance pour 2020 la 3ème édition de son « Calend’art ». Ce grand concours dessin sur le thème « Pourquoi les zones humides sont-elles si importantes pour ma communauté et moi même ? » invite tous les enfants du primaire et du secondaire (6-16 ans) des territoires de l’Outre-mer français (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Guyane, Mayotte, Réunion, Polynésie française, Wallis et Futuna, Nouvelle Calédonie) à participer à celui-ci en nous envoyant par courrier postal leur(s) plus beau(x) dessin(s). Un seul objectif : soyez créatif ! Parlez-nous des mares, des étangs, des lacs, des mangroves, des tourbières… Les zones humides sont des écosystèmes riches et diversifiés. Mettez cette diversité à l’honneur ! Ce calendrier servira à sensibiliser le grand public, jeune et moins jeune, à la conservation et protection des zones humides de l’Outre-mer français. Outre les dessins des grands gagnants, il contiendra des informations et anecdotes sur les zones humides ainsi que les dates importantes à retenir sur les événements liés à ces milieux. Ce concours représente par ailleurs une formidable opportunité pour ces jeunes générations de s’intéresser et de découvrir le rôle vital que jouent les zones humides dans leur quotidien et de s’impliquer dans une action de sensibilisation à grande échelle tout en leur permettant d’explorer leur imagination. Les gagnants sélectionnés seront publiés dans le calendrier 2020 qui sera distribué (par voie virtuelle et papier) à l’échelle internationale. En aucun cas, ce calendrier ne sera édité à des fins commerciales. CONSIGNES A RESPECTER POUR PARTICIPER AU CONCOURS Type de dessin Nous aimerions un travail coloré, pas de noir et blanc. La peinture, les crayons de couleur, l’encre, le collage, le pastel…etc. sont tous acceptés. Seuls les types de support papier sont autorisés (canson, feuille blanche etc…). Dimensions Papier A4 (21 x 29,7cm) en format paysage afin de correspondre à la page d’un calendrier (tous les dessins en format portrait seront malheureusement jugés hors concours). Identification de l’artiste IMPORTANT : À l’arrière de chaque œuvre, veuillez inscrire : le nom complet et l’âge de l’artiste, le nom de l’école dans laquelle il est scolarisé ou de l’association qu’il souhaite représenter (sauf s’il participe en son nom uniquement), son adresse postale et le titre de l’œuvre. Les participants accepteront que toutes les créations qui ressortiront de ce concours, soient ré-utilisées par le Pôle-Relais dans le cadre de ses missions. Remarque : il n’y a pas de nombre limite de dessin par enfant. Âge Le concours est ouvert aux enfants et adolescents de 6 à 16 ans. Sujet « Pourquoi les zones humides sont-elles si importantes pour ma communauté et moi même ? ». S’il le souhaite, l’artiste peut ajouter une légende à l’arrière de son dessin (ou en annexe) afin d’expliquer plus clairement la signification de celui-ci. Les plus beaux messages seront inclus dans le calendrier avec le nom de l’auteur. Prix 13 gagnants seront sélectionnés afin de représenter les 12 mois de l’année + le dessin de couverture. Chaque gagnant aura l’honneur de voir son dessin et son nom figurer dans un calendrier qui sera distribué à l’échelle des Outre-mers français (dans les 3 bassins : Atlantique, Pacifique, Indien) et recevra une version papier de celui-ci. Coordonnées Le contact et l’adresse postale auxquels envoyer les dessins sont les suivants : Gaëlle Vandersarren Conservatoire du littoral A l’attention du Pôle-Relais Zones humides tropicales Cité administrative de Circonvallation Rue Alexandre Buffon 97100 Basse-Terre, Guadeloupe Vous pouvez aussi envoyer vos dessins en haute définition par mail. Attention, la date limite de réception des dessins (par mail ou voie postale) est fixée au 1er novembre 2019. Plus d’informations – Contact : Gaëlle Vandersarren, Coordinatrice du pôle, gaelle.vandersarren@uicn.fr / (0590) 590 81 81 29 – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales – Découvrez les éditions 2018 et 2019 du Calend’Art – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN
Retour sur le lancement de la Journée mondiale des zones humides 2019
Le 1er février, veille de la date anniversaire de la signature de la convention de Ramsar, a eu lieu le lancement national (France) de la Journée Mondiale des Zones Humides 2019 à La Maison du Lac de Grand-Lieu près de Nantes en Loire-Atlantique. Elle a réuni les partenaires et acteurs nationaux dont le Comité français de l’UICN et les acteurs locaux impliqués dans la préservation des milieux humides. Protection contre l’érosion du littoral, atténuation de l’intensité des crues, alimentation des cours d’eau pendant les sécheresses, les milieux humides atténuent le réchauffement climatique global et amortissent les impacts que subissent les populations. Le secrétariat de la convention de Ramsar sur les zones humides a choisi cette thématique pour 2019 dans le but de sensibiliser le public au rôle que jouent les zones humides dans la lutte contre le changement climatique. Ce thème international a été choisi pour exprimer le rôle vital des zones humides pour l’avenir de l’humanité. Un lancement national ponctué d’échanges et de visites terrain Cette journée fut l’occasion d’échanger sur le thème du changement climatique au travers deux tables rondes rassemblant des experts, décideurs et gestionnaires. Elles portaient sur le thème « Zones humides et changement climatique » et sur les « actions de sensibilisation à différentes échelles » avec la participation notamment de Valérie Masson-Delmotte, Vice-Présidente du GIEC, comme Grand témoin. « Depuis les années 70, les zones humides ont perdu un tiers de leur surface. Le changement climatique est une réalité aussi pour les zones humides. L’enjeu climat est intimement lié à la préservation des écosystèmes », a-t-elle rappelé. Etaient également présents les parlementaires Jérôme Bignon et Frédérique Tuffnell (dont le rapport sur les zones humides suite à la mission parlementaire vient de sortir, voir ci-dessous), ainsi que des représentants de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), le Conservatoire du littoral, La Maison du Lac de Grand-Lieu, les Réserves naturelles de France, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, la Société Nationale de Protection de la Nature, le Syndicat du Bassin Versant de Grand-Lieu, l’Université de Nantes, Wetland link international… L’après-midi a été consacré à des visites de terrain : – Le Lac de Grand-Lieu, un espace unique et accessible à tous les publics, dédié à la découverte de l’une des plus belles zones humides d’Europe reconnue pour sa richesse biologique exceptionnel – l’Espace Naturel Sensible du département de Loire-Atlantique, un marais présentant un paysage caractéristique de ce secteur et abritant une faune et une flore remarquable à préserver. Ce site fait l’objet d’une gestion partagée avec les acteurs locaux (communes, usagers, associations, acteurs économiques) dans le cadre d’un plan de gestion. Des parlementaires en action pour les zones humides Jérôme Bignon, sénateur de la Somme et Président de l’association Ramsar France, et Frédérique Tuffnell, députée de Charente-Maritime, ont été désignés en 2018 pour diriger une mission parlementaire sur l’évaluation des zones humides en France. Cette mission est intervenue alors que la disparition et la dégradation des zones humides se poursuivent et ce, malgré les plans nationaux successifs qui peinent à renverser la tendance. Elle visait à élaborer des « propositions pour une politique de restauration et de valorisation ambitieuse et globale en faveur de ces milieux et de leur territoires». À ce titre, et avec l’appui de l’ensemble des services et agences compétents, la mission avait pour objectifs de dresser un diagnostic de la situation, consulter les acteurs et proposer des outils adaptés pour la reconquête de ces milieux avec un premier objectif d’arrêt de perte nette. Les résultats de cette mission ont été consolidés dans le rapport sur la restauration et la valorisation des milieux humides « Terres d’eau, Terres d’avenir » remis officiellement fin janvier 2019 à Francois de Rugy, Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire. Les premières Aires terrestres éducatives en Outre-mer Le Pôle-relais zones humides tropicales (PRZHT), co-animé par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du Littoral, fait partie des structures pilotes dans la mise en place d’Aires Terrestres Educatives (ATE) en France, coordonnées par l’AFB. Le PRZHT a été précurseur dans cette démarche, en lançant dès 2017, en partenariat avec le Rectorat de Guadeloupe, la première Zone Humide Educative (ZHE) sur la commune de Morne-à-L’eau en Guadeloupe. Ce dispositif, qui s’inspire du modèle des Aires Marines Educatives (AME), est une démarche citoyenne mettant les élèves au coeur d’une réflexion collective sur la protection et la gestion des zones humides (mangroves, forêts marécageuses, marais, salines, lagunes, cours d’eau) autour d’un site à la surface adaptée, géré de manière participative par des élèves de primaire ou secondaire et leurs enseignants. Ce concept a fait émule, et c’est aujourd’hui 5 ZHE qui sont animées par le Pôle-relais en Guadeloupe, avec le soutien de la communauté d’agglomérations Cap Excellence. Plus d’informations – Télécharger la présentation de M. Métais sur la projet NaturAdapt – Visualiser le message de François de Rugy, Ministre de Transition écologique et solidaire – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sur les zones humides (du 27 janvier au 28 février 2019) sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Découvrir le Quizz Zones Humides – Télécharger l’application mobile “BaladOmarais” – Télécharger la brochure “Les zones humides : la clé pour faire face au changement climatique” – Télécharger les dossier de presse sur la JMZH 2019 – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales Photo bandeau © Le lac de Grand-Lieu site de Passay Selbymay – CC Wikimedia
L’UICN France s’inquiète du projet de piste «supermotard» qui menace une zone humide en Guadeloupe
Un projet de piste dédié à la pratique des sports mécaniques (motos, karting..) menace directement une zone humide en Guadeloupe. Le projet, en gestation depuis 10 ans, se construit depuis 2016 sans que les procédures réglementaires soient achevées. L’UICN France souligne l’absence d’étude d’impact environnemental sur ce projet, et demande à ce qu’une enquête publique soit menée, dans le respect des procédures requises légalement pour ce type de projets. L’origine du projet Ce projet de circuit moto date de 2008, lorsque la Ville de Baie-Mahault avait organisé des « Etats généraux de la jeunesse » dont était ressortie l’idée d’un « lieu dédié à la pratique des sports mécaniques, en toute légalité et sécurité ». Une zone humide en partie dégradée (mais en voie de cicatrisation) au milieu de la mangrove, à proximité du pont de la Gabarre, près de la Rivière Salée, avait été privilégiée pour ce circuit (voir images ci-dessous). L’accord de principe de l’Etat sur cet emplacement avait été donné par le Préfet dès 2012, à condition que l’emprise du projet ne dépasse pas 2 hectares et s’implante « sur la partie la plus dégradée du site». Le projet a évolué, ses ambitions revues à la baisse pour éviter l’épreuve de l’enquête publique, et les travaux de défrichage ont démarré dès 2016 (voir image aérienne de droite ci-dessous). Cependant la demande de concession sur le Domaine Public Maritime (DPM) de 30 ans n’a été déposée qu’en 2017, malgré un avis « très défavorable » du Conseil scientifique du Parc National de Guadeloupe, et le dossier complet en juillet 2018. Un chantier en pleine zone humide, à l’emprise mal appréhendée Pour qu’un projet de telle ampleur puisse se construire en DPM, la loi exige de prouver qu’il répond à un service public nécessitant la proximité de la mer (loi pour les concessions sur le DPM, article L.2124-2 du CG3P) – ce qui n’est a priori pas le cas pour un circuit moto. D’autre part, ce type de projet doit comporter au titre de la loi sur l’eau « une analyse des avantages liés à l’aménagement de la zone humide au regard des dommages prévisibles et de l’absence de solutions alternatives dans des zones voisines », analyse qui n’a pas été faite ici alors que d’autres sites, aux enjeux écologiques moindres, auraient pu être étudiés. Enfin, le projet est incompatible avec les documents de planification territoriale, développés par la Région, que sont le Schéma d’Aménagement Régional (SAR) et son chapitre valant Schéma de Mise en Valeur de la Mer (SMVM), qui classent le site comme « espace naturel à forte protection ». Malgré ceci, en mars dernier (et donc après que les travaux de remblaiement aient déjà démarré) la DEAL a publié un arrêté dispensant le projet de réaliser une étude d’impact, considérant que « le projet n’est pas susceptible d’entraîner des impacts notables sur l’environnement », alors qu’il engendrera inévitablement des dommages conséquents sur un site à valeur écologique importante. Lorsque l’on se penche sur les détails du dossier, de nombreuses contradictions apparaissent : le projet, pourtant présenté comme accueillant des manifestations d’envergure nationale, ne prévoit ni voie d’accès, ni parking, ni de bâtiments type hangar, tribune, ou espaces de restauration. L’emprise réelle du projet une fois finalisé sera donc possiblement le double de ce qui est affiché dans le dossier du projet, et ce au sein d’une zone humide, inondable, parmi les plus emblématiques de Guadeloupe, à proximité immédiate d’un espace remarquable du littoral, au sein de l’aire maritime adjacente du Parc National de Guadeloupe et de la Réserve de Biosphère. Ce site est aussi l’un des derniers couloirs écologiques entre la Grande-Terre et la Basse-Terre, habitat important pour nombre d’espèces d’oiseaux protégées dont le Pic de la Guadeloupe (Melanerpes herminieri, localement nommé « toto bwa »), un oiseau endémique et classé Quasi menacé sur la Liste rouge des espèces menacées en France. Le projet, dont l’impact sonore (estimé entre 95 à 102 décibels) causera de profonds dérangements à la faune alentour, perturbera pendant la phase de construction, comme pendant la phase d’utilisation, certaines espèces migratrices comme les parulines, ainsi qu’un nombre important d’espèces protégées de mammifères comme les chauves-souris, de végétaux et de reptiles, tels que le Sphérodactyle bizarre (Sphaerodactylus fantasticus) et l’Anolis (Anolis marmoratus) qui ont été observées sur le site. Les recommandations du Comité français de l’UICN Le Comité français de l’UICN demande à ce que la Région Guadeloupe étudie la possibilité de construire ce circuit sur un site alternatif, aux enjeux environnementaux moindres. Si le choix du site est maintenu, il demande qu’une étude d’impact environnemental complète soit menée au regard des enjeux écologiques cités plus haut. Le dossier dans son intégralité doit être rendu disponible lors d’une enquête publique, nécessaire aux titres de la Loi du l’eau et de la convention d’utilisation du DPM, afin de permettre à tous de prendre officiellement connaissance du projet, et de pouvoir exprimer son point de vue. Le Comité français de l’UICN rappelle que la France se doit d’être exemplaire sur la gestion de zones humides sensibles et particulièrement en outre-mer, où elles rendent des services écosystémiques essentiels dans un contexte d’élévation du niveau de la mer et d’intensification des cyclones. Une convention internationale, ratifiée par la France, défend leur préservation. Les zones humides ne doivent pas être considérées comme des réserves foncières pour des projets d’intérêt public discutables et qui dans tous les cas, ne nécessitent pas d’être localisés en zone littorale. Le terrain concerné ici, qui relève du domaine public de l’Etat, est certes en partie dégradé mais il pourrait être intégralement restauré. A quelques centaines de mètres de là seulement, de nombreuses actions de restauration et de sensibilisation à l’importance des zones humides sont entreprises (zone humide de Jarry notamment), et il est contradictoire que l’Etat puisse investir dans ces projets de restauration et autoriser dans le même temps la dégradation d’une autre zone humide, sans suivre les procédures usuelles d’autorisation de projets
Journée mondiale des zones humides 2019
La journée mondiale des zones humides (JMZH) aura lieu le 2 février 2019. Pour cette nouvelle édition, le thème retenu est « zones humides et changement climatique ». La JMZH permettra de sensibiliser le public sur le rôle vital que jouent des zones humides dans la lutte contre le changement climatique. La JMZH célèbre l’anniversaire de la convention sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971. Dans ce cadre, du 27 janvier 2019 au 28 février 2019, de nombreuses activités dans le monde entier feront découvrir au public l’importance de ces milieux aussi riches que variés : visites de terrain, expositions, conférences… Pour la France métropolitaine et outre-mer, il est désormais possible d’inscrire des animations « Journée Mondiale des Zones Humides » sur le portail national, afin de les labelliser. Dans les Outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par l’UICN France, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins. Le thème 2019 de la JMZH : « Zones humides et changement climatique » Le changement climatique se traduit localement par une augmentation et une intensification des évènements météorologiques extrêmes dont nous subissons directement les conséquences : ouragans, crues, inondations, sécheresses, érosion du littoral, etc. Les milieux humides participent à la prévention de ces risques naturels et amortissent les impacts que subissent les populations en réduisant l’érosion du littoral, atténuant l’intensité des crues et en alimentant les cours d’eau pendant les sécheresses, entre autres. En outre, les zones humides sont les puits de carbone les plus efficaces sur Terre. Elles couvrent environ 3% des terres de notre planète et retiennent près de 30% de tout le carbone terrestre, soit deux fois plus que toutes les forêts du monde réunies. À la lumière de ces faits, la protection et la gestion durable des zones humides est cruciale. En effet, l’atténuation des changements climatiques fondées sur les écosystèmes est une solution pour répondre aux défis du changement climatique tout en préservant la biodiversité de ces milieux. Ce type de solution fait écho au concept des Solutions fondées sur la Nature de l’UICN. Le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales Co-animé par le Comité français de l’UICN et par le Conservatoire du Littoral, le Pôle-relais zones humides tropicales a permis de mettre en réseau les acteurs des territoires ultramarins travaillant sur les zones humides, d’apporter des connaissances, de former des gestionnaires et et de créer une dynamique autour des zones humides en Outre-mer. Plus d’informations – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Télécharger la brochure « Les zones humides : la clé pour faire face au changement climatique » – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales Photo bandeau © Pôle relais zones humides tropicales
Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts
Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts et les conséquences seront graves pour notre avenir à moins que des mesures ne soient prises de toute urgence pour les sauver : tel est le cri d’alarme lancé par le rapport mondial de la Convention de Ramsar sur les zones humides. Entre 1970 et 2015, environ 35% des zones humides de la planète ont disparu et le rythme de disparition s’est accéléré depuis 2000, selon les premières Perspectives mondiales pour les zones humides de la Convention de Ramsar, un traité mondial ratifié par 170 pays en vue de les protéger et de promouvoir leur utilisation rationnelle. Le rapport montre qu’aucune région dans le monde n’est épargnée. Cette disparition est le résultat de grandes tendances telles que les changements climatiques, la démographie galopante, l’urbanisation, en particulier des zones côtières et des deltas fluviaux, et de l’évolution des modèles de consommation responsables des changements intervenus dans l’utilisation des terres et de l’eau, ainsi que dans l’agriculture. On estime que les zones humides – lacs, cours d’eau, marais et tourbières mais aussi zones marines et côtières telles que les estuaires, les lagunes, les mangroves et les récifs coralliens – couvrent actuellement plus de 12,1 millions de km2, une superficie plus vaste que celle du Groenland. Entre 13 et 18% sont inscrites sur la Liste de Ramsar des zones humides d’importance internationale et sont des sites protégés. Les zones humides sont cruciales pour l’homme et pour la vie sur la planète. Directement ou indirectement, elles fournissent presque toute l’eau douce consommée dans le monde. Plus d’un milliard de personnes en dépendent pour leur subsistance et 40% des espèces vivent et se reproduisent dans les zones humides. Elles sont une source vitale d’aliments, de matières premières, de ressources génétiques pour la pharmacopée et d’énergie hydroélectrique. Elles atténuent les crues, protègent les littoraux et renforcent la résilience des communautés aux catastrophes et elles jouent un rôle important dans le transport, le tourisme et le bien‑être culturel et spirituel de tous les peuples. Des études montrent que la valeur économique des services fournis par les zones humides dépasse largement celle des écosystèmes terrestres. Ainsi, la valeur économique totale des zones humides intérieures est cinq fois plus élevée que celle des forêts tropicales, l’habitat terrestre le plus précieux. Les zones humides jouent aussi un rôle essentiel dans les efforts de régulation du climat mondial. Les tourbières, qui ne couvrent que 3% de la superficie de la planète, stockent deux fois plus de carbone que toutes les forêts du monde et les marais, les herbiers marins et les mangroves sont aussi des écosystèmes riches en carbone. Toutefois, les zones humides produisent 20 à 25% des émissions mondiales de méthane et l’augmentation des températures due aux changements climatiques devrait augmenter les émissions de gaz à effet de serre des zones humides, en particulier dans les régions de permafrost. Et pourtant, les zones humides restent dangereusement sous-évaluées dans les plans nationaux des décideurs et législateurs. C’est une omission inexplicable si l’on en juge par le rôle pivot que jouent les zones humides en permettant la réalisation des engagements mondiaux relatifs aux changements climatiques, au développement durable, à la biodiversité et à la réduction des risques de catastrophe. En effet, à elles seules, les zones humides contribuent à 75 indicateurs des Objectifs de développement durable (ODD). Les menaces persistantes et croissantes qui pèsent sur les zones humides de la planète sont le drainage de l’eau, la pollution, l’utilisation non durable, les espèces envahissantes, les flux interrompus par les barrages et le déversement de sédiments par le déboisement et l’érosion des sols en amont. Les tendances de la qualité de l’eau se détériorent et près de toutes les sources d’eau douce du monde sont plus ou moins altérées. La pollution de l’eau et la charge de matières nutritives provenant du ruissellement des engrais sont parmi les plus grands problèmes. Selon l’Organisation des Nations Unies, plus de 80% des eaux usées sont déversées dans les zones humides sans traitement adéquat tandis qu’en 2018, la quantité d’engrais utilisée sera supérieure de 25% à celle de 2008, ce qui exacerbera une croissance végétale excessive dans les zones humides et le taux de décomposition, privant la flore et la faune d’oxygène. La crise de la biodiversité est tout aussi alarmante. Plus de 25% de toutes les plantes et de tous les animaux des zones humides sont en danger d’extinction. L’indice de la Liste rouge de l’UICN, qui évalue la probabilité de survie en utilisant les données disponibles, a identifié des tendances négatives pour les mammifères, les oiseaux, les amphibiens et les coraux des zones humides, ce qui signifie que tous se dirigent vers l’extinction. Avec l’élévation des températures de la mer, les récifs coralliens subissent le déclin le plus rapide tandis que les amphibiens sont les moins nombreux et les plus menacés. Les poissons, les reptiles et les grands mammifères des zones humides sont également vulnérables : toutes les espèces de tortues sont menacées au plan mondial et un tiers d’entre elles sont en danger critique d’extinction. Le rapport insiste sur la nécessité de se doter de plans de gestion efficaces des zones humides et d’intégrer les zones humides dans la préparation et l’application de plans nationaux sur le développement durable, les changements climatiques et autres engagements mondiaux importants. Le rapport souligne aussi que la bonne gouvernance et des institutions efficaces aux niveaux local, national et régional sont des facteurs cruciaux pour prévenir la perte et la dégradation des zones humides, y mettre un terme et renverser les tendances. Prenant des exemples de succès obtenus à travers le monde, le rapport recommande notamment de mettre à profit les mécanismes de financement existants pour fournir des incitations économiques et financières aux communautés et aux entreprises et les engager à protéger les zones humides au moyen d’avantages fiscaux. Par ailleurs, il serait faudrait fin aux incitations perverses pour les agriculteurs et les entreprises, par exemple aux subventions à l’agriculture qui encouragent la transformation ou la pollution des zones humides. Plus d’informations – Télécharger le rapport – Le programme « écosystèmes »
Lancement de Zones Humides Educatives en Guadeloupe
Le Pôle-relais zones humides tropicales, co-animé par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du Littoral, lance pour cette année scolaire, en partenariat avec le Rectorat de Guadeloupe, les premières Zones Humides Educatives (ZHE). Ce dispositif, qui s’inspire du modèle des Aires Marines Educatives (AME), est une démarche citoyenne mettant les élèves au coeur d’une réflexion collective sur la protection et la gestion des zones humides (mangroves, forêts marécageuses, marais, salines, lagunes, cours d’eau) autour d’un site à la surface adaptée, géré de manière participative par des élèves de primaire ou secondaire et leurs enseignants. Une classe pilote, les CM1 de l’école Hippolyte COCLES de Lasserre sur la commune de Morne-à-L’eau, avait testé le concept l’année passée sur le site de Gédéon-Bambou, une ancienne décharge réhabilitée. Sous la houlette de leur enseignante et directrice de l’école, Madame Madly Maximin, les élèves ont ainsi pu se rendre à plusieurs reprises sur le site pour des actions d’entretien et de nettoyage ainsi que d’aménagement, conçu un kit terrain (mètre, corde, kit qualité de l’eau etc.), réalisé une vidéo et une application « petits gestionnaires de ZHE », et présenté leur projet à d’autres établissements et lors d’évènements divers en 2017-2018. Leur projet de gestion s’est articulé autour de trois piliers : un pilier « connaissances » (réalisation de panneaux, poèmes et contes, travaux manuels, dessins et réalisation de fiches identité espèces) ; un pilier « vivre » (sorties terrains, initiations aux relevés scientifiques, jeux ludiques, logo), et un pilier « transmettre et gérer » (page Facebook, tenue de conseils, élaboration du plan de gestion, kit terrain). Ce mois de septembre, le flambeau a été transmis aux nouveaux CM1 de cette école. Mais le concept a fait émule, et cette année scolaire 2018-2019, ce sont 8 nouvelles ZHE qui verront le jour sur le territoire guadeloupéen : trois sur la communauté d’agglomération Cap Excellence regroupant les villes de Pointe à Pitre, Baie Mahault et Abymes, et cinq sur la Communauté d’Agglomération du Nord Grande Terre regroupant les communes de Morne à l’Eau, Petit Canal, Port Louis, Anse Bertrand, et le Moule. Pour répondre aux besoins grandissants exprimés par les classes de ces communes, le Pôle-relais zones humides tropicales a recruté un coordinateur pédagogique, Florian Iglesias, dont le rôle est d’appuyer les enseignants dans la mise en œuvre et la labellisation de ces nouvelles ZHE. Florian les aide ainsi à définir le programme d’activités des élèves, intervient en classe avec l’enseignant(e), et développe et anime le réseau d’acteurs impliqués dans ces démarches sur le territoire. Les ZHE ont de belles années devant elles, car un nombre croissant d’écoles sont séduites par le concept et souhaitent faire partie de cette démarche ludique, innovante, et citoyenne. Les ZHE, qui ont pour ambition de déclencher une prise de conscience chez les enfants et à terme, de faire évoluer les mentalités sur la perception des zones humides, ont vocation a être reproduites à plus vaste échelle, non seulement sur le territoire guadeloupéen mais aussi sur les autres territoires ultramarins tropicaux sur lesquels le Pôle-relais intervient. Les zones humides tropicales des outre-mer sont d’extraordinaires réservoirs de biodiversité, aux valeurs environnementales mais aussi sociales, économiques et culturelles importantes qui sont particulièrement menacées par l’industrialisation, l’urbanisation, l’agriculture et les activités minières, qui entraînent leur dégradation et leur destruction. Le Pôle-relais zones humides tropicales est convaincu qu’obtenir l’adhésion de tous – en particulier les jeunes générations – sur la nécessité de conserver ces écosystèmes, par le biais d’outils pédagogiques originaux et ludiques, est le meilleur moyen de faire émerger une volonté d’agir. Qu’est-ce qu’une ZHE ? Inspirée par la définition de Ramsar, une ZHE est une « zone comportant des terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée, saumâtre de façon permanente ou temporaire d’une superficie pédagogiquement adaptée, gérée de manière participative par les élèves et les enseignants d’une école primaire ou secondaire, suivants des principes définis par une charte. Elle constitue un projet pédagogique et éco-citoyen de connaissance et de protection du milieu humide par des jeunes publics. La classe est ainsi placée au cœur d’une dynamique territoriale faisant appel à l’expertise de l’école et de la commune concernée, mais aussi d’associations d’usagers ou de protection de l’environnement ». Plus d’informations Intéressés par le concept des ZHE ? Contactez l’équipe du Pôle-relais zones humides tropicales (PRZHT) : Gaëlle Vandersarren, coordinatrice : gaelle.vandersarren@uicn.fr Florian Iglesias, coordinateur pédagogique : florian.iglesias@uicn.fr Retrouvez les travaux de l’UICN France dans les Outre-mer sur ce lien et ceux du PRZHT sur sa page dédiée
3ème édition de la Journée internationale des mangroves en Guadeloupe
Cette troisième édition guadeloupéenne a rassemblé plus de 100 personnes, ce jeudi 26 juillet, pour partir à la découverte de l’écosystème et des croyances magico-religieuses qui lui sont liées. À la fois zone d’ultime refuge et lieu emprunt d’un réalisme fantastique parfois inquiétant, cette forêt difficilement pénétrable nourrit depuis longtemps l’imaginaire des sociétés qui la côtoie. Mais avant d’aborder le kenbwa an Gwada, an nou gadé mangrov la ! Guidés par M. Éric Léopold, garde du littoral de la commune de Morne-à-l’Eau, les visiteurs ont pu découvrir la mangrove et la forêt marécageuse du site de Babin. Opportunité parfaite pour découvrir la transition entre ces deux écosystèmes, du point de vue de la succession des espèces d’arbres par exemple. Palétuviers rouges aux racines courbées, palétuviers noirs aux drôles de « tubas » qui sortent de terre, mangles médailles ou « Sang-Dragon », fromagers abritant des Soukougnans, diversité des crabes… un beau parcours émaillé d’anecdotes enrichissantes sur la nature, un plaisir pour les yeux. À la fin du parcours, le sociologue et historien M. Franck Garain a pris le relais pour évoquer le thème des pratiques magico-religieuses en Guadeloupe et dans les Antilles de manière générale, puis autour de la mangrove en particulier. Le terme kenbwa désigne une forme de magie utilisée dans les Antilles pour apporter bonheur et protection ou pour lutter contre des forces malveillantes, des ennemis. Cette magie repose sur l’accumulation de croyances aux origines diverses – de l’Afrique à l’Inde en passant par l’Europe – ce qui est caractéristique de ces territoires. Une exposition photographique sur ces rites magiques ont permis aux visiteurs, le long d’un cheminement sur le site, de découvrir leur signification et leur application concrète : assemblages d’objets, de matières, d’un autel… autant de formes incantatrices qui parfois passent inaperçues pour celui qui n’y est pas initié ! Après un Bik à pawol final où les participants se sont exprimés sur leurs interrogations et même leurs propres expériences, cette matinée a tenu toutes ces promesses… La deuxième partie de cette journée a été dédiée à l’accueil des enfants du centre de loisir sans hébergements (CLSH) Paradi à timoun. Au programme : fabrication de masques magiques et conte sur la mangrove ! L’atelier « masques », permettant aux enfants de manipuler des matériaux naturels tout en appelant à leur sens artistique, s’est donc effectué en continuité avec le thème de la journée. Tout comme l’intervention interactive de M. Pascal Solvé, à la fois contée et chantée, accompagné de son musicien aux instruments évocateurs des bruits de la mangrove et qui a partagé avec les enfants le message important de la respecter, point d’orgue final de cette journée haute en couleur ! En savoir plus – Le Pôle Relais Zones Humides Tropicales
Journée Mondiale des Zones Humides : les découvrir, les préserver
Chaque année, une pluralité d’acteurs se mobilise dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides (JMZH) pour sensibiliser le public à la préservation des milieux humides et faire connaître leur importance écologique. L’édition 2018, intitulée « Des zones humides pour les villes de demain », proposera une multitude d’activités partout en France (métropole et les outre-mer) sur les enjeux qui entourent la disparition des zones humides et les solutions à mettre en oeuvre pour préserver et utiliser de manière durable ces écosystèmes uniques. En effet, à l’heure où près de quatre français sur cinq vivent en ville, les villes doivent faire face à de multiples enjeux : l’adaptation au changement climatique, la lutte contre le mal-être urbain, la préservation de la nature en ville, le développement de l’économie locale ou encore la qualité des eaux, potables comme de baignade, et bien d’autres problématiques. Les zones humides jouent un rôle important sur ces enjeux en fournissant de nombreux services écologiques pour le bien-être humain (voir aussi l’infographie ci-contre) et leur protection et restauration sont des solutions fondées sur la nature pour y apporter des réponses concrètes. Le 2 février est la date officielle de lancement de la JMZH, qui correspond à la date de signature de la convention internationale sur les zones humides à Ramsar, en Iran, le 2 février 1971. Cette journée, dont le Comité français de l’UICN est partenaire, est l’occasion de présenter au public et aux acteurs des territoires « leur » zone humide ou celles des environs, à travers une visite de terrain, une exposition, un conte ou encore un débat. Autour de cette journée mondiale, du 27 janvier au 28 février, associations, gestionnaires d’espaces naturels, centres d’éducation ou de documentation ou encore collectivités feront découvrir les richesses et les rôles de ces milieux en proposant de multiples animations. Dans les outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par l’UICN France, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins. Pour trouver une animation pour la Journée mondiale des zones humides près de chez soi, rien de plus simple : toutes les animations « Journée mondiale des zones humides » de France sont recensées sur le Portail national zones humides. Vous pourrez les découvrir à travers une application smartphone et un moteur de recherche multicritères (lieu, type d’animation, accessibilité). Plus d’informations – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Consulter le Dossier de presse de l’édition 2018 – Site internet de la convention Ramsar – Site internet du Pôle Relais Zone Humides Tropicales