Conférence mondiale des océans 2010

Le Comité français de l’UICN a participé à la 5ème Conférence mondiale des océans qui s’est tenue du 3 au 7 mai 2010 à l’UNESCO à Paris. Elle a été initiée en 2001 pour aider les gouvernements à mettre l’accent sur les questions liées aux océans, aux côtes et aux petits Etats insulaires en développement. Cette conférence a réuni 859 experts de 80 pays représentant les principales parties prenantes relatives au domaine des océans : des représentants des gouvernements, des Nations Unies, des parlementaires, des élus locaux, des ONG, des entreprises, des scientifiques, des musées et aquariums. Le principal objectif de la Conférence était de faire progresser l’agenda mondial des océans sur les principaux thèmes qui les affectent comme la perte de la biodiversité marine ou les effets des changements climatiques. Le Comité français de l’UICN a organisé deux sessions dans le cadre de cette conférence sous le thème général « Préserver la vie ». Elles ont été présentées par les principales ONG françaises (WWF, FNH, Greenpeace), l’Agence des aires marines protégées et la Fondation pour la recherche sur la biodiversité en collaboration avec l’IFREMER, FNE, Planète mer et des consultants indépendants.   Les sujets abordés furent : • Session 1 : Pour une nouvelle approche de la conservation de l’espace marin fondée sur l’identification et le maintien des services écosystèmiques. • Session 2 : Vers une nouvelle gouvernance de la planification territoriale en mer : apports des outils de gestion intégrée des pêches aux aires marines protégées.   Parmi les principales conclusions de la Conférence globale des océans, on peut souligner : • La volonté de développer le « mandat des Océans de Nagoya » pour la prochaine conférence de la Convention sur la diversité biologique afin de compléter les précédents engagements (« mandat de Jakarta ») portant sur la biodiversité marine et côtière. • Le soutien à la création de la future plateforme intergouvernementale science/politique pour la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). • La demande pour la mise en œuvre de meilleures politiques maritimes intégrées et cohérentes au niveau local, régional, national et international.   Le Forum mondial des océans relayera l’ensemble de ces recommandations à différents niveaux dans les forums internationaux comme l’Assemblée générale des Nations unies, la Conférence de la Convention sur la diversité biologique (COP 10, Nagoya), la Conférence de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP 16, Cancun).   Documents à consulter : Les résumés des sessions proposées par le Comité français de l’UICN et la liste des participants (à télécharger ci-dessous) Le résumé des conclusions de la réunion du groupe de travail portant sur la biodiversité marine et les réseaux d’aires marines protégées et celui sur la gouvernance des zones situées hors juridiction nationale (à télécharger ci-dessous) La déclaration finale des co- Présidents : cliquez ici Le programme de la Conférence mondiale des océans 2010 : cliquez ici Le site du Forum global des océans : cliquez ici   Documents joints Présentation ateliers UICN France – Forum mondial des océans Résumé atelier 1 Résumé atelier 2 Résumé sessions

Quelle implication des collectivités territoriales pour la biodiversité ?

A l’occasion de l’année internationale de la biodiversité 2010 et à quelques jours des élections régionales, les collectivités prendront-elles de nouveaux engagements en faveur de la biodiversité ? Une étude publiée aujourd’hui par le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux, présente les actions que mettent en œuvre les collectivités dans ce domaine et ouvre des perspectives pour les renforcer et les diversifier davantage. Les collectivités territoriales (régions, départements, communes et leurs groupements) ont un rôle majeur à jouer pour contribuer à stopper l’érosion de la biodiversité. L’échelle locale est celle de l’action, indispensable pour mettre en œuvre les mesures de préservation nécessaires, adaptées aux enjeux et spécificités des territoires. Les collectivités se sont engagées pour la protection et la gestion du patrimoine naturel à travers la création de réserves naturelles régionales (160 dénombrées à ce jour) et de parcs naturels régionaux (44 parcs métropolitains couvrant 12% du territoire), ou encore la mise en œuvre d’une politique sur les espaces naturels sensibles qui concerne 73% des départements. Elles ont également pris des initiatives volontaires comme la création d’observatoires de la biodiversité, la préservation de corridors écologiques, ou l’élaboration de stratégies régionales pour la biodiversité. Pour autant, ces nombreuses actions restent encore hétérogènes sur le territoire, tant dans les modes d’intervention que dans les moyens de mise en œuvre. Etant donné l’urgence de la situation, il est important que les collectivités se dotent de stratégies d’intervention sur le long terme, en dépassant les actions ponctuelles ou réalisées en fonction des opportunités. Il est également nécessaire d’améliorer l’intégration de la biodiversité dans tous les secteurs d’activités (agriculture, urbanisme, infrastructures, tourisme..) et dans les outils comme les agenda 21 locaux, les documents d’urbanisme…. La préservation de la biodiversité doit enfin s’appuyer sur l’implication active de tous les acteurs du territoire. L’année internationale de la biodiversité et les élections régionales représentent des opportunités uniques pour que les collectivités renforcent leur engagement et affirment le rôle clé qu’elles doivent jouer pour la biodiversité de leurs territoires. Communiqué de presse disponible en téléchargement >> ici. Etude complète en téléchargement >> ici. Pour en savoir plus sur nos travaux concernant les collectivités territoriales et la biodiversité, cliquez >> ici.   Documents joints Biodiversité & Collectivités CP UICN France – collectivités & biodiversité

Un code éthique pour la conservation de la biodiversité

Le Muséum national d’Histoire naturelle et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ont organisé un atelier de travail réunissant une quinzaine d’experts internationaux, dans le cadre de la démarche « The Biosphere Ethics Initiative ». L’objectif de cet atelier était de finaliser un document de référence pour l’éthique de la conservation de la biodiversité qui sera par la suite partagé par tous les membres de l’UICN − dont 80 gouvernements. Une démarche clé qui ancre les problématiques de l’Année Internationale de la Biodiversité dans la durée, au-delà de 2010. Le projet « The Biosphere Ethics Initiative » (BEI) C’est à la demande du Comité français de l’UICN, dont le président d’honneur est Patrick Blandin, professeur émérite du Muséum, que l’Assemblée générale de l’UICN a adopté en 2004 une résolution demandant que l’UICN se dote d’un code éthique de la conservation de la biodiversité. Dans cette optique, un groupe de travail international a été constitué. Des réunions et ateliers organisés dans différents continents, la consultation d’un réseau mondial de correspondants, ont permis, depuis 2005, d’aboutir à une rédaction préliminaire du document, intitulé « The Biosphere Ethics Initiative » (BEI). L’objectif : faire partager par tous les membres de l’UICN – 80 Etats, 120 organismes publics, plus de 1000 ONGs et 10 000 experts – les fondements éthiques de la conservation de la biodiversité, pour qu’ils inspirent leurs actions, partout dans le monde. En février 2010, l’étape finale d’élaboration de ce document de référence a eu lieu à Paris au Muséum national d’Histoire naturelle. Il est en outre envisagé que la France porte le projet BEI auprès de la Convention sur la Diversité Biologique, lors de la Conférence des Parties qui aura lieu à l’automne 2010 à Nagoya, au Japon. L’atelier international de février 2010 : une étape décisive Préparée par le Muséum national d’Histoire naturelle et le Comité Français de l’UICN, la dernière étape de la rédaction du BEI a eu lieu au Muséum, du 15 au 18 février 2010. Cette étape finale a permis de lancer la BEI dans le cadre de l’Année Internationale de la Biodiversité. Le texte adopté est téléchargeable ci-dessous. Le 18 février, le texte a été officiellement remis à la directrice générale de l’UICN, Julia Marton-Lefèvre, en présence du Président de l’UICN, Ashok Khosla, de Madame Sheila Abed De Zavala, présidente de la commission du droit de l’environnement de l’UICN. Principalement financé par le Muséum, cet atelier a également reçu le support du Ministère des Affaires Etrangères, du Center for Humans and Nature (USA) et de la Commission du droit de l’environnement de l’UICN.   Document joint Biosphere Ethics Initiative

L’engagement de GSM pour la biodiversité

Le Comité français de l’UICN et GSM, du Groupe Italcementi, ont élaboré conjointement une plaquette présentant l’implication de l’entreprise en faveur de la biodiversité. Dans le cadre du partenariat signé fin 2007 entre GSM et le Comité français de l’UICN, GSM a adopté en 2009 une politique spécifique sur la biodiversité. Fort de cette collaboration réussie, une plaquette de sensibilisation, illustrant le partenariat et présentant la politique biodiversité de l’entreprise, est aujourd’hui publiée. Ce document présente les enjeux liés à la conservation de la nature, rappelle le lien existant entre les carrières et la biodiversité, et la politique d’entreprise de GSM pour la biodiversité, illustrée de plusieurs actions concrètes de terrain. Cette troisième année de collaboration sera consacrée à la mise en œuvre opérationnelle de cette politique, dont la déclinaison est organisée en plans d’action. Pour en savoir plus et pour télécharger la plaquette, cliquez >> ici.

Colloque « Biodiversité : les mots pour convaincre »

Le Comité français de l’UICN et Natureparif co-organisent un colloque intitulé « Biodiversité, les mots pour convaincre » qui se tiendra les 4 et 5 mai 2010, au Musée du quai Branly à Paris, dans le cadre de l’année internationale de la biodiversité. Comment expliquer l’importance de la préservation de la biodiversité ? Comment amener ses interlocuteurs à l’action, à la prise de décision ? Le colloque « Biodiversité, les mots pour convaincre » qui se tiendra les 4 et 5 mai 2010, au Musée du quai Branly à Paris, a pour but d’établir un argumentaire de conviction destiné aux personnes dont la responsabilité est la biodiversité au sein des collectivités comme des entreprises. Le programme de ces deux journées permettra d’une part, de rappeler les enjeux, l’historique du concept de la biodiversité, d’identifier les principaux écueils rencontrés, de réfléchir aux arguments à développer grâce à des duos organisés autour de personnalités fortes. Il permettra également de travailler à l’élaboration d’argumentaires précis pour les soumettre à tous ceux qui se battent pour emporter les décisions ! Un argumentaire de conviction sera réalisé et mis à disposition des responsables environnement des collectivités et des entreprises. Il est conçu pour aider les décideurs qui ne partagent pas nécessairement cet objectif à prendre les bonnes décisions, que ce soit au sein de leur structure ou dans le cadre de leurs activités.   Pour en savoir plus, cliquez ici   Ce colloque est co-organisé par le Comité français de l’UICN et Natureparif dans le cadre de l’année internationale de la biodiversité 2010.

Congrès français de la nature 2010

Le Comité français de l’UICN organise aujourd’hui à Paris son Congrès français de la nature et lance un appel à une nouvelle mobilisation en faveur de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN – Union internationale pour la conservation de la nature – organise aujourd’hui, à Paris, son Congrès français de la nature, premier grand événement de l’Année internationale de la biodiversité en France. Un état des lieux sera établi sur l’érosion de la biodiversité qui se poursuit, alors que les pays européens s’étaient engagés à la stopper avant 2010. Le Comité français de l’UICN lancera un appel à une nouvelle mobilisation, à la fois au niveau national et au niveau international où la conférence de Nagoya sur la biodiversité succèdera à celle de Copenhague sur le climat. En 2001, l’Union Européenne et la France s’engageaient à stopper l’érosion de la biodiversité à l’horizon 2010. Force est de constater aujourd’hui que l’objectif fixé n’a pas été atteint. La biodiversité continue de disparaître. Les derniers chiffres de la Liste rouge des espèces menacées en France le montrent : 1 espèce d’oiseaux sur 4, 1 espèce d’amphibiens et de reptiles sur 5, 1 espèce de mammifères sur 10 ou encore 1 espèce d’orchidées sur 6 risquent de disparaître de métropole. L’équivalent d’un département français est artificialisé tous les 10 ans, soit 60 000 ha/an. Outre-mer, 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde sont présentes et nos récifs coralliens sont endommagés de 10 à 80 % selon les territoires. Pour autant des progrès ont été accomplis et la prise en compte de la biodiversité s’est améliorée. La Stratégie nationale pour la biodiversité a permis de commencer à intégrer les enjeux de biodiversité dans les grandes politiques publiques : agriculture, infrastructures, mer, tourisme… Le Grenelle de l’Environnement et celui de la Mer ont permis de renforcer ces engagements, d’en prendre de nouveaux et d’associer l’ensemble des acteurs de la société à la définition et la mise en œuvre des actions. Les enjeux de la biodiversité sont également de plus en plus partagés : l’implication des collectivités locales et des entreprises est grandissante. Un nouvel objectif plus ambitieux et un nouveau cadre d’action, tant au niveau international qu’au niveau national, doivent être définis. Le Comité français de l’UICN présentera une résolution avec ses propositions et attentes pour 2010 en ce sens. L’année 2010 représente une opportunité unique de renforcer la mobilisation de tous les acteurs sur la biodiversité. C’est la première fois que les Nations Unies dédient une année à la biodiversité. En octobre 2010 à Nagoya, la conférence de la Convention sur la diversité biologique succèdera à celle sur le changement climatique de Copenhague. La France et l’ensemble des pays présents devront défendre une nouvelle ambition mondiale et un nouveau plan d’actions, précis et opérationnel, pour répondre à la crise de disparition de la biodiversité.   Documents joints communiqué de presse programme

Biodiversité & Signes de reconnaissance agricoles

Quelle prise en compte de la biodiversité dans les marques, labels et certifications de productions agricoles ? Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux de France, publie aujourd’hui une étude montrant que la biodiversité est peu valorisée dans les signes de reconnaissance agricoles. Pourtant plusieurs mesures favorables à la biodiversité ont été identifiées dans les cahiers des charges, mais elles demandent aujourd’hui à être encouragées. En cette « année internationale de la biodiversité », l’intégration de la biodiversité dans les pratiques agricoles est un enjeu majeur, et les signes de reconnaissance agricoles pourraient devenir les fers de lance d’une évolution de ce secteur.   Communiqué de presse disponible en téléchargement >> ici. Pour en savoir plus et pour téléchargez la brochure de synthèse ainsi que l’étude complète, cliquez >> ici.   Document joint Communiqué de presse Biodiversité & Signes de reconnaissance agricoles

Assises de la pêche : les propositions de l’UICN France

Le Comité français de l’UICN a élaboré et envoyé au gouvernement une contribution pour les Assises de la Pêche. Les Assises de la pêche ont été lancées par le Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche afin de préparer la position de la France dans le cadre de la réforme de la Politique commune de la pêche (PCP). Une consultation nationale a été organisée en se basant sur le livre vert publié par la Commission européenne, et des débats régionaux ont eu lieu durant les mois d’octobre et de novembre. Le Comité français de l’UICN félicite le Ministère pour l’organisation de ces assises qui correspond à un engagement pris à l’occasion du Grenelle de la Mer et qui vise à établir un débat, selon le principe de la gouvernance à 5, avec l’ensemble des acteurs concernés par la pêche : les organisations professionnelles, les organisations syndicales, les élus, les représentants de la société civile et les experts de l’administration et des institutions spécialisées. Invité à participer à cette consultation, le Comité français de l’UICN a élaboré une contribution, principalement centrée sur la prise en compte de l’environnement dans la PCP et les rejets. Document joint Contribution UICN France – Assises de la Peche

Atelier sur les espèces exotiques envahissantes dans les Antilles françaises

Du 23 au 26 novembre 2009, le Comité français de l’UICN organise en Guadeloupe un atelier de travail sur les espèces exotiques envahissantes dans les Antilles françaises. Cet événement accueille une soixantaine d’experts et d’acteurs de Guadeloupe et de Martinique, de St Martin et St Barthélemy, de pays voisins (Dominique, Trinidad, Cuba…) et de tout l’outre-mer (La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française…). Pendant 4 jours, ces participants échangent et confrontent leurs expériences sur ce sujet majeur pour la conservation de la nature dans les Antilles françaises, afin d’aboutir à une stratégie coordonnée pour faire face à ce phénomène. Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme la deuxième cause d’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale et les collectivités françaises d’outre-mer sont particulièrement concernées : 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde y sont déjà présentes. Cet atelier a été conçu en collaboration avec le Ministère chargé de l’écologie, les Directions régionales de l’environnement de Guadeloupe et de Martinique et le Centre d’activité régional du protocole Spaw. Il bénéficie de l’appui de l’ONF, du CIRAD et du Parc national de Guadeloupe. Pour télécharger le dossier de presse >> cliquez ici Pour visiter le site Internet dédié à cet enjeu, rendez-vous sur : www.especes-envahissantes-outremer.fr   Document joint Dossier Atelier espèces exotiques envahissantes Antilles françaises

Publication de la Liste rouge mondiale 2009 des espèces menacées

Rendue publique le 3 novembre, la nouvelle édition de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées indique qu’il sera impossible d’enrayer la perte de la biodiversité en 2010, comme le prévoyait l’objectif fixé par la communauté internationale. Selon cette dernière mise à jour, 17291 espèces sur les 47677 espèces répertoriées sont menacées d’extinction. Le Comité français de l’UICN souligne la responsabilité majeure de la France dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité mondiale : d’après cet état des lieux, la France est en première ligne, figurant parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées. Pour en savoir plus sur la Liste rouge des espèces menacées >> voir ici.