Situation préoccupante pour les mille-pattes et les perles de France métropolitaine

Au terme d’un état des lieux conduit sur des espèces méconnues de la faune de France, le bilan dressé est préoccupant : une espèce sur cinq de mille-pattes dit “chilopodes” et une espèce sur trois parmi les insectes de l’ordre des “perles” se révèlent menacées dans l’Hexagone. Ces invertébrés fournissent des informations précieuses sur l’état de santé de leurs habitats, car ils sont reconnus comme des espèces bioindicatrices de la qualité des milieux naturels. Appartenant au groupe des mille-pattes, les chilopodes vivent principalement dans les forêts, les grottes ou sur les plages, dans la litière ou sous les pierres et les bois morts. Ils jouent un rôle important dans la régulation de la microfaune et la régénération des sols. Vivant sur les cours d’eau, le plus souvent au niveau des sources et des ruisseaux, les perles ou “plécoptères” de leur nom scientifique, sont des insectes aquatiques au stade larvaire et ailés au stade adulte, surnommés aussi “mouches de pierre”. Au total, sur les 146 espèces de mille-pattes chilopodes et les 198 espèces de perles natives du territoire métropolitain, les résultats montrent que respectivement 31 (soit 21%) et 62 (soit 31%) d’entre elles sont menacées de disparition. Les atteintes à leurs milieux naturels et le changement climatique représentent les principales pressions pour ces espèces. Réalisées dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, ces analyses ont été menées grâce à l’expertise des spécialistes de l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie) et du groupe Myria-France, sous la coordination du Comité français de l’UICN et de l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juin 2025) Chapitre Mille-pattes chilopodes de France métropolitaine• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN & Myria-France (2025). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Mille-pattes chilopodes de France métropolitaine. Paris, France Chapitre Perles de France métropolitaine• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN & Opie (2025). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Perles de France métropolitaine. Paris, France Photo bandeau :Perle à grosse tête © Bertrand Launay
Alerte pour les lézards et la flore de Nouvelle-Calédonie

Reconnu pour sa faune et sa flore exceptionnelles, l’archipel néo-calédonien héberge une biodiversité remarquable confrontée à de nombreuses menaces. Au terme d’un état des lieux conduit sur près de 10 ans, 69 espèces de reptiles et 643 espèces de plantes se révèlent menacées de disparition. Représentant un point chaud de la biodiversité mondiale, la Nouvelle-Calédonie abrite de nombreuses espèces endémiques : plus de 75% de la flore et plus de 90% des lézards de l’archipel n’existent nulle part ailleurs au monde. L’état des lieux réalisé porte sur une grande partie des lézards (comprenant les geckos et les scinques) et de la flore vasculaire (fougères, orchidées, arbres et autres plantes à fleurs) dont le risque de disparition a été analysé. Au total, 66% des lézards (69 espèces sur les 104 évaluées) et 40% des plantes (643 espèces sur les 1624 évaluées) sont menacées et pourraient disparaître si les mesures de conservation et de réduction des menaces n’étaient pas renforcées. Les feux de brousse, les activités minières et les espèces exotiques envahissantes représentent les principales pressions pour la biodiversité de l’archipel. Menées par l’association Endemia, ces analyses ont été réalisées dans le cadre de la Liste rouge mondiale des espèces menacées. Elles ont été établies avec la contribution des organisations scientifiques du territoire et grâce aux connaissances et à l’expertise d’un réseau de plus de 100 spécialistes. Ces résultats intègrent désormais la Liste rouge des espèces menacées en France, coordonnée par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (décembre 2024) Chapitre Lézards de Nouvelle-Calédonie• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Fiches espèces avec catégories (sur Endemia)• Publication : Endemia, UICN Comité français, OFB et MNHN (2024). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Lézards de Nouvelle-Calédonie. Paris, France Chapitre Flore vasculaire de Nouvelle-Calédonie• Tableau synthétique avec catégories et critères (xls)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Fiches espèces avec catégories (sur Endemia)• Publication : Endemia, UICN Comité français, OFB et MNHN (2024). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de Nouvelle-Calédonie – 1er volet. Paris, France Photo bandeau :Oedodère marbré © Matthias Deuss
Focus sur la flore des îles Kerguelen
Situées au sud de l’océan Indien, les îles Kerguelen forment un archipel montagneux composé d’une île principale et de centaines d’îles et îlots satellites. Une flore originale s’y est développée du fait de l’isolement extrême de ces terres subantarctiques et de leur climat humide, venteux et froid. Parmi les 29 espèces de plantes vasculaires natives, une espèce apparaît menacée et une autre quasi menacée. Même si le risque de disparition reste faible pour la plupart des espèces, la flore de l’archipel est affectée par les plantes et les animaux introduits devenus envahissants et par les impacts du changement climatique. Réalisées dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, les analyses ont été coordonnées par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), avec l’expertise de botanistes spécialistes de ces territoires et l’implication de la direction de l’environnement des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN (2024). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire des îles Kerguelen. Paris, France Photo bandeau :Communauté végétale aux îles Kerguelen © Françoise Hennion
Une première liste des champignons menacés en France

Pour la première fois, la Liste rouge des espèces menacées en France s’est portée sur les champignons, explorant la situation des bolets, des lactaires et des tricholomes. Parmi les 319 espèces recensées dans ces trois groupes sur le territoire métropolitain, 12 espèces sont menacées, tandis que 16 autres apparaissent quasi menacées. Appartenant à la catégorie des champignons à chapeau, les bolets, les lactaires et les tricholomes s’observent principalement en forêt et parfois en milieu ouvert, des plaines côtières jusqu’en haute montagne. Ils sont composés d’une partie souterraine filamenteuse, le mycélium, et d’une partie extérieure portant le chapeau, qui contient les spores leur permettant de se reproduire. Nombre d’entre eux vivent en symbiose avec des arbres, qui leur apportent des sucres issus de la photosynthèse et reçoivent en retour de l’eau et des éléments nutritifs. Pour identifier les pressions et orienter les priorités de conservation, le risque de disparition de chacune de ces espèces a été évalué. Ces résultats sont le fruit d’analyses coordonnées par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), avec les connaissances et l’expertise de nombreux mycologues et en collaboration avec l’association AdoniF. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (avril 2024)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN & AdoniF (2024). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Champignons de France métropolitaine : bolets, lactaires et tricholomes. Paris, France Photo bandeau :Tricholome brûlant (Tricholoma aestuans) © Jean-Paul Maurice
Pour une cohabitation durable avec le loup en France
Alors qu’un nouveau projet de plan national d’actions (PNA) 2024-2029 est en préparation et qu’une première version a été rendue publique en novembre dernier, le Comité français de l’UICN rappelle l’objectif essentiel d’atteindre une cohabitation durable entre le loup et les activités humaines, en particulier d’élevage. Depuis le retour du loup sur notre territoire, les conflits d’objectifs ou d’usage entre la protection de l’espèce et l’élevage ont tendance à se multiplier. Alors que l’identification et l’expérimentation de solutions pour une coexistence durable sont une impérieuse nécessité, la concertation entre les différents acteurs concernés reste jusque-là difficile. Pour identifier des orientations partagées, la complexité du sujet impose un processus de dialogue exigeant, à l’écoute des points de vue et des propositions de toutes les parties prenantes. A cet égard, le Comité français de l’UICN salue les discussions nourries ayant eu lieu dans le cadre du Groupe national loup et activités d’élevage. Mais il se montre très préoccupé par le fait que les constats et les nombreuses propositions des associations de protection de la nature et des gestionnaires d’espaces protégés siégeant au sein de ce groupe n’aient pas été entendus ni pris en compte dans les arbitrages du projet de PNA, et que celui-ci reçoive finalement un accueil critique de tous les acteurs. Dans sa position sur le projet de PNA 2024-2029, le Comité français de l’UICN : Préconise, comme pour toute démarche en matière de conservation des espèces et des écosystèmes, de fonder les décisions prises sur la base des enseignements de la science et des meilleures connaissances disponibles. Regrette qu’aucune véritable évaluation du précédent PNA n’ait été réalisée, alors qu’elle permettrait de tirer les enseignements des mesures qui ont fonctionné et d’identifier les améliorations à apporter. Considère que la simplification du recours aux tirs létaux d’une espèce protégée devrait nécessairement s’appuyer sur les connaissances objectives concernant l’effet de ces tirs sur les populations de loups et sur les niveaux de prédation qui en résultent pour les troupeaux. Demande, concernant le recours à ces tirs, de prendre en compte les différentes configurations dans lesquelles évoluent les loups et les troupeaux d’élevage, et de penser des stratégies et des solutions locales adaptées à chaque contexte, définies par l’Etat avec les acteurs locaux. Demande d’approfondir la recherche sur l’espèce et particulièrement sur ses bénéfices attendus dans les écosystèmes. Demande l’ajout au projet de PNA de « fiches action » détaillées, d’objectifs mesurables, des partenaires impliqués, d’un calendrier et d’un budget prévisionnel alloué à chaque mesure pour en faire un document stratégique concrètement applicable. Demande à ce que le projet de plan, très largement axé sur la gestion de la population de loup au sens d’une extension des possibilités de tirs d’individus, soit davantage orienté sur la préservation du loup. Face au besoin d’une stratégie globale, comprise et acceptée, le Comité français de l’UICN soutient la recherche déterminée d’une approche équilibrée et souligne l’objectif essentiel de mettre en œuvre une cohabitation durable et apaisée entre le loup, comme toute autre espèce de la faune sauvage, et les activités humaines, en particulier d’élevage. >> Lire la position complète du Comité français de l’UICN Photo bandeau : Loup gris (Canis lupus) © Roland Clerc
Cote d’alerte pour la flore de La Réunion
Treize ans après le premier bilan, l’actualisation de l’état de la flore vasculaire de La Réunion fait apparaître une situation très préoccupante marquée par une forte aggravation : 41 % des espèces sont aujourd’hui menacées contre 30 % en 2010. Reconnue pour la richesse et l’originalité de sa flore, l’île de La Réunion abrite de nombreuses espèces qui n’existent nulle part ailleurs au monde. En 13 ans, les connaissances sur le patrimoine végétal de l’île se sont significativement améliorées, mais les mesures de conservation déployées ne portent pas encore leurs fruits et demandent à être renforcées. Les analyses réalisées ont porté sur l’ensemble de la flore vasculaire réunionnaise (orchidées, arbres et autres plantes à fleurs, fougères et plantes alliées), soit au total 962 espèces indigènes. Les résultats montrent que 395 espèces sont menacées et 31 autres quasi menacées, tandis que 41 espèces ont déjà disparu. Le bilan dressé met en évidence les pressions croissantes qui pèsent sur la flore de l’île. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux a été porté par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), grâce à la coordination locale du Conservatoire botanique national de Mascarin (CBN-CPIE Mascarin) et à l’expertise de nombreux spécialistes professionnels et amateurs. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (novembre 2023)• Tableau synthétique avec catégories et critères (xlsx)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Synthèse des changements de catégories entre 2010 et 2023 (pdf)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN & CBN-CPIE Mascarin (2023). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de La Réunion. Paris, France. Photo bandeau :Bois de senteur blanc (Ruizia cordata) © Sonia Françoise
COP26 : Les positions de l’UICN pour la nature et le climat
La COP26 de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) se tient du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow dans un contexte de crises climatique et de la biodiversité. Les évènements météorologiques extrêmes de 2021, dont des inondations catastrophiques, des vagues de chaleur et des incendies de forêts, nous rappellent l’urgence d’agir sur le changement climatique qui genère des boulversements aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en développement. La COP 26 sur le Climat doit prendre des décisions fortes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et s’appuyer davantage sur les solutions fondées sur la nature. « Nous savons qu’une partie de la réponse face au réchauffement climatique réside dans la régénération des écosystèmes. Notre message pour la Cop26 est le suivant : la nature est la solution à la majorité de nos problèmes » Bruno Oberle, Directeur général de l’UICN – le 8 septembre 2021 au Congrès mondial de l’UICN à Marseille Pour cette COP26, l’UICN met l’accent sur les points suivants en s’appuyant sur les messages clés du Congrès mondial de l’UICN : 1. L’urgence du climat et de la biodiversité sont deux manifestations d’une même crise. L’UICN appelle les Etats à réduire d’urgence les émissions de GES dans tous les secteurs afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5° et à promouvoir les synergies avec les processus internationaux visant à lutter contre le changement climatique et la perte de la biodiversité. Le rapport du GIEC de 2018 indique que pour maintenir un réchauffement planétaire à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels, il faut que les émissions anthropiques nettes mondiales de CO2 diminuent d’environ 45% par rapport aux niveaux de 2010 d’ici à 2030. Or les contributions actuelles des Etats entraineraient des émissions mondiales de GES d’environ 16% en 2030 par rapport aux niveaux de 2010. 2. Les Solutions fondées sur la Nature (SfN) peuvent apporter une contribution essentielle à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, tout en contribuant à la conservation de la biodiversité. L’UICN demande à toutes les Parties de reconnaître et de soutenir clairement la mise en œuvre renforcée des SfN, y compris par le biais d’un texte de décision officiel lors de la COP26, en se référant au standard mondial de l’UICN. Une étude scientifique récente parue dans Nature (Girardin et al. 2021) estime que les Solutions fondées sur la nature pourraient permettre d’économiser 10 gigatonnes de CO2e par an, soit plus que les émissions de l’ensemble du secteur mondial des transports. 3. L’UICN exhorte les Parties à renforcer l’ambition de leurs contributions nationalement déterminées (CND), de leurs plans d’adaptation nationaux (PNA) et de leurs stratégies à long terme de développement à faible émission (LT-LEDS) dans le cadre de l’Accord de Paris, notamment en y intégrant des solutions fondées sur la nature plus ambitieuses et plus concrètes. 4. L’UICN appelle les Parties à mobiliser des financements accrus, y compris par le biais de mécanismes innovants, afin de permettre la mise en œuvre réussie de solutions fondées sur la nature à grande échelle. 5. L’UICN souligne l’importance de garantir l’intégrité environnementale ainsi que des mesures de protection environnementales et sociales adéquates lors de la définition des règles, modalités, procédures et orientations de l’article 6 de l’Accord de Paris, y compris celles qui pourraient régir l’utilisation future de solutions fondées sur la nature pour atteindre les résultats d’atténuation prévus par cet article. 6. L’UICN se félicite des progrès réalisés dans la préparation du premier inventaire mondial au titre de l’article 14 de l’Accord de Paris et appelle à une prise en compte systématique des solutions fondées sur la nature dans le cadre de ce processus. 7. L’UICN se félicite des progrès réalisés à ce jour dans l’opérationnalisation de la Plateforme des communautés locales et des peuples autochtones (LCIP) de la CCNUCC et souligne la nécessité de convenir d’un nouveau plan de travail triennal lors de la COP26. 8. L’UICN réaffirme son engagement à l’égard du Programme de travail de Lima relatif au genre (LWPG) et de son Plan d’action pour l’égalité entre les sexes (GAP), en notant leur rôle essentiel de facilitateur dans la politique de changement climatique tenant compte du genre, y compris pour l’apprentissage continu et le renforcement des approches du changement climatique tenant compte du genre et du respect des droits. Plus d’informations – Le document de position de l’UICN pour la COP26 détaillé– La COP26 de la CCNUCC– Les Solutions fondées sur la Nature
8 questions clés à se poser pour mettre en œuvre des Solutions fondées sur la Nature
Suite à la publication par l’UICN du standard international sur les Solutions fondées sur la Nature, le Comité français de l’UICN présente un guide d’appropriation de ce standard, structuré en 8 questions clés à se poser pour mettre en œuvre des Solutions fondées sur la Nature. Les Solutions fondées sur la Nature invitent à intégrer la biodiversité au cœur des projets de territoires pour assurer leur développement durable face aux défis que posent les changements globaux à nos sociétés : changements climatiques, risques naturels, sécurité alimentaire, approvisionnement en eau, etc. Elles reposent sur des actions de protection, de gestion durable et de restauration d’écosystèmes, qui peuvent être combinées dans les territoires, pour répondre à ces défis tout en préservant la biodiversité. A quel défi sociétal répond ce projet ? En quoi ce projet est-il favorable à la biodiversité ? La gouvernance du projet permet-elle une association élargie et transversale des acteurs locaux ? Le projet est-il conçu de manière adaptative ? Facile à prendre en main et accessible à tous, les 8 questions clés proposées dans ce guide permettent d’identifier les conditions de réussite pour mettre en œuvre des Solutions fondées sur la Nature dans son territoire. Chaque question est composée d’explications qui précisent la question, de pistes de réflexion pour y répondre, et des propositions complémentaires pour inscrire les initiatives dans une démarche d’amélioration continue. Des écosystèmes préservés et diversifiés sont nos alliés dans la limitation des impacts des changements globaux. Le déploiement des Solutions fondées sur la Nature doit aujourd’hui s’accélérer fortement et être appuyé par la mise en œuvre de politiques volontaristes et opérationnelles. Si vous aussi vous souhaitez remettre la biodiversité au cœur de vos territoires, ce guide est là pour vous accompagner ! Plus d’informations – Télécharger le guide– Contact : Clémentine Azam, Chargée de programme « écosystèmes » et Justine Delangue, Chargée de mission » Solutions fondées sur la Nature »– Les Solutions fondées sur la Nature photo bandeau © Anne Caillaud
8 avril : Participez à la session « Mobilisation de la jeunesse en faveur de la biodiversité »
Le Sommet mondial de la jeunesse de l’UICN se tient du 5 au 16 avril 2021. Ce Sommet virtualisé, le premier organisé par l’UICN pour la jeunesse, réunit des milliers de jeunes sur le thème « La Nature, notre avenir » pour qu’ils se rencontrent et échangent sur leurs expériences et leurs solutions en faveur de la conservation de la nature. La participation est gratuite et ouverte aux personnes de tout âge : https://www.iucnyouthsummit.org Cet évènement est l’occasion pour le Comité français de l’UICN de réunir, au sein d’une délégation française, des jeunes de son réseau pour suivre le sommet et d’organiser une session sur la mobilisation des jeunes pour la biodiversité Le 8 avril de 17h à 19h, le Comité français de l’UICN organise une session “Mobilisation de la jeunesse en faveur de la biodiversité” avec les jeunes du réseau du Comité français de l’UICN et du réseau francophone de l’UICN, les Jeunes ambassadeurs pour l’environnement et – la Secrétaire d’Etat française chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, Sarah El Haïry– l’Ambassadeur de France à l’Environnement, Yann Wehrling– le Président de la Commission internationale « Education et Communication » de l’UICN, Sean Southey– la Présidente du Comité français de l’UICN, Maud Lelièvre Et des invités comme Nathan Méténier, Conseiller pour le climat du Secrétaire général de l’ONU, Camille Etienne, Porte-parole du mouvement “On est prêt” et Chloé Gerbier, Coordinatrice juridique de l’association « Notre Affaire A Tous » A l’issue du Sommet mondial de la jeunesse, une tribune signée par les membres de la Délégation française et les acteurs impliqués dans cette session sera publiée. Elle fera le bilan de ce premier Sommet de l’UICN dédié à la jeunesse et apportera une contribution à la déclaration du sommet qui sera présentée au Congrès mondial de l’UICN à Marseille. S’INSCRIRE AU SOMMET MONDIAL DE LA JEUNESSE Une fois l’inscription faite, sur : https://www.iucnyouthsummit.org Veuillez passer par la plateforme Whova (un lien automatique sera reçu par mail après l’inscription préalable au Sommet) : https://whova.com/portal/igys_202010/ Dans la rubrique « agenda », sélectionner la session en faisant dérouler les dates en choisissant le 8 avril, puis sélectionner la session « La mobilisation de la jeunesse en faveur de la biodiversité : rencontre avec les jeunes de la délégation française et du réseau francophone de l’UICN sur les enjeux clés de la biodiversité » La session est indiquée de 3 à 5 PM (horaires UTC, équivalent à 17h00-19h00 heure française), cliquer sur « Add to my agenda » Un lien de connexion sera envoyé sur l’adresse e-mail renseignée au moment de l’inscription 10 minutes avant le début de la session, soit à 16h50 (heure française). La session se déroulera via l’application Whova. A défaut, une connexion par l’application Zoom sera possible. Plus d’informations – S’inscrire au Sommet– L’implication du réseau du Comité français de l’UICN dans le Sommet– Le Congrès mondial de la nature de l’UICN
Congrès de l’UICN : Le Sommet mondial de la jeunesse débutera le 5 avril
À quelques mois du Congrès mondial de la nature de l’UICN, le Sommet mondial de la jeunesse de l’UICN se tiendra du 5 au 16 avril 2021. Ce Sommet virtualisé, le premier organisé par l’UICN pour la jeunesse, réunira des milliers de jeunes de 18 à 35 ans sur le thème « La Nature, notre avenir » pour qu’ils se rencontrent et échangent sur leurs expériences et leurs solutions en faveur de la conservation de la nature. Pendant deux semaines, les participants pourront prendre part à des ateliers interactifs virtuels dirigés par des jeunes et organisés en voies thématiques (changements climatiques, milieux marins et d’eau douce, technologie et innovation, droits et gouvernance…), dialogues intergénérationnels, opportunités de rencontres, etc. Le programme officiel du sommet sera bientôt disponible sur : https://www.iucnyouthsummit.org/accueil/fr Un Sommet ambitieux A son issue, les jeunes engagés dans cet évènement mondial, rédigeront la déclaration finale du Sommet, qui sera présentée à l’Assemblée des membres de l’UICN à Marseille en septembre 2021. Les conclusions du Sommet mondial de la jeunesse auront ainsi vocation à enrichir les stratégies et programmes internationaux (COP15, climat, stratégie de l’UICN pour la jeunesse, campagne de communication, etc.). Afin de favoriser la collaboration et les échanges intergénérationnels, les personnes de tous âges sont les bienvenues et la participation au Sommet est gratuite. Ce premier Sommet des jeunes est une étape dans l’ambition internationale de l’UICN d’associer davantage les jeunes à sa gouvernance et ses actions. Avec le 2ème plus grand nombre de membres de l’UICN dans le monde et ses relations avec les autres membres francophones, le Comité français de l’UICN s’est investi dans la préparation de ce sommet. Le Comité français de l’UICN, acteur de ce congrès Impliqué fortement dans l’événement, le Comité français de l’UICN sera notamment présent à travers une session principale d’échange (atelier), le jeudi 8 avril de 17h à 19h. Autour de deux invités, la Secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, Sarah El Haïry, et de l’Ambassadeur de France à l’Environnement, Yann Wehrling, le Comité français de l’UICN réunira de jeunes délégués français, issus de son réseau d’organisations membres et d’experts, et l’ensemble de la délégation française pour montrer leur engagement en faveur de la biodiversité. Plus d’informations – S’inscrire au Sommet– Le Congrès mondial de la nature de l’UICN