Découvrez la publication sur le développement des énergies renouvelables dans les écosystèmes de montagne !
Dans le cadre de ses travaux menés sur les énergies renouvelables, le Comité français de l’UICN lance une série de brochures qui vont présenter les impacts des différentes technologies sur les écosystèmes présents sur le territoire français : voici la première consacrée aux écosystèmes de montagne. L’utilisation des énergies fossiles porte atteinte à l’environnement. En réponse à ce constat, les énergies renouvelables sont de plus en plus mobilisées pour assurer un rééquilibrage des modes de production, et ainsi une meilleure protection de l’environnement, en contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le développement des énergies renouvelables en montagne contribue au développement durable des territoires concernés. Mais cette exploitation peut provoquer des impacts potentiels importants, comme le déboisement pour la production de bois, les atteintes aux écosystèmes et aux espèces que certaines installations hydroélectriques entraînent, les dérangements causés par les éoliennes sur la faune et leur impact sur les paysages, et de manière plus générale, un processus de consommation d’espace. Ces risques sont plus présents en montagne en raison de l’équilibre fragile des différents milieux soumis, non seulement aux effets du développement peu contrôlé de certaines activités et infrastructures, mais aussi et de plus en plus à ceux du réchauffement climatique. Dans la présente synthèse sur les énergies renouvelables en montagne, le groupe montagne du Comité français de l’UICN a cherché à mieux définir les enjeux et les pratiques concernant la production de ces énergies et à en dresser l’état des lieux, tout en émettant des recommandations quant à leur développement futur. Ce travail insiste notamment sur les potentialités que représentent ces énergies du point de vue du développement socioéconomique et surtout sur la nécessité de l’implication des territoires sur les problématiques environnementales spécifiques aux montagnes françaises de métropole. Cette synthèse, fondée sur des références scientifiques et économiques fiables, s’efforce pour chacune des sources d’énergie étudiées (les énergies solaire, éolienne, hydroélectrique, biomasse et géothermie) d’en établir le bilan coûts / avantages compte tenu des enjeux de préservation de l’environnement montagnard, en particulier de la biodiversité et des paysages. L’hydroélectricité fait l’objet d’un approfondissement plus important du fait des enjeux particuliers du développement de cette énergie concernant la biodiversité et les écosystèmes des territoires de montagne. Contact Pauline Teillac-Deschamps, Chargée du programme « écosystèmes » Document joint UICN France – Les montagnes et la transition énergétique
Le projet « Sea For Society » : imaginons ensemble la « Blue Society »
Sea for Society est un projet européen, piloté par Nausicaa, qui a pour objectif de consulter et d’impliquer la société civile en Europe sur les enjeux de la mer. Le Comité français de l’UICN est partenaire de ce projet qui réunit 28 organismes issus de 11 pays européens et d’Israël. L’objectif est d’associer chercheurs, décideurs politiques, acteurs économiques, représentants de la société civile, jeunes et citoyens à travers le dialogue, l’apprentissage mutuel et une action commune autour d’une nouvelle façon d’appréhender la mer et les océans, nommée la « Blue Society ». Comment pouvons nous développer une approche plus intégrée et plus durable des écosystèmes marins et des littoraux en Europe ? Financé par l’Union Européenne, le projet Sea for Society (SFS) s’efforce d’apporter des réponses innovantes. L’océan mondial et les solutions que celui-ci offre en termes de développement économique, social, culturel ou technologique sont définitivement une composante clé avec laquelle il faut compter. Le projet « Sea For Society » (SFS) est un « Plan d’action mutualisé pour l’apprentissage et la mobilisation » qui regroupe 28 partenaires de 12 pays dans un processus de dialogue et d’actions conjoints pour examiner les questions clés, mettre en évidence les problèmes transversaux et proposer des solutions afin de garantir une gestion durable des services rendus par les écosystèmes marins par les citoyens européens. Les acteurs et citoyens européens donnent leur voix Des études antérieures ont démontré que les citoyens européens ne sont pas pleinement conscients des services que rendent les écosystèmes marins et de l’impact du comportement de chacun. De mai à octobre 2013, neuf Etats européens ont organisé des consultations nationales à destination des jeunes/ citoyens et des acteurs sociaux économiques pour débattre sur leur relation avec la mer et les océans dans leur vie quotidienne. La méthodologie développée pour les débats européens, proposée par l’Université Nationale d’Irlande, Galway, appelée « Collective Intelligence » (Intelligence Collective), est identique dans tous les pays. Six thèmes liant l’environnement marin à la vie quotidienne ont été retenus : Santé humaine, Énergies, Loisirs et Tourisme, Aménagement du Territoire et Alimentation. Cette approche participative nouvelle rassemble un réseau d’acteurs ayant des opinions et des intérêts parfois différents, si ce n’est opposés, mais qui, collectivement, possèdent la connaissance et les solutions pour avancer vers une utilisation intégrée et durable des ressources marines. En France, ces consultations ont eu lieu en juin et en septembre 2013. Une approche collective pour aider des politiques maritimes européennes intégrées et soutenir l’engagement public et privé vers la Blue Society Les résultats de cette phase de dialogue ouvert seront comparés et analysés sur une base transnationale de façon à identifier et sélectionner les défis transversaux de diverses régions et cultures en Europe. En 2014, une campagne de mobilisation sera lancée dans toute l’Europe pour élargir le transfert de connaissance et des meilleures pratiques vers une audience beaucoup plus large. Elle aura pour objectif de renforcer le pouvoir des acteurs et des citoyens de développer des solutions novatrices communes basées sur le concept de « Blue Society ». En 2015, une conférence européenne présentera les résultats et les perspectives de ce large engagement mutuel de la Blue Society. Ce Plan de mobilisation et d’apprentissage mutuel a pour objectif d’aider la Direction Générale de la Recherche et l’Innovation de la Commission Européenne à mieux identifier les futurs thèmes de recherche, les nouveaux modes de gouvernance de l’environnement marin et maritime et de favoriser des investissements pour une Blue Society, le tout à des niveaux régionaux, nationaux et européens. La « Blue Society » vise ainsi à développer des technologies et des produits nouveaux et novateurs fondés sur les immenses opportunités offertes par les océans de la planète pour répondre aux besoins des générations présentes et futures dans un esprit de « croissance positive », et pour prendre en compte la restauration et la durabilité des écosystèmes marins. Nous vous invitons à consulter le site internet du projet Sea For Society http://seaforsociety.eu ainsi que le blog France http://seaforsociety-france.blogspot.fr/ Contact Pauline Teillac-Deschamps, Chargée du programme « écosystèmes » Document joint Brochure Sea for society
Conclusions du 3ème congrès mondial des aires marines protégées (IMPAC 3)
Le 3ème congrès mondial des aires marines protégées (IMPAC 3) a rendu ses conclusions après 5 jours de débat entre les 1500 participants de 87 pays. Il a été suivi le 26 octobre par une conférence ministérielle où le ministre français de l’Ecologie et 19 autres ministre de l’environnement ont adopté le Message d’Ajaccio pour la préservation des océans. La Conférence ministérielle d’Ajaccio, tenue en présence de nombreux représentants gouvernementaux, d’organisations internationales et d’organisations non gouvernementales, s’est organisée autours de trois tables rondes, sur les thèmes suivants : les bénéfices et l’urgence de la préservation des océans, la promotion du niveau régional comme cadre approprié pour une action efficace, et les initiatives internationales nécessaires pour protéger la haute mer. Les échanges ont permis de dégager une déclaration commune (voir le Message d’Ajaccio ci-dessous), sur la base du travail des experts qui se sont réunis pendant une semaine à Marseille (voir les conclusions d’IMPAC 3 ci-dessous). Ses signataires ont réaffirmé leur volonté d’atteindre l’objectif de 10% d’Aires Marines Protégées d’ici 2020 (Objectif 11 d’Aichi) – contre 3% aujourd’hui – et se sont engagés à mobiliser les moyens nécessaires dans ce domaine. Le message ministériel d’Ajaccio souligne l’urgence de conserver et de gérer durablement la haute mer. Il appelle la communauté internationale à adopter avant la fin 2014 la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies qui permettra de lancer la négociation d’un accord de mise en œuvre pour la conservation et la gestion durable de la diversité biologique marine dans les zones qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Ces zones situées hors des juridictions nationales représentent 64 % des océans et, loin d’être des espaces vides, contiennent d’extraordinaires richesses en biodiversité, notamment sur les monts et dans les canyons sous-marins. Les ministres présents à Ajaccio représentaient, en plus de la France, de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie, les pays suivants : l’Albanie, l’Arabie saoudite, la Belgique, les Comores, le Bahreïn, Chypre, la Dominique, la Guinée, l’Italie, l’Inde, Monaco, le Nicaragua, les Samoa, le Sénégal, la Tanzanie, le Togo et la Tunisie. La Directrice générale de l’UICN, présente à la conférence, a souligné, dans son discours (voir ci-dessous) ses 6 principaux enseignements d’IMPAC 3 et souhaité que les engagements ministériels pris à Ajaccio puissent accélérer l’établissement d’aires marines protégées bien gérées et mobiliser les ressources financières nécessaires. Les signataires ont chaleureusement remercié les participants du congrès IMPAC3 à Marseille, du 21 au 25 octobre 2013, pour leurs conclusions qui ont constitué la base des réflexions de la Conférence ministérielle d’Ajaccio. Lors de la conférence, Philippe Martin, le, ministre français de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, et SAS Albert II de Monaco ont annoncé conjointement la création d’un Fonds fiduciaire pour les aires marines protégées de Méditerranée. Ce fonds a vocation à renforcer et pérenniser la gestion d’aires marines protégées. Par son action, il contribuera à la constitution d’un réseau écologiques d’aires marines protégées en Méditerranée, que les ministres de Tunisie, d’Italie, de Monaco et de Chypre, autour de Philippe Martin, appellent de leur vœux. Philippe Martin a également précisé le niveau d’engagement financier international de la France dans ce domaine, avec plus de 20 millions d’euros de soutien du Fonds Français pour l’Environnement Mondial et de l’Agence Française de Développement, pour les deux prochaines années, accordés à des projets de protection du milieu marin : en Méditerranée (3 M€), en Afrique de l’Ouest (3,7 M€), dans l’Océan Indien (5,5 M€), dans les Caraïbes (1 M€) et dans le Pacifique (6,5 M€). Par ailleurs, la France a annoncé son adhésion au Global Partnership for Oceans, initiative de la Banque Mondiale pour la préservation des océans. Enfin, dans le prolongement de la visite de Frédéric Cuvillier en juin 2013, Philippe Martin a annoncé la création officielle du Parc naturel marin du bassin d’Arcachon, dont le décret devrait être signé dans les prochaines semaines, la mise à l’étude d’un parc naturel marin autour du Cap Corse, ainsi qu’une candidature conjointe France/Italie pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO du parc marin international des Bouches de Bonifacio (Corse) et de l’archipel de la Maddalena (Sardaigne). Pour en savoir plus, consultez ci-dessous les conclusions du congrès IMPAC 3 et le Message ministériel d’Ajaccio. Pour revoir les temps forts du congrès d’IMPAC 3, connectez vous sur Oceanplus.tv Documents joints Conclusions IMPAC 3 Message ministériel Ajaccio IMPAC 3 Message ministériel Ajaccio IMPAC 3 – annexe Discours de la Directrice générale de l’UICN – IMPAC 3
Presque 3% des océans aujourd’hui protégés
Les aires marines protégées couvrent désormais 2,8% des océans – une superficie plus grande que l’Europe – selon la carte officielle publiée aujourd’hui issue de la base de données mondiale sur les aires protégées, gérée par l’UICN et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). La carte montre une augmentation de 0,6% de la superficie des océans protégés depuis 2012. En 2010, la plupart des gouvernements du monde ont convenu de protéger au moins 10% des zones marines et côtières dans le monde d’ici 2020. « Il est encourageant de constater les progrès que nous avons réalisés jusqu’à présent » , dit Carl Gustaf Lundin, Directeur du Programme mondial marin et polaire de l’UICN. « Protéger moins de 3% de l’océan n’est pas encore suffisant pour assurer sa conservation durable. Toutefois, si nous continuons à augmenter cette superficie de un pour cent chaque année, nous devrions être en mesure d’atteindre l’objectif de 10% d’ici 2020. Nous espérons que cette carte va rendre ce processus beaucoup plus efficace ». La carte permet, pour la première fois, de rendre facilement accessible les données sur les aires marines protégées dans le monde aux spécialistes et au grand public. Elle offre la possibilité de suivre les progrès réalisés pour la protection des océans et d’identifier les zones non encore incluses sur la carte. La carte montre clairement que les progrès obtenus ces dernières années ont été impulsés par la création de grandes aires marines protégées en mer, en complément des nombreux sites de plus petite taille qui existent dans les eaux côtières de nombreux pays. Ces évolutions sont particulièrement visibles autour des eaux territoriales de l’Australie, de la France et de l’Afrique occidentale. « Les pays qui obtiennent de bons résultats devraient aider ceux qui éprouvent des difficultés à protéger leur patrimoine marin exposé à des menaces telles que la surpopulation et qui manquent de capacités et de ressources », déclare Dan Laffoley, Conseiller principal sur les sciences marines et la conservation du Programme mondial marin et polaire de l’UICN. « Cette carte devrait ainsi faciliter la collaboration entre les pays. Elle fournit des informations objectives issues des statistiques officielles pour suivre les progrès vers l’objectif de 10% ». La carte a été présentée au 3ème Congrès mondial des aires marines protégées (IMPAC 3) qui se déroule actuellement à Marseille. Co-organisé par l’UICN, l’Agence des aires marines protégées et la Ville de Marseille, IMPAC 3 rassemble plus de 1.200 spécialistes et personnalités du monde entier dans le but d’évaluer les progrès réalisés et de proposer de nouvelles solutions pour la conservation et le développement durable des océans. « La carte et les statistiques sur la couverture des aires marines protégées seront mises à jour régulièrement, au fur et à mesure que les actions de protection progresseront un peu partout dans le monde », explique Brian Mac Sharry du Programme des aires protégées du Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature du PNUE. La carte peut être téléchargée à http://www.protectplanetocean.org/official_mpa_map
La sauvegarde des océans nécessite une meilleure gestion et de meilleurs modes de financements
Pour garantir à long terme la vie des océans et le maintien des services vitaux qu’ils procurent aux populations, il est urgent de rendre la gestion des aires marines protégées plus efficace, et de les doter de moyens financiers plus importants. C’est ce que plaide l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à l’occasion du 3e Congrès international des aires marines protégées (IMPAC 3), qui ouvre ses portes aujourd’hui à Marseille. Organisé par l’UICN et l’Agence des aires marines protégées, IMPAC 3 rassemblera plus de 1200 gestionnaires d’aires marines protégées, spécialistes du milieu marin et autres acteurs clés du domaine, y compris des représentants gouvernementaux, venus du monde entier. En 2010, la plupart des gouvernements de la planète se sont mis d’accord sur l’objectif de protéger au moins 10 % des mers et des zones côtières du globe d’ici 2020 (1). L’objectif d’IMPAC 3 est de mesurer le chemin déjà parcouru et d’ouvrir de nouvelles pistes, notamment pour améliorer le financement, la gestion, les connaissances et le suivi des aires marines protégées. « A l’échelle globale, le chemin parcouru en termes de protection des océans est très encourageant. Nous sommes passés de moins de 0,5 % d’aires marines protégées, en 2000, à plus de 2 % aujourd’hui », analyse Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’UICN. « Pourtant, à ce rythme, il nous faudra encore 30 à 40 ans pour atteindre le seuil de 10 %. Répondre à l’engagement des gouvernements d’atteindre cet objectif en 2020 nécessitera un effort collectif considérable. » Selon le dernier rapport de l’UICN et du Programme international sur l’état de l’océan (IPSO), la santé des océans se détériore à un rythme beaucoup plus soutenu qu’on ne le pensait auparavant. Cette tendance est due à une baisse de la teneur des eaux marines en oxygène, causée par le changement climatique et par un enrichissement excessif en nitrates, combinés à d’autres pollutions chimiques et à une surpêche chronique. Selon François Simard, sous-directeur du Programme marin mondial de l’UICN, « Bientôt, nous ne pourrons plus infléchir la dégradation de la vie marine qui est en cours. Nous devons nous assurer d’avoir des ressources suffisantes, y compris sur le plan financier, pour que nos connaissances sur les aires marines protégées continue de s’améliorer, ainsi que la qualité de leur gestion. Si nous échouons, les effets pourraient être rapidement désastreux, pour chacun d’entre-nous. » Les eaux situées au-delà des zones sous juridiction nationale, qui représentent plus de 60 % de la surface mondiale de l’océan, nécessitent, selon l’UICN, une attention particulière. Un nouvel accord sur la biodiversité en haute mer poserait les bases juridiques pour une gestion plus intégrée de ces zones, et permettrait la création d’un réseau d’AMP à une échelle véritablement globale. Les océans couvrent plus de 70 % de la surface terrestre. Plus de 3,5 milliards de personnes vivent à moins de 100 km des côtes et puisent leurs moyens de subsistance dans la mer. Les aires marines protégées sont des zones délimitées où les ressources naturelles et culturelles bénéficient d’une protection spécifique. Elles jouent, à ce titre, un rôle central pour relever certains défis actuels, tels la sécurité alimentaire et énergétique des populations, la pauvreté et le changement climatique. Le 3e Congrès mondial des aires marines protégées se tiendra du 21 au 25 octobre. Il sera suivi par une conférence ministérielle, les 26 et 27 octobre à Ajaccio, en Corse. Les questions de gestion et de financement des aires marines protégées seront approfondies au Congrès mondial sur les parcs, un forum global sur les espaces protégés organisé par l’UICN tous les dix ans, qui se tiendra en novembre 2014 à Sydney, en Australie. (1) l’objectif de protéger au moins 10 % des zones marines et côtières à l’horizon 2020 a été approuvé à la dixième réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique qui s’est tenue à Nagoya, au Japon, en octobre 2010. Suivez le congrès sur Oceanplus.tv
La Mer, notre capital
Dans le cadre du 3ème Congrès mondial des aires marines protégées, le Comité français de l’UICN et la Ville de Marseille ont mis en place un programme d’éducation et de sensibilisation sur les enjeux de préservation de la mer. Le programme « la mer, notre capital » mis en place par le Comité français de l’UICN et la Ville de Marseille est aussi dense qu’ambitieux, à la hauteur des enjeux que représente la mer pour Marseille. Le programme permettra de célébrer le lien de la Ville de Marseille à la mer au travers d’animations valorisant son patrimoine naturel et culturel. A cet effet, sont organisés 90 rendez-vous de septembre à octobre dans Marseille et ses environs : balades, kayak, cafés des sciences, expos… 25 artistes seront présents pour le festival « la mer nous inspire » au Pavillon M, avec des conférences et des expositions. Découvrez le programme complet Ce programme est une campagne de sensibilisation du grand public, pour lui démontrer les bénéfices des aires marines protégées et le tourner vers l’océanité. Un dépliant « Protéger la mer, c’est tout bénéfice ! » réalisé dans le cadre du partenariat entre la Ville de Marseille et le Comité français de l’UICN sera largement diffusé. Découvrez le ici.
La Ville de Niort élue « Capitale française de la biodiversité 2013 »
La Ville de Niort est la nouvelle « Capitale française de la biodiversité 2013 ». Le Comité français de l’UICN s’est une nouvelle fois associé à ce concours, organisé par Natureparif, qui récompense depuis 2010 les collectivités locales qui mettent en œuvre des démarches exemplaires en matière de protection et de restauration de la biodiversité. Pour cette quatrième édition, dont le thème était « L’eau, la ville, la vie », le jury a apprécié la volonté politique de la Ville de Niort de stopper l’étalement urbain, sa démarche stratégique sur la trame verte et bleue urbaine, ainsi que ses actions exemplaires pour préserver et restaurer les cours d’eau et zones humides en ville. Placé sous le haut patronage du Ministère de l’Ecologie et du Secrétariat exécutif de la Convention sur la Diversité Biologique, le concours est soutenu par de nombreuses associations et partenaires dont l’Office pour les Insectes et leur Environnement (Opie), l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), le Fond Mondial pour la Nature (WWF), Environnement magazine et Technicités, Plante & Cité, ETD , le réseau IDEAL Connaissances, les régions Aquitaine, Basse Normandie, Bretagne, Centre, Île-de-France, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Provence-Alpes-Côte-D’azur et Rhône-Alpes, l’AFIE, l’AITF et le Comité français de l’UICN. L’appel à candidature était ouvert aux communes de plus de 2000 habitants, aux communautés de communes, aux communautés d’agglomération, communautés urbaines, syndicats d’agglomération nouvelle et métropoles. Aux côtés de Niort, Capitale française de la biodiversité 2013, qui succède à Grande-Synthe (2010), Montpellier (2011) et Lille (2012), cette quatrième édition a également distingué : Plérin (Côtes d’Armor), lauréate dans la catégorie des petites villes, pour son travail de diagnostic de la biodiversité communale ; Lorient (Morbihan), lauréate dans la catégorie des villes moyennes, pour son intégration de la trame verte et bleue dans son plan local d’urbanisme ; Paris, lauréate dans la catégorie des grandes villes, pour son action de protection de la ressource en eau en dehors des limites de la ville et le développement de milieux humides et de mares intra-muros ; Brest Métropole Océane (Finistère), lauréate dans la catégorie des intercommunalités, pour son programme d’amélioration de la qualité de l’eau et des milieux naturels à l’échelle du bassin versant et de la rade ; Marne-la-Vallée Val Maubuée (Seine-et-Marne), lauréate du « Prix Natureparif » décerné à une collectivité francilienne, pour son approche paysagère innovante ; Beaumont (Puy-de-Dôme), prix Coup de Cœur du Jury, pour la valorisation de sa rivière et des espaces attenants. L’évaluation des candidatures a été réalisée par un Comité scientifique et technique composé de chercheurs, de naturalistes, d’urbanistes, de praticiens et de spécialistes de la nature en ville, sur dossier et via des visites de terrain. Comme le précise Liliane Pays, présidente de Natureparif, les résultats de cette édition 2013, et la qualité des dossiers reçus, témoignent des avancées significatives des collectivités françaises pour restaurer le cycle de l’eau, support essentiel de la biodiversité et de nombreux services écosystémiques. La cérémonie de remise des prix se déroulera lundi 18 novembre 2013, au Conseil économique, social et environnemental, Palais d’Iéna à Paris, en présence de Liliane Pays, présidente de Natureparif, de Sandra Lagumina, Directeur Général de GrDF, et des représentants des partenaires du Concours. Contacts Presse Antoine Lagneau – Chargé de communication Natureparif – Tél. : 01 75 77 79 08 – 06 81 73 25 31 Anne-Isabelle Jolly – Relations presse GRDF
Les propositions de l’UICN France pour la conférence environnementale 2013
Dans la cadre de la 2ème conférence environnementale, le Comité français de l’UICN présente ses propositions pour renforcer la protection de l’environnement marin, l’un des 5 thèmes à l’ordre du jour des débats. La 2ème conférence environnementale aura lieu les 20 et 21 septembre 2013 et abordera cinq nouveaux sujets dont « la biodiversité marine, la mer et les océans dans la perspective de renforcement des connaissances et de la protection de l’environnement marin en métropole et en outre-mer ». Dans ce cadre, le Comité français de l’UICN a souhaité exprimer les recommandations suivantes. Axe 1 : Améliorer les connaissances et les protections des écosystèmes marins et littoraux ► Permettre la progression des connaissances, en particulier en créant des liens de solidarité entre sciences fondamentales et sciences appliquées, et favoriser l’accès à de nouvelles sources de financement, en : – Plaçant la mer et les océans dans les priorités de la recherche française des prochaines années (les progrès doivent pouvoir être évalués sur le nombre de projets de recherche financés et les montants alloués) – Mobilisant le secteur privé, usager des ressources marines renouvelables (pharmaceutique, cosmétique, diététique,….énergies marines) et non renouvelables (extractions de granulats marins,….), pour financer des programmes de recherche dans le cadre de partenariats publics/privés, notamment concernant les impacts de ces activités et la recherche de solutions de suppression ou de limitation de ces impacts, – Favorisant le développement des sciences participatives, avec les acteurs économiques et associatifs (mesures incitatives, avantages fiscaux, rémunérations, subventions…) ► Soutenir les travaux sur les Listes Rouges des espèces menacées et des écosystèmes, menés au niveau national, pour identifier les priorités et lancer des plans d’action et initiatives de protection, et améliorer les connaissances sur les espèces classées en « Données insuffisantes » de la Liste rouge des espèces menacées en France pour les groupes déjà évalués (mammifères marins, requins et raies,…) ► Renforcer les actions visant à promouvoir les actions de mobilisation, d’éducation et de sensibilisation pour la préservation de la biodiversité marine, comme l’initiative Blue Society, et sa prise en compte dans les formations aux métiers de la mer Axe 2 : Le renforcement de l’action de la France en ces domaines dans les outre-mer ► Mettre en œuvre rapidement, ou renforcer, les actions prioritaires approuvées lors de la 1ère conférence environnementale (Stratégies territoriales de la biodiversité par collectivité, inventaires du patrimoine naturel, réseau d’espaces protégés…) ► Développer une planification spatiale maritime en outre-mer pour atteindre un bon état écologique des milieux marins, adaptée à ces territoires et inspirée de la Directive-cadre « Stratégie pour le milieu marin » et du projet de DPSM/GIZC ► Renforcer la protection des mangroves dans les Départements (Guyane, Guadeloupe, Martinique, Mayotte) et Collectivités (Nouvelle-Calédonie) d’outre-mer principalement concernés, en valorisant les interactions mangroves/herbiers marins/récifs coralliens ► Assurer la mise en place pérenne de l’initiative BEST pour la préservation de la biodiversité de l’outre-mer européen ► Réglementer l’exploitation des ressources pétrolières et minérales en outre-mer en encadrant strictement le développement des projets, en appliquant le principe de précaution et en assurant une large concertation avec l’ensemble des acteurs de la société civile Axe 3 : Les conditions d’une valorisation durable des ressources du milieu marin ► Poursuivre la mise en place d’un réseau représentatif et efficacement géré d’aires marines protégées en réaffirmant l’objectif de couvrir 20% du domaine maritime français d’ici 2020 ► Evaluer, promouvoir et valoriser l’importance de la biodiversité marine dans une perspective de développement durable basé sur les ressources naturelles marines et de protection de l’environnement marin (secteurs d’activités, filières, formations, emplois), ► Mettre en application les résultats des travaux menés sur la fiscalité écologique et affecter ces ressources à la gestion des écosystèmes marins ► Intégrer la protection de la biodiversité marine dans les politiques et projets de développement des énergies marines ►Dynamiser la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral et les instances de gouvernance (Conseil national de la mer et des littoraux, COMER) en favorisant une approche intégrée avec les différents acteurs de la mer, pour renforcer la politique maritime française ► Poursuivre la mise en œuvre du protocole APA ratifié par la France ► Renforcer le rôle et l’implication des collectivités portuaires et territoires maritimes dans les plans d’action pour la biodiversité marine et dans la gestion des aires marines protégées ► Encadrer davantage la pêche profonde et soutenir une pêche durable Axe 4 : L’action internationale de la France pour la protection juridique et la gouvernance de la haute mer ► Soutenir la signature d’un accord international sur la Haute Mer ► Influencer les Etats signataires des Conventions de Mers Régionales pour une meilleure prise en compte de la biodiversité marine dans des protocoles d’accord et en favorisant la collaboration avec les organisations régionales de pêche ► Annoncer la création de nouvelles AMP lors du Congrès IMPAC3 et engager de nouvelles initiatives régionales ► Appuyer l’initiative hollandaise de réduction des pollutions plastiques et développer des appels à projet pour l’effacement du 7eme continent plastique et autres zones d’agrégation des rejets plastiques Documents joints Propositions UICN France biodiversité marine (document complet) Propositions UICN France biodiversité marine (synthèse)
La Commission européenne s’attaque aux espèces envahissantes
La nouvelle proposition législative publiée hier par la Commission européenne vise à assurer une action coordonnée au niveau européen pour lutter contre les impacts des espèces exotiques envahissantes. L’UICN, réunissant certains des meilleurs experts en la matière en Europe, se félicite de cette nouvelle proposition mais souligne certaines préoccupations. « La proposition de la Commission européenne ouvre la voie vers une action plus importante et mieux coordonnée en Europe, incluant ses entités d’outre-mer, pour lutter contre les espèces exotiques envahissantes », a déclaré Luc Bas, directeur du Bureau de représentation de l’UICN auprès de l’Union européenne (UE). « La prévention, les systèmes d’alerte précoce et de réaction rapide, l’éradication et les mesures de contrôle, sujets inclus dans la proposition et soutenus par les experts de l’UICN, vont dans la bonne direction. Cependant, il y a certains éléments qui doivent encore être précisés, tels que le processus d’identification des espèces prioritaires ». Selon la proposition législative, une liste d’espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’UE sera développée. Un plafond de 50 espèces à inclure dans cette liste est proposé. Un comité, composé de représentants des gouvernements de l’UE et d’institutions, doit être mis en place pour prendre des décisions sur les ajouts ou suppressions dans cette liste. « Le plafond proposé par la Commission européenne est beaucoup trop faible pour atteindre les objectifs en matière de biodiversité au niveau de l’UE et au niveau mondial. En outre, le calendrier proposé de cinq ans pour la révision éventuelle de cette liste ne garantit pas la flexibilité nécessaire pour réagir rapidement aux nouvelles menaces », a déclaré Piero Genovesi, Président du Groupe de spécialistes des espèces envahissantes de la Commission de Sauvegarde des Espèces de l’UICN. « Le processus pour ajouter des espèces à la liste est d’une importance cruciale. Il doit être fondé sur la science et être réactif. Les décisions doivent être prises à la suite de recommandations sur l’évaluation des risques et de ne pas se baser sur des intérêts politiques. L’UICN appelle à l’implication des acteurs concernés et des scientifiques dans le comité proposé « . Il existe plus de 1500 espèces exotiques qui engendrent des impacts négatifs en Europe. Rien qu’à Londres, 76 espèces envahissantes ont été signalées. Les espèces exotiques envahissantes génèrent des coûts élevés et réduisent la biodiversité. Elles posent de sérieux défis pour la santé publique et l’économie, et peuvent endommager les infrastructures. Selon l’UICN, il est essentiel que des ressources financières soient disponibles aux niveaux européen et national pour mettre en œuvre les mesures prévues, en particulier pour les réponses d’urgence face aux invasions. Un certain nombre d’exemples d’échec à répondre rapidement en raison du manque de ressources existent déjà, comme le Frelon asiatique (Vespa velutina) en France, le Raton laveur (Procyon lotor) en Espagne, l’Ecureuil gris d’Amérique (Sciurus carolinensis) en Italie, la Limace espagnole (Arion vulgaris) en Suède et le Poisson-lion (genre Pterois) dans la région des Caraïbes. Avec les ressources nécessaires et l’implication de tous les acteurs clés, la réduction de l’impact des espèces envahissantes est possible. Par exemple, l’élimination des rats de la petite île méditerranéenne de Montecristo a augmenté le succès de reproduction des puffins indigènes, qui étaient menacés, à 90%. Une publication récente de l’UICN a mis en évidence des exemples d’actions locales efficaces dans les zones urbaines de plus de 15 pays européens. « Les villes sont voies importantes d’entrée des espèces envahissantes, par exemple à travers des arrivées accidentelles avec des navires ou avec le commerce d’animaux de compagnie et de plantes ornementales. Toutefois, tel que présenté lors de la récente conférence de l’UICN sur les espèces envahissantes dans les zones urbaines, les villes sont également essentielles pour empêcher de nouvelles introductions et sensibiliser les citoyens aux problèmes liés aux espèces envahissantes », a déclaré Chantal van Ham, Chargée du Programme européen de l’UICN. La proposition de la Commission européenne doit être adoptée par le Parlement européen et le Conseil avant de devenir opérationnelle. L’UICN espère que ce processus se traduira par un instrument législatif renforcé et concerté et qu’il ne sera pas reporté après les élections l’année prochaine. L’UICN continuera de fournir des informations scientifiques et de faciliter le dialogue entre les parties prenantes sur cette question très urgente. En particulier, le Comité français de l’UICN poursuit la mise en oeuvre de son Initiative sur les espèces exotiques envahissantes en outre-mer et envisage d’organiser l’année prochaine un colloque national sur ce thème.
Guyane : vers une annulation du Permis d’exploitation aurifère REXMA à Saül ?
Le Comité français de l’UICN et les organisations environnementales continuent de se mobiliser contre le Permis d’exploitation aurifère REXMA à Saül. Ils ont adressé un courrier au Ministre de l’Écologie Philippe Martin à ce sujet. Au même moment, le parquet de Cayenne a ouvert une enquête sur ce dossier pour « faux et usages de faux ». Dès la publication au Journal officiel du Permis délivré le 26 octobre 2012 par le Ministre du Redressement Productif à la société REXMA, visant à exploiter l’or de la Crique (rivière) Limonade à Saül en Guyane, le Comité français de l’UICN, avec les associations guyanaises de protection de la nature, Guyane Nature Environnement, Gepog et Sepanguy, et les organisations nationales, France Nature Environnement, la Ligue pour la protection des oiseaux et la Fondation Nicolas Hulot se sont mobilisés contre cette décision. A plusieurs reprises, ils ont alerté le gouvernement et se sont prononcés en défaveur de cette décision (voir ici et ici), et encore le 24 juillet par un courrier adressé au Ministre chargé de l’Écologie Philippe Martin. Les raisons principales sont : la localisation du Permis (dans l’aire d’adhésion du Parc amazonien de Guyane et en amont direct de sa zone cœur, dans le bassin de vie des populations locales, dans un secteur à fort enjeu touristique), l’exceptionnelle richesse naturelle du site reconnue notamment par l’inventaire national du patrimoine naturel, et les impacts prévisibles sur la faune, la flore et sur la qualité des eaux. Le Comité français de l’UICN et les organisations environnementales signataires du courrier rappellent que le projet industriel de la société REXMA n’est pas durable et qu’il vient compromettre les efforts consentis par la commune de Saül de fonder son développement sur un projet de territoire basé sur la promotion de l’écotourisme et sur la valorisation du patrimoine naturel. Ils soulignent par ailleurs que le Permis est en contradiction avec les objectifs poursuivis dans le cadre de la réforme du Code minier, ceux qui président à la charte du Parc Amazonien de Guyane, l’engagement vers la transition écologique porté par le gouvernement et les positions de la plupart des élus guyanais et de la population locale. Ce permis très controversé fait, depuis le 1er août, l’objet d’une enquête ouverte par le parquet de Cayenne pour « faux et usages de faux ». L’enquête vise à définir s’il y a eu une malversation des documents, en particulier les conclusions de l’inventaire « faune-flore », versés à l’enquête publique qui avait conclu en 2009 à un avis favorable au permis minier.