Une bande-dessinée sur la protection du Rhinocéros noir à découvrir
La bande-dessinée « Les adieux du Rhinocéros » vient de paraître aux éditions Glénat. Sa réalisation a fait l’objet d’une collaboration entre l’Association des parcs zoologiques français (Afdpz) et le Comité français de l’UICN. Une fable contemporaine sur la préservation des espèces menacées “Alors que le rhinocéros noir est au bord de l’extinction, des défenseurs de la nature mènent une opération de la dernière chance pour sauver l’espèce… mais n’est-il pas déjà trop tard ?”. Ce synopsis posé, suivez Gregory, Alexia, Julien, trois soigneurs animaliers en parc zoologique, dans leur opération de réintroduction de rhinocéros. Accompagnés par des membres de l’ONG « Protect RHINO », ils devront faire face à la brutale réalité du braconnage et du trafic de cornes de rhinocéros qui l’accompagne. Préfacée par Jane Goodall, éthologue, anthropologue et fondatrice de l’Institut Jane Goodall pour la protection de la diversité, « Les Adieux du Rhinocéros » adresse les problématiques de la conservation des espèces menacées. Comment œuvrer à la protection de la biodiversité efficacement en prenant en compte les situations parfois complexes du terrain ? La bande-dessinée a été réalisée par Pierre-Roland Saint-Dizier et Andrea Mutti qui nous alertent sur le risque d’extinction de cet animal majestueux causée par le trafic et, par extension, nous sensibilisent sur la préservation des espèces menacées. Le statut du rhinocéros noir dans le monde Selon la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN, au cours de la majeure partie du XXe siècle, le rhinocéros noir était l’espèce de rhinocéros la plus nombreuse, qui pouvait compter environ 850 000 individus. Entre 1960 et 1995, le braconnage à grande échelle a provoqué un effondrement dramatique de 98 % de sa population totale. Entre 1992 et 1995, les chiffres totaux sont restés relativement stables, les augmentations dans certains pays (ceux qui ont les populations les mieux protégées et les mieux gérées) ayant été annulées par des baisses dans d’autres. Aujourd’hui, des augmentations ont été enregistrées dans les pays où les investissements dans les programmes de conservation, y compris la surveillance et l’application des lois, ont été améliorés, et sa population actuelle est estimée à environ 5000 animaux. Néanmoins, le rhinocéros noir reste classé en danger critique d’extinction sur la Liste rouge de l’UICN. Plus d’informations – Les Adieux du Rhinocéros – Editions Glénat – La Liste rouge mondiale des espèces menacées – La Liste rouge des espèces menacées en France – Site internet de l’Association des Parcs zoologiques français Photo bandeau © Lena Baraud – Comité français de l’UICN
Conclusions des Assises de l’eau : les Solutions fondées sur la Nature à l’honneur
Lancée par le Président de la République, portée par le Ministère de la transition écologique et solidaire et le Ministère de l’agriculture et pilotée Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, la seconde séquence des assises de l’eau vient de rendre ses conclusions. Cette large concertation a permis de faire émerger 23 mesures de gestion de l’eau dans le contexte du dérèglement climatique. Le Ministre de la transition écologique et solidaire a insisté sur l’importance de « lutter contre les causes du dérèglement climatique, mais aussi lutter contre ses conséquences déjà visibles et travailler dès maintenant à l’adaptation de notre pays à ces nouvelles contraintes ». Il a également souligné que « ce changement de modèle demande de s’orienter sur des Solutions fondées sur la Nature, qui s’appuient sur les écosystèmes pour relever les défis globaux de la lutte contre les changements climatiques ». Les échanges et débats qui ont eu lieu à l’occasion de ces assises ont été menés au sein de 4 groupes de travail dont un dédié aux Solutions fondées sur la Nature, présidé par le Comité français de l’UICN, représenté par Pauline Teillac-Deschamps. Les conclusions de ce groupe de travail ont souligné la nécessaire concertation et gouvernance partagée pour la mise en œuvre de telles solutions, le besoin d’une ingénierie financière innovante et d’une approche foncière intégrée, l’appui sur des réglementations existantes ou à créer, ainsi que le besoin de communication et de renforcement des connaissances au service de l’action. Le pacte issu de cette seconde phase des assises distingue trois objectifs principaux : protéger les captages d’eau potable pour permettre garantir une eau de qualité à la source, économiser l’eau pour préserver cette ressource vitale et préserver nos rivières et nos milieux humides. Le troisième objectif met la préservation des écosystèmes à l’honneur autour de 4 actions suivantes : Action 9 : Restaurer 25 000 km de cours d’eau d’ici 2022 grâce à un plan national de revitalisation des rivières et au soutien financier des Agences de l’eau. Les cours d’eau les plus sensibles seront préservés de toute artificialisation. Action 10 : Doubler la superficie des aires protégées contenant des milieux humides d’ici 2030. Action 11 : Renforcer l’utilisation des solutions fondées sur la nature, c’est-à-dire les solutions qui s’appuient sur la préservation et la restauration d’écosystèmes en bon état pour répondre à un enjeu de société. Pour atteindre cet objectif, un pôle d’animation sera créé dès 2021 autour du futur Office français de la biodiversité et les organismes publics de recherche développeront des programmes de recherche et développement sur ces thématiques. Action 12 : Simplifier les procédures administratives pour les projets de restauration des cours d’eau afin de faciliter ces opérations favorables à la préservation de notre biodiversité. Le Comité français de l’UICN salue l’exercice de concertation d’écoute de ces Assises de l’eau et reste mobilisé pour le suivi de la mise en œuvre à la fois des actions prévues, et notamment la question des financements et de la stratégie foncière intégrée, indispensables au déploiement à large échelle des Solutions fondées sur la Nature. Plus d’informations – Le Dossier de presse sur la seconde séquence des Assises de l’Eau avec les 23 mesures – Les Solutions fondées sur la Nature – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France Photo bandeau © Jeanne Menjoulet on Foter.com / CC BY-ND
Mise à jour de la Liste rouge mondiale des espèces menacées
Liste rouge des espèces menacées de l’UICN : la pêche non durable et la chasse pour la viande de brousse entraînent l’extinction d’espèces emblématiques. La surpêche a poussé deux familles de raies au bord de l’extinction, tandis que la chasse de viande de brousse et la perte d’habitats ont conduit au déclin de sept espèces de primates, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Cette mise à jour révèle également d’autres preuves de l’état critique des poissons d’eau douce dans le monde, comme le montre le grand nombre d’espèces menacées en raison de la disparition de rivières aux cours d’eau non perturbés, de la dégradation de leurs habitats, de la pollution et des espèces envahissantes au Japon et au Mexique. Avec cette mise à jour, la liste rouge des espèces menacées de l’UICN a franchi la barrière des 100 000 espèces évaluées. Sur les 105 732 espèces précisément étudiées, 28 338 sont classées menacées. « Avec plus de 100 000 espèces désormais évaluées dans la Liste rouge de l’UICN, cette mise à jour montre clairement à quel point les humains surexploitent la vie sauvage », a déclaré la Directrice générale ad interim de l’UICN, Dr Grethel Aguilar. « Nous devons nous rendre compte que la préservation de la diversité de la nature est dans notre intérêt et qu’elle est absolument fondamentale pour atteindre les Objectifs de Développement Durable. Les États, les entreprises et la société civile doivent agir d’urgence pour mettre un terme à la surexploitation de la nature et doivent respecter et appuyer les communautés locales et les peuples autochtones pour le renforcement de moyens de subsistance durables. » Chiffres mondiaux pour la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN 2019-2 : ESPÈCES TOTALES ÉVALUÉES = 105 732 (Total des espèces menacées = 28 338) Eteintes = 873 Eteintes à l’état sauvage = 73 En danger critique = 6 127 En danger = 9 754 Vulnérables = 12 457 Quasi menacées = 6 435 Faible risque/dépendant de mesures de conservation = 205 (cette ancienne catégorie est progressivement éliminée de la Liste rouge de l’UICN) Préoccupation mineure = 54 039 Données insuffisantes = 15 769 Plus d’informations – L’article complet de l’UICN (en anglais) – Pour en savoir plus sur la Liste rouge mondiale des espèces menacées – Contacts : Goska Bonnaveira, IUCN Media Relations, +41 792760185, goska.bonnaveira@iucn.org Harriet Brooker, IUCN Media Relations, +44 7960241862, harriet.brooker@iucn.org – Pour en savoir plus sur la Liste rouge des espèces menacées en France Photo bandeau : Cercopithecus roloway © Hans Hillewaert / CC BY-SA 4.0 / Wikipédia
Une espèce de poissons d’eau douce sur cinq menacée en France métropolitaine

Neuf ans après le premier état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées montre une situation toujours préoccupante pour les poissons d’eau douce dans l’Hexagone : sur les 80 espèces de notre territoire, 15 apparaissent menacées de disparition. Le bilan s’aggrave même, puisque 39 % des espèces sont désormais menacées ou quasi menacées contre 30 % en 2010. Menées dans le cadre de la Liste rouge nationale, les évaluations ont été conduites par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Société française d’ichtyologie (SFI) et l’Agence française pour la biodiversité (AFB). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juillet 2019)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Synthèse des changements de catégories entre 2010 et 2019• Publication : UICN Comité français, MNHN, SFI & AFB (2019). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Poissons d’eau douce de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Brochet commun © Denis Poracchia
Patrimoine mondial de l’Unesco : inscription des Terres et mers australes françaises
Les Terres et mers australes françaises sont désormais inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Ces territoires incluent l’archipel Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam et couvrent une superficie totale de 672 969 km2 dont environ 7 700 km2 de domaine terrestre. Ils abritent de très loin la plus vaste réserve naturelle française et comptent parmi les plus grandes aires marines protégées (AMP) au monde. La France compte désormais 45 sites classés à l’Unesco, dont six sites classés au titre du patrimoine naturel, après le golfe de Porto en Corse, les lagons de Nouvelle-Calédonie ainsi que les pitons, cirques et remparts de l’Ile de La Réunion, ou encore la chaîne des Puys, en Auvergne, et le site du mont Perdu, dans les Pyrénées (également classé site culturel). Plusieurs autres sites ont été labellisés lors de la réunion le 5 juillet 2019 du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, dont le parc national du Vatnajökull (Islande), le patrimoine naturel et culturel de la région d’Ohrid (Macédoine du Nord), le sanctuaire d’oiseaux migrateurs du littoral de la mer Jaune et du golfe de Bohai (Chine), les forêts hyrcaniennes en Iran, les sites de métallurgie ancienne du fer au Burkina Faso ou la ville de Babylone (Irak). Les Terres et mers australes Les Terres et mers australes françaises englobent les plus grandes des rares terres émergées du sud de l’océan Indien : l’archipel Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam ainsi que 60 petits îlots situés dans la zone subantarctique. Cette « oasis » au cœur de l’océan Austral, qui couvre une superficie de plus de 67 millions d’hectares, abrite l’une des plus fortes concentrations d’oiseaux et de mammifères marins au monde. On y trouve notamment la plus grande population de manchots royaux et d’albatros à bec jaune au monde. Du fait de leur éloignement des centres d’activités humaines, ces îles sont des vitrines de l’évolution biologique extrêmement préservées et constituent un territoire unique pour la recherche scientifique. Leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Humanité constitue non seulement une reconnaissance de la richesse patrimoniale exceptionnelle de ces îles australes (Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam) mais celle des actions de conservation conduites depuis plus de 10 ans par la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises sur ce territoire. Le Groupe de travail Patrimoine mondial du Comité français de l’UICN Le patrimoine mondial constitue un domaine privilégié d’action et d’expertise de l’UICN, qui a été à l’origine de la convention en 1972. L’UICN est un organisme consultatif référent auprès du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO et joue de ce fait un rôle important dans le processus d’inscription et l’évaluation des biens naturels et mixtes sur la liste du patrimoine mondial. Il faut distinguer deux niveaux d’intervention, à l’échelle internationale et nationale. En France, le Comité français de l’UICN, à travers son groupe de travail patrimoine mondial, apporte son expertise sur les biens naturels français candidats ou classés au Patrimoine mondial. Il peut évaluer en amont le potentiel d’inscription d’un site et recommander son inscription sur la liste indicative de la France. Afin de mieux asseoir ses actions sur le Patrimoine mondial, le gouvernement français a crée en juillet 2004 le Comité national français du patrimoine mondial. Conformément au rôle dévolu à l’UICN d’organisation consultative auprès de l’UNESCO, le Comité français de l’UICN fait partie des membres de droit du comité national. Il contribue dans ce cadre à l’évaluation périodique des biens naturels français déjà inscrits et à l’examen des candidatures pouvant être portées par l’Etat français. En complément de cette mission, le Comité français de l’UICN peut intervenir en appui aux porteurs de projets, en mettant à disposition les outils méthodologiques et les lignes directrices réalisés par le Secrétariat international de l’UICN, et en analysant le potentiel d’inscription d’un site naturel ou mixte. Cependant, le Comité français de l’UICN ne pilote pas l’élaboration des dossiers de demande d’inscription. Le Comité français de l’UICN a fournit un accompagnement technique et scientifique à la la candidature des Terres et mers australes françaises pour leur inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO, dont la Réserve Naturelle a récemment rejoint la Liste verte des aires protégées de l’UICN qui récompense les sites efficacement gérés dans le monde. Plus d’informations – L’annonce officielle du Comité du patrimoine mondial – Le livret « Les Terres et mers australes françaises, candidature 2019 à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco » – Le site internet des Terres Australes et Antarctiques françaises (TAAF) – La chaîne YouTube des TAAF – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN Photo bandeau : Kerguelen © Lucia Simion
Evaluer l’état de la biodiversité à l’échelle des écosystèmes en France
Le Comité français de l’UICN publie la présentation de la Liste rouge de écosystèmes de l’UICN, nouvel outil d’évaluation de l’état de la biodiversité à l’échelle des écosystèmes et sa mise en œuvre en France. Cette brochure revient sur le déclin global de la biodiversité et la nécessité de développer des approches écosystémiques pour évaluer et suivre l’évolution de son état de santé. Ce document présente les enjeux et principes méthodologiques de cet outil d’évaluation des écosystèmes, ainsi qu’un état des lieux de son développement en France et au niveau mondial. Pourquoi et comment évaluer les écosystèmes ? Comme de nombreuses publications scientifiques le confirment, et en particulier le rapport de l’IPBES publié en mai 2019, la biodiversité mondiale décline à un rythme sans précédent. Ce déclin est la conséquence directe des activités humaines et notamment des changements d’usage des terres et de la mer et de l’exploitation des ressources naturelles. Le constat alarmant de l’augmentation continue du nombre d’espèces menacées s’accompagne désormais de preuves de l’altération profonde du fonctionnement même des écosystèmes, remettant en cause à la fois les équilibres écologiques nécessaires au maintien de la vie sur terre mais aussi notre économie, nos moyens de subsistance, notre sécurité alimentaire ou encore notre santé et notre qualité de vie. Le déclin avéré des espèces a notamment été établi grâce aux évaluations de leur risque d’extinction, menées depuis plus de 50 ans par l’UICN avec le déploiement de la Liste rouge des espèces menacées. Depuis 2014, l’UICN s’est doté d’un outil similaire d’évaluation de l’état de la biodiversité à l’échelle des écosystèmes : la Liste rouge des écosystèmes. Ce nouveau standard mondial introduit le concept de risque d’effondrement d’un écosystème, analogue à celui de risque d’extinction d’une espèce. Cette méthodologie comporte 5 critères scientifiques, chacun doté des seuils quantitatifs, qui permettent de caractériser la vulnérabilité des écosystèmes en calculant de manière standardisée l’intensité des modifications de leur composition et des processus clefs dans leur fonctionnement. La Liste rouge des écosystèmes de l’UICN s’inscrit en complément de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN et utilise le même système de classification en 8 catégories, pour évaluer l’état de la biodiversité et orienter les mesures de protection. La Liste rouge des écosystèmes dans le monde et sa déclinaison en France La base de données mondiale de l’UICN (iucnrle.org) recense différents types d’évaluations réalisées de par le monde : des évaluations d’écosystèmes uniques au monde, des évaluations thématiques focalisées sur une région et un type d’écosystèmes, ainsi que des évaluations systématiques où l’ensemble des écosystèmes sont évalués sur un territoire administratif (Etat, continent, etc.) ou biogéographique. L’élaboration de la Liste rouge des écosystèmes en France est pilotée par le Comité français de l’UICN, en partenariat avec l’UMS PatriNat (OFB-MNHN-CNRS). Cette démarche collaborative repose, pour chacun des chapitres, sur la constitution d’un comité d’experts associant les membres et experts de l’UICN ainsi que de nombreuses organisations scientifiques et techniques. Deux chapitres ont été publiés jusqu’à présent (les mangroves de Mayotte, les forêts méditerranéennes de France métropolitaine) et le travail se poursuit, en particulier pour l’évaluation des forêts, des littoraux de France métropolitaine et des mangroves des Outre-mer français. Les résultats des évaluations sont intégrés à l’Inventaire National du Patrimoine Naturel. PLUS D’INFORMATIONS – Téléchargez la brochure de présentation (UICN France, 2019. La Liste Rouge des Écosystèmes en France – Enjeux, méthodologie et objectifs. Paris, France)– Contacts : Alix Sauve, Chargée de mission « Liste rouge des écosystèmes »Clémentine Azam, Chargée du programme « Ecosystèmes »– La Liste rouge des écosystèmes en France– Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) : Présentation de la démarche et résultats
Retour sur le Congrès français de la nature 2019
300 représentants des organisations, experts et partenaires du Comité français de l’UICN ont participé au Congrès français de la nature le 12 juin 2019 à Marseille pour préparer le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Cet événement clé de la préparation française a permis de débattre de 28 recommandations qui présentent des propositions concrètes sur plusieurs grands enjeux de la préservation de la nature à l’échelle mondiale, et de poursuivre la mobilisation sur la biodiversité d’ici juin 2020 en donnant la parole à plusieurs membres et partenaires du Comité français de l’UICN engagés dans cette voie. Une ouverture soulignant l’importance du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 et de la préparation française Pour mettre les participants dans l’ambiance d’un Congrès mondial de l’UICN , la vidéo « La planète à la croisée des chemins – IUCN Congress 2016 » présentant le bilan du Congrès mondial de l’UICN de 2016 à Hawaii a été diffusée. Bernard Cressens, Président du Comité français de l’UICN a ensuite ouvert le congrès en rappelant ses objectifs et ses enjeux. Il a pointé l’urgence d’agir pour la biodiversité en rappelant les chiffres clés du récent rapport de l’IPBES et l’opportunité unique de 2020 avec le Congrès mondial de l’UICN à Marseille suivi de la COP15 de la Convention pour la Diversité Biologique, en Chine, qui fera le bilan des actions menées par les 196 Etats Parties sur l’atteinte des 20 grands objectifs internationaux sur la biodiversité, dits objectifs d’Aïchi, fixés en 2010. Son discours a également mis en avant la nécessité d’avoir une mobilisation collective pour et autour du Congrès mondial de l’UICN afin que la prise de conscience sur les enjeux de biodiversité soit aussi importante que celle sur le climat. La Région Sud Provence-Alpes-Côtes d’Azur est impliquée dans les groupes de travail locaux pour la préparation du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Renaud Muselier, Président de la Région Sud Provence-Alpes-Côtes d’Azur s’est adressé aux congressistes à travers un message vidéo en affirmant le soutien de la région vers le Congrès français de la nature 2019 qui est un évènement clé de la mobilisation pour le congrès de 2020. > la vidéo de son intervention La ville de Marseille, hôte du Congrès français de la nature 2019 et du futur congrès mondial de l’UICN était également présente pour parler de l’engagement de la ville dans la biodiversité. Didier Réault, Adjoint au Maire de Marseille, délégué à la mer, au littoral, au nautisme et aux plages, a réaffirmé l’enthousiasme et l’implication de la ville pour faire en sorte que le Congrès mondial de la nature de l’UICN de 2020 soit une réussite et les différentes actions engagées par la municipalité pour la biodiversité. Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire, a rappelé que le Comité français de l’UICN est le second comité par le nombre de membres dans le monde, soulignant ainsi l’importance des travaux réalisés durant le Congrès français de la nature. Elle a indiqué que le Congrès mondial d e l’UICN 2020 est très important pour la France car ses futurs résultats seront des éléments clés pour nourrir les réflexions et les accord pris lors de la COP15 de la CDB qui se tiendra quelques mois après. Mme. Wargon a salué l’engagement des collectivités territoriales pour faire de ce congrès une réussite et précisé que celui-ci ouvrira largement ses portes au grand public pour accueillir 100 000 visiteurs. La biodiversité est au coeur de l’agenda international autant que la lutte contre le changement climatique. Présentation du Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN et la préparation française Marc Magaud, Manager du Forum au sein du Secrétariat international de l’UICN, a présenté aux participants l’impact d’un Congrès mondial de la nature de l’UICN. Il est ensuite entré de manière plus détaillée dans le déroulement, les thématiques, les parties, le calendrier du Congrès de 2020. Pour finir, il a invité les participants à s’impliquer dans la programmation de ce congrès mondial notamment en soumettant des propositions pour le Forum (jusqu’au 17 juillet). > Sa présentation Par la suite, Marc Strauss, Directeur de projet « grands événements internationaux » au Ministère de la Transition écologique et solidaire, a rappelé l’importance pour la France de l’accueil du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille pour lancer une dynamique nationale et internationale sur la biodiversité. Il a détaillé l’organisation et les modalités pratiques actuellement prévues, dont les espaces Génération Nature pour sensibiliser le grand public. > Sa présentation Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN a ensuite présenté la feuille de route du Comité français de l’UICN pour le Congrès mondial de l’UICN 2020 composée de 7 actions. > Sa présentation Une second partie dédiée aux ateliers sur les motions Le Comité français de l’UICN a mis en place une préparation collective des motions, à travers des groupes d’échanges, qui a abouti à la préparation de 28 projets de motions sur des enjeux internationaux de la biodiversité. Ils ont été débattus lors du Congrès français de la nature. Ils seront ensuite finalisés et soutenus par les membres français de l’UICN pour être soumis au débat et au vote de l’Assemblée Générale de l’UICN. Plusieurs ateliers thématiques ont été mis en place durant le Congrès français de la nature 2019 (matin et après-midi) : – Mer et Espèces – Aires protégées – Droit et politiques environnementales – Forêt – Mer – Enjeux tropicaux et globaux – Coopération internationale et Espèces – Ecosystèmes 28 projets de motions du Comité français de l’UICN dont 2 portées par des membres ont été travaillés durant cette journée. > la liste des projets de motions Une table ronde dédiée à la mobilisation pour 2020 et au-delà Ensuite, une table ronde animée par Maud Lelièvre, Vice-présidente du Comité français de l’UICN a permis de réunir Christophe Aubel, Directeur général de l’Agence Française pour la Biodiversité, Guy Geoffroy, Président de des Eco-Maires, Marine Braud, Responsable de la diplomatie verte
Le Comité français de l’UICN prépare activement le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020
Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 Organisé tous les quatre ans, le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble des milliers de représentants de gouvernements, d’agences publiques, d’ONG, du monde scientifique, des collectivités locales, des peuples autochtones et des entreprises. Le congrès a pour objectif de renforcer les efforts de protection de la biodiversité dans le monde et de promouvoir les solutions pour relever les défis les plus pressants de l’environnement et du développement durable. Le Congrès mondial de l’UICN vise à : 1. Rassembler et mobiliser le réseau mondial de la conservation 2. Identifier et échanger sur les questions importantes et émergentes de la conservation 3. Lancer des nouvelles actions en faveur de la conservation 4. Etablir et influer sur les priorités d’action et l’agenda mondial pour la conservation Du 11 au 19 juin 2020, la France accueillera le Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille (Parc Chanot). Il constitue le grand rendez-vous international avant la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra en Chine en novembre 2020, évènement majeur qui révisera les objectifs internationaux de la biodiversité (objectifs d’Aïchi) et l’engagement des 196 Etats Parties à la Convention pour la période 2021 – 2030 à travers un nouveau plan stratégique mondial. Pour tout savoir sur le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 : https://www.iucncongress2020.org/fr La coordination du Comité français de l’UICN Le Comité français de l’UICN coordonne les contributions de son réseau d’organismes membres, d’experts et de partenaires au Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Il contribue aussi à cette occasion à une mobilisation plus large sur les enjeux de la biodiversité d’ici 2020, et au-delà, en métropole et dans les outre-mer, incluant les collectivités et les entreprises, et actions de sensibilisation du grand public, en particulier des plus jeunes. Il vise enfin à renouveler une vision éthique de la conservation de la biodiversité. Sommaire 1. Préparation des motions de l’Assemblee Générale de l’UICN 2. Préparation d’évènements pour le Forum, première partie du Congres mondial 3. Espaces Générations Nature et excursions 4. Accompagnement de la mobilisation 2020 en France 5. Actions pour sensibiliser le grand public 6. Relations avec le réseau international de l’UICN 7. Contribution à la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique 8. Donner une dimension éthique au Congrès PREPARATION DES MOTIONS DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’UICN Le Comité français de l’UICN a mis en place une préparation collective des motions, à travers des groupes d’échange, qui a abouti à la préparation de motions sur des enjeux internationaux de la biodiversité. Ils ont été débattus lors du Congrès français de la nature, le 12 juin 2019 à Marseille au Palais du Pharo. Ces projets sont actuellement soutenus par les membres français de l’UICN, et d’autres membres de l’UICN dans le monde, pour être soumis au débat et au vote de l’Assemblée Générale de l’UICN. Le Comité français de l’UICN proposera aussi à ses membres de soutenir d’autres motions. Au dernier Congrès mondial de l’UICN en 2016, 11 motions avaient été proposées par des membres français, sur un total de 121 adoptées. > Consulter les motions déposées par le Comité français de l’UICN et sélectionnées Les prochaines étapes: – Discussion électronique sur les motions en cours, jusqu’au 11 mars 2020 – Vote électronique des motions en mai 2020 et en séance à l’Assemblée générale en juin 2020 PREPARATION D’EVENEMENTS POUR LE FORUM, PREMIERE PARTIE DU CONGRES MONDIAL Le Comité français de l’UICN accompagne son réseau dans l’élaboration de contributions en réponse à l’appel à propositions pour le Forum (sessions thématiques, pitch des intervenants, campus de formation). Les évènements pour le Forum ont été sélectionnés parmi 1 450 propositions. Les acteurs français se sont particulièrement mobilisés avec plus de deux cents évènements déposés. Le Comité français de l’UICN disposera également d’un pavillon dans l’espace d’exposition, ouvert au public, afin que les membres français de l’UICN y présentent leurs actions et leurs engagements. Le Comité français collabore aussi à la programmation du Pavillon France. La publication du programme provisoire du Forum sera disponible le 9 janvier 2020. ESPACES GENERATIONS NATURE ET EXCURSIONS Le Comité français participe à l’organisation des Espaces Générations Nature, gérés par l’Agence Française pour la Biodiversité, qui proposeront durant toute la durée du congrès des animations à vocation pédagogique et expérientielle pour sensibiliser le grand public aux enjeux de la biodiversité (accès gratuit). Le Comité français de l’UICN appuiera également la proposition d’excursions, pré, pendant et post-Congrès, en particulier dans les aires protégées, pour que les participants du congrès venus du monde entier découvrent les sites naturels remarquables de la région et les actions de conservation mises en place. ACCOMPAGNEMENT DE LA MOBILISATION 2020 EN FRANCE Le Comité français de l’UICN souhaite mobiliser spécifiquement les outre-mer compte-tenu de l’importance mondiale de la biodiversité de ces territoires. Il veut aussi contribuer à la mobilisation des collectivités territoriales et il a publié à cet effet une brochure à leur attention et lancé un nouveau portail pour accompagner leur engagement (voir la section « collectivités et biodiversité » du site internet). En particulier, le Comité français de l’UICN accompagne l’élaboration des stratégies « biodiversité » de la Ville de Marseille et du Département des Bouches-du-Rhône, et participe au comité de pilotage local d’organisation du congrès. Enfin, il contribue à la mobilisation des entreprises en travaillant directement avec ses partenaires entreprises et en étant impliqué dans l’initiative « Act4Nature ». ACTIONS POUR SENSIBILISER LE GRAND PUBLIC Le Comité français de l’UICN s’implique pour que le Congrès mondial soit une opportunité forte d’expliquer à tous les enjeux de biodiversité et de faire largement connaître les actions réalisées et les solutions à mettre en place. A ce titre, la sensibilisation des jeunes est cruciale et le Comité français est actuellement impliqué dans deux projets, « Les enfants pour la biodiversité» en partenariat avec Milan Presse et le développement de kits pédagogiques pour la biodiversité en collaboration avec l’association Adphile. Le Comité
Le Congrès français de la nature 2019 s’ouvre demain
300 représentants des organisations, experts et partenaires du Comité français de l’UICN sont attendus au Congrès français de la nature le 12 juin 2019 à Marseille pour préparer le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Cet événement clé de la préparation française va débattre de 26 recommandations qui feront des propositions concrètes sur plusieurs grands enjeux de la préservation de la nature à l’échelle mondiale. Elles seront une contribution majeure au Congrès mondial de l’UICN que la France accueillera dans 1 an en juin 2020. DES PROPOSITIONS POUR PROTEGER LA BIODIVERSITE DANS LE MONDE Ces recommandations demandent un renforcement de la protection de grands écosystèmes, comme l’océan, les littoraux, les forêts, les mangroves ou les cours d’eau de montagne, ainsi que celle d’espèces menacées comme les grands singes, les mammifères marins ou les poissons herbivores des récifs coralliens. Elles feront aussi des propositions pour stopper ou réduire des grandes pressions sur la biodiversité comme la pollution plastique des mers, l’artificialisation des sols, les activités minières, les prélèvements de sable, les pesticides, le trafic d’espèces sauvages et la déforestation. Le rôle clé des espaces protégés sera aussi particulièrement souligné, tout comme l’importance des études d’impact environnemental et les financements dédiés à la biodiversité. Enfin, l’émergence des droits de la nature, qui permettent de renforcer la protection juridique de l’environnement et de poser les bases d’une nouvelle éthique avec la nature, sera soutenue. UNE MOBILISATION COLLECTIVE EN PLEIN ESSOR Le Comité français de l’UICN assure la coordination et la valorisation du vaste réseau des membres de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature en France, comprenant des organismes publics et associatifs, des experts et des partenaires. La France est aujourd’hui le 2ème pays avec le plus grand nombre de membres de l’UICN dans le monde après les USA. C’est aussi la première fois depuis la création de l’UICN en 1948 à Fontainebleau que la France accueillera le Congrès mondial de l’UICN en 2020. Le Comité français de l’UICN prépare ainsi pour 2020 une vaste mobilisation pour et autour du Congrès mondial de l’UICN afin que la prise de conscience collective sur les enjeux de biodiversité soit aussi importante que celle sur le climat, et mettre en avant les solutions pour y parvenir. Durant le congrès français, une table-ronde réunissant plusieurs acteurs clés de cette mobilisation vers2020 présenteront les actions qu’ils mettent en place. La Directrice générale ad interim de l’UICN, Dr Grethel Aguilar, et le Directeur général de l’Aménagement, du Logement et de la Nature du Ministère de la Transition écologique et solidaire, M. Paul Delduc, clôtureront l’événement. 2020, UNE ANNÉE DÉCISIVE POUR LA BIODIVERSITÉ Le Congrès mondial de la nature de l’UICN se réunit tous les 4 ans pour rassembler des Etats, agences publiques, ONG, scientifiques, entreprises, collectivités locales et peuples autochtones pour définir les priorités et guider les actions de conservation de la nature et de développement durable. En 2020, le Congrès Mondial se tiendra du 11 au 19 juin à Marseille. Il précédera de quelques mois la COP15 de la Convention pour la Diversité Biologique, en Chine, qui fera le bilan des actions menées par les 196 Etats Parties sur l’atteinte des 20 grands objectifs internationaux sur la biodiversité, dits objectifs d’Aïchi, fixés en 2010 à l’occasion de l’Année Internationale de la Biodiversité. Une nouvelle stratégie sera élaborée jusqu’en 2030 pour renouveler l’engagement mondial sur la biodiversité. Le Congrès mondial de l’UICN est une opportunité importante de préparer des messages forts et de présenter des solutions pour mettre fin à la crise d’extinction de la biodiversité. Ces propositions, qui seront ensuite soumises au débat et vote de l’Assemblée générale mondiale de l’UICN en 2020, s’inscrivent comme des réponses directes au constat alarmant de l’érosion accélérée de la biodiversité, dressé par la communauté scientifique de l’IBPES en mai 2019. LA RESPONSABILITE DE LA FRANCE POUR LA BIODIVERSITE MONDIALE La France accueille une biodiversité exceptionnelle grâce à sa situation de “carrefour écologique” en métropole et à ses collectivités d’outre-mer présentes dans les 3 grands océans de la planète et en Amazonie. Le domaine maritime français est le 2ème du monde avec 11 millions de km2, qui englobe environ 10 % des récifs coralliens et 20 % des atolls de la planète. La France fait ainsi partie des 15 pays “méga-divers”, c’est- à-dire ceux qui abritent la plus importante biodiversité. Cependant la France n’est pas épargnée par la crise d’extinction de la biodiversité : elle est présente dans 5 des 36 « points chauds » de la planète, des zones à haute concentration de biodiversité mais fortement menacées (Méditerranée, Caraïbes, Océan Indien, Nouvelle-Calédonie, Polynésie) et elle figure dans les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées selon la Liste rouge de l’UICN. Avec l’accueil du Congrès mondial de l’UICN, la France a donc une responsabilité de premier plan à mettre en avant pour la préservation des richesses naturelles de la planète et impulser une nouvelle dynamique mondiale, en tant que pays majeur de la coopération internationale. DES INFORMATIONS EN CONTINU SUR TWITTER Durant le congrès des actualités seront publiées sur le compte Twitter du Comité français de l’UICN @UICNfrance. Vous pourrez vous aussi réagir sur le Congrès et suivre son actualité avec le hashtag #CongresUICNFrance Plus d’informations – Le programme – Le compte Twitter du Comité français de l’UICN – La page dédiée au Congrès français de la nature 2019 – Pour toute question, veuillez envoyer un message à l’adresse : congres2019@uicn.fr Nota : Les inscriptions sont closes
Mobilisation des collectivités françaises pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020
Le Comité français de l’UICN publie aujourd’hui une brochure à destination des collectivités territoriales pour qu’elles participent au Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 et renforce à cette occasion leur engagement sur la biodiversité. Cet évènement international, qui aura lieu du 11 au 19 juin 2020 à Marseille, est une occasion unique pour les collectivités de participer aux efforts mondiaux pour la préservation de la biodiversité et valoriser leurs intiatives. Le dernier rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) publié en mai 2019 a, une fois de plus, tiré la sonnette d’alarme : un million d’espèces animales et végétales, terrestres ou marines, soit une sur huit, sont menacées de disparition dans les prochaines décennies. Les activités humaines sont désignées comme principales responsables. Il est primordial d’engager un véritable « changement transformateur » pour faire de la restauration et de la protection de la nature une priorité absolue et collective. 2020 sera l’année du Congrès de l’UICN en France et de la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique en Chine, durant laquelle il faudra fixer de objectifs précis et des engagements ambitieux pour la prochaine décennie. Les collectivités et leurs réseaux ont un rôle essentiel à jouer dans cette mobilisation. A ce titre, le Comité français de l’UICN invite les collectivités à se rendre au Congrès mondial de l’UICN 2020, un évènement international incontournable en matière de conservation de la nature. Il sera l’occasion pour elles d’échanger avec les acteurs de nombreux pays, rencontrer des experts, découvrir des actions engagées à travers le monde, bénéficier de retours d’expériences, connaitre de nouvelles initiatives, améliorer ses connaissances et valoriser leur engagement. Cette brochure fournit toutes les clés de compréhension de l’évènement : sa structure et ses temps forts (Forum, Assemblée des Membres, Espace Génération Nature) ainsi que les décisions importantes prises et ses effets dans le domaine de la conservation de la nature. La brochure présente aussi le rôle actif que tient le Comité français de l’UICN dans la préparation des Congrès mondiaux de l’UICN, tant dans la proposition de motions que dans l’organisation d’évènements pour le Forum. Le Comité français de l’UICN encourage également les collectivités à poursuivre et renforcer leur engagement par des actions concrètes et ambitieuses à l’occasion du Congrès mondial de l’UICN. La publication présente 10 outils du Comité français de l’UICN pour appuyer la mobilisation des collectivités dans la perspective de 2020 et au-delà : – Initiatives Innovantes – Indicateurs de biodiversité – Stratégies régionales pour la biodiversité – Coopération décentralisée – Liste rouge des Espèces menacées – Liste Rouge des Ecosystèmes – Solutions fondées sur la Nature – Liste verte des aires protégées – Services Ecosystémiques – Energies renouvelables & biodiversité – Espèces Exotiques Envahissantes La brochure présente aussi plusieurs exemples de ses outils mis en pratique par les collectivités et que le Comité français de l’UICN accompagne tels que : – La Ville de Marseille est engagée, dans la mise en place d’une stratégie locale partenariale en faveur de la biodiversité dont l’élaboration repose sur un processus de concertation de tous les acteurs du territoire. – Le Département des Bouches du Rhône, travaille à la mise en place d’un jeu d’indicateurs de biodiversité à l’échelle départementale, dans le cadre de l’élaboration et la mise en œuvre de sa future stratégie pour la biodiversité. – La Région Nouvelle Aquitaine est aussi en cours d’élaboration de sa Stratégie régionale pour la biodiversité avec les acteurs du territoire. Le Comité français est déjà engagé dans la préparation de 2020 et organise son Congrès français de la nature, le 12 juin 2019 à Marseille. Il constituera un point d’orgue dans la préparation et la mobilisation françaises. PLUS D’INFORMATIONS – Télécharger la brochure « LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES AU CONGRÈS MONDIAL DE LA NATURE DE L’UICN 2020 – Quels enjeux, quels engagements ? » – Contacts : Florence CLAP – Chargée de Programme ‘Politiques de la Biodiversité’ Clémence MARRET – Chargée de Mission ‘Collectivités territoriales & Biodiversité’ – Le programme « Politiques de la biodiversité » du Comité français de l’UICN – Le site internet du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 Photo bandeau © Jean-François Sys