Réaction à la révision du statut de protection du Loup en Europe

Le Conseil de l’Union européenne (UE) a adopté aujourd’hui la révision du statut de protection du Loup gris (Canis lupus), entérinant l’affaiblissement de la protection de l’espèce sur le sol européen. Après le vote du Parlement de l’UE en ce sens en mai dernier, le loup est désormais retiré de l’Annexe IV de la Directive Habitats Faune Flore qui lui conférait une protection stricte, pour être placé dans l’Annexe V qui autorise l’application de mesures de gestion. La gestion de l’espèce restant malgré tout encadrée dans l’UE, les Etat membres devront s’assurer de prendre les mesures nécessaires pour garantir que les tirs de loups dans la nature soient rigoureusement compatibles avec son maintien dans un état de conservation favorable. Cependant, selon la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN, six des neuf populations de loups présentes dans l’Union européenne sont classées vulnérables ou quasi-menacées. L’espèce est également classée vulnérable en France. La priorité devrait donc être d’atteindre et de garantir à long terme l’état de conservation favorable du loup, avant d’envisager des mesures de contrôle de ses populations. Alors que le Comité permanent de la Convention de Berne et l’Union européenne avaient jusqu’ici toujours basé leurs décisions sur la réalité des données établies, ce déclassement sans précédent suscite la préoccupation du Comité français de l’UICN. Cette décision soulève des interrogations sur la place accordée aux connaissances scientifiques dans les décisions relatives à la préservation des espèces, faisant craindre une gestion inefficace pour réduire la prédation sur les troupeaux domestiques et constituant un recul supplémentaire dans les engagements en faveur de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN continue à plaider en faveur d’une cohabitation durable entre le loup et les activités humaines, notamment d’élevage, et appelle instamment à poursuivre la recherche déterminée d’une approche équilibrée. Il souligne pour cela la nécessité de fonder les décisions prises sur la base des connaissances scientifiques les plus récentes, et d’appuyer les options retenues sur les expériences de terrain ayant fait la preuve de leur efficacité. À l’heure où les Etats membres préparent leur plan national dans le cadre du règlement européen sur la restauration de la nature, le Comité français rappelle le rôle primordial des grands prédateurs, dont le loup, dans l’équilibre des écosystèmes. Une politique ambitieuse en matière de restauration de la nature devrait donc pleinement inclure le maintien de cette espèce essentielle et organiser sa coexistence durable avec les activités humaines. >> Consulter les recommandations du Comité français de l’UICN pour une cohabitation durable avec le loup Photo bandeau :Loup gris (Canis lupus) © Roland Clerc

Colloque biodiversité et développement

Le Comité français de l’UICN a organisé Mercredi 18 octobre 2023 un colloque sur la conciliation des enjeux de préservation de la biodiversité et de développement des populations dans le cadre des actions de coopération internationale des acteurs français, en particulier des organisations de la société civile. Si cette réflexion date des années 80-90, notamment avec l’émergence du concept de développement durable, il s’avère encore aujourd’hui difficile d’obtenir des synergies sur les terrains d’intervention. En effet, la conservation de la biodiversité et le développement socio-économique des populations humaines sont des objectifs qui peuvent être recherchés sur des mêmes territoires mais par des acteurs différents, avec des approches pas toujours compatibles. Organisé avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD), ce colloque avait pour objectif de favoriser une compréhension commune des enjeux, de stimuler les échanges et de promouvoir les synergies grâce à des temps de débat, d’interconnaissance et d’acculturation à ces deux domaines pour envisager de futures collaborations. CONTEXTE Cet évènement s’inscrit dans la continuité des travaux menés par le Comité français de l’UICN depuis 2021, dans la mise en oeuvre du projet d’appui à la Structuration du réseau des Organisations de la Société Civile françaises actives dans les Pays en développement (SOBioDev) avec le soutien financier de l’AFD et de l’OFB. Il doit permettre de contribuer à l’amélioration des pratiques des acteurs de la conservation de la nature en faveur du développement des populations sur les territoires d’intervention et, inversement, de l’amélioration des pratiques des acteurs du développement en faveur d’une meilleure intégration des enjeux de biodiversité (cible 14 du cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité). Des discussions à ce sujet avait en effet déjà pris place lors d’un atelier mené conjointement par l’AFD, le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF) et le Comité français de l’UICN en 2018 sur les stratégies pour renforcer l’action internationale des ONG françaises en matière de biodiversité dont l’une des conclusions et pistes d’actions était la suivante : « Mettre en place un groupe de travail sur les articulations action biodiversité / action de développement, sur l’amélioration des approches territoriales, et sur la possibilité de lancer une initiative pour encourager la mobilisation à partir des géographies. Ce vaste domaine couvrirait notamment la mise en discussion : des théories d’action très variées des différents opérateurs ; des modes de diagnostics qui permettent d’adapter l’action au territoire ; des expériences réussies dans l’optique de leur montée en échelle ; des modalités d’évaluation des projets. L’échange d’idées et d’expériences serait au centre d’un tel groupe de réflexion et d’échange, avec une implication des ONG biodiversité, d’ONG de développement intéressées, des bailleurs, mais aussi de chercheurs ou de consultants. On attendrait d’un tel groupe de travail des éclairages pour améliorer le pilotage de l’action biodiversité avec la montée en puissance de celle- ci et des échanges favorisant la montée en échelle. L’organisation d’un colloque public serait par exemple envisageable dans ce cadre. » Par ce colloque, l’objectif est de lancer cette initiative pour organiser des rencontres géographiques en faveur de l’articulation biodiversité/développement dès 2024. Résumé de l’évènement Ce colloque a été structuré autour de 3 séquences : Comment renforcer les synergies entre les acteurs de solidarité internationale dans les territoires d’intervention ? Agir pour/avec/par les populations locales ? La crise socio-environnementale : comment réduire les inégalités sociales/sociétales pour contribuer à la lutte contre l’érosion de la biodiversité ? Après quelques mots d’ouverture de la part de Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN, Valérie Boisvert, Professeure d’économie écologique à l’Université de Lausanne, a introduit le colloque en dressant l’historique des tensions entre la conservation de la biodiversité et le développement. Si au départ, la conservation apparaissait à l’opposé de l’exploitation des ressources naturelles, l’émergence du concept de développement durable a contribué à voir la conservation comme un levier pour le développement et à écologiser les pratiques de développement. La séquence 1 a permis d’approfondir cette demande de synergies sur le terrain par l’échange entre des représentants d’organisations de la société civile de développement et de conservation de la biodiversité. Après une courte présentation du mode d’action de chacune des organisations, les échanges se sont focalisés sur les bénéfices à travailler ensemble (pool de compétences et d’expériences), des modalités et difficultés sur la construction d’un projet commun à partir d’une diversité de points de vue (chronophage, temporalité) ainsi que des options envisageables pour faciliter les synergies (cadre de concertation multi-acteurs, alliances). Ensuite, la séquence 2 a permis d’aller plus loin sur les questions de concertation multi-acteurs en questionnant la place et le rôle des populations locales dans les projets de solidarité internationale : en tant que bénéficiaires, parties prenantes ou acteurs principaux. Les différentes approches présentées par les intervenants ont donné lieu à une discussion dynamique et engagée entre les participants sur la nécessité d’associer les communautés locales dès l’élaboration des projets dans une logique de co-construction afin de favoriser leur appropriation et limiter les conflits. La séquence 3 a ouvert l’après-midi avec une prise de hauteur sur ces enjeux en évoquant la crise socio-environnementale et les liens entre les inégalités sociales et l’érosion de la biodiversité. Les différents scénarios ont été évoqués dont celui de la « demi-terre » (protéger 50% de la planète) ou celui de « partager la planète ». Les injonctions contradictoires actuelles comme le souhait de mettre en oeuvre des projets complexes avec des résultats rapides ont été évoquées comme les freins à surpasser, notamment concernant le CLIP (Consentement Libre, Informé et Préalable) mal mis en oeuvre et pas encore assez satisfaisant, le consentement étant à différencier de l’accord. Quelques solutions ont été évoquées comme la remontée de données sur la plateforme GBIF (Global Biodiversity Information Facility) ou l’interpellation de députés afin de se saisir de ces sujets et de porter des recommandations. Enfin, cette journée a été conclue par Christophe Le Page, chercheur au CIRAD, qui a présenté les principales conclusions et recommandations issues des échanges (voir ci-dessous) et a ouvert sur quelques perspectives dont les jeux sérieux. Ces derniers sont des outils pour

Zones humides et eaux usées :  attention, saturation !

Les zones humides de nos territoires ultramarins (mares, étangs lacs, lagunes, dolines, marais, forêts marécageuses, mangroves, récifs coralliens…) sont aussi diverses qu’utiles, et nous rendent de nombreux services, notamment pour l’épuration de l’eau. Certaines collectivités ou particuliers les considèrent cependant  comme des solutions de facilité pour assainir les eaux usées domestiques ou pluviales, et ce d’autant qu’elles ne coûtent rien en termes d’entretien ou d’investissement. Mais les zones humides ne sont pas des stations d’épuration et leur pollution peut mener à des atteintes irréversibles. Le Pôle-relais zones humides tropicales piloté par le Comité français de l’UICN souhaite alerter sur ce type de pratique, et en appeler à la responsabilité de chacun pour préserver leurs bienfaits. La pression urbaine galopante est une réalité dans l’ensemble des outre-mer, ce qui impacte fortement les milieux naturels et notamment ceux qui, paradoxalement, nous rendent les plus grands services : les milieux humides. Grande est la tentation de servir de leurs pouvoirs épuratoires pour s’affranchir des contraintes relatives à la gestion des eaux usées ! Les capacités épuratoires des zones humides étant limitées, elles se retrouvent rapidement affaiblies par les pollutions diffuses et chroniques, et leur dégradation mène à la perte des services qu’elles peuvent nous rendre, voire leur disparition. Un cercle vicieux dangereux… Le sujet de la gestion de l’eau et de l’assainissement est problématique dans l’ensemble des territoires ultramarins, même si les constats sont différents d’un territoire à l’autre. A Nouméa en Nouvelle-Calédonie, moins de la moitié des habitants est raccordée à l’une des six stations d’épuration de la ville. En Polynésie française, la station d’épuration de Papaeva inaugurée en 2016 ne fonctionne qu’au tiers de sa capacité, faute de raccordements suffisants. En Guyane, 95% des installations d’assainissement autonome sont non-conformes. Quant à Mayotte, où il n’existe pas d’Office de l’Eau, les capacités d’ingénierie sont insuffisantes et ont mené de nombreuses défaillances, malgré une réelle volonté d’améliorer le service public de l’eau potable et des eaux usées. C’est dans les territoires antillais que le problème est le plus avéré : les rejets des eaux usées domestiques dans le milieu naturel constituent le 1er facteur de pollution azotée des zones humides et des cours d’eau. A l’heure actuelle, 75000 installations d’assainissement non-collectif sont recensées en Martinique dont 90% sont évaluées non conformes par les services de contrôle. Même constat en Guadeloupe, où les eaux pluviales et usées ne sont quasiment pas traitées. En cause : 80% des systèmes d’assainissement autonome sont défectueux, selon l’Office de l’Eau de Guadeloupe. Mais ce sont aussi 40% des eaux de baignades qui ont vu leur qualité se dégrader, ces 10 dernières années, en raison de la présence de germes bactériens dus aux rejets d’eaux usées domestiques en mer. En théorie, la qualité des eaux est tellement mauvaise qu’elle justifierait de fermer toutes les plages guadeloupéennes par mesure sanitaire d’ici 10 ans ! On retrouve le même type de problème en Guyane et en Nouvelle-Calédonie, avec des interdictions de baignade. Dans un rapport sur la gestion de l’eau et de l’assainissement dans les Outre-Mer publié en octobre 2022, le Conseil Économique, Social et Environnemental préconisait notamment : La mise en place de filières d’assainissement complètes sur l’ensemble des territoires (stations d’épuration aux normes et adaptées dans chaque intercommunalité) afin de privilégier le réseau collectif quand les conditions le permettent; D’aider les particuliers à se raccorder au service d’assainissement collectif lorsqu’il existe, que ce soit par le biais d’aides au raccordement et de taxes d’assainissement pour les foyers raccordables non-raccordés; L’installation des moyens modernes et écologiques d’assainissement (micro-stations d’épuration type STEP pour les populations isolées ou éloignées, ou filières à filtres planté de végétaux adaptés aux milieux tropicaux) et de traitement des boues; La réutilisation de l’eau pour les usages agricoles, par exemple les eaux en sortie de station d’épuration qui pourraient être utilisées pour des activités d’irrigation agricole ou d’espaces verts ou de nettoyage des voiries;  Le renforcement de la police de l’eau, avec des contrôles plus resserrés afin de prévenir et sanctionner les atteintes aux milieux aquatiques et à l’environnement.   Mais alors, que faire ? Aux Antilles, les Offices de l’Eau, chargés de la gestion de la ressource, sont conscients du problème et tentent de mettre en place des solutions. Celui de Martinique, en partenariat avec la DEAL, a délimité par arrêté des Zones Humides d’Intérêt Environnemental Prioritaire (ZHIEP) dans le cadre du Schéma Directeur d’Aménagement et de gestion des Eaux (SDAGE) 2022-27. Des Zones à Enjeux Environnemental (ZEE) et des Zones sensibles à l’Eutrophisation (ZES) ont également été identifiées, dans le but de mieux préserver les zones humides et les cours d’eau en priorisant les zones de rénovation et mise aux normes de l’assainissement non-collectif.    D’autres solutions passent par l’accompagnement technique et financier des usagers pour la mise en conformité des systèmes d’assainissement. En Martinique, comme dans la plupart des territoires d’outre-mer, 6 foyers sur 10 sont reliés à un système d’assainissement non-collectif. Or, ces installations doivent faire l’objet d’un entretien régulier et notamment de vidanges régulières (tous les 5 ans en moyenne, et 2 ans pour les petites unités individuelles) qui peut être coûteux et parfois difficile à réaliser, car le secteur privé manque de capacité pour réaliser ces prestations dans beaucoup de territoires, notamment en Polynésie française. Pour aider les usagers à supporter ces frais, l’Office de l’eau de Martinique a mis en place un Dispositif de Financement de l’Assainissement pour les Particuliers (DFAP) pour les foyers les plus modestes afin qu’ils puissent mettre leurs systèmes d’assainissement aux normes (jusqu’à 95% du cout pris en charge). Ce système existe également à Mayotte, où un financement de 3000€ est accordé par l’État et le Conseil départemental pour les travaux de raccordement. Cependant, le montage et les frais de dossier restent trop souvent encore un obstacle… Le développement de systèmes d’assainissement adaptés et innovants, comme les microstations d’épuration – comme il en existe en Polynésie française (Moorea), à Mayotte (Tsingoni), à la Réunion (Grand-Fond) ou encore en Guyane (Saint-Laurent-du-Maroni) ou des systèmes de phyto-épuration utilisant des espèces indigènes

Retour sur le Congrès français de la nature 2021

A quelques mois du Congrès mondial de la Nature de l’UICN, le Comité français de l’UICN a organisé son Congrès français de la nature le 30 juin 2021 en visio conférence en direct du Musée de l’Homme à Paris.  Près de 200 participants, dont des organisations, des experts et des partenaires du Comité français de l’UICN se sont réunit pour ce dernier temps fort de mobilisation et de présentation des principaux messages du Comité français de l’UICN pour la biodiversité, avant de se retrouver à Marseille du 3 au 11 septembre pour le Congrès mondial de la nature l’UICN. Des messages représentant des propositions concrètes sur plusieurs grands enjeux de la préservation de la nature à l’échelle mondial : La protection des espèces et la lutte contre la criminalité environnementale La Lutte contre l’artificialisation des sols Le renforcement du réseau des espaces protégés La généralisation des pratiques alternatives aux pesticides de synthèse Le déploiement des Solutions fondées sur la Nature La lutte contre la déforestation importée La préservation des côtes et de l’océan La protection des vieilles forêts d’Europe et des mangroves La réduction des impacts de l’industrie extractive L’accroissement des financements pour la biodiversité Suite à ces présentations, le manifeste sur l’éthique du Comité français de l’UICN : « L’avenir du vivant, nos valeurs pour l’action » a été le sujet d’une table ronde. Le congrès s’est ensuite terminé avec une session spéciale de rencontre avec les candidats à la présidence internationale de l’UICN : Razan Al Mubarak, Malik Amin Aslam Khan et John Gwilym Robinson Grâce à son réseau d’organisations membres et d’experts, le 2eme Comité dans le monde, une intense préparation a été mise en place pour être au rendez-vous et être force de propositions : plus de 100 évènements préparés, 18 recommandations politiques rédigées, un pavillon organisé avec toute une programmation, une mobilisation des différents acteurs engagée, des actions de sensibilisation lancées sur les enjeux de la biodiversité. > Découvrez toutes nos actions vers le Congrès PLUS D’INFORMATIONS – Le programme du Congrès français 2021 – Les présentations des intervenants (format pdf)– La chaîne Youtube du Comité français de l’UICN– La préparation du Comité français de l’UICN pour le Congrès mondial de l’UICN 2020 Bandeau photo, de gauche à droite : Bérangère Abba, Secrétaire d’Etat à la biodiversité, Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN et Bruno David, Président du Muséum National d’Histoire Naturelle © Comité français de l’UICN

Concours « Les enfants pour la biodiversité » : Les classes lauréates sont…

Tout au long de l’année scolaire, 400 classes se sont engagées dans le concours « Les enfants pour la biodiversité » en enquêtant sur la biodiversité à proximité de leur école. Pour partager leurs découvertes, elles ont écrit un article et créé une affiche de campagne avec un slogan pour nous interpeller. Le jury s’est réuni jeudi 11 juin pour établir un palmarès des 6 meilleurs dossiers : 3 classes en métropole, 3 classes en outre-mer. L’opération, initiée par Milan presse, sous le parrainage de Claudie Haigneré, a permis de sensibiliser les élèves de CM2 aux enjeux de la biodiversité dans la perspective du Congrès mondial de la nature de l’UICN (Marseille, janvier 2021). Le Comité français de l’UICN, la Fondation Varenne et l’OFB sont partenaires de l’opération.   Les classes lauréates en métropole La classe multiple de l’école Les Cigognes, à Saubusse (40), a enquêté sur l’hirondelle de fenêtre Les élèves ont mené leur enquête avec un garde nature sur cette espèce protégée et procédé au comptage de la population d’hirondelles de fenêtre nichant dans leur village. Pour nous sensibiliser à la préservation de cette espèce, les élèves ont choisi l’idée du trésor, avec le slogan « Ne laissons pas ce trésor disparaître… ou nous disparaîtrons avec lui ». > l’enquête complète   La classe de CM2 de l’école Sainte-Élisabeth, à Paris (75), n’a eu d’yeux que pour le moineau domestique Les CM2 de cette école parisienne se sont intéressés à la diminution spectaculaire du nombre de moineaux domestiques dans la capitale. Leur article décrit les observations, l’enquête menée sur le terrain, la rencontre avec un expert de la LPO, l’interview radio et le projet de construction d’un nichoir dans l’école. Pour ces élèves, la vie prend des formes variées, et il faut la protéger partout, même au cœur de la ville. Ils le disent avec leur slogan : « La Bio Divers Cité, un Paris pour la vie. » > l’enquête complète   La classe de CM1-CM2 de l’école René-Guy-Cadou, à Taupont (56), s’est passionnée pour la salamandre tachetée Les élèves de cette école située dans le Morbihan ont découvert la salamandre tachetée, qu’ils ont étudié sous toutes les coutures. Cette découverte les a conduits à implanter une mare pédagogique dans leur école. Forts de cette expérience, ils défendent leur programme « Voter biodiversité, et le monde sera sauvé ! » > l’enquête complète     Les classes lauréates en outre-mer L’iguane gris est le petit protégé de la classe de CM2 de l’école La Lézarde, à Petit-Bourg, en Guadeloupe Les élèves de la classe de CM2b de l’école de Petit-Bourg en Guadeloupe ont mené l’enquête sur les iguanes pour mieux les connaître et ainsi mieux les protéger. Ils nous invitent à en prendre soin. Leur slogan est en français, mais ils ont tenu à partager leur culture avec une petite phrase en créole, « Nati la, lésé y kon sa », qui veut dire : « La nature, laissez-la comme ça », ou encore : « Protégeons la nature ». > l’enquête complète La chauve-souris à ventre blanc n’a plus de secrets pour la classe de CM2 de l’école Immaculée-Conception, à Saint-Denis, sur l’île de la Réunion Cette classe a mené l’enquête sur une espèce qui vit dans son école : la chauve-souris à ventre blanc. Les élèves ont voulu en savoir plus sur l’utilité et sur les dangers qui planent sur cet animal victime de nombreux préjugés. Ils ont choisi le slogan : « Pas de nature, pas de futur. Réparons ensemble ! La biodiversité est entre nos mains ». > l’enquête complète La classe de CM1-CM2 de l’école Grande Ravine, aux Trois-Bassins, a enquêté sur des plantes spécifiques de l’île de la Réunion Cette classe a mené des recherches sur les espèces de plantes endémiques autour de son école des hauts de l’île de la Réunion avec un expert de l’ONF (Office National des Forêts). Les élèves ont découvert des arbustes mellifères, des plantes à parfum et des plantes aux vertus médicinales, comme l’ambaville, qui soignent beaucoup de Réunionnais. Pour eux, pas de doute, « La nature fait leur futur ». > l’enquête complète   Des élèves récompensés et leurs enseignants au Congrès mondial de la nature de l’UICN Les enfants vont être récompensés pour la qualité de leur travail par des abonnements au magazine Wapiti, des jeux de cartes Défis Nature, des livres et un appareil photo numérique pour la classe. A l’occasion du Congrès de l’UICN qui se tiendra du 7 au 15 janvier 2021 à Marseille, un numéro spécial 1 jour 1 actu (1 million d’exemplaires) recensant les projets emblématiques des enfants et apportant des informations sur la biodiversité à tous les élèves de CM2 de France sera diffusé. Les enseignants des classes lauréates accompagnés de leurs nouveaux élèves seront accueillis sur le stand du Comité français de l’UICN où ils pourront rencontrer et échanger avec nos experts sur la protection de la biodiversité. Une belle occasion de prolonger l’engagement écocitoyen de l’école !   Plus d’informations – Le site internet de l’opération avec l’annonce des résultats – Le journal 1jour1actu sur la biodiversité en France – La vidéo 1jour1question « C’est quoi la biodiversité ? » – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 – Le programme « Education et Communication »

Les dunes côtières et rivages sableux méditerranéens sont menacés en France

Le Comité français de l’UICN a évalué, en partenariat avec l’OFB et le MNHN, les menaces pesant sur les dunes côtières et rivages sableux méditerranéens de France métropolitaine, dans le cadre de « La Liste rouge des écosystèmes en France ». Les analyses montrent que ces écosystèmes, qui représentent environ 26 % du linéaire côtier méditerranéen en France, sont globalement menacés. Présentation des résultats 7 des 9 écosystèmes constituant les littoraux sableux méditerranéens en France sont menacés, évalués « En Danger » ou « Vulnérable ». Cette première évaluation révèle combien ces écosystèmes ont été profondément affectés et fragmentés par l’artificialisation du littoral depuis les années 1960, mais soulignent également les impacts actuels de la surfréquentation touristique et de la modification de la dynamique sédimentaire littorale à l’échelle de la façade méditerranéenne, qui aggravent les phénomènes d’érosion des côtes. Les dunes blanches constituent l’écosystème le plus menacé des côtes sableuses méditerranéennes en France et sont évaluées « En Danger « (EN). Les plage sableuses, les dunes embryonnaires ou encore les dunes grises sont quant à elles évaluées « Vulnérable » (VU). Or, le bon état de la végétation des dunes littorales et leur capacité à accompagner les mouvements d’avancée ou de recul du trait de côte sont des conditions nécessaires pour assurer le stockage du sable et le rechargement efficace des plages. La lutte contre l’artificialisation du littoral doit être la priorité pour assurer la sauvegarde de ces écosystèmes et il faut investir dans les solutions fondées sur la nature, afin de lutter contre l’érosion côtière tout en préservant la biodiversité. Ces solutions doivent notamment être mises en œuvre comme alternatives ou en remplacement des infrastructures construites par le passé. Protéger les dunes mobiles contre l’érosion et le piétinement dû à la surfréquentation touristique représente également une stratégie de conservation des littoraux sableux méditerranéens efficace, tout comme la modification des pratiques de nettoyage mécanisé des plages. Maintenir le bon fonctionnement et la dynamique de nos côtes sableuses méditerranéennes est enfin nécessaire dans le contexte des changements climatiques, qui entraînent une montée du niveau marin et un renforcement des événements climatiques extrêmes.   La Liste rouge des écosystèmes de l’UICN La Liste rouge des écosystèmes de l’UICN permet, selon un standard mondial, d’évaluer les menaces pesant sur la biodiversité à l’échelle des écosystèmes. Cette Liste rouge vient ainsi s’inscrire en complément de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN pour apporter des connaissances plus complètes sur l’état de la biodiversité. En plus d’identifier les écosystèmes menacés, la Liste rouge des écosystèmes permet de connaître et de décrire l’ensemble des processus qui les affectent. Ces résultats facilitent la mise en place d’actions et la prise de conscience politique et sociétale face à l’importance des enjeux de conservation de la biodiversité, à l’échelle des écosystèmes. L’élaboration de la Liste rouge des écosystèmes en France est pilotée par le Comité français de l’UICN, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN). Les évaluations des littoraux méditerranéens ont été réalisés en collaboration avec les Conservatoires botaniques nationaux et l’expertise de nombreux membres et des experts du réseau de l’UICN en France. >>  La Liste rouge des écosystèmes en France   Plus d’informations – Communiqué de presse (mai 2020) – Rapport de synthèse : Comité français de l’UICN, 2020. La Liste rouge des écosystèmes en France – Chapitre littoraux méditerranéens de France métropolitaine Vol 1 : dunes côtières et rivages sableux, Paris, France, 28 pages. Contacts Clémentine Azam, Chargée du programme « écosystèmes » Aurélien Carré, Chargé de mission « Liste rouge des écosystèmes » photo bandeau © EID méditerranée

4e Colloque des aires marines protégées : ensemble pour construire la nouvelle stratégie

Le 4ème colloque national des aires marines protégées vient de se terminer à Biarritz. Organisé par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire, son objectif était de lancer collectivement la rédaction de la nouvelle stratégie française de création d’aires marines protégées pour la période 2020 -2030. Avec plus de 400 participants, ce colloque a permis de travailler collectivement à l’écriture de la nouvelle stratégie pour la période 2020-2030 autour de 5 enjeux stratégiques pour le réseau d’aires marines protégées : 1. un réseau complet et cohérent 2. un réseau de qualité grâce à une gestion efficace et efficiente 3. un réseau contribuant à des usages durables 4. un réseau intégré dans les politiques et les territoires 5. un réseau mobilisateur et engageant La nouvelle stratégie sera présentée au Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020, à Marseille, sachant qu’avec le 2ème domaine maritime mondial, la France est attendue par la communauté internationale sur cet enjeu crucial de la protection des océans.   Deux documents clés comme base de travail L’élaboration d’une nouvelle stratégie des aires marines protégées s’est appuyée sur une évaluation de l’actuelle stratégie nationale réalisée par le groupement de bureaux d’étude ACTeon/MC2/Creocéan/Mickaël Dupré, ainsi que sur une étude comparative internationale de la stratégie française avec celles de 8 autres pays réalisée par le Comité français de l’UICN.   Plus d’informations – Le site internet du 4ème colloque AMP – Le bilan de la précédente stratégie – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, Chargé de mission « Colloque national des aires marines protégées » – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN

Lancement de l’opération « Les enfants pour la biodiversité »

Milan Presse lance son opération « Les enfants pour la biodiversité » dans la perspective du Congrès mondial de la nature de l’UICN de 2020. Elle vise à sensibiliser tous les élèves de CM2 à la protection de la nature à travers un concours national ayant pour thème la biodiversité. Le Comité français de l’UICN est partenaire de cette opération qui durera toute l’année scolaire 2019-2020. L’opération Les enfants seront amenés à enquêter en profondeur sur le thème de la biodiversité. Accompagnés de leur enseignant, ils écriront un reportage sur une espèce ou un écosystème à proximité de leur école. Ils s’interrogeront sur la protection de la nature et créeront une affiche pour défendre la biodiversité. À l’issue du concours, les trois classes lauréates seront invitées à Marseille à l’occasion du Congrès mondial de l’UICN. Claudie Haigneré ancienne astronaute, Conseillère spéciale auprès du Directeur général de l’ESA (European Space Agency), sera cette année la marraine de l’opération. Cette année,  la Fondation Varenne et l’AFB (Agence Française pour la Biodiversité) sont également partenaires de l’opération.   Le déroulé Une première étape pour inviter les écoles à participer : Le 4 octobre à l’occasion de la « Journée mondiale des animaux », 1 200 000 exemplaires du journal « 1jour1actu » édité par Milan Presse ont été distribués à tous les élèves de CM2. L’ensemble des établissements scolaires publics et privés est concerné : 31 845 établissements en France métropolitaine et 1 306 en outre-mer. Cette édition spéciale de « 1jour 1actu » invite les enfants à participer à un concours dans le cadre de l’école, intitulé « Les enfants pour la biodiversité » Il comprend : – un poster pour vous aider à mener l’enquête sur la biodiversité à côté de l’école – une BD sur le thème « C’est quoi, la biodiversité ? » – des informations pratiques pour participer au projet – des photographies d’espèces étonnantes qui vivent en France La vidéo 1jour1question « C’est quoi, la biodiversité ? » : C’est quoi, la biodiversité ? from Milan Presse – Editions Milan on Vimeo.   Une plate-forme interactive dédiée durant tout le concours : Chaque classe a jusqu’au 30 mars 2020 pour envoyer son dossier (article de presse et affiche) sous la forme d’un webjournal sur la plate-forme www.enfants-pour-la-biodiversite.com (tous les détails y sont disponibles).   Une seconde étape mettant à l’honneur les travaux des enfants : A l’occasion du Congrès de l’UICN 2020, un numéro spécial 1 jour 1 actu (1 million d’exemplaires) recensant les projets emblématiques des enfants et apportant des informations sur la biodiversité à tous les élèves de CM2 de France sera diffusé. La journée de remise des prix du concours et plaidoyer sera idéalement organisée lors du congrès.   A propos de « Les enfants pour… » L’opération «Les enfants pour…» a déjà connu cinq éditions. L’objectif est de rendre les enfants acteurs en leur donnant les clés nécessaires au décryptage d’un évènement d’actualité. L’année dernière, elle a abordé le thème du Centenaire de la Première Guerre mondiale, avec « Les enfants pour la paix ».   Plus d’informations – Le site internet de l’opération – Le journal 1jour1actu – La vidéo 1jour1question « C’est quoi la biodiversité ? » – Le Communiqué de presse

Ouverture des inscriptions pour le 4è Colloque national des aires marines protégées

Le 4ème colloque national des aires marines protégées se tiendra du 22 au 24 octobre 2019 à Biarritz. Organisé par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire, son objectif est de lancer collectivement la rédaction de la nouvelle stratégie française de création d’aires marines protégées pour la période 2020 -2030. Positionné au cœur des dynamiques nationales et internationales pour la conservation et la gestion du milieu marin, cet évènement constituera un rendez-vous majeur pour tous les acteurs concernés par les enjeux de gestion des aires marines protégées françaises (gestionnaires, services de l’Etat, acteurs socioprofessionnels, associations ou représentants d’usagers de loisirs, scientifiques, etc.). Un colloque stratégique et participatif La nouvelle stratégie s’organisera autour de 5 enjeux stratégiques pour le réseau d’AMP : 1. un réseau complet et cohérent 2. un réseau de qualité grâce à une gestion efficace et efficiente 3. un réseau contribuant à des usages durables 4. un réseau intégré dans les politiques et les territoires 5. un réseau mobilisateur et engageant Ces cinq grands enjeux de la future stratégie feront l’objet de cinq plénières thématiques qui viseront à partager les éléments du bilan évaluatif de la stratégie actuelle 2012-2020 et à échanger avec les participants sur le niveau d’ambition souhaitée et les résultats à atteindre pour le réseau d’AMP. Chaque plénière accueillera un panel d’intervenants composé de représentants des six collèges (gestionnaires d’AMP, Etat, collectivités territoriales, acteurs socioprofessionnels, scientifiques, ONG).   Au programme Le colloque est gratuit et ouvert à tous les participants intéressés par les questions en lien avec les aires marines protégées, leur mise en œuvre et leur évolution. L’exposition « Récifs coralliens, coeur de l’océan » d’Alexis Rosenfeld et la conférence de Laurent Ballesta sur l’expédition  » Gombessa 5 – Planète Méditerranée « ,  seront ouvertes au grand public. > FORMULAIRE D’INSCRIPTION (date limite : 11 octobre)   Plus d’informations – Le site internet du 4ème Colloque – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, Chargé de mission « Colloque national des aires marines protégées » – Le programme en détail – Le formulaire d’inscription – Retour sur les Actes du 3ème Colloque – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN

Appel à contribution : 4ème Colloque national des aires marines protégées

Le prochain colloque national des aires marines protégées se tiendra du 22 au 24 octobre 2019 à Biarritz et réunira environ 500 participants (gestionnaires, services de l’Etat, acteurs socioprofessionnels, associations ou représentants d’usagers de loisirs, scientifiques, etc.). Le colloque national des aires marines protégées est organisé conjointement par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire.   Appel à contribution Tout comme pour les éditions précédentes, le programme du colloque sera construit de façon collaborative et s’appuiera sur des axes de travail destinés à orienter un appel à contribution. Cet appel à contribution vient d’être lancé. Vous êtes invités à proposer vos contributions pour le 4ème colloque des aires marines protégées qui contribuera à la future stratégie sur les AMP. > PROPOSEZ VOS CONTRIBUTIONS (jusqu’au 10 septembre) Le pré-programme du colloque sera disponible début septembre.   Contexte Conformément aux engagements pris à la suite du Comité interministériel de la mer et en application du plan biodiversité, le ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) a engagé la révision de la stratégie nationale sur les aires marines protégées (SCGAMP) 2012-2020. Une nouvelle stratégie sera adoptée pour la période 2020-2030 et concernera les eaux françaises, métropolitaines et ultra-marines. Elle doit être présentée lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2020 à Marseille. La nouvelle stratégie 2020-2030 participera également à définir la réponse de la France quant à ses engagements au titre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) dont la COP15 aura lieu en Chine en décembre 2020. Elle sera construite par l’État, les collectivités et les acteurs environnementaux et économiques du monde maritime, en particulier mobilisés lors du 4ème colloque national des AMP.   La nouvelle stratégie s’organisera autour de 5 enjeux stratégiques pour le réseau d’AMP : 1. un réseau complet et cohérent 2. un réseau de qualité grâce à une gestion efficace et efficiente 3. un réseau contribuant à des usages durables 4. un réseau intégré dans les politiques et les territoires 5. un réseau mobilisateur et engageant   Plus d’informations – Le site internet du 4ème Colloque – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, chargé de mission Colloque national des aires marines protégées – Retour sur les Actes du 3ème Colloque – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN Photo bandeau © Dani Fuentes Ortiz on Unsplash