The first Forum on community conservation of great apes of the Congo Basin forests

The first Forum on community conservation of great apes from the forests of the Congo Basin Faced with the continued decline of great apes and their habitats around the world, civil society in Central Africa met from November 18th to 19th, 2021 at the city hall of Yaoundé in Cameroon to talk about community conservation of great apes in the forests of the Congo basin. It was thus during a forum, which brought together more than a hundred participants (conservation practitioners, academics, students, donors, political authorities, etc.), that 6 conservation themes were debated regarding these vulnerable species. A first of its kind in Central Africa, this forum was organized under the sign of promoting « local initiatives to sustainably protect the great apes of Cameroonian forests and the Congo Basin », through 20 exhibition stands in order to present to the public initiatives, products and services of local actors on biodiversity conservation. The discussions around these themes made it possible to raise many questions, still unresolved but decisive for the effective conservation of great apes. It was notably a question of making the scientific inventory of the situation of the great apes of the forests of the Congo Basin in 2020. Discussions took place on the notion of community conservation and its effectiveness on the protection of great apes in the context of the forests of the Congo Basin. The baseline of this meeting was based on the necessary reflection on the place, role and contribution of local communities in Central Africa in conservation. What are their perceptions and representations on this major contemporary issue for Africa and the world? The direct testimonies of 4 community leaders coming from Nkala (Téké community of Maï Ndombe in DR Congo), Messamena and Somalomo (Badjoué and Baka community of the Dja Reserve in Cameroon), the littoral (Banen community, the forest of Ebo in Cameroon and Bertoua (Képéré community on the outskirts of Deng Deng Cameroon National Park) helped free the community voice. The positioning of these different testimonies allowed participants to realize, if this is only confirmation, the vast misunderstanding and discrepancy between local / community expectations and the conservation objectives promoted in rural and community settings. During this forum, it was also question of the sustainability of funding for community conservation by local and community organizations, in particular the search for suitable and viable funding for these local actors highly dependent on the money provided by external partners. Finally, the participants raised the issue of collaborative leadership that promotes a strong contribution of local and community organizations in the conservation of great apes and biodiversity in the forests of the Congo Basin. The forum had some major moments to allow the public and the participants to immerse themselves, in a surge of affirmed citizenship, in the daily life of the conservation of the great apes. An excursion to the Mefou primate sanctuary was organized for the students of Yaoundé, their parents and teachers. The work of the members of the GSAC Alliance was fully exposed through the visit of the premises of the NGO TF RD (Tropical Frorest and Rural Development) of Cameroon which is developing a model for valuing non-timber forest products and their marketing… It is recalled that this sub-regional meeting was organized by the Alliance GSAC network (Alliance for the community conservation of great apes in Central Africa). It has been supported since its creation by the French Committee of the International Union for the Conservation of Nature. This network has existed since 2016 and already has several transversal actions to its credit aimed at technically and institutionally strengthening local civil society, but also allowing it to position itself as a key player in the actions to be implemented to save the great apes of the forests of the basin of the Congo.

Le premier Forum sur la conservation communautaire des grands singes des forêts du bassins du Congo

Face au déclin continu des grands singes et leurs habitats dans le monde, la société civile d’Afrique centrale s’est retrouvée du 18 au 19 novembre 2021 à la mairie de Yaoundé (Cameroun) pour aborder les enjeux de la conservation communautaire des grands singes des forêts du bassin du Congo. C’est donc au cours d’un forum, ayant réuni plus d’une centaine de participants (praticiens de la conservation, universitaires, étudiants, bailleurs, autorités politiques, etc.), qu’ont été débattus 6 thématiques de conservation sur ces espèces vulnérables. Un premier du genre en Afrique centrale, ce forum a été organisé sous le signe de la valorisation des « initiatives locales pour protéger durablement les grands singes des forêts camerounaises et du bassin du Congo », à travers 20 Stands d’exposition afin de présenter au public les initiatives, produits et services des acteurs locaux sur la conservation de la biodiversité. Les échanges autour de ces thématiques ont permis d’évoquer beaucoup de questions, encore en suspens mais déterminantes pour une conservation efficace des grands singes. Il a été notamment question de faire l’état des lieux scientifique de la situation des grands singes des forêts du bassin du Congo. Des discussions ont eu lieu sur la notion de conservation communautaire et son efficacité sur la protection des grands singes dans le contexte des forêts du bassin du Congo. La ligne de fond de cette rencontre était basée sur la nécessaire réflexion sur la place, le rôle et la contribution des communautés locales d’Afrique centrale dans la conservation. Quelles sont leurs perceptions et représentations sur cet enjeu contemporain majeur pour l’Afrique et le monde ? Les témoignages directs de 4 leaders communautaires venant de Nkala (communauté Téké du Maï Ndombe en RD Congo), de Messamena et Somalomo (communauté Badjoué et Baka de la Reserve du Dja au Cameroun), du littoral (communauté Banen, de la foret d’Ebo au Cameroun) et de Bertoua (communauté Képéré de la périphérie du Parc national de Deng Deng Cameroun) ont permis de libérer la voix communautaire. Le positionnement de ces différents témoignages a permis aux participants de se rendre compte, si ce n’est qu’une confirmation, du vaste quiproquo et décalage entre les attentes locales/communautaires et les objectifs de conservation promus en milieu rural et communautaire. Au cours de ce forum, la question du financement de la conservation communautaire a été abordée. En particulier, les financements sont aujourd’hui peu adaptés aux besoins des acteurs locaux fortement tributaires des fonds apportés par des partenaires extérieurs. Enfin, les participants ont évoqué la question du leadership collaboratif qui favorise une forte contribution des organisations locales et communautaires dans la conservation des grands singes et de la biodiversité des forêts du bassin du Congo. Le forum a connu des moments forts pour permettre au public et aux participants de s’imprégner, dans un élan de citoyenneté affirmée, le quotidien de la conservation des grands singes. Une excursion au sanctuaire des primates de la Mefou été organisée en faveur des élèves de Yaoundé, leurs parents et les enseignants. Le travail des membres de l’Alliance GSAC a été pleinement exposé à travers la visite des locaux de l’ONG TF RD (Tropical Forest and Rural Development) du Cameroun qui développent un modèle de valorisation des produits forestiers non ligneux et leur mise en marché. Il est rappelé que cette rencontre sous-régionale a été organisée par le réseau Alliance GSAC (Alliance pour la conservation communautaire des grands singes en Afrique centrale). Il est soutenu depuis sa création par le PPI, géré par le Comité Français de l’UICN. Ce réseau existe depuis 2016 et a déjà son actif plusieurs actions transversales destinées à renforcer techniquement et institutionnellement la société civile locale, mais aussi lui permettre de positionner comme acteur clé dans les solutions à mettre en œuvre pour sauver les grands singes des forêts du bassin du Congo.

Les ONG africaines bénéficiaires de 2,2 millions d’euros sur 2011-2013 pour de nouvelles actions sur l’environnement

Le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN France) renouvellent leur partenariat dans le cadre du programme de petites initiatives. La mobilisation des acteurs locaux de la société civile africaine est essentielle pour faire progresser la protection de l’environnement. C’est pour accompagner le renforcement de leurs capacités à répondre aux enjeux de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique que le FFEM et l’UICN France engagent la troisième phase du Programme Petites Initiatives (PPI 3). Un financement de 2.2 millions d’euros pour la période 2011-2013 permettra de soutenir 40 nouveaux projets, avec une priorité sur cinq pays : Burkina Faso, Ghana, Togo, Cameroun et République Démocratique du Congo. Chaque projet est une histoire originale qui répond à des réalités de terrain et à une demande des communautés locales qui montre ainsi l’engagement de la société civile africaine à s’investir dans la préservation de l’environnement. Les actions réalisées concernent différentes thématiques comme : la conservation et la valorisation de zones humides, côtières ou marines à travers la protection des habitats (forêts littorales à Madagascar, mangroves au Ghana), l’amélioration des ressources halieutiques lacustres (RDC), le développement d’activités éco-touristiques liées à l’avifaune (Bénin), la création d’espaces protégés (Madagascar) ; le suivi scientifique et la protection d’espèces menacées comme les gorilles de plaines et de montagne, les baleines, les tortues marines ou les hippopotames ; la gestion de forêts tropicales communautaires et le développement de filières durables de commercialisation des produits forestiers non ligneux ; le traitement des déchets avec une valorisation des crédits carbone (Cameroun, Madagascar, Mozambique et Togo). Ces ONG ont développé de nombreuses expériences et méthodes permettant d’apporter des solutions concrètes aux défis de l’environnement, montrant toute la richesse des initiatives locales. Entre 2006 et 2011, environ 100 projets ont été subventionnés dans 25 pays. Tous les renseignements sur le programme et les critères de sélection des projets sont disponibles sur www.ffem.fr et sur la page dédié au Programme de Petites Initiatives (PPI). Le programme de Petites Initiatives du Fonds Français pour l’Environnement Mondial est soutenu, depuis sa création, par le Ministère du développement durable et le Ministère des Affaires étrangères et européennes.