L’UICN France soutient l’effacement du barrage de Poutès pour la sauvegarde de l’axe Loire-Allier et de ses espèces sauvages

Signataire de la convention sur le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques, le Comité français de l’UICN estime que l’effacement du barrage de Poutès constitue la meilleure solution pour répondre à cet engagement issu du Grenelle de l’Environnement. Le 23 juin 2010, le Comité français de l’UICN s’est engagé au côté d’associations de protection de l’environnement, de l’Etat, de représentants de collectivités locales et de l’ensemble des hydro-électriciens, pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques. Cet engagement a été formalisé par la signature d’une convention, élaborée dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, qui prévoit l’effacement des obstacles les plus problématiques en termes de continuité écologique. Le Ministère chargé de l’Ecologie a récemment sollicité les signataires de la convention sur l’hydroélectricité durable pour qu’ils donnent leurs avis sur les solutions présentées pour l’avenir du barrage de Poutès sur l’Allier. Sur la base des avis rendus par ses membres et après examen des avis de l’ONEMA et du Préfet coordonnateur du Bassin Loire-Bretagne, le Comité français de l’UICN a estimé que l’effacement complet du barrage de Poutès constitue la meilleure solution pour le rétablissement de la continuité écologique de l’axe Loire-Allier, la sauvegarde du Saumon atlantique (espèce menacée de la Liste rouge nationale) et d’autres poissons migrateurs, ainsi que le respect des engagements européens de la France (directive Habitats Faune Flore). Le Comité français de l’UICN a également rappelé que l’annonce de cette décision par le gouvernement français serait un signal fort pour relancer la nécessaire dynamique de sauvegarde et de restauration de l’ensemble écologique formé par la Loire, dernier grand fleuve sauvage d’Europe. De plus, la nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité, lancée le 19 mai dernier, a posé comme ambition forte de préserver, restaurer et valoriser la biodiversité, en mettant l’accent sur le rétablissement des continuités écologiques et la reconquête d’un niveau plus élevé de biodiversité. Une cohérence s’impose : les nouveaux choix d’investissements, d’attribution et de renouvellement de concessions hydrauliques de l’Etat doivent respecter les objectifs du Grenelle et ceux de la Stratégie nationale pour la biodiversité. Une conférence de presse est organisée par plusieurs ONG au Puy en Velay le 17 juin 2011, pour présenter les impacts et enjeux environnementaux du projet d’aménagement du barrage de Poutès, et demander que l’Etat annonce l’effacement du barrage à l’occasion de la date d’anniversaire de la signature de la convention.

Objectifs biodiversité 2020 en difficulté : la France doit tout faire pour l’adoption de décisions ambitieuses pour la sauvegarde de la planète

Dans le cadre de la 10ème conférence de la Convention sur la diversité biologique (Nagoya, Japon, 18-29 octobre 2010), la communauté internationale négocie difficilement sur son engagement pour la protection de la biodiversité, qui continue pourtant de disparaître à un rythme alarmant. La France, pays à mégadiversité, doit contribuer à l’adoption de décisions plus fortes pour enrayer la disparition de la biodiversité et lancer une décennie décisive pour la préservation de ce bien public mondial. Après avoir échoué à réduire l’érosion de la biodiversité avant 2010, les 193 Etats signataires de la Convention sur la diversité biologique doivent réagir fortement et conclure des accords nouveaux et déterminants. C’est une opportunité historique qui se présente : l’année 2010 a été consacrée, pour la première fois, « année internationale de la biodiversité » par les Nations-Unies, 15 000 délégués du monde entier sont présents à Nagoya et la Convention doit adopter son plan d’action pour les 10 années à venir. Il ne faut pas reproduire la déception du Sommet de Copenhague sur le climat et les pays doivent assumer leurs responsabilités et les traduire en décisions et actions concrètes.   Dans ce contexte, l’UICN France presse le gouvernement français de soutenir une conclusion des accords qui soit à la hauteur des enjeux, pour faire de la Conférence de Nagoya un succès. Cela concerne en particulier l’adoption : d’un plan stratégique d’action, ambitieux et concret, pour les 10 prochaines années, centré sur la forte réduction des pressions et la mise oeuvre d’actions de protection directes de la biodiversité, comme le développement des aires protégées, à hauteur de 25% pour les milieux terrestres et 15% pour les milieux côtiers et marins, et la restauration des écosystèmes et des espèces. du protocole règlementant l’accès et le partage des avantages liés à l’exploitation des ressources génétiques, pour encadrer strictement les échanges commerciaux, lutter contre la bio-piraterie et procurer des retombées positives pour la biodiversité et les communautés locales. d’un plan de financement en augmentant fortement la part dédiée à la biodiversité dans l’aide publique au développement, en réorientant les incitations financières et les subventions dégradant la biodiversité, et en mettant en place des mécanismes de financement innovants pour sa conservation. A ce titre, l’UICN France demande que les engagements du Grenelle de l’Environnement soient tenus, à savoir l’attribution de 10% de l’aide publique au développement à des projets de préservation de la biodiversité d’ici 2012, contre 1,2 % actuellement (109 millions d’euros), et la réforme de la fiscalité défavorable à la biodiversité qui devait être engagée en 2008. Pour marquer une première étape vers cet engagement, le gouvernement doit mobiliser les financements des ministères concernés et ceux de l’Agence française de développement, reconstituer le Fonds Français pour l’Environnement Mondial, et annoncer un financement conséquent et pérenne, comme l’Allemagne qui s’est engagée à hauteur de 500 millions d’euros annuels. Le Ministre d’Etat et la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, attendus pour le sommet dans les prochains jours aux côtés de 110 ministres, doivent venir apporter un soutien fort et des propositions précises pour conclure les accords de Nagoya sur la biodiversité   Documents joints CP UICN France Nagoya

Des stratégies territoriales pour la biodiversité

Le groupe de travail « collectivités et biodiversité » du Comité français de l’UICN vient de faire le point sur les questions liées à la mise en œuvre de « stratégies territoriales » pour la préservation de la biodiversité par les collectivités territoriales. Ce thème constitue l’un des engagements du Grenelle de l’Environnement. L’objectif de cette réunion était de faire le point sur les modes de « travailler ensemble » des collectivités locales en matière de biodiversité, ainsi qu’avec les autres acteurs (gestionnaires des milieux naturels et milieu associatif), sur la nécessité de s’inscrire dans un cadre national et d’intégrer, au-delà, les réseaux européens et internationaux de collectivités pour partager les expériences. Un inventaire des principaux outils développés par les collectivités territoriales ainsi que de leur articulation avec ceux des autres acteurs (Etat, autres collectivités, ONG…) sera bientôt disponible. Ce travail permettra d’identifier les besoins spécifiques des collectivités territoriales, notamment en matière d’assistance et de conseil sur l’élaboration de plan d’action efficaces et d’indicateurs pertinents pour répondre aux enjeux de la biodiversité, dans le cadre général de la Stratégie Nationale de la Biodiversité.   Vous trouverez sur cette page : • le compte-rendu de la réunion • les diaporamas présentés par les différents intervenants : • Présentation des résultats du questionnaire de l’étude « les stratégies territoriales pour la biodiversité », Anne-Laure Benoit, Comité français de l’UICN • L’implication des politiques publiques et la mise en réseau des acteurs et des données, deux enjeux majeurs du Schéma Régional pour le Patrimoine Naturel et de la Biodiversité en Bretagne. La création d’un Observatoire Régional de la Biodiversité Guillaume Lesage, Chef de service patrimoine naturel et paysage, Conseil Régional de Bretagne • La valorisation des corridors biologiques et la création d’un pôle départemental de recherche sur la biodiversité, la Politique Stratégique Départementale des ENS de l’Isère Arnaud Callec, Conseil Général de l’Isère • L’organisation stratégique des départements et des régions dans les politiques de préservation de la biodiversité. Les CREN, acteurs conjoints aux collectivités sur la maîtrise foncière : les critères d’acquisition et de gestion. Bruno Mounier, Conservatoire des Espaces Naturels (intervention sans diaporama) • La relation entre collectivités et ONG : Quelle place attribuer au milieu associatif dans les stratégies territoriales pour la biodiversité ? Quelle gouvernance aujourd’hui en matière de préservation du patrimoine naturel ? Christophe Aubel, Directeur de la Ligue ROC • Comment donner une cohérence nationale aux différentes stratégies rédigées à l’échelle territoriale ? Retour d’expérience des PNR sur la cohérence des chartes des PNR Thierry Mougey, Fédération des Parcs Naturels Régionaux • La prise en compte de la biodiversité dans la cinquième génération des CPER 2007-2013, Marie-Christine Salmona, Direction de la Nature et des Paysages, MEEDDAT (à venir) • Le porter à connaissance en matière de biodiversité : évolutions et freins Jean-François Antoine, unité impact des projets sur l’environnement du service de la préservation des espaces, du patrimoine et de la biodiversité à la DIREN Ile-de-France • L’articulation des politiques locales, nationales et européennes : l’exemple de Natura 2000. En quoi, en l’espace de 15 ans, le réseau Natura 2000 a-t-il fait évoluer le « travailler ensemble » dans la conservation des habitats ? Isabelle Couprie, Direction de la Nature et des Paysages, MEEDDAT • Présentation des réseaux et des opportunités existantes Ewa Kaniowska, Chargée de projet Comité français de l’UICN/FPNR Pour toute question relative à ce groupe de travail, n’hésitez pas à contacter Marion Péguin, Chargée de mission Politiques de la biodiversité : marion.peguin@uicn.fr   Documents joints CR_12_Juin_08 Isabelle_Couprie Thierry_Mougey Ewa_Kaniowska Ewa_Kaniowska_AM Guillaume_Lesage Arnaud_Callec Anne_Laure_Benoit Jean-Francois_Antoine Christophe_Aubel.pps

Une nouvelle loi Mer pour la France !

A la veille du Grenelle de l’environnement et du premier colloque national sur les aires marines protégées, le Comité français de l’UICN publie un nouveau rapport* indiquant que l’heure est venue pour l’Etat français d’adopter une loi Mer. Avec le deuxième domaine maritime au monde, la France a d’importantes responsabilités pour la préservation de la biodiversité marine mais sa législation peine à y répondre en étant trop sectorielle et complexe, sans vision d’ensemble pour sa protection.   Des enjeux majeurs Le domaine marin français est le seul à s’étendre sur les 3 grands océans du monde avec 11 millions de km2, deuxième superficie après celle des Etats-Unis. Il abrite 10% des récifs et lagons de la planète ainsi que 20% des atolls. La biodiversité présente dans les eaux françaises est considérable : des milliers d’espèces ont été recensées dont plusieurs sont menacées à l’échelle mondiale (cétacés, tortues marines, requins, albatros, invertébrés comme le bénitier géant…) et d’importants stocks de poissons. Les pressions que subissent aujourd’hui les écosystèmes marins sont très inquiétantes et il est urgent d’apporter des réponses à la hauteur des enjeux. Une indispensable stratégie L’adoption d’une loi Mer serait une occasion unique de définir la stratégie de la France pour la protection et la gestion de son domaine marin. Les exemples étrangers, comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et le Royaume Uni, montrent que l’élaboration d’un grand texte national permettrait de poser clairement les ambitions politiques de la France pour la préservation des milieux marins et d’accorder sa politique nationale avec ses engagements internationaux. Avec la mise en place de la nouvelle politique maritime intégrée européenne, elle permettrait à l’Etat français de se mettre en ordre de marche pour répondre à ce grand rendez-vous. Cette loi pourrait ainsi marquer un nouveau cap dans l’histoire de la politique française de la mer au bénéfice de tous ceux qui en vivent et en dépendent. Un acte démocratique important L’élaboration d’une loi Mer représenterait un acte démocratique en associant l’ensemble des acteurs à la définition des principes fondamentaux et des règles cardinales d’une gestion durable et intégrée des milieux marins. Le groupe 2 du Grenelle de l’Environnement a retenu cette proposition dans ses travaux. Le droit français serait aussi renouvelé et adapté car il est essentiellement tourné vers la terre et comporte très peu d’outils spécifiques aux écosystèmes marins.   Dans son rapport, le Comité français de l’UICN souhaite que cette loi propose une nouvelle ambition et plus grande exigence de la protection des milieux marins, une véritable gestion intégrée des activités en mer, une meilleure gouvernance et le développement d’une culture maritime française. * Rapport « Biodiversité marine et droit français », première partie « propositions pour une loi Mer » à télécharger ci-dessous. Contacts : Sébastien Moncorps, Directeur, et Carole Martinez, Chargée de mission « Milieux naturels » Tél : 01 47 07 78 58 / 06 73 86 87 29 E-mail : sebastien.moncorps@uicn.fr et carole.martinez@uicn.fr   Document joint Rapport_UICN_France_-_Loi_Mer

Grenelle de l’Environnement : les propositions de l’UICN France

Le Comité français de l’UICN a contribué activement aux travaux du groupe 2 – biodiversité et ressources naturelles – du Grenelle de l’Environnement en élaborant plusieurs propositions. Celles-ci concernent plusieurs thèmes prioritaires d’actions : outre-mer, mer, stratégie nationale de la biodiversité, action internationale et gouvernance. Les fiches sont disponibles en téléchargement ci-dessous. Membre du groupe 2 par l’intermédiaire de son Président, le Comité français a participé à l’élaboration de l’ensemble des propositions de ce groupe, en demandant également des avancées concrètes sur la mise en place d’un réseau écologique national (trame verte), d’une stratégie pour les aires protégées et le renforcement de la protection des espèces menacées. Le Comité français a travaillé en étroite concertation avec plusieurs de ses membres impliqués dans le groupe 2. Ces propositions ont été bien reprises dans le rapport final disponible sur le site du Grenelle de l’Environnement. Une consultation nationale est maintenant ouverte sur le site internet du Grenelle de l’environnement jusqu’au 12 octobre et des réunions régionales sont organisées jusqu’au 19 octobre. Pour plus d’informations, consultez le site officiel du Grenelle.   Documents joints Proposition_UICN_France_-_gouvernance_agence_de_la_nature Proposition_UICN_France_action_internationale Proposition_UICN_France_Mer Proposition_UICN_France_outre-mer Proposition_UICN_France_Srategie_Nationale_Biodiversite

Contribution de l’UICN France au débat politique 2007

2007 : quels projets politiques pour la biodiversité ? Suite à l’élection du nouveau Président de la République et la nomination du nouveau ministre en charge de l’environnement, le Comité français de l’UICN leur a adressé sa contribution sur la biodiversité, adoptée lors du dernier congrès français de la nature, afin de préparer le prochain « Grenelle de l’environnement ». Cette contribution avait été réalisée en collaboration avec ses organismes membres qui ont pris des initiatives publiques importantes pour nourrir le débat préalable aux élections nationales du printemps 2007. C’est en particulier le cas de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et de son « pacte écologique », du WWF France et de l’« Alliance pour la Planète », de la Ligue ROC avec « Ensemble pour la biodiversité », de France Nature Environnement avec le « Manifeste FNE », et de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, avec le « Manifeste LPO ». Ces initiatives, fortes et originales, sont fondées sur des analyses largement partagées, et conduisent à des propositions convergentes ou complémentaires. Le Président du Comité français de l’UICN a participé à la rencontre organisée le 21 mai 2007 entre le Président de la République et le Ministre d’Etat chargé de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables avec les experts de l’environnement. Le Comité français de l’UICN, qui sera associé aux travaux du groupe sur la biodiversité et les ressources naturelles pour le « Grenelle de l’environnement », valorisera cette contribution sur la biodiversité et l’ensemble des travaux conduits dans ses commissions et groupes de travail.   Document joint Contribution_UICN_France_2007