Renforcement de la justice environnementale

Le Comité français de l’UICN salue la spécialisation des magistrats et des juridictions en matière d’environnement et appelle le gouvernement à réhausser ses propositions de nouvelles incriminations dans le projet de loi climat et convention citoyenne. La réponse pénale à la criminalité environnementale est très majoritairement constituée par des alternatives aux poursuites qui ne facilitent pas l’accès des victimes à la justice répressive et à la réparation du préjudice écologique au point où le procureur général près la Cour de cassation a pu évoquer « une dépénalisation de fait du droit de l’environnement ». La criminalité environnementale est pourtant loin d’être résiduelle. Le rapport de la mission d’inspection « Une justice pour l’environnement », publié en octobre 2019, recense entre 19 400 et 22 000 procès-verbaux d’infractions délictuelles transmis aux parquets liés aux atteintes à l’environnement sur la période 2012 à 2018. En 2018, les établissements ayant fusionné au sein de l’Office français de la biodiversité (Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et Agence française pour la biodiversité (AFB) ont constaté plus de 15 000 infractions, dont 6 336 liées à la chasse, 1 223 liées à la gestion et à la protection du gibier, 1 317 liées à la pêche, à l’eau et aux milieux aquatiques et 745 liées à la protection des espèces animales, végétales et des habitats. Le Comité français de l’UICN, avec sa commission du droit de l’environnement et des politiques environnementales (CDPE), avait lancé dès 2015 une réflexion sur ces questions en organisant un colloque à Montpellier sur « la protection de la nature par le droit pénal ». En 2016, les membres de l’UICN ont adopté une motion (085) lors du dernier Congrès mondial de la nature (Hawaï, USA) appelant les États membres à créer des cours et tribunaux spécialisés pour l’environnement. Afin de concrétiser cette recommandation, le Comité français de l’UICN avait lancé en 2017 un appel visant à spécialiser les juges pour l’environnement, partagé par une vingtaine d’organisations de protection de la nature ou des animaux. Depuis, le Comité français de l’UICN a été étroitement associé aux travaux de la mission d’inspection « Une justice pour l’environnement » destinés à formuler des propositions d’amélioration du traitement judiciaire des atteintes à l’environnement. Cet appel du Comité français de l’UICN aboutit ainsi favorablement puisque la loi du 24 décembre 2020 procède à une spécialisation des juridictions civiles et pénales en matière d’atteintes à l’environnement. Des juges spécialement formés et qualifiés traiteront désormais exclusivement ce contentieux à la fois complexe et technique, ce qui devrait permettre de remédier à ce phénomène de dépénalisation du droit de l’environnement et de relever le niveau des sanctions prononcées. Mais au-delà de ces importantes avancées, le Comité français de l’UICN estime que les premières propositions du gouvernement figurant dans le projet de loi climat et convention citoyenne qui sera discuté par le Parlement à partir de mars 2021 ne sont pas à la hauteur de la réforme institutionnelle ambitieuse qui découle de la loi du 24 décembre 2020. Le Comité français de l’UICN estime que cette réforme institutionnelle doit s’accompagner d’une refonte des principales incriminations en relevant le niveau des peines applicables aux infractions les plus graves, en consacrant un délit général d’atteinte à l’environnement et un délit de mise en danger de l’environnement. Plus d’informations – Commission Droit et politiques environnementales du Comité français de l’UICN– Rapport « Une justice pour l’environnement », page 19– Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, Flash’crim n°29, octobre 2020– Recommandation 85 adoptée en 2016 au Congrès mondial de la nature de l’UICN– Loi n° 2020-1672 du 24 décembre 2020 relative au Parquet européen, à la justice environnementale et à la justice pénale spécialisée– Contact : Florence Clap, Chargée de programme « Politiques de la biodiversité »

Du 19 au 23 mai, célébrons la nature partout dans le Monde !

Initiée en France en 2007 par le Comité français de l’UICN, la Fête de la Nature est l’événement annuel qui mobilise l’ensemble des acteurs engagés pour la nature. La semaine du 22 mai, journée internationale de la biodiversité, des milliers d’animations gratuites sont proposées pour découvrir les richesses naturelles près de chez soi et vivre une expérience au plus proche de la nature. Cette célébration est aujourd’hui organisée de manière structurée et régulière en France, en Suisse, aux Pays-Bas et au Québec. En 2020, plusieurs associations agissant pour la nature sur le continent africain ont rejoint le mouvement. Toutes ont proposé de multiples animations qui ont pu intégrer la programmation francophone en ligne de l’événement, initiative qu’elles tiennent à reproduire lors des prochaines éditions. En ce début d’année 2021, la Fête de la Nature lance un nouvel appel à organisation auprès des acteurs de la nature dans le Monde et convie les acteurs des PPI à prendre part à cette célébration internationale de la nature ! Forte de son expérience, l’association française de la Fête de la Nature se propose d’accompagner l’émergence d’initiatives hors de France. Elle met également à disposition des structures francophones son site internet pour leur permettre d’enregistrer leurs animations organisées entre le 19 et le 23 mai 2021. Partenaire officiel du congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra en septembre 2021 à Marseille, l’association Fête de la Nature valorisera à cette occasion l’ensemble des initiatives hors de France qui auront été proposées. Cette communication contribuera ainsi à porter l’attention sur le rapport que nous entretenons tous avec le vivant et les acteurs qui s’engagent à le préserver. Comment participer ? Téléchargez le Guide de l’organisateur destiné aux pays francophones et suivez les instructions afin de proposer des animations dans votre pays lors de la Fête de la Nature 2021. Contact : info@fetedelanature.com

From May 19th to 23rd, celebrate nature everywhere around the World!

Introduced in France in 2007 by the IUCN French comity, the Fête de la Nature (Nature days) is the annual event during which all the stakeholders – people and organizations – engaged for nature swing into action. During the week of May 22nd, the international biodiversity day, thousands of free activities are offered across France for everyone to discover the natural wealth in their vicinity and experience the contact of nature. This celebration is now structured and organized regularly in France, Switzerland, The Netherlands and Quebec (Canada). In 2020, several NGOs from Africa joined the action. All of them offered many activities which have been added to the program on the Fête de la Nature’s French website and want to repeat this positive experience. In early 2021, the Fête de la Nature is calling again for NGOs from the World and players involved in PPI to take part in this worldwide celebration of nature! Fortified by 15 years of experience, the French’s NGO offers its knowledge to help actions to emerge out of France. Also, it gives to French speaking countries the opportunity to register their activities organized between May 19th and 23rd 2021. The Fête de la nature organization is one of the official partners of IUCN nature congress which will take place in September 2021 in Marseille. During this event, all the actions abroad certified for the Fête de la Nature 2021 will be highlighted. This communication will contribute in drawing participants’ attention on the relationship between humans and nature and the stakeholders who work to preserve it. How to participate? Upload the “Guide de l’organisateur” (Organizer’s guide book) meant for French speaking countries and follow instructions in order to register activities in your country during the Fête de la Nature 2021. Contact: info@fetedelanature.com

PPI OSCAN: a key player in civil society’s engagement in North Africa

PPI OSCAN, the Small-scale Initiatives Program for Civil Society Organizations (CSOs) in North Africa, is a program that supports young associations who want to get involved in new environmental and sustainable development issues through innovative field initiatives. The overall objective of the PPI OSCAN is to strengthen the technical, administrative and financial capacity of CSOs in four North African countries (Algeria, Libya, Morocco and Tunisia) so that they can develop concrete field initiatives in the short term and be able, in the longer term, to contribute to the implementation of national strategies and action plans for biodiversity conservation and restoration, the sustainable management of natural resources and the mitigation of climate change effects. Genesis of the PPI OSCAN program In 2013, the MAVA Foundation and the French Global Environment Facility (FFEM) decided to draw inspiration from the Small-scale Initiatives Programme (PPI) implemented by the IUCN French Committee since 2007, to setup a program with a similar approach but integrating the specificities of the North African region. This collaboration led to the creation of the PPI OSCAN Programme, coordinated by the IUCN Mediterranean Cooperation Centre, IUCN-Med based in Malaga (Spain). Launched in 2014, the first phase of the program received 248 proposals, among which 37 were selected in the four countries: Algeria, Libya, Morocco, and Tunisia. This first phase ended in 2017 and led to a second phase between 2018 and 2021. Like its predecessor, the PPI OSCAN 2 prioritizes emerging CSOs by giving them the opportunity to carry out their first project experience, and by providing fieldwork learning and coaching. Besides the 35 new CSOs selected in this second phase, 8 OSCs were picked up from the PPI OSCAN 1 to strengthen the long-term impacts of their projects, and give them additional responsibilities of mentorship towards the new organizations. Each funded project addresses at least one of these three themes: Species and ecosystem conservation; Co-management of terrestrial and marine protected areas; Ecotourism and sharing the benefits of nature. The synergies between the PPI OSCAN and the PPI Although each program has its geographical specificities, the PPI OSCAN and the PPI have many similarities in their approach, technical content, institutional and operational planning. This is why since 2019, IUCN-Med and the IUCN French Committee have initiated a cross-capitalization process of the two programs to analyse synergies and best practices in their approach to financing and supporting civil society work in Africa. The results of this sharing will later serve as an inspiration for the replication of this approach in conservation and sustainable development programs. In addition, both programs aim to support the network of their beneficiaries through the sharing and exchange of good practices. In this context, the regional meeting of the PPI OSCAN organised in Morocco in November 2019, hosted several actors from the PPI. CSOs from both programs are also participating to mutual webinars especially those working on similar themes and projects. Don’t hesitate to explore the 80 projects and OSC funded by the PPI OSCAN on its website, Facebook page and YouTube channel!

Le PPI-OSCAN : protagoniste de l’engagement de la société civile en Afrique du Nord

Le PPI-OSCAN, Programme de Petites Initiatives pour les Organisations de la Société Civile (OSC) d’Afrique du Nord, est un programme qui soutient les jeunes associations voulant s’impliquer dans les nouveaux enjeux de l’environnement et du développement durable à travers des initiatives innovantes de terrain. L’objectif général du PPI-OSCAN est de renforcer la capacité technique, administrative et financière des OSC dans quatre pays d’Afrique du Nord (Algérie, Libye, Maroc et Tunisie), afin qu’elles soient en mesure de développer à court terme des initiatives concrètes de terrain et qu’elles soient capables, à plus long terme, de contribuer à la mise en œuvre de stratégies et de plans d’actions nationaux de conservation et valorisation de la biodiversité, de gestion durable des ressources naturelles et d’atténuation des effets du changement climatique. Genèse du programme PPI OSCAN En 2013, la Fondation MAVA et le Fonds Français pour l’Environnement (FFEM) ont décidé de s’inspirer du Programme de Petites Initiatives (PPI) mis en œuvre par le Comité français de l’UICN depuis 2007, pour créer un programme avec une approche similaire mais en tenant compte cependant des spécificités du contexte d’Afrique du Nord.  Cette collaboration a donné lieu à la création du Programme PPI OSCAN dont la coordination a été confiée au Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN, l’UICN-Med. Lancée en 2014, la première phase du programme a reçu 248 propositions de projets d’OSC parmi lesquels 37 ont été retenus dans les 4 pays : Algérie, Libye, Maroc, et Tunisie. Cette première phase s’est terminée en 2017 et a donné lieu à une deuxième phase programmée entre 2018 et 2021. Comme son prédécesseur, le PPI OSCAN 2 donne priorité aux OSC émergentes en leur donnant la possibilité de réaliser leur premier projet, et en assurant l’encadrement et l’apprentissage par l’action sur terrain. En plus des 35 nouvelles OSC sélectionnées lors cette deuxième phase, 8 OSC du PPI OSCAN 1 ont également été reprises afin de renforcer les impacts de leurs projets, mais aussi de jouer elles-mêmes un rôle d’accompagnement auprès de ces nouvelles organisations. Chaque projet retenu répond à au moins une des trois thématiques suivantes : Conservation des espèces et des écosystèmes ; Cogestion des aires protégées terrestres et marines ; Écotourisme et partage des bénéfices de la conservation. Les synergies entre le PPI OSCAN et le PPI Bien que chaque programme présente des spécificités géographiques, le PPI OSCAN et le PPI présentent de nombreuses similitudes dans l’approche, le contenu technique et le montage institutionnel et opérationnel. C’est pourquoi depuis 2019, l’UICN-Med et le Comité français de l’UICN ont initié un processus de capitalisation croisée des deux programmes afin d’analyser les synergies et les bonnes pratiques dans leur approche de financement et d’accompagnement de la société́ civile travaillant à la protection de la nature. Le fruit de ce partage sur les acquis et les expériences des 2 programmes servira par la suite d’inspiration pour la réplication de cette approche dans les programmes de conservation et de développement durable. En outre les deux programmes travaillent en synergie pour soutenir le réseau de leurs bénéficiaires à travers un partage et un échange de bonnes pratiques. Dans ce cadre, plusieurs acteurs des deux programmes se sont rencontrés au Maroc en Novembre 2019 lors de la réunion régionale du PPI OSCAN. Divers webinaires ont également vu la participation de bénéficiaires des deux programmes travaillant sur des thématiques similaires. N’hésitez pas à explorez les 80 projets et OSC soutenues par le PPI OSCAN sur son site web, sa page Facebook, et sa chaîne YouTube !

Lancement réussi d’Act4Nature pour la mobilisation des entreprises sur la biodiversité

L’initiative Act4Nature a lancé avec succès le 10 juillet 2018 une nouvelle mobilisation des entreprises sur les enjeux de biodiversité. 65 entreprises ont en effet présenté leurs engagements pour répondre aux enjeux urgents d’érosion du tissu vivant de la planète. Le Comité français de l’UICN est partenaire de cette initiative pilotée par l’Association Française des Entreprises pour l’Environnement (EpE) et espère qu’elle va se poursuivre pour prendre de l’ampleur d’ici 2020. Les entreprises mobilisées au sein d’Act4nature ont souscrit à 10 engagements communs et ont présenté des engagements individuels (voir lien ci-dessous). Parmi ces entreprises, le Comité français de l’UICN salue en particulier l’engagement de ses entreprises partenaires Ciments Calcia – GSM, EDF, Engie, Storengy et Veolia. Il salue également la signature par Eqiom et L’Occitane, ses deux autres entreprises partenaires, des engagements communs d’Act4Nature et de leur volonté de déposer un engagement individuel avant la fin de l’année 2018. Le Comité français de l’UICN attend que les engagements pris soient régulièrement évalués et améliorés pour répondre aux défis de plus en plus pressants de la disparition accélérée de la biodiversité. Il invite également toutes les entreprises à rejoindre l’initiative pour que l’ensemble du secteur privé se mobilise sur cette grande cause.   #act4nature#act4nature Plus d’informations – Site internet  de l’initiative : www.act4nature.com – Découvrir les engagements des 65 entreprises sur ce lien – Découvrir les engagements des entreprises partenaires de l’UICN France :  Engagement de Ciments Calcia – GSM Engagement de EDF Engagement de Engie Engagement de Storengy Engagement de Veolia – Contacts : Florence CLAP, Chargée de Programme ‘Politiques de la Biodiversité’ +33 (0)1 47 07 78 58

La protection de la nature par le droit pénal : des propositions pour le renforcer

Pour assurer une protection efficace de la nature, le droit pénal de l’environnement doit être rapidement renforcé dans trois domaines d’actions prioritaires : la sensibilisation, la coopération / coordination et la formation. Ce sont les principales conclusions du colloque sur la protection de la nature par le droit pénal, organisé par l’UICN France et ses partenaires, le 25 septembre dernier à Montpellier. Le droit de l’environnement est une matière nouvelle et pluridisciplinaire, dans laquelle le droit administratif, le droit civil et le droit pénal coexistent. Ainsi, l’atteinte à l’environnement peut donner lieu, y compris cumulativement, à une sanction pénale, une sanction administrative et une réparation du préjudice sur le plan civil. Aujourd’hui, les sanctions pénales semblent être la réponse la plus appropriée pour les atteintes portées à l’environnement, d’abord dans leur dimension dissuasive. En 2013, 67 000 infractions au droit de l’environnement ont été constatées dont 12 faits criminels (incendies volontaires) et 21 000 délits. Si la criminalité environnementale est loin d’être marginale, le contentieux pénal de l’environnement est encore trop peu développé et les peines le plus souvent symboliques. Pourtant, l’efficacité et l’effectivité des politiques de protection des espaces naturels supposent un respect des normes de protection, des moyens de contrôle opérationnels et des procédures de répression des infractions constatées. Or, le manque de spécialisation des magistrats, la complexité des règles de procédure pénale ou encore l’insuffisance des moyens de police ne permettent pas toujours au droit pénal de l’environnement d’apporter une réponse à la hauteur des enjeux. Dans ce contexte, le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), avec la collaboration de l’Agence des aires marines protégées, l’Aten, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques et Parcs nationaux de France, a organisé un colloque sur la protection de la nature par le droit pénal le 25 septembre 2015 à Montpellier, avec la participation de la Société Française pour le Droit de l’Environnement, la Société d’Avocats Lysias Partners et le soutien de la Ville de Montpellier. Les contributions de la centaine de participants (juristes, praticiens du droit, gestionnaires d’espaces naturels…), ont permis de constater les faiblesses du droit pénal de l’environnement et de proposer des évolutions pour améliorer son efficacité. Les premières observations contextuelles ont été présentées par diverses personnalités, avocats, parlementaire, magistrat, etc. Les réflexions ont ensuite été organisées en ateliers thématiques sur trois sujets : l’efficacité des polices de l’environnement, les procédures disponibles pour réprimer les atteintes à l’environnement et enfin les modalités de réparation du préjudice causé à la nature. Les discussions se sont inscrites dans le prolongement des travaux du groupe sur la répression des atteintes à l’environnement de la commission spécialisée du Comité National de Transition Ecologique (CNTE) et dans la perspective de la création de l’Agence française pour la biodiversité. Ainsi, trois domaines essentiels d’action pour contribuer à l’amélioration du droit pénal de l’environnement ont été mis en avant : la sensibilisation, la coopération et la coordination et enfin, la formation. La première exigence doit être la non-dégradation de l’environnement. Pour y parvenir, le public doit être pleinement informé des risques encourus en cas d’atteinte à la nature par une réglementation accessible, simple et compréhensible. Une véritable coopération et coordination entre les différents acteurs en charge de constater et réprimer les atteintes à l’environnement doit être développée. Des procédures d’échanges permanents d’informations sont à mettre systématiquement en place entre agents de police de l’environnement, gestionnaires d’espaces naturels, administrations et magistrats des parquets chargés des poursuites. Les magistrats doivent être formés et sensibilisés aux enjeux environnementaux. Corrélativement, il est nécessaire que les agents de terrain acquièrent une véritable culture de la procédure pénale. Sur chacun de ces thèmes, les participants ont identifié la future Agence française pour la biodiversité comme ayant un rôle clé à jouer dans le renforcement du droit pénal, dès sa création.   Ces propositions seront prochainement présentées dans un rapport de synthèse pour être soumises aux ministres chargées de l’écologie et de la justice.   Téléchargez le programme du colloque Téléchargez le communiqué de presse Contacts Sébastien Mabile, Avocat et Président de la Commission Droit et Politiques Environnementales de l’UICN France Florence Clap, Chargée de programme « politiques de la biodiversité » de l’UICN France Documents joints CP_UICN_coll_droit_penal_5_nov

COP 21 : lancement de l’initiative de l’UICN France sur les solutions fondées sur la nature

Le Comité français de l’UICN a rassemblé plus de 110 personnes le 14 avril 2015 au cours d’un séminaire intitulé « Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques ». Ce séminaire initie la mobilisation du Comité français pour la COP21 qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris pour valoriser le rôle des écosystèmes dans l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques. Le Comité français de l’UICN a rappelé que, si les écosystèmes et la biodiversité sont très régulièrement mentionnés comme victimes du changement climatique, ils apparaissent cependant rarement comme des solutions face au défi climatique. De nombreuses présentations ont permis d’illustrer le concept de solutions fondées sur la nature qui entend montrer qu’un écosystème en bonne santé permet d’atténuer et/ou de s’adapter au changement climatique. Le Ministère des affaires étrangères a souligné l’importance de l’enjeu à la fois pour la planète mais aussi diplomatique que représente cette conférence pour la 21ème COP Climat avec la négociation d’un accord international universel permettant de limiter le réchauffement climatique à deux degrés. Plusieurs représentants du secrétariat international de l’UICN ont présenté les solutions fondées sur la nature (SFN) qui sont des initiatives qui utilisent les écosystèmes pour répondre aux défis humains (ex. changement climatique, purification de l’eau, sécurité alimentaire…), présentant systématiquement des bénéfices pour la biodiversité. Ensuite plusieurs intervenants du réseau des membres et experts de l’UICN (voir le programme et les présentations ci-dessous) ont présenté des projets de solutions fondées sur la nature, démontrant le rôle des écosystèmes dans la séquestration du carbone (restauration des forêts, rôle crucial des océans dans la machine climatique et importance des aires marines protégées) ou la gestion des risques naturels (limitation de l’érosion des littoraux, gestion et restauration des zones humides dans la lutte contre les inondations, gestion forestière et risque incendie, gestion des risques d’inondation et mise en place d’ilot de fraicheur en ville, etc.). Cette nouvelle approche de solutions fondées sur la nature a été débattue et a été perçue par les participants au séminaire comme valorisant et mobilisateur, permettant de souligner l’importance de la gestion et de la préservation des écosystèmes dans les stratégies de lutte contre le changement climatique. Elle nécessite des approfondissements sur les connaissances scientifiques et de bien définir le cadrage et les conditions de leur mise en œuvre. Il est aussi nécessaire de collecter davantage de résultats sur l’efficacité des bonnes pratiques, de bien lier les objectifs « biodiversité » et « climat » des projets mis en œuvre. Enfin, il faut améliorer la sensibilisation des décideurs et de la communauté de la conservation pour investir dans des solutions fondées sur la nature. En clôture du séminaire, le Directeur de l’Eau et de la biodiversité du Ministère de l’Ecologie a salué l’initiative novatrice des solutions fondées sur la nature, en complément des actions réalisées pour préserver la biodiversité de l’impact des changements climatiques, et a recommandé de s’inspirer du fonctionnement complexe de la nature pour identifier les solutions les plus pertinentes. A l’issue du séminaire, le Comité français de l’UICN s’est engagé à rédiger un document de synthèse permettant de valoriser les solutions fondées sur la nature auprès de tous les acteurs et de les inscrire dans l’agenda des solutions, prévu dans le cadre de la COP 21. Documents joints programme du séminaire 1 – Enjeux COP21 – MAEDI 2 – Concept SFN – IUCN G.Walters 3 – SFN Europe et Climat – IUCN M.Yammine 4 – BiodivERsA – F.Lemaitre 5 – Réseaux écologiques et aires protégées – MNHN-SPN J.Touroult 6 – Aquitaine-carbone O.Jacob 7 – Grandes aires marines protégées – PEW J.P.MICHEL 8 – Aires marines protégées et CC – C.Lefebvre AAMP 9 – SFN et réduction des risques – IUCN C.Buyck 10 – Risques littoraux et gestion des dunes – F.Maugard ONF 11 – Réserves naturelles littorales – S.Travichon LPO 12 – Gestion intégrée des zones côtières – A.C.Goarant Nouvelle-Calédonie 13 – My positive impact – E.Bentz FNH 14 – Rafraîchir la ville et lutter contre les inondations – R.Quillien Seine-Saint-Denis 15 – Régulation climatique et lutte contre les inondations en milieu urbain – S.Anton Ville d’Orléans 16 – Risque incendie et gestion forestière – J.M.Pirastru PNR Alpilles 17 – Gestion des alpages – B.Nettier IRSTEA

Découvrez le programme de la Fête de la Nature ! Du 20 au 24 mai 2015, partout en France

La musique a sa fête, la nature aussi ! La Fête de la Nature, l’événement nature de référence en France depuis 2007, se tiendra cette année du 20 au 24 mai, partout en France. Cuisine sauvage, balade fluviale, chasse au trésor… Découvrez sans plus attendre les premières manifestations programmées. Le principe ? Des animations gratuites, ouvertes à tous et au contact direct de la nature ! Découvertes exceptionnelles de lieux secrets habituellement fermés au public, jeux de piste, chasses au trésor, visites de réserves naturelles, randonnées, pique-niques nature… Pour apprendre, comprendre ou tout simplement jouer et s’émerveiller.   L’objectif ? Découvrir ou redécouvrir pendant 5 jours les exceptionnelles richesses naturelles souvent insoupçonnées et à deux pas de chez soi ! Nous sommes aujourd’hui de plus en plus déconnectés d’un patrimoine naturel qui nous rend pourtant des services considérables…   Un thème ? Pour sa 9ème édition et à l’occasion du 40ème anniversaire du Conservatoire du littoral, la Fête de la Nature met les bords de l’eau à l’honneur. Littoral, mares, étangs, rivières, marais… ce sont des milliers d’hectares, en métropole et en outre-mer, qui abritent une quantité folle de fleurs et d’animaux     Découvrez le programme ! Pour découvrir le programme de la Fête de la Nature, une seule adresse : http://www.fetedelanature.com/recherche-de-manifestation Sur cette page, rien de plus simple  : recherchez les manifestations proches de chez vous, en fonction de vos disponibilités, du type d’animation souhaitée (balade, jeu, pique-nique…) et du thème recherché !   La Fête de la Nature, c’est chaque année Plus de 5 000 animations Plus de 800 000 participants Plus de 800 organisateurs mobilisés   Quelques exemples de manifestations déjà en ligne A la découverte du castor Mercredi 20 mai dans le Gard Une espèce hors du commun se terre dans les gorges du Gardon, profitant de la rivière et de sa végétation. Partez à sa rencontre dès la tombée de la nuit ! Organisé par l’association Pile Poil et le Grand Site des Gorges du Gardon. Balade des îles Vendredi 22 et samedi 23 mai dans les Hauts-de-Seine. A bord d’un catamaran de 12 passagers, découvrez toute la richesse de l’écosystème de la Seine autour des îles Seguin et Saint-Germain. Organisé par l’association Espaces Cuisine sauvage au marais Samedi 23 et dimanche 24 mai dans le Val d’Oise Découvrez la flore et ses usages médicinaux ou culinaires et repartez avec des livrets de recettes ! Organisé par l’Agence des espaces verts d’Île-de-France /animation en présence d’un interprète en Langue des signes française. Au cœur de la Réserve naturelle de Camargue Dimanche 24 mai dans les Bouches-du-Rhône Couvrant 13 000 ha au cœur de la Camargue, la réserve naturelle de Camargue ouvre ses portes avec une visite gratuite du site de La Capelière et un accès au Salin de Badon. Organisé par la Société Nationale de Protection de la Nature       A propos de la Fête de la Nature Créée en 2007 à l’initiative du Comité français de l’union internationale de conservation de la nature (UICN) et du magazine Terre Sauvage, la Fête de la Nature est devenue un moment de rassemblement incontournable, festif et convivial autour de la nature à travers toute la France. La Fête de la Nature est soutenue depuis sa création par le Ministère de l’écologie, une charte a ainsi été signée en 2007. L’initiative est aujourd’hui reprise en Suisse et aux Pays-Bas. À travers 5 jours de célébration et des milliers de manifestations gratuites et ouvertes à tous, la Fête de la Nature propose de célébrer la nature chaque année au mois de mai. Elle permet à chacun de découvrir ou redécouvrir l’immense diversité et la grande richesse de la faune et la flore du territoire français. Depuis 2009, la Fête de la Nature est coordonnée par l’association éponyme, qui rassemble l’ensemble des organisateurs nationaux et partenaires de l’événement, œuvre pour accompagner les organisateurs de manifestations et porte la communication nationale de l’événement. Plus de 40 partenaires impliqués dans la préservation de la nature se mobilisent pour la Fête de la Nature, parmi lesquels de grandes associations et établissements publiques, mais aussi des entreprises comme EDF, la Mutuelle Générale Environnement & Territoires, RTE, des institutions, des acteurs territoriaux comme Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France.     Contacts Fabien CHENEL Directeur de l’Association Fête de la nature

Découvrez les services écologiques des écosystèmes marins et côtiers

Après la publication d’un premier volume présentant le contexte et les enjeux des services écologiques (ou écosystémiques), le Comité français de l’UICN publie une brochure sur les services rendus par les écosystèmes marins et côtiers en France, faisant suite à celles publiées sur les services écologiques fournis par les écosystèmes forestiers et urbains. Ces brochures visent, sur la base des connaissances scientifiques et d’exemples concrets, à mieux connaître les services rendus par les écosystèmes pour sensibiliser les différents acteurs à l’importance de préserver la biodiversité sur notre territoire. Après les écosystèmes forestiers et les écosystèmes urbains, le Comité français de l’UICN publie aujourd’hui une nouvelle brochure sur les services écologiques fournis par les écosystèmes marins et côtiers français (métropole et outre-mer). Après une présentation de l’écosystème concerné et de ses spécificités, sont illustrés l’ensemble des services selon la typologie définie dans le Millennium Ecosystem Assessment (MEA) : support, approvisionnement, régulation, culturels. Cette publication met en avant la multiplicité des services produits par les milieux marins et côtiers français qui, outre un approvisionnement en ressources halieutiques, contribuent plus largement à la régulation de la qualité de l’eau, des risques naturels (tempêtes, cyclones…) et du climat. Les milieux marins sont également un réservoir de substances aux propriétés médicinales intéressantes. Les littoraux sont très attractifs pour les touristes et présentent donc des services culturels importants. Ils permettent des multiples activités (plongée, randonnée, sports nautiques…) et constituent également des lieux de détente et d’éducation à l’environnement. Aujourd’hui, les diverses menaces qui pèsent sur les milieux marins et côtiers conduisent à une diminution de la biodiversité riche et originale de ces écosystèmes encore peu connus. A suivre prochainement : la brochure sur les services rendus par les écosystèmes montagnards. Contact Justine Delangue, Chargée de mission « services écologiques » Document joint UICN France – Services écologiques marins et côtiers