Biodiversité et changement climatique
L’escalade des effets du changement climatique sur les espèces Une publication scientifique réalisée par 18 experts de l’UICN a évalué la vulnérabilité des espèces face aux changements climatiques et indique que le temps est compté pour la survie de nombreuses espèces. La publication fournit également des conseils sur la réalisation d’évaluations rigoureuses, qui prennent en compte les différentes façons dont le changement climatique peut devenir une menace pour les espèces. Ces travaux contribueront à mieux intégrer les menaces liées aux changements climatiques dans la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. « Avec des espèces dans le monde de plus en plus touchées par le changement climatique, nous avons un besoin urgent de moyens fiables pour mesurer leur vulnérabilité – ce n’est qu’alors que nous pourrons identifier les plus menacées », affirme Wendy Foden, l’auteure principale et présidente du Groupe de spécialistes sur les changement climatiques de la Commission de Sauvegarde des espèces de l’UICN. « Les effets des changements climatiques sur les espèces varient considérablement ; ce document fournit des conseils pratiques sur la façon de mesurer leur vulnérabilité globale de manière précise et comparable, depuis celles vivant dans la toundra jusqu’à celles des forêts équatoriales. Comprendre ce qui rend les espèces vulnérables garantit que les efforts de conservation sont aussi ciblés et efficaces que possible. » Les effets du changement climatique sur les espèces vont de la hausse du niveau de la mer à la destruction des habitats jusqu’aux variations dans la disponibilité des ressources alimentaires, comme c’est le cas pour de nombreux oiseaux marins. Les auteurs soulignent que les évaluations devraient déterminer toutes les pressions auxquelles les plantes, les animaux et les champignons font face à cause du changement climatique, puis choisir les méthodes et données d’évaluation appropriées. Il existe de plus en plus de preuves sur les probabilités d’extinction des espèces due au changement climatique, avec la première disparition documentée du Rat à queue mosaïque de Bramble Cay (Melomys rubicola), enregistrée en 2016. Les changements climatiques anthropiques affectent déjà les espèces dans la plupart des latitudes et dans la plupart des types d’habitats naturels, y compris les récifs coralliens, les forêts, la toundra, les déserts, les prairies et les zones humides. Le changement climatique est une menace pour près d’un cinquième des espèces menacées de la Liste rouge de l’UICN. « Les sociétés du monde entier ont besoin d’écosystèmes sains et fonctionnels pour soutenir la vie humaine », affirme Sandeep Sengupta, Coordinateur mondial sur les changements climatiques de l’UICN. « Le changement climatique transforme de plus en plus les systèmes naturels du monde, et nous devons être en mesure de prédire avec précision comment cela se produira pour se préparer aux conséquences. Des évaluations approfondies sur la vulnérabilité au changement climatique sont essentielles pour que nous soyons aussi préparés que possible face aux changements spectaculaires prévus. » Selon le rapport, à ce jour, les évaluations sur la vulnérabilité au changement climatique ont eu tendance à négliger les espèces qui ont de petites répartitions, comme de nombreux amphibiens subsahariens, et à sous-estimer les risques pour celles qui déclinent en nombre ou en répartition. Les auteurs avertissent que cela est particulièrement préoccupant, car ces espèces sont aussi davantage exposées à un plus grand risque d’extinction. Les auteurs ont apporté leur expertise sur les six continents, pour la plupart des écosystèmes, des océans aux déserts, et à une large gamme d’espèces, de mammifères aux plantes et aux insectes. Les orientations qu’ils présentent reposent sur un consensus élaboré au moyen du document « Lignes directrices de la Commission de sauvegarde des espèces pour évaluer la vulnérabilité des espèces face au changement climatique.« L’article scientifique intitulé « Évaluation de la vulnérabilité des espèces face aux changements climatiques » a été publié dans la revue WIREs Climate Change. Le GIEC alerte de son côté sur les conséquences d’un réchauffement des températures au-delà de 1,5°C L’accord de Paris sur le Climat, adopté en décembre 2015 lors de la COP21, prévoit de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. A la demande des pays les plus vulnérables, comme les nations insulaires menacées de submersion par la montée des océans, a été ajoutée la nécessité de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5°C. Les Etats ont alors commandé au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) un rapport spécial sur « les impacts d’un réchauffement global de 1,5 °C et les trajectoires d’émissions mondiales de gaz à effet de serre associées ». Ce rapport de 400 pages, établi par près d’une centaine d’auteurs de 40 pays sur la base de plus de 6 000 études scientifiques, donne lieu à un « résumé à l’intention des décideurs » d’une vingtaine de pages, destiné à éclairer les gouvernements. Il les alertent sur les conséquences d’un réchauffement au-delà de 1,5°C. Vagues de chaleur, extinctions d’espèces, déstabilisation des calottes polaires, montée des océans sur le long terme… Toute augmentation des températures au-delà de 1,5 °C aggraverait ces impacts sur l’environnement. Pour les experts, limiter la hausse à 1,5 °C passe par une réduction massive des émissions de CO2 de 45 % d’ici 2030 et la réalisation d’une « neutralité carbone » en 2050. Le WWF a aussi étudié l’impact du changement climatique sur la biodiversité au coeur des écorégions prioritaires Une récente étude du WWF, conduite en partenariat avec des experts du Tyndall Centre for Climate Change de l’Université d’East Anglia, modélise les conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité de 35 écorégions selon trois scénarios : un réchauffement à +2°C, un autre à +3,2°C et enfin un scénario à +4,5°C. Dans ce dernier scénario, la moitié des espèces qui peuplent actuellement les écorégions sont menacées d’extinction. Dans le scénario de +2°C, cette perte de biodiversité serait divisée par deux. La biodiversité a une valeur intrinsèque, et la perte de la vie sauvage au sein des aires naturelles les plus exceptionnelles de la planète nous appauvrissent tous. Au-delà des répercussions évidentes aux niveaux économique et social, nous nous exposons à de profonds changements impactant des écosystèmes fournissant des
Neuf jeunes chercheuses et chercheurs sur la biodiversité récompensés par la FRB !
Le 26 septembre, le Conseil d’orientation stratégique de la FRB a récompensé neuf jeunes chercheuses et chercheurs dont les travaux sur la biodiversité ont contribué à l’amélioration des connaissances et ont essayé d’apporter des réponses aux grands enjeux sociétaux. Le Comité français de l’UICN, pour qui l’outre-mer est une priorité géographique de son action, a soutenu le prix dans la catégorie « outre-mer », avec la LPO, le programme Science & enseignement EDF – Institut de France – Académie des sciences. Le prix de la catégorie « outre-mer » est décerné à Pauline Palmas pour ses travaux de thèse sur l’écologie et les impacts des chats harets en Nouvelle-Calédonie. Les chats harets, chats domestiques revenus à l’état sauvage, figurent parmi les prédateurs introduits et envahissants les plus catastrophiques pour les écosystèmes insulaires. Leur rôle dans l’érosion de la biodiversité dans les îles ne cesse de se confirmer études après études. Pour autant, leur écologie et la quantification de leurs impacts ont été très peu étudiés en Nouvelle-Calédonie, hotspot mondial de biodiversité, rendant difficile l’élaboration de mesures de gestion. Les résultats sont marquants : 44 espèces de vertébrés figurent dans leur régime alimentaire, la plupart endémiques de la Nouvelle-Calédonie, dont 20 sont menacées d’après la Liste rouge mondiale de l’UICN. Ces résultats viennent augmenter de 44 % le nombre d’espèces menacées connues pour être consommées par les chats harets sur l’ensemble des îles du monde, noircissant un peu plus le bilan mondial des impacts de cette espèce. En intégrant également des questions de gestion appliquée dès le début, la thèse a permis de dégager des premières pistes d’applications pratiques pour la conservation des espèces endémiques confrontées à ce prédateur. La jeune chercheuse poursuit actuellement ses recherches sur les chats harets en Polynésie française, où ils ont fait l’objet de peu d’études alors qu’ils sont soupçonnés d’avoir contribué à l’extinction de nombreuses espèces et d’être l’une des causes principales de la régression des populations de gallicolombes (Gallicolumba sp.). Les travaux de Pauline Palmas rejoignent parfaitement les préoccupations du Comité français de l’UICN. Ce thème de recherche répond à l’un des principaux enjeux de conservation de la biodiversité dans les outre-mer, la prévention et la gestion des espèces exotiques envahissantes, et à un axe stratégique de son action. En effet, depuis près de 13 années, le Comité coordonne une initiative spécifique sur ce sujet mobilisant l’ensemble des outre-mer et bénéficiant de l’appui d’un réseau de plus de 80 experts et personnes ressources. Plus d’informations – Communiqué de presse annonçant les lauréats – Dossier de presse détaillant les prix jeunes chercheurs – Site internet dédié aux 10 ans de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité – Site internet de l’initiative sur les espèces exotiques envahissantes en Outre-mer – Le programme Espèces et le programme Outre-mer de l’UICN France Photo bandeau : © Thibaut VERGOZ / IRD images / CNRS images
L’UICN France fait connaitre les pratiques d’éducation et de communication sur la nature de ses membres
Afin de valoriser les initiatives de celles et ceux qui agissent pour la biodiversité, l’UICN France publie aujourd’hui un inventaire des principales actions de communication et des projets éducatifs en faveur et de la biodiversité de ses membres. La Commission Education et Communication de l’UICN France qui réunit les experts français en la matière a piloté en 2017 un recueil d’actions de communication et de projets éducatifs en faveur de la biodiversité mis en oeuvre par ses membres. Le panel d’acteurs ayant contribué à ce recueil concerne aussi bien les associations de protection de la nature tels que les Conservatoires d’espaces naturels, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Fédération des française d’étude et de sports sous-marins (FFESSM) ou encore le WWF France, que les établissements publics comme l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB), le Conservatoire du littoral, ou le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN). Ce sont au total 46 initiatives ayant une portée locale et nationale qui ont été analysées dégageant ainsi des tendances communicationnelles et des pistes de stratégies à adopter pour mettre en place des actions en faveur de la biodiversité à destination principalement du grand public. A titre d’exemple on peut citer : « La Nuit internationale de la chauve-souris » de la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères « La forêt s’invite à l’école » de l’Office National des forêts « Aires protégées : halte aux idées reçues ! » du réseau France Nature Environnement » Les Jardins de Noé Junior » de l’association Noé « Le Festival des Images de Mer » de Nausicaa « Un coin de nature pour tous » du Réseau Ecole et Nature « Honu récré » de l’association Te mana o te moana Le recueil réalisé pour cette étude n’est pas exhaustif et représentatif de l’ensemble des initiatives en faveur de la biodiversité mises en place par les membres du Comité français de l’UICN. Il permet toutefois d’identifier plusieurs enseignements et processus commun pour informer et sensibiliser dans la durée. Le Comité français de l’UICN invite son réseau à partager ce travail pour favoriser l’échange et le partage des pratiques d’éducation à la nature de ses membres avec le plus grand nombre et susciter l’envie de devenir des acteurs de la sensibilisation. Plus d’informations – Télécharger l’étude : Inventaire Tome 1 analyse – Inventaire Tome 2 panorama – Le programme Education et Communication – Contacts : Florence Clap, responsable du programme « Politiques de la biodiversité » et Emilie Dupouy, Chargée de communication
7 juin en direct : Congrès français de la Nature 2018
Le Comité français de l’UICN organise le 7 juin 2018 à Paris son Congrès français de la nature. Son objectif est de lancer une large mobilisation sur les enjeux de la biodiversité dans la perspective de deux grands événements internationaux qui se tiendront en 2020 : le Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille et la 15ème Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique à Pékin. OBJECTIF BIODIVERSITE 2020 L’organisation de ces deux événements offre une opportunité unique de placer la biodiversité au cœur de l’agenda politique, national et international, ainsi que de sensibiliser le grand public et mobiliser le plus grand nombre d’acteurs possibles en faveur de la conservation de la nature. C’est aussi une formidable opportunité de valoriser les expériences et l’expertise françaises auprès de la communauté internationale de la conservation rassemblée par l’UICN, et de contribuer directement à l’identification et la mise en œuvre de solutions pour stopper l’érosion de la biodiversité. Durant cette journée, de nombreuses personnalités du réseau du Comité français de l’UICN présenteront les enjeux de ces événements et échangeront sur les possibilités d’actions et la mobilisation à mettre en place. UNE CAPTATION VIDÉO EN LIVE Le Congrès sera filmé durant toute cette journée placée sous le signe de la mobilisation. Il sera diffusé en direct sur notre chaîne Youtube sur ce lien : https://youtu.be/9XBoNlx5zCk DES INFORMATIONS EN CONTINU SUR TWITTER Durant le congrès des actualités seront publiées sur le compte Twitter du Comité français de l’UICN @UICNfrance. Vous pourrez vous aussi réagir sur le Congrès et suivre son actualité avec le hashtag #CongresUICNFrance Plus d’informations – Le programme – La chaîne Youtube du Comité français de l’UICN – Pour toute question, veuillez envoyer un message à l’adresse : congres2018@uicn.fr Nota : Les inscriptions sont closes
Concours Quarry Life award : les projets français se concrétisent !
Le concours international « Quarry Life award » récompense les projets en lien avec la biodiversité sur les carrières du groupe HeidelbergCement. Accompagnés par les entités françaises d’HeidelbergCement (Ciments Calcia et GSM) et l’UICN France, les candidats mettent actuellement en œuvre leurs projets. Des actions de gestion, des sensibilisations et des échanges fructueux entre les parties prenantes et l’entreprise sont au rendez-vous ! Le Groupe HeidelbergCement organise tous les deux ans le « Quarry Life Award », un concours international dédié à la biodiversité. Chercheurs, associations, étudiants, scolaires et citoyens sont invités à proposer des projets sur la biodiversité dans les carrières du groupe. 10 propositions françaises, soumises fin 2017, ont été analysées par un jury national composé de représentants de l’entreprise et de parties prenantes externes (Agence française pour la biodiversité, Muséum National d’Histoire Naturelle, bureau d’études Ecosphère, association Entreprises pour l’environnement, organisation professionelle UNICEM). Les 6 projets retenus sont entrés dans une phase de mise en œuvre. Mieux connaître les papillons de nuit sur la carrière de La Huellerie, aménager une frayère à brochets à Saint Maurice-la-Clouère et restaurer une zone humide à Charny-sur-Meuse constituent autant d’objectifs que se sont fixés les porteurs de projets au sein de l’axe « recherche, gestion de la biodiversité ». Les démarches de sensibilisation sont également à l’honneur dans le second axe du concours, intitulé « initiatives sociétales ». La création d’une bande dessinée à Aressy et le déploiement des sciences participatives sur les carrières de Bazoches et de Blanquefort renforcent les liens avec le grand public et les scolaires. Ces projets participent simultanément aux niveaux national et international du concours Quarry Life Award. Les projets seront évalués sur site, lors des visites du jury national et international cet été, et à la lecture d’un rapport remis par le porteur de projet en septembre. Les lauréats seront révélés cet automne. Le public est également invité à s’exprimer sur son projet préféré. Un vote sur le site internet du concours sera organisé de fin mai jusqu’au 20 septembre. Les informations pratiques pour y prendre part seront transmises courant mai. L’UICN France, partenaire biodiversité national de Ciments Calcia et de GSM depuis 10 ans, contribue à l’organisation du concours en France et accompagne au plan technique les porteurs de projets. Plus d’informations – Consultez les blogs des projets français – Consultez la page dédiée au partenariat UICN France / Ciments Calcia-GSM Photo bandeau © Elodie Russier-Decoster
PPI : 14 nouveaux projets de conservation de la biodiversité en Afrique
Le Comité de Sélection du Programme de Petites Initiatives (PPI) s’est réuni au siège du Comité français de l’UICN afin d’étudier les dossiers de candidature à l’appel à projets « petites subventions » lancé en mars 2017. Cet appel à projets s’adressait à des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement PPI dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. À la clôture de l’appel à projets, 592 propositions de projets ont été réceptionnées (214 pour l’Afrique de l’Ouest et 378 pour l’Afrique Centrale). 21 projets ont été présélectionnés et ont été invités à soumettre un dossier complet pour lequel les OSC ont bénéficié d’un accompagnement du Programme d’Afrique Centrale et Occidentale de l’UICN (UICN PACO). Le 12 décembre, les membres du comité de sélection, représentants des institutions variées (liste des membres disponible ici), ont rendu leurs évaluations des projets basées sur des critères de pertinence, de cohérence, de faisabilité technique et financière ainsi que de durabilité. Parmi les 21 propositions présentées, le comité de sélection a retenu 14 projets pour un montant total attribué de 450 000 euros. Sur les 14 projets retenus, 7 seront mis en œuvre dans des pays d’Afrique de l’Ouest et 7 en Afrique de Centrale sur des thématiques aussi variées que la protection d’espèces menacées, l’atténuation des conflits Homme/Faune ou encore l’amélioration de la gouvernance d’aires protégées (liste complète des projets sélectionnés disponible ici). Les organisations sélectionnées auront comme objectif commun de mettre en œuvre des projets locaux de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique (32 k€ en moyenne sur 18 mois) à travers la réalisation d’actions concrètes de terrain. Cette étape marque ainsi la fin du processus de sélection des projets dans le cadre de la cinquième phase du programme (2016-2019). Un 1er appel à projets restreint avait permis de sélectionner 20 projets au mois de juin 2017. Au total, ce sont donc 34 projets portés par 38 OSC (certains projets sont menés en consortium) et réseaux d’OSC qui seront soutenus dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale jusque fin 2019 pour un montant total de 1 590 000 euros. Depuis 2007, le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec l’UICN PACO, est chargé de mettre en œuvre le PPI, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Cet outil a pour objectif de renforcer la contribution de la société civile des pays d’Afrique subsaharienne à la préservation de l’environnement mondial tout en améliorant les conditions de vie des populations locales. Le PPI constitue aujourd’hui le principal outil de la coopération française finançant directement les OSC de pays du sud pour des actions spécifiques de conservation de biodiversité. Plus d’informations – Paul Estève – Chargé de mission du Programme de Petites Initiatives – Nicolas Salaün – Chargé de programme « Coopération internationale » – Page dédiée au Programme des petites initiatives (PPI) – Page Facebook du PPI
Retour sur les Journées FRB : Biodiversité et transition écologique
La journée annuelle de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) du 5 octobre avait pour thème « Biodiversité et transition énergétique : enquêtes sur des liaisons dangereuses » Plus de 300 personnes ont participé à cet événement, dont le Comité français de l’UICN qui a présenté l’intérêt des Solutions fondées sur la Nature et l’importance de la prise en compte de la biodiversité dans le développement des énergies renouvelables lors d’une table ronde « Réconcilier biodiversité énergétique avec les acteurs ». D’autres structures sont également intervenues à cet événement, Iddri, LIFTI, Orée, EDF, Engie, Suez, Total, Enedis, RTE, GRT gaz, CCI France, Séché environnement, LPO, EPE, Icare & consult, AFB, afin d’apporter leur témoignage sur les actions ou les réflexions déjà engagées dans leurs entreprises, aux côtés des instituts de recherche comme l’IRD, le Cirad, l’Inra, le MNHN ou encore l’IIASA. L’ensemble des ces interventions et des échanges ont montré les impacts possibles de la transition énergétique sur la biodiversité et l’importance de concilier ces deux politiques environnementales, que sont celle de la préservation de la biodiversité et celle de la lutte contre le changement climatique. Ce message principal rejoint celui porté par le Comité français de l’UICN depuis plusieurs années (travaux de la Commission de Gestion des écosystèmes, recommandations du Congrès français de la nature et du Congrès mondial de l’UICN). En complément de ces témoignages, cette journée fut l’occasion pour le Ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot d’annoncer ses priorités et sa volonté de placer les enjeux de la biodiversité au même niveau que la lutte contre le changement climatique. Dans le même temps, le ministre a appelé les chercheurs à guider l’action publique, orienter ses choix et l’appuyer dans la reconquête de biodiversité. Plus d’informations – Télécharger le Compte rendu des Journées FRB 2017 – Accéder à la synthèse de l’article scientifique – Site internet de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité – Publications de l’UICN France sur le thème de la transition énergétique et la biodiversité : Bois-énergie et biodiversité forestière Energies marines renouvelables et biodiversité Energies marines renouvelables et biodiversité en outre-mer Montagnes et Transition énergétique
Palme IFRECOR 2017 : le concours est ouvert !
La 6ème édition de la Palme IFRECOR débute aujourd’hui ! L’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens – un réseau d’acteurs engagés créé en 1999, lance la 6ème édition de son grand concours PALME IFRECOR 2017 à destination des élus d’Outre-mer, organisé par le Comité français de l’UICN. LE THÈME 2017 : L’URGENCE D’AGIR ! Dans le cadre de cette 6ème édition de la Palme IFRECOR, les élus sont invités à présenter leurs projets et initiatives innovants, concourant à la résilience des coraux, herbiers et mangroves face au changement climatique sur le thème « l’urgence d’agir : des actions novatrices en faveur des coraux, herbiers et mangroves ». Ce thème, en lien avec les phénomènes de blanchissement des récifs coralliens constatés en 2016 et 2017 dans le monde, récompensera des actions innovantes mises en place par les élus locaux* pour répondre aux défis du changement climatique, permettant d’augmenter la résilience des coraux, herbiers et mangroves. * Le concours est ouvert aux élus des territoires suivants : Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, Polynésie Française, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et les TAAF LES NOUVEAUTÉS DE CETTE ÉDITION – Le jury désignera jusqu’à 5 projets nominés et un lauréat unique, pour cette 6ème édition. – Une dotation de 5 000 euros – Une valorisation médiatique grâce aux partenariats médias mis en place dans le cadre de cette 6ème édition de la Palme IFRECOR. – Le trophée « Palme IFRECOR », création originale d’une artiste représentant la beauté des récifs coralliens LES ÉLUS D’OUTRE-MER PEUVENT CANDIDATER JUSQU’AU 15 OCTOBRE Plus d’informations – Pour participer au concours, compléter le formulaire disponible sur ce lien – Site internet de l’IFRECOR – Communiqué de presse dédié à l’ouverture du concours crédit photo : © Patrice Privé
Le Quarry Life Award : un concours pour la biodiversité des carrières
Le Groupe HeidelbergCement organise tous les deux ans le « Quarry Life Award », un concours international dédié à la biodiversité. Chercheurs, associations, étudiants, scolaires et citoyens sont invités à proposer des projets liés à la biodiversité dans les carrières du groupe. En France, 12 carrières participent au concours (localisation et description des carrières participantes). Les projets sont organisés en deux thématiques, chacune comportant 3 catégories de projets : – la recherche (gestion de la biodiversité, recherche sur les habitats et les espèces, à l’extérieur de la carrière) – les initiatives sociétales (éducation/ enseignement, communautés locales, projet scolaire) Les candidats sont invités à soumettre une « proposition de projet » d’ici au 20 novembre 2017, pour une mise en œuvre des projets après sélection nationale entre janvier et septembre 2018. Les projets sélectionnés concourront à la fois pour un prix national (jusqu’à 5000 €) et international (jusqu’à 30 000 €). L’UICN France accompagnera les sites participants et les candidats porteurs de projets dans leur démarche. Plus d’informations Consulter le site de Ciments Calcia et le communiqué de presse Contacter Elodie Russier-Decoster (UICN France) : elodie.russier@uicn.fr
20 nouveaux projets de conservation de la biodiversité en Afrique
Le Comité de Sélection du Programme de Petites Initiatives (PPI) s’est réuni au siège du Comité français de l’UICN afin d’étudier les dossiers de candidature à l’appel à projets « moyennes subventions » lancé fin 2016. Parmi les 23 propositions reçues, le comité de sélection a retenu 20 projets pour un montant total de 1 140 000 euros. Sur les 20 projets retenus, 7 projets seront mis en œuvre dans des pays d’Afrique de l’Ouest, 11 en Afrique de Centrale et 2 seront des projets régionaux multi-pays qui concernent l’Afrique Centrale également (liste complète des projets sélectionnés disponible ici). Les organisations sélectionnées auront comme objectif commun de mettre en œuvre des projets de moyenne envergure (60 k€ en moyenne sur 2 ans) intégrant la réalisation d’actions concrètes de terrain, l’appui à l’amélioration de la gouvernance locale des ressources naturelles et l’engagement citoyen. Depuis 2007, le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec le Programme d’Afrique Centrale et Occidentale de l’UICN (UICN PACO), est chargé de mettre en œuvre le PPI, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Cet outil est dédié au renforcement de la société civile africaine sur les questions environnementales dans des pays où elle est historiquement peu active sur ces sujets. Il s’appuie sur un comité de sélection, représentant des institutions variées (liste des membres disponible ici), qui apportent leur expertise sur la pertinence, la cohérence, la faisabilité technique et financière ainsi que sur la durabilité des projets présentés. Cette première étape de sélection des projets « moyennes subventions » marque ainsi un temps fort de la cinquième phase du PPI. Elle sera suivie par une deuxième période de sélection des projets ayant répondu à l’appel à propositions « petites subventions » clôturé le 1er mai dernier et qui lui était ouvert à toute nouvelle organisation n’ayant jamais bénéficié du PPI. A ce stade, 22 organisations ont été présélectionnées, et ont été invitées à soumettre des propositions complètes qui seront analysées par le comité de sélection qui se réunira à la fin de l’année. Pour l’élaboration de leurs propositions, les organisations bénéficieront entre temps de l’appui de l’UICN PACO qui portera notamment sur les aspects institutionnels, administratifs, techniques et financiers des projets. CONTACT Nicolas Salaün – Chargé de programme « Coopération internationale » Paul Estève – Chargé de mission du Programme de Petites Initiatives Photo bandeau : Girafe au Niger © JP Suraud