L’AFD et le Conseil général de Mayotte soutiennent l’action du Comité français de l’UICN
Le Comité français de l’UICN vient de signer une convention de partenariat avec l’AFD et le Conseil Général de Mayotte pour la deuxième phase de l’élaboration d’une stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte. Cette stratégie doit permettre de renforcer la préservation de la biodiversité, dont dépendent les activités économiques et le bien-être des mahorais. Le Comité français de l’UICN a lancé en juin 2012 une dynamique collective pour élaborer une proposition de Stratégie biodiversité pour un développement durable de Mayotte. Cette première étape a bénéficié du soutien de TEMEUM, de la DEAL et du Conseil général de Mayotte. Sur la base d’un état des lieux du territoire (Diagnostic Biodiversité de Mayotte), cinq enjeux majeurs ont été dégagés, puis présentés lors d’ateliers thématiques tenus entre janvier et mars 2013 à l’occasion desquels un plan d’action pour la biodiversité s’est construit. Un séminaire de restitution, auquel l’AFD et le Conseil Général se sont associés, a été l’occasion de valider des propositions d’actions et de prendre une motion pour la biodiversité de Mayotte, l’Appel de Maoré, soutenant la mise en œuvre de la stratégie. Cette convention tripartite d’une année vise à lancer la seconde phase de la stratégie biodiversité pour le développement durable de Mayotte. Il s’agira, d’ici le mois de novembre 2013, de finaliser et faire valider par tous les acteurs la proposition de stratégie. L’UICN France proposera ensuite la mise en place d’un comité mahorais de la biodiversité, structure de gouvernance pour l’animation et le suivi de la mise en œuvre de la stratégie. Dans un second temps, il s’agira de créer un mécanisme d’appui et d’accès aux financements pour la société civile porteuse de projets répondant aux objectifs de la stratégie biodiversité, l’objectif étant de réaliser des actions démonstratives répondant aux priorités identifiées et de renforcer les capacités des acteurs locaux à formuler et mettre en œuvre des projets. L’effort de structuration entrepris à travers ce partenariat pourrait permettre aux acteurs de la biodiversité à Mayotte d’accéder notamment aux financements européens. Après le renouvellement du soutien de la DEAL Mayotte, l’appui apporté par l’AFD et le Conseil Général de Mayotte, ainsi que les fonds du Contrat de Projet Etat-Mayotte, vont permettre de concrétiser cette deuxième étape de finalisation et de mise en oeuvre de la Stratégie Biodiversité pour le développement durable de Mayotte.
Exploitation aurifère en Guyane : l’UICN France demande l’annulation du permis Rexma
Le Comité français de l’UICN a demandé au Premier ministre d’annuler le permis d’exploitation aurifère accordé par le Ministre du Redressement productif à la société REXMA sur le territoire de la commune de Saül, situé dans un secteur du Parc amazonien de Guyane et dans une zone interdite à l’exploitation dans le schéma départemental d’orientation minière. Un arrêté ministériel du 26 octobre 2012, paru au JORF n°0288 du 11 décembre 2012 et signé par le Ministre du Redressement productif, accorde un permis d’exploitation de mines d’or et substances connexes, dénommé « Permis Limonade », à la société REXMA sur le territoire de la commune de Saül en Guyane. Ce permis concerne une zone interdite à l’exploitation minière du Schéma Départemental d’Orientation Minière de la Guyane qui est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2012 et qui avait l’objet d’une large concertation à laquelle le Comité français de l’UICN avait participé. Ce secteur est également inclus dans la zone d’adhésion du Parc amazonien de Guyane et aura des impacts dans la zone cœur de ce parc national, puisque l’exploitation sera réalisée en amont et à proximité immédiate du bassin versant de la Crique Limonade qui en est partie intégrante (pollution au mercure, perturbation des cours d’eaux par les sédiments, etc…). Cette décision a suscité des oppositions parmi les élus guyanais et les habitants de la commune de Saül, située tout près de l’exploitation, qui se sont engagés dans une politique de développement durable du territoire basée notamment sur la valorisation touristique du patrimoine naturel. Cette décision est enfin en contradiction avec les objectifs des concertations actuellement menées sur la réforme du Code minier et la charte du Parc amazonien de Guyane. Le Président du Comité français de l’UICN a ainsi demandé au Premier Ministre, par un courrier en date du 19 décembre 2012, l’annulation de ce permis.
Le temps presse pour les coraux des Caraïbes
Il reste ne reste plus beaucoup de temps pour sauver les récifs coralliens des Caraïbes. Des mesures d’urgence s’imposent pour limiter la pollution et réglementer les pratiques de pêche agressives qui menacent l’existence des récifs coralliens dans les Caraïbes, souligne l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans un nouveau rapport. La couverture moyenne des récifs caribéens par du corail vivant a considérablement baissé et n’est plus que de 8 % aujourd’hui, contre plus de 50 % dans les années 1970, constate ce rapport. De plus, le taux de déclin sur la plupart des récifs ne montre aucun signe de ralentissement, bien que la détérioration du corail vivant au large des Antilles néerlandaises et des Iles Caïman notamment, soit moins prononcée, une superficie pouvant atteindre jusqu’à 30 % y subsistant encore selon les îles. Celles-ci sont moins exposées aux impacts humains ainsi qu’aux catastrophes naturelles telles que les ouragans. « Les causes principales de ce déclin des coraux sont bien connues et comprennent la surpêche, la pollution, les maladies et l’effet blanchissant causé par l’élévation des températures due à l’usage de combustibles fossiles », déclare Carl Gustaf Lundin, directeur du Programme marin et polaire mondial de l’UICN. « Pour le futur, il sera impératif de réduire dès que possible et drastiquement la totalité des impacts humains si l’on veut garantir la survie des récifs coralliens et des pêches vitales qui en dépendent pour les décennies à venir ». L’UICN appelle à la stricte mise en vigueur d’actions locales destinées à améliorer la santé des coraux, y compris une limitation des prises par l’application de quotas, une extension des aires marines protégées, l’arrêt des ruissellements d’origine terrestre, et une réduction de la dépendance mondiale à l’égard de combustibles fossiles. Par le biais du Réseau mondial de surveillance des récifs coralliens coordonné par l’UICN, des initiatives ont été lancées pour renforcer la collecte de données sur le déclin des coraux au niveau mondial. « Il nous faut élaborer des paramètres universels simples pour mesurer l’état et l’évolution des récifs coralliens partout dans le monde, et mettre sur pied une base mondiale de données qui soit librement et aisément disponible à tous », déclare Jeremy Jackson, directeur scientifique du Réseau mondial de surveillance des récifs coralliens. « Nous entendons relever ce défi en étendant la méthodologie de nos analyses dans les Caraïbes sur l’ensemble des mers tropicales. Les résultats de ces études distinctes seront affichées en ligne au fur et à mesure de leur exécution et dégageront une synthèse globale d’ici à 2016 ». Télécharger le rapport
Guyane : après le pétrole, la transition écologique ?
Faisant suite à la motion adoptée en juin 2011 par ses membres au Congrès français de la nature et après des mois de mobilisation des organisations environnementales en Guyane, le Comité français de l’UICN accueille avec satisfaction la décision de la ministre de l’écologie, Nicole Bricq, de suspendre les permis de forages exploratoires d’hydrocarbures au large de la Guyane. Le patrimoine naturel de la Guyane est remarquable. Le littoral est bordé de mangroves sur un linéaire parmi les plus étendus au monde. Les côtes guyanaises abritent la plus grande population d’oiseaux limicoles d’Amérique du sud et les plages sont l’un des plus importants lieux de ponte pour les tortues marines, en particulier les tortues luth, une espèce en danger critique d’extinction selon la Liste rouge de l’UICN. Récemment, une étude conduite par l’Agence des aires marines protégées a révélé la présence de 12 nouvelles espèces de cétacés, toutes protégées au niveau national, soit un total de 27 espèces fréquentant les eaux guyanaises. La ministre de l’Ecologie a annoncé mercredi 13 juin 2012 sa décision de suspendre jusqu’à nouvel ordre ’tous les permis’ de forages exploratoires d’hydrocarbures, notamment celui de la société Shell. Les permis ont été suspendus dans l’attente de plus fortes garanties environnementales. Le Comité français de l’UICN salue cette décision mais souhaite que l’exploration et l’exploitation pétrolière, en particulier en eau profonde, soient abandonnées pour plusieurs raisons : Le pétrole est une énergie fossile dont la combustion contribue massivement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre et à leurs conséquences sur le climat. De plus l’exploitation du pétrole en Guyane est principalement envisagée pour alimenter la demande mondiale en hydrocarbures et non pour répondre aux besoins énergétiques locaux. Les stocks de pétrole sont en diminution constante dans le monde et l’exploitation se fait désormais à des profondeurs très importantes avec des risques technologiques croissants comme le montrent les accidents récents liés à des plateformes pétrolières dans le Golfe du Mexique en avril 2010, au large de Rio en novembre 2011, ou encore au large des côtes nigérianes en décembre 2011. La prospection sismique a des incidences néfastes sur les écosystèmes et la faune marine, en particulier sur les cétacés. La Guyane a toutes les qualités pour devenir le premier département à enclencher une transition écologique en plaçant ses richesses naturelles au coeur de son développement. Par exemple, la création d’un réseau d’aires marines protégées bien gérées permettrait le développement d’activités économiques profitant directement aux populations locales à travers la pêche, l’écotourisme, et les énergies renouvelables. Ces dispositions confirmeraient l’ambition du gouvernement français de définir un nouveau modèle de développement écologique basé sur une gestion durable des ressources naturelles, et la mise en place d’une véritable « économie verte ». Motion sur les forages pétroliers offshore en Guyane (27 juin 2011) Document joint Forages pétroliers offshore en Guyane
Guide des vertébrés envahissants en outre-mer
Le Comité français de l’UICN et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage viennent d’éditer en partenariat un nouvel ouvrage intitulé « Les vertébrés terrestres introduits en outre-mer et leurs impacts. Guide illustré des principales espèces envahissantes ». En raison de leurs impacts écologiques et socio-économiques multiples, ces espèces posent des problèmes majeurs à tous ceux qui en outre-mer ont en charge la préservation d’un patrimoine naturel unique : associations, établissements publics, services de l’Etat et des collectivités locales. Cet ouvrage leur est destiné, ainsi qu’au grand public intéressé par ce sujet. Son objectif est de sensibiliser et d’informer sur les vertébrés exotiques envahissants et leurs impacts. Trente neuf espèces introduites parmi les plus envahissantes ou potentiellement envahissantes font l’objet d’une monographie résumant leur écologie, leur distribution dans l’outre-mer français, leurs impacts avérés ou potentiels, la réglementation les concernant, etc. Ce guide a bénéficié du soutien du Ministère chargé de l’écologie et a été réalisé grâce à la contribution de nombreux experts et acteurs ultra-marins. Pour télécharger le guide, rendez-vous sur le site dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer ou cliquer >> ici.
Guide pratique pour la gestion des espèces exotiques envahissantes en outre-mer
Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme l’une des principales menaces pour les espèces et les habitats naturels d’outre-mer. Pour renforcer la gestion de ce phénomène, le Comité français de l’UICN publie un nouvel ouvrage pratique destiné à tous les gestionnaires d’espaces naturels d’outre-mer (associations, établissements publics…), ainsi qu’aux services de l’Etat et des collectivités locales. Illustré de très nombreux exemples, ce document présente un panorama des actions clés pour la gestion des invasions biologiques : définir et mettre en oeuvre une stratégie, prévenir les introductions et la diffusion de nouvelles espèces, hiérarchiser les priorités d’action, développer la détection précoce et la réaction rapide, etc. L’objectif de ce guide est de proposer des orientations stratégiques et pratiques pour une gestion réussie des espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer. Sa réalisation a bénéficié des contributions de nombreux acteurs d’outre-mer et du soutien du Ministère chargé de l’écologie, de l’ONF et du WWF France. Pour télécharger le guide, rendez-vous sur le site dédié aux espèces exotiques envahissantes en outre-mer >> ici ou directement via ce lien.
Soixante experts et acteurs réunis sur les espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises du Pacifique
Du 29 novembre au 2 décembre, le Comité français de l’UICN organise en Nouvelle-Calédonie un atelier de travail sur les espèces exotiques envahissantes dans le Pacifique. Cet événement accueille soixante experts et acteurs de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis et Futuna, ainsi que de pays voisins (Nouvelle-Zélande, Fidji…) et de tout l’outre-mer (La Réunion, Mayotte, les Antilles françaises…). Pendant 4 jours, ces participants échangent et confrontent leurs expériences sur ce sujet majeur pour la conservation de la biodiversité. L’objectif est d’identifier des priorités d’action et d’élaborer des recommandations pour renforcer la sensibilisation, la prévention et la gestion des invasions biologiques. Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale, et plus particulièrement dans les îles. Elles engendrent des dégâts écologiques importants, pouvant s’accompagner d’impacts négatifs pour les activités économiques ou la santé humaine. Les collectivités françaises d’outre-mer sont particulièrement concernées : 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde y sont déjà présentes. Organisé par le Comité français de l’UICN, cet atelier a été conçu en collaboration avec la Province Nord, la Province Sud et le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, et avec le Territoire de Wallis et Futuna. Pour télécharger le communiqué de presse >> cliquez ici Pour visiter le site Internet dédié à cet enjeu, rendez-vous sur : www.especes-envahissantes-outremer.fr Documents joints Communiqué Atelier espèces exotiques envahissantes Pacifique
L’île de la Réunion entre au patrimoine mondial de l’humanité
L’UNESCO vient d’inscrire sur la liste du Patrimoine mondial les « pitons, cirques et remparts de l’île de la Réunion » en tant que bien naturel. Ce classement constitue une reconnaissance internationale de la beauté des paysages de l’île et de son exceptionnelle biodiversité. Le site couvre près de 40% de la superficie du département et coïncide avec les limites de la zone cœur du Parc National, en intégrant également le Piton d’Anchaing, le Piton de Sucre, de La Chapelle, la Grande Chaloupe et Mare Longue. La France compte désormais quatre sites naturels et mixtes sur la liste du patrimoine mondial, parmi lesquels les lagons de la Nouvelle Calédonie inscrits en 2008. Ce nouveau classement confirme la richesse de la diversité biologique ultramarine et rappelle la responsabilité mondiale de notre pays pour garantir sa conservation. Le Comité français de l’UICN se réjouit de ce classement et encourage l’Etat et les collectivités locales à poursuivre leurs efforts pour proposer l’inscription de nouveaux biens naturels dans les territoires d’outre mer. Pour plus d’informations sur les caractéristiques des « pitons, cirques et remparts de l’île de la Réunion » : Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO
Un nouveau guide sur les financements en Outre Mer
Le Comité français de l’UICN a coordonné la réalisation du premier guide TE ME UM à destination des gestionnaires d’espaces naturels d’outre-mer. Le guide présente les différentes sources de financements existantes pour réaliser des projets de conservation de la biodiversité ultramarine, ainsi que les modalités de soumission des dossiers. Le réseau TEMEUM (Terres et Mers Ultramarines) a été créé en 2006 afin de renforcer les capacités des gestionnaires d’espaces naturels en outre-mer. Selon la collectivité dont ils dépendent, les gestionnaires ultramarins n’ont pas les mêmes possibilités d’accès aux financements pour la conservation de la biodiversité. Par exemple, au niveau européen, les gestionnaires issus de RUP (régions ultrapériphériques) peuvent prétendre à des financements LIFE+, ce qui n’est pas le cas des gestionnaires issus des PTOM (pays et territoires d’outre-mer). Cette synthèse présente les informations-clés des principaux financements à destination des gestionnaires : éligibilité, montants disponibles, calendrier de dépôt des dossiers, et principaux contacts. Le guide se décompose en quatre parties, selon les sources de financements : les financements européens, les financements nationaux, les financements régionaux et locaux, les financements privés. Une dernière partie présente quelques projets financés par ces différentes sources. Pour télécharger le guide (6 Mo), cliquez >>ici. Pour visiter le site TEMEUM, cliquez ici. Document joint Guide des financements à destination des gestionnaires d’outre-mer
Schéma minier de Guyane : fin de la consultation publique
Le schéma minier de Guyane, que les ONG appelaient de leurs vœux, est en cours de finalisation. Le Comité français de l’UICN, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot et le WWF rendent publiques les recommandations, présentées dans le cadre de la consultation publique ouverte en Guyane sur ce dossier. France Nature Environnement, le Comité français de l’UICN et le Gepog sont à l’origine d’une étude intitulée « Or vert contre Or jaune » publiée en février 2007, qui a posé les bases d’un document de planification de l’exploitation minière en Guyane. Les tables rondes du Grenelle de l’environnement, et notamment le groupe « activités extractives » du Comité opérationnel outre-mer, ont arrêté en janvier 2008 la réalisation d’un schéma de zonage et de planification des activités extractives en Guyane. Le préfet Yves Mansillon a été nommé, par le Président de la République, Commissaire de la réalisation du schéma départemental de Guyane, lequel devait être adopté dans le courant de l’année 2008. Le Comité français de l’UICN, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot, le WWF France, la LPO et les ONG guyanaises, se sont mobilisés en fin d’année 2009, pour rappeler au gouvernement ses engagements concernant l’encadrement de l’orpaillage en Guyane. Les ONG se mobilisent à nouveau à l’occasion de la consultation publique pour que le schéma minier intègre trois fondamentaux qui restent à clarifier. Les incontournables du SDOM Trois points sont déterminants pour un schéma départemental d’orientation minière cohérent. 1. Le respect de toutes les zones disposant d’un statut de protection réglementaire ou faisant l’objet d’inventaires d’intérêts écologiques (telles que les ZNIEFF de type 1 et les séries d’intérêt écologique définies par l’ONF) ; Afin d’être compatible avec les préconisations du Grenelle, les activités minières devront respecter les secteurs riches en biodiversité. Il est ainsi nécessaire d’interdire la conduite d’activités minières dans des zones disposant d’un statut de protection réglementaire quel qu’il soit ou ayant fait l’objet d’inventaires d’intérêt écologique (ZNIEFF de type 1 et les séries d’intérêt écologique définies par l’ONF). 2. L’encadrement de l’orpaillage alluvionnaire ; Même si les effluents sont contenus et traités, l’orpaillage alluvionnaire engendre des perturbations importantes pour les milieux naturels et les espèces comme les poissons et les batraciens. La concertation menée dans le cadre de la préparation du SDOM ayant défini les conditions d’un compromis jugé acceptable entre activité socioéconomique et impacts environnementaux, il importe de renforcer la réglementation afin de limiter les effets des exploitations alluvionnaires sur le régime et la qualité des eaux. Les dispositions relatives aux exploitations en lit mineur et majeur des cours d’eau, ainsi que les normes de rejet, devront être définies par un arrêté préfectoral et respecter les prescriptions du SDAGE. 3. L’adoption d’une gouvernance adaptée pour la commission départementale des mines (avec un droit de vote attribué au PAG). Le Grenelle de l’environnement a, pour la première fois, adopté une gouvernance intégrant toutes les parties prenantes. Cette logique de décision a été recommandée par le Président de la République. La Commission départementale des mines devra respecter le mode de gouvernance grenellien et intégrer, avec les mêmes droits de vote, toutes les parties prenantes de la question de l’orpaillage en Guyane. En conséquence, et du fait de leur expertise ou des contraintes que l’activité pourrait leur faire subir, un siège et un droit de vote devrait a minima être accordé au conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), au Parc amazonien de Guyane, et aux communautés indigènes. Documents à télécharger : Communiqué de presse Or vert contre or jaune – Quel avenir pour la Guyane ? Document joint CP SDOM Guyane 2010