Atelier sur les espèces exotiques envahissantes dans les Antilles françaises

Du 23 au 26 novembre 2009, le Comité français de l’UICN organise en Guadeloupe un atelier de travail sur les espèces exotiques envahissantes dans les Antilles françaises. Cet événement accueille une soixantaine d’experts et d’acteurs de Guadeloupe et de Martinique, de St Martin et St Barthélemy, de pays voisins (Dominique, Trinidad, Cuba…) et de tout l’outre-mer (La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française…). Pendant 4 jours, ces participants échangent et confrontent leurs expériences sur ce sujet majeur pour la conservation de la nature dans les Antilles françaises, afin d’aboutir à une stratégie coordonnée pour faire face à ce phénomène. Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme la deuxième cause d’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale et les collectivités françaises d’outre-mer sont particulièrement concernées : 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde y sont déjà présentes. Cet atelier a été conçu en collaboration avec le Ministère chargé de l’écologie, les Directions régionales de l’environnement de Guadeloupe et de Martinique et le Centre d’activité régional du protocole Spaw. Il bénéficie de l’appui de l’ONF, du CIRAD et du Parc national de Guadeloupe. Pour télécharger le dossier de presse >> cliquez ici Pour visiter le site Internet dédié à cet enjeu, rendez-vous sur : www.especes-envahissantes-outremer.fr   Document joint Dossier Atelier espèces exotiques envahissantes Antilles françaises

Publication de la Liste rouge mondiale 2009 des espèces menacées

Rendue publique le 3 novembre, la nouvelle édition de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées indique qu’il sera impossible d’enrayer la perte de la biodiversité en 2010, comme le prévoyait l’objectif fixé par la communauté internationale. Selon cette dernière mise à jour, 17291 espèces sur les 47677 espèces répertoriées sont menacées d’extinction. Le Comité français de l’UICN souligne la responsabilité majeure de la France dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité mondiale : d’après cet état des lieux, la France est en première ligne, figurant parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées. Pour en savoir plus sur la Liste rouge des espèces menacées >> voir ici.

Conférence régionale pacifique sur les aires marines à Moorea, 14-19 novembre 2009

Le Comité français de l’UICN, l’Agence des aires marines protégées et l’Initiative pour les récifs coralliens du Pacifique sud (CRISP) organisent du 14 au 19 novembre 2009 une Conférence régionale sur les aires marines du Pacifique. Cette Conférence se tiendra en Polynésie française, pays hôte sous l’égide du Programme régional pacifique pour l’environnement (PROE) et du Secrétariat de la Communauté du Pacifique. La géographie et les enjeux du Pacifique impliquent en effet un renforcement dans les meilleurs délais de la concertation et de la coopération sur cette thématique entre territoires français et partenaires anglophones. Afin de mutualiser les efforts et de développer des synergies pour la gestion durable et la préservation des milieux côtiers et marins, cet évènement rassemblera prioritairement les gestionnaires des aires marines françaises de la région Pacifique et leurs homologues du Pacifique. Trois thèmes structureront les échanges et les propositions d’actions afin de répondre aux questions suivantes : Quelles réalités ? Quels besoins ? Quels outils ? : Gouvernance et gestion des aires marines gérées Suivi des milieux et espèces dans les aires marines gérées Connaissances disponibles sur les écosystèmes – enjeux en haute mer   Pour plus de détails, veuillez consulter le site de la conférence : http://ampacific09.aires-marines.fr Contact : staff.ampacific@aires-marines.fr   Document joint Conférence régionale Pacifique – Moorea- Novembre 2009

La Liste rouge des orchidées de France métropolitaine

Selon l’état des lieux effectué, une espèce d’orchidées sur six pourrait disparaître du territoire métropolitain. La première analyse jamais réalisée sur les 160 espèces d’orchidées présentes en France métropolitaine montre que 27 d’entre elles sont menacées de disparition du territoire, et que 36 autres sont proches de le devenir sans une attention particulière portée à leur situation. Ces résultats sont le fruit d’un travail commun mené par le Comité français de l’UICN, le Muséum national d’Histoire naturelle, la Fédération des conservatoires botaniques nationaux (FCBN) et la Société française d’orchidophilie (SFO). Au total, près d’une centaine d’experts ont apporté leur contribution à cet état des lieux et cinq d’entre eux ont validé les analyses lors de l’atelier final d’évaluation. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale Documents joints • Communiqué de presse (octobre 2009) • Tableau synthétique avec catégories et critères • Liste des contributeurs • Publication : UICN France, MNHN, FCBN & SFO (2010). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Orchidées de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau : Neotinea conica © Guillaume Léotard – CBNMED 

Séminaire sur les Listes rouges régionales des espèces menacées

Le Comité français de l’UICN, la Fédération France Nature Environnement et le Muséum national d’Histoire naturelle se sont associés pour lancer un projet d’appui à l’élaboration des Listes rouges régionales des espèces menacées. Pour préparer ce projet avec tous les acteurs concernés, les trois partenaires ont organisé une journée de séminaire à Paris le 8 octobre 2009, dans les locaux de l’agence Natureparif. La présentation et le programme détaillé de la journée sont disponibles en téléchargement >> en cliquant ici. Développé sur la base des conclusions du séminaire, le projet d’appui sera lancé prochainement. Document joint Programme séminaire Listes rouges régionales – 08 octobre 2009

La France confirme sa coopération avec le plus grand réseau mondial de protection de la nature

Le gouvernement français renouvelle son accord de coopération avec l’UICN au niveau mondial. Des projets de conservation de la biodiversité en Afrique, en Méditerranée et dans l’outre-mer européen sont mis en place dès cette année. Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Marie-Luce Penchard, Secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer, et Jean-Michel Severino, directeur général de l’Agence française de développement ont signé ce matin un nouvel accord avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), représentée par Julia Marton-Lefèvre, sa Directrice générale. L’accord de partenariat initié en 2005 entre la France et l’UICN se voit ainsi renouvelé pour une durée de quatre ans et vient renforcer l’engagement de la France en matière de protection de la biodiversité. Ce nouvel accord cadre, d’un montant de près de 8 millions d’euros, soutiendra des actions de gestion durable de la biodiversité dans les pays du Sud. Les premières activités, engagées en 2009, concernent entre autres le renforcement de la gestion des aires protégées d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale, l’identification des zones méditerranéennes les plus importantes pour la conservation de la biodiversité, et un suivi et une meilleure protection de la faune sauvage commercialisée en Afrique centrale. Des actions sur l’Outre-mer ainsi qu’en matière de gouvernance de la Méditerranée sont également envisagées. Cet accord marque l’attachement de la France à l’UICN, créée à Fontainebleau en 1948, et rassemblant plus de 12 000 experts, scientifiques et organisations gouvernementales et non gouvernementales, à travers le monde. Avec la signature de cet Accord, la France confirme sa place de Partenaire Stratégique de l’UICN aux cotés du Canada, du Danemark, de l’Espagne, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Suède et de la Suisse. « La crise actuelle de la biodiversité, exacerbée par les changements climatiques, exige une action globale immédiate à tous les niveaux de la société. L’engagement continu de la France à aider l’UICN à garantir l’utilisation durable des services rendus par les écosystèmes, particulièrement dans les pays qui en dépendent le plus, montre que la protection de la nature peut et doit être une partie intégrante des politiques des pays développé. Dans ce domaine, l’action de l’UICN avec la France aidera à agir mieux en Afrique, dans la Caraïbe et en Océanie“, a déclaré Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. Constat similaire pour Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie : « Le patrimoine biologique naturel de l’Humanité est en danger. En 2010, la France doit éveiller à nouveau les consciences. Nous intensifierons notre stratégie nationale en faveur de la préservation de la biodiversité, et nous entendons jouer un rôle moteur dans la création du GIEC de la biodiversité dès 2010. Nous aiderons à cet égard les associations d’experts qui s’y engagent, c’est une priorité. Nous devons vivre aujourd’hui en préparant demain. » Marie-Luce Penchard, Secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer, indique quant à elle que « La biodiversité ultra-marine française revêt à l’échelle planétaire une importance exceptionnelle. D’abord sur le plan patrimonial, car cette richesse est en grande partie endémique de ces territoires et nous confère une responsabilité particulière pour sa protection. Mais aussi comme réservoir potentiel de développement économique et de bien-être des populations. Nous nous devons ainsi de conduire tous ensemble une politique volontariste pour la protection et la valorisation durables de la biodiversité ultramarine. Je me félicite que l’action de l’UICN comporte un volet spécifique à l’outre-mer qui viendra appuyer les démarches entreprises localement par les acteurs de ces territoires et en développer l’exemplarité en matière de développement durable. » Pour Alain Joyandet, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, « l’environnement est ce que nous avons de plus cher. Le préserver pour les générations à venir est un impératif, j’en ai la conviction. Il est lié à l’amélioration des conditions sociales et économiques des peuples, qui est notre combat au quotidien. Notre partenariat avec l’UICN est donc pour moi le symbole de notre préoccupation collective et de notre engagement. Je souhaite redire à cette occasion l’importance que j’attache à la création d’une plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur le modèle du GIEC qui améliorera la connaissance et les moyens de protéger la biodiversité et les écosystèmes. » Enfin, selon Jean-Michel Severino, directeur de l’Agence française de développement « les pays pauvres, dont le capital économique repose largement sur l’environnement, sont les premières victimes de l’érosion de leur capital naturel. La protection de la biodiversité et la lutte contre la pauvreté sont indissociables et exigent, comme nous le faisons depuis plusieurs années avec l’UICN, d’agir à tous les niveaux, avec les gouvernements, la société civile et le secteur privé ». L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), aide le monde à trouver des solutions à nos défis les plus urgents en matière d’environnement et de développement, en soutenant la recherche scientifique, en gérant des projets partout dans le monde, et en réunissant des gouvernements, des ONG, les Nations unies, les conventions et les sociétés internationales afin de développer ensemble des politiques, des lois et de bonnes pratiques. L’UICN, le plus ancien et le plus vaste réseau environnemental du monde, est une union démocratique de plus de 1 000 membres, gouvernements et ONG, et de près de 11.000 scientifiques bénévoles répartis dans plus de 150 pays. Le travail de l’UICN est soutenu par plus de 1 000 professionnels dans 60 pays et par des centaines de partenaires des secteurs publics et privés et des ONG dans le monde entier. Le siège de l’UICN est situé à Gland, près de Genève, en Suisse. www.iucn.org

Bilan du Grenelle de la Mer

Le Grenelle de la mer s’achève aujourd’hui et dessine enfin les éléments d’une nouvelle politique maritime intégrée pour la France. Le bilan tiré aujourd’hui de ces 5 mois de travail est globalement positif avec des engagements structurants pour la protection de la mer et du littoral et l’intégration de critères écologiques et sociaux dans de nombreux domaines. Cependant, la réussite du Grenelle de la Mer dépendra aussi des mesures et des engagements que doit prendre demain le Président de la République en matière de biodiversité et de pêche, d’exploitation des ressources de la mer et de gouvernance. Aires Marines Protégées : un engagement historique L’objectif d’ici à 2020 de 20 % des eaux françaises (eaux territoriales et zone économique exclusive) en Aires Marines Protégées dont la moitié en réserves marines se fera en concertation avec les pêcheurs en intégrant la représentativité des écosystèmes. Si ces objectifs sont réellement mis en œuvre, la France (deuxième domaine maritime international) deviendra le leader mondial en termes de protection de la biodiversité et de gestion des pêches. Le thon rouge le requin-taupe aux annexes de la CITES La France doit soumettre le classement du thon rouge et du requin-taupe aux annexes de la CITES (convention sur le commerce international des espèces menacées) pour pouvoir réellement protéger ces espèces. Une nouvelle gouvernance intégrée de la mer En termes de gouvernance nationale, la confirmation du poids politique affirmé par le Ministère chargé de la Mer pour la coordination interministérielle et le choix de l’instauration d’un organe consultatif réunissant les 5 collèges constituent une réelle avancée et un processus démocratique original à poursuivre. Quel financement ? Face à l’ensemble des mesures prises qui demandent des engagements forts en termes financiers que ce soit pour le renforcement de la recherche ou la mise en place des mesures prises dans ce Grenelle, les ONG ont proposé de continuer la réflexion avec les autres acteurs sur les nouveaux modes de financement de la mer. Cette réflexion devra se faire en lien avec une réflexion globale sur la fiscalité et en prenant en compte la notion de solidarité de bassin. Les conclusions de cette commission doivent arriver très vite avant 2010. Malgré tout, des défis encore à relever et des pistes à creuser Enfin, les associations signataires seront particulièrement attentives au développement donné à certains sujets d’importance : mise en œuvre d’une aquaculture véritablement durable reposant moins sur la production de poissons carnivores et la pêche minotière, protection des écosystèmes de grands fonds (la France continue à détruire des écosystèmes vulnérables malgré la résolution onusienne qui l’interdit effectivement depuis le 31 décembre 2008), maîtrise des pollutions d’origine terrestre, traitement des déchets portuaires et réduction des macrodéchets. D’autre part, une réflexion sera engagée sur les gigantismes des navires de commerce et à passagers sous l’angle de la sécurité en mer, du sauvetage des vies humaines et de la protection de l’environnement. Les mesures actées dans ce Grenelle doivent être le plus rapidement mises en place que ce soit au sein du grenelle II, au sein des instances compétentes et le suivi des mesures ne peut que se faire entre les 5 collèges réunis pendant ces 5 mois. (Communiqué commun des ONG ayant participé au Grenelle de la Mer) L’ensemble des propositions actées lors du Grenelle de la Mer sont regroupées dans le Livre bleu, consultable en ligne. Pour en savoir plus, visitez le site officiel du Grenelle de la Mer.

Les résultats du 4ème Congrès mondial de la nature

Les résultats du 4ème Congrès mondial de la nature, organisé par l’UICN du 5 au 14 octobre 2008 à Barcelone, sont consultables en ligne, en particulier les recommandations et résolutions adoptées par l’Assemblée Générale.   Pour consulter les résultats et télécharger les motions, visitez le site du 4ème Congrès mondial de la nature.

Stopper la perte de biodiversité en France : objectif manqué pour 2010 ?

Le Comité français de l’UICN publie son analyse du bilan 2008 de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité. L’échéance de l’engagement de la France de stopper la perte de biodiversité en 2010 se rapproche, et bien que plusieurs actions aient été achevées ou engagées, les indicateurs restent principalement au rouge. Le Grenelle de l’Environnement a permis de renforcer les plans d’actions thématiques, mais l’appropriation de cet enjeu majeur par l’ensemble des acteurs est un réel défi, encore à relever.   La Stratégie Nationale pour la Biodiversité a été adoptée en 2004 par le gouvernement, pour répondre aux enjeux de conservation de la biodiversité en France et à ses engagements internationaux, en particulier ceux de la Convention sur la Diversité Biologique. Depuis novembre 2005, 11 plans d’actions sectoriels ont été adoptés : Agriculture, Infrastructures de transports, International, Mer, Patrimoine naturel, Territoires, Urbanisme, Forêt, Outre-mer, Recherche et Tourisme. Le Grenelle de l’environnement a, jusqu’à la mi-2008, mobilisé les énergies, retardant la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité, mais a ensuite permis de renforcer l’ambition de nombreuses actions inscrites dans les plans d’actions. La situation reste toutefois préoccupante : les populations d’oiseaux communs continuent de décliner en campagne et dans les forêts ; l’urbanisme et les infrastructures de transports poursuivent la consommation et la fragmentation d’espaces naturels ; les espèces menacées sont toujours aussi nombreuses ; la présence de pesticides est détectée dans la quasi-totalité des cours d’eau et seuls 40% de l’ensemble des masses d’eau est considéré en bon état en 2008…. Les gouvernements et la commission européenne en font dès aujourd’hui le constat : malgré les actions engagées, l’objectif 2010 ne sera pas atteint. Raison de plus pour que, d’ici le grand rendez-vous international de 2010 (Conférence de la Convention sur la diversité biologique, 18-29 octobre 2010, Japon), la France redouble d’efforts pour la mise en œuvre des plans révisés et confirme son engagement pris au Grenelle de l’Environnement de renforcer la stratégie. Il sera donc indispensable que la France mobilise davantage tous les acteurs et élabore de nouveaux objectifs ambitieux et concrets, accompagnés des moyens financiers et des actions opérationnelles nécessaires pour enrayer la crise de disparition de la biodiversité. 10 avancées à retenir : 1. Intégration des engagements du Grenelle de l’environnement dans les différents plans d’actions 2. Lancement de nouveaux plans de restauration pour les espèces menacées et d’une stratégie nationale de création d’aires protégées 3. Adoption de la stratégie européenne pour le milieu marin 4. Intégration d’une dimension « biodiversité » dans le plan de mobilisation du bois 5. Réalisation d’une expertise scientifique collective sur les relations réciproques entre agriculture et biodiversité, et intégration des enjeux environnementaux du bilan de santé de la PAC 6. Soutien à la création de l’IPBES (futur GIEC de la biodiversité) 7. Inscription des récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial de l’UNESCO et organisation de la 1ère conférence sur la biodiversité de l’outre-mer européen 8. Création de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité 9. Prise en compte des corridors écologiques dans le plan d’actions « infrastructures de transports terrestres » et de la nature en ville dans le plan « urbanisme » 10. Adoption du plan d’action « tourisme » 10 améliorations à apporter : 1. Mettre en œuvre l’engagement du Grenelle de l’Environnement demandant le renforcement de la Stratégie nationale pour la biodiversité 2. Réaffirmer le portage politique de la Stratégie nationale au niveau des différents ministres et du Premier ministre 3. Associer et mobiliser davantage l’ensemble des acteurs (établissements publics, associations, collectivités, socio-professionnels, entreprises et grand public) 4. Organiser avec les collectivités territoriales l’élaboration de Stratégies régionales pour la biodiversité 5. Lancer la préparation de nouveaux plans d’actions dans des domaines stratégiques et prioritaires comme l’économie & les finances et l’éducation à l’environnement 6. Augmenter les moyens financiers et humains pour la mise en œuvre des plans d’actions dans chaque ministère 7. Réaffirmer le caractère interministériel de la Stratégie et son lien indissociable avec la Stratégie nationale du développement durable 8. Transformer les plans en de véritables documents stratégiques 9. Mutualiser et capitaliser les actions déjà réalisées et améliorer la cohérence entre les différents plans d’actions 10. Préparer un engagement fort de la France sur la biodiversité en 2010 Le bilan général 2008 détaillé est disponible ci-dessous Pour en savoir plus, contactez Florence Clap, Chargée de programme « politiques de la biodiversité ». Documents joints UICN France – Bilan SNB 2008 (PDF – 289.7 ko)

L’UICN France renouvelle son partenariat avec le Fonds Français pour l’Environnement Mondial

L’UICN France et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial renouvellent leur partenariat en faveur des organisations de la société civile africaine.   A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et l’UICN France engagent une nouvelle collaboration pour soutenir les ONG des pays du Sud avec l’ouverture d’un nouvel appel à projets du Programme Petites Initiatives (PPI). Entre 2009 et 2011, la dotation de 2,5 millions d’euros du FFEM permettra de soutenir environ 50 nouveaux projets au bénéfice d’organisations de la société civile africaine oeuvrant contre la disparition de la biodiversité et le changement climatique. Au cours des deux dernières années, le programme PPI a financé 56 projets, d’un montant de 35 000 € en moyenne par projet, dans 20 pays, pour la mise en oeuvre d’actions variées : création d’aires protégées ou de réserves de chasse à gestion communautaire qui permettent le retour de la faune et le rétablissement des ressources halieutiques (Madagascar, Bénin) ; développement d’activités éco-touristiques dans les montagnes malgaches et dans les zones humides béninoises ; suivi scientifique des tortues marines ou des baleines ; protection des mangroves (Gabon) ; valorisation de déchets urbains (Madagascar) ; extraction d’huiles essentielles et création de jardins de plantes médicinales disparues à l’état sauvage (Sénégal, Burkina Faso) … Chaque projet est une histoire originale répondant à des réalités de terrain et le fruit de l’engagement de la société civile africaine pour préserver l’environnement. Pour assurer la pérennité de leur action, de nombreuses ONG ont même développé de véritables stratégies économiques de vente de produits sur le marché local ou international (miel, sel, huiles essentielles, marché du carbone…). Après un bilan de cette première phase jugé largement positif par des experts indépendants, le programme vient d’être relancé avec l’ouverture d’un nouvel appel à projets qui se clôturera le 15 juillet 2009. Tous les renseignements sur le programme et les critères de sélection des projets sont disponibles sur le site du FFEM ainsi que sur celui de l’UICN France. Pour en savoir plus, contactez Silvia Ritossa, Chargée de programme « Actions internationales ».