Des mesures d’urgence adoptées pour les éléphants d’Afrique
Des Etats clés concernés par le commerce illégal de l’ivoire se sont engagés à prendre des mesures urgentes pour y mettre fin et sécuriser les populations d’éléphants à travers l’Afrique. L’accord a été conclu lors du Sommet de l’Eléphant d’Afrique convoqué par le gouvernement du Botswana et l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Le sommet est la toute première réunion consacrée aux dynamiques en cours sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’ivoire. Les mesures ont été décidées par des Etats clés de l’aire de répartition de l’Eléphant d’Afrique clés comprenant le Gabon, le Kenya, le Niger et la Zambie, des Etats de transit de l’ivoire comme le Vietnam, les Philippines et la Malaisie et des Etats de destination de l’ivoire, comme la Chine et la Thaïlande. « Notre fenêtre d’opportunité pour lutter contre le commerce illégal de l’ivoire se ferme et si nous n’endiguons pas la marée, les générations futures condamneront notre manque de volonté à agir », a déclaré Seretse Khama Ian Khama, Président de la République du Botswana. « Il est maintenant temps que l’Afrique et l’Asie unissent leurs forces pour protéger cette espèce universellement appréciée et indispensable ». L’une des 14 mesures approuvées par les délégués (voir document complet ci-dessous) consiste à classer le trafic d’espèces sauvages comme un « crime grave ». Cela débloquera la coopération pour l’application du droit international prévue dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre le crime organisé transnational, comprenant de l’entraide judiciaire, la saisie et la confiscation des biens, l’extradition et d’autres outils pour tenir les criminels responsables de la criminalité de la faune sauvage. D’autres mesures comprennent l’engagement des communautés vivant avec les éléphants en faveur de leur conservation, le renforcement des législations nationales pour assurer des peines maximales envers la criminalité liée à la faune, la mobilisation des ressources financières et techniques pour lutter contre cette criminalité et la réduction de la demande pour l’ivoire illicite. « Nous sommes très heureux du résultat du Sommet, surtout parce qu’il a impliqué certains des pays les plus importants le long de la chaîne de valeur de l’ivoire illégal » a déclaré la Directrice générale de l’UICN Julia Marton-Lefèvre. « Nous espérons que ces résultats de ce Sommet iront au-delà de la situation des éléphants d’Afrique et permettront d’accroître les efforts pour lutter contre le commerce illégal d’autres espèces sauvages qui les menace également, telles que les rhinocéros et les pangolins ». L’année 2011 a enregistré les plus hauts niveaux de braconnage et de commerce illégal de l’ivoire depuis au moins 16 ans et l’année 2012 ne montre aucun signe de ralentissement. Selon les données préliminaires, des niveaux encore plus élevés de trafic illégal pourraient être atteints en 2013. Dix-huit saisies majeures concernant plus de 40 tonnes d’ivoire ont été enregistrées depuis le début de l’année, ce qui représente la plus grande quantité d’ivoire saisis au cours des 25 dernières années. La pauvreté et la corruption, ainsi que la demande croissante de l’Asie sont les principaux moteurs du braconnage et du commerce illégal de l’ivoire. L’Eléphant d’Afrique (Loxodonta africana), le plus grand mammifère terrestre du monde, est actuellement considéré comme « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN ™, avec une estimation de sa population totalisant environ 500 000 animaux. Le Sommet de l’Eléphant d’Afrique a été organisé avec le soutien financier du ministère britannique de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales, le gouvernement allemand, l’Agence américaine pour le développement international, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale. Documents joints Sommet Eléphant d’Afrique – les mesures d’urgence African Elephant Summit – urgent measures
Le commerce illégal de l’ivoire pourrait faire disparaître un cinquième des éléphants d’Afrique dans la prochaine décennie
D’après de nouvelles études rendues publiques aujourd’hui, à l’occasion d’un sommet organisé par le gouvernement du Botswana et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) afin d’examiner la situation inquiétante de l’Éléphant d’Afrique, si les taux de braconnage se poursuivent au niveau actuel, le continent africain pourrait perdre un cinquième de ses éléphants dans les dix années à venir. Les dernières études relatives au braconnage estiment en effet qu’en 2012, près de 15 000 éléphants ont été abattus de façon illicite sur 42 sites, dans 27 pays africains participant au programme MIKE (Système de suivi de l’abattage illégal des éléphants), un programme de la CITES (la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) bénéficiant d’un soutien financier de l’Union européenne. Selon les analyses de MIKE, ces chiffres signifient qu’à l’échelle de l’ensemble du continent, 22 000 éléphants environ auraient été abattus illégalement en 2012, légèrement moins que l’estimation de 25 000 pour 2011. « Avec 22 000 éléphants d’Afrique abattus illégalement en 2012, la situation reste critique. Le braconnage de l’espèce en Afrique atteint toujours des chiffres très élevés, et pourrait entraîner des extinctions locales s’il se poursuit au rythme actuel. La situation est particulièrement préoccupante en Afrique centrale, où le taux estimé de braconnage double la moyenne continentale », précise John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES. Le Groupe de spécialistes de l’Éléphant d’Afrique de l’UICN estime que la population de l’espèce (Loxodonta africana) est de 500 000 individus environ. En Afrique centrale, les éléphants subissent de plein fouet les effets du braconnage, mais, eu égard à l’importance de l’abattage illégal dans toutes les sous-régions, même les populations plus nombreuses d’Afrique australe et de l’est sont confrontées à un risque si la tendance n’est pas inversée. L’escalade du braconnage ces dernières années semble être principalement due à la pauvreté et aux insuffisances de la gouvernance dans les pays de l’aire de répartition de l’éléphant, associées à une demande croissante d’ivoire illégal dans les pays consommateurs. L’importance du braconnage trouve son pendant dans les chiffres élevés du commerce de l’ivoire tirés de la base de données du Système d’information sur le commerce des produits de l’éléphant (ETIS), gérée par TRAFFIC au nom de la Conférence des Parties à la CITES. D’après des données de l’ETIS corrigées des biais, le commerce illégal de l’ivoire a atteint en 2011 son niveau le plus élevé depuis au moins 16 ans et ces niveaux inadmissibles persistent en 2012. D’après des indicateurs préliminaires, le commerce illicite pourrait atteindre des chiffres encore plus élevés en 2013. Bien qu’encore incomplètes, les données brutes des saisies importantes d’ivoire en 2013 (portant sur 500 kg d’ivoire au moins en une seule transaction) représentent d’ores et déjà la plus grande quantité d’ivoire confisquée depuis 25 ans pour ce type de saisie. Des saisies d’ivoire à très grande échelle signalent l’implication de la criminalité organisée ; dans le courant de cette année, 41,6 tonnes d’ivoire ont été saisies lors d’opérations de ce genre, mais nous ne savons pas encore si ces résultats reflètent un progrès dans la lutte contre la criminalité ou une escalade du commerce ; il faudra pour cela attendre l’analyse complète des résultats de 2013, qui sera disponible l’année prochaine. « Entre 2000 et 2013, on observe un accroissement du trafic de l’ivoire à grande échelle, en termes du nombre d’expéditions et de la quantité d’ivoire échangée illégalement. En 2013, nous constatons une augmentation de 20% par rapport aux chiffres record de 2011 ; nous sommes très inquiets », dit Tom Milliken, spécialiste du commerce de l’ivoire chez TRAFFIC et responsable de la base de données ETIS. Depuis 2009, les routes commerciales ont changé, privilégiant maintenant l’Afrique de l’est au lieu de l’Afrique occidentale et centrale. La Tanzanie et le Kenya sont maintenant les points de sortie les plus importants pour l’ivoire illicite quittant le continent. La Malaisie, le Vietnam et Hong Kong sont les lieux de transit principaux, avec la Chine pour destination principale, et parfois la Thaïlande. Depuis deux ans, toutefois, d’autres évolutions se dessinent : le Togo et la Côte d’Ivoire semblent ainsi devenir de nouveaux points de sortie sur le continent africain, et l’Indonésie, l’Espagne, le Sri Lanka, la Turquie et les Émirats Arabes Unis de nouveaux pays de transit. Les chiffres les plus récents du braconnage et du trafic sont publiés au moment où les représentants des pays de l’aire de répartition de l’Éléphant d’Afrique, ainsi que des principaux pays de transit et de destination du commerce illégal de l’ivoire se réunissent au Botswana. Les participants devraient s’engager à prendre des mesures concrètes pour enrayer le commerce illégal et préserver des populations viables dans l’ensemble du continent africain, notamment en renforçant la législation nationale de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et en améliorant la coopération entre les différents pays et à l’intérieur de chacun d’entre eux. L’UICN, par le biais du Groupe de spécialistes de l’Éléphant d’Afrique de sa Commission de la sauvegarde des espèces (CSE), fournit des données scientifiques qui sous-tendent le Programme de suivi de l’abattage illégal de l’éléphant et le Système d’information sur le commerce des produits de l’éléphant. « Ces systèmes de suivi fournissent aux décideurs des données vitales et fiables, et nous sommes très heureux de pouvoir présenter des informations actualisées au Sommet de l’Éléphant d’Afrique », dit Mme Holly Dublin, Présidente du Groupe de spécialistes de l’Éléphant d’Afrique de l’UICN. « Le tableau d’ensemble dessiné par ces nouveaux éléments devrait inciter tous les délégués à ce Sommet à se mettre d’accord sur les mesures nécessaires qui doivent être prises d’urgence pour préserver les éléphants d’Afrique ». « Confrontés à ce sombre tableau, nous devons rester vigilants, mais pour la première fois depuis des années il y a quelques signes encourageants indiquant une stabilisation possible en matière de braconnage. Ceci nous permet d’espérer que, si nous renforçons nos actions de lutte contre la criminalité et de sensibilisation du public dans l’ensemble de la chaîne du trafic illégal, si nous appuyons la mise en place de moyens d’existence
L’Okapi, la « girafe des forêts », rejoint le nombre croissant d’espèces menacées de la Liste rouge de l’UICN
L’Okapi – un symbole national de la République démocratique du Congo, également connu sous le nom de « girafe des forêts » – et le Râle à miroir – l’un des oiseaux les plus rares d’Afrique – sont maintenant proches de l’extinction, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées™ de l’UICN. Deux espèces d’albatros, la Tortue luth et le Renard gris insulaire des Îles Channel de Californie montrent quant à eux des signes d’amélioration. Un total de 71 576 espèces ont été évaluées, dont 21 286 sont menacées d’extinction. La mise à jour met en évidence un sérieux déclin de la population de l’Okapi (Okapia johnstoni), un proche parent de la girafe, vivant uniquement dans les forêts tropicales de la République démocratique du Congo (RDC). L’espèce est aujourd’hui « En danger », proche de la catégorie la plus élevée de risque d’extinction, avec des effectifs en baisse dans son aire de répartition. Le braconnage et la perte des habitats naturels, ainsi que la présence de rebelles, de braconniers d’éléphants et de mineurs illégaux, sont les principales menaces à sa survie. « L’Okapi est vénéré au Congo comme un symbole national – il figure même sur les billets de banque en francs congolais, » déclare le Dr Noëlle Kümpel, co-présidente du Groupe de spécialistes des Girafes et de l’Okapi de l’UICN, et gestionnaire du projet de conservation de l’Okapi de la Société Zoologique de Londres.« Malheureusement, la RDC a été prise dans la guerre civile et ravagée par la pauvreté pendant près de deux décennies, conduisant à une dégradation généralisée de l’habitat de l’Okapi et à l’augmentation de la chasse pour sa viande et sa peau. Soutenir les efforts du gouvernement pour lutter contre la guerre civile et l’extrême pauvreté dans la région est essentiel pour assurer sa survie ». Selon la mise à jour de la Liste rouge, près de 200 espèces d’oiseaux sont maintenant « En danger critique », rencontrant le risque le plus élevé d’extinction. Le Râle à miroir (Sarothrura ayresi), un petit oiseau discret qui se reproduit en Ethiopie, au Zimbabwe et en Afrique du Sud, est la dernière espèce à rejoindre cette catégorie. La destruction et la dégradation de son habitat, comprenant le drainage des zones humides, la conversion des terres pour l’agriculture, l’extraction d’eau, le surpâturage par le bétail et la coupe de végétation dans les marais, l’ont conduit à cet état précaire. Une action urgente est maintenant nécessaire pour mieux comprendre l’écologie de l’espèce et répondre à ces menaces. Bien que la situation de la population mondiale de la Tortue luth (Dermochelys coriacea) – la plus grande de toutes les tortues vivantes – se soit améliorée, passant de la catégorie « En danger critique » à « Vulnérable », l’espèce continue à faire face à de graves menaces au niveau de plusieurs de ses sous-populations. La Tortue luth est une espèce unique, comportant globalement sept sous-populations biologiquement et géographiquement distinctes. La sous-population de l’océan Atlantique Nord-Ouest est abondante et en augmentation grâce à des initiatives de conservation réussies dans la région. En revanche, la sous-population de l’océan Pacifique Est, qui pond le long de la côte Pacifique des Amériques, et la sous-population de l’océan Pacifique Ouest, présente en Malaisie, en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans les Îles Salomon, sont toutes deux en forte baisse en raison d’importantes récoltes des œufs et des captures accidentelles par les engins de pêche. Des efforts de conservation ciblés sont nécessaires pour éviter leur effondrement. Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN apporte aussi de bonnes nouvelles pour certaines des espèces évaluées. Deux espèces d’albatros – l’une des familles d’oiseaux les plus menacées de la planète – sont maintenant à un plus faible risque d’extinction en raison de l’augmentation de leurs populations.L’Albatros à sourcils noirs (Thalassarche melanophrys) est passé de la catégorie « En danger » à « Quasi menacé » et l’Albatros à pieds noirs (Phoebastria nigripes) est passé de « Vulnérable » à « Quasi menacé ». Les prises accessoires par les pêcheries sont la principale menace pour ces espèces. Le Renard gris insulaire (Urocyon littoralis), auparavant « En danger critique », a également vu son statut s’améliorer et est maintenant classé comme « Quasi menacé ». Présent sur six des îles Channel de Californie, au large de la côte sud de la Californie, quatre sous-espèces de ce renard ont subi des baisses catastrophiques au milieu des années 1990, principalement en raison de maladies et de la prédation par des espèces non indigènes, comme l’Aigle royal. Les quatre sous-espèces ont maintenant récupéré ou approchent du seuil de récupération. Ceci est principalement dû à des actions de conservation réussies, engagées par le National Park Service des USA, membre de l’UICN, qui comprenaient l’élevage en captivité, la réintroduction, la vaccination contre les maladies canines et la relocalisation des aigles royaux. « Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN montre quelques réussites de conservation fantastiques, dont nous devons nous inspirer pour les futurs efforts de conservation », indique Jane Smart, Directrice mondiale du groupe de Conservation de la Biodiversité de l’UICN.« Cependant, le message global reste sombre. Avec chaque mise à jour, tandis que nous voyons certaines espèces améliorer leur statut, un nombre beaucoup plus grand d’espèces apparaissent dans les catégories menacées. Le monde doit de manière urgente décupler ses efforts pour éviter cette dégradation ». Pour en savoir plus http://www.iucnredlist.org Liste rouge mondiale des espèces menacées Contacts Florian Kirchner, Chargé de programme « espèces », UICN France, +33 1 40 79 48 09 Ewa Magiera, IUCN Media Relations, tel +41 22 999 0346, mobile +41 79 856 76 26 Lynne Labanne, IUCN Species Programme Communications Officer, tel +41 22 999 0153, mobile +41 79 527 7221 Jonathan Hulson, IUCN Species Programme Communications, tel +41 22 999 0154
Premiers résultats de la Liste rouge nationale pour la flore de Martinique
Au terme d’un état des lieux établi avec les compétences d’une douzaine de botanistes, les analyses réalisées permettent de connaître le risque de disparition de 162 espèces de la flore de Martinique. Ces résultats constituent une première étape vers l’évaluation de l’ensemble des plantes supérieures de l’île. Parmi les espèces menacées, la Liane à canots (Tanaecium crucigerum) et le Banga (Acrocomia karukerana) sont classés « En danger critique ». Le Bois chandelle (Zanthoxylum spinifex) et l’orchidée Oncidium altissimumsont en catégorie « Vulnérable ». Le Caca-ravet (Cybianthus dussii) et le Bois-moussara (Drypetes dussii), tous deux endémiques de l’île, ont été classés « En danger ». Ces évaluations ont été menées par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec le Conservatoire botanique de Martinique (CBMQ) et la Fédération des conservatoires botaniques nationaux (FCBN). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale Documents et liens • Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf) • Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN) Photo bandeau : Banga (Acrocomia karukerana) © CBIG
Les lauréats de la Palme IFRECOR 2013 sont…
Pour la troisième année, l’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens – a lancé le concours de la Palme IFRECOR à destination des élus des collectivités d’outre-mer. Ce concours, organisé par le Comité français de l’UICN, a pour objectif de valoriser les actions et politiques locales exemplaires mises en œuvre pour la préservation et la gestion durable des récifs coralliens et de leurs écosystèmes associés (herbiers et mangroves). Pour sa troisième édition, le jury, présidé par le Professeur Bernard Salvat (directeur émérite de l’EPHE– École Pratique des Hautes Études) a examiné 9 projets et a choisi de récompenser pour la Palme IFRECOR 2013 : Dans la catégorie « Protection, valorisation, restauration écologique » M. Ary CHALUS, député-maire de Baie-Mahault en Guadeloupe, pour le projet « KOUDMEN POUR LA MANGROVE ». Ce projet présente le programme de restauration écologique de la mangrove aux abords de la Rivière Salée. Il a consisté à : – la destruction de 12 cases de pêcheurs insalubres et l’évacuation de 125 tonnes de déchets. – un nettoyage des fonds sous-marins et une plantation de jeunes palétuviers (pour favoriser le retour des herbiers et mangroves). – la revalorisation du site aux abords de la Rivière Salée pour sensibiliser les populations et de leur permettre de se réapproprier le site. Le projet comporte aussi un volet social puisque des gardes du littoral ont été embauchés par la commune pour assurer une veille sur le site et sensibiliser les habitants aux bénéfices de la mangrove pour les récifs coralliens. Dans la catégorie « Éducation et sensibilisation » Mme Fabienne COUAPEL-SAURET, vice-présidente de la Région Réunion, pour le projet « SENTIER SOUS-MARIN DE L’ERMITAGE À SAINT-PAUL ». Le sentier sous-marin a été créé en 2003 dans le périmètre de la Réserve nationale marine créée en 2007. Il permet aux visiteurs de constater l’effet positif de la Réserve sur la biodiversité. Il est aussi devenu un véritable outil pédagogique, indispensable à la sensibilisation des collégiens et lycéens, ainsi qu’à la formation de futurs professeurs des écoles. Une remise des trophées à l’Hôtel de Montmorin du Ministère des Outre-mer Lundi 18 novembre, à l’occasion de la journée Outre-Mer du Congrès de l’Association des Maires de France (AMF) qui se tenait à l’Hôtel de Ville de Paris, une grande exposition photographique de l’IFRECOR a présenté les enjeux de préservation des récifs coralliens et écosystèmes associés. La cérémonie de remise des trophées s’est tenue au Ministère des Outre-Mer à l’issue de cette journée, en présence de la Ministre déléguée chargée de la Réussite éducative, George Pau-Langevin, du Ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, du Directeur du Comité français de l’UICN, Sébastien Moncorps, et de 500 élus ultramarins. > Découvrez également le livret de la Palme IFRECOR 2013 > Site internet de l’IFRECOR
Des scientifiques identifient les aires protégées les plus irremplaçables dans le monde
Une nouvelle étude scientifique a identifié les aires protégées les plus importantes pour empêcher l’extinction d’espèces de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens dans le monde. Issue d’une collaboration internationale, cette analyse fournit des conseils pratiques pour améliorer l’efficacité des aires protégées dans la conservation de la biodiversité à l’échelle mondiale. L’étude, publiée dans la dernière édition de la revue internationale Science, calcule l’irremplaçabilité de chaque aire protégée individuellement à partir d’une base de données comprenant 173 000 aires protégées terrestres et 21 500 espèces évaluées par la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’UICN. L’analyse compare la contribution de chaque aire protégée pour la survie des espèces sur le long terme. Soixante-dix-huit sites (comprenant 137 aires protégées dans 34 pays) ont été identifiés comme des sites exceptionnellement irremplaçables. Tous réunis, ces sites hébergent la majorité des populations de plus de 600 espèces d’oiseaux, d’amphibiens et de mammifères, dont la moitié est menacée dans le monde. Dans la plupart des cas, ces aires protègent des espèces qui ne peuvent être trouvées nulle part ailleurs, comme par exemple le Canard de Laysan (Anas laysanensis), une espèce en danger critique d’extinction endémique du Refuge National de la Faune et de la Flore des îles Hawaiiennes (Hawaiian Islands National Wildlife Refuge) aux Etats-Unis, ou les 13 espèces d’amphibiens présent uniquement dans le Parc National de Canaima au Venezuela. Plusieurs de ces aires irremplaçables sont déjà reconnues comme étant de “Valeur Universelle Exceptionnelle” selon la Convention du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Ces sites comprennent entre autres les célèbres Iles Galápagos en Equateur, le Parc National de Manú au Pérou et les Ghats Occidentaux en Inde. Cependant, la moitié de la surface recouverte par ces aires protégées n’est pas reconnue au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Tel est le cas, par exemple, du Parc National des Montagnes Udzungwa en Tanzanie, des Zones Humides d’Importance Internationale de la Péninsule de Zapata à Cuba, et du Parc Naturel National de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, le site le plus irremplaçable du monde pour les espèces menacées. “Ces lieux exceptionnels seraient tous de bons candidats pour être classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO”, dit Soizic Le Saout, premier auteur de l’étude. “Une telle reconnaissance pourrait assurer une protection plus efficace de l’exceptionnelle biodiversité de ces aires du fait des normes exigées pour les sites inscrits au Patrimoine Mondial”. Contrairement aux précédentes évaluations qui se concentraient sur l’augmentation du nombre de sites protégés, cette étude souligne le besoin d’améliorer la gestion, souvent insuffisante, des aires protégées déjà existantes et propose une ligne de conduite pour mettre en œuvre ces améliorations. “Par exemple, les Réserves Forestières Nationales de Páramo Urrao en Colombie, n’existent pas vraiment sur le terrain” dit Paul Salaman, un expert en biodiversité de la Colombie et directeur général de Rainforest Trust. “Elles furent crées légalement en 1975 mais n’ont jamais fait l’objet d’une réelle gestion de protection”. “Les aires protégées peuvent remplir leur rôle pour réduire la perte de biodiversité uniquement si elles sont gérées efficacement” dit Simon Stuart, président de la Commission de Sauvegarde des Espèces de l’UICN.“Puisque les budgets pour la conservation sont limités, les gouvernements devrait donc prêter une attention tout particulière à l’efficacité de la gestion des aires protégées les plus irremplaçables.” Cette étude s’appuie sur le travail d’un large réseau d’experts qui collectent et analysent des données pour la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’UICN™ et pour la Base de Données Mondiales sur les Aires Protégées. Elle est le résultat d’une collaboration internationale entre le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE, CNRS Montpellier) en France, l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) via sa Commission de Sauvegarde des Espèces et via sa Commission Mondiale sur les Aires Protégées, le Centre Mondial de Surveillance de la Conservation (UNEP-WCMC) et BirdLife International. La publication de cette étude se produit exactement un an avant le Congrès mondial sur les parcs, le rendez-vous incontournable pour les aires protégées, qui se tiendra à Sydney et fixera l’ordre du jour de leur conservation pour la prochaine décennie. L’article peut être commandé sur http://www.sciencemag.org/content/342/6160/803.summary Pour en savoir plus, consultez la base de données mondiales des aires protégées et la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN
Découvrez la publication sur le développement des énergies renouvelables dans les écosystèmes de montagne !
Dans le cadre de ses travaux menés sur les énergies renouvelables, le Comité français de l’UICN lance une série de brochures qui vont présenter les impacts des différentes technologies sur les écosystèmes présents sur le territoire français : voici la première consacrée aux écosystèmes de montagne. L’utilisation des énergies fossiles porte atteinte à l’environnement. En réponse à ce constat, les énergies renouvelables sont de plus en plus mobilisées pour assurer un rééquilibrage des modes de production, et ainsi une meilleure protection de l’environnement, en contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le développement des énergies renouvelables en montagne contribue au développement durable des territoires concernés. Mais cette exploitation peut provoquer des impacts potentiels importants, comme le déboisement pour la production de bois, les atteintes aux écosystèmes et aux espèces que certaines installations hydroélectriques entraînent, les dérangements causés par les éoliennes sur la faune et leur impact sur les paysages, et de manière plus générale, un processus de consommation d’espace. Ces risques sont plus présents en montagne en raison de l’équilibre fragile des différents milieux soumis, non seulement aux effets du développement peu contrôlé de certaines activités et infrastructures, mais aussi et de plus en plus à ceux du réchauffement climatique. Dans la présente synthèse sur les énergies renouvelables en montagne, le groupe montagne du Comité français de l’UICN a cherché à mieux définir les enjeux et les pratiques concernant la production de ces énergies et à en dresser l’état des lieux, tout en émettant des recommandations quant à leur développement futur. Ce travail insiste notamment sur les potentialités que représentent ces énergies du point de vue du développement socioéconomique et surtout sur la nécessité de l’implication des territoires sur les problématiques environnementales spécifiques aux montagnes françaises de métropole. Cette synthèse, fondée sur des références scientifiques et économiques fiables, s’efforce pour chacune des sources d’énergie étudiées (les énergies solaire, éolienne, hydroélectrique, biomasse et géothermie) d’en établir le bilan coûts / avantages compte tenu des enjeux de préservation de l’environnement montagnard, en particulier de la biodiversité et des paysages. L’hydroélectricité fait l’objet d’un approfondissement plus important du fait des enjeux particuliers du développement de cette énergie concernant la biodiversité et les écosystèmes des territoires de montagne. Contact Pauline Teillac-Deschamps, Chargée du programme « écosystèmes » Document joint UICN France – Les montagnes et la transition énergétique
Le projet « Sea For Society » : imaginons ensemble la « Blue Society »
Sea for Society est un projet européen, piloté par Nausicaa, qui a pour objectif de consulter et d’impliquer la société civile en Europe sur les enjeux de la mer. Le Comité français de l’UICN est partenaire de ce projet qui réunit 28 organismes issus de 11 pays européens et d’Israël. L’objectif est d’associer chercheurs, décideurs politiques, acteurs économiques, représentants de la société civile, jeunes et citoyens à travers le dialogue, l’apprentissage mutuel et une action commune autour d’une nouvelle façon d’appréhender la mer et les océans, nommée la « Blue Society ». Comment pouvons nous développer une approche plus intégrée et plus durable des écosystèmes marins et des littoraux en Europe ? Financé par l’Union Européenne, le projet Sea for Society (SFS) s’efforce d’apporter des réponses innovantes. L’océan mondial et les solutions que celui-ci offre en termes de développement économique, social, culturel ou technologique sont définitivement une composante clé avec laquelle il faut compter. Le projet « Sea For Society » (SFS) est un « Plan d’action mutualisé pour l’apprentissage et la mobilisation » qui regroupe 28 partenaires de 12 pays dans un processus de dialogue et d’actions conjoints pour examiner les questions clés, mettre en évidence les problèmes transversaux et proposer des solutions afin de garantir une gestion durable des services rendus par les écosystèmes marins par les citoyens européens. Les acteurs et citoyens européens donnent leur voix Des études antérieures ont démontré que les citoyens européens ne sont pas pleinement conscients des services que rendent les écosystèmes marins et de l’impact du comportement de chacun. De mai à octobre 2013, neuf Etats européens ont organisé des consultations nationales à destination des jeunes/ citoyens et des acteurs sociaux économiques pour débattre sur leur relation avec la mer et les océans dans leur vie quotidienne. La méthodologie développée pour les débats européens, proposée par l’Université Nationale d’Irlande, Galway, appelée « Collective Intelligence » (Intelligence Collective), est identique dans tous les pays. Six thèmes liant l’environnement marin à la vie quotidienne ont été retenus : Santé humaine, Énergies, Loisirs et Tourisme, Aménagement du Territoire et Alimentation. Cette approche participative nouvelle rassemble un réseau d’acteurs ayant des opinions et des intérêts parfois différents, si ce n’est opposés, mais qui, collectivement, possèdent la connaissance et les solutions pour avancer vers une utilisation intégrée et durable des ressources marines. En France, ces consultations ont eu lieu en juin et en septembre 2013. Une approche collective pour aider des politiques maritimes européennes intégrées et soutenir l’engagement public et privé vers la Blue Society Les résultats de cette phase de dialogue ouvert seront comparés et analysés sur une base transnationale de façon à identifier et sélectionner les défis transversaux de diverses régions et cultures en Europe. En 2014, une campagne de mobilisation sera lancée dans toute l’Europe pour élargir le transfert de connaissance et des meilleures pratiques vers une audience beaucoup plus large. Elle aura pour objectif de renforcer le pouvoir des acteurs et des citoyens de développer des solutions novatrices communes basées sur le concept de « Blue Society ». En 2015, une conférence européenne présentera les résultats et les perspectives de ce large engagement mutuel de la Blue Society. Ce Plan de mobilisation et d’apprentissage mutuel a pour objectif d’aider la Direction Générale de la Recherche et l’Innovation de la Commission Européenne à mieux identifier les futurs thèmes de recherche, les nouveaux modes de gouvernance de l’environnement marin et maritime et de favoriser des investissements pour une Blue Society, le tout à des niveaux régionaux, nationaux et européens. La « Blue Society » vise ainsi à développer des technologies et des produits nouveaux et novateurs fondés sur les immenses opportunités offertes par les océans de la planète pour répondre aux besoins des générations présentes et futures dans un esprit de « croissance positive », et pour prendre en compte la restauration et la durabilité des écosystèmes marins. Nous vous invitons à consulter le site internet du projet Sea For Society http://seaforsociety.eu ainsi que le blog France http://seaforsociety-france.blogspot.fr/ Contact Pauline Teillac-Deschamps, Chargée du programme « écosystèmes » Document joint Brochure Sea for society
Conclusions du 3ème congrès mondial des aires marines protégées (IMPAC 3)
Le 3ème congrès mondial des aires marines protégées (IMPAC 3) a rendu ses conclusions après 5 jours de débat entre les 1500 participants de 87 pays. Il a été suivi le 26 octobre par une conférence ministérielle où le ministre français de l’Ecologie et 19 autres ministre de l’environnement ont adopté le Message d’Ajaccio pour la préservation des océans. La Conférence ministérielle d’Ajaccio, tenue en présence de nombreux représentants gouvernementaux, d’organisations internationales et d’organisations non gouvernementales, s’est organisée autours de trois tables rondes, sur les thèmes suivants : les bénéfices et l’urgence de la préservation des océans, la promotion du niveau régional comme cadre approprié pour une action efficace, et les initiatives internationales nécessaires pour protéger la haute mer. Les échanges ont permis de dégager une déclaration commune (voir le Message d’Ajaccio ci-dessous), sur la base du travail des experts qui se sont réunis pendant une semaine à Marseille (voir les conclusions d’IMPAC 3 ci-dessous). Ses signataires ont réaffirmé leur volonté d’atteindre l’objectif de 10% d’Aires Marines Protégées d’ici 2020 (Objectif 11 d’Aichi) – contre 3% aujourd’hui – et se sont engagés à mobiliser les moyens nécessaires dans ce domaine. Le message ministériel d’Ajaccio souligne l’urgence de conserver et de gérer durablement la haute mer. Il appelle la communauté internationale à adopter avant la fin 2014 la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies qui permettra de lancer la négociation d’un accord de mise en œuvre pour la conservation et la gestion durable de la diversité biologique marine dans les zones qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Ces zones situées hors des juridictions nationales représentent 64 % des océans et, loin d’être des espaces vides, contiennent d’extraordinaires richesses en biodiversité, notamment sur les monts et dans les canyons sous-marins. Les ministres présents à Ajaccio représentaient, en plus de la France, de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie, les pays suivants : l’Albanie, l’Arabie saoudite, la Belgique, les Comores, le Bahreïn, Chypre, la Dominique, la Guinée, l’Italie, l’Inde, Monaco, le Nicaragua, les Samoa, le Sénégal, la Tanzanie, le Togo et la Tunisie. La Directrice générale de l’UICN, présente à la conférence, a souligné, dans son discours (voir ci-dessous) ses 6 principaux enseignements d’IMPAC 3 et souhaité que les engagements ministériels pris à Ajaccio puissent accélérer l’établissement d’aires marines protégées bien gérées et mobiliser les ressources financières nécessaires. Les signataires ont chaleureusement remercié les participants du congrès IMPAC3 à Marseille, du 21 au 25 octobre 2013, pour leurs conclusions qui ont constitué la base des réflexions de la Conférence ministérielle d’Ajaccio. Lors de la conférence, Philippe Martin, le, ministre français de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, et SAS Albert II de Monaco ont annoncé conjointement la création d’un Fonds fiduciaire pour les aires marines protégées de Méditerranée. Ce fonds a vocation à renforcer et pérenniser la gestion d’aires marines protégées. Par son action, il contribuera à la constitution d’un réseau écologiques d’aires marines protégées en Méditerranée, que les ministres de Tunisie, d’Italie, de Monaco et de Chypre, autour de Philippe Martin, appellent de leur vœux. Philippe Martin a également précisé le niveau d’engagement financier international de la France dans ce domaine, avec plus de 20 millions d’euros de soutien du Fonds Français pour l’Environnement Mondial et de l’Agence Française de Développement, pour les deux prochaines années, accordés à des projets de protection du milieu marin : en Méditerranée (3 M€), en Afrique de l’Ouest (3,7 M€), dans l’Océan Indien (5,5 M€), dans les Caraïbes (1 M€) et dans le Pacifique (6,5 M€). Par ailleurs, la France a annoncé son adhésion au Global Partnership for Oceans, initiative de la Banque Mondiale pour la préservation des océans. Enfin, dans le prolongement de la visite de Frédéric Cuvillier en juin 2013, Philippe Martin a annoncé la création officielle du Parc naturel marin du bassin d’Arcachon, dont le décret devrait être signé dans les prochaines semaines, la mise à l’étude d’un parc naturel marin autour du Cap Corse, ainsi qu’une candidature conjointe France/Italie pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO du parc marin international des Bouches de Bonifacio (Corse) et de l’archipel de la Maddalena (Sardaigne). Pour en savoir plus, consultez ci-dessous les conclusions du congrès IMPAC 3 et le Message ministériel d’Ajaccio. Pour revoir les temps forts du congrès d’IMPAC 3, connectez vous sur Oceanplus.tv Documents joints Conclusions IMPAC 3 Message ministériel Ajaccio IMPAC 3 Message ministériel Ajaccio IMPAC 3 – annexe Discours de la Directrice générale de l’UICN – IMPAC 3
Presque 3% des océans aujourd’hui protégés
Les aires marines protégées couvrent désormais 2,8% des océans – une superficie plus grande que l’Europe – selon la carte officielle publiée aujourd’hui issue de la base de données mondiale sur les aires protégées, gérée par l’UICN et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). La carte montre une augmentation de 0,6% de la superficie des océans protégés depuis 2012. En 2010, la plupart des gouvernements du monde ont convenu de protéger au moins 10% des zones marines et côtières dans le monde d’ici 2020. « Il est encourageant de constater les progrès que nous avons réalisés jusqu’à présent » , dit Carl Gustaf Lundin, Directeur du Programme mondial marin et polaire de l’UICN. « Protéger moins de 3% de l’océan n’est pas encore suffisant pour assurer sa conservation durable. Toutefois, si nous continuons à augmenter cette superficie de un pour cent chaque année, nous devrions être en mesure d’atteindre l’objectif de 10% d’ici 2020. Nous espérons que cette carte va rendre ce processus beaucoup plus efficace ». La carte permet, pour la première fois, de rendre facilement accessible les données sur les aires marines protégées dans le monde aux spécialistes et au grand public. Elle offre la possibilité de suivre les progrès réalisés pour la protection des océans et d’identifier les zones non encore incluses sur la carte. La carte montre clairement que les progrès obtenus ces dernières années ont été impulsés par la création de grandes aires marines protégées en mer, en complément des nombreux sites de plus petite taille qui existent dans les eaux côtières de nombreux pays. Ces évolutions sont particulièrement visibles autour des eaux territoriales de l’Australie, de la France et de l’Afrique occidentale. « Les pays qui obtiennent de bons résultats devraient aider ceux qui éprouvent des difficultés à protéger leur patrimoine marin exposé à des menaces telles que la surpopulation et qui manquent de capacités et de ressources », déclare Dan Laffoley, Conseiller principal sur les sciences marines et la conservation du Programme mondial marin et polaire de l’UICN. « Cette carte devrait ainsi faciliter la collaboration entre les pays. Elle fournit des informations objectives issues des statistiques officielles pour suivre les progrès vers l’objectif de 10% ». La carte a été présentée au 3ème Congrès mondial des aires marines protégées (IMPAC 3) qui se déroule actuellement à Marseille. Co-organisé par l’UICN, l’Agence des aires marines protégées et la Ville de Marseille, IMPAC 3 rassemble plus de 1.200 spécialistes et personnalités du monde entier dans le but d’évaluer les progrès réalisés et de proposer de nouvelles solutions pour la conservation et le développement durable des océans. « La carte et les statistiques sur la couverture des aires marines protégées seront mises à jour régulièrement, au fur et à mesure que les actions de protection progresseront un peu partout dans le monde », explique Brian Mac Sharry du Programme des aires protégées du Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature du PNUE. La carte peut être téléchargée à http://www.protectplanetocean.org/official_mpa_map