Congrès UICN : Les aires protégées françaises, des écrins de nature à surveiller

Fondée sur la méthodologie des rapports mondiaux de l’initiative Protected Planet, pilotée par le Centre de Surveillance Mondial de la Conservation, la synthèse du tableau de bord des aires protégées françaises 2021, accompagnée du Tableau de bord complet élaboré en 2018, proposent une série d’indicateurs d’atteinte des objectifs quantitatifs et qualitatifs de mise en œuvre des réseaux d’aires protégées à l’échelle internationale. Appliqué à l’échelle nationale, cet outil d’évaluation permet de pouvoir bénéficier d’un diagnostic complet du réseau d’aires protégées à un instant, puis de pouvoir mesurer les progrès réalisés pour chacune des composantes analysées. Déclinés en 8 thématiques, ce rapport complet et cette synthèse proposent d’évaluer l’atteinte des objectifs quantitatifs fixés en matière de répartition et de couverture surfacique en aires protégées, mais pas seulement. Des indicateurs et des analyses de la qualité du réseau sont en effet également proposés comme le recouvrement avec les zones identifiées comme importantes pour la biodiversité, la représentativité des espèces et des habitats à enjeux ou encore de connectivité entre ces espaces. Enfin, des diagnostics de la gouvernance, de la mise en œuvre d’autres mesures de conservation efficaces par zones (aires conservées ou AMCEZ) et l’intégration dans le contexte local de ces espaces protégés complètent ce travail. Plus d’informations – Télécharger le Tableau de bord des aires protégées françaises – Synthèse 2021– Tableau de bord des aires protégées françaises -Document complet, 2018– Le programme Aires protégées du Comité français de l’UICN Photo bandeau : © RNCM CEN74 – G. GARCEL
Congrès UICN : Zones de protection forte en mer, un rapport inédit

La France s’est récemment engagée à protéger 30% de ses espaces maritimes dont un tiers sous protection forte. L’objectif de protection forte a été réaffirmé pendant le Congrès mondial de la nature de l’UICN et complété par un engagement du Président de la République de placer 5 % des eaux méditerranéennes sous protection forte d’ici 2027. Ce premier rapport du Comité français de l’UICN émet des recommandations pour la mise en oeuvre des zones de protection forte en mer en accord avec les standards internationaux en matière de conservation. Il sera suivi de 4 rapports dédiés aux zones de protection forte en Métropole, dans les Antilles, l’océan Indien et le Pacifique. Plus d’informations – Télécharger le rapport– Le programme Aires protégées du Comité français de l’UICN Photo bandeau : © Jean-François Sys, Comité français de l’UICN
Congrès UICN : Une nouvelle phase pour le PPI

A l’occasion du Congrès mondial de la Nature de l’UICN, et en présence de la secrétaire d’État à la Biodiversité, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial et le Comité français de l’UICN ont signé une convention pour une sixième phase du Programme de Petites Initiatives (PPI 6). La fondation MAVA a également renouvelé son soutien au programme avant de cesser définitivement ses activités fin 2022. D’une durée de 4 ans, et dans la continuité des phases précédentes, le PPI 6 visera à renforcer la société civile africaine sur les questions environnementales dans des pays où elle est historiquement peu développée. Pour cela, et dans le cadre d’appels à projets, le PPI va financer des petits projets en Afrique sur les thématiques de la protection de la biodiversité et de la lutte contre les changements climatiques. Il va également accompagner les associations locales à concevoir et gérer des projets et renforcer leurs capacités d’influence sur les politiques environnementales nationales et régionales. De manière spécifique, les objectifs du PPI 6 sont : Renforcer l’impact des partenaires historiques du PPI sur des territoires où ils sont légitimes et où se retrouvent de forts enjeux de conservation de la Nature ; Appuyer le déploiement des solutions fondées sur la nature en Afrique; Accompagner l’émergence de nouvelles organisations ; Augmenter la capacité d’influence des organisations locales auprès des gouvernements et du secteur privé. Un appel à projets retreint aux partenaires historiques en Afrique centrale et de l’Ouest (y compris la façade atlantique) a déjà été lancé au cours de l’été 2021 et un comité de sélection se réunira début novembre. Cet appel permettra de financer une quinzaine de projets pour un montant total cumulé d’environ 1,2 M€ et sur une durée de 3 ans maximum. Un appel à projets ouvert aux nouvelles organisations émergentes qui n’ont jamais bénéficié du PPI sera lancé mi 2022. Les thématiques qui seront éligibles pour le financement de projets seront les mêmes que lors de la phase précédente, c’est-à-dire : la conservation de la biodiversité ; et lutte contre le changement climatique à travers des Solutions fondées sur la nature (SFN). Le PPI 6 interviendra dans trois grandes régions : l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Ouest et la façade Atlantique de l’Afrique de l’Ouest. Cet appel ouvert permettra de financer une quinzaine de petits projets pour un montant total cumulé d’environ 500 k€ et sur une durée de 2 ans maximum. Les critères d’éligibilité et les informations pour répondre à l’appel à seront disponibles prochainement sur le site internet du PPI, à la rubrique « Appel à projets » : https://www.programmeppi.org/aap/ Le PPI : Un programme au plus près de l’humain pour stimuler le potentiel des organisations africaines Depuis 2006, le FFEM appuie la société civile africaine avec le Programme Petites Initiatives (PPI) qui finance des petits projets sur les thématiques biodiversité et climat. L’objectif du programme est double : 1) contribuer à la protection de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique par la mise en œuvre de projets concerts de terrain ; 2) renforcer les capacités et l’influence de la société civile africaine sur les questions environnementales. Depuis 2006, le PPI a ainsi financé 251 projets dans 28 pays d’Afrique, pour un montant total de 14,5 M euros. Retrouvez l’ensemble des résultats du PPI sur cette brochure de capitalisation publiée à l’occasion des 15 ans du Programme Retrouvez également le nouveau film du PPI : « Pour une société civile africaine au cœur de l’action environnementale » disponible sur la chaine Youtube du PPI Plus d’informations – Site internet du PPI– Site internet du PPI OSCAN– Notes de Sud : Solutions fondées sur la nature, une réponse aux enjeux de biodiversité, climat et développement Photos © Comité français de l’UICN
Congrès UICN : Les espèces de thon se rétablissent malgré les pressions croissantes sur la vie marine selon la Liste rouge de l’UICN

Marseille, France, 4 septembre 2021 (UICN) – Quatre espèces de thons pêchés commercialement sont en bonne voie de rétablissement grâce à l’application de quotas de pêche régionaux au cours de la dernière décennie, selon l’actualisation de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™ publiée à l’occasion du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille. Cependant, cette reconstitution intervient dans un contexte de pressions croissantes sur les espèces marines, avec 37% des requins et des raies étant désormais menacés d’extinction dans le monde, principalement en raison de la surpêche, aggravée par la perte ou la dégradation des habitats, ainsi que des changements climatiques. La Liste rouge de l’UICN comprend désormais 138 374 espèces dont 38 543 menacées d’extinction. « La mise à jour des de la Liste rouge de l’UICN est un signe fort que, malgré les pressions croissantes sur nos océans, les espèces peuvent se rétablir si les États s’engagent vraiment à adopter des pratiques durables. Les États et les autres actuellement réunis au Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille doivent saisir cette opportunité de renforcer leurs ambitions en matière de conservation de la biodiversité et travailler à atteindre des objectifs contraignants fondés sur des données scientifiques probantes. Ces évaluations de la Liste rouge démontrent à quel point nos vies et nos activités sont en symbiose avec notre biodiversité. » Dr Bruno Oberle, Directeur général de l’UICN Dans de la Liste rouge actuelle, les sept espèces de thon les plus pêchées commercialement ont été réévaluées. Quatre d’entre elles montrent des signes de récupération grâce à des quotas de pêche plus durables et une lutte plus efficace contre la pêche illégale mise en place par certains pays. Le thon rouge de l’Atlantique (Thunnus thynnus) est passé de la catégorie « En danger » à celle de « Préoccupation mineure », tandis que le thon rouge du Sud (Thunnus maccoyii) est passé de la catégorie « En danger critique » à celle de « En danger ». Le thon blanc (Thunnus alalunga) et le thon albacore (Thunnusalbacares) sont tous deux passés de « Quasi menacés » à la catégorie « Préoccupation mineure ». Malgré une amélioration globale à l’échelle des espèces, de nombreux stocks régionaux de thon restent gravement appauvris. Par exemple, alors que la plus grande population orientale de thon rouge de l’Atlantique, originaire de Méditerranée, a augmenté d’au moins 22% au cours des quatre dernières décennies, la plus petite population autochtone de cette espèce dans l’Atlantique Ouest, qui fraie dans le golfe du Mexique, a diminué de plus de moitié au cours de la même période. Le thon albacore continue quant à lui d’être surexploité dans l’océan Indien. « Ces évaluations de la Liste rouge sont la preuve que les approches de pêche durable fonctionnent, avec d’énormes avantages à long terme pour les moyens de subsistance et la biodiversité. Nous devons continuer à appliquer des quotas de pêche durables et à lutter contre la pêche illégale. Les espèces de thon migrent sur des milliers de kilomètres, et il est donc également essentiel de coordonner leur gestion à l’échelle mondiale. » Dr Bruce B. Collette, président du Groupe de spécialistes des thons et espadons de la CSE-UICN. Le thon rouge du Pacifique (Thunnus orientalis) est passé de « Vulnérable » à « Quasi menacé » dans cette actualisation, en raison de nouvelles données et de modèles d’évaluation des stocks plus récents. Cette espèce reste gravement appauvrie, à moins de 5% de sa biomasse d’origine. Parmi les autres espèces de thons réévaluées dans cette actualisation de la Liste rouge figurent le thon obèse (Thunnus obesus), qui reste « Vulnérable », et la bonite à ventre rayé (Katsuwonus pelamis) qui reste dans la catégorie « Préoccupation mineure ». La Liste rouge de l’UICN mise à jour comprend également une réévaluation complète des espèces de requins et de raies dans le monde, révélant que 37% d’entre elles sont désormais menacées d’extinction, et démontrant que des mesures de gestion efficaces font défaut dans la plupart des océans du monde. L’ensemble des espèces menacées de requins et de raies sont surexploitées, 31% étant en plus affectées par la perte et la dégradation des habitats et 10% par les changements climatiques. Le dragon de Komodo menacé par les futurs impacts des changements climatiques : Le plus grand lézard vivant du monde, le dragon de Komodo (Varanus komodoensis), est passé de « Vulnérable » à « En danger » sur la Liste rouge de l’UICN. L’espèce, endémique d’Indonésie et présente uniquement dans le parc national de Komodo, classé au Patrimoine mondial, et sur l’île voisine de Flores, est de plus en plus menacée par les impacts des changements climatiques. La hausse des températures mondiales, et donc du niveau de la mer, devrait réduire l’habitat favorable au dragon de Komodo d’au moins 30% au cours des 45 prochaines années. En outre, alors que la sous-population du parc national de Komodo est actuellement stable et bien protégée, les dragons de Komodo vivant en dehors des aires protégées, sur l’île de Flores, sont également menacés par une perte d’habitat importante en raison des activités humaines en cours. Plus d’informations – L’article complet sur le site de l’UICN– Contacts : Harriet Brooker, Relations médias UICN, +44 7960241862, congressmedia@iucn.orgMatthias Fiechter, Relations médias UICN, +33 6 73 48 65 13, congressmedia@iucn.org– La Liste rouge mondiale des espèces menacées– La Liste rouge nationale des espèces menacées Photo bandeau : Photo by James Thornton on Unsplash
Congrès de l’UICN : Un manifeste sur l’éthique de la biodiversité

L’UICN a depuis longtemps engagé une réflexion éthique et promu des valeurs fortes, influençant, grâce à ses experts, des textes internationaux comme la Charte mondiale de la nature adoptée par l’ONU en 1982, la Charte de la Terre (2000) et l’Initiative pour une Éthique de la Biosphère (2010). Affirmer la prééminence des valeurs profondes de l’institution, concevoir des slogans qui les expriment : communiquer dans le domaine de l’éthique est art difficile. Le Comité français de l’UICN a confié à son groupe de travail « Ethique en action » la mission de rédiger un manifeste qui clarifie et affirme les valeurs qui fondent sa vision : « L’avenir du vivant, nos valeurs pour l’action » est le fruit de deux années de travail d’un groupe, composé d’experts venus d’horizons géographiques et thématiques très divers (juristes, écologues, philosophes, géographes, naturalistes…). Pourquoi un manifeste sur l’éthique, pourquoi maintenant ? Notre monde et la biosphère vivent une crise sans précédent. La COVID-19 nous invite à repenser de manière prégnante nos relations avec les autres espèces et les écosystèmes qui les hébergent. L’histoire humaine est marquée par la confrontation de systèmes de valeurs et d’intérêts contraires, par la compétition pour l’accès à des ressources, par des expansions territoriales, provoquant violences individuelles et collectives. Mais elle l’est aussi, à l’inverse, par la recherche d’intelligents compromis, par d’inlassables actions pour la paix, par des dynamiques altruistes, des engagements pour prendre soin des autres. Il faut une éthique commune, en entendant par là des valeurs et des principes d’action partagés. Une éthique qui non seulement permette de juguler les violences faites par les humains aux humains et à l’ensemble de la nature, mais qui, au-delà, ouvre la perspective d’un mieux-vivre ensemble. Présenté au Congrès mondial de la nature de l’UICN. Ce manifeste affirme non seulement les valeurs que défend le Comité français de l’UICN mais propose un horizon vers le mieux-vivre ensemble, la convivialité entre les vivants, les humains et tous les autres, de chaque lieu à la biosphère entière. Il désire partager cette vision avec de multiples partenaires, associations, entreprises, collectivités territoriales, services de l’État… et avec les citoyens, jeunes et moins jeunes, actuels et futurs : que ces valeurs inspirent nos choix, guident nos décisions et éclairent nos actions, car il s’agit d’interagir autrement, d’habiter autrement la Terre. Plus d’informations – Télécharger le Manifeste : Français, Anglais, Espagnol, Portugais Photo © Comité français de l’UICN
Articles en partenariat avec les Echos Planète

En amont du Congrès mondial de la nature de l’UICN, des articles décryptant les enjeux de biodiversité et les solutions pour renforcer sa conservation, en partenariat avec le Comité français de l’UICN, sont publiés dans les Echos Planète.
TRIBUNE « Appel pour la nature »

A l’occasion du Congrès Mondial de la nature de l’UICN (3 au 11 septembre, Marseille), les membres du Comité français de l’UICN ont publié une tribune parue dans le Journal du Dimanche. « Projetons-nous en 2030 : alors que depuis des décennies l’état de la biodiversité ne cessait de se dégrader dans le monde, les décisions fortes et historiques prises lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN, du 3 au 11 septembre 2021 à Marseille, ont permis de stopper l’érosion de la biodiversité et même commencer à rétablir son état. Nous n’avons plus déploré d’extinction d’espèces et les effectifs de celles qui étaient menacées se reconstituent progressivement. C’est le cas des mammifères marins, dont 1 espèce sur 4 était menacée en 2021, selon la liste rouge de l’UICN et alors que plus de 2 300 dauphins et phoques s’échouaient chaque année sur les côtes françaises. Nous avons investi dans la protection et la restauration des écosystèmes en reconnaissant le rôle indispensable qu’ils jouent pour le maintien de la vie sur Terre et tous les services qu’ils apportent à nos sociétés. Nos vieilles forêts d’Europe, qui ne représentaient que 1% de la superficie forestière européenne, ont été strictement protégées. Et alors que plus de la moitié des mangroves avaient disparu dans le monde, de nombreuses initiatives ont commencé à les restaurer. La planète est maintenant couverte par plus de 30% d’aires protégées sur terre et en mer contre respectivement 15,7% et 7,7% en 2021. Nous en avons créé de nouvelles sur des sites importants pour la biodiversité et pour le patrimoine géologique, et nous avons renforcé le niveau de protection pour s’assurer que nos activités n’y dégradent pas la nature. Nous les gérons quasiment toutes maintenant de façon efficace selon le standard mondial de la Liste verte de l’UICN. La nature, notre alliée pour le climat En déployant les solutions fondées sur la nature proposées par l’UICN, nous avons efficacement contribué à limiter les effets du changement climatique. Grâce à la nature, notre alliée pour le climat, nous progressons bien vers la neutralité carbone et nous avons réduit les risques naturels comme les inondations, les sécheresses, l’érosion côtière en protégeant et restaurant nos zones humides, nos prairies et forêts, ainsi que nos littoraux. Le nombre d’incendies que nous constations en 2021, dans le sud de la France, tout comme en Grèce ou en Californie, a largement diminué. Tant pour le climat que pour la biodiversité, nous avons lutté contre la déforestation importée et nous n’importons plus que du soja, de l’huile de palme, du cacao, de l’hévéa et du bois dont la production n’a pas entraîné de déforestation. Cela a permis aussi de protéger les grands singes qui étaient tous menacés. Nous avons aussi maîtrisé l’artificialisation des sols, qui détruisait en France plus de 20.000 hectares chaque année notamment à cause de l’urbanisation, et, en mer, nous avons adopté une planification rigoureuse de nos activités et de leurs impacts cumulés. Nous avons aussi considérablement réduit les impacts de l’industrie extractive comme l’exploitation des minéraux et du sable. Nous sommes en passe de mettre fin à la surpêche, notamment en encadrant rigoureusement des dispositifs de concentration des poissons, et à la pollution plastique dans l’océan grâce à des mesures urgentes prises en 2021 et à un nouvel accord international contraignant qui a été adopté. La criminalité organisée sur l’environnement, comme le trafic illégal d’espèces menacées, a été considérée comme un crime grave. Nous avons réussi à généraliser les techniques alternatives aux pesticides de synthèse dans les espaces urbains et agricoles, notamment grâce à l’agroécologie. Et nous en voyons le résultat sur les pollinisateurs, les sols, et notre propre santé. Il faut agir et promouvoir une vision éthique de nos relations à la nature À la suite de la pandémie de Covid-19, nous avons aussi décidé d’investir dans la protection de la biodiversité comme dans une assurance santé, car nous avons compris que nos atteintes multiples à la nature favorisaient l’émergence de nouvelles maladies infectieuses. Pour obtenir ces résultats, nous avons augmenté les financements disponibles. Nous ne consacrons ainsi plus 0,2% du PIB mondial à la biodiversité, comme en 2021, mais 1%, soit 800 milliards de dollars par an. C’est une juste reconnaissance car plus de la moitié de nos activités économiques dépendent d’une nature en bonne santé. Mais pour que tout cela devienne bien la réalité de demain, il faut agir et promouvoir une vision éthique résolument nouvelle de nos relations à la nature. Donnons une impulsion forte et décisive à la protection de la biodiversité à l’occasion du Congrès mondial de la nature de l’UICN !« Les signataires : Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN et déléguée générale des Ecomaires Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN Allain Bougrain-Dubourg, Président de la Ligue pour la protection des oiseaux Arnaud Schwartz, Président de France Nature Environnement Bruno David, Président du Muséum National d’Histoire Naturelle Véronique Andrieu, Directrice Générale du WWF France Pierre Dubreuil, Directeur Général de l’Office Français de la Biodiversité Stéphanie Clément-Grandcourt, Directrice Générale de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme Philippe Mauguin, Président Directeur Général d’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement) Valérie Verdier, Présidente Directrice Générale de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) Élisabeth Claverie de Saint Martin, Présidente Directrice Générale du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) Michaël Weber, Président de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux Christophe Lépine, Président de la Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels Charlotte Meunier, Présidente de Réserves Naturelles de France Louis Villaret, Président du Réseau des Grands Sites de France Agnès Vince, Directrice du Conservatoire du Littoral Gilles Kleitz, Directeur du Département des transitions écologiques de l’Agence Française de Développement et Président de la commission des aires protégées du Comité français de l’UICN Jean Jalbert, Directeur Général de la Tour du Valat Arnaud Greth, Président de Noé Emmanuel Delannoy, Secrétaire Général d’Humanité & Biodiversité David Sève, Directeur des engagements et de la Fondation de Nature &
Du 3 au 11 Septembre : Le Comité français de l’UICN au Congrès mondial de la nature

Dans 35 jours s’ouvrira le Congrès Mondial de la Nature de l’UICN à Marseille ! Après 4 années de préparation collective intense, mobilisant les membres du Comité français de l’UICN, ses experts, ses salariés et ses partenaires, ce Congrès sera l’évènement le plus important en matière de préservation de la nature que la France n’ait jamais accueilli. L’année 2021 sera décisive et, espérons-le, historique pour mettre fin au déclin alarmant de la biodiversité. Des décisions fortes sont attendues pour renverser la tendance et déployer massivement des solutions sur : – Les espèces menacées– Les écosystèmes (Forêts, Océan et littoraux)– Les aires protégées– Les Solutions fondées sur la Nature pour lutter contre le changement climatique– La biodiversité en outre-mer– La déforestation importée– L’artificialisation des sols– Les alternatives aux pesticides Plus de 100 évènements préparés, 18 recommandations politiques rédigées, un Pavillon organisé avec toute une programmation, une mobilisation des différents acteurs engagée, des actions de sensibilisation lancées sur ces enjeux de la biodiversité. Chaque évènement du Pavillon du Comité français de l’UICN (A19) sera animée soit par un scientifique (ONG ou organisme public), une personnalité ou un journaliste. Le fil rouge de ces évènements sera commun à l’ADN du Comité français de l’UICN : les solutions pour répondre aux enjeux de biodiversité Durant toute la durée du Congrès de l’UICN, des animations seront également proposées sur le village de la biodiversité des Espaces Génération Nature (ouvert et gratuit) Parcours thématiques – Découvrir Guide des évènements outre-mer au Congrès mondial de la nature de l’UICN– Les évènements des membres du Groupe de travail « Pays en développement et biodiversité– Les évènements liés à la Liste rouge des écosystèmes de l’UICN Retrouvez le Comité français de l’UICN, ses équipes, ses membres et ses experts mobilisés pour faire de cet événement un succès pour la préservation de la planète. Plus d’informations – La page dédiée au Congrès mondial de la nature de l’UICN– Retour sur la Congrès français de la nature 2021, dernière étape de la mobilisation française avant la tenue du Congrès de l’UICN– Le Site internet du Congrès– Les Espaces Générations Nature
Journée internationale des mangroves : L’histoire des mangroves antillaises dévoilée

A l’occasion de la journée internationale des mangroves, le Comité français de l’UICN dévoile les premiers résultats d’une étude de l’évolution des surfaces de mangroves depuis 70 ans en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. Fondée sur des images IGN de 1950, cette étude permet de mieux comprendre l’évolution des usages et pratiques de ces territoires, et d’ainsi mieux cerner les menaces qui pèsent ou qui ont pesé sur ces écosystèmes. En Guadeloupe, une évolution contrastée Alors qu’on croyait que les mangroves avaient régressé fortement au cours de la seconde moitié du 20ème siècle, les résultats montrent une augmentation de 20% entre 1950 et 2020 sur ce territoire. Les mangroves semblent en effet avoir colonisé des surfaces importantes de marais saumâtres, un écosystème non-forestier situé entre la mangrove et la forêt marécageuse d’eau douce. Malgré cette amélioration, l’étude montre également que de nombreux massifs en Guadeloupe ont été défrichés pour être principalement remplacés par des remblais, des ports, des zones industrielles et autres développements urbains durant ces 70 dernières années. Des résultats alarmants à Saint-Martin et Saint-Barthélemy Bien que ces résultats observés sont positifs pour la Guadeloupe, ceux observés pour Saint-Martin et Saint-Barthélemy sont radicalement différents. On constate sur ces deux territoires une régression de respectivement 40 et 65% de la mangrove. Celle-ci a été remplacée par des aménagements urbains. « On voit très clairement des espaces aujourd’hui complètement modifiées et remblayés, qui abritaient encore en 1950 des mangroves. L’étude révèle également que de nombreux étangs étaient déjà exploités et donc modifiés par l’homme sur ces deux territoires avant 1950, date des plus anciennes prises de vue aériennes. Florent Taureau, auteur de l’étude Maintenues dans un état fonctionnel et de manière continue le long des côtes, ces mangroves peuvent être le plus bénéfiques à l’homme en rendant de multiples services comme la protection des habitations lors des catastrophes naturelles ou encore d’abri à des espèces de poissons. Il est donc nécessaire de redoubler d’effort pour continuer à les protéger. Le renforcement de la protection des mangroves est l’un des messages forts porté par le Comité français de l’UICN pour le Congrès mondial de la Nature de l’UICN, qui s’ouvrira le 3 septembre prochain à Marseille. Plus d’informations – Communiqué de presse – L’histoire des mangroves dévoilée– L’application mobile ROM– En savoir sur le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales– Le programme outre-mer du Comité français de l’UICN
Retour sur le Congrès français de la nature 2021

A quelques mois du Congrès mondial de la Nature de l’UICN, le Comité français de l’UICN a organisé son Congrès français de la nature le 30 juin 2021 en visio conférence en direct du Musée de l’Homme à Paris. Près de 200 participants, dont des organisations, des experts et des partenaires du Comité français de l’UICN se sont réunit pour ce dernier temps fort de mobilisation et de présentation des principaux messages du Comité français de l’UICN pour la biodiversité, avant de se retrouver à Marseille du 3 au 11 septembre pour le Congrès mondial de la nature l’UICN. Des messages représentant des propositions concrètes sur plusieurs grands enjeux de la préservation de la nature à l’échelle mondial : La protection des espèces et la lutte contre la criminalité environnementale La Lutte contre l’artificialisation des sols Le renforcement du réseau des espaces protégés La généralisation des pratiques alternatives aux pesticides de synthèse Le déploiement des Solutions fondées sur la Nature La lutte contre la déforestation importée La préservation des côtes et de l’océan La protection des vieilles forêts d’Europe et des mangroves La réduction des impacts de l’industrie extractive L’accroissement des financements pour la biodiversité Suite à ces présentations, le manifeste sur l’éthique du Comité français de l’UICN : « L’avenir du vivant, nos valeurs pour l’action » a été le sujet d’une table ronde. Le congrès s’est ensuite terminé avec une session spéciale de rencontre avec les candidats à la présidence internationale de l’UICN : Razan Al Mubarak, Malik Amin Aslam Khan et John Gwilym Robinson Grâce à son réseau d’organisations membres et d’experts, le 2eme Comité dans le monde, une intense préparation a été mise en place pour être au rendez-vous et être force de propositions : plus de 100 évènements préparés, 18 recommandations politiques rédigées, un pavillon organisé avec toute une programmation, une mobilisation des différents acteurs engagée, des actions de sensibilisation lancées sur les enjeux de la biodiversité. > Découvrez toutes nos actions vers le Congrès PLUS D’INFORMATIONS – Le programme du Congrès français 2021 – Les présentations des intervenants (format pdf)– La chaîne Youtube du Comité français de l’UICN– La préparation du Comité français de l’UICN pour le Congrès mondial de l’UICN 2020 Bandeau photo, de gauche à droite : Bérangère Abba, Secrétaire d’Etat à la biodiversité, Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN et Bruno David, Président du Muséum National d’Histoire Naturelle © Comité français de l’UICN