Un nouveau site internet pour les collectivités

Le Comité français de l’UICN met en ligne un site internet dédié spécifiquement aux collectivités territoriales. Il vise à faciliter l’accès aux connaissances, aux outils et travaux qu’il réalise pour que les collectivités s’en saisissent et renforcent leur mobilisation dans la perspective du Congrès mondial de l’UICN 2020 et au-delà. Ces pages internet s’adressent spécifiquement aux services et élus locaux des collectivités territoriales, et plus largement aux acteurs des territoires. Elles présentent les grands enjeux de biodiversité et proposent des solutions, des outils, des méthodologies pour les accompagner dans leurs actions en faveur de la biodiversité. Des pages internet opérationnelles pour une meilleure appropriation des outils du Comité français de l’UICN à travers 6 rubriques : 1) Qui sommes nous ? Dans cette rubrique, vous trouverez une présentation du Comité français de l’UICN, de son organisation et de ses missions ainsi que celle de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, le réseau environnemental le plus important et diversifié au monde. La composition, le rôle et les actions du groupe de travail « Collectivités & Biodiversité » du Comité français de l’UICN sont également détaillés. Enfin, vous retrouverez les axes de travail communs avec nos collectivités partenaires et nos partenaires institutionnels. 2) Enjeux Les dernières évolutions législatives issues de la réforme territoriale d’une part et intervenues en matière de biodiversité d’autre part sont décrites. Une synthèse des compétences des différents échelons des collectivités (Régions, Départements, Intercommunalités et Communes) en matière de biodiversité est développée. Enfin, vous pourrez prendre connaissance de la nouvelle gouvernance en matière de biodiversité et de nouveaux outils transversaux mis en place par la Loi Biodiversité (2016). 3) 10 Outils Le Comité français accompagne et met à disposition des collectivités un ensemble de 10 outils et méthodologies pour encourager leur engagement et renforcer leurs actions en faveur de la biodiversité. Cette rubrique détaille chaque outil par sa présentation, l’intérêt de son utilisation, les travaux du Comité français de l’UICN sur l’outil en question et des exemples de mise en pratique par des collectivités territoriales. 4) International Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 est un événement incontournable pour les collectivités territoriales. Cette rubrique résume les objectifs et l’organisation d’un Congrès et précise les enjeux de 2020. Le Congrès de l’UICN 2020 à Marseille sera l’occasion de renforcer les actions pour préserver la biodiversité engagées par les collectivités françaises et d’en initier de nouvelles. De multiples formes de participation et de mobilisation au Congrès sont possibles et détaillées dans ces pages (Forum, Assemblée des Membres, Espaces Générations Nature). Sont également à retrouver les informations sur la mobilisation française à travers le dernier Congrès français de la nature 2019 et les actions menées par le Comité français de l’UICN lors des Congrès de l’UICN précédents. 5) En pratique Vous travaillez au sein d’une collectivité, vous êtes élu ou partenaire de collectivités et vous avez un besoin particulier sur le territoire ? Publications, recommandations, travaux, initiatives, événements, groupes de travail : le Comité français de l’UICN propose un ensemble d’outils adaptés pour y répondre. Vous y trouverez nos propres travaux ainsi que certains menés par nos membres, auxquels nous contribuons aussi. Dans cette rubrique, un « Zoom sur l’outil mis en pratique » sera valorisé chaque mois : il s’agira d’un exemple de mise en œuvre d’un de nos outils par une ou des collectivités. 6) Ressources L’ensemble des outils et documents du Comité français de l’UICN à destination des collectivités sont rassemblés dans cette rubrique. Un rappel des principaux accords internationaux en faveur de la conservation de la nature et des textes législatifs nationaux, dont plusieurs ont connu de récentes évolutions, est ensuite réalisé. Une liste de liens utiles pour les collectivités est également détaillée. Enfin, les actualités du site internet ainsi que nos lettres d’actualités bimestrielles sont à consulter dans cette rubrique. Les collectivités et leurs réseaux ont un rôle essentiel à jouer dans la mobilisation en vue du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 à Marseille et le Comité français de l’UICN les encourage à poursuivre et renforcer leur engagement par des actions concrètes et ambitieuses. Toutes les informations nécessaires sont rassemblées sur ce site que nous vous invitons à consulter sur ce lien ! Plus d’informations – Le site internet dédié au collectivités – Le programme « Politiques de la biodiversité » du Comité français de l’UICN – Contacts : Florence Clap, Chargée du programme « Politiques de la biodiversité » Valérie Moral, Chargée de mission « collectivités territoriales et biodiversité »
La métropole de Lyon : Capitale française de la biodiversité 2019

La Métropole de Lyon, ou Grand Lyon, a été élue « Capitale française de la biodiversité 2019 » sur le thème « Climat : la nature source de solutions », devenant la première intercommunalité à décrocher ce titre. Le Comité français de l’UICN s’est une nouvelle fois associé à ce concours national qui récompense les collectivités locales s’engageant dans la préservation de la biodiversité, avec d’autant plus d’intérêt que les solutions fondées sur la nature, initiées par l’UICN, constituent un de ses principaux axes de travail au niveau national et international. Aux côtés des quatre autres collectivités figurant également au palmarès de cette 9ème édition, la Métropole de Lyon (1,3 million d’habitants), née de la fusion de la Communauté urbaine de Lyon et, dans le territoire de celle-ci, du département du Rhône, démontre que la nature offre des solutions positives pour faire face au changement climatique. La Métropole de Lyon œuvre en effet depuis plusieurs années pour associer prise en compte du changement climatique et la place de l’arbre, de la nature et de l’eau sur son territoire. Dans son plan Climat et son principal document de planification urbaine (le PLU-H), elle fixe des objectifs ambitieux d’augmentation des surfaces d’espaces publics et privés ombragées par les arbres pour répondre à la problématique des îlots de chaleur urbains. Des arbres qui seront plantés massivement, grâce à la mobilisation de plus de 120 acteurs publics, privés et associatifs réunis au sein de la Charte de l’Arbre. A horizon 2030, 300 000 arbres supplémentaires devraient ainsi permettre de faire passer la part du territoire ombragé de 27 à 30%. La Métropole travaille également à la désimperméabilisation des espaces urbains et au stockage de l’eau de pluie dans les espaces verts, et mène des recherches pour mesurer et qualifier la capacité des arbres à fournir ce service de rafraîchissement naturel aux citadins. Elle parie par ailleurs sur la diversité des espèces d’arbres plantées, pour anticiper au mieux la réaction incertaine des arbres face aux effets du changement climatique. En outre, la collectivité et ses partenaires restaurent et renaturent des cours d’eau et leurs berges, par exemple sur les bords de Saône. Berges naturelles, mares ou zones humides offrent ainsi des espaces accueillants pour la faune et la flore, également appréciés des habitants, tout en constituant de véritables « éponges » lors des pluies intenses ou des crues. Enfin, la gestion écologique des grands parcs du Grand Lyon a été jugée « exemplaire ». Ils constituent des « poumons verts » et des réservoirs de biodiversité, et forment autant d’îlots de fraîcheur en cas de canicule. Pour en savoir plus : Consulter le rapport de visite de terrain de la Métropole de Lyon QUATRE AUTRES COLLECTIVITES RECOMPENSÉES Saint-Lunaire (2.397 habitants, Ille-et-Vilaine) a été élue « Meilleure petite ville pour la biodiversité 2019 ». Petite ville balnéaire, qui compte jusqu’à 12.000 habitants l’été, elle s’engage dans une transition rapide vers des pratiques plus respectueuses de la nature : atlas de la biodiversité communale, zéro phyto, réduction de l’éclairage public, régénération forestière naturelle. Sa gestion frugale des espaces littoraux, urbains, verts, forestiers, humides est désormais largement fondée sur l’observation et l’acceptation de la flore et de la faune spontanées. Cette liberté redonnée au vivant en lieu et place d’une gestion intensive est particulièrement bienvenue. La commune protège aussi son cordon dunaire résiduel, plante des haies d’arbres fruitiers locaux, promeut la gestion à la parcelle des eaux pluviales dans les nouveaux aménagements et a traduit finement sa trame verte et bleue dans son plan local d’urbanisme. Pour en savoir plus : Consulter le rapport de visite de terrain. Metz (117.890 habitants, Moselle) a reçu le titre de « Meilleure grande ville pour la biodiversité 2019 ». En appui d’un ambitieux programme de plantation de 20.000 nouveaux arbres dans la prochaine décennie, elle s’est dotée d’un outil d’aide à la décision pour mieux comprendre le rôle des arbres en ville et les services écosystémiques qu’ils fournissent, notamment en rapport avec le changement climatique : qualité de l’air, biodiversité et stockage de carbone. La restauration écologique de la Seille a été considérée comme « un exemple ambitieux et démonstrateur de renaturation des berges, du lit mineur et du lit majeur d’une rivière urbaine polluée et artificialisée ». En retrouvant les conditions d’un fonctionnement équilibré et dynamique du cours d’eau, la ville et ses partenaires contribuent à améliorer la qualité de l’eau, accueillir une biodiversité riche et abondante, réduire le risque d’inondation tout en développant les lieux et occasions de promenades et de loisirs. Metz s’ouvre aussi à la végétalisation participative des rues par les habitants et développe des actions de sensibilisation originales, comme le jardin éphémère installé sur la place de la Comédie qui invite les visiteurs à s’interroger sur les conséquences du changement climatique ainsi que sur les choix de société pour s’y adapter. Pour en savoir plus : Consulter le rapport de visite de terrain. La Communauté d’agglomération Maubeuge-Val de Sambre (127.897 habitants, Nord) est la « Meilleure intercommunalité pour la biodiversité 2019 ». La collectivité a bien identifié deux des impacts majeurs du changement climatique pour son territoire, tout particulièrement du fait des épisodes de pluie intense : l’érosion des sols agricoles qui entraînent coulées de boues et perte de productivité, et le risque d’inondation. La création de haies et de bandes enherbées avec les agriculteurs est considérée comme une réponse positive qui s’avère efficace pour lutter contre les coulées de boues. Ces espaces plantés offrent en même temps gîte et couvert pour une faune auxiliaire des cultures. Confrontée à une désindustrialisation massive, cette communauté d’agglomération a également engagé avec de nombreux partenaires associatifs et institutionnels la renaturation de friches industrielles. Après quelques années, ces anciennes friches deviennent de véritables cœurs de nature et une source de fierté retrouvée pour les habitants. Intégrées au schéma de la trame verte et bleue locale que la collectivité a identifié et cartographié, ces friches renaturées ont aussi une fonction de rétention des eaux pluviales et d’écrêtage des crues, limitant le risque d’inondation. Pour en savoir plus : Consulter le rapport de visite de terrain.
4e Colloque des aires marines protégées : ensemble pour construire la nouvelle stratégie

Le 4ème colloque national des aires marines protégées vient de se terminer à Biarritz. Organisé par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire, son objectif était de lancer collectivement la rédaction de la nouvelle stratégie française de création d’aires marines protégées pour la période 2020 -2030. Avec plus de 400 participants, ce colloque a permis de travailler collectivement à l’écriture de la nouvelle stratégie pour la période 2020-2030 autour de 5 enjeux stratégiques pour le réseau d’aires marines protégées : 1. un réseau complet et cohérent 2. un réseau de qualité grâce à une gestion efficace et efficiente 3. un réseau contribuant à des usages durables 4. un réseau intégré dans les politiques et les territoires 5. un réseau mobilisateur et engageant La nouvelle stratégie sera présentée au Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020, à Marseille, sachant qu’avec le 2ème domaine maritime mondial, la France est attendue par la communauté internationale sur cet enjeu crucial de la protection des océans. Deux documents clés comme base de travail L’élaboration d’une nouvelle stratégie des aires marines protégées s’est appuyée sur une évaluation de l’actuelle stratégie nationale réalisée par le groupement de bureaux d’étude ACTeon/MC2/Creocéan/Mickaël Dupré, ainsi que sur une étude comparative internationale de la stratégie française avec celles de 8 autres pays réalisée par le Comité français de l’UICN. Plus d’informations – Le site internet du 4ème colloque AMP – Le bilan de la précédente stratégie – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, Chargé de mission « Colloque national des aires marines protégées » – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN
Journée mondiale des zones humides 2020 : Inscrivez vos actions

La journée mondiale des zones humides (JMZH) aura lieu le 2 février 2020. Pour cette nouvelle édition, le thème retenu est « zones humides et biodiversité ». Il représente une occasion unique de mettre en avant la richesse des milieux humides, l’importance et l’état de leur biodiversité; ainsi que de promouvoir des actions pour stopper le déclin observé des nombreuses espèces qui y vivent. En France métropolitaine, la surface des zones humides est estimée à 2,4 millions d’hectares, soit 3,7 % du territoire, mais ils abritent 25 % de la biodiversité en France. Pour 2020, il est désormais possible d’inscrire des animations « Journée Mondiale des Zones Humides » sur le portail national, afin de les labelliser. 2020 : une année pivot pour la biodiversité L’année 2020 clôt la Décennie des Nations Unies pour la biodiversité (2010-2020) et va voir l’organisation de d’événements majeurs. Du 11 au 19 juin 2020, la France accueillera le Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille (Parc Chanot). Il constitue le grand rendez-vous international avant la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra en Chine en novembre 2020, évènement majeur qui révisera les objectifs internationaux de la biodiversité (objectifs d’Aïchi) et l’engagement des 196 Etats Parties à la Convention pour la période 2021 – 2030. Face aux menaces, la préservation des milieux humides et leur utilisation durable devient un enjeu prioritaire pour garantir notre avenir. L’édition 2020 de la JMZH s’inscrit dans cette année placée sous le signe de la biodiversité. A propos de la JMZH La JMZH célèbre l’anniversaire de la convention sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971. Dans ce cadre, du 1er au 29 février 2020, de nombreuses activités dans le monde entier feront découvrir au public l’importance de ces milieux aussi riches que variés : visites de terrain, expositions, conférences… Chaque année, dans les Outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par le Comité français de l’UICN, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins. Plus d’informations – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales
L’appel de l’UICN pour stopper le déclin des espèces d’ici 2030

L’UICN a lancé un appel urgent pour accélérer massivement l’action de conservation des espèces en réponse à la crise de la biodiversité croissante. L’appel d’Abu Dhabi pour l’Action Mondiale de Conservation des Espèces demande aux gouvernements du monde, aux agences internationales et au secteur privé d’arrêter le déclin des espèces et de prévenir les extinctions induites par l’homme d’ici 2030. Ils demandent également d’améliorer les statuts de conservation des espèces menacées avec pour perspective d’entraîner un rétablissement généralisé d’ici 2050. L’Appel d’Abu Dhabi, lancé début octobre à la réunion des Dirigeants de la Commission de Sauvegarde des Espèces (SSC) de l’UICN, incite les gouvernements à prendre des mesures d’urgence pour sauver les espèces ayant le risque d’extinction le plus élevé et à s’attaquer aux principales menaces qui entraînent le déclin et l’extinction des populations. Cela inclut le manque d’incitation des propriétaires terriens et des gestionnaires à conserver les espèces sauvages et les habitats naturels ; les pratiques qui sont mauvaises ou abusives en agriculture, pêcherie ou foresterie ; la criminalité environnementale ; l’émergence des maladies infectieuses ; la perturbation des cours d’eau ; la gestion inadaptée des déchets et des rejets ; les espèces exotiques envahissantes ; et de plus en plus, le changement climatique et l’acidification des océans. « Avec l’année 2020 arrive l’opportunité de freiner la crise d’extinction croissante et d’investir dans un futur plus optimiste. Avec cet appel, l’UICN se tient prête à soutenir les gouvernements et la société civile, incluant les jeunes, afin de travailler pour un monde dans lequel les espèces sont préservées et estimées pour leur valeur intrinsèque autant que pour les avantages qu’elles offrent », a dit la directrice générale par intérim de l’UICN, Dr. Grethel Aguilar. « Le Congrès Mondial de l’UICN en 2020 va rassembler les états, la société civile et les peuples indigènes pour travailler à l’arrêt du déclin des espèces d’ici 2030. » Cet appel est le résultat de la mobilisation de 300 dirigeants de la SSC réunis à Abu Dhabi à l’aube de 2020, une année dans laquelle des décisions critiques pour le futur de la planète seront prises par les décideurs politiques. Les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies et l’Accord de Paris des Nations Unies sur le Climat vont être réexaminés, et la Convention sur la Diversité Biologique adoptera le Plan Mondial pour la Biodiversité Post-2020. Un nouvel accord contraignant des Nations Unies sur la biodiversité marine en haute mer est aussi en négociation. Le Congrès mondial de l’UICN va amplifier cet Appel, qui sera ensuite traité par le Sommet des Nations Unies sur la biodiversité. « La Commission de Sauvegarde des Espèces (SSC) est le réseau mondial le plus large de scientifiques spécialistes des espèces et un contributeur fondamental au rôle de l’UICN comme source de savoirs qui sont nécessaires à la conservation de la nature. Ces scientifiques consacrent leurs vies, généralement de manière entièrement bénévole, à sauver les espèces. La grande qualité du travail des Groupes de spécialistes de la commission fournit une solide base scientifique pour les actions de conservation. Nous appelons maintenant les gouvernements à répondre d’urgence à cet Appel en aidant à sauver les espèces de l’extinction », a dit le Dr. Jon Paul Rodrigez, président de la Commission de Sauvegarde des Espèces de l’UICN. Un programme global de travail sur la conservation des espèces va être lancé au Congrès mondial de l’UICN en juin de l’année prochaine. L’UICN demande aux Parties de la Convention sur la Diversité Biologique et des autres conventions liées à la biodiversité de répondre en incluant ce Programme dans le cadre global de la biodiversité post-2020 et de le suivre avec des mises en œuvres urgentes. Au Congrès, les gouvernements, la société civile et les organisations des peuples indigènes vont se rassembler pour conduire l’effort de conservation pour un ‘‘monde juste qui valorise et conserve la nature ». « Les décisions prises en 2020 vont décider du futur de la planète », a dit le Dr. Jane Smart, directrice du Groupe de Biologie de la Conservation de l’UICN. « Nous faisons face à une situation urgente. Les espèces sont la première source de revenus et de ressources pour des centaines de millions de personnes à travers le globe ; leurs valeurs esthétiques et leur rôle spirituel procurent autant réconfort et inspiration, qu’elles sont une source de loisirs. En cet instant décisif, les gouvernements du monde doivent accepter la responsabilité de cette urgence et agir maintenant afin d’assurer que nous transmettions un héritage naturel riche aux futures générations. C’est une opportunité unique de mobiliser la société et de galvaniser l’action nécessaire pour résoudre la crise des espèces. » L’UICN rappelle également qu’il est peu probable que l’objectif mondial fixant le rétablissement des espèces menacées adopté à Nagoya, au Japon, en 2010 soit atteint, ce, malgré des efforts considérables des conservateurs de l’environnement à travers le monde. En prévision de cela, l’UICN met l’accent sur l’importance d’inclure des objectifs clairs et ambitieux pour la conservation des espèces dans le Plan Mondial pour la Biodiversité post-2020. « La conservation des espèces est un impératif majeur à l’avenir et je me réjouis du fait que les dirigeants de la SSC réunis à Abu Dhabi l’aient identifié comme tel et que ce soit l’un des points déterminants de cette réunion. Nous reconnaissons qu’il y a beaucoup d’autres problèmes majeurs impactant la biodiversité, toutefois nous devons travailler sans relâche pour assurer que la conservation des espèces reste au premier plan de n’importe quelle discussion de conservation » a dit Son Excellence Razan Khalifa Al Mubarak, le directeur général de l’Agence Environnementale d’Abu Dhabi (EAD). « Les Emirats ont assumé un rôle de chef de file dans la conservation de la biodiversité et notre partenariat avec l’UICN et la SSC en particulier le confirme. » « EAD et Abu Dhabi attachent une grande importance à la conservation des espèces. La conservation des espèces, localement comme globalement, est un héritage de notre père fondateur et la gouvernance à Abu Dhabi s’y implique entièrement. Les
Fête de la nature 2020 : « Prenons en de la graine »

La 14e édition de Fête de la Nature se tiendra du 20 au 24 mai 2020 sur tout le territoire français, en métropole comme en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne. Partout en France, des citoyens, des associations, des mairies, des écoles, des entreprises… agissent concrètement pour préserver et favoriser la biodiversité. Ces acteurs expérimentent, échouent parfois, recommencent puis finissent un jour par récolter les fruits de leur engagement. Car la nature est généreuse, elle nous rend chaque petit geste en bonheur… Du 20 au 24 mai, en prémices au Congrès mondial de la nature de la nature de l’UICN 2020 qui se tiendra à Marseille, la Fête de la Nature propose de vivre dans toute la France, sur le terrain, les résultats positifs et visibles de ces milliers d’actions : des coccinelles et papillons de retour au jardin, aux espèces menacées ou oubliées reprenant vie au cœur de grands espaces naturels et cultivés, découvrons-les en compagnie de tous ces « faiseurs de nature » qui font germer des idées et pousser des initiatives. « PRENONS-EN DE LA GRAINE » POUR, À NOTRE TOUR, SEMER L’ENVIE D’AGIR ! Concrètement, ça donne quoi ? Cette nouvelle thématique vous invite à montrer les résultats de vos initiatives (ou d’autres initiatives dont vous avez connaissance), en privilégiant les actions reproductibles qui peuvent inspirer plus largement. Qu’elles soient déployées à petite ou à grande échelle, l’important est que chacun ait la possibilité de partager son expérience. Les temps de découverte de la nature ainsi préservée ou créée seront l’occasion de dispenser des astuces et conseils pour parvenir à des changements rapides et encourageants. Alors montrez l’exemple, misez sur le partage, essaimez vos belles trouvailles, et prouvons ensemble que des solutions existent pour redonner vie à notre précieuse nature ! Le respect (ou non) de la thématique n’influence en rien l’attribution du label ! Celle-ci est imaginée pour encourager le renouvellement des manifestations, inspirer de nouvelles approches et insuffler un vent de nouveauté à chaque édition. Mais vous êtes parfaitement libres de suivre vos propres envies ! Plus d’informations – Le site internet de la Fête de la nature – Le bilan de la 13e édition : l’édition 2019 se distingue par la mobilisation importante des parties prenantes, l’augmentation des programmes multi-activités et la participation accrue des particuliers et entreprises. – Le programme Education et communication Photo bandeau : En route pour l’édition 2020 © Nicolas Van Ingen – Fête de la nature
Lancement de l’opération « Les enfants pour la biodiversité »

Milan Presse lance son opération « Les enfants pour la biodiversité » dans la perspective du Congrès mondial de la nature de l’UICN de 2020. Elle vise à sensibiliser tous les élèves de CM2 à la protection de la nature à travers un concours national ayant pour thème la biodiversité. Le Comité français de l’UICN est partenaire de cette opération qui durera toute l’année scolaire 2019-2020. L’opération Les enfants seront amenés à enquêter en profondeur sur le thème de la biodiversité. Accompagnés de leur enseignant, ils écriront un reportage sur une espèce ou un écosystème à proximité de leur école. Ils s’interrogeront sur la protection de la nature et créeront une affiche pour défendre la biodiversité. À l’issue du concours, les trois classes lauréates seront invitées à Marseille à l’occasion du Congrès mondial de l’UICN. Claudie Haigneré ancienne astronaute, Conseillère spéciale auprès du Directeur général de l’ESA (European Space Agency), sera cette année la marraine de l’opération. Cette année, la Fondation Varenne et l’AFB (Agence Française pour la Biodiversité) sont également partenaires de l’opération. Le déroulé Une première étape pour inviter les écoles à participer : Le 4 octobre à l’occasion de la « Journée mondiale des animaux », 1 200 000 exemplaires du journal « 1jour1actu » édité par Milan Presse ont été distribués à tous les élèves de CM2. L’ensemble des établissements scolaires publics et privés est concerné : 31 845 établissements en France métropolitaine et 1 306 en outre-mer. Cette édition spéciale de « 1jour 1actu » invite les enfants à participer à un concours dans le cadre de l’école, intitulé « Les enfants pour la biodiversité » Il comprend : – un poster pour vous aider à mener l’enquête sur la biodiversité à côté de l’école – une BD sur le thème « C’est quoi, la biodiversité ? » – des informations pratiques pour participer au projet – des photographies d’espèces étonnantes qui vivent en France La vidéo 1jour1question « C’est quoi, la biodiversité ? » : C’est quoi, la biodiversité ? from Milan Presse – Editions Milan on Vimeo. Une plate-forme interactive dédiée durant tout le concours : Chaque classe a jusqu’au 30 mars 2020 pour envoyer son dossier (article de presse et affiche) sous la forme d’un webjournal sur la plate-forme www.enfants-pour-la-biodiversite.com (tous les détails y sont disponibles). Une seconde étape mettant à l’honneur les travaux des enfants : A l’occasion du Congrès de l’UICN 2020, un numéro spécial 1 jour 1 actu (1 million d’exemplaires) recensant les projets emblématiques des enfants et apportant des informations sur la biodiversité à tous les élèves de CM2 de France sera diffusé. La journée de remise des prix du concours et plaidoyer sera idéalement organisée lors du congrès. A propos de « Les enfants pour… » L’opération «Les enfants pour…» a déjà connu cinq éditions. L’objectif est de rendre les enfants acteurs en leur donnant les clés nécessaires au décryptage d’un évènement d’actualité. L’année dernière, elle a abordé le thème du Centenaire de la Première Guerre mondiale, avec « Les enfants pour la paix ». Plus d’informations – Le site internet de l’opération – Le journal 1jour1actu – La vidéo 1jour1question « C’est quoi la biodiversité ? » – Le Communiqué de presse
Plus de la moitié des arbres endémiques d’Europe sont menacés d’extinction

La Liste rouge européenne des arbres a évalué le risque d’extinction des 454 espèces d’arbres indigènes recensées à l’échelle du continent européen. Les résultats de cette étude révèlent près de la moitié de ces espèces (42%) sont menacées d’extinction au niveau régional, et que les plus menacées sont les espèces endémiques (58 % d’entre elles) c’est-à-dire celles uniquement présentes en Europe. Ce nouveau chapitre de la Liste rouge européenne identifie les espèces invasives et parasites comme la plus grande menace pour les arbres européens. En particulier, les ravageurs et pathogènes (insectes, nématodes, agents microbiens infectieux, bactéries, virus et champignons) causent des déclins majeurs chez certaines de nos espèces d’arbres les plus répandues. Ainsi, l’iconique Marronnier (Aesculus hippocastanum) est évalué Vulnérable (VU) en raison de son déclin causé par la Mineuse du Marronnier, petit papillon qui a envahi toute l’Europe au cours des 30 dernières années depuis sa région d’origine des Balkans. Cette information rejoint une des fortes préoccupations des experts Groupe de travail « Forêt » du Comité français de l’UICN, à l’origine d’une proposition de Motion pour le prochain Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 intitulée « Renforcer la prévention des risques associés aux pathogènes et ravageurs exotiques envahissants des forêts ». Cette motion demande notamment aux Etats d’intégrer ces espèces dans les stratégies de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, de renforcer les actions de prévention et les systèmes de détection précoce et de lutter contre les pratiques de gestion qui peuvent favoriser leur installation et dispersion. Enfin, si les changements climatiques sont identifiés comme une menace potentielle pour toutes les espèces d’arbres en Europe, leurs impacts sont encore souvent incertains et peuvent être fortement sous-estimés. Financée par la Commission européenne depuis 2006, plus de 15 000 espèces ont à ce jour été évaluées sur la liste rouge européenne, notamment l’ensemble des espèces de vertébrés (mammifères, amphibiens, reptiles, oiseaux et poissons), les mollusques d’eau douce, libellules, papillons, abeilles, mollusques terrestres, mollusques terrestres, coléoptères saproxyliques et une sélection d’espèces végétales comprenant fougères, mousses, plantes sauvages apparentées aux plantes cultivées, plantes médicinales et arbres. Plus d’informations – L’article complet de l’UICN (en anglais) – L’étude complète – Le programme Ecosystèmes du Comité français de l’UICN – La liste rouge des écosystèmes en France
Ouverture des inscriptions pour le 4è Colloque national des aires marines protégées

Le 4ème colloque national des aires marines protégées se tiendra du 22 au 24 octobre 2019 à Biarritz. Organisé par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire, son objectif est de lancer collectivement la rédaction de la nouvelle stratégie française de création d’aires marines protégées pour la période 2020 -2030. Positionné au cœur des dynamiques nationales et internationales pour la conservation et la gestion du milieu marin, cet évènement constituera un rendez-vous majeur pour tous les acteurs concernés par les enjeux de gestion des aires marines protégées françaises (gestionnaires, services de l’Etat, acteurs socioprofessionnels, associations ou représentants d’usagers de loisirs, scientifiques, etc.). Un colloque stratégique et participatif La nouvelle stratégie s’organisera autour de 5 enjeux stratégiques pour le réseau d’AMP : 1. un réseau complet et cohérent 2. un réseau de qualité grâce à une gestion efficace et efficiente 3. un réseau contribuant à des usages durables 4. un réseau intégré dans les politiques et les territoires 5. un réseau mobilisateur et engageant Ces cinq grands enjeux de la future stratégie feront l’objet de cinq plénières thématiques qui viseront à partager les éléments du bilan évaluatif de la stratégie actuelle 2012-2020 et à échanger avec les participants sur le niveau d’ambition souhaitée et les résultats à atteindre pour le réseau d’AMP. Chaque plénière accueillera un panel d’intervenants composé de représentants des six collèges (gestionnaires d’AMP, Etat, collectivités territoriales, acteurs socioprofessionnels, scientifiques, ONG). Au programme Le colloque est gratuit et ouvert à tous les participants intéressés par les questions en lien avec les aires marines protégées, leur mise en œuvre et leur évolution. L’exposition « Récifs coralliens, coeur de l’océan » d’Alexis Rosenfeld et la conférence de Laurent Ballesta sur l’expédition » Gombessa 5 – Planète Méditerranée « , seront ouvertes au grand public. > FORMULAIRE D’INSCRIPTION (date limite : 11 octobre) Plus d’informations – Le site internet du 4ème Colloque – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, Chargé de mission « Colloque national des aires marines protégées » – Le programme en détail – Le formulaire d’inscription – Retour sur les Actes du 3ème Colloque – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN
La réponse de l’UICN au rapport Spécial du GIEC sur l’Océan et la Cryosphère dans le contexte des changements climatiques

Les preuves scientifiques selon laquelle les océans du monde se modifient de façon spectaculaire en raison des changements climatiques sont étayées par un rapport publié aujourd’hui par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ce rapport spécial sur les océans et la cryosphère dans le contexte des changements climatiques (SROCC en anglais) nous plonge au cœur des impacts déjà observés, des risques à venir et des limites quant aux possibilités d’adaptation, mais également des solutions d’adaptation et d’atténuation possibles fondées sur les littoraux et océans. Atteindre les objectifs d’atténuation fixés par l’Accord de Paris sur les changements climatiques et limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale à bien moins de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels est crucial pour prévenir les impacts massifs et irréversibles des changements climatiques sur les écosystèmes côtiers et marins et leurs services. Les Etats sont cependant encore loin de la profonde transformation de la société dont nous avons désespérément besoin pour faire face à ces changements climatiques. Les Solutions fondées sur la nature (SFN) – comme le réaffirme ce rapport du GIEC – restent un outil essentiel pour s’adapter à ces bouleversements dramatiques, tout en contribuant à atténuer les effets des changements climatiques. Le travail de l’UICN avec ses membres et ses partenaires a considérablement amélioré les conditions politiques en faveur des solutions fondées sur la nature et a contribué à leur mise en œuvre aux niveaux national et local dans des zones marines et côtières. « L’ampleur de l’assaut que nous, êtres humains, soumettons à l’océan est vraiment bouleversant. Les changements climatiques déciment toujours plus vite la vie marine et mettent en danger les moyens de subsistance de l’homme et notre propre vie » a déclaré la Directrice générale par intérim de l’UICN, Dr Grethel Aguilar. « La communauté mondiale doit agir de toute urgence pour atténuer et s’adapter à ces changements imminents, en exploitant pleinement le potentiel offert par les solutions fondées sur la nature en parallèle de réductions drastiques des émissions. Une action décisive peut encore porter un frein aux pertes alarmantes auxquelles nous assistons. » Avec l’Initiative sur le carbone bleu, l’UICN contribue à atténuer les changements climatiques en préservant et en restaurant les écosystèmes côtiers et marins. L’initiative continue de faire progresser les connaissances scientifiques sur le principe de carbone bleu et d’accélérer l’action politique, y compris l’intégration dans les Contributions déterminées au niveau national (Nationally Determined Contributions, NDCs) d’actions de gestion des zones côtières. La protection des écosystèmes côtiers, tels que les mangroves, les herbiers marins et les marais littoraux, peut contribuer à la séquestration continue du carbone. Inversement, la destruction de ces écosystèmes contribue aux émissions de carbone. La gestion durable des zones côtières joue également un rôle vital pour l’Adaptation fondée sur les écosystèmes (Ecosystem-based adaptation), par exemple via la conservation des récifs coralliens. Bien que largement reconnu, l’adaptation fondée sur les écosystèmes reste une solution sous-utilisée dans la lutte immédiate contre les changements climatiques, en dépit des avantages supplémentaires pour la société et la biodiversité que cela fournit. La mise en place d’aires marines protégées et d’autres mesures d’adaptation, telles que des limites de capture préventives pour prévenir la surpêche, peuvent aider à protéger les écosystèmes océaniques et à protéger les humains des effets des changements climatiques, notamment le réchauffement, la désoxygénation et l’acidification des océans. Le monde a besoin de toute urgence de nouveaux moyens pour mettre en œuvre et financer de manière durable de telles solutions fondées sur la nature dans les écosystèmes côtiers et marins. C’est pourquoi l’UICN a créé le Mécanisme de financement du capital naturel bleu (Blue Natural Capital Financing Facility) avec le gouvernement luxembourgeois. Ce mécanisme aide les investisseurs à s’impliquer dans la construction d’un avenir durable et résilient au climat, fondé sur l’utilisation durable et la conservation des écosystèmes côtiers et marins. Bien que de nombreux impacts climatiques sur les terres soient bien connus, on en sait relativement peu sur les impacts des changements climatiques sur nos océans, tels que le réchauffement des océans, la désoxygénation et l’acidification, et en particulier sur les écosystèmes des grands fonds marins. L’UICN aide à combler ce manque de connaissance par la recherche, y compris par un prochain rapport sur la désoxygénation des océans qui doit être publié à la COP25 de la CCNUCC, avec le soutien du gouvernement suédois. « Une action globale pour faire face à l’état de l’océan n’a jamais été aussi urgente. Les solutions fondées sur la nature qui s’appuient sur la conservation d’écosystèmes tels que les mangroves et les herbiers ont un rôle beaucoup plus important à jouer dans les efforts d’adaptation et contribuent également à atténuer les changements climatiques », a déclaré Minna Epps, directrice du programme marin et polaire de l’UICN. Mais le message du GIEC est très clair : si les émissions ne sont pas réduites de manière drastique, les océans et leurs écosystèmes ne seront plus les mêmes d’ici la fin de ce siècle. Cela aura des conséquences dramatiques pour les espèces et les écosystèmes, ainsi que pour nous, les êtres humains, dans le monde entier. Plus d’informations – Le site internet du GIEC – Découvrir le rapport – La recommandation du Comité français de l’UICN demandant ce rapport spécial (Congrès de l’UICN 2016) – Le site internet de la Plateforme Océan Climat (POC) – Océan et Changement Climatique : Les nouveaux défis – publication de la POC – Les Solutions fondées sur la Nature – Le programme Ecosystèmes – Le programme Aires protégées Photo bandeau © James Eades