L’outre-mer confronté au défi des espèces exotiques envahissantes

Grâce à la mobilisation d’un réseau de plus de 100 experts et personnes ressources, le Comité français de l’UICN publie une synthèse inédite sur les espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer. Cet état des lieux dresse l’inventaire des espèces envahissantes et de leurs impacts, recense les outils réglementaires, les programmes de recherche et les actions de lutte mises en œuvre, et propose des recommandations pour améliorer la réponse face aux invasions biologiques. Ce premier rapport réalisé à l’échelle de tout l’outre-mer révèle que 49 espèces figurant parmi les 100 plus envahissantes au monde sont présentes dans les collectivités françaises ultramarines. Les exemples sont nombreux d’espèces introduites ayant entraîné la modification du fonctionnement des écosystèmes et la régression ou l’extinction d’espèces indigènes. L’étude met en évidence la nécessité d’un renforcement de la prévention et de la sensibilisation, d’une amélioration des cadres réglementaires et des mécanismes de contrôle, et l’importance de l’élaboration de stratégies intégrées nationales et locales pour la gestion des invasions biologiques. Communiqué de presse disponible en téléchargement >> ici. Toute la synthèse disponible en téléchargement : Synthèse générale et recommandations Cahier photos Synthèse par collectivité et annexes Plaquette de présentation synthétique des enjeux et principaux résultats >> ici. Pour découvrir le site Internet dédié à cette initiative >> cliquez ici.

Des stratégies territoriales pour la biodiversité

Le groupe de travail « collectivités et biodiversité » du Comité français de l’UICN vient de faire le point sur les questions liées à la mise en œuvre de « stratégies territoriales » pour la préservation de la biodiversité par les collectivités territoriales. Ce thème constitue l’un des engagements du Grenelle de l’Environnement. L’objectif de cette réunion était de faire le point sur les modes de « travailler ensemble » des collectivités locales en matière de biodiversité, ainsi qu’avec les autres acteurs (gestionnaires des milieux naturels et milieu associatif), sur la nécessité de s’inscrire dans un cadre national et d’intégrer, au-delà, les réseaux européens et internationaux de collectivités pour partager les expériences. Un inventaire des principaux outils développés par les collectivités territoriales ainsi que de leur articulation avec ceux des autres acteurs (Etat, autres collectivités, ONG…) sera bientôt disponible. Ce travail permettra d’identifier les besoins spécifiques des collectivités territoriales, notamment en matière d’assistance et de conseil sur l’élaboration de plan d’action efficaces et d’indicateurs pertinents pour répondre aux enjeux de la biodiversité, dans le cadre général de la Stratégie Nationale de la Biodiversité.   Vous trouverez sur cette page : • le compte-rendu de la réunion • les diaporamas présentés par les différents intervenants : • Présentation des résultats du questionnaire de l’étude « les stratégies territoriales pour la biodiversité », Anne-Laure Benoit, Comité français de l’UICN • L’implication des politiques publiques et la mise en réseau des acteurs et des données, deux enjeux majeurs du Schéma Régional pour le Patrimoine Naturel et de la Biodiversité en Bretagne. La création d’un Observatoire Régional de la Biodiversité Guillaume Lesage, Chef de service patrimoine naturel et paysage, Conseil Régional de Bretagne • La valorisation des corridors biologiques et la création d’un pôle départemental de recherche sur la biodiversité, la Politique Stratégique Départementale des ENS de l’Isère Arnaud Callec, Conseil Général de l’Isère • L’organisation stratégique des départements et des régions dans les politiques de préservation de la biodiversité. Les CREN, acteurs conjoints aux collectivités sur la maîtrise foncière : les critères d’acquisition et de gestion. Bruno Mounier, Conservatoire des Espaces Naturels (intervention sans diaporama) • La relation entre collectivités et ONG : Quelle place attribuer au milieu associatif dans les stratégies territoriales pour la biodiversité ? Quelle gouvernance aujourd’hui en matière de préservation du patrimoine naturel ? Christophe Aubel, Directeur de la Ligue ROC • Comment donner une cohérence nationale aux différentes stratégies rédigées à l’échelle territoriale ? Retour d’expérience des PNR sur la cohérence des chartes des PNR Thierry Mougey, Fédération des Parcs Naturels Régionaux • La prise en compte de la biodiversité dans la cinquième génération des CPER 2007-2013, Marie-Christine Salmona, Direction de la Nature et des Paysages, MEEDDAT (à venir) • Le porter à connaissance en matière de biodiversité : évolutions et freins Jean-François Antoine, unité impact des projets sur l’environnement du service de la préservation des espaces, du patrimoine et de la biodiversité à la DIREN Ile-de-France • L’articulation des politiques locales, nationales et européennes : l’exemple de Natura 2000. En quoi, en l’espace de 15 ans, le réseau Natura 2000 a-t-il fait évoluer le « travailler ensemble » dans la conservation des habitats ? Isabelle Couprie, Direction de la Nature et des Paysages, MEEDDAT • Présentation des réseaux et des opportunités existantes Ewa Kaniowska, Chargée de projet Comité français de l’UICN/FPNR Pour toute question relative à ce groupe de travail, n’hésitez pas à contacter Marion Péguin, Chargée de mission Politiques de la biodiversité : marion.peguin@uicn.fr   Documents joints CR_12_Juin_08 Isabelle_Couprie Thierry_Mougey Ewa_Kaniowska Ewa_Kaniowska_AM Guillaume_Lesage Arnaud_Callec Anne_Laure_Benoit Jean-Francois_Antoine Christophe_Aubel.pps

Très grand succès pour la 2ème édition de la Fête de la Nature !

Pour la deuxième fois, les 24 et 25 mai 2008, l’ensemble des réseaux français liés à la conservation de la nature rassemblés au sein du Comité français de l’UICN, le magazine Terre Sauvage, du groupe BAYARD-MILAN, et leurs partenaires ont proposé à l’ensemble des français la Fête de la Nature. Environ 200 000 personnes, en métropole comme en Outre-mer, ont participé à près de 1400 sorties et activités partout en France, deux foix plus que l’année dernière. Grâce à un très bon retour de la presse, l’objectif de délivrer un large message, dans un cadre ludique, sur la biodiversité et la conservation de la nature est atteint. Ce succès séduit déjà nos pays limitrophes, comme la Suisse ou la Belgique qui souhaitent rejoindre cette fête dès l’année prochaine. Bravo à tous pour cette formidable mobilisation et rendez vous l’année prochaine pour la troisième édition : les 16 et 17 mai 2009. Pour plus d’informations, rendez vous sur le site : www.fetedelanature.com

Stratégie nationale de la biodiversité : quel bilan en 2007 ?

A mi-parcours de son objectif : stopper l’extinction de la biodiversité d’ici 2010, le gouvernement vient de publier aujourd’hui le deuxième bilan global de sa stratégie nationale pour la biodiversité. L’évaluation indépendante des 10 plans d’action de la stratégie réalisée par le Comité français de l’UICN constate que même si des avancées sont enregistrées, le bilan demeure insuffisant. L’objectif 2010 se rapproche à grands pas et seuls une impulsion politique déterminante et des moyens accrus permettront d’y répondre, en tirant profit des engagements du Grenelle de l’Environnement. La France, signataire de la Convention sur la Diversité Biologique, a élaboré et adopté en 2004 sa Stratégie Nationale pour la Biodiversité qu’elle s’est engagée à mettre en œuvre. Cette stratégie a permis à plusieurs ministères d’engager l’intégration de la biodiversité dans leurs politiques en élaborant des plans d’action thématiques : Agriculture, Infrastructures de transports, International, Mer, Patrimoine naturel, Territoires, Urbanisme, Forêts, Outre-Mer et Recherche. Ces plans sont placés sous la responsabilité du ministère compétent et comportent un programme d’activités et des objectifs précis. Chaque plan est suivi par un comité de pilotage dans lequel siège le Comité français de l’UICN. Durant l’année 2007, des actions ont été entreprises par les différents ministères engagés dans la stratégie nationale mais avec des niveaux très variables selon les plans d’actions : • Les plans « patrimoine naturel », « action internationale » et « forêt » progressent relativement bien et enregistrent des résultats intéressants. Les efforts les plus importants ont porté sur les espaces protégés (ex : création de deux parcs nationaux en Guyane et à la Réunion et d’une réserve naturelle dans les Terres australes), et sur les milieux marins avec la création de l’Agence des aires marines protégées. On peut cependant regretter que l’instauration d’un plan d’action patrimoine naturel n’ait pas permis d’avancées plus rapides vers un changement d’échelle dans les politiques de protection, en passant de politiques d’opportunités à des politiques stratégiques (ex : stratégie d’aires protégées, réseau écologique national) ou regretter qu’il n’a pas permis de consolider le réseau Natura 2000. • Les plans « agriculture » et « mer » avancent mais les mesures prises en faveur de la protection de la biodiversité ne sont pas assez significatives pour limiter les impacts importants engendrés par des systèmes encore très productivistes et pour encourager des pratiques plus durables. • Les plans « urbanisme » et « infrastructures » avancent très peu car la biodiversité est vécue encore comme une contrainte imposée. Il faut espérer que la prise de conscience progresse, avec la mise en place de la trame verte et bleue et les mesures sur les transports prévues au Grenelle de l’Environnement. • Les plans « territoires », « outre-mer » et « recherche » n’ont pas encore véritablement mis en œuvre leur programme d’actions selon le cadre fixé par la stratégie, ni mis en place de comité de pilotage. • Un nouveau plan d’action « tourisme » a été proposé en 2007 et sera mis en œuvre à partir de 2008. La mise en œuvre des plans a beaucoup souffert du manque de moyens humains et financiers consacrés à leur mise en œuvre ou à leur amélioration. La stratégie n’a pas également reçu le portage politique nécessaire et n’associe pas assez l’ensemble des acteurs, en particulier les collectivités locales, les associations et les entreprises. Le lancement du Grenelle de l’environnement a permis de donner une nouvelle impulsion et de renforcer l’ambition de nombreuses actions inscrites au sein des plans d’action. Il est ainsi urgent de relancer la stratégie en tirant profit de la nouvelle dynamique lancée par le Grenelle de l’Environnement. Le gouvernement s’est en particulier engagé, à l’issue de la table ronde d’octobre 2007, à « renforcer la Stratégie Nationale pour la Biodiversité et élaborer des stratégies territoriales », engagement soutenu par le Comité français de l’UICN et défendu en Comité de Suivi Grenelle par ses associations membres. Pour atteindre l’objectif 2010, le Comité français de l’UICN recommande donc une action politique urgente et renforcée avec l’intégration des engagements pris dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et l’attribution de moyens financiers et humains nouveaux, clairement identifiés au sein de chaque ministère. Le bilan général 2007 de la stratégie nationale pour la biodiversité préparé par le Comité français de l’UICN est disponible sur www.uicn.fr rubrique « actualités » et un rapport complet par plan d’action sera prochainement disponible.   Contacts Sébastien Moncorps Directeur du Comité français de l’UICN Tél. 01 47 07 78 58 / sebastien.moncorps@uicn.fr Marion Péguin Chargée de mission « politiques de la biodiversité » Tél. 01 47 07 71 78 / marion.peguin@uicn.fr   Documents joints Bilan général SNB 2007 – UICN France Communiqué Bilan SNB 2007 – UICN France

Les petits projets dans les pays du Sud : un outil efficace pour la préservation de la biodiversité

A l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et le Comité français de l’UICN montrent que les ONG des pays du Sud peuvent jouer un rôle essentiel face à la dégradation de la biodiversité et à l’épuisement des ressources naturelles. Depuis 2005, le FFEM a mis au point un Programme « Petites Initiatives » afin de soutenir les ONG du Sud pour mettre en oeuvre des projets de protection de la biodiversité et de développement local. Aujourd’hui, 56 projets, situés essentiellement en Afrique francophone, ont été financés et sont suivis par le Comité français de l’UICN. Les résultats sont au rendez-vous : des hectares de mangroves sont maintenant protégés au Bénin, des pêcheurs ont créé une réserve marine pour protéger les poulpes à Madagascar, une réserve gérée par une communauté locale protège les hippopotames au Niger… Tous ces projets présentent également un volet de développement qui consiste à assurer aux populations une source de revenus grâce à la protection de la biodiversité (ex : écotourisme) et l’utilisation durable des ressources. Ces petits projets souples, gérés directement par les ONG, permettent d’obtenir des résultats concrets pour la biodiversité et de mobiliser les populations locales. Leur efficacité par rapport aux moyens employés est reconnue. D’importantes institutions financières comme le Fonds pour l’Environnement Mondial (Global Environment Facility en anglais) ou la Banque Mondiale investissent de plus en plus dans ce type de projets qui représentent un outil prometteur, à soutenir et promouvoir, pour protéger la biodiversité mondiale. Un dossier de presse sur le Programme Petites Initiatives du FFEM a été préparé par le Comité français de l’UICN, présentant 13 projets financés : www.uicn.fr – rubrique « actualités ». Des photos sont disponibles sur demande pour illustrer articles et reportages.   Contacts Silvia Ritossa Chargée de mission « actions internationales » Tél. 01 40 79 57 75 / silvia.ritossa@uicn.fr Rémi Gouin Consultant Tél. 06 28 32 54 32 Julien Calas Chargé de mission Biodiversité du Fonds Français pour l’Environnement Mondial Tél. 01 53 44 30 93 Le Programme Petites Initiatives est un programme du Fonds Français pour l’Environnement Mondial ; www.ffem.fr.   Document joint Dossier de presse FFEM – PPI

La gouvernance de la biodiversité dans le monde

Comment améliorer la mise en oeuvre des politiques de la biodiversité en France ? Comment mieux organiser et articuler les compétences ? Comment renforcer la cohérence globale ? Une nouvelle étude de l’UICN France propose des réponses à ces différentes questions grâce à un éclairage international à partir d’une analyse réalisée dans 9 pays. Après avoir analysé la gouvernance de la biodiversité au niveau national, le Comité français de l’UICN publie une nouvelle étude sur ce thème en droit comparé. Ce rapport dresse un panorama des différents modes d’articulation des compétences en matière de biodiversité en examinant la situation de 9 Etats. Il précise les choix opérés dans chaque pays pour les instances nationales en charge de la protection de la biodiversité, mais aussi locales, en portant une attention toute particulière à la mise en place et au fonctionnement d’agences de la nature. Cette étude apporte ainsi un nouveau regard éclairant les décisions du Grenelle de l’Environnement puisque le gouvernement a pris la décision de mettre à l’étude la création d’une Agence de la nature en France.   Document joint Gouvernance Biodiversité en Droit comparé

L’UICN France signe avec l’entreprise GSM, du groupe Italcementi, un partenariat sur les carrières et la biodiversité

La convention de partenariat a été lancée pour une durée de trois ans et vise à conseiller GSM, du groupe Italcementi, leader dans le domaine de l’exploitation de granulats terrestres et marins, pour renforcer et mettre en oeuvre une politique ambitieuse du groupe pour la biodiversité. La convention comporte également un soutien aux programmes de l’UICN France. Parallèlement aux changements climatiques, la sensibilisation des entreprises sur la biodiversité progresse rapidement depuis ces dernières années. Plusieurs d’entre elles ont entrepris des études pour mesurer et diminuer l’impact de leurs activités sur la biodiversité, en particulier dans les secteurs plus directement liés à l’exploitation des ressources naturelles. Les entreprises prennent également conscience que la prise en compte de la biodiversité permet d’améliorer leur image, d’être mieux notées dans les systèmes de cotation (rating) qui prennent de plus en plus en compte les standards environnementaux (ex : indicateurs GRI), ou encore de nouer des partenariats avec les ONG plutôt que de voir émerger des conflits. Plusieurs entreprises ont également créé des fondations pour financer des projets en faveur de l’environnement. GSM, qui produit et commercialise des granulats, est un usager des espaces naturels et des services écologiques. Le granulat, provenant du sol, du sous-sol ou encore du fond des mers, est un matériau essentiel destiné à satisfaire les besoins de la collectivité pour la construction d’habitations et d’infrastructures de transport des marchandises et des populations. Néanmoins cette activité est génératrice d’impacts qui concernent par exemple la modification des milieux naturels, l’écoulement souterrain des eaux, les rejets d’eau, les retombées de poussières, les nuisances sonores et le transport de granulats par route, fer ou eau. Toutefois, après réaménagement, les carrières, notamment en milieu alluvial de fond de vallée, peuvent présenter un important intérêt écologique, reconnu par l’intégration de nombreuses d’entres elles dans le réseau des sites Natura 2000 ou ZNIEFF. Consciente de ces enjeux, affichant une volonté de concilier les impératifs économiques et environnementaux dans une perspective de développement durable, GSM a déjà formalisé son engagement en faveur de l’environnement, allant au-delà de la simple conformité aux réglementations applicables. En matière de biodiversité, GSM applique une politique volontaire pour générer des milieux écologiquement intéressants favorisant l’accueil et le développement d’espèces animales ou végétales, afin d’apporter une plus-value environnementale aux projets. Elle veut aujourd’hui aller plus loin dans ses engagements. Pour poursuivre le travail engagé avec la rédaction de la brochure « La biodiversité, un atout pour vos sites d’entreprise » (2006) et aller plus loin dans les politiques privées « biodiversité », l’UICN France a donc décidé de mettre en place un partenariat avec cette entreprise, pour une durée de 3 ans (2007-2010). Le partenariat est encadré par une convention-cadre dont le contenu s’articule autour de 4 axes principaux : 1 – Appui à l’intégration de la biodiversité dans la politique de l’entreprise 2 – Conseils & expertises 3 – Echanges & Prospective 4 – Initiatives et projets Sur cette base, un programme de travail est mis en place et actualisé chaque année. En 2008, une chargée d’études, Marie Aurenche, sera chargée de : • faire le point sur les connaissances existantes au sein de GSM et plus largement sur les enjeux relatifs aux carrières et à la biodiversité (aux niveaux national et international), • identifier les besoins spécifiques de l’entreprise, préalable à l’élaboration de plans d’actions efficaces, d’indicateurs pertinents et de formations aptes à répondre aux besoins des métiers de l’entreprise. Sont également prévus des expertises, des actions-formations en entreprise et des interventions en groupe de travail. Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse annonçant ce partenariat. Pour toute question relative à ce partenariat, n’hésitez pas à contacter Marion Péguin, Chargée de mission Politiques de la biodiversité : marion.peguin@uicn.fr   Document joint Communiqué GSM UICN France

Espèces envahissantes d’outre-mer : atelier final et publication d’une nouvelle plaquette

Lancée en juillet 2005, l’initiative du Comité français de l’UICN sur les espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer vient d’entrer dans sa phase finale. Un atelier de travail a fixé le cap des dernières semaines qui aboutiront à la publication en juin prochain du premier état des lieux complet sur la menace des invasions biologiques en outre-mer. L’atelier a également permis d’étudier les suites à donner à l’initiative. Les 7 et 8 février derniers, les 10 coordinateurs locaux de l’initiative sur les espèces exotiques envahissantes, provenant de toutes les collectivités d’outre-mer, se sont réunis à Paris pour finaliser et valider l’état des lieux général, évaluer l’ensemble des actions engagées et identifier des perspectives pour renforcer l’action coordonnée au-delà de juin 2008. A cette occasion, une plaquette de sensibilisation a été publiée présentant les enjeux de conservation et les premiers résultats de l’initiative. Pour télécharger ce document >> cliquez ici Grâce à la mobilisation d’un réseau de plus de 100 experts et personnes ressources et l’appui de 10 coordinateurs locaux, l’initiative lancée par le Comité français de l’UICN a permis de rassembler et d’analyser des informations provenant de tout l’outre-mer et d’identifier des priorités d’action. Elle a contribué à renforcer la sensibilisation et a favorisé de nombreux échanges concrets d’expériences entre collectivités. En juin 2008, le point d’orgue attendu sera la publication d’un état des lieux inédit sur les espèces exotiques envahissantes dans tout l’outre-mer, compilant leurs impacts, les actions de recherche entreprises, les outils juridiques disponibles, les programmes de lutte et les stratégies mises en oeuvre. Accompagné de recommandations pour améliorer la prévention et la lutte contre le phénomène, ce document sera diffusé à destination de tous les acteurs (scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels, professionnels du secteur privé, services de l’Etat et des collectivités locales…). D’ores et déjà, une deuxième phase est en préparation pour poursuivre et renforcer l’action à l’avenir avec l’ensemble des collectivités d’outre-mer. Pour plus d’informations sur l’initiative >> cliquez ici. L’initiative « espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer » est soutenue par le Ministère de l’écologie, de l’aménagement et du développement durables, le Secrétariat d’Etat à l’outre-mer, la Région Réunion, la Fondation de France et la Fondation Nature & Découvertes.

Tout sur la Fête de la Nature 2008 !

L’ensemble des réseaux français liés à la conservation de la nature, rassemblés au sein de l’UICN France, et le magazine Terre Sauvage proposent une nouvelle édition de la Fête de la Nature les 24 et le 25 mai 2008. Venez nombreux ! Environ 1500 manifestations, sorties et activités ludiques, familiales et gratuites, seront proposées pour tous, dans la nature, dans toutes les régions de France en métropole, comme en outre- Mer. Les Français pourront ainsi découvrir ou redécouvrir les richesses cachées de la biodiversité, partager l’envie de la protéger, et de la fêter ! Les inscriptions sont ouvertes à partir du 25 janvier 2008 sur www.fetedelanature.com C’est quoi une manifestation « Fête de la Nature » ? Une manifestation « Fête de la Nature » : 1. se déroule pendant le week-end de la Fête de la Nature (en 2008, les 24 et 25 mai). 2. favorise le rapprochement du public et de la nature. 3. s’adresse à tous les publics. 4. est gratuite. 5. ne présente aucun risque de préjudice direct ou indirect au milieu naturel (le site est laissé dans son état d’origine, les prélèvements dans la nature sont évités…). 6. propose des activités au contact direct avec la nature. 7. est le plus facile d’accès possible (transport gratuit si possible). 8. s’inscrit dans une démarche de sensibilisation, d’éducation et de promotion de la protection de la nature, de la biodiversité. 9. se déroule dans un esprit convivial, si possible festif. 10. est aussi originale et communicante que possible, en particulier vis à vis du public jeune. 11. est le plus éco-responsable possible (cf documents de l’ADEME : Petit Guide Pratique de l’éco-manifestation, chartre éco-festival ou le guide de l’éco-communication www.ademe.fr Après vérification qu’elle remplisse bien ces conditions, elle sera intégrée dans le programme officiel de la Fête de la Nature sur le site Internet : www.fetedelanature.com Qui peut proposer une manifestation dans le cadre de la Fête de la Nature ? Au premier chef, les organisations publiques ou non gouvernementales en charge sur le terrain de la conservation de la nature, et notamment les membres du comité de pilotage (voir ci-dessous la liste). Mais tous ceux qui, collectivement ou individuellement, souhaitent proposer une manifestation entrant dans le cadre de la Fête de la nature sont les bienvenues. Les manifestations ainsi proposées doivent être bien identifiées, et distinctes de toute opération promotionnelle ou commerciale. Pour toute précision complémentaire, contactez Carole GATEL : Gatel.carole@gmail.com Vous pouvez également découvrir le dossier d’informations complet sur le site Internet : www.fetedelanature.com En attendant, voici un avant-goût, avec une vidéo réalisée lors de la fête de la nature 2007 : http://video.fetedelanature.com/ (*) Conservatoire du littoral -Fédération Clubs CPN (Connaître et Protéger la Nature)- Fédération des Conservatoires botaniques nationaux – Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels – Fédération des Parcs naturels régionaux de France – Fondation Nature & Découvertes – Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme – FNE (France Nature Environnement) – LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) – Ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables – Muséum national d’Histoire naturelle – Office National des Forêts – Parcs Nationaux de France – Réseau Océan Mondial – Nausicaa – Réserves Naturelles de France – Rivages de France

La mine d’or de Kaw ne verra pas le jour

L’annonce attendue est tombée ce mercredi 30 janvier : le Président de la République a décidé de ne pas donner suite au projet d’exploitation aurifère sur la montagne de Kaw en Guyane. Le Comité français de l’UICN salue cette décision importante pour l’avenir de la Guyane. Le projet très controversé de la société CBJ Caïman, filiale du groupe Iamgold, d’ouvrir une mine d’or à ciel ouvert au coeur de l’un des haut-lieux de la biodiversité guyanaise avait mobilisé contre lui de larges secteurs de la société civile locale. La décision annoncée est le fruit de l’action conjointe de nombreux acteurs, aux premiers rangs desquels les associations guyanaises de protection de la nature Kwata, Gepog et Sepanguy, soutenues par les organisations nationales France Nature Environnement, WWF France, la Fondation Nicolas Hulot, la Ligue ROC et le Comité français de l’UICN. A de nombreuses reprises, le Comité français de l’UICN s’était prononcé en défaveur du projet, en raison notamment de l’exceptionnelle richesse naturelle du site, des lacunes dans l’évaluation des impacts environnementaux, de la faiblesse des compensations proposées et des garanties insuffisantes apportées quant aux risques de pollution par les effluents cyanurés (voir la position détaillée). Nous espérons que cette décision importante ouvre la voie à une planification cohérente et à un réel encadrement des activités d’exploitation aurifère légales, ainsi qu’à la promotion de projets de développement durable pour la Guyane. Quant à l’autre enjeu majeur de Guyane, le Comité français de l’UICN réaffirme l’urgence d’une réponse appropriée aux ravages écologiques, sanitaires et sociaux de l’orpaillage illégal.