L’UICN France et L’OCCITANE en Provence s’associent
L’UICN France et L’OCCITANE en Provence s’associent pour la préservation de la biodiversité L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) – France et les Laboratoires M&L, société française du groupe L’OCCITANE ont signé le mercredi 29 juin 2016, une convention de partenariat de trois ans en faveur de la biodiversité. Elle a pour but de renforcer la mobilisation de l’entreprise sur cet enjeu environnemental majeur et la conservation des écosystèmes en Méditerranée. A horizon 2018, ce partenariat contribuera à la réalisation de la liste rouge des écosystèmes méditerranéens de France métropolitaine, et permettra au groupe L’OCCITANE de se doter d’une stratégie et d’un plan d’actions ambitieux en faveur de la biodiversité. Particulièrement investi dans la préservation du patrimoine naturel méditerranéen, L’OCCITANE en Provence participera au projet de l’UICN France de réaliser d’ici 2018 les listes rouges des forêts et littoraux méditerranéens menacés. En dressant cet état des lieux solide, ce projet apportera des connaissances sur les milieux naturels les plus sensibles, favorisera la sensibilisation et guidera la mise en place d’actions de sauvegarde de la biodiversité par les acteurs publics et privés. L’OCCITANE en Provence rejoindra le groupe de travail « Entreprises et Biodiversité » de l’UICN France qui rassemble ses membres, ses experts et entreprises partenaires pour échanger avec eux et travailler sur le renforcement de la mobilisation des salariés ou encore l’évolution du reporting biodiversité. L’UICN France accompagnera également L’OCCITANE en Provence dans la réalisation du bilan de l’impact de l’ensemble de ses activités sur la biodiversité et de sa dépendance aux services écologiques pour développer dès 2017 la stratégie biodiversité que doit mener l’entreprise pour accélérer son engagement. La mise en œuvre de cette feuille de route contribuera ainsi aux objectifs internationaux d’Aichi issus de la Convention sur la Diversité Biologique (2010). « Pour répondre au défi de l’érosion de la biodiversité qui se poursuit, nous avons besoin d’entreprises engagées pour sa protection et sa restauration. Ce partenariat est stratégique car L’OCCITANE dépend de façon étroite de la biodiversité et des ressources naturelles, et que la principale région concernée est la Méditerranée, l’un des 35 points chauds de la biodiversité mondiale », explique Sébastien Moncorps, Directeur de l’UICN France. « Ce partenariat est une formidable opportunité pour L’OCCITANE en Provence d’être accompagné par un réseau d’organismes et d’experts reconnus pour poursuivre son engagement, intégrer de manière toujours plus forte la biodiversité dans les activités de l’entreprise et sensibiliser davantage ses collaborateurs. », explique Katia Michieletto, Directrice RSE de Laboratoires M&L, société française du groupe L’OCCITANE. Cette nouvelle étape dans la stratégie Développement durable de L’OCCITANE en Provence permettra donc à l’entreprise d’accélérer son engagement dans la restauration et la reconquête de la biodiversité. L’entreprise est déjà investie depuis plusieurs années sur ce sujet avec notamment la mise en place de filières durables à travers le programme Sustainable Communities (71 filières, 400ha) et son soutien à la conservation du patrimoine naturel. L’OCCITANE en Provence soutient par exemple depuis 2012 le Fonds de Dotation « Sauvegarde du Patrimoine Lavandes en Provence » qui finance des programmes pour trouver des solutions écologiques en faveur de la préservation de la lavande face au défi du changement climatique, et a lancé dès 2004 en Corse le premier programme de plantation d’immortelles biologiques à grande échelle. L’OCCITANE en Provence soutient également la STAtion de REcherches Sous-marines et Océanographique (STARESO) pour la préservation des algues du littoral corse et plus largement la recherche marine en Méditerranée. Pour en savoir plus, consultez le site de l’UICN France ou de L’OCCITANE. CONTACTS PRESSE TG Communication Brigitte Démare +33 1 53 30 74 74 Elan Edelman Renato Martinelli +33 6 25 98 11 75 UICN France Florence Clap – Chargée de programme « Politiques de la biodiversité » – +33 6 74 94 70 42 Découvrir le communiqué de presse L’UICN France Créé en 1992, l’UICN France est le réseau des organismes et des experts de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature en France. Il regroupe au sein d’un partenariat original 2 ministères, 13 organismes publics, 41 organisations non gouvernementales et plus de 250 experts. Par cette composition mixte, il est une plate-forme unique de dialogue, d’expertise et d’actions sur les enjeux de la biodiversité, associant également les collectivités locales et les entreprises. L’OCCITANE en Provence Depuis 1976, L’OCCITANE en Provence développe des produits cosmétiques et de bien-être riches en ingrédients naturels et biologiques, aux origines traçables. Parce que la nature est la matière première de ses produits, L’OCCITANE en Provence porte un grand soin à la préservation de l’environnement dans toutes les dimensions de son activité.
Entretenir et aménager les espaces verts : un nouveau guide pour l’industrie
Des actions concrètes peuvent être réalisées dans les espaces verts des sites d’entreprises pour en faire des lieux d’accueil et de préservation des espèces de faune et de flore. C’est ce que propose le guide « Entretenir et aménager les espaces verts de cimenterie », réalisé dans le cadre d’une collaboration entre le Syndicat français de l’industrie cimentière (SFIC) et le Comité français de l’UICN. Ce guide pratique a pour but d’accompagner les cimenteries afin qu’elles mettent en œuvre une gestion écologique sur leurs espaces verts. Il s’organise en 8 fiches regroupées par type de milieux et 4 fiches consacrées à l’accueil de la faune, et propose des éléments pratiques pour favoriser le développement de la biodiversité en créant des aménagements et en adaptant les méthodes d’entretien. Ces actions s’inscrivent dans la responsabilité environnementale des entreprises. Elles sont aussi sources de création de partenariats et de collaborations enrichissants avec d’autres acteurs locaux qui travaillent sur la biodiversité. Elles sont enfin des projets collectifs au sein de l’entreprise permettant de mobiliser les équipes sur un projet d’intérêt général avec des actions positives et des résultats visibles sur la biodiversité. Ce guide constitue une action phare de l’engagement du Syndicat Français de l’Industrie Cimentière au titre de la Stratégie nationale pour la biodiversité. L’UICN France encourage les entreprises membres du SFIC à déployer sur l’ensemble de leurs sites, les actions qui y sont présentées pour contribuer à la protection et à la valorisation durables de la biodiversité de nos territoires. Ces actions peuvent également être appliquées sur d’autres sites d’entreprises et sur les espaces verts des collectivités territoriales. Consulter le Guide « Entretenir et aménager les espaces verts de cimenterie« CONTACTS Elodie Russier-Decoster – Chargée de mission « Entreprises et biodiversité » Florence Clap – Chargée de programme « Politiques de la biodiversité »
6ème Assises Nationales de la Biodiversité
Le Comité français de l’UICN est partenaire de cette 6e édition 2016 Organisée par les Ecomaires et le Réseau Idéal Connaissance, avec la ville de Clermont Ferrand, la Communauté d’Agglomération Clermontoise et le Grand Clermont. Territoires, culture, milieu ultra-urbain, agro-écologie, bâtiments, richesses souterraines, trame bleue, forêts, tourisme, foncier, citoyens, éducation, TEPCV, Atlas de la Biodiversité Communale…. : et si dès aujourd’hui la biodiversité était une vraie préoccupation, pour tous et pour longtemps ? Evénement de sensibilisation, d’échanges et de débat autour de la biodiversité entre l’ensemble des acteurs (professionnels, élus, techniciens,..), les Assises Nationales de la Biodiversité invitent aux partages de connaissances et d’expériences lors de séances plénières, de conférences et de tables rondes. Avec plus de 20 conférences et ateliers à destination des agents des collectivités, des élus locaux, des associations et de tout professionnel lié à la question cruciale de la biodiversité, les débats des Assises 2016 accueilleront de nombreux partenaires, notamment l’AFB, et illustreront ces 4 thématiques : INNOVATION ET PROSPECTIVE SCIENCE ET RECHERCHE SOCIETE ET RECHERCHE SOCIETE ET EDUCATION DECISION ET STRATEGIE L’UICN France sera présent à différents moments lors des Assises, en particulier : le mercredi après-midi durant l’atelier sur La biodiversité en milieu urbain voire ultra urbain pour présenter le rôle des solutions fondées sur la nature le jeudi matin pour la Table ronde Comment coordonner les différentes forces de police de l’environnement ? animée par Sébastien Mabile, Président de la Commission droit de l’environnement de l’UICN France et Avocat Associé chez Seattle Avocat. Nous vous proposons de découvrir l’ensemble du programme en vous connectant dès à présent sur le site 2016 dédié. Nous vous invitons à vous inscrire avec le code invitation suivant : BIODIV2016 CONTACTS IDEAL CONNAISSANCES
Pour la protection de la Grive à pieds jaunes et du Pigeon à couronne blanche en Guadeloupe
Alors qu’un nouvel arrêté soulève des inquiétudes en Guadeloupe concernant la liste des espèces dont la chasse pourra être autorisée, le Comité français de l’UICN demande le classement en espèces protégées de la Grive à pieds jaunes et du Pigeon à couronne blanche sur ce territoire. La Grive à pieds jaunes est une espèce dont la répartition mondiale est extrêmement restreinte, endémique de quatre îles des Petites Antilles (Dominique, Montserrat, Sainte-Lucie et Guadeloupe). Elle est menacée au niveau mondial – catégorie « Vulnérable » dans la Liste rouge mondiale de l’UICN – et au niveau national – catégorie « Vulnérable » dans la Liste rouge nationale établie par le Comité français de l’UICN et le MNHN. En 2008 déjà, face à cette situation, le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel de Guadeloupe avait demandé la protection légale intégrale de la Grive à pieds jaunes. Par ailleurs, la contamination de cette espèce par les pesticides organochlorés a conduit le préfet de Guadeloupe à interdire la consommation des oiseaux tués à la chasse sur une partie du département. Le Pigeon à couronne blanche est une espèce dont la population connaît un déclin au niveau mondial et qui apparaît en situation très menacée au niveau national, classé « En danger » en Guadeloupe sur la Liste rouge nationale. La France a ratifié en 2002 le protocole international SPAW relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées, selon lequel « chaque Partie doit identifier, dans les zones relevant de sa souveraineté, de ses droits souverains, ou de sa juridiction, les espèces végétales et animales menacées ou en voie d’extinction, et accorder à ces espèces le statut d’espèces protégées ». Plus récemment, la France s’est engagée à atteindre les objectifs du plan stratégique 2011-2020 de la Convention sur la Diversité Biologique (objectifs d’Aichi), en particulier l’objectif 12 selon lequel l’extinction d’espèces menacées connues doit être évitée et leur état de conservation amélioré. Compte tenu de ces engagements internationaux, le Comité français de l’UICN s’inquiète du fait que ces deux espèces ne bénéficient pas d’un statut réglementaire de protection et qu’elles puissent encore être chassées. Le Comité français de l’UICN demande donc le retrait de la Grive à pieds jaunes et du Pigeon à couronne blanche de la liste des espèces dont la chasse pourrait être autorisée en Guadeloupe et l’inscription de ces deux espèces sur la liste des espèces protégées. Il appelle également à la mise en œuvre d’un plan d’action visant à assurer les mesures nécessaires à la conservation et à la restauration de ces deux espèces. Ces préconisations ont fait l’objet d’un courrier adressé par le Comité français de l’UICN à Madame Barbara Pompili, Secrétaire d’Etat à la Biodiversité, pour qu’une protection effective de ces deux espèces soit rapidement mise en œuvre.
Publication : Changement climatique et risques naturels dans les montagnes tempérées
Nature et climat : l’UICN France recommande de mieux protéger les milieux naturels de montagne pour faire face aux changements climatiques L’UICN France publie une synthèse des liens établis et prévisibles entre le changement climatique et les risques naturels en montagne. Cette étude confirme l’importance de la mise en œuvre des engagements pris par les Etats dans l’Accord de Paris sur le Climat afin de préserver l’intégrité des écosystèmes et de développer des solutions fondées sur la nature. Les activités humaines liées au développement des industries, des transports, de l’urbanisation et les émissions de gaz à effet de serre associées modifient le climat à la surface de la Terre. La hausse moyenne des températures, le recul des glaciers, les modifications des régimes pluviométriques sont autant de signes et de conséquences de ce changement climatique planétaire, qui affectent en particulier les milieux montagnards. Du fait de la combinaison de facteurs climatiques et topographiques singuliers, les montagnes sont des milieux très dynamiques et propices à divers aléas naturels. La modification des paramètres bioclimatiques entraine mécaniquement des répercussions sur les risques naturels, plus particulièrement sur la fréquence et la magnitude des aléas. Ainsi, les montagnes sont le théâtre de transformations rapides, perceptibles de façon plus ou moins directe, telles que le recul des glaciers, la dégradation du permafrost, la diminution de l’enneigement ou encore la remontée en altitude des espèces. Ces modifications ont fait l’objet d’observations scientifiques à moyen et long terme. L’évolution des risques naturels en montagne est non seulement liée à la modification des aléas sous l’influence du changement climatique, mais aussi aux effets anthropiques marqués dans ces milieux. Face au changement climatique et aux enjeux de gestion des risques naturels, des solutions s’appuyant sur le fonctionnement et la résilience des écosystèmes existent. Ces solutions fondées sur la nature soulignent la contribution des milieux naturels en bon état de conservation à la lutte contre les effets du changement climatique et à la gestion des risques naturels, tout en préservant la biodiversité. Document joint Découvrir la synthèse CONTACT Pauline Teillac-Deschamps, Chargée du programme « écosystèmes »
Pour une cohabitation durable avec le loup
Face aux conflits qui se sont intensifiés entre la protection du loup et l’élevage ovin, le Comité français de l’UICN estime nécessaire de mettre rapidement en place une stratégie permettant de garantir une présence pérenne du loup en France et les conditions de la coexistence durable entre cette espèce et les activités humaines. Pourquoi l’UICN France choisit-elle de s’exprimer aujourd’hui sur le loup ? Les conflits d’objectifs ou d’usage entre la protection du loup et l’élevage ovin se multiplient, depuis le retour du loup sur le territoire métropolitain au début des années 1990. La concertation entre acteurs concernés, difficile, ne permet pas actuellement de dégager des solutions durables. Face au besoin d’une stratégie globale, comprise et acceptée, l’UICN France a estimé qu’elle pouvait apporter à ce débat complexe sa capacité d’expertise et jouer son rôle de plateforme de débat et de concertation avec son réseau, sachant qu’elle est ni instance de décision ni partie aux conflits relatifs à la présence du loup. Le contexte, et les questions posées Inexistante en 1992, la population de loups en métropole était évaluée en 2015 entre 206 et 358 individus, en expansion plus ou moins régulière à partir d’un grand quart sud-est de la France. La convention de Berne, comme la directive Habitats-faune-flore de 1992, assurent une protection stricte de l’espèce, sous réserve de dérogations possibles en cas de dommages importants, en l’absence d’autres solutions, et si la population de loup est jugée en « bon état de conservation ». Dans ce contexte, pour l’UICN France, les principales questions qui se posent actuellement sont les suivantes : Sur quelles bases scientifiques et techniques validées, non controversées, peut-on fonder des décisions de protection de l’espèce et de gestion des conflits ? Comment remettre en place un dispositif de gouvernance satisfaisant, permettant d’une part d’organiser l’expertise nécessaire, et d’autre part de recueillir les avis des parties prenantes, pour préparer les décisions à prendre ? Comment adapter la politique de protection de l’espèce à des contextes locaux différents, et en évolution ? Les propositions de l’UICN France portent principalement sur trois domaines Organiser une « expertise collective scientifique et technique », clairement séparée de la concertation entre parties prenantes, fondée sur des procédures rigoureuses de validation des productions scientifiques, pour faire le point des connaissances acquises et des besoins de connaissances nouvelles dans trois domaines principaux : la connaissance de l’espèce loup et de ses dynamiques de population, les pratiques d’élevage et les dispositifs permettant d’atténuer la vulnérabilité des troupeaux, les analyses transversales nationales et internationales permettant d’éclairer les pratiques de gestion des conflits relatifs au loup dans les sociétés concernées ; Relancer les concertations entre parties prenantes, au niveau national comme au niveau local, sur le champ à couvrir par l’expertise collective puis sur les enseignements à tirer de ses résultats, et dans l’attente de ces résultats sur les mesures transitoires à prendre ; Mettre en œuvre les mesures relevant de décisions administratives (autorisations de tirs) permettant de gérer la situation dans l’attente de la définition d’une stratégie plus complète de l’Etat, à asseoir sur les résultats de l’expertise collective lorsqu’ils seront disponibles. EN SAVOIR PLUS Découvrir la synthèse de la position de l’UICN France sur la cohabitation durable avec le Loup et les propositions détaillées
Les espèces exotiques envahissantes sur les sites d’entreprises
Les entreprises peuvent agir face aux espèces exotiques envahissantes sur leurs sites : l’UICN France publie un guide pour les accompagner Les entreprises, propriétaires ou gestionnaires d’espaces fonciers, sont régulièrement confrontées à la présence d’espèces exotiques envahissantes sur leurs sites. Certaines de leurs activités peuvent également contribuer à l’introduction d’animaux ou de végétaux exotiques envahissants et favoriser involontairement leur développement. Pour les aider à agir, l’UICN a réalisé et publié un guide avec ses entreprises partenaires. Les espèces exotiques envahissantes sont l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité mondiale. Leur introduction et leur expansion peuvent engendrer de nombreux impacts écologiques négatifs sur les milieux naturels et les espèces qu’ils hébergent. Elles peuvent aussi être à l’origine de coûts économiques très importants. Concernées par cette problématique et souhaitant participer aux efforts de gestion, quatre entreprises partenaires de l’UICN France – EDF, ENGIE, EQIOM, Ciments Calcia-GSM – ont souhaité bénéficier de son expertise pour mettre en place une gestion adaptée des espèces exotiques envahissantes sur leurs sites. L’UICN France a donc élaboré un guide, organisé en deux livrets : Le premier synthétise l’état des connaissances sur les espèces exotiques envahissantes, les principaux dispositifs juridiques internationaux et nationaux en vigueur, ainsi que les stratégies développées et les acteurs actifs sur ce sujet. Il fournit également des recommandations générales pour gérer ces espèces, en détaillant notamment les différentes étapes d’élaboration d’un programme d’actions. Le second est destiné à un usage de terrain.Il comporte une présentation détaillée de 12 méthodes de gestion (arrachage, cerclage, tir, piégeage, etc.) ainsi que des fiches spécifiques pour identifier et gérer 16 espèces animales (Grenouille taureau, Ragondin, etc.) et végétales (Jussies, Renouée du Japon, etc.) fréquemment observées sur les sites d’entreprises. Des retours d’expériences de gestion menées par des gestionnaires de site complètent et illustrent les explications. L’UICN France encourage ainsi en premier lieu les entreprises à élaborer des programmes d’actions pour mieux anticiper et gérer les espèces exotiques envahissantes sur leurs sites Avec ce guide, le gestionnaire d’un site d’entreprise pourra aussi, par exemple, identifier les techniques à mettre en place pour éviter la dispersion des plantes exotiques envahissantes lors des interventions de gestion ou encore découvrir la méthode de piégeage des Ecrevisses de Californie et de Louisiane à l’aide de nasses. La réalisation de ce guide a mobilisé de nombreux experts de l’UICN France, en particulier les membres du groupe de travail national « Invasions Biologiques en milieux aquatiques »*. *Groupe de travail coordonné par l’ONEMA et l’UICN France. Télécharger le guide « Les espèces exotiques envahissantes sur les sites d’entreprises » Livret 1 : Connaissances et recommandations générales, février 2016, 40 p. Livret 2 : Identifier et gérer les principales espèces, mars 2016, 96 p. – modifié Contacts Elodie Russier-Decoster – Chargée de mission Entreprises et biodiversité Matthieu Thune-Delplanque – Chargé de mission Entreprises et biodiversité
Lancement de l’appel à projets BEST 2.0 « Petites subventions »
Lancement de l’appel à projets BEST 2.0 « Petites subventions » pour les acteurs des PTOM du Pacifique et Caraïbes Les acteurs des pays et territoires d’outre-mer (PTOM) des régions Pacifique et Caraïbe peuvent déposer leur demande de petites subventions pour leurs projets de conservation de la biodiversité. Le Programme BEST 2.0 (biodiversité et services écosystémiques dans les territoires d’outre-mer européens), dont le Comité français de l’UICN est partenaire, vient de lancer le deuxième appel à petites subventions (deux catégories de financement : <50 000 EUR et <100 000 EUR) pour des projets de conservation de la biodiversité et des services écosystémiques dans les PTOM de l’UE. Ce deuxième appel est ouvert aux acteurs locaux des PTOM des régions Pacifique et Caraïbe. Dans le Pacifique, les 4 PTOM sont concernés : la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, la Polynésie française et Pitcairn. Les écosystèmes naturels comme les récifs coralliens et les mangroves protègent les rivages des impacts des tempêtes et de l’élévation du niveau de la mer. Les eaux marines et côtières en bonne santé maintiennent des pêcheries et abritent des espèces et des habitats uniques qui attirent les visiteurs – la clé d’une industrie touristique souvent principal moteur de l’économie locale dans les PTOM. Un développement durable préservant le capital naturel est vital pour ces entités d’outre-mer. Le Programme BEST 2.0 est coordonné par le Secrétariat international de l’UICN, en partenariat avec le Comité français de l’UICN, et soutenu par la Direction générale pour la coopération internationale et le développement de la Commission européenne (CE DG DEVCO) dans le cadre de l’initiative biodiversité pour la vie (B4Life). Il vise à financer des actions de terrain de conservation et de développement durable. Le premier appel 2015 a financé 4 projets avec des subventions moyennes dans le Pacifique. Sur le portail dédié du Programme BEST 2.0, les porteurs de projets intéressés peuvent trouver les lignes directrices pour les demandes de petites subventions, les critères d’éligibilité, les réponses aux questions fréquemment posées, des conseils et leçons apprises de l’appel 2015 et soumettre une note de concept avant le 23 mai 2016. De plus amples informations peuvent être trouvées sur le site BEST de la Commission européenne, y compris l’historique de l’initiative BEST, des fiches d’information sur les projets précédemment financés et des nouvelles des partenaires régionaux.
Stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne
L’UICN France soutient la mise en œuvre de la stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne Afin de répondre plus efficacement aux enjeux de préservation de la biodiversité, l’UICN France recommande à toutes les régions de mettre en place des stratégies régionales pour la biodiversité. Dans le cadre d’un partenariat avec Alterre Bourgogne, l’agence régionale pour l’environnement et le développement soutenable en Bourgogne, l’UICN France a accompagné les acteurs bourguignons dans l’élaboration de leur stratégie régionale pour la biodiversité qui entre en phase de mise en œuvre dans un contexte régional renouvelé. Un territoire engagé pour la biodiversité aux côtés de l’UICN France La Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB), qui concrétise l’engagement international de la France au titre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), met l’accent sur la nécessité d’agir ensemble et à tous les niveaux territoriaux pour répondre aux enjeux de la biodiversité qui continue de se dégrader. Elle vise à être mise en œuvre non seulement par l’Etat mais aussi par les collectivités territoriales et les différents acteurs de la société civile. Conscients de leurs responsabilités, l’Etat et le Conseil régional de Bourgogne ont souhaité s’inscrire dans ce processus dès 2012 en élaborant une stratégie régionale pour la biodiversité (SRB), fondée sur les principes directeurs définis par l’UICN France avec le soutien du secrétariat de la CDB. Cette démarche, articulée avec l’élaboration du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), a bénéficié de l’expertise de l’UICN France et a reçu l’appui technique et méthodologique d’Alterre Bourgogne. Une mobilisation des acteurs bourguignons de deux ans pour construire la stratégie régionale pour la biodiversité Une gouvernance collégiale et pérenne associant l’ensemble des acteurs régionaux est un des points fondamentaux de l’élaboration et de la mise en œuvre d’une SRB. L’objectif est en effet de doter la région d’un cadre de référence commun, construit par et pour tous les acteurs du territoire afin qu’ils s’approprient les enjeux de la biodiversité et agissent de concert pour améliorer la connaissance, la restauration et la conservation du capital écologique régional. L’élaboration de la SRB bourguignonne a ainsi fait l’objet d’une large concertation de 2 ans qui a rassemblé plus de 1500 participants au cours d’une quarantaine de réunions d’échanges et de co-construction. Ce travail a permis la production des trois documents composant la SRB : • le diagnostic présente une synthèse des enjeux sur la base d’un état des lieux de la biodiversité régionale et de ses interactions avec les activités du territoire ; • la stratégie définit les orientations stratégiques et les objectifs opérationnels de préservation et de valorisation de la biodiversité régionale à horizon 2020 ; • le guide d’accompagnement pour l’action fournit les informations et recommandations nécessaires pour passer à l’action et mettre en œuvre la SRB concrètement et partout sur le territoire. Des engagements à poursuivre et à renforcer pour mettre en œuvre la SRB A ce jour, ce sont déjà 45 acteurs bourguignons (associations, collectivités, établissements publics, socio-professionnels, etc.) qui ont adhéré à la stratégie régionale pour la biodiversité en signant la charte d’adhésion, 1re étape d’engagement dans la mise en œuvre de la stratégie. Les premières signatures ont eu lieu le 22 mai 2015, à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, et le 10 juin 2015, pendant les Assises nationales de la biodiversité, qui avaient lieu à Dijon.Tout acteur du territoire souhaitant s’engager dans la SRB est invité à : 1. Adhérer à la stratégie en signant la charte d’adhésion. 2. S’engager en proposant un plan d’action. 3. Faire labelliser son engagement. La SRB offre également la possibilité à tout citoyen de devenir « ambassadeur de la biodiversité en Bourgogne » en signant une charte citoyenne. L’UICN France encourage tous les acteurs du territoire à s’engager dans la mise en œuvre de leur stratégie régionale pour la biodiversité, en mettant en place des projets concrets et démonstratifs. Afin de susciter et de soutenir ces engagements, l’UICN France recommande de poursuivre le travail d’animation et de suivi de la SRB bourguignonne. Par ailleurs, compte tenu du nouveau contexte régional, l’UICN France préconise d’y intégrer dès que possible les enjeux et spécificités du territoire franc-comtois, afin d’évoluer vers un dispositif applicable à l’ensemble du territoire et des acteurs de la nouvelle région Bourgogne – Franche Comté. Pour en savoir plus Accéder à la stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne UICN France, 2015. Etat des lieux synthétique des politiques ou stratégies de préservation de la biodiversité des régions de France métropolitaine et en outre-mer. Paris. 4 p. UICN France, 2011. Lignes directrices pour l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine. Paris. 8 p. Egalement disponibles en anglais et en espagnol. UICN France, 2011. Quelles stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine ? Paris. 116 p. Pour plus d’informations sur les travaux de l’UICN France avec les collectivités, consulter la page dédiée. Disponible en téléchargement Plaquette Stratégie régionale pour la biodiversité Bourguignone Contacts Florence Clap, Chargée de programme « Politiques de la biodiversité » Valérie Moral, Chargée de mission « Collectivités territoriales et biodiversité » Tél. : 01 47 07 78 58
LISTES ROUGES DES ESPECES MENACEES
Les Listes rouges fondées sur les catégories et les critères de l’UICN fournissent un bilan objectif du degré de menace pesant sur les espèces en France et dans le monde. >> La Liste rouge mondiale des espèces menacées >> La Liste rouge des espèces menacées en France >> Appui aux Listes rouges régionales