PPI : 14 nouveaux projets de conservation de la biodiversité en Afrique

Le Comité de Sélection du Programme de Petites Initiatives (PPI) s’est réuni au siège du Comité français de l’UICN afin d’étudier les dossiers de candidature à l’appel à projets « petites subventions » lancé en mars 2017. Cet appel à projets s’adressait à des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement PPI dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. À la clôture de l’appel à projets, 592 propositions de projets ont été réceptionnées (214 pour l’Afrique de l’Ouest et 378 pour l’Afrique Centrale). 21 projets ont été présélectionnés et ont été invités à soumettre un dossier complet pour lequel les OSC ont bénéficié d’un accompagnement du Programme d’Afrique Centrale et Occidentale de l’UICN (UICN PACO). Le 12 décembre, les membres du comité de sélection, représentants des institutions variées (liste des membres disponible ici), ont rendu leurs évaluations des projets basées sur des critères de pertinence, de cohérence, de faisabilité technique et financière ainsi que de durabilité. Parmi les 21 propositions présentées, le comité de sélection a retenu 14 projets pour un montant total attribué de 450 000 euros. Sur les 14 projets retenus, 7 seront mis en œuvre dans des pays d’Afrique de l’Ouest et 7 en Afrique de Centrale sur des thématiques aussi variées que la protection d’espèces menacées, l’atténuation des conflits Homme/Faune ou encore l’amélioration de la gouvernance d’aires protégées (liste complète des projets sélectionnés disponible ici). Les organisations sélectionnées auront comme objectif commun de mettre en œuvre des projets locaux de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique (32 k€ en moyenne sur 18 mois) à travers la réalisation d’actions concrètes de terrain. Cette étape marque ainsi la fin du processus de sélection des projets dans le cadre de la cinquième phase du programme (2016-2019). Un 1er appel à projets restreint avait permis de sélectionner 20 projets au mois de juin 2017. Au total, ce sont donc 34 projets portés par 38 OSC (certains projets sont menés en consortium) et réseaux d’OSC qui seront soutenus dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale jusque fin 2019 pour un montant total de 1 590 000 euros. Depuis 2007, le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec l’UICN PACO, est chargé de mettre en œuvre le PPI, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Cet outil a pour objectif de renforcer la contribution de la société civile des pays d’Afrique subsaharienne à la préservation de l’environnement mondial tout en améliorant les conditions de vie des populations locales. Le PPI constitue aujourd’hui le principal outil de la coopération française finançant directement les OSC de pays du sud pour des actions spécifiques de conservation de biodiversité.   Plus d’informations – Paul Estève – Chargé de mission du Programme de Petites Initiatives – Nicolas Salaün – Chargé de programme « Coopération internationale » – Page dédiée au Programme des petites initiatives (PPI) – Page Facebook du PPI

La 12ème Fête de la nature se tiendra du 23 au 27 mai 2018

La Fête de la Nature, le grand rendez-vous annuel du public avec la nature, organisera sa 12ème édition du 23 au 27 mai 2018 partout en France.   Quelle thématique en 2018 ? : « Voir l’invisible » La nature offre à observer une diversité d’êtres souvent discrets, des formes insolites, des éléments minuscules, des détails dignes d’un orfèvre… à qui sait regarder… Arbres morts, litières forestières, mares et ornières, rivages et estrans, coins de nature urbains, micro milieux naturels… présentent une vie grouillante et extraordinaire peuplée d’espèces encore plus incroyables à côté desquels beaucoup passent sans les voir. La nature offre aussi des atmosphères inhabituelles dès que les activités humaines cessent : aube ou crépuscule, « entre chien et loup » quand le sauvage s’anime, ambiance sous terre et sous mer désorientantes, atmosphère des forêts anciennes, de la canopée ou des rivières sauvages… Beaucoup d’aspects de la nature ne sont pas perceptibles au premier regard. Il est souvent nécessaire de chercher, d’observer, de prendre le temps, d’attendre, de se lever tôt, de se coucher tard, d’oser sortir des sentiers battus… …et de se faire guider par ceux qui connaissent et préservent toutes ces merveilles. La Fête de la Nature 2018 propose de faire changer les regards.   Pour les structures organisatrices d’événements, l’appel à contribution sera lancé officiellement en début d’année 2018 et les projets de festivités pourront être proposés à partir de la mi-janvier. D’ici cette date, le site internet de la Fête de la Nature fera « peau neuve », avec pour objectifs d’optimiser la publication des manifestations et de faciliter leur promotion auprès du public.   En attendant ?  Vous pouvez d’ores et déjà réfléchir et préparer votre programmation. La charte qui régit la Fête de la Nature ne change pas : choisissez une date ou des dates entre le 23 et le 27 mai 2018 invitez le public à vous rejoindre dans la nature (pas de rendez-vous au ciné, ni dans un musée…), offrez ce moment (la Fête de la Nature est gratuite ! Elle n’a lieu qu’une fois par an…), préparez des activités faisant progresser les connaissances sur les espèces, l’espace naturel que vous gérez le tout dans un esprit convivial et festif   Plus d’informations – Site internet de la Fête de la nature – A propos de l’UICN France et de la Fête de la nature

#NaturePourTous célèbre sa première année d’actions

Le mouvement #NatureForAll en anglais ou #NaturePourTous en français, a été lancé lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2016 à Hawaï. Un an après son lancement, presque 200 organismes s’y sont associés. #Naturepourtous : un mouvement pour inspirer l’amour de la nature #NaturePourTous / #NatureForAll est un mouvement collectif, créé à la suite du Congrès mondial des parcs en 2014, en collaboration avec la Commission mondiale de l’Éducation et de la Communication et de la Commission mondiale des Aires Protégées de l’UICN. Son lancement  a eu lieu lors du Congrès mondial de la nature en septembre 2016. Il est un courant d’énergie positive alimenté par des initiatives à grande échelle par des organisations de partout dans le monde. Il représente une palette diversifiée de partenaires travaillant ensemble pour un objectif commun, mettant à contribution des forces et des caractéristiques uniques sous l’égide de #NaturePourTous.   #NatureForAll : une année d’actions Les partenaires de #NatureForAll ont développé durant toute cette année, une boîte à outils visant à relier les personnes en leur donnant des clés pour aller au contact de la nature tout en s’adaptant aux contextes et aux réalités de leurs environnements. Des outils variés et pédagogiques comme par exemple une BD interactive « Anna’s forest » qui mettent en avant des pratiques respectueuses de la nature. Au fur et à mesure que #NaturePourTous s’agrandit, ces outils se multiplient. Ils sont accessibles sur le site internet du mouvement afin que le plus grand nombre se les approprient et les appliquent. – Découvrir la boîte à outils de #NatureForAll   Rejoindre le mouvement Depuis un an, le nombre de partenaires ne cesse d’augmenter. Ils viennent de 36 pays (tous des 11 régions de l’UICN) apportant ainsi leurs idées et leurs savoir faire au bénéfice de #NaturePourTous. Qui que vous soyez et quelle que soit l’organisation que vous représentez, vous prenez sûrement déjà part à des pratiques respectueuses de la nature. Pourquoi ne pas le faire de façon officielle en devenant partenaire de #NaturePourTous ? En tant que partenaire, vous apprendrez du travail réalisé par d’autres organisations, et vous mettrez en valeur le travail de votre propre organisation (success stories). En faisant partie du mouvement #NaturePourTous, vous pousserez d’autres personnes et d’autres organisations à en faire de même. Les partenaires du mouvement, travaillent en tant que coalition et donnent ainsi à #NaturePourTous une voix unie pour montrer de quelle façon le bien-être de tous les secteurs est directement lié à celui de la nature et des individus. Une coalition menant à une augmentation exponentielle dans l’aide locale et mondiale dans les engagements et les actions pour la conservation de la Nature. Avec #NaturePourTous, vous ferez partie d’un mouvement mondial avec une influence plus forte qu’une organisation seule. – Devenir partenaire du mouvement #NaturePourTous – Formulaire pour devenir partenaire (FR)   Restez à l’écoute pour de nouvelles initiatives en 2018 Plusieurs réunions et événements en 2018 seront de grandes occasions de présenter et promouvoir le travail des partenaires de #NatureForAll. Si vous souhaitez contribuer au mouvement en envoyant des études sur l’éducation à la nature, mettre en place une initiative, devenir partenaire, obtenir des documents de communication (les messages clés du mouvement, des PowerPoint, etc.), rendez-vous sur le site internet du mouvement.   Plus d’informations – Site internet de #NatureForAll – Contact: info@natureforall.global

Mise à jour de la Liste rouge mondiale des espèces menacées

Des espèces sauvages de blé, de riz et d’igname sont menacées par l’urbanisation croissante et par une agriculture surintensive, tandis que des pratiques de pêche non viables ont causé un fort déclin des populations du Dauphin de l’Irrawaddy et du Marsouin aptère, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™. Cette nouvelle édition constate aussi que le Possum à queue en anneau présent en Australie se trouve au bord de l’extinction du fait de la sécheresse croissante qui sévit dans sa zone de distribution.  Trois espèces de reptiles présentes uniquement sur une île australienne, le scinque de l’île Christmas, le scinque à queue bleue Cryptoblepharus egeriae et le gecko Lepidodactylus listeri sont éteints, d’après cette mise à jour de la Liste rouge. En Nouvelle-Zélande, en revanche, la situation de deux espèces de kiwis s’est améliorée grâce à des mesures de conservation. « Des écosystèmes en bonne santé et riches en espèces sont une condition indispensable pour nourrir la population mondiale croissante et réaliser le 2ème Objectif de développement durable, éliminer la faim d’ici 2030 », explique Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Les espèces végétales sauvages apparentées aux espèces cultivées entretiennent la diversité génétique des cultures agricoles, leur permettant ainsi de s’adapter aux changements climatiques et d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau mondial. Cette nouvelle mise à jour de la Liste rouge de l’UICN nous alerte sur leur déclin et souligne le besoin d’y répondre, afin de sauvegarder notre propre avenir. »   L’agriculture non durable et l’urbanisation menacent les espèces apparentées aux plantes cultivées Parmi les espèces apparentées aux cultures, 26 espèces de blé sauvage, 25 espèces de riz sauvage et 44 espèces d’igname sauvage ont été évaluées pour la Liste rouge de l’UICN, souvent pour la première fois, grâce à des fonds du partenariat stratégique UICN-Toyota consacrés à mieux connaître les menaces qui pèsent sur la biodiversité mondiale. Trois espèces de riz sauvage, deux espèces de blé sauvage et 17 espèces d’igname sauvage sont menacées. Le déboisement et l’urbanisation croissante, associés à une agriculture intensive, avec notamment le surpâturage et l’usage généralisé d’herbicides, représentent les principales menaces pour ces espèces. Les variétés modernes obtenues par croisement avec des espèces sauvages apparentées enrichissent la diversité génétique nécessaire, améliorant ainsi la résistance à la sécheresse, aux maladies et aux parasites. Ces problèmes devraient d’ailleurs s’aggraver avec les changements climatiques. Selon une étude récente, près des trois quarts (72%) des espèces sauvages apparentées aux cultures ne sont pas préservées de façon appropriée dans des banques de gènes et la conservation in situ à l’état sauvage demeure très difficile. Les espèces sauvages apparentées ont une grande importance économique : elles apportent annuellement 115 milliards de dollars à l’économie mondiale, et ce chiffre pourrait encore beaucoup s’accroître à l’avenir. « La diversité génétique issue des espèces sauvages apparentées nous permettra de mettre au point des cultures plus résilientes vis-à-vis du changement climatique, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire au niveau mondial. Si nous ignorons le sort de ces espèces, c’est à nos risques et périls », dit Nigel Maxted, co-président du Groupe de spécialistes des espèces sauvages apparentées de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN. « L’évaluation des espèces sauvages apparentées pour la Liste rouge de l’UICN met à notre disposition des informations détaillées sur les menaces pesant sur ces espèces. Grâce aux nouvelles évaluations, nous sommes maintenant en mesure d’agir de façon systématique pour sauvegarder les espèces sauvages apparentées à nos cultures en réduisant les pratiques agricoles surintensives, comme le surpâturage et l’usage généralisé d’herbicides. »   Le changement climatique en Australie menace le Possum à queue en anneau Le réchauffement climatique et la sécheresse croissante en Australie ont causé un très fort déclin du Possum à queue en anneau (Pseudocheirus occidentalis), qui passe de la catégorie Vulnérable à En danger critique, en raison d’une baisse de plus de 80% de sa population pendant les dix dernières années. Le possum, autrefois très répandu dans les forêts d’Eucalyptus gomphocephala et d’Agonis flexuosa, est maintenant confiné à des habitats côtiers fragmentés. Les tentatives de réinstallation de l’espèce dans le Parc de conservation de Lane-Poole, près de 100 km au sud de Perth, ont échoué à cause de la qualité médiocre de la nourriture pour cette espèce de possum, due à une sécheresse croissante. En effet, l’espèce a besoin d’aliments d’une certaine qualité, notamment de feuilles de Agonis flexuosa, en raison de son appareil digestif particulier. Le Possum à queue en anneau est sensible au stress thermique et peut se trouver en surchauffe si la température dépasse 35ºC, ce qui est de plus en plus fréquent dans cette région de l’Australie. L’espèce a subi aussi les effets de l’urbanisation, la prédation par les renards roux (Vulpes vulpes) et les chats sauvages (Felis catus), le déboisement, les incendies et des régimes inadaptés de gestion de ces derniers.   Des espèces de dauphins et de marsouins d’Asie sont menacées par la pêche non durable Le Dauphin de l’Irrawaddy (Orcaella brevirostris) et le Marsouin aptère (Neophocaena asiaeorientalis) sont en déclin ; ils passent du statut Vulnérable à En danger. Les effectifs du dauphin de l’Irrawaddy ont diminué de moitié depuis 60 ans, et ceux du marsouin aptère depuis 45 ans. Les deux espèces vivent en eaux côtières peu profondes, et leurs populations ne se trouvent que dans des milieux d’eau douce, ce qui les rend extrêmement vulnérables aux activités humaines. La cause principale de leur déclin est l’emmêlement dans des engins de pêche non sélectifs. La destruction des habitats et la surpêche de leurs proies contribuent aussi à la diminution des effectifs. « Le dauphin de l’Irrawaddy est vénéré par de nombreuses communautés et l’observation des dauphins est une activité touristique importante pour les économies locales dans certaines régions de l’Inde et du Cambodge », explique Randall Reeves, président du Groupe de spécialistes des cétacés de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN. « En raison du statut de protection dont bénéficient les deux espèces, la chasse ou la capture délibérées sont rares

La France : candidat officiel pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN

Dans le cadre du processus de sélection du pays hôte engagé pour accueillir le Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2020, la France est maintenant le seul candidat officiel pour organiser ce principal événement mondial sur la biodiversité. Sous l’impulsion du Ministre Nicolas Hulot, la France a déposé son dossier de candidature le 25 septembre 2017 en sélectionnant la ville de Marseille pour l’accueil du congrès, dont la dernière édition en 2016 aux USA (Hawaii) a rassemblé environ 10 000 participants. Le Comité français de l’UICN et ses membres ont soutenu cette candidature et continueront de se mobiliser pour le congrès soit un succès.  A l’issue de sa réunion qui s’est tenue du 19 au 21 novembre 2017, le Conseil d’administration international de l’UICN s’est félicité la candidature de la France pour accueillir le congrès mondial de la nature et indiqué que sa décision finale sera prise en avril/mai après une analyse plus détaillée du dossier, une inspection du site et la négociation d’un pré-accord avec les autorités françaises. La France est le seul pays finaliste, alors que 9 autres pays avaient déclaré leur intention de candidater (Afrique du Sud, Australie, Azerbaïdjan, Canada, Chine, Emirats arabes unis, Equateur, Ethiopie et Royaume-Uni).   Une volonté forte du Ministre de la transition écologique et solidaire Lors de la dernière réunion du Conseil national de la biodiversité, le Ministre de la Transition écologique et solidaire a indiqué que la candidature de la France pour accueillir en 2020 le Congrès mondial de la nature de l’UICN était l’un de ses grands dossiers. Il a déclaré que « Cet événement doit être l’occasion d’une mobilisation forte de nos concitoyens autour de la reconquête de la biodiversité comme la COP21 l’a été en matière de changement climatique« . Le Ministre souhaite que cet événement soit co-construit avec la société civile et qu’il soit le point d’atterrissage d’une large mobilisation pour relancer les efforts nationaux et internationaux de préservation de la biodiversité. A l’image des « espaces générations climat » de la COP21, le gouvernement a proposé de mettre en place des « espaces générations nature » durant le congrès afin de favoriser une expression forte de la société civile, de façon librement accessible au grand public, et de lancer un « agenda des solutions pour la nature ». Le Ministre a pour objectif d’une part de faire émerger une conscience collective beaucoup plus forte sur la biodiversité et d’autre d’engager tous les acteurs dans une mobilisation tournée vers la reconquête de la biodiversité, pour, au final, créer une dynamique nationale et internationale similaire à celle du climat.   Une candidature encouragée et soutenue par le Comité français de l’UICN et ses membres Le Comité français de l’UICN et ses membres ont soutenu cette candidature en soulignant que le congrès est un événement international majeur sur la biodiversité et qu’il interviendra quelques mois avant la COP Biodiversité qui se tiendra en Chine et dont les enjeux sont considérables, puisqu’il s’agira de faire le bilan des objectifs d’Aichi et d’adopter le nouveau plan stratégique de la Convention sur la Diversité Biologique pour 2021-2030. Le congrès constituera ainsi une étape décisive de la mobilisation des gouvernements et de la société civile à la veille de cette échéance qui doit renouveler l’engagement de la communauté internationale pour enrayer l’érosion de la biodiversité. Le congrès de l’UICN est également une formidable opportunité pour rencontrer les différents acteurs de la conservation de la nature du monde entier, d’échanger sur les enjeux et les solutions à adopter, de connaître les dernières avancées, de présenter des projets et de nouer des partenariats. Le Comité français de l’UICN, avec ses membres et ses experts, a toujours fortement contribué aux débats et aux décisions prises lors du congrès mondial de la nature.   A propos du Congrès mondial de la nature Organisé tous les quatre ans, le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble plusieurs milliers de représentants de gouvernements, des ONG, du monde scientifique, des collectivités locales et des entreprises dans le but de préserver l’environnement et d’utiliser les solutions que la nature apporte pour relever les défis actuels de notre planète. Le dernier Congrès a eu lieu du 1er au 10 Septembre 2016 au Centre des congrès d’Hawaiʻi à Honolulu, la capitale Hawaïenne. Si vous désirez voir la documentation complète (Procès-verbaux d’Assemblées des Membres, Résolutions, Motions, Statuts, etc.) des Congrès et Assemblées générales précédents, veuillez cliquer ici. Pour plus d’informations sur l’histoire du Congrès mondial de la nature de l’UICN, veuillez cliquer ici.

Palme IFRECOR 2017 et le lauréat est …

Mardi 21 novembre, Annick Girardin, Ministre des Outre-mer a dévoilé le projet lauréat 2017 du concours Palme IFRECOR. La cérémonie de remise de la Palme s’est déroulée au Ministère des Outre-mer, en présence de Guillaume Néry, quadruple champion du monde d’apnée et Julie Gautier, sa femme et réalisatrice de vidéo en apnée, parrain et marraine de cette 6ème édition. La collectivité de la province Nord (Nouvelle-Calédonie), la mairie de Bouéni (Mayotte) et la ville de Carbet (Martinique) étaient les trois nominés pour cette édition.   Le lauréat 2017 La Palme IFRECOR 2017 est décernée au projet « Plans de gestion sur la Zone Côtière Nord-Est, Patrimoine Mondial de l’UNESCO » de Nouvelle Calédonie. Le projet est porté par Mme Nadia Heo, Présidente de la commission environnement de la province Nord. La lauréate a reçu une dotation de 5 000 euros qui viendra abonder le projet présenté. « Je suis très heureuse de récompenser une élue calédonienne qui s’est beaucoup investie pour la protection du lagon en Province Nord. Mme Heo n’hésite pas à montrer l’exemple au sein de sa propre commune pour défendre la biodiversité récifale », déclare Annick Girardin, Ministre des Outre-mer. « Je suis profondément honorée de recevoir ce trophée, qui couronne un travail de longue haleine de la province Nord, impliquant l’ensemble des acteurs locaux, les jeunes, les femmes, les mairies, ainsi que les autorités coutumières, pour mieux préserver notre lagon à valeur universelle exceptionnelle, déclare Nadio Heo, Présidente de la commission de la province Nord en Nouvelle Calédonie et Lauréate 2017 du concours Palme IFRECOR. C’est un projet ambitieux que je soutiens depuis ses débuts, et sa reconnaissance au niveau national est pour moi vraiment significative. Elle va nous permettre de redoubler d’efforts pour réduire les impacts sur nos précieux récifs coralliens, herbiers et mangroves ». « Les récifs coralliens sont de véritables oasis de vie qui rendent des services inestimables à l’humanité. En parcourant la mer et plongeant régulièrement je constate qu’il est urgent de se mobiliser pour les préserver, ajoute Guillaume Néry, quadruple champion du monde d’apnée. En tant que parrain de ce concours, je suis heureux de soutenir les actions menées par des élus engagés comme Mme Heo, qui contribuent à la protection de ces écosystèmes uniques. » « Les Outre-mer français englobent 10% des récifs coralliens du monde. Les élus ultramarins sont donc des ambassadeurs de premier rang pour encourager la protection des ces milieux naturels source d’émerveillement et de services socio-économiques et culturels. A l’échelle mondiale, les services à l’humanité de ces écosystèmes sont estimés à 30 milliards de dollars par an. Cette année, le thème de la Palme IFRECOR était « l’urgence d’agir » et a permis de mettre en valeur trois projets innovants. Bravo à la lauréate de Nouvelle-Calédonie, Mme Heo, dont le projet était particulièrement ambitieux », souligne Bernard Cressens, Président de l’UICN France.   Le projet Depuis 2014, la collectivité de la province Nord a mis en place des plans de gestion sur la Zone Côtière Nord-Est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, accompagnée des acteurs locaux des villages concernés (Touho, Poindimié, Poum et Ouégoa). Soit 371 400 hectares de récifs, herbiers et mangroves. Ces plans de gestion intègrent, sur la base d’un diagnostic environnemental participatif, l’ensemble des préoccupations des populations et des collectivités locales en matière de préservation des récifs coralliens et des écosystèmes associés. Les sites concernés présentent des enjeux de conservations variés, dont la gestion des prélèvements des ressources halieutiques, la gestion du trait de côte, la gestion des feux de brousse et la gestion des déchets. Les plans de gestion fixent les objectifs à moyen terme concernant la gestion des zones inscrites au Patrimoine Mondial. Ils définissent également les actions prévues, leur coût, les pilotes, ainsi que les indicateurs nécessaires à leur évaluation. Plusieurs actions ont d’ores et déjà été mises en œuvre en matière de replantation de mangroves, de sensibilisation locale, d’arrachage d’espèces invasives.   Découvrir la vidéo du projet :    Plus d’informations – Communiqué de presse annonçant le lauréat de la Palme 2017 – Dossier de presse de la 6ème édition de la Palme IFRECOR – Discours d’Annick Girardin, Ministre des Outre-mer – Site internet de l’IFRECOR crédit photo bandeau : © Yannick Rigaber

Près de deux fois plus de sites naturels du Patrimoine mondial menacés par le changement climatique

Le nombre de sites naturels du Patrimoine mondial menacés par le changement climatique est passé de 35 à 62 en seulement trois ans et il est devenu la menace la plus préoccupante à laquelle ces sites sont confrontés, selon un rapport publié le 13 novembre par l’UICN à l’occasion de la COP23 , la conférence de l’ONU sur le changement climatique à Bonn, Allemagne. Pour la première fois, l’Horizon du patrimoine mondial de l’UICN 2 – version actualisée du rapport sur l’Horizon du patrimoine mondial de l’UICN de 2014 – évalue comment les perspectives de conservation des 241 sites naturels du patrimoine mondial changent au fil du temps. Il analyse les menaces, la protection et la gestion des sites ainsi que l’état de leurs valeurs, caractéristiques uniques qui justifient leur statut prestigieux de sites du patrimoine mondial. Selon cette évaluation, les conséquences du changement climatique, telles que le blanchissement des coraux et la fonte des glaciers, touchent un quart des sites, contre un sur sept en 2014, et situent les récifs coralliens et les glaciers parmi les écosystèmes les plus menacés. D’autres écosystèmes, comme les zones humides, les deltas à faible altitude, le pergélisol et les écosystèmes sensibles au feu sont également touchés. Le rapport signale que le nombre de sites naturels du patrimoine mondial affectés par le changement climatique risque d’augmenter davantage car le changement climatique reste la plus grande menace potentielle pour le patrimoine mondial naturel. « La protection des sites du patrimoine mondial est une responsabilité internationale qui incombe aux gouvernements signataires de l’Accord de Paris, » déclare Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Ce rapport de l’UICN adresse un message clair aux délégués réunis ici à Bonn : le changement climatique agit vite et n’épargne pas les trésors de notre planète. La rapidité et l’échelle à laquelle il dégrade notre patrimoine naturel met en évidence à quel point une implication urgente et ambitieuse des nations est indispensable pour mettre en œuvre l’Accord de Paris. » Au cours des trois dernières années, les récifs coralliens classés au patrimoine mondial, comme l’Atoll d’Aldabra dans l’océan Indien, deuxième plus grand atoll corallien au monde, le Récif de la barrière du Belize dans l’Atlantique, le plus grand récif-barrière de l’hémisphère nord, et la Grande barrière de corail, qui est le plus grand récif de la planète, ont été touchés par des épisodes dévastateurs de blanchissement massif des coraux suite à la hausse des températures marines. La Grande barrière de corail, par exemple, a subi un blanchissement qui a touché jusqu’à 85% des récifs observés en 2016. Le recul des glaciers, qui est également dû à la hausse des températures, menace des sites tels que le Parc national du Kilimandjaro, où se situe le plus haut sommet d’Afrique, et celui des Alpes suisses Jungfrau-Aletsch, qui abrite le plus grand glacier des Alpes. « Les sites naturels du patrimoine mondial jouent un rôle crucial pour soutenir les économies locales et apporter des moyens de subsistance », explique Tim Badman, Directeur du Programme du patrimoine mondial de l’UICN. « Leur destruction peut donc avoir des conséquences dévastatrices qui vont au-delà de leur beauté exceptionnelle et de leur valeur naturelle. Dans le Parc national de Huascarán au Pérou, par exemple, la fonte des glaciers perturbe l’approvisionnement en eau et les métaux lourds qui se trouvaient sous la glace contaminent l’eau et le sol. Cela accentue l’urgence du défi qu’il faut relever pour protéger ces lieux. » Outre ce constat, le rapport présente encore d’autres défis à relever pour le patrimoine mondial. Des menaces, telles que les espèces envahissantes, le tourisme non durable ou le développement d’infrastructures, sont également en augmentation. Elles affectent les processus écologiques et menacent la survie des espèces dans les sites. Les espèces exotiques envahissantes constituent la menace la plus répandue. Leur impact est souvent aggravé par le changement climatique qui facilite leur propagation et leur installation. Globalement, le rapport estime que 29 % des sites du patrimoine mondial sont confrontés à de graves préoccupations et que 7 % ont un avenir menacé. Cela est notamment le cas du Parc national des Everglades aux États-Unis et du Lac Turkana au Kenya. Il prévoit que deux tiers des sites, c’est-à-dire la même proportion qu’en 2014, ont de grandes chances d’être bien conservés dans un avenir proche. Le rapport révèle également que la qualité et l’efficacité de la gestion des sites naturels du patrimoine mondial ont chuté depuis 2014, notamment en raison de ressources financières insuffisantes. Moins de la moitié des sites ont un bon niveau de gestion. Toutefois, le rapport évoque aussi des exemples de réussite qui montrent l’impact positif et concret que peut donner une bonne gestion. Le Parc National de Comoé en Côte d’Ivoire, par exemple, a vu sa population d’éléphants et de chimpanzés se rétablir grâce à une gestion efficace et au soutien international, suite à la stabilisation politique du pays. Par conséquent, ses perspectives de conservation se sont sensiblement améliorées au cours des trois dernières années. Il s’agit de l’un des 14 sites dont le classement a progressé depuis le rapport sur L’Horizon du patrimoine mondial de l’UICN de 2014.   Plus d’informations Télécharger le rapport ici. Célia Zwahlen, Programme du Patrimoine mondial de l’UICN, Celia.Zwahlen@iucn.org, +41229990716 Ewa Magiera, Relations avec les médias, UICN, Ewa.Magiera@iucn.org, +41765053378 Page dédiée du programme Aires Protégées de l’UICN France

Une espèce de mammifère sur trois désormais menacée ou quasi menacée en France métropolitaine

Huit ans après le premier état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées montre une aggravation de la situation des mammifères dans l’Hexagone : 33 % des espèces terrestres et 32 % des espèces marines apparaissent menacées ou quasi menacées, contre respectivement 23 % et 25 % en 2009. Le bilan réalisé porte sur le risque de disparition de l’ensemble des mammifères terrestres et marins recensés sur le territoire métropolitain. Après une analyse de la situation de chacune des 125 espèces, les résultats montrent que 17 espèces sont menacées et 24 autres quasi menacées. Menées dans le cadre de la Liste rouge nationale, les évaluations ont été conduites par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (novembre 2017)• Infographie des résultats et infographie des évolutions• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Synthèse des changements de catégories entre 2009 et 2017• Rapport d’évaluation• Publication : UICN France, MNHN, SFEPM & ONCFS (2017). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Mammifères de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Vison d’Europe © Julien Steinmetz

3 nominés pour recevoir la Palme IFRECOR 2017

3 PRÉSÉLECTIONNÉS POUR LA PALME IFRECOR 2017, LE PRIX DES ÉLUS ENGAGÉS POUR LES CORAUX La collectivité de la province Nord (Nouvelle-Calédonie), la mairie de Bouéni (Mayotte) et la ville de Carbet (Martinique) sont nominées après délibération du Jury. Le Lauréat de la Palme IFRECOR 2017 sera dévoilé par la Ministre des Outre-mer, Annick Girardin lors d’une cérémonie le 21 novembre prochain (sur invitation), avec la participation exceptionnelle de Guillaume Néry, quadruple champion du monde d’apnée et Julie Gautier, sa femme et réalisatrice de vidéo en apnée, parrains de cette 6ème édition. Des projets sur le thème « l’urgence d’agir : des actions novatrices en faveur des coraux, herbiers et mangroves » initiés par des élus d’Outre-mer Depuis 2011, l’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens organise son grand concours PALME IFRECOR et invite les élus de Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, La Réunion, Mayotte, les îles éparses, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et la Polynésie Française à se mobiliser pour la préservation et la gestion durable des récifs coralliens, herbiers et mangroves. Ce prix récompense et met en lumière chaque année, les initiatives, actions et politiques mises en place par les élus de l’Outre-mer français pour préserver et gérer durablement les écosystèmes coralliens de leurs territoires. Soumis à de nombreuses menaces, ces derniers pourraient disparaître complètement d’ici 2050 et ont été victimes d’épisodes de blanchissement massifs en 2016 et 2017. Dans le cadre de la 6ème édition de la Palme, l’IFRECOR dévoile les projets et initiatives présélectionnés par les membres du jury. Les critères de sélection reposent sur l’implication des collectivités et des parties prenantes, l’innovation, ainsi que la démonstration d’impacts positifs sur la résilience de l’état de santé des récifs coralliens et des écosystèmes associés.   Plus d’informations – Communiqué de presse de l’annonce avec le détail des élus et des projets préselectionnés – Site internet de l’IFRECOR – Dossier de presse de la 6ème édition de la Palme IFRECOR crédit photo : © Eric Clua

Le rôle crucial des Solutions fondées sur la nature pour l’Accord de Paris

La 23ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique  s’est tenue du 6 au 17 novembre à Bonn, en Allemagne. Cette conférence, présidée par le gouvernement fidjien, sera l’occasion pour les représentants des gouvernements mais aussi les acteurs économiques et ceux de la société civile de travailler aux détails de la mise en œuvre de l’accord de Paris : « the Paris rulebook ». Ces échanges avaient pour objectif de traiter des moyens financiers, techniques et humains à mettre en œuvre afin d’encourager les initiatives et projets d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. Au cours de cette conférence internationale, l’engagement de l’UICN sera de promouvoir le rôle central que doivent avoir les Solutions fondées sur la Nature dans les stratégies de lutte et d’adaptation au changement climatique (voir les messages clés ci-dessous). Le Comité français de l’UICN s’est mobilisé depuis 2015 afin que les Solutions fondées sur la Nature soient davantage reconnues et intégrées dans les accords internationaux et les orientations stratégiques françaises dans la lutte contre le changement climatique. Ces solutions, qui se traduisent par des actions de protection, de restauration et de gestion durable des écosystèmes, sont indispensables pour agir tant sur l’atténuation (stockage de carbone) que sur l’adaptation (limitation des risques naturels, résilience des territoires). Elles contribuent en même temps à la préservation de la biodiversité, défi étroitement lié à celui du changement climatique. Au niveau international, une analyse récente publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) [Comptes-rendus de l’Académie nationale des sciences des États-Unis] estime que les solutions naturelles pour le climat sont un moyen économique et/ou rentable d’offrir plus d’un tiers de l’atténuation climatique nécessaire d’ici à 2030 pour stabiliser le réchauffement en dessous de 2°C. De même, selon le rapport de l’ONU sur l’écart des émissions 2017, les forêts, les zones humides et les sols offrent un potentiel de réduction d’émissions annuelles totales compris entre 4 et 12 GtCO2e. Au niveau national, le Comité français de l’UICN se félicite de la mise à jour du Plan National d’Action contre le Changement Climatique (PNACC) qui intègre les Solutions fondées sur la Nature et de l’adoption du Plan Climat qui vise à les développer. Ce dernier comporte également un axe pour mettre fin à la déforestation importée en France, ce qui est une avancée notable dans la lutte contre la déforestation, source majeure de gaz à effet de serre. Au delà de ces actions ciblées sur les écosystèmes, l’UICN France rappelle aussi l’importance d’analyser les impacts potentiels vis-à-vis de la biodiversité de toutes les stratégies et actions de lutte contre le changement climatique, que ce soit dans le déploiement des énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments ou encore le recours à de nouveaux matériaux. Il est important de concilier de façon cohérente et efficace la lutte contre le changement climatique et celle contre l’érosion de la biodiversité (voir les travaux réalisés). Le Comité français de l’UICN salue également la déclaration de haut niveau pour l’intégration des Solutions fondées sur la Nature dans gestion de l’eau, initiée par le Partenariat Français pour l’Eau lors de l’atelier international « génie écologique et risques climatiques » à Paris en Septembre 2017, co-organisé avec le Comité français. Afin de poursuivre cette mobilisation, le Comité français de l’UICN se rendra à Bonn pour un atelier organisé par la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) afin de rédiger les lignes directrices internationales pour des approches fondées sur les écosystèmes pour l’adaptation au changement climatique et la gestion des risques naturels.   Plus d’informations Messages clefs de l’UICN pour la COP23 Page dédiée sur les Solutions fondées sur la nature  Sélection de publications de référence Déclaration d’engagement pour intégrer les SfN dans la gestion de l’eau