Retour sur les Journées FRB : Biodiversité et transition écologique

La journée annuelle de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) du 5 octobre avait pour thème « Biodiversité et transition énergétique : enquêtes sur des liaisons dangereuses » Plus de 300 personnes ont participé à cet événement, dont le Comité français de l’UICN qui a présenté l’intérêt des Solutions fondées sur la Nature et l’importance de la prise en compte de la biodiversité dans le développement des énergies renouvelables lors d’une table ronde « Réconcilier biodiversité énergétique avec les acteurs ». D’autres structures sont également intervenues à cet événement, Iddri, LIFTI, Orée, EDF, Engie, Suez, Total, Enedis, RTE, GRT gaz, CCI France, Séché environnement, LPO, EPE, Icare & consult, AFB, afin d’apporter leur témoignage sur les actions ou les réflexions déjà engagées dans leurs entreprises, aux côtés des instituts de recherche comme l’IRD, le Cirad, l’Inra, le MNHN ou encore l’IIASA. L’ensemble des ces interventions et des échanges ont montré les impacts possibles de la transition énergétique sur la biodiversité et l’importance de concilier ces deux politiques environnementales, que sont celle de la préservation de la biodiversité et celle de la lutte contre le changement climatique. Ce message principal rejoint celui porté par le Comité français de l’UICN depuis plusieurs années (travaux de la Commission de Gestion des écosystèmes, recommandations du Congrès français de la nature et du Congrès mondial de l’UICN). En complément de ces témoignages, cette journée fut l’occasion pour le Ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot d’annoncer ses priorités et sa volonté de placer les enjeux de la biodiversité au même niveau que la lutte contre le changement climatique. Dans le même temps, le ministre a appelé les chercheurs à guider l’action publique, orienter ses choix et l’appuyer dans la reconquête de biodiversité.   Plus d’informations – Télécharger le Compte rendu des Journées FRB 2017 – Accéder à la synthèse de l’article scientifique – Site internet de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité – Publications de l’UICN France sur le thème de la transition énergétique et la biodiversité : Bois-énergie et biodiversité forestière Energies marines renouvelables et biodiversité Energies marines renouvelables et biodiversité en outre-mer Montagnes et Transition énergétique

Bilan de l’Atelier international #Nature4climate

Retour sur l’Atelier international Eau & Climat – « Génie écologique et risques climatiques » 220 participants des 5 continents ont participé à l’atelier international Eau & Climat sur le thème « Génie écologique et risques climatiques » organisé par l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence Française de développement en partenariat avec le Comité français de l’UICN, le Partenariat Français pour l’Eau, l’Institut du développement durable et des relations internationales et l’Agence française pour la biodiversité, les 20, 21 et 22 septembre 2017 à Paris. Les présentations, échanges et groupes de travail ont permis de souligner l’importance de s’appuyer sur les écosystèmes pour s’adapter au changement climatique et les avantages apportés par ces solutions fondées sur la nature, grâce à des retours d’expériences diversifiés. Les débats ont également mis en lumière la nécessité d’intégrer ces solutions dans les politiques et projets d’aménagement du territoire, d’assurer un portage institutionnel et une appropriation de ces solutions par les populations locales.   Sous l’effet du changement climatique, la raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions fondées sur la nature, « sans regret » et multifonctionnelles, permettant de protéger à la fois les populations et les écosystèmes, et les services écologiques qu’ils procurent, sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques.  Face aux enjeux des risques naturels et dans un contexte de changement climatique, cet atelier a su montrer la nécessité de : Faire de la nature une alliée, de s’inspirer et s’appuyer sur des écosystèmes en bon état pour mieux s’adapter aux changements climatiques, tout en restant humble face aux dynamiques naturelles. Développer un dialogue, permettant de partager des éléments de diagnostic qui vont permettre aux acteurs, praticiens, décideurs de s’en inspirer pour proposer des réponses à la hauteur des enjeux.   Des réflexions qui seront portées sur la scène internationale Les échanges issus de cet atelier seront portés à la COP23 et au Forum Mondial de l’Eau Brasilia 2018 et contribueront à enrichir la dynamique lancée dans les bassins français pour s’adapter aux changements climatiques en cohérence avec la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable des Nations Unies. Des écosystèmes sains pour s’adapter au changement climatique Préserver des écosystèmes sains et fonctionnels permet de les rendre plus résilients face aux changements globaux et de favoriser l’adaptation de nos économies et nos modes de vie qui en sont bien plus dépendants que nous le pensons. Des solutions multifonctionnelles Les solutions fondées sur la nature sont multifonctionnelles (comme l’agroforesterie ou la restauration de zones humides) et apportent des co-bénéfices pour l’emploi, les rendements agricoles, l’environnement, les ressources en eau, la biodiversité… Ces solutions nécessitent une réflexion sur l’aménagement du territoire Faire de la place au vivant, accepter des espaces de liberté le long de nos côtes, pour les cours d’eau, pour les dynamiques écologiques de la biodiversité sont autant de « nouvelles » façons de gérer les risques naturels liés à l’eau. Les politiques publiques et d’aménagement doivent intégrer les solutions fondées sur la nature dans le panel des solutions de gestion des risques naturels. Les zones humides, urbaines ou en milieux ruraux, par exemple en Chine ou sur la vallée de l’Oise, supposent un aménagement radicalement différent de l’espace associé à une redistribution des ressources et des priorités. Les solutions fondées sur la nature doivent être de plus en plus considérées, explorées et utilisées tout en sachant qu’il n’y a pas de solution unique mais plusieurs solutions adaptées à un territoire et à sa population. Elles n’excluent pas le recours aux solutions plus classiques de génie civil qui peuvent être combinées dans les territoires à ces solutions douces en fonction des enjeux. Des retours d’expériences diversifiés Nous avons maintenant de nombreux exemples de toutes natures qui sont autant de démonstrateurs qu’il est possible d’avoir recours à la restauration et/ou la protection des écosystèmes dans la gestion des risques liés à l’eau et de leur pertinence dans un contexte de changement climatique. Il s’agit aujourd’hui d’encourager leur mise en œuvre, au-delà de la réalisation technique de ces solutions.   La conduite des politiques et acceptabilité sociale Un certain nombre de pistes ont été évoquées, parmi lesquelles l’importance et l’efficacité de la participation, qui suggèrent qu’il faut des politiques non seulement participatives, mais plus encore inclusives, qui s’appuient sur des diagnostics clairs des besoins des populations locales, comme l’a souligné l’exemple brésilien. Les projets ont pu pointer les insuffisances ou les limites à la mise en œuvre des solutions fondées sur la nature : acceptabilité sociale, portage politique, financement spécifique, manque de données à la fois hydrologique mais aussi sur les écosystèmes, maîtrise du foncier, mais aussi un retour sur l’efficacité des solutions choisies et des bénéfices pour la biodiversité. Nous bénéficions en effet de plusieurs décennies d’expérience de génie écologique, dans des domaines aussi divers que la gestion du trait de côte, de l’érosion, de l’agroforesterie, des trames vertes et bleues en zone urbaine. L’enjeu aujourd’hui est de faire sortir ces expériences, ces savoir-faire techniques, de leur domaine spécialisé et d’en faire les bases de politiques publiques qui répondent à ces défis.   Ils l’ont dit durant l’atelier « Nous n’arriverons pas à relever les défis du climat sans prendre en compte les écosystèmes » Sébastien MONCORPS, Directeur de l’UICN France « Notre responsabilité de décideur politique c’est d’agir, au plan local, par bassin et au plan international. La stratégie d’adaptation au changement climatique du bassin Seine-Normandie, partagée par l’ensemble des acteurs rassemblent nos forces et actions pour relever le défi du changement climatique. » François SAUVADET, Président du Comité de bassin Seine-Normandie « Rendre la ville plus perméable, infiltrer la pluie là où elle tombe, rendre nos milieux naturels plus résistants aux impacts du changement climatiques sont des solutions mises en œuvre par les acteurs du bassin et soutenus par l’Agence de l’eau Seine-Normandie » Patricia BLANC, Directrice générale de l’Agence de l’eau Seine-Normandie « Les pays partenaires de l’Agence Française de Développement sont des pays en

Palme IFRECOR : Le concours est clos

PALME IFRECOR 2017 : Elus, valorisez vos projets en faveur des récifs coralliens et de ses écosystèmes associés   Pourquoi les élus doivent se mobiliser ? Grâce à ses Outre-mer, la France abrite plus de 10% des récifs coralliens de la planète dans les trois océans. Ce patrimoine exceptionnel lui confère une responsabilité mondiale de le préserver ! Les récifs coralliens sont, en terme de biodiversité, l’équivalent marin des forêts tropicales : ils hébergent plus du tiers de la biodiversité des mers et des océans. Des récifs en bonne santé ont des retombées positives sur les économies locales : sites touristiques préservés et attractifs, augmentation du nombre de poissons pour la pêche, maintien d’autres services écosystémiques prodigués par les récifs tels que la protection côtière. La préservation du bon fonctionnement des écosystèmes littoraux et marins nécessite que des mesures soient prises : les élus d’outre-mer peuvent faire la différence ! Leur connaissance du terrain et des besoins associés à leur collectivité, leur capacité à pouvoir impulser localement des actions concrètes en font des ambassadeurs de choix dans la protection des récifs coralliens et écosystèmes associés (mangroves, herbiers marins).   LES ÉLUS D’OUTRE-MER PEUVENT CANDIDATER JUSQU’AU 15 OCTOBRE (CLÔTURE DES CANDIDATURES A MINUIT)   LE THÈME 2017 : L’URGENCE D’AGIR ! Dans le cadre de cette 6ème édition de la Palme IFRECOR, les élus sont invités à présenter leurs projets et initiatives innovants, concourant à la résilience des coraux, herbiers et mangroves face au changement climatique sur le thème « l’urgence d’agir : des actions novatrices en faveur des coraux, herbiers et mangroves ». Ce thème, en lien avec les phénomènes de blanchissement des récifs coralliens constatés en 2016 et 2017 dans le monde, récompensera des actions innovantes mises en place par les élus locaux* dans ce domaine. * Le concours est ouvert aux élus des territoires suivants : Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, Polynésie Française, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et les TAAF (Iles éparses)   LES NOUVEAUTÉS DE CETTE ÉDITION – Le jury désignera jusqu’à 5 projets nominés et un lauréat unique, pour cette 6ème édition. – Une dotation de 5 000 euros – Une valorisation médiatique grâce aux partenariats médias mis en place dans le cadre de cette 6ème édition de la Palme IFRECOR. – Le trophée « Palme IFRECOR », création originale d’une artiste représentant la beauté des récifs coralliens   LA CÉRÉMONIE DE REMISE DE LA PALME La cérémonie de remise de la Palme a lieu à l’occasion de la journée dédiée à l’Outre-mer durant le Congrès annuel des Maires à Paris qui se tient du 20 au 23 novembre 2017. Les élus découvriront ainsi lors d’une réception par la Ministre des Outre-mer, les enjeux de la Palme IFRECOR et les spécificités de chacun des projets.   PLUS D’INFORMATIONS – Pour participer au concours, compléter le formulaire disponible sur ce lien – Site internet de l’IFRECOR – Dossier de presse de la 6ème édition Crédit photo : © Franck Mazéas

Capitale française de la biodiversité – résultats 2017

La ville de Muttersholtz, commune de 2 004 habitants du Bas-Rhin, est la nouvelle « Capitale française de la biodiversité » pour 2017 dont le thème était « Aménager, rénover et bâtir en favorisant la biodiversité ». Le Comité français de l’UICN s’est une nouvelle fois associé à ce concours national qui récompense depuis 2010 les collectivités locales qui s’engagent dans la préservation de la biodiversité. Muttersholtz mène depuis de nombreuses années une politique publique forte en matière d’environnement et de biodiversité. Pionnière en matière d’éducation à la nature, elle conduit une politique de maîtrise foncière et de restauration de la trame verte et bleue sur son territoire rural, y compris par le maintien ou l’accueil d’activités économiques liées à la nature et au paysage (vergers et pressoir, génie écologique…) et l’écoconstruction ; sa Maison de la Nature en est une bonne illustration. « Meilleure petite ville pour la biodiversité 2017 », déjà reconnue Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) en 2015, elle prouve ainsi que ce n’est pas forcément la taille qui compte en matière de transition écologique mais bien la volonté politique, la cohérence de l’action et la mobilisation des acteurs du territoire.   En savoir plus L’édition 2017 a permis de mettre en avant l’importance de l’intégration de la biodiversité dans les projets d’aménagement et de rénovation, ainsi que le rôle des collectivités pour assurer la préservation et la restauration des fonctions écologiques, y compris au travers de 19 ateliers de formation organisés au printemps et qui ont réuni plus de 1300 participants. Cinq autres collectivités récompensées Trois autres collectivités sont distinguées d’un titre national au regard du thème 2017 « Aménager, rénover et bâtir en favorisant la biodiversité » : Rosny-sous-Bois (44 448 habitants, Seine-Saint-Denis) est désignée « Meilleure ville moyenne pour la biodiversité 2017 » : elle offre un des exemples français les plus aboutis d’écoconstruction de bâtiments scolaires (groupe scolaire des Boutours), et démontre que construire écologique vite, bien et moins cher est possible !  En savoir plus Strasbourg (276 170 habitants, Bas-Rhin) est désignée « Meilleure grande ville pour la biodiversité 2017 », pour son action globale en faveur de la biodiversité depuis les documents d’urbanisme et de planification, l’aménagement de friches industrielles en nouveaux parcs urbains ou encore la dynamique de végétalisation citoyenne de l’espace public qu’elle anime et soutient. À noter, Strasbourg avait déjà été lauréate dans sa catégorie et désignée Capitale française de la Biodiversité en 2014 autour du thème « Agriculture urbaine et biodiversité ». Elle démontre avec ce prix 2017 qu’elle continue d’agir, qu’elle amplifie son action et son implication en faveur de la biodiversité dans d’autres politiques publiques, avec son plan d’action participatif « Strasbourg Grandeur Nature 2016-2020.  En savoir plus La Communauté de communes Val d’Ille-Aubigné (34 373 habitants, Ille-et-Vilaine) est désignée « Meilleure Intercommunalité pour la biodiversité 2017 », pour son action de préservation et de restauration concrète de la trame verte et bleue sur son territoire par l’aménagement de passages à faune notamment et ses efforts en matière d’écoconstruction d’un équipement public.  En savoir plus Deux prix régionaux ont de plus été décernés : Mouans-Sartoux (9 544 habitants, Alpes-Maritimes) reçoit le trophée de « Capitale régionale de la biodiversité 2017 » décerné par l’Agence régionale pour l’Environnement en Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARPE). Un titre qui récompense la commune pour son action continue de préservation et de valorisation de ses terres agricoles, forestières et naturelles. Elle aussi déjà lauréate nationale en 2014 autour du thème « Agriculture et biodiversité », Mouans-Sartoux poursuit donc et amplifie son action en faveur de la restauration collective bio et locale produite en régie agricole municipale en grande partie, mais aussi la transformation de son espace public de centre-ville avec la création d’allées piétonnes qui participent à la trame verte urbaine aux côtés des actions de végétalisation citoyenne qu’elle encourage et accompagne.  En savoir plus Versailles (85 461 habitants, Yvelines) est distinguée par le « prix régional Île-de-France 2017» décerné par l’agence régionale pour la Nature et la biodiversité en Île-de-France (Natureparif), pour son travail pionnier de transformation paysagère de ses cimetières afin d’éviter l’usage de désherbants toxiques pour l’homme et la nature. Un travail qui a inspiré de nombreuses autres collectivités et qui va beaucoup plus loin que l’obligation désormais réglementaire pour les acteurs publics de ne plus utiliser de pesticides chimiques sur certains de leurs espaces ouverts au public.  En savoir plus L’ARPE Provence-Alpes-Côte d’Azur expérimentait cette année un travail innovant d’animation régionale de l’opération nationale Capitale française de la Biodiversité, avec le soutien de la Région Provence Alpes Côte d’Azur et de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et l’appui d’un jury régional. Une expérimentation réussie et qui inspirera sans doute d’autres régions volontaires à l’avenir. Contacts presse : Ludovic Provost, Plante & Cité – ludovic.provost@plante-et-cite.fr – tél. 02 41 72 38 15 – 06 01 33 68 17 Gilles Lecuir, Natureparif – gilles.lecuir@natureparif.fr – tél. 01 83 65 40 22 – 06 09 69 00 61 Stéphanie Garrido, ARPE Provence-Alpes Côte d’Azur – s.garrido@arpe-paca.org – tél. 04 42 90 90 54 Céline Piquier, Agence française pour la Biodiversité – celine.piquier@afbiodiversite.fr – tél. 06 48 15 33 29 L’opération Capitale française de la Biodiversité est organisée par Plante & Cité, centre technique national sur les espaces verts et la nature en ville, par Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, et par l’Agence française pour la Biodiversité, avec l’Agence régionale pour l’Environnement et l’écodéveloppement en Provence Alpes-Côte d’Azur dans le cadre de l’expérimentation de la régionalisation de l’opération. Elle est soutenue par les ministères de la Cohésion des territoires et de la Transition écologique et solidaire et par le Secrétariat exécutif de la Convention biologique des Nations-Unies. Enfin, elle s’appuie sur de nombreux autres partenaires, réunis au sein de son Comité scientifique et technique, en charge de l’évaluation des candidatures. Muttersholtz est la septième ville à décrocher le titre de « Capitale française de la biodiversité » après Rennes (2016), Strasbourg (2014), Niort (2013), Lille (2012), Montpellier (2011) et Grande-Synthe (2010). En savoir plus En 2018, l’opération Capitale française de la

Bilan du 4ème Congrès international des aires marines protégées

Retour sur le 4ème Congrès International des Aires Marines Protégées (IMPAC 4) Le 4ème Congrès international des aires marines protégées s’est tenu au Chili, à la Serena, du 4 au 8 septembre 2017 avec pour thème : « aires marines protégées : réunir les hommes et l’océan ». Près de 900 participants de 80 pays sont venus débattre de la conservation des océans. La France comptait 39 participants, dont deux représentants du Comité français de l’UICN. Les principaux sujets abordés ont porté sur l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, l’efficacité de la gestion, le financement des aires marines protégées (AMP), la protection de la haute mer, la réglementation et la planification. Depuis le congrès précédent (IMPAC3, 2013, Marseille), la superficie globale des AMP a doublé. Elle est passée de près de 3% à 6,35%. L’objectif des 10% d’ici 2020 fixé par la Convention sur la diversité biologique (CDB) progresse, mais de nombreuses publications démontrent qu’il faudra faire plus pour garantir un bon état de conservation des écosystèmes marins et la bonne santé de l’océan mondial. Ainsi, l’objectif de la « promesse de Sydney » issue du Congrès Mondial des Parcs de l’UICN (2014), appellant à classer 30% de l‘océan mondial en Zone de Non Prélèvement d’ici 2030 (« 30% No-Take Target »), a été réaffirmée au Chili. De nombreux types d’AMP participent à l’atteinte de cet objectif et de nouvelles nomenclatures apparaissent. Elles restent le plus souvent peu traduites dans le contexte français : Marine Managed Areas (MMA), Multiple-Use MPA, Large Scale MPA (LSMPA) ou encore Highly ou Fully MPA (HMPA). Ces différentes désignations montrent la diversité des objectifs visés par les AMP et leur rôle dans le contexte de la Planification Spatiale Marine. La progression surfacique des aires marines protégées a été rendue possible à travers la création de sites de très grandes superficies (Large Scale MPA): ainsi, 30 des 15271 AMP actuelles couvrent à elles seules 21.3 millions de km2 soit 80% de la superficie globale protégée. On peut citer par exemple la Réserve Marine de Papahānaumokuākea (USA ; 1,5 million de Km2), le Parc Marin de la Mer de Corail (Nouvelle-Calédonie ; 1,3 million de Km2) ou la récente AMP dans les eaux chiliennes autour de l’île de Pâques (720 000 Km2). Le Chili est ainsi devenu le pays avec la plus importante part de ZEE protégée (46%). Les LSMPA contribuent ainsi à répondre aux engagements internationaux mais en même temps, elles posent la question de l’effectivité de la gestion, de la réglementation, et de la nécessaire implication des communautés littorales dans leur gouvernance, questions centrales pour cette 4ème édition. Le Comité français de l’UICN a pu valoriser l’expertise française et apporter ses connaissances en organisant ou co-organisant plusieurs sessions traitant notamment : De l’efficacité de la gestion (atelier sur la liste verte organisé par le secrétariat international de l’UICN) De valorisation internationale en participant à plusieurs événements concernant les instruments internationaux applicables aux AMP (Réserves de biosphère, Sites Ramsar et Liste du patrimoine mondial). Le congrès a notamment été l’occasion de poursuivre le travail en cours concernant la candidature des Marquises à la liste du Patrimoine mondial De gestion adaptative en valorisant les travaux du groupe de travail « aires protégées et changements climatiques » à travers une table ronde visant à partager de bonnes pratiques à l’échelle internationale De planification en animant une table ronde visant à identifier les critères nécessaires à la mise en œuvre d’un réseau de zones de protection forte en milieu marin dans le contexte de l’objectif des 30% de Zone de Non Prélèvement de la promesse de Sydney « Fully MPA, towards the achievement of the 30% No-Take Target »   Encart. Les évènements (co)organisés par l’UICN France   Les conclusions et engagements du congrès Le congrès s’est achevé par une rencontre politique de haut niveau le 9 septembre à Viña del Mar près de Valparaiso, présidée par Michèle Bachelet, Présidente de la République du Chili. La représentation de la France a été importante, sous la conduite de Serge Ségura, Ambassadeur chargé des océans, et avec la présence de  l’ambassadrice de France au Chili, Caroline Dumas, de la nouvelle ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique, Ségolène Royal et du Ministre de l’environnement et de la culture de la Polynésie française, Heremoana Maamaatuaiahutapu. Les autorités chiliennes, représentées par le Ministre de l’Environnement, Marcelo Mena, ont annoncé un partenariat technique avec l’Agence Française pour la Biodiversité. Cette rencontre politique s’est conclue par un appel à l’action en faveur des océans, qui vise à unir les Etats autour du thème du congrès « réunir les hommes et l’océan ». Cet appel encourage les Etats à atteindre l’ensemble des composantes de l’objectif n°11 d’Aichi et l’objectif de développement durable 14. Il insiste également sur la qualité de gestion et la nécessité d’une gouvernance inclusive des acteurs à tous niveaux, et favoriser la création d’aires marines protégées au-delà des juridictions nationales. En relation avec l’Accord de Paris sur le Climat, une attention particulière a été portée à l’adaptation et l’atténuation du changement climatique dans les stratégies des aires marines protégées. Rendez-vous à la prochaine édition, dans quatre ans au Canada, pour mesurer l’évolution de ces engagements et partager de nouvelles expériences innovantes !   Plus d’informations Site internet du Congrès Impac 4

Pour la spécialisation des juridictions en droit de l’environnement

Dans une tribune au « Monde », Sébastien Mabile, avocat et président de la commission du droit et des politiques environnementales de l’UICN France, estime que, face aux défis écologiques actuels et à venir, la France devrait s’engager à promouvoir la spécialisation des juges ou des juridictions en droit de l’environnement. En septembre 2016, des juges de la cour suprême de l’Etat de Hawaï m’expliquaient que, selon toutes les prévisions climatiques, le quartier de Waikiki Beach à Honolulu serait submergé d’ici une quinzaine d’années. Face à l’immensité des pertes et dommages qui en résulteraient, ils reconnaissaient ne pas être prêts à traiter les demandes d’indemnisations et les recherches de responsabilités. Ce constat les avait poussés à créer deux ans plus tôt la première cour environnementale des Etats-Unis, juridiction bénéficiant de magistrats spécialisés et spécialement formés. Les événements récents subis par le Texas et la Floride apporteront inévitablement leur lot de procès. Les juridictions de ces Etats y sont-elles préparées ? En août, plusieurs villes californiennes assignaient devant les tribunaux des compagnies pétrolières pour leur demander d’assumer les coûts d’adaptation aux changements climatiques. Plus près de nous, la cour administrative d’appel de Bordeaux a condamné en juin 2016 une commune de l’agglomération de La Rochelle à indemniser des propriétaires de terrains non bâtis classés en zone noire après la tempête Xynthia. Il était reproché aux élus d’avoir délivré des autorisations d’urbanisme dans une zone potentiellement exposée aux risques de submersions. A Paris, l’accélération des politiques en faveur du vélo s’explique en partie par le risque, pour Mme Hidalgo, de devoir un jour rendre compte de ses actions aux victimes de la pollution automobile. L’accélération brutale du rythme des catastrophes met progressivement en lumière une nouvelle branche du droit constituée par les recherches de responsabilités liées aux pertes découlant de l’évolution du climat et des atteintes à l’environnement. L’institution judiciaire, faute de spécialisation, n’est pourtant pas préparée à accueillir les victimes de ces catastrophes ou de ces pollutions, et à traiter ce contentieux émergeant, aujourd’hui noyé parmi les affaires de droit commun. Ailleurs, ce sont 44 Etats ou provinces qui se sont engagés dans la voie de la spécialisation des juges ou des juridictions en matière d’environnement. Ces réformes ont permis, en Chine, en Inde, au Kenya ou en Nouvelle-Zélande, de faire appel à des juges spécialisés et parfois assistés par des spécialistes des sciences de la vie pour appréhender l’ensemble des conséquences d’un dommage environnemental, poursuivre et sanctionner leurs auteurs, et enfin, réparer les préjudices qui en découlent. L’Espagne et la Suède ont créé un parquet national environnement qui, à l’instar de notre parquet national financier, dispose de moyens propres et d’assistants spécialisés. Responsabilité particulière La France a une responsabilité particulière : doté d’une biodiversité unique et de paysages qui en font la première destination touristique au monde, notre pays doit mener un combat sans pitié contre ceux qui souillent la nature, détruisent les espèces, polluent notre environnement et modifient le climat. Il en va de notre survie. Certains de nos territoires, particulièrement dans les outre-mers, sont particulièrement exposés aux changements climatiques. Les événements récents vécus par les populations des Antilles nous le rappellent cruellement. Les membres de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont adopté lors du dernier Congrès mondial de la nature, en septembre 2016 à Hawaï, une motion invitant les Etats à créer des cours et tribunaux spécialisés dans le domaine de l’environnement. Une vingtaine d’organisations de protection de la nature ou des animaux se sont associées à l’appel lancé en juin par le comité français de l’UICN, visant à mettre en œuvre cette motion en France. Nicolas Hulot affirmait, le 8 septembre sur France 2, que « le pire est devant nous » et qu’il faut réunir « toutes nos intelligences ». Toutes les composantes de la société doivent en prendre conscience, y compris l’institution judiciaire, vers qui se tourneront inévitablement les victimes de ces catastrophes. Sébastien Mabile est le président de la commission droit et politiques environnementales du Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).   Plus d’informations L’Appel et l’Etude de droit comparé sont disponibles sur : www.tribunaux-environnement.fr Cette tribune est disponible sur ce lien   CONTACT Florence Clap, Chargée du programme « Politiques de la biodiversité »

L’Atelier international eau et climat débute aujourd’hui

Les 20, 21 et 22 septembre 2017, l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence Française de Développement en partenariat avec l’UICN France, l’AFB, le PFE et l’IDDRI organisent un atelier international eau et climat sur le thème « Génie écologique et risques climatiques ». Les acteurs de l’eau, de l’aménagement des territoires, du développement et de la biodiversité, sont rassemblés ces 3 prochains jours pour échanger sur les « solutions fondées sur la nature » pour réduire les risques naturels liés à l’eau (sécheresses, inondations, érosions…). La raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions fondées sur la Nature, multifonctionnelles et adaptatives pour renforcer les capacités protectrices des milieux naturels sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques. Les échanges issus de cet atelier seront portés à la COP23 et au Forum Mondial de l’Eau et contribueront à enrichir la dynamique lancée dans les bassins versants français pour s’adapter aux changements climatiques. Autour de tables rondes, de présentations de projets, de groupes de travail et de visites de terrain, seront partagées les expériences et bonnes pratiques de projets français et internationaux ce qui permettra d’identifier les principaux freins et leviers d’actions au développement des solutions.   PROGRAMME et INSCRIPTIONS sur water-climate-workshop.com. Suivez l’actualité de l’atelier international avec #nature4climate et depuis le compte de l’UICN France   PLUS D’INFORMATIONS Agence de l’eau Seine-Normandie contact@water-climate-workshop.com 51 rue Salvador Allende 92 027 NANTERRE (France) Site internet dédié au Workshop Programme de l’atelier

Mise à jour de la liste rouge mondiale des espèces menacées

Les espèces de frênes les plus répandues et précieuses d’Amérique du Nord sont au bord de l’extinction en raison d’un coléoptère envahissant qui ravage leurs populations, tandis que la disparition des milieux sauvages et le braconnage contribuent au déclin de cinq espèces d’antilopes d’Afrique, selon la dernière édition de la Liste des espèces menacées de l’UICN™. Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN met aussi en évidence un déclin dramatique des sauterelles et des mille-pattes endémiques de Madagascar, ainsi que l’extinction de la pipistrelle de l’île Christmas, une espèce endémique de chauve-souris présente uniquement sur cette île. La Liste rouge de l’UICN comporte à l’heure actuelle 87 967 espèces, dont 25 062 sont menacées d’extinction.   « Les activités humaines poussent les espèces vers l’extinction à une telle vitesse qu’il est impossible d’évaluer leur déclin en temps réel », dit Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Même des espèces que nous croyions abondantes et non menacées, comme certainesantilopes en Afrique ou les frênes aux États-Unis, sont maintenant confrontées à une menace imminente d’extinction. » « Les actions de conservation portent leurs fruits, mais la préservation des forêts, des savanes et d’autres biomes dont nous dépendons pour notre survie et notre développement n’est pas considérée comme une priorité de financement. Notre planète a besoin de mesures urgentes, prises à l’échelle mondiale et guidées par les données de la Liste rouge, afin d’assurer la survie des espèces et un avenir durable pour l’humanité. »   Les frênes d’Amérique du Nord au bord de l’extinction Cinq des six principales espèces de frênes d’Amérique du Nord font leur entrée dans la Liste rouge de l’UICN dans la catégorie En danger critique (à un pas de l’extinction), la sixième étant classée En danger. Ces espèces sont décimées par un coléoptère envahissant, l’Agrile du frêne (Agrilus planipennis). Trois d’entre elles, le Frêne rouge de Pennsylvanie (Fraxinus pennsylvanica), le Frêne blanc (Fraxinus americana) et le Frêne noir (Fraxinus nigra) sont les frênes prédominants dans le pays, avec près de neuf milliards d’arbres dans les régions boisées des États-Unis. Le Frêne blanc (Fraxinus americana), autrefois abondant, est l’un des arbres les plus précieux d’Amérique du Nord, utilisé comme bois d’œuvre pour la fabrication de meubles, de battes de baseball et de cannes de hockey. Les frênes sont une composante essentielle des forêts nord-américaines. Ils procurent un habitat et de la nourriture à de nombreuses espèces d’oiseaux, d’écureuils et d’insectes, et accueillent d’importantes espèces pollinisatrices, dont des papillons diurnes et nocturnes.  « Les frênes sont un élément essentiel des peuplements végétaux aux États-Unis, ainsi qu’une espèce ornementaletrès répandue, plantée par des millions de personnes le long de nos rues et dans nos jardins », dit Murphy Westwood, membre du Groupe  de spécialistes des Arbres de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN et qui a piloté l’évaluation. « Leur déclin, qui pourrait toucher plus de 80% des arbres, changera de façon très profonde la composition des espaces boisés, tant naturels qu’urbains. Compte tenu de l’importance écologique et économique des frênes, et du fait que l’abatage et le déblaiement  des frênes morts est extrêmement coûteux, de nombreuses recherches sont actuellement menées pour enrayer ce déclin dévastateur. Ceci apporte un espoir quant à la survie de l’espèce. ». L’agrile du frêne s’est propagé très rapidement : arrivé au Michigan depuis l’Asie à la fin des années 1990 dans des palettes d’expédition infestées, le coléoptère a déjà détruit des dizaines de millions de frênes aux États-Unis et au Canada. Plus de huit milliards d’arbres risquent d’être détruits, car il se propage vite et peut tuer un peuplement entier de frênes en six ans. Il est aussi favorisé par le réchauffement climatique; des zones qui étaient trop froides pour le coléoptère deviennent maintenant mieux adaptées à son développement, de telle façon qu’il est impossible de savoir jusqu’où il pourrait s’étendre à l’avenir.   Cinq espèces d’antilopes en déclin Bien que le statut de la plupart des espèces d’antilopes reste inchangé, cinq espèces d’antilopes d’Afrique, dont quatre étaient classées dans la catégorie Préoccupation mineure, subissent un déclin important en raison du braconnage, de la dégradation des habitats et de la compétition avec l’élevage domestique. Cette réduction reflète une tendance plus générale au déclin chez les grands mammifères d’Afrique qui sont en compétition avec une population humaine croissante en termes d’espace et de ressources. « Les antilopes déclinent à mesure que les populations humaines continuent de s’accroître, de défricher des terres pour l’agriculture, de prélever de la viande de brousse de façon non durable, d’étendre les habitations, d’extraire des ressources et de construire de nouvelles routes », dit David Mallon, co-président du Groupe des spécialistes des antilopes de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN. « Afin d’inverser cette tendance dangereuse, il faut qu’un degré de priorité beaucoup plus élevé soit accordé à la conservation de la biodiversité en faveur du développement économique des pays concernés. La législation existante pour la protection des espèces sauvages doit aussi être appliquée de manière beaucoup plus efficace. » La plus grande espèce d’antilope du monde, l’Éland de Derby (Tragelaphus derbianus), précédemment classée en Préoccupation mineure, se trouve maintenant dans la catégorie Vulnérable. Sa population totale est estimée entre 12 000 et 14 000 individus au maximum, avec moins de 10 000 animaux matures. Les principales raisons de son déclin sont le braconnage pour sa viande, l’empiètement sur les aires protégées et l’expansion de l’agriculture, et de l’élevage de bétail. L’instabilité politique et les conflits armés en République Centrafricaine, qui abritait auparavant la plus grande population de l’espèce, sont des obstacles importants à la protection de cette espèce, si bien que c’est maintenant le Cameroun qui se trouve être le principal bastion de l’espèce. Le Rédunca de montagne (Redunca fulvorufula), précédemment classé aussi en Préoccupation mineure, a subi un déclin de près de 55% dans sa population d’Afrique du Sud au cours des 15 dernières années. Il est maintenant classé En danger. Les principales causes en sont l’expansion des implantations humaines, le braconnage, le dérangement important par les éleveurs et leur bétail, et la chasse avec des chiens.

Palme IFRECOR 2017 : le concours est ouvert !

La 6ème édition de la Palme IFRECOR débute aujourd’hui ! L’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens – un réseau d’acteurs engagés créé en 1999, lance la 6ème édition de son grand concours PALME IFRECOR 2017 à destination des élus d’Outre-mer, organisé par le Comité français de l’UICN.   LE THÈME 2017 : L’URGENCE D’AGIR ! Dans le cadre de cette 6ème édition de la Palme IFRECOR, les élus sont invités à présenter leurs projets et initiatives innovants, concourant à la résilience des coraux, herbiers et mangroves face au changement climatique sur le thème « l’urgence d’agir : des actions novatrices en faveur des coraux, herbiers et mangroves ». Ce thème, en lien avec les phénomènes de blanchissement des récifs coralliens constatés en 2016 et 2017 dans le monde, récompensera des actions innovantes mises en place par les élus locaux* pour répondre aux défis du changement climatique, permettant d’augmenter la résilience des coraux, herbiers et mangroves. * Le concours est ouvert aux élus des territoires suivants : Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, Polynésie Française, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et les TAAF   LES NOUVEAUTÉS DE CETTE ÉDITION – Le jury désignera jusqu’à 5 projets nominés et un lauréat unique, pour cette 6ème édition. – Une dotation de 5 000 euros – Une valorisation médiatique grâce aux partenariats médias mis en place dans le cadre de cette 6ème édition de la Palme IFRECOR. – Le trophée « Palme IFRECOR », création originale d’une artiste représentant la beauté des récifs coralliens   LES ÉLUS D’OUTRE-MER PEUVENT CANDIDATER JUSQU’AU 15 OCTOBRE   Plus d’informations – Pour participer au concours, compléter le formulaire disponible sur ce lien – Site internet de l’IFRECOR – Communiqué de presse dédié à l’ouverture du concours crédit photo : © Patrice Privé

Mayotte : création d’une réserve naturelle nationale des forêts publiques

Un projet de création d’une réserve naturelle nationale, visant à protéger 3.000 hectares dans 6 massifs forestiers, est en préparation à Mayotte avec le Conseil départemental de Mayotte. Ce projet, soutenu par le Comité français de l’UICN, a été officiellement annoncé par le Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et la Ministre des Outre-mer, Annick Girardin.  Situé sur un point chaud de la biodiversité terrestre, le projet de création de réserve naturelle est soutenu par le Comité français de l’UICN et a aussi reçu un avis favorable de la Commission « espaces protégés » du Conseil national de la Protection de la Nature. Cette réserve s’ajoute au plan de gestion des espaces naturels sensibles et au schéma de cohérence écologique mis en place par le Département de Mayotte. Les contours précis de ce projet de réserve naturelle vont être discutés dans les prochaines semaines avec l’ensemble des élus de Mayotte.   Les forêts de Mayotte, une biodiversité unique Les forêts hydrophiles de Mayotte ont un intérêt écologique exceptionnel. Elles ont un rôle de régulation essentiel pour ses ressources en eau. Reconnu au niveau mondial, ces forêts uniques abritant de nombreuses espèces endémiques et indigènes menacées sur l’île, justifie la mise en place d’une protection forte et pérenne.   Un devoir pour les générations futures Pour Nicolas Hulot, «la protection de la biodiversité correspond à la protection d’un patrimoine naturel reçu en héritage, que nous devons transmettre aux générations futures. Il ne s’agit pas seulement de freiner la destruction des écosystèmes mais de la stopper et, au-delà, d’entrer dans une démarche de réparation », ajoutant que « la création d’une réserve naturelle nationale des forêts publiques de Mayotte répond à ce devoir qui nous incombe ». Pour Annick Girardin, « ce type d’initiative contribue à faire des Outre-mer des territoires d’excellence, notamment en matière de développement durable », compte-tenu du rôle des forêts pour la protection des ressources en eau, la lutte contre le ravinement qui menace le lagon et la sauvegarde de la biodiversité.   Plus d’informations Communiqué de presse commun du MTES et du MOM Actions à Mayotte menées par l’UICN France Equipe de l’UICN France à Mayotte crédit photo : Massif de Benara © Aurélie Bocquet