L’UICN lance la deuxième édition du Standard mondial de l’UICN pour les solutions fondées sur la nature

Abu Dhabi, Émirats arabes unis, 10 octobre 2025 (UICN) – L’UICN a officiellement lancé la deuxième édition du Standard mondial de l’UICN pour les solutions fondées sur la nature™ lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2025, marquant une étape cruciale dans les efforts de l’Union pour promouvoir des solutions fondées sur la nature™ efficaces et solidement ancrées dans la science. « Les solutions fondées sur la nature sont essentielles pour lutter contre le changement climatique, la perte de biodiversité et promouvoir le développement durable. Elles nous rappellent que lorsque nous travaillons avec la nature, et non contre elle, nous ouvrons la voie à la résilience, à l’équité et à l’espoir. Le standard mondiale actualisée de l’UICN renforce cette vision en fournissant des orientations plus claires, des garanties plus solides et en mettant à nouveau l’accent sur l’impact à long terme. Elle permet à nos membres et partenaires de concevoir et de mettre en œuvre des solutions pratiques, inclusives et transformatrices, qui restaurent non seulement les écosystèmes, mais aussi le bien-être des communautés qui en dépendent », a déclaré la Dr Grethel Aguilar, directrice générale de l’UICN. La publication d’aujourd’hui, produite par le Centre de gestion des solutions fondées sur la nature de l’UICN et la Commission de gestion des écosystèmes de l’UICN, a été lancée lors d’un événement de haut niveau du Forum organisé par le Secrétariat et la Commission de gestion des écosystèmes (CGE) de l’UICN avec l’Agence française de développement. Le document constitue une publication marquante qui souligne le leadership de l’Union dans la promotion de Solutions fondées sur la nature (SfN) à l’échelle mondiale. « Le nouveau Standard mondial de l’UICN pour les Solutions fondées sur la Nature est un outil essentiel pour renforcer la qualité et la crédibilité des projets SfN. Alors que nous célébrons les 10 ans de l’Accord de Paris, il nous rappelle le chemin parcouru depuis la COP21, lorsque la France et l’UICN ont uni leurs efforts pour placer les Solutions fondées sur la Nature au cœur de l’action mondiale pour le climat et la biodiversité. Pour une banque publique de développement comme l’AFD, ce Standard fournit des repères précieux pour promouvoir des approches solides, inclusives et à fort impact – et renforcer la confiance nécessaire pour accélérer le financement des SfN. » a déclaré Marie Bjornson-Langen, directrice exécutive adjointe Solutions de développement durable de l’AFD. « Le Standard mondial révisé reflète les leçons apprises depuis 2020 et la demande croissante d’actions crédibles et fondées sur la science. Il donne aux professionnels et aux décideurs les outils nécessaires pour concevoir des solutions efficaces, équitables et durables, fondées à la fois sur la science et sur l’expérience du monde réel », a souligné Angela Andrade, Présidente de la Commission de gestion des écosystèmes (CGE) de l’UICN et Présidente du Comité international de normalisation (ISC, en anglais). « La nouvelle version du Standard mondial renforce le lien entre l’intégrité écologique et l’investissement durable. Elle met l’accent sur la faisabilité financière, l’équité et la gestion adaptative — aidant les gouvernements, les entreprises et les communautés à concevoir des Solutions fondées sur la nature qui apportent des bénéfices mesurables aux populations, à la nature et aux économies, tout en restant résilientes dans le temps », a ajouté Charles Karangwa, Directeur mondial du Centre des Solutions fondées sur la nature de l’UICN. L’UICN a été pionnière du concept de Solutions fondées sur la nature (SfN) il y a vingt ans, définissant d’abord les Solutions fondées sur la nature comme des « actions visant à protéger, utiliser de manière durable, gérer et restaurer les écosystèmes naturels ou modifiés, qui répondent aux défis sociétaux de manière efficace et adaptative, offrant des avantages pour le bien-être humain et la biodiversité ». L’UICN a depuis développé un standard rigoureux pour éclairer la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des interventions : le Standard mondial de l’UICN pour les solutions fondées sur la nature™. La première édition du standard a été publiée en 2020. L’objectif du Standard mondial de l’UICN pour les solutions fondées sur la nature™ est de fournir des orientations et un cadre mondial pour la conception, la vérification et l’ampliation de SfN. Le standard comprend des critères et des indicateurs cohérents à l’échelle mondiale, étayés par des Principes pour des Solutions fondées sur la nature, afin de mesurer la force des interventions. Structurée comme un outil d’apprentissage systématique et d’assurance qualité, le standard garantit que les SfN soient appliquées de manière efficace et durable, en maximisant leur potentiel pour relever les défis sociétaux tout en offrant des avantages mesurables pour les personnes et la nature. La deuxième édition comprend des mises à jour importantes qui renforcent la clarté, la convivialité et les garanties. S’appuyant sur cinq ans d’expérience, le standard révisé va au-delà d’une approche de liste de contrôle pour adopter une pensée systémique, mettant l’accent sur les interconnexions entre les dimensions écologique, sociale et économique. Elle rationalise le langage et la structure pour plus de clarté, tout en renforçant l’équité et les droits en plaçant les peuples autochtones et les communautés locales au centre de la prise de décision. Les garanties, les mécanismes de grief et la gestion adaptative sont renforcés pour garantir que les SfN restent efficace au fil du temps. La mise à jour introduit également une définition plus claire de la faisabilité financière et de la viabilité à long terme, et met davantage l’accent sur les conditions favorables, telles que les cadres politiques, financiers et réglementaires, pour aider à étendre l’échelle des SfN en toute confiance dans le monde entier. Les révisions et mises à jour du standard ont été examinées et approuvées par d’éminents organes d’experts et techniques impliqués dans sa gouvernance, y compris le groupe de travail central au sein de l’équipe SfN du secrétariat, le Comité international de normalisation (ISC, en anglais) et le Conseil de l’UICN. Le Standard mondial pour les SfN est accompagné d’un guide et d’un outil d’auto-évaluation en ligne. L’équipe SfN du secrétariat aide les gouvernements à intégrer les
Des forêts aux récifs coralliens : l’excellence dans la conservation au cœur des Prix de la Liste verte

Au cours d’une nuit de célébration, de reconnaissance et de détermination mondiale renouvelée, la cérémonie de remise des prix de la Liste verte a illuminé le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2025 à Abu Dhabi avec un message puissant : lorsque la nature gagne, nous gagnons tous. © Marcus Rose / Workers Photos – Green List Awards at the IUCN World Conservation Congress 2025 in Abu Dhabi Organisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la cérémonie a honoré 27 nouvelles inscriptions sur la Liste verte de l’UICN des aires protégées et conservées au cours de l’année écoulée, portant le total à 104 inscriptions, couvrant désormais 230 sites individuels dans le monde. Ces sites illustrent des succès vérifiés de la conservation, combinant une gouvernance équitable, un fort engagement communautaire, l’intégrité écologique et une gestion efficace. « En un peu plus d’une décennie, la Liste verte de l’UICN est devenue une référence mondiale pour l’excellence en matière de conservation », a déclaré la Dr Grethel Aguilar, Directrice générale de l’UICN. « Avec plus de 100 sites inscrits, elle inspire des communautés du monde entier à viser les plus hauts standards, pour la nature et pour les personnes ». Soutenus par le mécanisme de garantie mondialement reconnu de l’UICN, les sites de la Liste verte sont des exemples rigoureusement analysés, évalués par des pairs et des références internationales en matière de conservation efficace et équitable. La Norme de la Liste verte de l’UICN constitue la base de cette qualité et crédibilité, donnant aux parties prenantes nationales et internationales la confiance nécessaire pour investir dans des aires protégées et conservées qui profitent à la fois à la nature et aux personnes. « La Liste verte est la norme mondiale ouvrant la voie vers des aires protégées et conservées efficaces et équitables, inspirant des actions qui offrent de réels avantages à la fois pour les personnes et pour la planète », a déclaré Thierry Lefebvre, Responsable du programme de la Liste verte à l’UICN. Une célébration mondiale, des champions locaux Les sites récompensés cette année couvrent 13 pays d’Afrique, d’Asie, des Amériques, de France et d’Asie occidentale, y compris des sanctuaires marins, des parcs nationaux, des réserves privées et des sites du Patrimoine mondial. Des forêts luxuriantes de Côte d’Ivoire aux merveilles côtières du Vietnam, ces sites sont la preuve qu’une conservation efficace est en cours à grande échelle. Les sites récompensés incluent : Côte d’Ivoire : parc national de la Comoé et complexe du parc national de Taï – réserve partielle de faune N’zo Chili : parc national du Cerro Castillo Brésil : réserve privée de Lote Cristalino Colombie : sanctuaire de la flore et de la faune des Galères et parc naturel national de Gorgona États-Unis : réseau d’aires marines protégées de Californie Chine : composante Bogda du site du Patrimoine naturel mondial du Xinjiang Tianshan, site du Patrimoine naturel mondial de Huanglong, réserve naturelle nationale du Hubei Dalaoling, réserve naturelle nationale du Hubei Mulinzi, réserve naturelle nationale du Hubei Wufeng Houhe, réserve naturelle nationale de la salamandre géante du Hunan Zhangjiajie, réserve naturelle nationale des oiseaux rares des zones humides du Jiangsu Yancheng, réserve naturelle nationale de Shaanxi Zhouzhi France : réserve biologique gérée du Champ du Feu, réserve biologique gérée de Hochfeld, parc naturel marin d’Iroise Malaisie : réserve forestière de Pin Supu Jordanie : réserve marine d’Aqaba Liban : réserve naturelle des cèdres d’Al Shouf Arabie Saoudite : réserve d’Ibex, réserve royale du roi Abdulaziz, réserve naturelle royale du roi Salman, parc national de Sharaan et aire protégée UruqBani Ma’ arid Émirats Arabes Unis : aire protégée de l’île Sir Bu Nair Vietnam : parc national de Con Dao Une conservation crédible : une assurance qui donne des résultats Ce qui distingue la Liste verte de l’UICN, c’est son processus de garantie indépendant. Chaque site est évalué par rapport à la Norme de la Liste verte de l’UICN, qui repose sur quatre éléments : une bonne gouvernance, une conception et une planification saines, une gestion efficace et des résultats éprouvés en matière de conservation. Ce processus est dirigé par plus de 300 experts locaux et internationaux, et vérifié par des évaluateurs indépendants, garantissant que les résultats soient fiables et les progrès mesurables. Stimuler les engagements mondiaux et l’élan régional La Liste verte de l’UICN est plus qu’une reconnaissance, c’est une norme pour des engagements nationaux, des objectifs politiques mondiaux et une transformation positive pour la nature. Alors que le monde s’efforce de mettre en œuvre le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité, la Liste verte offre un moyen pratique de suivre la cible 3 (30×30) tout en garantissant la qualité, l’équité et la durabilité. Un élan croissant : Plus de 300 sites dans le monde sont désormais sur la voie d’une certification par la Liste verte de l’UICN. De nouveaux engagements nationaux ont émergé en Asie centrale, dans la région du Triangle de corail, en Europe de l’Est et en Amérique centrale et latine, ouvrant la voie à une collaboration régionale plus étendue. Les gouvernements et les partenaires adoptent la Liste verte de l’UICN non seulement pour évaluer les progrès accomplis, mais aussi pour stimuler les investissements et la responsabilité dans les aires protégées et conservées. Envisager l’avenir La cérémonie de cette année marque également l’intégration croissante de la Liste verte de l’UICN dans les programmes d’adaptation climatique, de conservation autochtone et de finance durable. Alors que le monde se prépare à franchir des étapes importantes en 2026 et au-delà, la Liste verte de l’UICN se positionne comme un puissant levier pour une action unifiées, par-delà les secteurs et les frontières. À Abu Dhabi, la célébration rejoignait la détermination : une détermination à développer le mouvement, à soutenir davantage de sites et à faire en sorte que les aires protégées et conservées soient plus que des traits sur une carte. Ce sont des paysages d’espoir vivants et florissants. Le partenariat France-UICN a été un moteur clé dans le soutien et l’expansion du programme de la Liste verte de l’UICN. Avec le soutien financier de la France, notamment à travers l’Agence française de développement (AFD), le ministère de la Transition écologique et le
Des risques croissants menacent la survie des pollinisateurs européens sauvages – Liste rouge de l’UICN

Abu Dhabi, Émirats arabes unis, 11 octobre 2025 (UICN) – Près de 100 espèces supplémentaires d’abeilles sauvages en Europe ont été classées comme menacées dans une nouvelle évaluation de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™, plus de 20% des espèces dans des groupes tels que les bourdons et les abeilles cellophanes étant désormais menacées d’extinction. De nouvelles évaluations de la Liste rouge de l’UICN révèlent également que le nombre d’espèces de papillons européennes menacées a fortement augmenté de 76% au cours de la dernière décennie. Financées par la Commission européenne, ces dernières évaluations à l’échelle européenne pour la Liste rouge de l’UICN réévaluent l’état de conservation d’un grand nombre de groupes d’espèces pour la première fois depuis le début ou le milieu des années 2010 : abeilles, papillons, mammifères, amphibiens, reptiles, poissons et mollusques d’eau douce, coléoptères saproxyliques (dépendants du bois), libellules et demoiselles. « Au-delà de leur beauté et de leur importance culturelle, les pollinisateurs comme les abeilles et les papillons sont des bouées de sauvetage pour notre santé, nos systèmes alimentaires et nos économies, soutenant les fruits, les légumes et les graines qui nous nourrissent. En fait, quatre espèces de cultures et de fleurs sauvages sur cinq dans l’UE dépendent d’une pollinisation par les insectes. Les dernières évaluations de la Liste rouge européenne révèlent de sérieux défis, avec des menaces croissantes pour les papillons et des espèces d’abeilles sauvages cruciales. Pourtant, cette connaissance est puissante : en mettant en évidence les pressions auxquelles les espèces sont confrontées, la Liste rouge nous aide également à tracer la voie à suivre. Elle fournit les données nécessaires pour mener des actions de conservation urgentes, guider les efforts de rétablissement et aider les pays européens à atteindre les objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité. Bien que les défis soient réels, ce travail éclaire les solutions, nous aidant à assurer un avenir prospère pour les personnes et la nature », a déclaré la Dr Grethel Aguilar, Directrice générale de l’UICN. « Cette nouvelle évaluation montre que l’état de conservation des abeilles sauvages, des papillons et autres pollinisateurs européens est désastreux. Ces espèces sont les fondements de nos systèmes alimentaires, de nos écosystèmes et de nos sociétés. Une action urgente et collective est nécessaire pour faire face à cette menace. En collaboration avec les États membres, la Commission européenne a mis en place un système de suivi des pollinisateurs à l’échelle de l’UE, basé sur le Règlement de l’UE sur la restauration de la nature, qui aidera à suivre nos progrès. Maintenant, nous devons nous concentrer sur la mise en œuvre et la coopération avec les États membres pour protéger nos pollinisateurs », a déclaré Jessika Roswall, Commissaire européenne à l’environnement, à la résilience hydrique et à une économie circulaire compétitive. DES MENACES CROISSANTES POUR LES ABEILLES SAUVAGES, LES BOURDONS ET LES PAPILLONS On estime que 10% des abeilles sauvages en Europe (au moins 172 des 1 928 espèces évaluées) sont menacées d’extinction. Cela se compare à 77 espèces menacées en 2014. À l’époque, 57% des espèces d’abeilles sauvages étaient classées dans la catégorie Données insuffisantes, un pourcentage qui a été réduit à 14% dans cette nouvelle évaluation, ce qui en fait l’évaluation la plus complète de la situation des abeilles sauvages européennes à ce jour. Quinze espèces de bourdons, connues pour leur rôle dans la pollinisation de légumineuses comme les pois, les haricots, les arachides et le trèfle, ainsi que 14 espèces d’abeilles cellophanes, qui aident à polliniser les plantes de la famille des marguerites et des arbres comme les érables rouges et les saules, sont désormais considérées comme menacées. L’espèce d’abeille minière Simpanurgus phyllopodus, la seule espèce de ce genre en Europe et unique sur le continent, est désormais considérée comme En danger critique d’extinction. Les nouvelles évaluations de la Liste rouge indiquent que 15% des papillons sont menacés d’extinction en Europe (65 des 442 espèces évaluées), contre 37 espèces en 2010. Plus de 40% des papillons uniques à la région européenne et présents nulle part ailleurs dans le monde sont désormais menacés ou sur le point de l’être. Une espèce, la piéride du chou de Madère (Pieris wollastoni), qui était limitée à l’île portugaise de Madère, est aujourd’hui officiellement considérée comme Éteinte. L’agriculture intensive, la pollution et la hausse des températures constituent les principales menaces La perte d’habitats continue d’être la principale menace pour les abeilles sauvages et les papillons européens, mais elle affecte désormais un plus grand nombre d’espèces. Les pollinisateurs européens dépendent largement des paysages ruraux traditionnels, en particulier les prairies riches en fleurs créées par une gestion non intensive. L’intensification de l’agriculture et de la sylviculture, combinée à un abandon des terres dans les zones moins productives, contribue à la dégradation et à la fragmentation d’habitats essentiels à la survie des pollinisateurs. Les dépôts d’azote provenant des engrais et les applications généralisées de pesticides, y compris des herbicides réduisant la diversité des fleurs, ont un impact négatif sur de nombreux pollinisateurs tels que Dufourea minuta, une espèce d’abeille autrefois répandue qui a presque entièrement disparu des plaines d’Europe centrale et est classée comme En danger. En plus de ces défis, les changements climatiques affectent désormais 52% des espèces de papillons menacées, soit environ deux fois plus que dans le rapport précédent. Les périodes chaudes prolongées, les sécheresses et les incendies de forêt détériorent de plus en plus les habitats des papillons dans le sud de l’Europe, tout en empiétant sur les habitats sensibles de tourbières et de toundra dans les zones alpines et boréales. Plusieurs espèces, comme l’ocellé andalou (Pseudochazara williamsi), En danger critique et aujourd’hui limité à quelques zones montagneuses dans le sud-est de l’Espagne, souffrent de la combinaison d’une perte d’habitat et des changements climatiques. Les effets de températures plus chaudes sur les abeilles sont divers. Alors que les bourdons et d’autres groupes d’espèces adaptées au froid sont affectés négativement, d’autres, comme les abeilles charpentières, bénéficient de températures plus chaudes, qui accélèrent leur développement et leur reproduction. Le Dr Denis Michez, Professeur à l’Université de Mons et coordinateur principal
Les phoques arctiques menacés par les changements climatiques, les oiseaux déclinent à l’échelle mondiale – Liste rouge de l’UICN

Abu Dhabi, Émirats arabes unis, 10 octobre 2025 (UICN) – Trois espèces de phoques arctiques se sont rapprochées de l’extinction, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™. La mise à jour d’aujourd’hui révèle également que plus de la moitié des espèces d’oiseaux dans le monde sont en déclin. Parallèlement, la population mondiale de tortues vertes rebondit grâce à la conservation. La mise à jour a été publiée aujourd’hui lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Abu Dhabi. La Liste rouge de l’UICN comprend désormais 172 620 espèces dont 48 646 menacées d’extinction. « La mise à jour de la Liste rouge d’aujourd’hui, publiée lors du Congrès de l’UICN à Abu Dhabi, met en lumière à la fois les défis urgents et les puissantes opportunités qui se présentent à nous. Alors que des espèces comme les phoques arctiques et de nombreux oiseaux font face à des menaces croissantes, le rétablissement de la tortue verte nous rappelle que la conservation fonctionne lorsque nous agissons avec détermination et unité. Alors que nous nous tournons vers la COP sur le climat à Belém, les gouvernements et les communautés ont une occasion cruciale d’accélérer les actions qui protègent la biodiversité, stabilisent notre climat et construisent un avenir où les personnes et la nature pourront s’épanouir ensemble », a déclaré la Dr Grethel Aguilar, Directrice générale de l’UICN. Les changements climatiques rapprochent les phoques de l’Arctique de l’extinction La mise à jour d’aujourd’hui montre que le phoque à capuchon (Cystophora cristata) est passé de Vulnérable à En danger, tandis que le phoque à moustaches (Erignathus barbatus) et le phoque du Groenland (Pagophilus groenlandicus) sont passés de Préoccupation mineure à Quasi menacés. La principale menace pour les phoques de l’Arctique est la perte de glace marine causée par le réchauffement climatique. Les phoques arctiques dépendent de la glace marine pour leur reproduction et l’élevage de leurs petits, ainsi que pour leur mue, leur repos et pour accéder aux zones d’alimentation. L’amincissement et la disparition de la glace marine affectent également les habitudes alimentaires des phoques arctiques et rendent l’Arctique plus accessible aux humains, ce qui augmente encore le risque global pour ces espèces. Le réchauffement climatique se produit quatre fois plus rapidement dans l’Arctique que dans les autres régions, ce qui réduit considérablement l’étendue et la durée de la couverture de glace marine. Cela menace tous les phoques dépendants des glaces, les morses (Odobenus rosmarus) et autres mammifères marins de l’Arctique, ainsi que les phoques de l’Antarctique et les espèces de phoques subpolaires tributaires de la glace, comme le phoque de la mer Caspienne (Pusa caspica). Les phoques tributaires de la glace sont une source de nourriture essentielle pour d’autres animaux. Dans l’Arctique, cela inclut les ours polaires, ainsi que les peuples autochtones vivant dans toute la région. Ils jouent également un rôle central dans la chaîne alimentaire, en consommant des poissons et des invertébrés et en recyclant les nutriments. Leur impact disproportionné sur l’écosystème en fait des « espèces clés », ce qui signifie que la santé de l’ensemble du milieu marin est liée à leur survie. « Chaque année dans le Svalbard, le recul de la glace marine révèle à quel point les phoques de l’Arctique sont de plus en plus menacés. En effet, ce phénomène les empêche de se reproduire, de se reposer et de se nourrir. Leur situation est un rappel brutal que les changements climatiques ne sont pas un problème lointain, mais qu’ils se produisent depuis des décennies et ont des impacts ici et maintenant. La protection des phoques arctiques va au-delà de ces espèces. Il s’agit de préserver l’équilibre délicat de l’Arctique, ce qui est essentiel pour nous tous », a déclaré la Dr Kit Kovacs, Coprésidente du Groupe de spécialistes des pinnipèdes de la Commission pour la sauvegarde des espèces de l’UICN et Responsable du programme Svalbard à l’Institut polaire norvégien. Les pressions supplémentaires sur les phoques de l’Arctique comprennent la navigation, le bruit, l’exploitation pétrolière et minérale, la chasse et les prises accessoires dans les engins de pêche. La protection des habitats clés contre les activités humaines, la réduction des prises accessoires, une chasse durable et la réduction des impacts sonores sont des étapes essentielles pour mettre fin au déclin des phoques de l’Arctique. La déforestation à l’origine du déclin mondial des oiseaux Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN comprend des réévaluations de 1 360 espèces d’oiseaux et complète la huitième évaluation exhaustive de toutes les espèces d’oiseaux du monde par BirdLife International. Impliquant des milliers d’experts depuis neuf ans, 1 256 (11,5%) des 11 185 espèces évaluées sont globalement menacées. Globalement, 61% des espèces d’oiseaux présentent des populations en déclin, une estimation qui était de 44% en 2016. La cause la plus répandue du déclin des populations d’oiseaux est la perte et la dégradation de leurs habitats, entraînées en particulier par l’expansion et l’intensification de l’agriculture et l’exploitation forestière, principales menaces pour les oiseaux en danger. Cette mise à jour identifie Madagascar, l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique centrale en tant que régions où la perte de forêts tropicales constitue une menace croissante pour les oiseaux. À Madagascar, 14 espèces d’oiseaux forestiers endémiques ont été classées dans la catégorie Quasi menacée et trois dans la catégorie Vulnérable, y compris le philépitte de Schlegel (Philepitta schlegeli), dont les mâles sont connus pour leur plumage bleu et vert vif autour des yeux. En Afrique de l’Ouest, cinq espèces sont aujourd’hui Quasi menacées, dont le calao à casque noir (Ceratogymna atrata), qui est également chassé et commercialisé. En Amérique centrale, la perte de forêts a conduit le troglodyte à ailes blanches (Microcerculus philomela) vers la catégorie Quasi menacé. « Le fait que trois espèces d’oiseaux sur cinq dans le monde présentent des populations en déclin montre à quel point la crise de la biodiversité est devenue profonde et à quel point il est urgent que les gouvernements prennent les mesures qu’ils se sont engagés à prendre en vertu de plusieurs conventions et accords », a déclaré le Dr Ian Burfield, Coordinateur scientifique mondial de BirdLife (Espèces)
Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2025 commence !

Le Congrès mondial de la nature de l’UICN débute aujourd’hui ! Il se tient du 9 au 15 octobre 2025 à Abu Dhabi (Émirats arabes unis) dans un format hybride (participation sur place ou en ligne). Vous pouvez donc suivre les cérémonies à distance. Retrouvez les événements du Comité français de l’UICN et de son réseau ! Notre Congrès est à la fois : Une assemblée des membres où sont débattues et votées des motions qui orientent l’agenda environnemental mondial, Un forum avec des centaines de sessions pour partager connaissances, solutions et innovations, Une exposition ouverte au public. Restez connectés ! Photo bandeau : © IUCN https://youtu.be/uIrbk7CXlzU?si=YKhFKJ-njow1MLJw
Décès de la primatologue Jane Goodall

C’est avec une immense tristesse que le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a appris hier le décès de Jane Goodall, primatologue de renommée mondiale, messagère de la paix des Nations Unies et figure emblématique de la protection de la biodiversité. Son dévouement infatigable et sa passion pour le monde naturel ont inspiré des générations entières de citoyens et citoyennes, de scientifiques et de décideurs/euses (mais aussi de femmes, en obtenant un doctorat si rare à son époque). Jane Goodall entretenait un lien profond et ancien avec l’UICN. En reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la science et à la conservation, l’UICN lui a décerné sa plus haute distinction, la Médaille commémorative John C. Phillips. Cette médaille a consacré son rôle de pionnière dans la compréhension du monde animal et son engagement de toute une vie pour la protection des chimpanzés et de leurs habitats. Experte de la Commission de sauvegarde des espèces, elle avait également été nommée « Marraine de la Nature » de l’UICN. Le lien entre Jane Goodall et notre organisation est d’autant plus fort que le Jane Goodall Institute France est un membre actif du Comité français. À travers son institut, son travail se poursuit sur le terrain, en France et dans le monde, portant ses valeurs d’espoir, d’éducation et d’action communautaire. Nous saluons l’engagement de ses équipes et leur exprimons notre soutien en ces moments difficiles. Nous nous souvenons avec émotion des interventions marquantes de Jane Goodall, notamment son discours puissant à l’UNESCO le 19 octobre 2024, auxquels nous sommes nombreux à avoir été présents, où elle avait rappelé avec force que chaque individu pouvait faire la différence et que l’espoir résidait dans l’action de la jeunesse. Son message universel, alliant rigueur scientifique et humanisme profond, résonne aujourd’hui avec une acuité particulière face aux défis écologiques planétaires. L’héritage de Jane Goodall perdurera à travers son œuvre scientifique, ses programmes éducatifs « Roots & Shoots », son soutien aux communautés locales qu’elle visitait sans relâche, et les millions de personnes qu’elle a mobilisées. Au nom de l’ensemble des membres du Comité français de l’UICN, j’adresse nos plus sincères condoléances à son fils, sa famille, à ses proches, à Pierre Quintard et à Galitt Kenan, et à tous les membres du Jane Goodall Institute. Maud Lelièvre, présidente du Comité français de l’UICN Photo bandeau : © Sane Noor
Nouvelle étape pour la Liste rouge des mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises

Publication de deux documents clés pour l’évaluation des mangroves des Antilles françaises : l’étude préliminaire à la Liste rouge des écosystèmes pour les mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises, et la dernière phase de l’analyse diachronique des mangroves de l’Outre-mer français. La Liste rouge des écosystèmes (LRE), développée par l’UICN et adoptée en 2014, est un outil d’évaluation du risque d’effondrement des écosystèmes. Basée sur des critères scientifiques standardisés, elle permet d’identifier les écosystèmes les plus menacés et de guider les actions de conservation et de gestion durable à différentes échelles. Le Comité français de l’UICN, en collaboration avec Patrinat, décline cette méthodologie pour évaluer l’état de menace des écosystèmes présents sur le territoire français (Hexagone et Corse, collectivités d’outre-mer). Un cycle d’évaluation des mangroves des territoires ultra-marins français a été lancé en 2017, avec un premier chapitre consacré aux mangroves de Mayotte. Deux autres chapitres sont en cours d’élaboration : l’un dédié aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises, et l’autre aux mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis. Dans ce cadre, un premier document vient d’être publié, consacré aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises. Il constitue l’étude préliminaire descriptive de ce chapitre, fondamental pour l’évaluation de ces écosystèmes selon les critères de la LRE. Ce rapport dresse un état des lieux des connaissances et données disponibles relatives aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises. Il présente une description de ces écosystèmes littoraux, en identifiant leurs caractéristiques, les menaces auxquelles ils sont exposés, ainsi que les données mobilisables pour leur évaluation. L’étude couvre l’ensemble des Antilles françaises (Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint-Martin), tout en tenant compte, lorsque cela est possible, des spécificités propres à chaque territoire. En parallèle, la phase 3 de l’analyse diachronique des mangroves de l’Outre-mer français a également été publiée. L’objectif de cette analyse est d’obtenir des données sur l’évolution des surfaces de mangroves sur l’ensemble des territoires ultra marins. Cette dernière phase s’est concentrée sur les territoires de Mayotte pour les années 1950 et 1988, la Martinique pour l’année 1988 et Saint-Martin et Saint-Barthélemy pour l’année 1987. La synthèse et le rapport complet peuvent également être téléchargés sur le site du Pôle relais zones humides tropicales. Ces données (ainsi que celles issues des précédentes phases de ce projet) contribueront directement à l’évaluation LRE des mangroves des Antilles. Publications Herteman M., 2025. Mangroves et forêts marécageuses des Antilles : une continuité écologique indispensable mais fragile. Étude préliminaire à la Liste rouge des écosystèmes des mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises. Rapport d’étude pour le Comité français de l’UICN. Taureau F., 2025. Analyse diachronique des mangroves de l’Outre-mer français – Phase 3. Rapport d’étude pour le Comité français de l’UICN. Ces publications ont bénéficié du soutien financier de la Collectivité territoriale de Martinique, de l’IFRECOR, de l’OFB, du ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche et du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter Le chapitre mangroves de Mayotte La page dédiée à la Liste rouge des écosystèmes La page du Pôle-Relais Zones Humides Tropicales Photo bandeau © Mélanie Herteman 2023
Nouvelle étape pour la Liste rouge des mangroves des collectivités françaises du Pacifique

Publication d’un document clé pour l’évaluation des mangroves dans le Pacifique : l’étude préliminaire descriptive sur les mangroves de Nouvelle-Calédonie et Wallis. La Liste rouge des écosystèmes (LRE), développée par l’UICN et adoptée en 2014, est un outil d’évaluation du risque d’effondrement des écosystèmes. Basée sur des critères scientifiques standardisés, elle permet d’identifier les écosystèmes les plus menacés et de guider les actions de conservation et de gestion durable à différentes échelles. Le Comité français de l’UICN, en collaboration avec Patrinat, décline cette méthodologie pour évaluer l’état de menace des écosystèmes présents sur le territoire français (Hexagone et Corse, collectivités d’outre- mer). Un cycle d’évaluation des mangroves des territoires ultra-marins français a été lancé en 2017, avec un premier chapitre consacré aux mangroves de Mayotte. Deux autres chapitres sont en cours d’élaboration : l’un dédié aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises, et le deuxième aux mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis. Dans ce cadre, un premier document vient d’être publié, consacré aux mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis. Il constitue l’étude préliminaire descriptive de ce chapitre, fondamental pour l’évaluation de ces écosystèmes selon les critères de la LRE. Ce rapport dresse un état des lieux des connaissances et données disponibles relatives aux mangroves de ces territoires du Pacifique. Il présente une description de ces écosystèmes littoraux, en identifiant leurs caractéristiques, les menaces auxquelles ils sont exposés, ainsi que les données mobilisables pour leur évaluation. L’étude couvre la Nouvelle-Calédonie et Wallis, tout en tenant compte, lorsque cela est possible, des spécificités propres à chaque territoire. La Polynésie française n’est pas concernée par l’évaluation Liste rouge, car les palétuviers y ont été introduits. Publications Virly S., Duke N., Ruet-Garioud E., 2025. État des connaissances sur les mangroves du Pacifique (Nouvelle-Calédonie et Wallis) pour la Liste rouge des écosystèmes en France. Nouvelle-Calédonie, Bio eKo Consultants pour le Comité Français de l’UICN. Cette publication a bénéficié du soutien financier de l’IFRECOR, de l’OFB, du ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche et du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter Le chapitre mangroves de Mayotte La page dédiée à la Liste rouge des écosystèmes Photo bandeau © Martial Dosdane
UNOC 3 : le bilan du Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature

La troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC 3), accueillie conjointement par la France et le Costa Rica du 9 au 13 juin 2025 à Nice, a constitué une étape clé de la Décennie onusienne des sciences océaniques pour le développement durable 2021-2030 et a permis des avancées majeures vers l’atteinte de l’Objectif de développement durable (ODD) 14 «Vie aquatique». 55 chefs d’État et de gouvernement, ainsi que 15 000 participant/es issus de la société civile, du secteur privé et des sciences, étaient mobilisés afin d’accélérer l’action en faveur de la conservation et de l’utilisation durable des océans. Le Comité français de l’UICN était mobilisé pour UNOC 3 et lors des évènements parallèles afin de porter son appel à l’action pour l’Océan, présentant ses recommandations pour protéger et restaurer la santé de l’Océan, signé par près de 80 organisations membres de son réseau et d’autres pays. Le Comité français de l’UICN était représenté à Nice par sa présidente, Maud Lelièvre, son directeur, Sébastien Moncorps, la présidente de son groupe Mer & littoral, Céline Liret, et une partie de son équipe : Florence Clap, Haizea Jimenez, Jean-François Sys, Laurie Lefebvre, Benjamin Konnert, Leilani Wong et Aude Bontemps ; ainsi que de nombreux membres et expert/es du Comité français. Récapitulatif de UNOC 3 Dans son bilan de conclusion, le Comité français de l’UICN propose un récapitulatif des grandes annonces et évènements de UNOC 3, et des synthèses et des liens pour en apprendre plus sur la participation du Comité français, de ses membres et des engagements de la France. Les grandes annonces : L’Accord des Nations Unies sur la haute mer (Traité BBNJ). Le Traité mondial sur le plastique. Le moratoire sur l’exploitation des fonds marins. Le Pacte européen pour les océans. Les engagements de la France. Les engagements des autres Etats. Les évènements spéciaux et parallèles : Retours sur le One Ocean Science Congress (OOSC), 3-6 juin 2025. Le Ocean Rise and Coastal Resilience Summit, 7 juin 2025. Le Blue Economy and Finance Forum (BEFF), 7-8 juin 2025 à Monaco. Les side events du Comité français et de ses membres Lire le bilan UNOC 3 du Comité français de l’UICN Photo bandeau © Leilani Wong 2025
Rencontres pour la Planète 2025 & campagne de crowdfunding – 1% for the Planet

Le Comité français de l’UICN a été sélectionné parmi 40 projets associatifs (sur 186 candidatures) pour participer aux Rencontres pour la Planète 2025, un événement organisé par le 1% for the Planet France. Cet événement aura lieu les 7 et 8 octobre 2025 à la Fondation Biermans-Lapôtre à Paris, et nous aurons l’honneur de présenter notre projet devant un public composé d’entreprises, de fondations et de mécènes. Vous pouvez consulter le programme complet de ces journées ici. Notre présentation se déroulera le 7 octobre dans le cadre du pôle « Forêts et vie sauvage » entre 9h35 et 11h, avec 5 autres projets. Le projet que nous allons présenter vise à favoriser l’émergence de conditions réglementaires et juridiques favorables à la libre évolution des espaces naturels. La libre évolution est un principe qui consiste à laisser un espace naturel se développer de manière autonome, sans intervention humaine, permettant ainsi à la nature de reprendre ses droits. Ce concept soulève des questions importantes concernant la responsabilité juridique des acteurs impliqués dans la gestion de ces espaces. Notre objectif est de produire une étude approfondie sur ces enjeux juridiques et d’envisager des évolutions réglementaires qui rendraient le cadre juridique plus favorable au déploiement de la libre évolution en France. En amont des rencontres pour la Planète des 7 et 8 octobre où notre projet sera présenté aux fondations, entreprises et mécènes, nous lançons une campagne de crowdfunding. Celle-ci se déroulera du 1er septembre au 8 octobre, dans l’objectif de contribuer au financement de l’étude juridique et de soutenir l’expansion de la libre évolution des espaces naturels en France. Grâce au partenariat avec le 1% for the Planet France, vos dons seront doublés : pour chaque don de 10€, nous recevrons 20€. Votre soutien est crucial pour nous permettre de mener à bien cette étude. Pour contribuer à notre projet, rendez-vous sur notre page HelloAsso ici, et découvrez notre projet sur le site du 1% for the Planet France ici. Ensemble, créons un cadre juridique favorable à la libre évolution des espaces naturels en France ! Photo bandeau : © Diane Sorel Vidéo de présentation https://uicn.fr/wp-content/uploads/2025/08/video-1pr100-cf-uicn-fr-final.mp4