Focus sur la flore des îles Kerguelen

Situées au sud de l’océan Indien, les îles Kerguelen forment un archipel montagneux composé d’une île principale et de centaines d’îles et îlots satellites. Une flore originale s’y est développée du fait de l’isolement extrême de ces terres subantarctiques et de leur climat humide, venteux et froid. Parmi les 29 espèces de plantes vasculaires natives, une espèce apparaît menacée et une autre quasi menacée. Même si le risque de disparition reste faible pour la plupart des espèces, la flore de l’archipel est affectée par les plantes et les animaux introduits devenus envahissants et par les impacts du changement climatique. Réalisées dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, les analyses ont été coordonnées par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), avec l’expertise de botanistes spécialistes de ces territoires et l’implication de la direction de l’environnement des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN (2024). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire des îles Kerguelen. Paris, France Photo bandeau :Communauté végétale aux îles Kerguelen © Françoise Hennion
Recommandations du Comité français de l’UICN sur le projet de création par Réseau de Transport d’Electricité (RTE) d’une ligne électrique haute tension entre Fos-sur-Mer et Jonquières-Saint Vincent

Le Comité français de l’UICN travaille depuis plusieurs années sur la conciliation de la transition énergétique et écologique pour ne pas opposer deux politiques : celle de la lutte contre les effets du changement climatique et celle de la protection de la biodiversité. Aussi, le Comité français de l’UICN est favorable à la décarbonation nécessaire de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Néanmoins, il demande à ce que les enjeux de biodiversité soient systématiquement pris en compte pour que cette transition énergétique soit en cohérence avec les enjeux écologiques mondiaux, et que pour chaque projet, la séquence « Eviter, Réduire, Compenser » soit mise en œuvre de façon à prioriser l’évitement et à n’appliquer la compensation qu’en dernier recours. Or, dans ce projet, l’évitement de zones primordiales pour la conservation de la biodiversité n’est pas respecté. Ainsi dans le cadre de la concertation publique sur ce projet lancée par RTE, le Comité français de l’UICN a recommandé : 1- Que la solution technique proposée soit revue, afin que l’approvisionnement en énergie se fasse en dehors des zones importantes pour la biodiversité, notamment les zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et les aires protégées, de manière à être en cohérence avec les stratégies et lois de préservation de la biodiversité et de zéro artificialisation nette des sols (lois pour la reconquête de la biodiversité, climat résilience, SNB, stratégie nationale des aires protégées). L’implantation du projet doit être ainsi priorisée sur des zones déjà artificialisées et ne pas contribuer à la perte et la fragmentation d’espaces naturels. 2- Qu’en dehors de ces zones importantes pour la biodiversité qui auront été évitées, la séquence « Eviter, Réduire, Compenser » (Eviter les impacts d’un projet, les Réduire lorsqu’il en reste et en dernier recours, les Compenser dans un objectif d’absence de perte nette et si possible de gain net pour la biodiversité) soit rigoureusement appliquée et justifiée selon le principe d’interférence minimale avec la biodiversité, sur les nouvelles zones identifiées. 3- Qu’un véritable débat public, permettant la réalisation d’expertises indépendantes sur les besoins en électricité de la ZIP de Fos-sur-Mer et la faisabilité technico-économique de solutions alternatives de moindre impact pour la biodiversité et les paysages (notamment l’enfouissement sous la voirie routière existante) soit organisé. Au regard des forts enjeux socio-économiques et des impacts significatifs sur l’environnement du projet de liaison THT entre Jonquières et Fos-sur-Mer, l’organisation de ce débat public sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP) s’impose. Consulter le document dans son intégralité : Recommandations du Comité français de l’UICN sur le projet de création par Réseau de transport d’électricité (RTE) d’une ligne électrique haute tension entre Fos-sur-mer et Jonquières-Saint-Vincent Photo bandeau © Musat
Launch of the ProBioDev call for proposals

Version française disponible sur ce lien As part of the Support Programme for biodiversity Civil Society Organizations (CSOs) active in developing countries (ProBioDev), the IUCN French Committee is launching a call for proposals to support projects in developing countries led by civil society partnerships. This initiative aims to support projects focused on biodiversity conservation and Nature-based Solutions, addressing climate change mitigation and adaptation. Since February 1st, 2024, the IUCN French Committee has been implementing the Support Programme for biodiversity Civil Society Organizations (CSOs) active in developing countries, known as ProBioDev. Over the span of three years, ProBioDev aims to enhance biodiversity in developing countries by empowering civil society action and strengthening the capacities and partnerships of CSOs. Supported by a coalition of public and private partners, including the French Development Agency, the French Biodiversity Agency (OFB), the Audemars Piguet Foundation for Trees, the Fondation de France, the Manthano Foundation, the Egis Foundation, and the Maisons du Monde Foundation, the programme also aims to support alliance strategies and the development of equitable and supportive partnerships to address biodiversity challenges in developing countries. For this purpose, a grant initiative for meso-projects has been established. The first call for proposals is open from April 9th to May 26th, 2024. This call aims to support approximately ten field projects, offering grants ranging from €100 000 to €250 000 for a maximum duration of 24 months. Co-financing provided through these grants will represent up to 90% of the total project budget. Projects must be carried out in a country eligible for official development assistance (ODA) according to the OECD DAC list (with a priority given to the African continent) and led by civil society partnerships. These partnerships must include a French civil society organization (CSO) and a local CSO registered in a developing country. The main objective of the project should be biodiversity conservation and/or Nature-based Solutions focused on climate change mitigation and adaptation, aligning with the objectives of the Kunming-Montreal Global Biodiversity Framework. All details regarding the call for proposals can be found in the competition regulations available on this page. To respond to the call for proposals, the grant application form and its annexes must be completed in French or English and sent by email to probiodev@uicn.fr by May 26th, 2024 (11:59 PM CEST). Requests for clarification can be submitted until May 21st, 2024. To obtain further details, the IUCN French Committee is organising an online information session to address your questions regarding the call for proposals. To participate, please register using the following links: Here for the French session on April 25th at 3:00 PM (CEST) Here for the English session on April 26th at 3:00 PM (CEST) CSOs eligible to respond to this call for proposals are invited to express their interest as soon as possible by sending an email to probiodev@uicn.fr. Frequently Asked Questions : (regularly updated based on clarification requests) Can the local CSO be the project leader within the partnership? Absolutely! Partnerships, consisting of a French Civil Society Organization (CSO) and a local CSO, should also designate a project leader (primary contact) and a main partner. In the grant application, the local CSO has the option to serve as either the project leader or the main partner. Similarly, the French CSO has the same flexibility. Is it possible to form a partnership with more than 2 CSOs? Exceptionally, partnerships may involve three CSOs, provided that the relevance of this collaboration, the complementarity of expertise and support, and the alignment with the project’s objectives are clearly demonstrated. Is it necessary to apply in partnership ? The two CSOs comprising the partnership must be independent, with their own legal status, decision-making bodies, and governance. Therefore, two branches or offices of the same organisation will not be eligible to form a partnership under this call for proposals. They must not be subordinate to each other and must have their own autonomy in decision-making and management of their internal affairs. We recommend carefully reviewing the eligibility criteria for CSOs in the competition regulations, including the different statuses for French and local CSOs, to be fully eligible. Is a French and local offices from the same organisation can be eligible for partnership ? We recommend that you carefully read the eligibility criteria for CSOs in the competition regulations, including the different statuses for French and local CSOs, in order to be fully eligible. As a reminder, the two CSOs making up the partnership must be independent, with their own governance. Thus, two branches of the same organization will not be eligible to form a partnership under this call for proposals. What is a secondary technical partner and does it need to meet the same eligibility criteria as the French or local CSOs? A secondary technical partner can be involved in the project (and not as part of the partnership), possibly with co-financing or retrocessions of part of the funds for the implementation of certain activities. The legal status of a secondary technical partner is flexible and may include organisations from different sectors such as private, nonprofit, governmental (e.g. local authorities), research institutions, and more. Is a research center, a governmental or lucrative organisation eligible ? No. The grants are awarded to CSOs established under the following legal statuses: For French CSOs: A French association operating under the law of 1901, or a non-profit association governed by the local law in Alsace Moselle involved in international solidarity actions; A trade union under French law (law of 21 March 1884), engaged in international solidarity actions; A French foundation recognised as serving the public interest, implementing international solidarity initiatives. For local CSOs: A non-profit association or non-governmental organisation, established in compliance with the prevailing national legislation of a country eligible for official development assistance (ODA), with autonomous governance, independent of national governments, the private sector and any international organisation. Note : It is possible to include the participation of other secondary technical partners in the project, possibly with co-financing or retrocession of part of the
Lancement de l’appel à projets ProBioDev

English version available on this link Dans le cadre du Programme d’appui aux OSC de biodiversité actives dans les pays en développement (ProBioDev), le Comité Français de l’UICN lance un appel à projets pour soutenir des projets dans les pays en développement portés par des partenariats de la société civile. Ce premier appel vise le financement et la mise en oeuvre de projets de terrain axés sur la conservation de la biodiversité et/ou les Solutions fondées sur la nature (SfN) répondant de manière spécifique aux enjeux d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques. Depuis le 1er février 2024, le Comité français de l’UICN met en œuvre le Programme d’appui aux OSC de biodiversité actives dans les pays en développement (ProBioDev). D’une durée de 3 ans, l’objectif de ProBioDev sera d’améliorer l’état de la biodiversité dans les pays en développement grâce à l’action de la société civile et au renforcement des capacités et partenariats des OSC. Soutenu par une coalition de partenaires publics et privés dont l’Agence française de développement, l’Office Français de la Biodiversité, la Fondation Audemars Piguet pour les Arbres, la Fondation de France, la Fondation Manthano, la Fondation Egis et la Maisons du Monde Foundation, l’ambition du programme est également de soutenir des stratégies d’alliance et le développement de partenariats équitables et solidaires pour répondre aux enjeux de biodiversité dans les pays en développement. Pour cela, un dispositif de financement de mésoprojets est mis en place et un premier appel à projets s’ouvre du 9 avril au 26 mai 2024. Cet appel à projets permettra de financer une dizaine de projets de terrain pour des montants de subventions compris entre 100 000 € – 250 000 € sur une durée de 24 mois maximum. Le cofinancement apporté via ces subventions représentera au maximum 90 % du budget total du projet. Les projets devront être réalisés dans un pays éligible à l’aide publique au développement selon la liste du CAD de l’OCDE (avec une priorité donnée au continent Africain) et portés par des partenariats de la société civile. Ces partenariats devront obligatoirement être composés d’une organisation de la société civile (OSC) française et d’une OSC locale enregistrée dans un pays en développement. Le projet devra avoir pour objectif principal la préservation de la biodiversité et/ou les Solutions fondées sur la Nature axées sur l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques, s’alignant avec les objectifs du Cadre Mondial de la Nature de Kunming-Montréal. Retrouvez tous les détails de l’appel à projets dans le règlement du concours disponible sur cette page. Pour répondre à cet appel à projets, le formulaire de candidature ainsi que ses annexes doivent être complétés en français ou en anglais et envoyés par mail à l’adresse probiodev@uicn.fr d’ici le 26 mai 2024 (23h59 CEST). Des demandes de clarification pourront être apportées jusqu’au 21 mai 2024. Pour obtenir des informations supplémentaires, le Comité français de l’UICN organise une session d’information en ligne pour répondre à vos questions à propos de l’appel à projets. Pour y participer, veuillez-vous inscrire en utilisant les liens suivants : Ici pour la session en français du 25 avril à 15h00 (CEST) Ici pour la session en anglais du 26 avril à 15h00 (CEST) Les OSC susceptibles de répondre à cet appel à projets sont invitées à manifester leur intérêt dès que possible en envoyant un email à probiodev@uicn.fr Foire aux questions (mise à jour régulièrement en fonction des demandes de clarifications effectuées) L’OSC locale peut-elle être le porteur de projet dans le cadre du partenariat ? Tout à fait ! Les partenariats, composés d’une OSC française et d’une OSC locale, devront être également définis avec un porteur de projet (interlocuteur principal) et d’un partenaire principal. L’OSC locale peut être le porteur de projet ou le partenaire principal dans la demande de financement. De même pour l’OSC française. Est-il possible de former un partenariat à plus de 2 OSC ? De manière exceptionnelle, les partenariats pourront être constitués de trois OSC sous réserve qu’une expertise complémentaire et additionnelle soit apportée et que la pertinence de cette collaboration à plusieurs soit clairement démontrée. Est-il indispensable de candidater en partenariat ? Oui ! Conformément aux directives établies dans le règlement, la qualité et la cohérence du partenariat entre deux OSC sont des critères essentiels lors de la sélection des projets. Il est important que le partenariat entre l’OSC locale et l’OSC française soit bien établi et pertinent pour le projet que vous envisagez de proposer. Nous ne pouvons donc pas directement vous jumeler avec une OSC française ni vous guider dans le processus de recherche et d’établissement de partenariats, qui doivent être adaptés à vos besoins et objectifs spécifiques. Cependant, nous encourageons néanmoins la formation de partenariats solides et complémentaires, où la valeur ajoutée de chaque organisation est clairement démontrée. Est-ce qu’un bureau français et local de la même organisation peuvent-être éligibles en tant que partenariat ? Les deux OSC composant le partenariat doivent être indépendantes, avec leur propre statut, leurs propres organes de décision et leur propre gouvernance. Donc deux antennes ou deux bureaux de la même organisation ne seront pas éligibles pour former un partenariat dans le cadre de cet appel à projets. Elles ne doivent pas être subordonnées l’une à l’autre et doivent avoir leur propre autonomie dans la prise de décisions et la gestion de leurs affaires internes. Nous vous recommandons de consulter attentivement les critères d’éligibilité pour les OSC dans le règlement de concours, y compris les différents statuts pour les OSC françaises et locales, afin d’être pleinement éligibles. Qu’est-ce qu’un partenaire technique secondaire et doit-il respecter les mêmes critères d’éligibilité que l’OSC française ou l’OSC locale ? Un partenaire technique secondaire peut être impliqué dans le projet (et non dans le cadre du partenariat), éventuellement avec des cofinancements ou des rétrocessions d’une partie des fonds pour la mise en œuvre de certaines activités. Le statut d’un partenaire technique secondaire est flexible et peut inclure une entité du secteur privé, associatif, gouvernemental (par exemple, une collectivité locale), de la recherche, etc. Est-ce qu’un centre de
Avis du Comité français de l’UICN sur la compatibilité des projets éoliens en mer avec les aires marines protégées

Le développement de l’éolien en mer figure parmi les priorités de la prochaine Stratégie nationale pour la mer et le littoral (SNML), qui vise à « développer les énergies marines renouvelables pour contribuer à la neutralité carbone 2050 ». En réponse, les démarches sont aujourd’hui engagées sur les quatre façades maritimes françaises pour identifier des zones prioritaires pour des projets d’éolien dans les dix prochaines années et des zones de potentiel à horizon 2050. Ces zones sont actuellement soumises au débat public dans le cadre de la révision des documents stratégiques de façade maritime. Aujourd’hui, neuf zones pour les projets éoliens en mer sont positionnées totalement ou en partie au sein d’une aire marine protégée, et trois parcs éoliens sont déjà attribués (Dunkerque, Dieppe et Fécamp). L’impact environnemental des projets éoliens est pourtant potentiellement important, à la fois sur les espèces et sur les habitats naturels. Pour cette raison, la Directive européenne « Red III » prévoit que les zones désignées pour le déploiement de l’éolien en mer devraient exclure notamment les sites Natura 2000 et les aires marines protégées relevant des régimes nationaux (Parc nationaux, parcs naturels marins…) afin de garantir les objectifs de conservation de la nature, mais aussi des principales routes migratoires des oiseaux et des mammifères marins. Fort de ces constats, le Comité français de l’UICN soutient l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone en 2050 avec le développement des énergies marines renouvelables, mais de façon compatible avec la préservation des zones à enjeux pour la biodiversité, en particulier les aires marines protégées, dont l’objectif principal est la conservation de la nature. Télécharger l’avis complet © photo bandeau : zentilia
Une première liste des champignons menacés en France

Pour la première fois, la Liste rouge des espèces menacées en France s’est portée sur les champignons, explorant la situation des bolets, des lactaires et des tricholomes. Parmi les 319 espèces recensées dans ces trois groupes sur le territoire métropolitain, 12 espèces sont menacées, tandis que 16 autres apparaissent quasi menacées. Appartenant à la catégorie des champignons à chapeau, les bolets, les lactaires et les tricholomes s’observent principalement en forêt et parfois en milieu ouvert, des plaines côtières jusqu’en haute montagne. Ils sont composés d’une partie souterraine filamenteuse, le mycélium, et d’une partie extérieure portant le chapeau, qui contient les spores leur permettant de se reproduire. Nombre d’entre eux vivent en symbiose avec des arbres, qui leur apportent des sucres issus de la photosynthèse et reçoivent en retour de l’eau et des éléments nutritifs. Pour identifier les pressions et orienter les priorités de conservation, le risque de disparition de chacune de ces espèces a été évalué. Ces résultats sont le fruit d’analyses coordonnées par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), avec les connaissances et l’expertise de nombreux mycologues et en collaboration avec l’association AdoniF. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (avril 2024)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN & AdoniF (2024). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Champignons de France métropolitaine : bolets, lactaires et tricholomes. Paris, France Photo bandeau :Tricholome brûlant (Tricholoma aestuans) © Jean-Paul Maurice