Nouveau standard de l’UICN pour évaluer les impacts des espèces exotiques envahissantes

L’UICN a publié le 15 septembre un nouveau standard baptisé EICAT « Environmental Impact Classification of Alien Taxa ». Cette nouvelle méthodologie, développée avec l’appui du Groupe de spécialistes de l’UICN sur les espèces exotiques envahissantes (ISSG/SSC), propose un cadre normalisé pour évaluer et prioriser ces espèces selon l’ampleur de leurs impacts environnementaux. Ce nouveau standard mondial de l’UICN doit contribuer à alerter les acteurs de la conservation et les décideurs politiques sur les impacts des espèces exotiques envahissantes, et à guider la mise en œuvre des mesures de prévention et de gestion nécessaires pour faire face aux défis des invasions biologiques. « Il est essentiel de répondre aux impacts des espèces exotiques envahissantes pour lutter contre l’érosion croissante de la biodiversité et la crise d’extinction, et leurs conséquences importantes sur l’économie, les moyens de subsistance et le bien-être des populations », a déclaré le Dr Jane Smart, directrice mondiale du groupe sur la conservation de la biodiversité de l’UICN. La circulation à un rythme toujours croissant des biens et des personnes dans le monde est à l’origine de l’introduction d’animaux, de plantes, de champignons et d’agents pathogènes dans des zones situées en dehors de leur aire de répartition naturelle. Certaines de ces espèces exotiques peuvent devenir envahissantes et avoir un impact négatif sur leur nouvel environnement. Selon la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN et le récent rapport de l’IPBES sur l’état de la biodiversité (2019), les espèces exotiques envahissantes sont l’une des principales pressions directes à l’origine de l’érosion de la biodiversité et de l’extinction des espèces. Ce nouveau cadre mondial de l’UICN sur les espèces exotiques envahissantes poursuit 5 objectifs : – Identifier les espèces ayant différents niveaux d’impacts environnementaux ; – Faciliter les comparaisons d’impacts en fonction des régions et des groupes taxonomiques ; – Faciliter les prévisions d’impacts potentiels futurs d’espèces dans la région cible et ailleurs ; – Aider à la priorisation des actions de gestion ; – Aider à l’évaluation des méthodes de gestion. « Des informations standardisées sur les espèces exotiques envahissantes sont essentielles pour comprendre et gérer les défis qu’elles posent », a déclaré le Dr Piero Genovesi, président du groupe de spécialistes des espèces exotiques envahissantes de l’UICN (ISSG/SSC), qui a développé l’EICAT. « L’EICAT est un outil qui permet de catégoriser et de comparer les différents impacts des espèces exotiques envahissantes dans le monde, afin d’orienter les politiques et les actions ». La méthodologie EICAT s’inspire de celle développée pour la Liste rouge des espèces menacées. Elle permet de classer, de façon simple et objective, les espèces exotiques dans des catégories d’impacts selon les dommages documentés qu’elles causent. Cinq catégories d’impacts sont définies, par ordre croissant : peu préoccupant, léger, modéré, grave et majeur. Les espèces appartenant aux trois dernières catégories sont considérées comme « problématiques ». La méthodologie est applicable aux niveaux national, régional et mondial. Toutes les évaluations EICAT entreprises au niveau mondial seront disponibles dans la base de données mondiale sur les espèces exotiques envahissantes de l’UICN (GISD). Un besoin exprimé à l’échelle mondial Sur la base du constat qu’il n’existe pas de processus mondial, normalisé et systématique pour évaluer et prioriser les espèces exotiques envahissantes, les Parties à la Convention sur la diversité biologique ont appelé l’UICN à développer un système de classification de ces espèces basé sur la nature et l’ampleur de leurs impacts. Une résolution prise lors du Congrès mondial de la nature de 2016 demandait spécifiquement à la Commission de sauvegarde des espèces de développer une méthodologie de classification des espèces exotiques envahissantes. Après la publication initiale de la méthodologie dans une revue scientifique (Blackburn et al. 2014), des lignes directrices ont été élaborées pour faciliter sa mise en œuvre. Cette première version de la méthodologie a été ensuite testée pour classer les impacts environnementaux des EEE dans différents groupes taxonomiques, mettant le protocole à l’épreuve. Pour qu’une méthodologie devienne un standard de l’UICN, elle devait ensuite passer par un processus de consultation mondiale impliquant le réseau de l’UICN. A l’issue de ces phases de consultation (2017 et 2019), l’intégration des propositions visant à améliorer la méthodologie a donné lieu à la version finale des Catégories et Critères EICAT de l’UICN, ainsi qu’aux Lignes directrices pour son application. En complément à ce nouveau standard, les impacts socio-économiques de ces espèces n’étant pas évalués par celui-ci, une méthodologie complémentaire s’appuyant sur la démarche EICAT a été développée par la même équipe de chercheurs pour la classification des impacts socio-économiques des espèces exotiques envahissantes (Socio-economic impact classification of alien taxa, SEICAT) (voir l’article du Centre de ressources EEE sur ce sujet). L’action du Comité français sur les espèces exotiques envahissantes Le Comité français de l’UICN s’investit depuis plusieurs années pour renforcer la prévention et la gestion des invasions biologiques en France. Grâce à l’initiative sur les EEE en outre-mer et le Centre de ressources sur les EEE (ce dernier étant co-piloté avec l’OFB), le Comité français de l’UICN accompagne l’ensemble des acteurs dans leur réponse à ce phénomène. Il produit, capitalise et met à disposition de nombreuses ressources techniques, méthodologiques et scientifiques sur les EEE, propose des formations, fournit des conseils techniques aux acteurs et favorise le partage d’expériences et le transfert de savoir faire au sein des réseaux d’experts qu’il anime. Plus d’informations – Catégories et Critères EICAT – Lignes directrices pour l’application d’EICAT – Site internet du Centre de ressources sur les EEE – Site internet de l’initiative sur les EEE en outre-mer – Programme espèces du Comité français de l’UICN Bandeau photo : Grenouille taureau (Lithobates catesbeianus) BY-NC-ND Diana Robinson
Visites virtuelles : découvrez les mares de Guadeloupe et Martinique !

Le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-piloté par le Comité français de l’UICN, vous invite à partir à la découverte des mares de Guadeloupe et de Martinique grâce à une visite virtuelle ! LES MARES, UN MILIEU MECONNU MAIS PRECIEUX A BIEN DES EGARDS Après les mangroves de Guadeloupe (« Mangwov » en créole antillais) et les mangroves de Mayotte, (« M’hoko » en shimaoré), le PRZHT vous invite cette fois à découvrir les mares de Martinique et de Guadeloupe (« Autour des mares ») en visite virtuelle ! A l’interface entre l’aquatique et le terrestre, les mares sont des infrastructures naturelles qui fonctionnent en réseau et participent à la régulation et au filtrage des eaux. D’une richesse écologique exceptionnelle, il fait bon de les sillonner pour partir à la découverte de la nature. Malheureusement, les mares ne cessent de régresser depuis plus d’un siècle, victimes de l’urbanisation continue qui cause des remblaiements, des assèchements ou des pollutions. Elles sont également envahies par des espèces exotiques animales (grenouille Scinax, Trachémyde à tempes rouge) ou végétale (jacinthes d’eau) qui contribuent à accélérer leur dégradation : ainsi, elles sont aujourd’hui fortement menacées. Il est urgent de prendre conscience de leur utilité et de leur beauté pour mieux les protéger ; particulièrement en Guadeloupe et en Martinique où l’insularité tend à aggraver la situation. Avec cette visite virtuelle, découvrez 5 mares en Guadeloupe à Grande-Terre (Anse Colas, Fidélin), Basse-Terre (Pointe Allègre, Houëlmont) et aux Saintes (Grand Trou) et 3 mares en Martinique : Domaine de Grand Macabou, Pont Café et Baie des Anglais. Ces mares sont représentatives de tous les milieux : littoral, agricole, urbain, de prairie, forestier. Que vous habitiez aux Antilles, en métropole ou ailleurs, vous pouvez dès à présent partir à la découverte des mares de Martinique et de Guadeloupe : elles se révéleront à vous comme vous ne les avez jamais vues ! Ces visites virtuelles ont pu être réalisées par Géographique grâce au soutien de la DEAL Guadeloupe, l’Office de l’Eau de Martinique, la parc national de Guadeloupe, le parc naturel régional de la Martinique et la Commune des Abymes. Plus d’informations – La visite virtuelle dans les mares de Martinique et de Guadeloupe – Toutes les visites virtuelles du Pôle-relais Zones Humides Tropicales – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN – En savoir plus sur le PRZHT Photo bandeau : mare de Houëlmont à Basse-Terre, Guadeloupe © Laurent Juhel
La Fête de la nature 2020 arrive bientôt !

La 14e édition de la Fête de la Nature se tiendra cette année du 7 au 11 octobre ! A cette occasion, des milliers de manifestations sont organisées par les réseaux publics et associatifs de protection et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne. Quel thème en 2020 ? : Prenons-en de la graine ! Partout en France, des citoyens, des associations, des mairies, des écoles, des entreprises… agissent concrètement pour préserver et favoriser la biodiversité. Ces acteurs expérimentent, échouent parfois, recommencent puis finissent un jour par récolter les fruits de leur engagement. Car la nature est généreuse, elle nous rend chaque petit geste en bonheur. Du 7 au 11 octobre, en partenariat avec le Congrès mondial de la nature (UICN) qui se tiendra à Marseille (dates en cours de révision), la Fête de la Nature 2020 propose de vivre dans toute la France, sur le terrain, les résultats positifs et visibles de ces milliers d’actions : des sauterelles et papillons de retour au jardin, aux espèces menacées ou oubliées reprenant vie au cœur de grands espaces naturels et cultivés, découvrons-les en compagnie de tous ces « faiseurs de nature » qui font germer des idées et pousser des initiatives. « Prenons-en de la graine » pour, à notre tour, semer l’envie d’agir ! ENVIE DE PARTICIPER À LA 14ÈME ÉDITION ? Trouvez une manifestation près de chez en découvrant le programme complet par date ou par thématique (Les espaces naturels protégées, Prenons-en de la graine, Agriculture et biodiversité, Ouvertures de jardins, La nature se fête dans les prisons et Parcours biodiversité géolocalisés) en vous rendant sur le site internet. Plus d’informations – Site internet de la Fête de la nature – La Fête de la nature et le Comité français de l’UICN – Le programme Education et Communication
« Outre-Mer Grandeur Nature » une exposition photographique inédite au Sénat

Pour la première fois, les 13 territoires français d’outre-mer sont mis à l’honneur sur les grilles du Jardin du Luxembourg à travers une exposition photographique inédite présentée par OcéIndia en collaboration avec le Comité Français de l’UICN du 19 septembre 2020 au 17 janvier 2021. « Outre Mer Grandeur Nature » présente un collectif de 30 photographes de tous les horizons et territoires, comme Laurent Ballesta, Gaby Barathieu ou encore Fabien Lefebvre. Grâce aux collectivités d’outre-mer, la France est présente dans 4 des 36 points chauds de la biodiversité mondiale (Caraïbes, Amazonie, Océan Indien, Pacifique) et constituent des lieux sensibles et prioritaires pour la conservation de la biodiversité. Cette exposition propose au public une immersion dans l’exceptionnel patrimoine naturel des outre-mer français, de la forêt tropicale luxuriante de Guyane, aux manchots des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), en passant par les mangroves, les cétacés, les oiseaux et les mammifères des territoires ultramarins. Au delà de ces découverte, elle mettra l’accent sur les aires protégées dont l’enjeu fondamental est le maintien de la biodiversité. Plus d’informations – Le programme « Outre-mer » du Comité Français de l’UICN – Site internet du Sénat – Le dossier de presse de l’exposition
Second report du Congrès mondial de la nature de l’UICN

L’UICN et le gouvernement français viennent d’annoncer un deuxième report du Congrès mondial de la nature en raison de la crise sanitaire mondiale. Il se tiendra à Marseille au Parc Chanot, normalement plus tard dans l’année 2021. Les nouvelles dates ne sont pas encore connues et seront confirmées prochainement. Le communiqué officiel est consultable sur le site du congrès mondial ainsi que de nouvelles informations (questions/réponses) sur la réorganisation du congrès. Une partie des décisions prévues à l’ordre du jour de l’Assemblée générale, comme l’adoption du nouveau programme et le plan financier 2021-2024 de l’UICN, les motions de gouvernance et les mandats des commissions, seront votées électroniquement début 2021. – Les dates du Congrès seront fixées dès que possible. Celles-ci devraient se situer plus tard dans l’année 2021, mais la décision finale dépendra de la disponibilité du site du Congrès, de l’agenda international de travail sur la biodiversité, ainsi que d’un certain nombre d’autres facteurs. Avant tout, les nouvelles dates devront permettre à un maximum de participants du monde entier de se rendre à Marseille en toute sécurité. Le site du Congrès reste le même – Parc Chanot. – En principe, le Congrès reporté maintiendra les mêmes éléments qui avaient été prévus pour janvier 2021. Les Pitchs des intervenants continueront d’être organisés de façon virtuelle, et un certain nombre d’autres sessions adopteront un format hybride, qui comprendra des fonctionnalités interactives telles que des fonctions de chat, par exemple. – Un certain nombre de décisions clés de l’Assemblée des Membres, indispensables à la stabilité institutionnelle de l’UICN, seront prises par vote électronique au début de 2021. Toutes les autres décisions seront approuvées lors de l’Assemblée des Membres, qui aura lieu conjointement avec le Forum et l’Exposition lors du Congrès lui-même. – Les inscriptions sont temporairement fermées et les inscriptions existantes seront transférées aux nouvelles dates. Plus d’informations – Communiqué de presse officiel – Questions/Réponses sur le Congrès mondial de la nature de l’UICN – Site internet du Congrès – La mobilisation du Comité français de l’UICN pour le Congrès
L’ONU lance un avertissement : L’humanité est à la croisée des chemins en ce qui a trait à la nature

ONU – CDB, 15 septembre 2020. La nature souffre énormément et son état se détériore malgré les progrès encourageants réalisés dans plusieurs domaines d’intervention. Un rapport important des Nations Unies prévient que huit changements transformateurs doivent être effectués en toute urgence pour protéger le bien-être humain et sauver la planète. Le rapport est publié alors que la pandémie de la COVID-19 force les gens à réévaluer leur relation avec la nature et à examiner les conséquences profondes d’un appauvrissement continu de la biodiversité et de la dégradation continue des écosystèmes sur leur bien-être et leur survie. Le cinquième rapport des Perspectives mondiales de la diversité biologique, publié par la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), présente un aperçu faisant autorité de l’état de la nature. Il s’agit de la fiche de rendement finale des progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs mondiaux pour la biodiversité à l’horizon 2020 convenus en 2010, qui présente les enseignements tirés et les meilleures pratiques pour se mettre sur la bonne voie. « Ce rapport phare met en évidence le fait que « l’humanité est à la croisée des chemins en ce qui concerne l’héritage que nous voulons laisser aux futures générations », a déclaré Mme Elizabeth Maruma Mrema, Secrétaire exécutive de la CDB. « Il se passe de bonnes choses à l’échelle de la planète, et nous devons les célébrer et les encourager. Le taux d’appauvrissement de la diversité biologique atteint toutefois un niveau sans précédent dans l’histoire de l’humanité et la pression s’intensifie. Les systèmes vivants de la Terre sont compromis dans leur ensemble, et plus l’humanité exploite la nature de manière non durable et mine sa contribution aux populations, plus nous mettons en péril notre propre bien-être, notre sécurité et notre prospérité. » Mme Mrema poursuit : « De nouvelles occasions de transmission de maladies dévastatrices aux humains et aux animaux émergent, comme le coronavirus de cette année, pendant que la nature se dégrade. Bien que le temps presse, la pandémie nous a également démontré que les changements transformateurs peuvent être effectués lorsque la situation l’exige. » « Les décisions et le niveau des mesures que nous prendrons aujourd’hui auront d’importantes conséquences pour toutes les espèces, y compris la nôtre, pour le meilleur et pour le pire. » Quant aux Objectifs d’Aichi pour la biodiversité, établis en 2010, l’analyse des sixièmes rapports nationaux à la CDB et des plus récentes conclusions scientifiques révèle que sept des 60 « éléments » ou critères de succès des 20 objectifs ont été atteints et que des progrès ont été réalisés pour 38 autres. Le niveau de progrès demeure inconnu ou un éloignement par rapport à l’objectif a été constaté pour 13 éléments, et le niveau de progrès est inconnu pour deux autres éléments. Le rapport conclut que six des 20 objectifs (9, 11, 16, 17, 19 et 20) ont été partiellement atteints à l’échéance de 2020. Selon le cinquième rapport des Perspectives mondiales de la diversité biologique, un objectif est partiellement atteint lorsqu’au moins un élément distinct a été réalisé. Par exemple, les éléments de l’objectif 11 liés à la proportion des terres et des océans protégés ont été réalisés, mais non les éléments liés à la qualité des aires protégées. De même, en ce qui concerne l’objectif 19, les connaissances relatives à la biodiversité se sont améliorées, mais n’ont pas été diffusées ni appliquées à grande échelle. En ce qui concerne l’objectif 20, les ressources financières allouées à la biodiversité par le biais des flux internationaux et l’aide publique au développement ont doublé. Cependant, l’augmentation de ces financements reste largement insuffisante par rapport aux besoins pour la protection de la biodiversité. Presque tous les Etats Parties à la Convention (87%) ont produit leurs rapports nationaux à la CDB qui présentent les actions réalisées. Cependant, ces plans nationaux d’actions (SPANB) sont mis en oeuvre de manière très variable. Le cinquième rapport des Perspectives mondiales de la diversité biologique cite plusieurs mesures nationales et programmes exemplaires sans lesquels les conditions seraient encore pires (par exemple, un taux d’extinction plus élevé). Le rapport fournit d’autres exemples : les taux de déboisement continuent à chuter, l’éradication des espèces exotiques envahissantes des îles est à la hausse et la sensibilisation à la biodiversité semble être à la hausse. « Les mesures prises doivent être intensifiées et passer de mesures propres aux projets à des mesures plus larges et systémiques », ajoute Mme Mrema. « De plus, il faut resserrer l’écart entre les ambitions nationales et les mesures prises. Les informations fournies à la partie III du cinquième rapport des Perspectives mondiales de la diversité biologique portent sur les mesures et le type d’actionsnécessaires à compter de maintenant. » Pistes d’actions Le rapport lance un appel à délaisser « statu quo » dans tout un éventail d’activités humaines. Il donne les grandes lignes de huit transitions qui reconnaissent la valeur de la biodiversité, le besoin de restaurer les écosystèmes desquels dépend toute l’activité humaine et l’urgence de réduire les impacts négatifs de ces activités : – La transition relative aux terres et forêts : Conserver les écosystèmes intacts, restaurer les écosystèmes, lutter contre la dégradation et l’inverser, et utiliser l’aménagement du territoire au niveau des paysages pour éviter, réduire et atténuer le changement d’affectation des terres. – La transition à l’agriculture durable : Reconception des systèmes agricoles en utilisant des approches agroécologiques ou autres approches innovantes afin d’augmenter la productivité tout en réduisant au minimum les effets néfastes sur la biodiversité. – La transition à des systèmes alimentaires durables : Favoriser les régimes alimentaires durables et sains mettant l’accent sur une diversité d’aliments, principalement à base de plantes, et une consommation plus modérée de viande et de poisson, ainsi qu’une réduction considérable des déchets et du gaspillage dans la chaîne alimentaire et la consommation. – La transition à la pêche et des océans durables : Protéger et restaurer les écosystèmes marins et côtiers, rebâtir la pêche et gérer l’aquaculture et les autres utilisations des océans, afin de garantir la durabilité et d’accroître
Le concours Capitale française de la biodiversité 2021 est lancé !

Le concours « Capitale française de la Biodiversité » 2021 sur le thème « eau et biodiversité » est lancé. Le Comité français de l’UICN s’associe une nouvelle fois à ce concours national qui met en lumière, chaque année depuis 2010, des actions exemplaires de préservation de la biodiversité par des communes et intercommunalités. Cette édition récompensera les collectivités qui agissent dans la gestion écologique de la ressource en eau. Qui sera élue « Capitale française de la Biodiversité » 2021 ? Pour cette nouvelle édition, les collectivités peuvent candidater en mettant en avant leurs actions de préservation des zones humides, de restauration de la continuité écologique des cours d’eau et du littoral. Les initiatives de gestion des eaux pluviales, de désimperméabilisation, de lutte contre le risque d’inondation ou contre les conséquences du changement climatique via des Solutions fondées sur la Nature peuvent également être valorisées, tout comme la protection de la ressource en eau potable. Les collectivités ont jusqu’au 31 décembre 2020 pour remplir le dossier de candidature. Au printemps 2021, le concours désignera la Capitale française de la Biodiversité 2021 et les meilleures collectivités par catégorie (villages, petites villes, villes moyennes, grandes villes, intercommunalités). Un dispositif de sensibilisation et de formation des acteurs locaux Au-delà du concours, Capitale française de la Biodiversité est un dispositif de sensibilisation et de formation pour les collectivités. Le dispositif valorise les bonnes pratiques, les dispositifs d’animation territoriale et favorise des échanges entre acteurs locaux. Que ce soit pour une collectivité pionnière et déjà largement engagée dans des politiques publiques de préservation et de restauration de la biodiversité ou pour une ville ou intercommunalité simplement au début d’une démarche, l’opération Capitale française de la Biodiversité est un outil performant de sensibilisation, d’accompagnement dans le changement, d’émulation et de soutien collectif. Un accompagnement des collectivités pour candidater Plusieurs outils sont mis à la disposition des collectivités qui souhaitent candidater : – Un cycle de webinaires pour informer et sensibiliser les collectivités – Des événements en présentiel (ateliers locaux et régionaux, visites inspirantes…) dès septembre partout en France, dans le respect des mesures sanitaires en vigueur. – Un questionnaire simplifié est proposé aux collectivités reconnues ou candidates à l’initiative « Territoires engagés pour la nature » pour participer au concours (mutualisation des dossiers de candidature). En 2019, 148 communes et intercommunalités ont participé au concours. La Métropole de Lyon avait été élue « Capitale française de la Biodiversité 2019 » pour ses actions exemplaires sur le thème « Climat : la nature source de solutions ». Le calendrier – 31 décembre 2020 : clôture des candidatures – Hiver 2021 : évaluation des candidatures par le comité scientifique et technique du concours – Printemps 2021 : organisation de visites de terrain pour les dossiers retenus – Mi-mai 2021 : annonce du palmarès et cérémonie de remise des prix Les Ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, l’Office français de la biodiversité (OFB), l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF), l’association Plante & Cité centre d’ingénierie sur la nature en ville, et le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA) sont les organisateurs de ce concours national, auquel sont associés de nombreux partenaires. Le concours Capitale française de la Biodiversité est placé sous le haut patronage du secrétariat exécutif de la Convention sur la diversité biologique et contribue à l’agenda de l’action pour la nature et les peuples en vue de la COP15 en Chine. Pour en savoir plus : www.capitale-biodiversite.fr PLUS D’INFORMATIONS – Déposez votre candidature sur le site de Capitale française de la biodiversité – Consulter le communiqué de presse du 1er septembre 2021 – Le site internet du Comité français de l’UICN dédié aux collectivités – Le programme « Politiques de la biodiversité »
Nos podcasts avec RFI

En amont du Congrès mondial de la nature de l’UICN, une série d’émissions décryptant les enjeux de biodiversité, en partenariat avec le Comité français de l’UICN, est diffusée sur Radio France International (RFI) dans l’émission “C’est pas du Vent” d’Anne-Cécile Bras.
Un kit pédagogique sur le climat et la biodiversité : « A nous d’agir pour la Terre »

Dans la continuité des kits sur la biodiversité, l’Adphile une association qui a pour objet de promouvoir le loisir philatélique, a de nouveau souhaité sensibiliser la jeunesse à l’érosion de la biodiversité en développant cette année des kits pédagogiques sur le climat et la biodiversité. Destinés aux élèves du CP à la 5ième, ils ont été élaboré en partenariat avec le Comité français de l’UICN, le Conservatoire du Littoral et d’autres organisations. Diffusé à près de 60 000 enfants, le kit scolaire pour la rentrée 2020 « A nous d’agir pour la Terre » a pour objectif de donner à ces classes les clés pour comprendre l’interdépendance entre le climat, la biodiversité et les activités humaines. Le kit est composé de 4 chapitres : • s’interroger sur la formation du climat et l’effet de serre • s’interroger sur les conséquences des activités humaines • comprendre les interactions entre climat et biodiversité • s’interroger sur les actions à mener Chaque activité pédagogique de ce kit permet d’engager des échanges et des débats. L’objectif est de conduire les élèves à s’interroger sur les liens entre le dérèglement climatique et la biodiversité en relation avec les objectifs de développement durable et d’identifier les actions à mettre en oeuvre en s’appuyant sur la nature. Les Solutions fondées sur la Nature, actions qui s’appuient sur les écosystèmes afin de relever les défis globaux comme la lutte contre les changements climatiques, la gestion des risques naturels, la santé, l’accès à l’eau, la sécurité alimentaire, y sont à l’honneur. Plus d’informations – Télécharger le kit « A nous d’agir pour la Terre » – Le kit « Connaître, comprendre et agir pour la biodiversité » et les plaidoyers pour la biodiversité rédigés par les élèves – Site internet de l’Adphile – Adphile email : philcom.adphile@laposte.net / tél. : 01 41 87 42 21 – Programme Education et communication – Programme Ecosystèmes
Fête de la nature : Dernier mois pour inscrire son évènement

La Fête de la Nature, c’est cinq jours de manifestations gratuites pour permettre à tous les publics de vivre une expérience de la nature à son contact. Les 300 premières manifestations pour l’édition 2020 sont désormais visibles du public avec de très beaux exemples d’actions positives à découvrir dans le cadre de la thématique « Prenons-en de la graine ! », mais aussi des rendez-vous dans les espaces naturels protégés, des ouvertures de jardins de particuliers. Envie d’intégrer cette programmation ? Il reste un mois pour inscrire ses propositions sur fetedelanature.com – la date limite est fixée au 30 septembre Les évènements inscrits dans le cadre de la la Fête de la Science ou du Jour de la Nuit qui se tiendront en même temps que la 14e édition de la Fête de la Nature, du 7 au 11 octobre peuvent être compatibles avec la Fête. Si les animations imaginées répondent à la charte de la Fête de la Nature, il est possible de les inscrire sur fetedelanature.com pour démultiplier leur promotion ! Des outils pour guider les organisateurs Des tutoriels vidéos donnant toutes les étapes à suivre pour concrétiser la mise en ligne d’une manifestation sont disponibles ainsi qu’un guide pour l’organisateur et un kit réseaux sociaux pour promouvoir sa manifestation. Pour contacter les médias locaux, un kit presse est également mis à disposition. Plus d’informations – Tutoriels vidéos – Guide de l’organisateur – Kit réseaux sociaux – Site internet de la Fête de la nature – La Fête de la nature et le Comité français de l’UICN – Le programme Education et Communication