Des prolongations pour le concours « Les Enfants pour la Biodiversité »

Lancé par Milan Presse en octobre 2019, « Les enfants pour la biodiversité » est un projet de sensibilisation des élèves de CM2 dans la perspective du Congrès mondial de la nature de l’UICN. Près de 400 classes de métropole et d’Outre-Mer se sont investies dans ce concours national ayant pour thème la biodiversité.  En raison du contexte sanitaire, les classes ont désormais jusqu’au 11 mai pour pouvoir déposer leurs travaux : reportage documenté et affiche pour défendre la biodiversité.     L’opération Les enfants seront amenés à enquêter en profondeur sur le thème défini par les enseignants : chauve-souris, martin pêcheur, caméléon… Autant d’espèces à étudier pour prendre conscience des enjeux de l’environnement. Le Comité français de l’UICN est partenaire de Milan Presse aux côtés de la Fondation Varenne et de l’Office Français pour la Biodiversité : son réseau accompagne les enseignants qui le souhaitent dans les enquêtes sur la nature autour de l’école.   Plus d’informations – Le site internet de l’opération – Le journal 1jour1actu – La vidéo 1jour1question “C’est quoi la biodiversité ?”

Des plaidoyers pour la biodiversité rédigés par des élèves

Pour la rentrée 2019, des kits “Connaître, comprendre et agir pour la biodiversité !” ont été édités et diffusés auprès des écoles qui en ont fait la demande. L’éducation à l’environnement étant essentielle, le Comité français de l’UICN a participé à l’élaboration des kits de l’Adphile. Ils étaient accompagnés de fiches pour construire un plaidoyer pour la biodiversité. Aujourd’hui, ils sont disponibles ! 800 classes du CP à la 6ème y ont participé ! Elles ont exposé dans un texte, illustré par le timbre, les actions identifiées comme prioritaires par les élèves. Les textes seront remis de manière collective aux instances représentatives (Etat et associations partenaires) et présentés lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN sur le stand du Comité français de l’UICN. Un livre blanc sera ensuite remis au Ministre de l’Education nationale.   Des sujets variés en faveur de la biodiversité Au secours des insectes Certains insectes comme l’abeille, le papillon, la coccinelle se font de plus en plus rares dans nos campagnes. Ils sont indispensables dans la chaîne alimentaire et donc aussi pour l’homme. Afin d’éviter leur extinction, je propose : – de prévoir des coins sauvages et d’installer des hôtels à insectes dans le jardin ; – de planter des fleurs qui attirent les abeilles et les papillons ; – de ne plus utiliser aucun pesticide, en plus la coccinelle est une très bonne alternative puisqu’elle préserve les fleurs et légumes des pucerons. Alexandre Viel en classe de cinquième au Collège Les Saints Anges à Pontivy  ( 56 Morbihan )   Protéger les océans Il faut commencer par jeter moins de plastique dans l’océan. Il faudrait créer une organisation de plongeurs pour aller ramasser les déchets dans la mer. Pour sauver les espèces animales marines, il faudrait limiter la pêche, faire attention aux coraux qui n’aiment pas les eaux polluées, surveiller les bateaux pour éviter qu’ils mettent du carburant dans l’eau en cas d’accident (marée noire). Stanislas Gourdin, CE2, Ecole Saint Joseph, 59730 Solesmes   Aidons la forêt Bonjour, je  m’ appelle Maryam Quand  j’  avais  6  ans  je  suis  allée  dans  une  forêt magnifique. Mais, quand j’y suis revenue, j’ai vu que des gens étaient en train de l’améliorer. Ils plantaient des graines pour agrandir la forêt. Donc je voudrais passer un message : continuer comme ça ! Un jour, de nouvelles espèces apparaîtront et la biodiversité nous apportera peut-être de nouveaux fruits qui seront les médicaments naturels de demain. CM2, Les Guiblets / 94000 Créteil   Plus d’informations – Découvrir les plaidoyers – Le kit “Connaître, comprendre et agir pour la biodiversité !” – L’association philatélique Adphile – Le programme Education et communication du Comité français de l’UICN

La Fête de la Nature 2020 reportée en octobre

En raison des incertitudes liées aux mesures de confinement, l’association Fête de la Nature a pris la décision de reporter sa 14ème édition. Elle se tiendra du 7 au 11 octobre, durant l’automne sur tout le territoire français, en métropole comme en Outre-mer. A l’issue de cette période particulière, proposer une occasion gratuite de renouer le lien avec la nature prend encore plus de sens ! La thématique « Prenons-en de la graine » restera d’actualité pour octobre. Celle-ci invite à montrer les résultats d’initiatives (ou d’initiatives repérées) en faveur de la biodiversité, en privilégiant les actions reproductibles qui peuvent inspirer plus largement. Ces dernières ne doivent pas nécessairement être impressionnantes afin que chacun ait la possibilité de partager son expérience. L’occasion de dispenser des astuces et conseils pour parvenir à des changements rapides et encourageants.   Déjà 500 projets proposés Une très belle dynamique de projet avait déjà été initiée. Si vous en faites partie, vous serez notifié par mail et aurez la possibilité de modifier les dates pour les soumettre à nouveau. Si vos projets étaient en cours de préparation, vous disposez d’un peu plus de délai pour les adapter voire en proposer de nouveaux. Les organisateurs auront jusqu’au 30 septembre pour finaliser leur inscription.   Plus d’informations – Le site internet de la Fête de la nature – Le Guide de l’organisateur – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 et la Fête de la nature – Le programme Education et communication

Lancement de l’agenda du Festival Vivant!

Le Comité français de l’UICN accompagne le festival Vivant, une manifestation nationale culturelle exceptionnelle se déroulant de mars à octobre 2020, qui a pour but de pour mobiliser l’opinion et la sphère publique sur les enjeux de biodiversité.  A travers ce festival, Vivant veut promouvoir auprès du grand public une nouvelle culture de la nature en engageant des acteurs de la conservation de la nature tels que des artistes et acteurs culturels et mais également des lieux (des réserves naturelles, des musées, des centres d’art, des associations et institutions) et tous sous une bannière commune pour faire émerger du grand public et des acteurs politiques une prise de conscience collectives et mener des actions concrètes pour la biodiversité.  Des artistes et des acteurs de la conservation qui se réunissent pour défendre une approche sensible du vivant et de la biodiversité  Les enjeux sont d’inscrire la culture à l’agenda politique de la transition écologique, de favoriser la synergie entre les acteurs culturels et les acteurs de la conservation mais aussi d’encourager la reconnexion à la nature et faire participer le grand public par une approche innovante basée sur la sensibilité, l’émotion et l’imagination, afin de les inciter à s’engager dans la préservation de la biodiversité.  Vivant! propose donc un parcours culturel d’envergure nationale, fait de rencontres, performances, expositions, projections, ateliers participatifs et expérimentations artistiques pour la biodiversité regroupés dans un agenda commun  qui a été lancé ce 25 mars. Au programme : Carnets d’exploration : Cap sur la biodiversité Au Muséum d’histoire naturelle du Havre Du 28 mars au 8 novembre Barbara Réthoré et Julien Chapuis, biologistes-explorateurs, médiateurs scientifiques et chargés d’enseignement universitaire, fondent en 2015 Natexplorers, une structure d’exploration et de culture scientifique. L’exposition part sur leurs traces lors de trois expéditions : les premières en Amérique centrale, la dernière en date à Madagascar.    Le Jardin, refuge pour la biodiversité : Accueillir et connaître la biodiversité en ville Yes We Camp Du 8 mars au 7 juin 6 ateliers et balades les dimanches de 10h à 13h pour découvrir la biodiversité du parc Foresta à Marseille et croiser les disciplines : travail sur les plantes tinctoriales, ateliers cuisines, fabrication d’un herbier, etc.   C’est une diversité d’événements et pour tous publics que l’on retrouve dans l’agenda Vivant!  Tous les évènements du Festival Vivant! sont disponibles ici   Plus d’informations – Site internet du Festival Vivant! – Le prix Coal – Agenda Vivant! – Découvrir l’interview “Composer un nouveau pacte avec le vivant” de Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN

Liste rouge mondiale : Le nombre de Rhinocéros noirs d’Afrique en augmentation

Le Rhinocéros noir d’Afrique reste en danger critique d’extinction mais sa population augmente lentement grâce aux efforts de conservation réalisés contre les menaces persistantes du braconnage, selon la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN.  Entre 2012 et 2018, la population de rhinocéros noirs (Diceros bicornis) en Afrique a connu une croissance annuelle modeste de 2,5 %, passant respectivement d’environ 4 845 à 5 630 animaux sauvages. Selon cette mise à jour, les modèles démographiques prévoient au cours des cinq prochaines années une nouvelle augmentation lente. La Liste rouge des espèces menacées de l’UICN compte aujourd’hui 116 177 espèces dont 31 030 sont menacées d’extinction.   L’augmentation du nombre de rhinocéros noirs est principalement due aux efforts continus d’application des lois et aux mesures de gestion de ses populations, comprenant des déplacements de rhinocéros sélectionnés dans des populations établies vers de nouveaux sites pour maintenir d’autres populations et accroître l‘aire de répartition de l’espèce. Une sous-espèce de Rhinocéros noir, le Rhinocéros noir du Sud-Ouest (D. b. bicornis) – précédemment évaluée comme « Vulnérable » – a eu une croissance démographique suffisante au cours des trois dernières générations pour être nouvellement classée comme « Quasi menacée ».  Les deux autres sous-espèces survivantes, le Rhinocéros noir du Sud-Est (D. b. minor) et de l’Est (D. b. michaeli), restent toutes les deux « En danger critique d’extinction » après de fortes baisses constatées entre 1970 et le milieu des années 1990. Bien que ces trois sous-espèces soient en lent rétablissement, elles restent dépendantes de la poursuite des actions de conservation. L’autre espèce de rhinocéros d’Afrique, le Rhinocéros blanc (Ceratotherium simum), est toujours classée comme « Quasi menacée » sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN.  Le nombre d’individus de la sous-espèce de Rhinocéros blanc du Sud (C. s. simum) a diminué de 15% entre 2012 et 2017 passant d’environ de 21 300 à 18 000 animaux, ce qui a largement annulé la majeure partie de la croissance de son nombre de 2007 à 2012. Ce déclin récent est dû en grande partie aux hauts niveaux de braconnage dans le parc national Kruger en Afrique du Sud, qui abrite la plus grande population de Rhinocéros blanc. Une autre sous-espèce de Rhinocéros blanc, le Rhinocéros blanc du Nord (C. s. cottoni) reste « En danger critique » (possiblement éteinte à l’état sauvage). Le Rhinocéros blanc est plus vulnérable au braconnage car il a de plus grandes cornes et préfère les habitats plus ouverts, il est donc plus facile à trouver que le Rhinocéros noir. Le braconnage des rhinocéros d’Afrique pour approvisionner le commerce international illégal de corne de rhinocéros reste la principale menace pour les deux espèces. Cependant, les fortes mesures prises par les Etats, les propriétaires fonciers privés et les communautés locales ont un effet positif : le braconnage des rhinocéros enregistré sur le continent a baissé ces dernières années. Après un pic en 2015, lorsqu’un minimum de 1 349 rhinocéros braconnés ont été retrouvés, soit en moyenne 3,7 rhinocéros braconnés par jour – ce nombre a diminué chaque année depuis. En 2018, il y avait un minimum de 892 rhinocéros braconnés, approximativement 2,4 rhinocéros braconnés par jour soit un toutes les 10 heures. Les données préliminaires de 2019 indiquent que les niveaux de braconnage ont encore diminué.  Bien que les efforts de conservation soient efficaces, les coûts liés à la sécurité des rhinocéros ont considérablement augmenté et les prix de vente d’animaux vivants ont considérablement diminué au cours de la dernière décennie, réduisant les incitations pour les propriétaires fonciers privés et les communautés à les protéger. Avec environ la moitié des Rhinocéros blancs et près de 40 % des Rhinocéros noirs aujourd’hui conservés sur des terres privées ou gérées par les communautés, la tendance croissante à considérer les rhinocéros comme un fardeau coûteux pourrait limiter ou inverser l’expansion de l’aire de répartition et des effectifs de ces espèces.   Plus d’informations – L’article complet sur le site de l’UICN (en anglais) – Contacts : Harriet Brooker, IUCN Media Relations, +44 7960 241862, harriet.brooker@iucn.org / Matthias Fiechter, IUCN Media Relations, +41 79 536 0117, matthias.fiechter@iucn.org – La Liste rouge mondiale des espèces menacées

2020, année décisive pour stopper le déclin de la biodiversité

A moins de 3 mois du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 à Marseille, le Comité français de l’UICN appelle à la mobilisation pour la sauvegarde de la biodiversité, en danger en France comme dans le monde. Les chiffres sont éloquents et les constats scientifiques sont unanimes : la biodiversité disparaît à un rythme alarmant dans le monde. La France n’est pas épargnée. Si un oiseau sur 8 est menacé au niveau mondial c’est un oiseau sur 3 en France  ! « La destruction et la fragmentation des milieux naturels est la principale cause de la disparition de la biodiversité avec la surpexploitation des espèces, le changement climatique, la pollution et les espèces envahissantes » indique Sébastien Moncorps, directeur du Comité Français de l’UICN.   2020 : L’ANNÉE DES SOLUTIONS ET DES DÉCISIONS L’année 2020 sera décisive et, espérons-le, historique pour mettre fin au déclin alarmant de la biodiversité. Le Congrès mondial de la nature de l’UICN, le plus grand événement mondial jamais organisé sur la biodiversité se tiendra à Marseille du 11 au 19 juin, et il sera suivi par la COP15 Biodiversité de l’ONU en Chine, en octobre. Des décisions fortes sont attendues pour renverser la tendance et déployer massivement des solutions. Les 55 organismes et 250 experts du Comité français de l’UICN  appellent à la mobilisation et à l’action sur huit enjeux d’importance mondiale et nationale : – Les espèces menacées – Les écosystèmes (Forêts, Océan et littoraux) – Les aires protégées – Les Solutions fondées sur la Nature pour lutter contre le changement climatique – La biodiversité en outre-mer – La déforestation importée – L’artificialisation des sols – Les alternatives aux pesticides Grâce à son réseau d’organisations membres et d’experts, le 2eme dans le monde, une intense préparation a été mise en place pour être au rendez-vous et être force de propositions : plus de 100 évènements préparés, 18 recommandations politiques rédigées, un pavillon organisé avec toute une programmation, une mobilisation des différents acteurs engagée, des actions de sensibilisation lancées sur les enjeux de la biodiversité. La mobilisation est déjà en cours pour que cette année 2020 soit exceptionnelle !    Plus d’informations – Communiqué de presse – Dossier de presse – Page dédiée au congrès – Notre feuille de route pour 2020 – Nos programmes d’actions – Le site internet du congrès – Contact : Anne Pellier, Coordinatrice nationale pour le Congrès Mondial de l’UICN 2020