5 nouveaux sites français sur la Liste verte des aires protégées de l’UICN

L’UICN a inscrit six nouveaux sites – dont cinq situés en France – sur sa liste verte des aires protégées. La France est à ce jour le pays qui compte le plus grand nombre de sites lauréats dans le monde. Lancée en 2014, la Liste verte des aires protégées de l’UICN est un label international qui vise à reconnaître à travers le monde, des aires protégées qui sont gérées équitablement et efficacement, avec des impacts positifs sur la nature et les sociétés. Ce standard fournit une référence mondiale en matière de gestion efficace et de gouvernance de qualité, qui incite à améliorer la performance et l’atteinte des objectifs de conservation. Pour être inscrit sur la Liste verte, un site doit en effet répondre à 17 critères d’excellence en matière de gouvernance, de gestion, de planification et de résultats de conservation. Au cours de sa dernière session en date du 20 mars 2019, le Comité international de la Liste verte a inscrit six nouveaux sites : la réserve de biosphère Isla San Pedro Mártir au Mexique et cinq sites français, à savoir le Parc national des Ecrins, la Réserve de chasse et de faune sauvage de Donzère-Mondragon, les réserves biologiques dirigées du Hochfeld et du Champ du feu, et le Parc naturel marin d’Iroise. La Liste verte compte à présent 46 sites labellisés dont 14 sont situés en France métropolitaine et d’outre-mer, faisant de notre pays celui qui rassemble le plus grand nombre de sites lauréats dans le monde. Depuis son lancement, le nombre de pays qui se sont engagés dans ce dispositif volontaire a quadruplé, passant de 8 à plus de 35, sur tous les continents. Ce sont près de 300 sites qui se sont portés volontaires pour s’engager à atteindre ce standard de qualité, parmi lesquels en France, les réserves naturelles nationales dans le Massif du Mont Blanc et un réseau d’espaces naturels sensibles dans le département de l’Essonne. D’ici 2020, l’objectif de l’UICN est d’engager au moins 1000 sites dans 50 pays, d’accroître leur performance et d’inscrire au moins 200 sites sur la Liste verte de l’UICN, démontrant des résultats de conservation réussie. Le Comité français de l’UICN poursuivra son implication dans le déploiement de la Liste verte en France en accompagnant les différents gestionnaires intéressés dans leurs candidatures à la Liste verte.   Plus d’informations – L’article international de l’UICN sur ce sujet – Le programme Aires protégées du Comité français de l’UICN – Retour sur la Cérémonie nationale de la Liste verte des aires protégées de l’UICN 2018 Photo bandeau : 078856 Lagopède alpin en été – mâle face au Pelvoux © Telmon Jean-Philippe, Parc national des Ecrins

Un arbre menacé de Nouvelle-Calédonie à l’honneur aux Floralies de Nantes

L’action de l’association Dayu Biik pour protéger le Kaori du Mont Panié (Agathis montana), arbre conifère en danger critique d’extinction sur la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN, est mise à l’honneur cette année par le comité organisateur des Floralies Internationales de Nantes, le plus grand spectacle végétal et floral de France. Le Comité des Floralies a en effet décidé pour la première fois de mettre en avant la nécessité de conserver les espèces de flore menacées en France et dans le monde, en soutenant la participation de Dayu Biik, association accompagnée par le Comité français de l’UICN dans le cadre du programme européen BEST, à la manifestation. Les représentants de l’association feront ainsi le déplacement depuis la Province Nord de Nouvelle-Calédonie. Ils recevront les fonds collectés grâce à l’ « arbre à vœux ». Cette œuvre symbolique  et participative permettra aux visiteurs de nouer un ruban de couleur, acheté à un prix symbolique, dans les branches de l’arbre afin de déposer un message de vie et d’espoir.  L’association Dayu Biik est l’une des deux structures choisies par le Comité des Floralies pour être destinataire de ces fonds. Ce soutien permettra à Dayu Biik, co-gestionnaire de la Réserve de Nature Sauvage du mont Panié en Nouvelle-Calédonie, de pérenniser son programme de sauvegarde du Kaori. La kaori du mont Panié (Dayu Biik en langue local Némi) est un arbre conifère qui peut vivre plus de 1000 ans et qui revêt une importance culturelle majeure en Nouvelle-Calédonie. Endémique des plus hautes altitudes du massif du Panié, son aire de répartition mondiale est restreinte à une forêt de nuage qui s’étend sur moins de 5000ha ; c’est une espèce socle structurant l’ensemble de l’écosystème. Cet arbre remarquable est menacé par le changement climatique et l’érosion des sols due à l’activité fouisseuse des cochons envahissants. Plusieurs partenariats techniques et scientifiques, dont Conservation International, soutiennent par ailleurs Dayu Biik dans ce programme de conservation. Venez nombreux aux Floralies de Nantes et faites un geste pour sauver le kaori ! Plus d’informations Site des Floralies de Nantes  Site de l‘association Dayu Biik La Liste rouge des espèces menacées en France Le programme européen BEST  Photo bandeau  ©  François Tron, Conservation International 

Guide technique sur la restauration de mangrove : se fonder sur les meilleures pratiques pour ne pas se « planter » !

Le Pôle-relais zones humides tropicales (PRZHT) co-animé par le Comité français de l’UICN, est heureux de vous présenter son Guide technique pour la restauration de mangrove, résultat d’un travail de fond de plus de 2 ans qui a permis d’examiner et de retransmettre les meilleures pratiques au niveau international, pour mener un chantier de restauration écologique réussi. Ce guide, qui se veut le plus pratique et facile possible, peut être utilisé par quiconque souhaite se lancer dans un projet de restauration en mangrove : gestionnaire, collectivité, association… sans oublier bien sûr de se mettre d’abord en lien avec le Conservatoire du Littoral pour les territoires où il est présent et propriétaire de terrains où se situent les mangroves ! Le guide donne les clés pour identifier les différents paramètres à considérer afin de s’orienter vers l’une des deux alternatives possibles : – La restauration par colonisation naturelle (restauration du terrain, notamment des flux hydrauliques) préconisée comme approche à privilégier dans tous les cas et, – La plantation, qui peut être envisagée si la colonisation naturelle n’est pas possible (sites isolés de sources potentielles de semences par exemple) et si les conditions le permettent, parfois en complément d’autres actions de restauration de site (nettoyage, dépollution, retrait des remblais etc…). Le guide a pour vocation d’orienter vers une restauration efficace et durable, avec pour résultat le rétablissement d’une forêt de mangrove écologiquement fonctionnelle et autosuffisante. En effet, les mangroves étant soumises à de fortes pressions anthropiques (la pollution, les remblais, l’artificialisation des sols et l’urbanisation par exemple), les opération de restauration sont de plus en plus fréquentes, et ce, sur l’ensemble des territoires d’Outre-mer, souvent par le biais de chantiers de plantations qui ne sont pas toujours concluants dans la durée. En complément de ce guide, le Pôle-relais prévoit d’organiser des journées d’échange technique pour les acteurs des Antilles et de Mayotte afin d’accompagner au plus près les gestionnaires dans leurs initiatives. Plus d’informations – Pour obtenir une copie papier du guide, contactez pole-tropical@uicn.fr – Découvrir le guide technique sur la restauration de mangrove – Le Pôle-relais zones humides tropicales – Accéder au site internet du PRZHT Photo bandeau  © Maxwell Ridgeway on Unsplash

Réserver la date : 4ème Colloque national des aires marines protégées

Le prochain colloque national des aires marines protégées est programmé : il se tiendra du 22 au 24 octobre 2019 à Biarritz et réunira environ 500 participants (gestionnaires, services de l’Etat, acteurs socioprofessionnels, associations ou représentants d’usagers de loisirs, scientifiques, etc.). Le colloque national des aires marines protégées est organisé conjointement par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire.   Un programme construit collectivement Tout comme pour les éditions précédentes, le programme du colloque sera construit de façon collaborative et s’appuiera sur des axes de travail destinés à orienter un appel à contributions. Cet appel à contribution devrait être diffusé au cours du deuxième trimestre 2019.   Un événement important dans la construction de la nouvelle stratégie nationale des aires marines protégées Cette 4ème édition intervient à un moment particulièrement important dans l’agenda national et international. En application de l’action n°38 du Plan biodiversité, le colloque constituera une étape essentielle dans l’élaboration de la prochaine stratégie nationale des aires marines protégées qui doit être présentée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2020 à Marseille. La nouvelle stratégie 2020-2030 participera également à définir la réponse de la France quant à ses engagements au titre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) dont la COP15 aura lieu en Chine en décembre 2020.   Plus d’informations – Retour sur les Actes du 3ème Colloque – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, chargé de mission Colloque national des aires marines protégées – Le Programme Aires protégées de l’UICN France

La 2ème phase des Assises de l’eau met à l’honneur les Solutions fondées sur la Nature

Annoncée par le Président de la République et portée par François de Rugy, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, la deuxième séquence des Assises de l’eau vise à trouver des solutions pour permettre aux territoires et à l’ensemble des acteurs d’adapter leur gestion de l’eau à l’heure du changement climatique. Dans le prolongement de la première séquence, organisée du 27 avril au 25 mai 2018, centrée sur les enjeux de réseaux d’eau et d’assainissement,la deuxième phase de ces assises s’est ouverte le 9 novembre 2018. Elle doit contribuer à la mise en œuvre de plusieurs mesures du plan biodiversité, présenté en juillet par le Gouvernement, notamment sur les milieux humides et la gestion des eaux fluviales. Le comité de pilotage de cette séquence a décidé de mettre en place 4 groupes de travail sur 3 thématiques essentielles pour la gestion de l’eau : économiser ; partager ; protéger et un groupe de travail transversal sur la mise en œuvre des solutions fondées sur la nature. Enfin, Jean Launay est chargé d’assurer une coordination transversale sur les thématiques de gouvernance, de financement et de mise en œuvre de l’objectif de développement durable n°6 « garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». Ces groupes de travail, ainsi que l’organisation d’ateliers dans les territoires seront le support d’une large concertation des acteurs visant à identifier les priorités d’actions et les freins et leviers pour leur déploiement sur le territoire français. Sur la base d’échanges à partir de projets existants, le groupe de travail portant sur les Solutions fondées sur la Nature, présidé par le Comité français de l’UICN, représenté par Pauline Teillac-Deschamps, veut souligner la nécessaire concertation et gouvernance partagée pour la mise en œuvre de telles solutions, le besoin d’une ingénierie financière innovante et d’une approche foncière intégrée, l’appui sur des réglementations existantes ou à créer, ainsi que le besoin de communication et de renforcement des connaissances au service de l’action. Cette deuxième phase se clôturera à la fin du printemps 2019 afin de passer à la phase de mise en œuvre des recommandations issues des différents groupes de travail et validées par le Comité de Pilotage.   Plus d’informations – Le Dossier de presse sur la première séquence des Assises de l’Eau – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France – Les Solutions fondées sur la Nature – La journée mondiale de l’Eau 2019 sur le site de l’ONU

Le concours Capitale française de la biodiversité 2019 est lancé

La 9ème édition du concours national « Capitale française de la Biodiversité » a été lancé par l’Agence française pour la biodiversité (AFB), l’Agence régionale de  la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF), et Plante & Cité dont le thème est « Climat : la nature source de solutions ». Le Comité français de l’UICN s’est une nouvelle fois associé à ce concours national qui récompense les collectivités locales qui s’engagent dans la préservation de la biodiversité. La thématique cette année est particulière car, les solutions fondées sur la nature, initiées par l’UICN sont aujourd’hui une des actions majeures qu’elle déploie, aux niveaux national et international. Le concours Capitale française de la Biodiversité s’adresse depuis 2010 aux communes et aux intercommunalités françaises. Il est soutenu par les ministères de la Cohésion des Territoires et de la Transition écologique et solidaire, et s’appuie sur de nombreux partenaires, réunis au sein de son Comité scientifique et technique. Les objectifs de l’opération sont multiples : pédagogie (donner des idées d’action aux agents et élus des collectivités), transversalité (créer du dialogue entre différents services et élus au sein de la collectivité), valorisation et promotion (par le biais des trophées et des « libellules » accordées) et enfin identification et partage mutuel des bonnes pratiques (par le biais du recueil d’action, des ateliers régionaux et des visites de terrain).   Qui sera élue « Capitale française de la Biodiversité 2019 » ? L’édition 2019 récompensera les collectivités agissant de manière conjointe contre le changement climatique et l’érosion de la biodiversité via des solutions fondées sur la nature. On entend par « solutions fondées sur la nature » les actions de préservation, de gestion et de reconquête des écosystèmes qui visent à favoriser à la fois l’atténuation (captage et stockage du carbone) et l’adaptation (protection contre les tempêtes, les inondations, les glissements de terrain) au changement climatique. Ces solutions naturelles sont efficaces et peuvent compléter ou se substituer aux infrastructures classiques utilisées dans l’aménagement du territoire. Elles sont multifonctionnelles, apportant outre les bénéfices à la biodiversité et au climat, des avantages en termes de cadre de vie et de santé, le tout à moindre coût pour les collectivités. Elles s’appliquent à tous les milieux, agricoles, forestiers, aquatiques et urbains, et à toutes les échelles, pour garantir la résilience des territoires face aux changements globaux.   > Plus d’information sur la page « Solutions fondées sur la Nature » de l’UICN France   Un concours pensé comme un dispositif à part entière Au-delà d’un concours qui permettra de désigner la Capitale française de la biodiversité 2019 et les meilleures collectivités par catégorie (villages, petites villes, villes moyennes, grandes villes, intercommunalités), l’opération est avant tout un dispositif de sensibilisation et de formation, d’identification et de valorisation des bonnes pratiques, d’animation territoriale et d’échanges entre acteurs locaux. Que l’on soit une collectivité pionnière et déjà largement engagée dans des politiques publiques de préservation et de restauration de la biodiversité ou simplement au début d’une démarche, l’opération Capitale française de la Biodiversité est un outil performant de formation, d’accompagnement dans le changement, d’émulation et de soutien collectif.   Un concours organisé en plusieurs phases Le concours s’adresse à toutes les communes et intercommunalités de France. A partir du mois de mars une phase de sensibilisation et d’information démarre au travers d’ateliers régionaux. Au total, une vingtaine d’ateliers sont proposés sur toute la France y compris en outre-mer jusqu’à fin avril. Les collectivités qui souhaitent participer au concours ont jusqu’au 30 avril 2019 pour remplir le dossier de candidature (jusqu’au 17 mai pour les collectivités d’outre-mer). Elles devront remplir un questionnaire, leur permettant de faire l’état des projets pour devenir un « Territoire engagé pour la nature ». Ensuite, les collectivités pourront choisir de participer « à la carte » : – présenter au moins une action en lien avec le thème de l’année pour essayer de la voir figurer au recueil d’actions exemplaires édité chaque année ; – présenter 3 actions en lien avec le thème de l’année et concourir au titre de « Capitale française de la Biodiversité 2019 » ! Le comité scientifique et technique du concours évaluera les candidatures durant l’été. L’opération se clôturera à l’automne par la cérémonie de remise des prix et la publication du recueil d’actions exemplaires des collectivités autour du thème de l’année.   Plus d’informations – Page dédiée aux Solutions fondées sur la Nature – vidéo sur les SfN – Site internet du concours : www.capitale-biodiversite.fr – Le questionnaire de l’édition 2019 – Les ateliers déjà programmés pour 2019 – En savoir plus sur les lauréats des précédentes éditions

La 13ème Fête de la nature se tiendra du 22 au 26 mai 2019

La Fête de la Nature, le grand rendez-vous annuel du public avec la nature, organisera sa 13ème édition du 22 au 26 mai 2019 sur tout le territoire français, en métropole comme en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne. À chaque édition, ce sont plus de 800 000 curieux qui se rendent dans la nature et participent aux 5 000 manifestations organisées partout en France. Avec le Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra à Marseille en 2020 et la COP Biodiversité en Chine la même année, le sujet de la préservation de la nature est plus que jamais au cœur des débats. Depuis 2007, la Fête de la Nature se donne pour mission de convier petits et grands à la (re)découverte de la biodiversité, à travers des milliers d’animations ludiques, pédagogiques, inédites et gratuites organisées dans toute la France. Pour les cinq jours de l’édition 2019, les communes et les propriétaires de jardins sont tout particulièrement invités à se mobiliser.   Le thème 2019 ? « La nature en mouvement » Après s’être penchée sur « l’invisible » en 2018, l’édition 2019 s’attache à montrer le mouvement et toutes ses implications dans la nature. Le cycle des saisons, les mouvements des espèces et de leurs populations, la modification des écosystèmes ou encore l’évolution des paysages : à la fois fragile et surprenante, la nature bouge sans cesse et nous invite aussi à nous mobiliser pour la protéger. L’association invite les organisateurs à suivre cette thématique dans la création de leurs manifestations s’ils le souhaitent, sans toutefois y être obligés.   A ne pas manquer – Avis aux organisateurs : Inscrivez vos manifestations ! Entreprises, collectivités, associations et même particuliers, vous avez jusqu’au 15 mai pour les proposer. Pour vous aider à promouvoir votre Fête de la Nature, un kit communication est disponible pour les organisateurs. Pour inscrire des manifestations événements sur le site de la Fête de la Nature : https://fetedelanature.com/coins-des-organisateurs – 14 mars 2019 – Avis au grand public : les activités confirmées et labellisées seront visibles. – 22-26 mai 2019 – Top départ pour la Fête de la Nature 2019   Deux nouveautés pour cette année Ouvrez la porte de votre jardin : Cette année, les propriétaires de jardin favorables à la biodiversité, comme les Refuges LPO, les jardins de Noé, les « oasis nature »… sont invités à ouvrir leurs portes pour présenter au public les actions simples qu’ils ont mis en place pour favoriser la présence des papillons, des oiseaux, des insectes pollinisateurs…  Au programme : de la convivialité et du partage entre voisins autour d’une biodiversité (pas si) « ordinaire » ! Des fiches pratiques pour les communes : 10 fiches pratiques pour faire participer sa commune à la Fête de la Nature. Citoyens, élus, tout le monde peut sensibiliser les habitants à la nature ! Des conseils et des idées pour réaliser un inventaire naturaliste du territoire, organiser un parcours d’arbres en arbres, des visites des espaces publics, s’intéresser à la nature présente dans les cimetières… > Télécharger les fiches   Plus d’informations – Site internet de la Fête de la nature – A propos de l’UICN France et de la Fête de la nature

Retour sur le lancement de la Journée mondiale des zones humides 2019

Le 1er février, veille de la date anniversaire de la signature de la convention de Ramsar, a eu lieu le lancement national (France) de la Journée Mondiale des Zones Humides 2019 à La Maison du Lac de Grand-Lieu près de Nantes en Loire-Atlantique. Elle a réuni les partenaires et acteurs nationaux dont le Comité français de l’UICN et les acteurs locaux impliqués dans la préservation des milieux humides. Protection contre l’érosion du littoral, atténuation de l’intensité des crues, alimentation des cours d’eau pendant les sécheresses, les milieux humides atténuent le réchauffement climatique global et amortissent les impacts que subissent les populations. Le secrétariat de la convention de Ramsar sur les zones humides a choisi cette thématique pour 2019 dans le but de sensibiliser le public au rôle que jouent les zones humides dans la lutte contre le changement climatique. Ce thème international a été choisi pour exprimer le rôle vital des zones humides pour l’avenir de l’humanité.   Un lancement national ponctué d’échanges et de visites terrain Cette journée fut l’occasion d’échanger sur le thème du changement climatique au travers deux tables rondes rassemblant des experts, décideurs et gestionnaires. Elles portaient sur le thème « Zones humides et changement climatique » et sur les « actions de sensibilisation à différentes échelles » avec la participation notamment de Valérie Masson-Delmotte, Vice-Présidente du GIEC, comme Grand témoin. « Depuis les années 70, les zones humides ont perdu un tiers de leur surface. Le changement climatique est une réalité aussi pour les zones humides. L’enjeu climat est intimement lié à la préservation des écosystèmes », a-t-elle rappelé. Etaient également présents les parlementaires Jérôme Bignon et Frédérique Tuffnell (dont le rapport sur les zones humides suite à la mission parlementaire vient de sortir, voir ci-dessous), ainsi que des représentants de l’Agence française pour la biodiversité (AFB),  le Conservatoire du littoral, La Maison du Lac de Grand-Lieu, les Réserves naturelles de France, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, la Société Nationale de Protection de la Nature, le Syndicat du Bassin Versant de Grand-Lieu, l’Université de Nantes, Wetland link international…   L’après-midi a été consacré à des visites de terrain : – Le Lac de Grand-Lieu, un espace unique et accessible à tous les publics, dédié à la découverte de l’une des plus belles zones humides d’Europe reconnue pour sa richesse biologique exceptionnel – l’Espace Naturel Sensible du département de Loire-Atlantique, un marais présentant un paysage caractéristique de ce secteur et abritant une faune et une flore remarquable à préserver. Ce site fait l’objet d’une gestion partagée avec les acteurs locaux (communes, usagers, associations, acteurs économiques) dans le cadre d’un plan de gestion.   Des parlementaires en action pour les zones humides Jérôme Bignon, sénateur de la Somme et Président de l’association Ramsar France, et Frédérique Tuffnell, députée de Charente-Maritime, ont été désignés en 2018 pour diriger une mission parlementaire sur l’évaluation des zones humides en France. Cette mission est intervenue alors que la disparition et la dégradation des zones humides se poursuivent et ce, malgré les plans nationaux successifs qui peinent à renverser la tendance. Elle visait à élaborer des « propositions pour une politique de restauration et de valorisation ambitieuse et globale en faveur de ces milieux et de leur territoires». À ce titre, et avec l’appui de l’ensemble des services et agences compétents, la mission avait pour objectifs de dresser un diagnostic de la situation, consulter les acteurs et proposer des outils adaptés pour la reconquête de ces milieux avec un premier objectif d’arrêt de perte nette. Les résultats de cette mission ont été consolidés dans le rapport sur la restauration et la valorisation des milieux humides « Terres d’eau, Terres d’avenir » remis officiellement fin janvier 2019 à Francois de Rugy, Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire.   Les premières Aires terrestres éducatives en Outre-mer Le Pôle-relais zones humides tropicales (PRZHT), co-animé par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du Littoral, fait partie des structures pilotes dans la mise en place d’Aires Terrestres Educatives  (ATE) en France, coordonnées par l’AFB. Le PRZHT a été précurseur dans cette démarche, en lançant dès 2017, en partenariat avec le Rectorat de Guadeloupe, la première Zone Humide Educative (ZHE) sur la commune de Morne-à-L’eau en Guadeloupe. Ce dispositif, qui s’inspire du modèle des Aires Marines Educatives (AME), est une démarche citoyenne mettant les élèves au coeur d’une réflexion collective sur la protection et la gestion des zones humides (mangroves, forêts marécageuses, marais, salines, lagunes, cours d’eau) autour d’un site à la surface adaptée, géré de manière participative par des élèves de primaire ou secondaire et leurs enseignants. Ce concept a fait émule, et c’est aujourd’hui 5 ZHE qui sont animées par le Pôle-relais en Guadeloupe, avec le soutien de la communauté d’agglomérations Cap Excellence.   Plus d’informations – Télécharger la présentation de M. Métais sur la projet NaturAdapt – Visualiser le message de François de Rugy, Ministre de Transition écologique et solidaire – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sur les zones humides (du 27 janvier au 28 février 2019) sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Découvrir le Quizz Zones Humides – Télécharger l’application mobile “BaladOmarais” – Télécharger la brochure “Les zones humides : la clé pour faire face au changement climatique” – Télécharger les dossier de presse sur la JMZH 2019 – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales Photo bandeau © Le lac de Grand-Lieu site de Passay Selbymay – CC Wikimedia

Liste rouge de la flore : 742 espèces menacées ou quasi menacées en France métropolitaine

Pour la première fois, le risque de disparition de l’ensemble de la flore vasculaire de France métropolitaine a été évalué. Après un examen de la situation de chacune des 4982 espèces de plantes indigènes recensées sur le territoire, les analyses montrent que 421 espèces sont menacées et 321 autres quasi menacées, soit 15 % au total. Les plantes vasculaires rassemblent l’ensemble des plantes à fleurs, des fougères et des conifères. L’analyse fine des menaces pour ce groupe extrêmement riche et diversifié a requis plus de trois ans de travaux, la synthèse de près de trente millions de données floristiques rassemblées par les Conservatoires botaniques et la mobilisation d’une quarantaine de botanistes experts. Ces nouveaux résultats fournissent une base scientifique inédite qui aidera à réorienter les priorités et à guider les stratégies de préservation de la biodiversité à l’échelle nationale comme à l’échelle locale. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux est le fruit d’une collaboration associant le Comité français de l’UICN, la Fédération et le réseau des Conservatoires botaniques nationaux (FCBN), l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse• Infographie des résultats• Tableau synthétique avec catégories et critères (xlsx)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, FCBN, AFB & MNHN (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Armérie de Belgentier © Yves Morvant

Le Calend’Art 2019 est disponible

Mares, étangs, lacs, mangroves, tourbières…. Les zones humides des territoires d’outre-mer sont des écosystèmes riches et diversifiés, abritant de nombreuses espèces animales et végétales. Le Pôle-relais zones Humides Tropicales (PRZHT) co-animé par l’UICN France a tenu à célébrer la richesse et l’importance de ces écosystèmes une nouvelle fois, en lançant un grand concours de dessin pour la 2ème édition de son « Calend’Art ». Les élèves des établissements scolaires primaires et secondaires de tous les territoires d’outre- mer, représentant plus de 400 enfants de 6 à 16 ans, ont envoyé leurs plus beaux dessins, faisant honneur à cette diversité de paysages. Les meilleurs ont été sélectionnés par l’équipe du PRHZT, et son présentés dans ce Calend’art 2019. Ce concours est l’occasion pour cette jeune génération de s’intéresser aux zones humides de leur territoire, et de découvrir le rôle important qu’elles jouent dans leur quotidien tout en faisant appel à l’imaginaire. De nombreux professeurs ont profité de ce concours pour intégrer dans leurs programmes scolaires des interventions en classe et des sorties terrain sur les zones humides proches de leur école. Toute l’équipe du PRZHT et le Comité français de l’UICN tient à remercier les enfants ayant participé, ainsi que leurs professeurs, d’avoir pris le temps de réaliser ces œuvres : la sélection s’est avérée extrêmement difficile tant ces jeunes dessinateurs ont mis du cœur à l’ouvrage !   Un calendrier téléchargeable en ligne Si vous souhaitez télécharger le Calend’Art, cliquez sur le lien suivant : Calendrier 2019 PRZHT Feuilletez vite le calendrier pour découvrir leurs œuvres !   Une action en lien avec la « Journée Mondiale des Zones Humides » 2019 La journée mondiale des zones humides (JMZH) aura lieu le 2 février 2019. La JMZH célèbre l’anniversaire de la convention sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971. Dans ce cadre, du 27 janvier 2019 au 28 février 2019, de nombreuses activités dans le monde entier feront découvrir au public l’importance de ces milieux aussi riches que variés : visites de terrain, expositions, conférences… Pour la France métropolitaine et outre-mer, il est désormais possible d’inscrire des animations « Journée Mondiale des Zones Humides » sur le portail national, afin de les labelliser.   Plus d’informations – Télécharger le Calend’Art 2019 – Site internet du Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT) – Le Comité français de l’UICN et le PRZHT – Suivez l’actualité du PRZHT sur Twitter et sur Facebook – Le portail national dédié aux milieux humides