G7 : Investir dans les Solutions fondées sur la Nature

Le Comité français de l’UICN publie ainsi une étude, en anglais, qui a permis d’appuyer la position française dans le cadre du groupe de travail sur le climat du G20, qui s’est tenu en juin 2019 au Japon, et pour soutenir un engagement fort du G7 à Biarritz sur les Solutions fondées sur la Nature, après celui du G7 environnement à Metz. Cette étude détaille la définition des Solutions fondées sur la Nature et leur rôle pour l’adaptation au changement climatique et la réduction des risques naturels. Des recommandations, illustrées par des projets mis en place dans les pays du G20, sont proposées pour déployer ces solutions dans le monde. Elle souligne également l’urgence d’investir de façon ambitieuse dans les Solutions fondées sur la Nature pour relever le défi du changement climatique. En effet, ces initiatives mettent en valeur le rôle fondamental que jouent des écosystèmes préservés et diversifiés dans la régulation du climat et la limitation des impacts des catastrophes naturelles. Elles répondent en outre aux enjeux de conservation de la nature face aux menaces qui pèsent sur la biodiversité, dont l’ampleur a été récemment rappelée par le rapport de l’IPBES. Les actions de protection, de gestion durable et de restauration des écosystèmes sont en effet des réponses indispensables à la lutte contre les changements climatiques. Il est ainsi nécessaire de mieux faire connaître la pertinence et la nécessité de recourir aux Solutions fondées sur la nature pour répondre à ce défi. Une meilleure connaissance des Solutions fondées sur la Nature… Dans le prolongement de sa mobilisation initiée à l’occasion de la COP21, le Comité français de l’UICN présente ici de façon détaillée le concept de Solutions fondées sur la Nature dans le cadre de l’adaptation au changement climatique et de la réduction des risques naturels. Quelques éléments du standard international des Solutions fondées sur la Nature, en cours de construction par l’UICN, sont présentés dans la perspective de son lancement au prochain Congrès mondial de la nature qui aura lieu du 11 au 19 juin 2020 à Marseille. …et des recommandations pour les mettre en œuvre et les déployer Pour essaimer les Solutions fondées sur la Nature dans les territoires, le Comité français de l’UICN recommande de valoriser les bénéfices conjoints pour la biodiversité et le climat ou les risques naturels, de les mesurer et les suivre dans le temps. Il est également primordial d’associer largement les différents acteurs des territoires et de s’assurer de la mise en œuvre d’une démarche intégrée et transversale. Enfin, des moyens humains et financiers spécifiques doivent être consacrés à ces actions pour déployer et inscrire ces projets sur le long terme. Ces recommandations sont illustrées par des projets mis en œuvre dans les pays du G20 et permettant l’adaptation au changement climatique et la réduction des risques naturels.   PLUS D’INFORMATIONS – Télécharger la publication (en anglais) – En savoir plus sur Le programme Ecosystèmes du Comité français de l’UICN – Les solutions fondées sur la nature – Contact : Pauline Teillac-Deschamps – Chargée de programme « écosystèmes » / Justine Delangue – Chargée de mission Solutions fondées sur la Nature

Conclusions des Assises de l’eau : les Solutions fondées sur la Nature à l’honneur

Lancée par le Président de la République, portée par le Ministère de la transition écologique et solidaire et le Ministère de l’agriculture et pilotée Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, la seconde séquence des assises de l’eau vient de rendre ses conclusions. Cette large concertation a permis de faire émerger 23 mesures de gestion de l’eau dans le contexte du dérèglement climatique. Le Ministre de la transition écologique et solidaire a insisté sur l’importance de « lutter contre les causes du dérèglement climatique, mais aussi lutter contre ses conséquences déjà visibles et travailler dès maintenant à l’adaptation de notre pays à ces nouvelles contraintes ». Il a également souligné que « ce changement de modèle demande de s’orienter sur des Solutions fondées sur la Nature, qui s’appuient sur les écosystèmes pour relever les défis globaux de la lutte contre les changements climatiques ». Les échanges et débats qui ont eu lieu à l’occasion de ces assises ont été menés au sein de 4 groupes de travail dont un dédié aux Solutions fondées sur la Nature, présidé par le Comité français de l’UICN, représenté par Pauline Teillac-Deschamps. Les conclusions de ce groupe de travail ont souligné la nécessaire concertation et gouvernance partagée pour la mise en œuvre de telles solutions, le besoin d’une ingénierie financière innovante et d’une approche foncière intégrée, l’appui sur des réglementations existantes ou à créer, ainsi que le besoin de communication et de renforcement des connaissances au service de l’action. Le pacte issu de cette seconde phase des assises distingue trois objectifs principaux : protéger les captages d’eau potable pour permettre garantir une eau de qualité à la source, économiser l’eau pour préserver cette ressource vitale et préserver nos rivières et nos milieux humides. Le troisième objectif met la préservation des écosystèmes à l’honneur autour de 4 actions suivantes : Action 9 : Restaurer 25 000 km de cours d’eau d’ici 2022 grâce à un plan national de revitalisation des rivières et au soutien financier des Agences de l’eau. Les cours d’eau les plus sensibles seront préservés de toute artificialisation. Action 10 : Doubler la superficie des aires protégées contenant des milieux humides d’ici 2030. Action 11 : Renforcer l’utilisation des solutions fondées sur la nature, c’est-à-dire les solutions qui s’appuient sur la préservation et la restauration d’écosystèmes en bon état pour répondre à un enjeu de société. Pour atteindre cet objectif, un pôle d’animation sera créé dès 2021 autour du futur Office français de la biodiversité et les organismes publics de recherche développeront des programmes de recherche et développement sur ces thématiques. Action 12 : Simplifier les procédures administratives pour les projets de restauration des cours d’eau afin de faciliter ces opérations favorables à la préservation de notre biodiversité. Le Comité français de l’UICN salue l’exercice de concertation d’écoute de ces Assises de l’eau et reste mobilisé pour le suivi de la mise en œuvre à la fois des actions prévues, et notamment la question des financements et de la stratégie foncière intégrée, indispensables au déploiement à large échelle des Solutions fondées sur la Nature.   Plus d’informations – Le Dossier de presse sur la seconde séquence des Assises de l’Eau avec les 23 mesures – Les Solutions fondées sur la Nature – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France Photo bandeau © Jeanne Menjoulet on Foter.com / CC BY-ND

La 2ème phase des Assises de l’eau met à l’honneur les Solutions fondées sur la Nature

Annoncée par le Président de la République et portée par François de Rugy, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, la deuxième séquence des Assises de l’eau vise à trouver des solutions pour permettre aux territoires et à l’ensemble des acteurs d’adapter leur gestion de l’eau à l’heure du changement climatique. Dans le prolongement de la première séquence, organisée du 27 avril au 25 mai 2018, centrée sur les enjeux de réseaux d’eau et d’assainissement,la deuxième phase de ces assises s’est ouverte le 9 novembre 2018. Elle doit contribuer à la mise en œuvre de plusieurs mesures du plan biodiversité, présenté en juillet par le Gouvernement, notamment sur les milieux humides et la gestion des eaux fluviales. Le comité de pilotage de cette séquence a décidé de mettre en place 4 groupes de travail sur 3 thématiques essentielles pour la gestion de l’eau : économiser ; partager ; protéger et un groupe de travail transversal sur la mise en œuvre des solutions fondées sur la nature. Enfin, Jean Launay est chargé d’assurer une coordination transversale sur les thématiques de gouvernance, de financement et de mise en œuvre de l’objectif de développement durable n°6 « garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». Ces groupes de travail, ainsi que l’organisation d’ateliers dans les territoires seront le support d’une large concertation des acteurs visant à identifier les priorités d’actions et les freins et leviers pour leur déploiement sur le territoire français. Sur la base d’échanges à partir de projets existants, le groupe de travail portant sur les Solutions fondées sur la Nature, présidé par le Comité français de l’UICN, représenté par Pauline Teillac-Deschamps, veut souligner la nécessaire concertation et gouvernance partagée pour la mise en œuvre de telles solutions, le besoin d’une ingénierie financière innovante et d’une approche foncière intégrée, l’appui sur des réglementations existantes ou à créer, ainsi que le besoin de communication et de renforcement des connaissances au service de l’action. Cette deuxième phase se clôturera à la fin du printemps 2019 afin de passer à la phase de mise en œuvre des recommandations issues des différents groupes de travail et validées par le Comité de Pilotage.   Plus d’informations – Le Dossier de presse sur la première séquence des Assises de l’Eau – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France – Les Solutions fondées sur la Nature – La journée mondiale de l’Eau 2019 sur le site de l’ONU

Quelles Solutions fondées sur la Nature en Méditerranée ?

L’atelier international sur la « mise en œuvre des Solutions fondées sur la Nature pour lutter contre le changement climatique – focus sur la région méditerranéenne » a rassemblé du 22 au 24 janvier 2019 à Marseille plus d’une centaine de participants intéressés par l’utilisation et la diffusion de ces solutions. Organisé conjointement par le Plan Bleu, le Centre de coopération de l’UICN pour la Méditerranée, le Comité français de l’UICN, le Conservatoire du Littoral, la Tour du Valat, MedWet et Wetlands International, cet événement a réuni les chercheurs, gestionnaires d’espaces naturels, décideurs, collectivités locales, société civile et ONG de la région méditerranéenne et de l’Union européenne afin de partager les défis et leviers pour la dissémination des Solutions fondées sur la Nature dans les territoires. Les Solutions fondées sur la Nature sont définies comme des actions de protection, de gestion durable et de restauration permettant de répondre à la fois aux enjeux de l’atténuation et l’adaptation au changement climatique et de la conservation de la biodiversité. Si, en France, ces solutions sont intégrées au nouveau Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC 2) ainsi que dans le Plan Climat et le Plan Biodiversité, elles sont encore peu identifiées parmi le panel des réponses possibles face au changement climatique dans le monde. Cet atelier visait en premier lieu à partager les meilleures pratiques européennes et méditerranéennes en termes de Solutions fondées sur la Nature afin sensibiliser les décideurs politiques à l’importance de la restauration, la gestion durable et la préservation des écosystèmes pour une adaptation efficace au changement climatique. Il était également l’occasion d’inciter à de nouvelles collaborations en faveur de la mise en œuvre de ces solutions en Europe et dans tout le bassin méditerranéen. Les conclusions de cet atelier viendront alimenter les réflexions nationales, européennes et internationales sur les Solutions fondées sur la Nature en particulier dans la perspective du Congrès mondial de la nature qui se tiendra en 2020 à Marseille.   Un policy brief de l’atelier sera publié en février 2019   Plus d’informations – Les Solutions fondées sur la Nature – Le Communiqué de presse annonçant l’évènement – Consulter le site web du Plan Bleu – Contacts UICN France : Pauline Teillac-Deschamps, Chargée de Programme « Ecosystèmes », pauline.teillac-deschamps@uicn.fr et Justine Delangue, Chargée de mission « Services écologiques’ », justine.delangue@uicn.fr bandeau photo © N. Poulet

L’UICN France recommande d’investir dans les Solutions fondées sur la Nature

Que sont les Solutions fondées sur la Nature ? Comment peuvent-elles permettre de lutter contre les changements climatiques et réduire les risques naturels en France ? Le Comité français de l’UICN répond à ces questions dans une publication apportant une explication détaillée, 14 exemples de projets, et des recommandations pour les déployer. Il est crucial d’investir aujourd’hui de façon spécifique et ambitieuse dans les Solutions fondées sur la Nature. Ces initiatives mettent en valeur le rôle fondamental que jouent des écosystèmes préservés et diversifiés dans la régulation du climat et la limitation des impacts des catastrophes naturelles. Elles répondent, dans le même temps, aux enjeux de conservation de la nature, face à l’érosion continue de la biodiversité. L’Accord de Paris sur le climat a reconnu le rôle des forêts, des océans et des autres écosystèmes naturels pour relever le défi climatique. Cependant, les solutions opérationnelles actuelles relèvent principalement de la transition énergétique (économies d’énergie, énergies renouvelables, efficacité énergétique, diminution des énergies fossiles…) et ne reposent pas assez sur celles offertes par les écosystèmes. Les Solutions fondées sur la Nature jouent pourtant un rôle fondamental dans la captation et le stockage de carbone et offrent des opportunités réelles pour atténuer les effets des changements climatiques et des risques naturels. Les actions de protection, de gestion durable et de restauration des écosystèmes sont des réponses indispensables à la lutte contre les changements climatiques. Il est ainsi nécessaire de mieux faire connaître la pertinence et la nécessité de recourir aux Solutions fondées sur la nature.   Une meilleure connaissance des Solutions fondées sur la Nature… Dans le prolongement de sa mobilisation à l’occasion de la COP21, le Comité français de l’UICN présente ici de façon détaillée le concept de Solutions fondées sur la Nature dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques et de la réduction des risques naturels. Les liens étroits entre biodiversité et climat, et l’interdépendance de ces enjeux, y sont soulignés. Cette présentation est illustrée par 14 projets mis en œuvre sur le territoire français, sélectionnés parmi les actions des organismes membres et des partenaires du Comité français de l’UICN.   …et des recommandations pour les mettre en œuvre et les déployer Pour investir dans les Solutions fondées sur la Nature, le Comité français de l’UICN recommande de valoriser les bénéfices conjoints pour la biodiversité et le climat ou les risques naturels et de les quantifier. Il est également nécessaire d’associer les différents acteurs du territoire concerné et de s’assurer d’un portage politique. Des moyens humains et financiers spécifiques doivent être consacrés à ces actions. Les Solutions fondées sur la Nature doivent être intégrées dans les stratégies climat et la planification territoriale. Enfin, elles doivent s’inscrire dans la durée et à une échelle spatiale suffisante pour apporter des réponses efficaces à des enjeux tels que les inondations, l’érosion côtière, les îlots de chaleur en ville ou les incendies.   Plus d’informations – Télécharger la publication – Le programme Ecosystèmes du Comité français de l’UICN – Les solutions fondées sur la nature – Contact : Pauline Teillac-Deschamps – Chargée de programme « écosystèmes » / Sébastien Moncorps – Directeur du Comité français de l’UICN © Alexis Ducousso

Journée mondiale de l’eau : la réponse est dans la nature

A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau 2018, les solutions fondées sur la nature pour lutter contre les inondations, l’érosion du sol ou encore la sécheresse sont mises à l’honneur par l’ONU. L’objectif est de montrer les différentes manières dont la nature peut nous venir en aide pour surmonter les défis de l’eau du 21ème siècle. Thème 2018 — « L’eau : la réponse est dans la nature » Les solutions fondées sur la nature sont les actions qui s’appuient sur les écosystèmes afin de relever les défis sociétaux comme la lutte contre les changements climatiques ou la gestion des risques naturels par exemple. En effet, les réponses à apporter à ces défis dépendent, d’une manière ou d’une autre, du bon fonctionnement des milieux naturels, qu’ils soient terrestres, littoraux ou marins. Ainsi, des écosystèmes sains, résilients, fonctionnels et diversifiés permettront le développement de solutions au bénéfice de nos sociétés et de la biodiversité, notamment dans le contexte des changements globaux. La gestion des risques naturels liés à l’eau a, jusqu’à maintenant, largement fait appel aux techniques d’infrastructures d’ingénierie classique ou aux technologies. Barrages, digues, enrochements, retenues collinaires ont été mis en place sur de nombreux territoires mais peinent à réduire l’impact des aléas dont l’intensité et/ou la fréquence pourront être amplifiées par les changements climatiques. De surcroît, ils participent en général à la dégradation des écosystèmes au sein desquels ils sont implantés et empêchent leur dynamique naturelle. Cependant les écosystèmes et la biodiversité constituent une opportunité, forte et réelle, pour répondre à ces défis actuels, tout en apportant d’autres avantages à travers les services écosystémiques.   Par exemple, les zones humides participent à la régulation des inondations et protègent les ressources en eau lors de sécheresses. La végétalisation des villes participe également à la réduction des risques d’inondations en favorisant l’infiltration de l’eau et en limitant le ruissellement. 33 des 105 plus grandes villes du monde tirent aussi leur eau potable de lieux de captage situés dans des zones protégées. Des écosystèmes protégés et/ou gérés durablement apportent ainsi une large gamme de bénéfices aux populations humaines : maintien d’un sol vivant permettant l’infiltration de l’eau et le stockage de carbone, barrière physique protectrice sur les côtes, stockage et redistribution de l’eau, espaces de tourisme et de loisirs…   L’humanité a besoin de l’eau De la sécurité alimentaire et énergétique à la santé humaine et environnementale, l’eau contribue à l’amélioration du bien-être social et à une croissance équitable, dont dépendent des milliards d’individus, ainsi qu’au fonctionnement du système vivant de la planète. L’objectif de développement durable n°6 – Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau – a notamment pour cible de réduire de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et d’augmenter considérablement, à l’échelle mondiale, le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau. La protection et la restauration des écosystèmes font parties de la solution pour répondre aux enjeux actuels et futurs de l’eau.   Plus d’informations – Article dédié sur le site internet des Nations Unies – Les Solutions fondées sur la Nature – Le programme « Ecosystèmes » de l’UICN France

Les solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques

L’UICN France appelle à promouvoir le rôle des écosystèmes dans la lutte contre les changements climatiques et à investir de façon spécifique et ambitieuse dans des solutions fondées sur la nature. Des milieux naturels préservés jouent un rôle fondamental dans l’atténuation, en stockant et captant le carbone, et dans l’adaptation aux effets des changements climatiques, en limitant les risques naturels.     Quelle est la situation ? D’une part, les changements climatiques sont l’une des principales menaces pesant sur les milieux naturels et les espèces de notre planète : perturbations des cycles biologiques, acidification des océans, blanchissement des récifs coralliens… D’ici 2050, 25% des espèces pourraient disparaître à cause du dérèglement climatique. Ils accroissent aussi l’intensité et la fréquence des risques naturels, comme les inondations, l’érosion des côtes ou les sécheresses. D’autre part, parmi le panel des solutions proposées (économies d’énergie, développement des énergies renouvelables…), celles offertes par la nature sont souvent méconnues ou sous-estimées.   Pourquoi investir dans les solutions fondées sur la nature ? Les solutions fondées sur la nature sont les solutions qui s’appuient sur les écosystèmes afin de relever les défis globaux comme la lutte contre les changements climatiques. Les écosystèmes terrestres et marins jouent un rôle fondamental dans l’atténuation des changements climatiques en stockant et captant le carbone. Ce sont aujourd’hui les plus grands réservoirs naturels de carbone et, grâce à la photosynthèse, ils absorbent environ la moitié des émissions de CO2 générées par les activités humaines chaque année. Cependant, ce rôle est aujourd’hui compromis par la dégradation des milieux naturels. De plus, la déforestation et l’artificialisation des sols sont à l’origine d’environ 20% des émissions de gaz à effet de serre. Les écosystèmes jouent également un rôle fondamental dans l’adaptation aux effets des changements climatiques en réduisant les impacts des risques naturels (inondations, érosion, sécheresse…). Les solutions fondées sur la nature concernent trois types d’actions, qui peuvent être combinées dans les territoires : la préservation d’écosystèmes intacts et en bon état écologique, l’amélioration de la gestion durable d’écosystèmes utilisés par les activités humaines, et la restauration d’écosystèmes dégradés ou la création d’écosystèmes.   Quelles expériences dans les territoires ? De nombreux projets sont déjà réalisés dans les territoires, en métropole et en outre-mer, pour mettre en place des solutions fondées sur la nature : protection de forêts en libre évolution dans la région Rhône-Alpes, création de grandes aires marines protégées en Polynésie française, restauration de milieux humides urbains en Seine-Saint-Denis pour gérer les inondations, préservation des dunes sur le littoral aquitain, gestion intégrée de la zone côtière en Nouvelle-Calédonie et sur le littoral métropolitain, création d’îlots de fraicheur à Orléans, développement mosaïques paysagères gérées par le pâturage dans le Parc naturel régional des Alpilles. Toutes ces expériences sont présentées dans la brochure publiée par l’UICN France, en téléchargement ci-dessous.   Des écosystèmes préservés et restaurés : des solutions efficaces dans la lutte contre les changements climatiques Les solutions fondées sur la nature représentent des opportunités importantes pour répondre aux enjeux des changements climatiques, tout en apportant des bénéfices pour la biodiversité et le bien-être humain. Elles représentent aussi une alternative économiquement viable et durable, souvent moins coûteuse à long terme que des investissements technologiques ou la construction et l’entretien d’infrastructures. Les solutions fondées sur la nature doivent être ainsi pleinement intégrées dans les stratégies de lutte contre les changements climatiques.   Il est crucial d’investir aujourd’hui de façon spécifique et ambitieuse dans les solutions fondées sur la nature. Elles doivent être un élément clef des contributions nationales des Etats pour respecter les engagements de l’Accord de Paris, et plus largement de l’ensemble des acteurs dans la mise en œuvre de leurs stratégies et plans d’action sur le climat et les risques naturels suite à la COP21.   Contacts – Sébastien Moncorps, Directeur de l’UICN France – Pauline Teillac-Deschamps, Chargée de programme « écosystèmes » de l’UICN France Tél : 01 47 07 78 58   Plus d’informations Accéder à la page dédiée aux Solutions fondées sur la nature UICN France – Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques (édition actualisée) UICN France – Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques (édition anglaise)

L’Atelier international eau et climat débute aujourd’hui

Les 20, 21 et 22 septembre 2017, l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence Française de Développement en partenariat avec l’UICN France, l’AFB, le PFE et l’IDDRI organisent un atelier international eau et climat sur le thème « Génie écologique et risques climatiques ». Les acteurs de l’eau, de l’aménagement des territoires, du développement et de la biodiversité, sont rassemblés ces 3 prochains jours pour échanger sur les « solutions fondées sur la nature » pour réduire les risques naturels liés à l’eau (sécheresses, inondations, érosions…). La raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions fondées sur la Nature, multifonctionnelles et adaptatives pour renforcer les capacités protectrices des milieux naturels sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques. Les échanges issus de cet atelier seront portés à la COP23 et au Forum Mondial de l’Eau et contribueront à enrichir la dynamique lancée dans les bassins versants français pour s’adapter aux changements climatiques. Autour de tables rondes, de présentations de projets, de groupes de travail et de visites de terrain, seront partagées les expériences et bonnes pratiques de projets français et internationaux ce qui permettra d’identifier les principaux freins et leviers d’actions au développement des solutions.   PROGRAMME et INSCRIPTIONS sur water-climate-workshop.com. Suivez l’actualité de l’atelier international avec #nature4climate et depuis le compte de l’UICN France   PLUS D’INFORMATIONS Agence de l’eau Seine-Normandie contact@water-climate-workshop.com 51 rue Salvador Allende 92 027 NANTERRE (France) Site internet dédié au Workshop Programme de l’atelier

SAVE THE DATE : Atelier international eau et climat 2017

Les 20, 21 et 22 septembre 2017 à l’UIC-P, l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence Française de Développement organisent un atelier international eau et climat sur le thème « Génie écologique et risques climatiques ». Acteurs de l’eau, de l’aménagement des territoires, du développement et de la biodiversité, venez échanger sur les « solutions fondées sur la nature » pour réduire les risques naturels liés à l’eau (sécheresses, inondations, érosions…). La raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions vertes, « sans regret » et multifonctionnelles pour maximiser les services écosystémiques et renforcer les capacités protectrices des milieux naturels sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques. Les échanges issus de cet atelier seront portés à la COP23 et au Forum Mondial de l’Eau et contribueront à enrichir la dynamique lancée dans les bassins français pour s’adapter aux changements climatiques. Autour de tables rondes, de présentations de projets, de groupes de travail et de visites de terrain, vous pourrez identifier les freins et leviers d’actions au développement des solutions d’ingénierie écologique et partager les expériences et bonnes pratiques de projets français et internationaux. Inscriptions gratuites et obligatoires. PROGRAMME et INSCRIPTIONS sur water-climate-workshop.com. Suivez l’actualité de l’atelier international avec #nature4climate   PLUS D’INFORMATIONS Agence de l’eau Seine-Normandie contact@water-climate-workshop.com 51 rue Salvador Allende 92 027 NANTERRE (France) Site internet dédié au Workshop

Conférence de Carthagène : la région Caraïbe au chevet des océans

La France accueille  cette semaine  la 14ème Conférence des Parties (COP) de la Convention de Carthagène, qui regroupe 25 Etats riverains de la Grande Caraïbe autour de la protection et la mise en valeur du milieu marin de la région. Les travaux ont débuté ce lundi 13 mars à Cayenne en Guyane : le Comité français de l’UICN participe aux travaux et négociations.  Les délégués des 25 Etats signataires de la convention de Carthagène pour  la protection et la mise en valeur du milieu marin de la région des Caraïbes (signée en Colombie en 1983) se sont retrouvés à Cayenne, en Guyane, lundi 13 mars. L’objectif principal est de s’accorder sur une nouvelle feuille de route autour des 3 protocoles de la convention: le protocole SPAW (Specially Protected Areas and Wildlife) qui liste des espèces et aires marines à protéger ; le protocole LBS (Land-Based Sources and Activities) qui vise à lutter contre les pollutions d’origine terrestre déversées dans les océans ; et le protocole Oil Spill pour renforcer les mesures de prévention des risques de marées noires par le biais d’une coopération régionale (consulter les documents de la conférence). La Convention de Carthagène et ses protocoles, placés sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), sont contraignants pour ses Parties : les décisions prises engagent véritablement les Etats de la région qui s’étend a Guyane à la Floride, et du Belize à la Barbade. Une première décision prise dès le début de la conférence est l’inscription de 8 espèces de requins dans le protocole SPAW, qui seront dorénavant protégés. Compte-tenu de ses enjeux pour la biodiversité d’outre-mer, le Comité français de l’UICN est présent durant toute la conférence à Cayenne, représenté par son Président, Bernard Cressens, et par sa coordinatrice du Pôle-relais zones humides tropicales, Gaëlle Vandersarren. Les enjeux de protection de la biodiversité des territoires ultra-marins français que sont la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane française, d’une exceptionnelle richesse,  sont très élevés : le capital naturel de ses territoires est indispensable à leur économie, qui repose notamment sur le tourisme, sujet sur lequel l’UICN France anime un atelier ce jeudi 16 mars. La Ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, préside vendredi 17 mars le segment ministériel de la Conférence, dans le but d’aboutir à une déclaration commune : l’appel de Guyane. Le document proposé appelle à une « reconquête de la biodiversité exceptionnelle de la Grande Région Caraïbe », notamment grâce aux aires marines protégées, à la mise en place de mesures de lutte contre les espèces exotiques envahissantes (notamment par la gestion des eaux de ballast), et des mesures chiffrées de protection des récifs coralliens, mangroves et herbiers dans le cadre de l’Initiative Internationale pour les Récifs Coralliens (ICRI – actuellement présidée par la France) à l’horizon 2020. Le Comité français de l’UICN se félicite ainsi des décisions annoncées cette semaine par Ségolène Royal pour l’affectation de 658 hectares de mangroves en Martinique au Conservatoire du littoral, notre partenaire dans l’animation du Pôle-relais sur les zones humides tropicales, la création imminente du nouveau parc naturel marin de Martinique, et l’avancement du projet d’inscription des « volcans et forêts du nord de la Martinique » au patrimoine mondial de l’Unesco qui sera présenté en février 2018. S’il existe déjà de nombreux parcs, réserves et sanctuaires contribuant à protéger la biodiversité exceptionnelle de la Caraïbe, il est important que des moyens plus importants, à la fois humains et financiers, soit alloués à leur gestion.  Pour assurer une gestion efficace des aires protégées, des mesures de financement innovantes pourraient être mises en place au niveau régional, s’appuyant sur des sources de financement qui n’ont pas encore été assez exploitées : une contribution des croisiéristes, évoqué dans l’appel de Guyane, semble s’imposer. On peut aussi penser à d’autres pistes comme les taxes aéroportuaires, des charges d’entrée dans les parcs…il serait en effet logique que ceux qui viennent profiter des richesses écologiques de la région participent au financement de sa préservation. Des financements solides, pérennes, allant aux acteurs de terrain et consolidant les réseaux régionaux en place tels que Caribea initiative, CariWet et le Pôle-Relais pour les zones humides tropicales ou CaMPAM pour les aires marines protégées permettraient que de véritables actions soient prises pour protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes dont la bonne santé nous permet de relever directement d’autres défis de société comme le changement climatique, la santé ou la sécurité alimentaire – ce que nous appelons les Solutions Fondées sur la Nature. Le Comité français de l’UICN souhaite ainsi que cette conférence soit celle de l’action et que l’engagement des Etats, à travers l’appel de la Guyane, soit renforcé et opérationnel sur la biodiversité. Le Comité français soutient des propositions additionnelles pour améliorer le texte de l’appel avec des actions sur 1/ la restauration des populations de poissons-perroquets par des stratégies de conservation et gestion des pêches, qui correspond à une recommandation adoptée par l’Assemblée générale de l’ICRI en 2013, 2/ l’intégration des enjeux de biodiversité dans le développement de la transition énergétique, par une planification adéquate des projets d’ENR et en évitant, réduisant et compensant les impacts (application du triptyque ERC inscrit dans la loi biodiversité), 3/ le lancement et renforcement de plans d’actions sur les espèces les plus menacées, 4/ la restauration de 15% des écosystèmes dégradés d’ici 2020 et 5/ la lutte contres les pollutions d’origine terrestre (nitrates, phosphates, pesticides). CONTACT Anne Caillaud, Chargée de programme Outre-Mer