Alerte pour les lézards et la flore de Nouvelle-Calédonie

Reconnu pour sa faune et sa flore exceptionnelles, l’archipel néo-calédonien héberge une biodiversité remarquable confrontée à de nombreuses menaces. Au terme d’un état des lieux conduit sur près de 10 ans, 69 espèces de reptiles et 643 espèces de plantes se révèlent menacées de disparition. Représentant un point chaud de la biodiversité mondiale, la Nouvelle-Calédonie abrite de nombreuses espèces endémiques : plus de 75% de la flore et plus de 90% des lézards de l’archipel n’existent nulle part ailleurs au monde. L’état des lieux réalisé porte sur une grande partie des lézards (comprenant les geckos et les scinques) et de la flore vasculaire (fougères, orchidées, arbres et autres plantes à fleurs) dont le risque de disparition a été analysé. Au total, 66% des lézards (69 espèces sur les 104 évaluées) et 40% des plantes (643 espèces sur les 1624 évaluées) sont menacées et pourraient disparaître si les mesures de conservation et de réduction des menaces n’étaient pas renforcées. Les feux de brousse, les activités minières et les espèces exotiques envahissantes représentent les principales pressions pour la biodiversité de l’archipel. Menées par l’association Endemia, ces analyses ont été réalisées dans le cadre de la Liste rouge mondiale des espèces menacées. Elles ont été établies avec la contribution des organisations scientifiques du territoire et grâce aux connaissances et à l’expertise d’un réseau de plus de 100 spécialistes. Ces résultats intègrent désormais la Liste rouge des espèces menacées en France, coordonnée par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (décembre 2024) Chapitre Lézards de Nouvelle-Calédonie• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Fiches espèces avec catégories (sur Endemia)• Publication : Endemia, UICN Comité français, OFB et MNHN (2024). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Lézards de Nouvelle-Calédonie. Paris, France Chapitre Flore vasculaire de Nouvelle-Calédonie• Tableau synthétique avec catégories et critères (xls)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Fiches espèces avec catégories (sur Endemia)• Publication : Endemia, UICN Comité français, OFB et MNHN (2024). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de Nouvelle-Calédonie – 1er volet. Paris, France Photo bandeau :Oedodère marbré © Matthias Deuss
Plus de la moitié des espèces menacées de disparition en France ne bénéficient pas d’un statut de protection

Pour renforcer la protection des espèces, le Comité français de l’UICN a mené une étude afin de déterminer la part des espèces menacées bénéficiant d’un statut de protection, en métropole et en outre-mer. Le croisement des résultats de la Liste rouge nationale des espèces menacées avec les arrêtés de protection d’espèces montre que plus de la moitié (56%) des quelque 2900 espèces menacées de disparition en France ne sont couvertes par aucun arrêté de protection, soit plus de 1600 espèces. Les constats dressés à partir de cette analyse mettent en évidence des lacunes importantes dans la protection des espèces menacées et appellent à renforcer significativement la couverture de la protection réglementaire. Cette démarche est essentielle pour que la France atteigne d’ici 2030 l’objectif de stopper l’extinction des espèces menacées connues sur son territoire, auquel elle s’est engagée dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique. Sur la base de cette analyse, le Comité français de l’UICN, appuyé par les experts de sa Commission de sauvegarde des espèces, formule une série de quatre recommandations et cinq priorités d’actions pour répondre au risque de disparition des espèces par la voie de la réglementation. La note de position détaillée et la fiche synthétique de décryptage des enjeux sont disponibles en téléchargement ci-dessous. DOCUMENTS ET LIENS • Lire le communiqué de presse (juin 2024)• Lire la note de position et les recommandations• Découvrir la fiche de décryptage synthétique• Consulter l’annexe listant les espèces menacées et de leur statut de protection (xls)• Accéder à la base de données de l’INPN• Parcourir les résultats de la Liste rouge des espèces menacées en France Photo bandeau :Agrion joli (Coenagrion pulchellum) CC-BY-SA Gilles San Martin
Focus sur la flore des îles Kerguelen

Situées au sud de l’océan Indien, les îles Kerguelen forment un archipel montagneux composé d’une île principale et de centaines d’îles et îlots satellites. Une flore originale s’y est développée du fait de l’isolement extrême de ces terres subantarctiques et de leur climat humide, venteux et froid. Parmi les 29 espèces de plantes vasculaires natives, une espèce apparaît menacée et une autre quasi menacée. Même si le risque de disparition reste faible pour la plupart des espèces, la flore de l’archipel est affectée par les plantes et les animaux introduits devenus envahissants et par les impacts du changement climatique. Réalisées dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, les analyses ont été coordonnées par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), avec l’expertise de botanistes spécialistes de ces territoires et l’implication de la direction de l’environnement des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN (2024). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire des îles Kerguelen. Paris, France Photo bandeau :Communauté végétale aux îles Kerguelen © Françoise Hennion
Cote d’alerte pour la flore de La Réunion

Treize ans après le premier bilan, l’actualisation de l’état de la flore vasculaire de La Réunion fait apparaître une situation très préoccupante marquée par une forte aggravation : 41 % des espèces sont aujourd’hui menacées contre 30 % en 2010. Reconnue pour la richesse et l’originalité de sa flore, l’île de La Réunion abrite de nombreuses espèces qui n’existent nulle part ailleurs au monde. En 13 ans, les connaissances sur le patrimoine végétal de l’île se sont significativement améliorées, mais les mesures de conservation déployées ne portent pas encore leurs fruits et demandent à être renforcées. Les analyses réalisées ont porté sur l’ensemble de la flore vasculaire réunionnaise (orchidées, arbres et autres plantes à fleurs, fougères et plantes alliées), soit au total 962 espèces indigènes. Les résultats montrent que 395 espèces sont menacées et 31 autres quasi menacées, tandis que 41 espèces ont déjà disparu. Le bilan dressé met en évidence les pressions croissantes qui pèsent sur la flore de l’île. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux a été porté par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), grâce à la coordination locale du Conservatoire botanique national de Mascarin (CBN-CPIE Mascarin) et à l’expertise de nombreux spécialistes professionnels et amateurs. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (novembre 2023)• Tableau synthétique avec catégories et critères (xlsx)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Synthèse des changements de catégories entre 2010 et 2023 (pdf)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN & CBN-CPIE Mascarin (2023). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de La Réunion. Paris, France. Photo bandeau :Bois de senteur blanc (Ruizia cordata) © Sonia Françoise
Zones humides et eaux usées : attention, saturation !

Les zones humides de nos territoires ultramarins (mares, étangs lacs, lagunes, dolines, marais, forêts marécageuses, mangroves, récifs coralliens…) sont aussi diverses qu’utiles, et nous rendent de nombreux services, notamment pour l’épuration de l’eau. Certaines collectivités ou particuliers les considèrent cependant comme des solutions de facilité pour assainir les eaux usées domestiques ou pluviales, et ce d’autant qu’elles ne coûtent rien en termes d’entretien ou d’investissement. Mais les zones humides ne sont pas des stations d’épuration et leur pollution peut mener à des atteintes irréversibles. Le Pôle-relais zones humides tropicales piloté par le Comité français de l’UICN souhaite alerter sur ce type de pratique, et en appeler à la responsabilité de chacun pour préserver leurs bienfaits. La pression urbaine galopante est une réalité dans l’ensemble des outre-mer, ce qui impacte fortement les milieux naturels et notamment ceux qui, paradoxalement, nous rendent les plus grands services : les milieux humides. Grande est la tentation de servir de leurs pouvoirs épuratoires pour s’affranchir des contraintes relatives à la gestion des eaux usées ! Les capacités épuratoires des zones humides étant limitées, elles se retrouvent rapidement affaiblies par les pollutions diffuses et chroniques, et leur dégradation mène à la perte des services qu’elles peuvent nous rendre, voire leur disparition. Un cercle vicieux dangereux… Le sujet de la gestion de l’eau et de l’assainissement est problématique dans l’ensemble des territoires ultramarins, même si les constats sont différents d’un territoire à l’autre. A Nouméa en Nouvelle-Calédonie, moins de la moitié des habitants est raccordée à l’une des six stations d’épuration de la ville. En Polynésie française, la station d’épuration de Papaeva inaugurée en 2016 ne fonctionne qu’au tiers de sa capacité, faute de raccordements suffisants. En Guyane, 95% des installations d’assainissement autonome sont non-conformes. Quant à Mayotte, où il n’existe pas d’Office de l’Eau, les capacités d’ingénierie sont insuffisantes et ont mené de nombreuses défaillances, malgré une réelle volonté d’améliorer le service public de l’eau potable et des eaux usées. C’est dans les territoires antillais que le problème est le plus avéré : les rejets des eaux usées domestiques dans le milieu naturel constituent le 1er facteur de pollution azotée des zones humides et des cours d’eau. A l’heure actuelle, 75000 installations d’assainissement non-collectif sont recensées en Martinique dont 90% sont évaluées non conformes par les services de contrôle. Même constat en Guadeloupe, où les eaux pluviales et usées ne sont quasiment pas traitées. En cause : 80% des systèmes d’assainissement autonome sont défectueux, selon l’Office de l’Eau de Guadeloupe. Mais ce sont aussi 40% des eaux de baignades qui ont vu leur qualité se dégrader, ces 10 dernières années, en raison de la présence de germes bactériens dus aux rejets d’eaux usées domestiques en mer. En théorie, la qualité des eaux est tellement mauvaise qu’elle justifierait de fermer toutes les plages guadeloupéennes par mesure sanitaire d’ici 10 ans ! On retrouve le même type de problème en Guyane et en Nouvelle-Calédonie, avec des interdictions de baignade. Dans un rapport sur la gestion de l’eau et de l’assainissement dans les Outre-Mer publié en octobre 2022, le Conseil Économique, Social et Environnemental préconisait notamment : La mise en place de filières d’assainissement complètes sur l’ensemble des territoires (stations d’épuration aux normes et adaptées dans chaque intercommunalité) afin de privilégier le réseau collectif quand les conditions le permettent; D’aider les particuliers à se raccorder au service d’assainissement collectif lorsqu’il existe, que ce soit par le biais d’aides au raccordement et de taxes d’assainissement pour les foyers raccordables non-raccordés; L’installation des moyens modernes et écologiques d’assainissement (micro-stations d’épuration type STEP pour les populations isolées ou éloignées, ou filières à filtres planté de végétaux adaptés aux milieux tropicaux) et de traitement des boues; La réutilisation de l’eau pour les usages agricoles, par exemple les eaux en sortie de station d’épuration qui pourraient être utilisées pour des activités d’irrigation agricole ou d’espaces verts ou de nettoyage des voiries; Le renforcement de la police de l’eau, avec des contrôles plus resserrés afin de prévenir et sanctionner les atteintes aux milieux aquatiques et à l’environnement. Mais alors, que faire ? Aux Antilles, les Offices de l’Eau, chargés de la gestion de la ressource, sont conscients du problème et tentent de mettre en place des solutions. Celui de Martinique, en partenariat avec la DEAL, a délimité par arrêté des Zones Humides d’Intérêt Environnemental Prioritaire (ZHIEP) dans le cadre du Schéma Directeur d’Aménagement et de gestion des Eaux (SDAGE) 2022-27. Des Zones à Enjeux Environnemental (ZEE) et des Zones sensibles à l’Eutrophisation (ZES) ont également été identifiées, dans le but de mieux préserver les zones humides et les cours d’eau en priorisant les zones de rénovation et mise aux normes de l’assainissement non-collectif. D’autres solutions passent par l’accompagnement technique et financier des usagers pour la mise en conformité des systèmes d’assainissement. En Martinique, comme dans la plupart des territoires d’outre-mer, 6 foyers sur 10 sont reliés à un système d’assainissement non-collectif. Or, ces installations doivent faire l’objet d’un entretien régulier et notamment de vidanges régulières (tous les 5 ans en moyenne, et 2 ans pour les petites unités individuelles) qui peut être coûteux et parfois difficile à réaliser, car le secteur privé manque de capacité pour réaliser ces prestations dans beaucoup de territoires, notamment en Polynésie française. Pour aider les usagers à supporter ces frais, l’Office de l’eau de Martinique a mis en place un Dispositif de Financement de l’Assainissement pour les Particuliers (DFAP) pour les foyers les plus modestes afin qu’ils puissent mettre leurs systèmes d’assainissement aux normes (jusqu’à 95% du cout pris en charge). Ce système existe également à Mayotte, où un financement de 3000€ est accordé par l’État et le Conseil départemental pour les travaux de raccordement. Cependant, le montage et les frais de dossier restent trop souvent encore un obstacle… Le développement de systèmes d’assainissement adaptés et innovants, comme les microstations d’épuration – comme il en existe en Polynésie française (Moorea), à Mayotte (Tsingoni), à la Réunion (Grand-Fond) ou encore en Guyane (Saint-Laurent-du-Maroni) ou des systèmes de phyto-épuration utilisant des espèces indigènes
Focus sur la flore endémique des petits territoires d’outre-mer

Au sein des territoires d’outre-mer se trouvent des espèces végétales qui n’existent nulle part ailleurs au monde. Parmi ces plantes uniques identifiées à Wallis-et-Futuna, à Saint-Martin, aux Îles Éparses et à Saint-Paul et Amsterdam, l’analyse montre que 15 espèces sont menacées sur les 17 recensées. Les résultats mettent en évidence les principales menaces pesant sur la flore vasculaire endémique de ces petites îles, situées sous les latitudes tropicales, subtropicales ou australes, dont la préservation est sous l’entière responsabilité de la France et des collectivités ultramarines. Publié dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux a été coordonné par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-CNRS-MNHN), avec l’implication d’un groupe de botanistes. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB & MNHN (2022). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire endémique des petits territoires d’outre-mer. Paris, France. Photo bandeau :Merisier de Boldingh © Nils Servientis
Vigilance pour les poissons récifaux de La Réunion

Dans les eaux récifales de La Réunion, la situation des poissons marins appelle à une vigilance renforcée. Pour la première fois, l’examen complet réalisé montre que 36 espèces sont menacées et 23 autres quasi menacées. L’état des lieux indique également que 42 % des espèces ne sont pas encore assez connues pour déterminer leur situation. Les analyses menées ont porté sur l’ensemble des 732 espèces de poissons récifaux vivant dans les eaux peu profondes de La Réunion, jusqu’à 50 m de profondeur, à l’exclusion des espèces de haute mer, des requins et des raies. Le bilan fait apparaître une série de menaces, parmi lesquelles la surpêche, l’urbanisation croissante du littoral, les pollutions issues des terres et le réchauffement climatique. Publiés dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, ces résultats sont issus d’analyses coordonnées par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-CNRS-MNHN), avec l’implication d’un groupe de spécialistes. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (octobre 2022)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB & MNHN (2022). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Poissons récifaux de La Réunion. Paris, France. Photo bandeau :Poisson-clown de Maurice © Julien Wickel
Faune de Guadeloupe : une riche biodiversité sous fortes pressions

Marqué par un riche patrimoine naturel, l’archipel de la Guadeloupe abrite une biodiversité remarquable confrontée à de nombreuses menaces. L’état des lieux portant sur 574 espèces de la faune mené dans le cadre de la Liste rouge nationale montre que près de 15 % d’entre elles sont menacées. Les analyses mises en oeuvre ont porté sur une série de groupes d’espèces animales des milieux terrestres, d’eau douce et marins : oiseaux, mammifères, reptiles, amphibiens, poissons et macro-crustacés d’eau douce, mollusques terrestres et d’eau douce, libellules et demoiselles, papillons de jour, abeilles, mantes, phasmes et une partie des coléoptères. Au total, 16 espèces ont déjà disparu, 85 sont menacées et 48 sont quasi menacées. Réalisé dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux a été établi par le Comité français de l’UICN et l’UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN), grâce à la mobilisation de naturalistes et de scientifiques spécialistes de la faune guadeloupéenne. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (janvier 2022)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB & MNHN (2021). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitres Faune de Guadeloupe. Paris, France. Photo bandeau :Couleuvre des Saintes © Régis Gomès
À la découverte des espèces menacées et des actions pour les préserver

Destiné à tout public, ce livret pédagogique est un outil de sensibilisation sur les espèces menacées en France et dans le monde, élaboré par l’Association française des parcs zoologiques (AFdPZ) et le Comité français de l’UICN. – Pourquoi les espèces sont-elles menacées dans le monde ? – Quels sont les animaux menacés en France ?– Comment préserver les espèces et comment chacun peut-il agir à son échelle ? Ce nouveau livret répond à ces questions au travers de textes, de photos et d’exemples illustrés. En le parcourant, vous pourrez trouver des informations sur les cinq grandes menaces pesant sur la biodiversité et vous rencontrerez quelques-unes des espèces menacées dans le monde ou autour de nous. Vous découvrirez également les actions mises en œuvre par les acteurs de la protection de la nature pour les sauvegarder et des exemples d’actions qu’il est possible de réaliser chez soi pour contribuer à la préservation de ces nombreuses espèces. Retrouvez ce livret dans les multiples parcs zoologiques français membres de l’AFdPZ. Plus d’informations – Livret sur les espèces menacées (pdf)– Le programme « Espèces » du Comité français de l’UICN– Les actions de l’Association des parcs zoologiques de France (AFdPZ) Photos © Antoine Joris
Congrès UICN : Le Pôle-relais zones humides tropicales aux Espaces Générations Nature

Près de 200 événements et stands mettant les outre-mer à l’honneur, aussi bien dans l’espace Exposition du Congrès qu’aux Espaces Générations Nature (EGN) ont été proposés aux participants et grand public. Des moments forts qui ont su mettre en avant l’importance de cette biodiversité fragile et menacée. Les Espaces Génération Nature & le village des zones humides Les Espaces Générations Nature étaient accessibles au grand public gratuitement et sans inscription du 04 au 11 Septembre 2021. Ils proposaient aux visiteurs de vivre des expériences innovantes, créatives et ludiques : un véritable village de la biodiversité convivial et festif ! Interventions d’experts, terrarium géant, expositions artistiques, immersion découverte de la biodiversité aquatique, ateliers pratiques, projections-débats, jeux, œuvres collaboratives, escape game, volière à papillons grandeur nature ou encore des expériences de réalité virtuelle ont su ravir petits et grands. Ramsar France, en collaboration avec les Pôles-relais zones humides, a donc souhaité mettre à l’honneur les milieux humides de Métropole et d’outre-mer en proposant un « Village des zones humides » ouvert au public pendant toute la durée des Espaces Génération Nature. Situé sur l’Esplanade – espace extérieur des EGN – le village des zones humides comprenait un espace de visites virtuelles, une zone dédiée au expositions, un cabinet des curiosités et un espace d’animations où chaque jour se relayaient les équipes des pôles-relais afin de sensibiliser le grand public à la valeur de ces milieux encore trop souvent méconnus. Zoom sur les zones humides tropicales ! Le samedi 4 septembre, le village fut entièrement consacré à l’outre-mer avec tout un programme d’animations pour découvrir les zones humides des Antilles, de Guyane, de l’Océan indien et du Pacifique, le tout animé par l’équipe du Pôle-relais zones humides tropicales. Une belle journée qui a su attirer nombre de participants de tous âges venus découvrir (ou redécouvrir) ce patrimoine naturel fragile. Mais sur toute la période des EGN, le public a pu profiter de la beauté de ces milieux humides ultramarins au travers des animations suivantes : Exposition photographique « choc » sur la pollution aquatique visible et non visible : réalisée par des collégiens de Petit Bourg en Guadeloupe, cette exposition avait pour objectif de retenir l’attention du grand public par une mise en scène photographique pensée et réalisée par la jeune génération. Des photos qui ont su interpeller les visiteurs à la fois par leur côté « choquant » mais également par la « banalité de la situation » qui désormais ne choque presque plus. Une belle réussite pour ces élèves qui ont fait voyager leur projet au-delà de leur île ! Exposition sur la mangrove en LSF (Langue des Signes Française) : une autre belle réalisation de la part de jeunes guadeloupéens, de Baie Malhaut cette fois-ci, qui ont su tirer bénéfice de leurs cours de LSF pour créer cette exposition très esthétique mais également ludique. Les visiteurs étaient invités à retrouver le nom des espèces mises en lumière, aussi bien en français, qu’en anglais, espagnol ou créole guadeloupéen. Les élèves ont d’ailleurs proposer 2 nouveaux mots au registre LSF : palétuviers et mangle médaille ! Exposition sur la mangrove de Guyane de Koté forêt avec à sa tête Lucile DUDOIGNON : constituée de 9 roll-ups hauts en couleurs, cette expositions invite les jeunes et moins jeunes à partir à la découverte des mangroves guyanaises. La Mallette Pédag’Eau et sa maquette xxl: réalisée par le PRZHT pour le compte de l’Office de l’eau Guadeloupe, cette mallette sensibilise les enfants de 3 à 12 à la problématique de l’eau en général et des milieux humides en particulier. Les touts petits ont été captivés par les histoires du butaï, et les plus grands par la maquette du grand cycle de l’eau représentant les reliefs du territoire guadeloupéen. Les visites virtuelles : une partie du village était consacré à faire voyager les gens aux 4 coins de l’outre-mer pour partir à la rencontre des milieux humides. Au « menu » : mangrove de Guadeloupe & de Mayotte, étang du Gol à la Réunion, Baie de Génipa en Martinique, phénomène de mangrove rose en Martinique et mares de Guadeloupe & Martinique. Une page a été spécialement conçue pour regrouper ses différentes visites. Venez vous « immerger » dans les zones humides tropicales ici ! Plus d’informations – Plus d’informations sur le site du Pôle-Relais Zones Humides Tropicales– Les visites virtuelles– Le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales et le Comité français de l’UICN Photo bandeau © Autrevue – Laurent Juhel