Biodiversité d’Outre-mer : une exceptionnelle richesse et une responsabilité mondiale de la France pour la protection de la planète
Le Comité français de l’UICN publie « Biodiversité d’Outre-mer » un ouvrage de référence présentant les dernières connaissances scientifiques sur la biodiversité terrestre et marine des collectivités françaises d’outre-mer ainsi que les actions mises en œuvre pour la protéger. Grâce à la contribution de plus de 150 experts, il permet de mesurer les efforts accomplis depuis dix ans et de souligner les défis restant à relever pour la conservation de la biodiversité. Un atout exceptionnel, des responsabilités internationales Les collectivités d’outre-mer abritent des richesses naturelles exceptionnelles : l’un des plus importants sites de ponte du monde pour les tortues luth en Guyane, des colonies de millions de manchots dans les archipels de Crozet et de Kerguelen (TAAF), des hauts lieux de reproduction pour les baleines à bosse à Mayotte, la deuxième plus grande barrière de récifs coralliens au monde en Nouvelle-Calédonie… Grâce aux outre-mer, la France possède le 2ème domaine maritime mondial incluant 55 000 km² de récifs coralliens et lagons, soit environ 10 % de la superficie mondiale. Les outre-mer sont caractérisés par leurs très forts niveaux d’endémisme : plus de 98 % de la faune vertébrée et 96 % des plantes vasculaires endémiques à la France sont ultramarins. Cette spécificité implique une responsabilité de premier plan pour la France : si les espèces disparaissent de ces territoires, elles disparaissent de la planète. Les Outre-mer aux premières loges de la crise mondiale de la biodiversité Revers de la médaille, la France se place au sixième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées selon la Liste rouge de l’UICN publiée en 2013. Cette situation est principalement due aux collectivités françaises d’outre-mer comme la Nouvelle-Calédonie, troisième place mondiale pour le nombre de reptiles menacés, ou la Polynésie française, territoire avec le plus grand pourcentage d’espèces d’oiseaux menacées ou éteintes. Des efforts de conservation en 10 ans… à poursuivre et amplifier Pour protéger ce patrimoine, de nombreuses aires protégées ont été créées : deux Parcs nationaux à La Réunion et en Guyane, la plus grande Réserve naturelle nationale dans les TAAF, deux Parcs naturels marins à Mayotte et dans les îles Glorieuses… Ainsi, en dix ans, la superficie cumulée totale des aires protégées en outre-mer a été multipliée par 10. De plus, les inscriptions du lagon de Nouvelle-Calédonie et des Pitons, cirques et remparts de La Réunion sur la liste des biens naturels au Patrimoine mondial de l’UNESCO témoignent de la reconnaissance internationale de ces hauts-lieux de biodiversité. Pour autant, le réseau des aires protégées, marines et terrestres, doit poursuivre son extension et les moyens nécessaires doivent être accordés pour assurer une gestion efficace de ces espaces. Depuis 2003, la prise en compte des enjeux ultramarins dans les politiques de la biodiversité s’est améliorée au niveau national, comme en témoigne la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité, et au niveau européen grâce au financement par la Commission européenne de trois récents appels à projets dédiés à la biodiversité des outre-mer dotés chacun de 2 millions d’euros. Malgré ces signes encourageants, il reste encore à construire une véritable politique européenne pour la biodiversité des outre-mer dotée d’un financement pérenne. Sur le territoire national, les défis de l’intégration de la biodiversité dans les autres politiques, comme celles liées à l’exploitation minière et pétrolière ou à la construction d’infrastructures et l’urbanisme restent majeurs. L’implication des collectivités locales est cruciale sur ces sujets et pour la mise en place de stratégies territoriales pour la biodiversité, comme c’est le cas en ce moment à Mayotte. Le réseau des acteurs de la biodiversité dans les collectivités d’outre-mer s’est structuré donnant lieu à la mise en place de nouveaux programmes de conservation mais les financements des associations de protection de la nature, acteurs essentiels, doivent être consolidés et accrus. Plus globalement, un renforcement des moyens humains et financiers pour la mise en œuvre des politiques de la biodiversité est nécessaire pour répondre efficacement aux enjeux de conservation. Grâce aux outre-mer, la France porte une responsabilité de premier plan au niveau mondial pour enrayer l’extinction de la biodiversité. Elle doit accentuer ses efforts dans ces territoires si elle veut atteindre les objectifs d’Aïchi en 2020 et respecter ses engagements internationaux auprès de la Convention sur la diversité biologique. Biodiversité d’Outre-mer ISBN : 978-2- 915964-06-6 Ouvrage coordonné par Olivier Gargominy et Aurélie Bocquet Coédité par les éditions Roger Le Guen et le Comité français de l’UICN avec le soutien du Ministère des Outre-mer, du Centre National du Livre, de l’Office National des Forêts et de la Fondation Nature et Découvertes. Prix de vente : 45 € En vente en librairie ou auprès du Comité français de l’UICN (uicn@uicn.fr) Document joint Communiqué de presse UICN France Publication de Biodiversité d’Outre-mer
Robert Barbault : une grande figure de la biodiversité nous a quittés
Le Comité français de l’UICN est profondément attristé par le décès de Robert Barbault l’un des plus grands spécialistes de l’écologie et rend hommage à son engagement pour la préservation de la biodiversité et la réconciliation de l’homme et de la nature. Robert Barbault est décédé le 12 décembre 2013 à Paris à l’âge de 70 ans. Il était professeur émérite à l’Université Paris VI et au Muséum national d’Histoire naturelle où il a dirigé le département « Ecologie et gestion de la biodiversité » de 2002 à 2012. Il avait auparavant dirigé le Programme national « dynamique de la biodiversité et environnement » du CNRS (lancé en 1992) et l’Institut fédératif d’écologie fondamentale et appliquée. De par la qualité de ses travaux et le rôle qu’ils ont joué dans la promotion des sciences de l’écologie, il avait reçu, conjointement avec Bernard Delay, le « Grand prix de la Société Française d’Écologie » le 4 septembre 2010. Engagé dans la préservation de la biodiversité, il présidait le comité français du programme MAB (Man and Biosphere) de l’UNESCO et le conseil scientifique de Parcs Nationaux de France. Il était également Vice-Président de l’association Humanité & Biodiversité et membre du Groupe « Patrimoine mondial » du Comité français de l’UICN. Il a publié des ouvrages de référence sur l’écologie (Ecologie générale : structure et fonctionnement de la biosphère) et la biodiversité (Des baleines des bactéries et des hommes, Un éléphant dans un jeu de quilles, La vie quelle entreprise !, et dernièrementAvant que nature meure, pour que nature vive à l’occasion de la réédition du livre de Jean Dorst). A la fois grand scientifique et excellent pédagogue, il a su démontrer et expliquer les interactions et les liens étroits entre les hommes et les autres éléments du vivant, alerter sur les dangers de l’érosion de la biodiversité et l’importance de sa protection, et plaider pour une réconciliation des hommes et de la nature, en parfaite adéquation avec la vision de l’UICN : « un monde juste qui valorise et conserve la nature ».
Presque 3% des océans aujourd’hui protégés
Les aires marines protégées couvrent désormais 2,8% des océans – une superficie plus grande que l’Europe – selon la carte officielle publiée aujourd’hui issue de la base de données mondiale sur les aires protégées, gérée par l’UICN et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). La carte montre une augmentation de 0,6% de la superficie des océans protégés depuis 2012. En 2010, la plupart des gouvernements du monde ont convenu de protéger au moins 10% des zones marines et côtières dans le monde d’ici 2020. « Il est encourageant de constater les progrès que nous avons réalisés jusqu’à présent » , dit Carl Gustaf Lundin, Directeur du Programme mondial marin et polaire de l’UICN. « Protéger moins de 3% de l’océan n’est pas encore suffisant pour assurer sa conservation durable. Toutefois, si nous continuons à augmenter cette superficie de un pour cent chaque année, nous devrions être en mesure d’atteindre l’objectif de 10% d’ici 2020. Nous espérons que cette carte va rendre ce processus beaucoup plus efficace ». La carte permet, pour la première fois, de rendre facilement accessible les données sur les aires marines protégées dans le monde aux spécialistes et au grand public. Elle offre la possibilité de suivre les progrès réalisés pour la protection des océans et d’identifier les zones non encore incluses sur la carte. La carte montre clairement que les progrès obtenus ces dernières années ont été impulsés par la création de grandes aires marines protégées en mer, en complément des nombreux sites de plus petite taille qui existent dans les eaux côtières de nombreux pays. Ces évolutions sont particulièrement visibles autour des eaux territoriales de l’Australie, de la France et de l’Afrique occidentale. « Les pays qui obtiennent de bons résultats devraient aider ceux qui éprouvent des difficultés à protéger leur patrimoine marin exposé à des menaces telles que la surpopulation et qui manquent de capacités et de ressources », déclare Dan Laffoley, Conseiller principal sur les sciences marines et la conservation du Programme mondial marin et polaire de l’UICN. « Cette carte devrait ainsi faciliter la collaboration entre les pays. Elle fournit des informations objectives issues des statistiques officielles pour suivre les progrès vers l’objectif de 10% ». La carte a été présentée au 3ème Congrès mondial des aires marines protégées (IMPAC 3) qui se déroule actuellement à Marseille. Co-organisé par l’UICN, l’Agence des aires marines protégées et la Ville de Marseille, IMPAC 3 rassemble plus de 1.200 spécialistes et personnalités du monde entier dans le but d’évaluer les progrès réalisés et de proposer de nouvelles solutions pour la conservation et le développement durable des océans. « La carte et les statistiques sur la couverture des aires marines protégées seront mises à jour régulièrement, au fur et à mesure que les actions de protection progresseront un peu partout dans le monde », explique Brian Mac Sharry du Programme des aires protégées du Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature du PNUE. La carte peut être téléchargée à http://www.protectplanetocean.org/official_mpa_map
La Liste rouge des crustacés d’eau douce de France métropolitaine

Un quart des espèces de crustacés d’eau douce sont menacées en France métropolitaine. Ce chapitre de la Liste rouge nationale porte sur des espèces pour la plupart méconnues, qui jouent un rôle essentiel dans les milieux d’eau douce. Au terme de l’étude menée durant trois ans sur les 576 espèces de crustacés d’eau douce de l’Hexagone, près de 28% des espèces apparaissent menacées. Ce résultat est le fruit d’un travail conduit par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, avec la contribution d’une vingtaine de spécialistes. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juin 2012)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France & MNHN (2014). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Crustacés d’eau douce de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Ecrevisse à pattes blanches © Mickaël Béjean
La Liste rouge des papillons de jour de France métropolitaine

Seize espèces de papillons de jour sont menacées de disparition en France métropolitaine et dix-huit autres quasi menacées. C’est ce que révèle ce chapitre de la Liste rouge des espèces menacées en France, consacrée pour la première fois en métropole à un groupe d’insectes. Le risque de disparition des 253 espèces de papillons de jour, ou « Rhopalocères », a été étudié par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en collaboration avec l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie) et la Société entomologique de France (SEF).Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (mars 2012)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, MNHN, OPIE & SEF (2014). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Papillons de jour de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Damier du frêne © Daniel Morel
La Liste rouge 2011 des oiseaux de France métropolitaine
D’après la Liste rouge des espèces menacées en France, plus d’une espèce d’oiseaux nicheurs sur quatre est menacée sur le territoire métropolitain, ainsi que plusieurs espèces migratrices pour lesquelles la France dispose d’une responsabilité particulière. L’étude réalisée constitue la première analyse du risque de disparition des 568 espèces d’oiseaux recensées dans l’Hexagone, incluant l’ensemble des espèces nicheuses, hivernantes et de passage. Le bilan des évaluations montre une situation très préoccupante. Cet état des lieux a été établi par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Société d’études ornithologiques de France (SEOF) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. > Retour à la Liste rouge nationale Documents joints Communiqué de presse (mai 2011) Tableau synthétique avec catégories et critères Addendum : actualisation du statut de la Sittelle corse Publication : UICN France, MNHN, LPO, SEOF & ONCFS (2011). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau : Phragmite aquatique © Arnaud Le Nevé – Bretagne Vivante
La Liste rouge de la faune de La Réunion
Les premiers résultats de la Liste rouge nationale établis en outre-mer montrent que la faune de La Réunion est hautement menacée. Les analyses réalisées permettent de connaître le degré de menace pesant sur les oiseaux, les mammifères terrestres et marins, les reptiles terrestres et les tortues marines, les poissons et macro-crustacés d’eau douce, les papillons de jour, libellules, demoiselles et phasmes, soit au total 165 espèces de la faune réunionnaise. Ce travail a été réalisé par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en collaboration avec de nombreuses organisations locales. Les résultats obtenus font apparaître un certain nombre de faits marquants. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juillet 2010)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, MNHN, SEOR, ARDA, Insectarium de La Réunion, GLOBICE & Kélonia (2013). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitres Faune de La Réunion. Paris, France. Photo bandeau :Echenilleur de la Réunion © Franck Theron – SEOR
Un code éthique pour la conservation de la biodiversité
Le Muséum national d’Histoire naturelle et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ont organisé un atelier de travail réunissant une quinzaine d’experts internationaux, dans le cadre de la démarche « The Biosphere Ethics Initiative ». L’objectif de cet atelier était de finaliser un document de référence pour l’éthique de la conservation de la biodiversité qui sera par la suite partagé par tous les membres de l’UICN − dont 80 gouvernements. Une démarche clé qui ancre les problématiques de l’Année Internationale de la Biodiversité dans la durée, au-delà de 2010. Le projet « The Biosphere Ethics Initiative » (BEI) C’est à la demande du Comité français de l’UICN, dont le président d’honneur est Patrick Blandin, professeur émérite du Muséum, que l’Assemblée générale de l’UICN a adopté en 2004 une résolution demandant que l’UICN se dote d’un code éthique de la conservation de la biodiversité. Dans cette optique, un groupe de travail international a été constitué. Des réunions et ateliers organisés dans différents continents, la consultation d’un réseau mondial de correspondants, ont permis, depuis 2005, d’aboutir à une rédaction préliminaire du document, intitulé « The Biosphere Ethics Initiative » (BEI). L’objectif : faire partager par tous les membres de l’UICN – 80 Etats, 120 organismes publics, plus de 1000 ONGs et 10 000 experts – les fondements éthiques de la conservation de la biodiversité, pour qu’ils inspirent leurs actions, partout dans le monde. En février 2010, l’étape finale d’élaboration de ce document de référence a eu lieu à Paris au Muséum national d’Histoire naturelle. Il est en outre envisagé que la France porte le projet BEI auprès de la Convention sur la Diversité Biologique, lors de la Conférence des Parties qui aura lieu à l’automne 2010 à Nagoya, au Japon. L’atelier international de février 2010 : une étape décisive Préparée par le Muséum national d’Histoire naturelle et le Comité Français de l’UICN, la dernière étape de la rédaction du BEI a eu lieu au Muséum, du 15 au 18 février 2010. Cette étape finale a permis de lancer la BEI dans le cadre de l’Année Internationale de la Biodiversité. Le texte adopté est téléchargeable ci-dessous. Le 18 février, le texte a été officiellement remis à la directrice générale de l’UICN, Julia Marton-Lefèvre, en présence du Président de l’UICN, Ashok Khosla, de Madame Sheila Abed De Zavala, présidente de la commission du droit de l’environnement de l’UICN. Principalement financé par le Muséum, cet atelier a également reçu le support du Ministère des Affaires Etrangères, du Center for Humans and Nature (USA) et de la Commission du droit de l’environnement de l’UICN. Document joint Biosphere Ethics Initiative
Séminaire sur les Listes rouges régionales des espèces menacées
Le Comité français de l’UICN, la Fédération France Nature Environnement et le Muséum national d’Histoire naturelle se sont associés pour lancer un projet d’appui à l’élaboration des Listes rouges régionales des espèces menacées. Pour préparer ce projet avec tous les acteurs concernés, les trois partenaires ont organisé une journée de séminaire à Paris le 8 octobre 2009, dans les locaux de l’agence Natureparif. La présentation et le programme détaillé de la journée sont disponibles en téléchargement >> en cliquant ici. Développé sur la base des conclusions du séminaire, le projet d’appui sera lancé prochainement. Document joint Programme séminaire Listes rouges régionales – 08 octobre 2009
Atelier sur les amphibiens et reptiles pour la Liste rouge

Après son lancement lors d’un séminaire en juin dernier à Paris, le projet de Liste rouge des espèces menacées en France franchit aujourd’hui une nouvelle étape. Suite au séminaire de juin, le premier chapitre du projet vient tout juste d’être validé. En partenariat avec le MNHN (Muséum national d’Histoire naturelle) et la SHF (Société herpétologique de France), les quelques 80 espèces d’amphibiens et reptiles de métropole ont été passées au crible des critères de la Liste rouge de l’UICN lors d’un atelier de validation organisé le 7 décembre dernier. Neuf experts constituaient le comité d’évaluation et quarante au total ont contribué à la phase de relecture préalable des données réunies pour chaque espèce. Après intégration de tous les commentaires et finalisation des fiches, les résultats seront publiés début 2008. Dès janvier prochain, les oiseaux de métropole seront évalués à leur tour, en collaboration avec le MNHN et en partenariat avec la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), la SEOF (Société d’études ornithologiques de France) et l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage). Les différents groupes d’espèces seront ainsi passés en revue au fur et à mesure de l’avancée du projet, pour la métropole comme pour l’outre-mer. La Liste rouge nationale constituera un inventaire de référence sur les espèces, elle permettra d’actualiser les données, d’identifier les priorités d’action et de suivre l’évolution de l’état de la biodiversité en France. > Liste rouge nationale Photo bandeau : Lézard pyrénéen © Gilles Pottier