Le rôle crucial des Solutions fondées sur la nature pour l’Accord de Paris

La 23ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique  s’est tenue du 6 au 17 novembre à Bonn, en Allemagne. Cette conférence, présidée par le gouvernement fidjien, sera l’occasion pour les représentants des gouvernements mais aussi les acteurs économiques et ceux de la société civile de travailler aux détails de la mise en œuvre de l’accord de Paris : « the Paris rulebook ». Ces échanges avaient pour objectif de traiter des moyens financiers, techniques et humains à mettre en œuvre afin d’encourager les initiatives et projets d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. Au cours de cette conférence internationale, l’engagement de l’UICN sera de promouvoir le rôle central que doivent avoir les Solutions fondées sur la Nature dans les stratégies de lutte et d’adaptation au changement climatique (voir les messages clés ci-dessous). Le Comité français de l’UICN s’est mobilisé depuis 2015 afin que les Solutions fondées sur la Nature soient davantage reconnues et intégrées dans les accords internationaux et les orientations stratégiques françaises dans la lutte contre le changement climatique. Ces solutions, qui se traduisent par des actions de protection, de restauration et de gestion durable des écosystèmes, sont indispensables pour agir tant sur l’atténuation (stockage de carbone) que sur l’adaptation (limitation des risques naturels, résilience des territoires). Elles contribuent en même temps à la préservation de la biodiversité, défi étroitement lié à celui du changement climatique. Au niveau international, une analyse récente publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) [Comptes-rendus de l’Académie nationale des sciences des États-Unis] estime que les solutions naturelles pour le climat sont un moyen économique et/ou rentable d’offrir plus d’un tiers de l’atténuation climatique nécessaire d’ici à 2030 pour stabiliser le réchauffement en dessous de 2°C. De même, selon le rapport de l’ONU sur l’écart des émissions 2017, les forêts, les zones humides et les sols offrent un potentiel de réduction d’émissions annuelles totales compris entre 4 et 12 GtCO2e. Au niveau national, le Comité français de l’UICN se félicite de la mise à jour du Plan National d’Action contre le Changement Climatique (PNACC) qui intègre les Solutions fondées sur la Nature et de l’adoption du Plan Climat qui vise à les développer. Ce dernier comporte également un axe pour mettre fin à la déforestation importée en France, ce qui est une avancée notable dans la lutte contre la déforestation, source majeure de gaz à effet de serre. Au delà de ces actions ciblées sur les écosystèmes, l’UICN France rappelle aussi l’importance d’analyser les impacts potentiels vis-à-vis de la biodiversité de toutes les stratégies et actions de lutte contre le changement climatique, que ce soit dans le déploiement des énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments ou encore le recours à de nouveaux matériaux. Il est important de concilier de façon cohérente et efficace la lutte contre le changement climatique et celle contre l’érosion de la biodiversité (voir les travaux réalisés). Le Comité français de l’UICN salue également la déclaration de haut niveau pour l’intégration des Solutions fondées sur la Nature dans gestion de l’eau, initiée par le Partenariat Français pour l’Eau lors de l’atelier international « génie écologique et risques climatiques » à Paris en Septembre 2017, co-organisé avec le Comité français. Afin de poursuivre cette mobilisation, le Comité français de l’UICN se rendra à Bonn pour un atelier organisé par la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) afin de rédiger les lignes directrices internationales pour des approches fondées sur les écosystèmes pour l’adaptation au changement climatique et la gestion des risques naturels.   Plus d’informations Messages clefs de l’UICN pour la COP23 Page dédiée sur les Solutions fondées sur la nature  Sélection de publications de référence Déclaration d’engagement pour intégrer les SfN dans la gestion de l’eau

Mise à jour de la liste rouge mondiale des espèces menacées

Les espèces de frênes les plus répandues et précieuses d’Amérique du Nord sont au bord de l’extinction en raison d’un coléoptère envahissant qui ravage leurs populations, tandis que la disparition des milieux sauvages et le braconnage contribuent au déclin de cinq espèces d’antilopes d’Afrique, selon la dernière édition de la Liste des espèces menacées de l’UICN™. Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN met aussi en évidence un déclin dramatique des sauterelles et des mille-pattes endémiques de Madagascar, ainsi que l’extinction de la pipistrelle de l’île Christmas, une espèce endémique de chauve-souris présente uniquement sur cette île. La Liste rouge de l’UICN comporte à l’heure actuelle 87 967 espèces, dont 25 062 sont menacées d’extinction.   « Les activités humaines poussent les espèces vers l’extinction à une telle vitesse qu’il est impossible d’évaluer leur déclin en temps réel », dit Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Même des espèces que nous croyions abondantes et non menacées, comme certainesantilopes en Afrique ou les frênes aux États-Unis, sont maintenant confrontées à une menace imminente d’extinction. » « Les actions de conservation portent leurs fruits, mais la préservation des forêts, des savanes et d’autres biomes dont nous dépendons pour notre survie et notre développement n’est pas considérée comme une priorité de financement. Notre planète a besoin de mesures urgentes, prises à l’échelle mondiale et guidées par les données de la Liste rouge, afin d’assurer la survie des espèces et un avenir durable pour l’humanité. »   Les frênes d’Amérique du Nord au bord de l’extinction Cinq des six principales espèces de frênes d’Amérique du Nord font leur entrée dans la Liste rouge de l’UICN dans la catégorie En danger critique (à un pas de l’extinction), la sixième étant classée En danger. Ces espèces sont décimées par un coléoptère envahissant, l’Agrile du frêne (Agrilus planipennis). Trois d’entre elles, le Frêne rouge de Pennsylvanie (Fraxinus pennsylvanica), le Frêne blanc (Fraxinus americana) et le Frêne noir (Fraxinus nigra) sont les frênes prédominants dans le pays, avec près de neuf milliards d’arbres dans les régions boisées des États-Unis. Le Frêne blanc (Fraxinus americana), autrefois abondant, est l’un des arbres les plus précieux d’Amérique du Nord, utilisé comme bois d’œuvre pour la fabrication de meubles, de battes de baseball et de cannes de hockey. Les frênes sont une composante essentielle des forêts nord-américaines. Ils procurent un habitat et de la nourriture à de nombreuses espèces d’oiseaux, d’écureuils et d’insectes, et accueillent d’importantes espèces pollinisatrices, dont des papillons diurnes et nocturnes.  « Les frênes sont un élément essentiel des peuplements végétaux aux États-Unis, ainsi qu’une espèce ornementaletrès répandue, plantée par des millions de personnes le long de nos rues et dans nos jardins », dit Murphy Westwood, membre du Groupe  de spécialistes des Arbres de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN et qui a piloté l’évaluation. « Leur déclin, qui pourrait toucher plus de 80% des arbres, changera de façon très profonde la composition des espaces boisés, tant naturels qu’urbains. Compte tenu de l’importance écologique et économique des frênes, et du fait que l’abatage et le déblaiement  des frênes morts est extrêmement coûteux, de nombreuses recherches sont actuellement menées pour enrayer ce déclin dévastateur. Ceci apporte un espoir quant à la survie de l’espèce. ». L’agrile du frêne s’est propagé très rapidement : arrivé au Michigan depuis l’Asie à la fin des années 1990 dans des palettes d’expédition infestées, le coléoptère a déjà détruit des dizaines de millions de frênes aux États-Unis et au Canada. Plus de huit milliards d’arbres risquent d’être détruits, car il se propage vite et peut tuer un peuplement entier de frênes en six ans. Il est aussi favorisé par le réchauffement climatique; des zones qui étaient trop froides pour le coléoptère deviennent maintenant mieux adaptées à son développement, de telle façon qu’il est impossible de savoir jusqu’où il pourrait s’étendre à l’avenir.   Cinq espèces d’antilopes en déclin Bien que le statut de la plupart des espèces d’antilopes reste inchangé, cinq espèces d’antilopes d’Afrique, dont quatre étaient classées dans la catégorie Préoccupation mineure, subissent un déclin important en raison du braconnage, de la dégradation des habitats et de la compétition avec l’élevage domestique. Cette réduction reflète une tendance plus générale au déclin chez les grands mammifères d’Afrique qui sont en compétition avec une population humaine croissante en termes d’espace et de ressources. « Les antilopes déclinent à mesure que les populations humaines continuent de s’accroître, de défricher des terres pour l’agriculture, de prélever de la viande de brousse de façon non durable, d’étendre les habitations, d’extraire des ressources et de construire de nouvelles routes », dit David Mallon, co-président du Groupe des spécialistes des antilopes de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN. « Afin d’inverser cette tendance dangereuse, il faut qu’un degré de priorité beaucoup plus élevé soit accordé à la conservation de la biodiversité en faveur du développement économique des pays concernés. La législation existante pour la protection des espèces sauvages doit aussi être appliquée de manière beaucoup plus efficace. » La plus grande espèce d’antilope du monde, l’Éland de Derby (Tragelaphus derbianus), précédemment classée en Préoccupation mineure, se trouve maintenant dans la catégorie Vulnérable. Sa population totale est estimée entre 12 000 et 14 000 individus au maximum, avec moins de 10 000 animaux matures. Les principales raisons de son déclin sont le braconnage pour sa viande, l’empiètement sur les aires protégées et l’expansion de l’agriculture, et de l’élevage de bétail. L’instabilité politique et les conflits armés en République Centrafricaine, qui abritait auparavant la plus grande population de l’espèce, sont des obstacles importants à la protection de cette espèce, si bien que c’est maintenant le Cameroun qui se trouve être le principal bastion de l’espèce. Le Rédunca de montagne (Redunca fulvorufula), précédemment classé aussi en Préoccupation mineure, a subi un déclin de près de 55% dans sa population d’Afrique du Sud au cours des 15 dernières années. Il est maintenant classé En danger. Les principales causes en sont l’expansion des implantations humaines, le braconnage, le dérangement important par les éleveurs et leur bétail, et la chasse avec des chiens.

26 juillet : Journée internationale des mangroves

2ème édition de la Journée internationale des mangroves Aujourd’hui, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales célèbre pour la seconde fois en Guadeloupe, et dans tout l’Outre-mer français, la Journée Internationale des Mangroves.     Cette journée internationale de célébration des mangrove, validée par l’UNESCO en 2015, a pour objectif de souligner l’importance des  mangroves, des biotopes uniques, vulnérables et qui prodiguent des bénéfices importants aux populations humaines y compris en termes de sécurité alimentaire. Elles sont aussi particulièrement importantes dans le contexte de réduction des impacts du changement climatique et notamment l’intensification des cyclones, la montée du niveau de la mer avec l’augmentation de la houle. Depuis 1998, le 26 Juillet a été nommé « Journée Internationale des Mangroves » ou « Journée d’Action pour la Mangrove », porté notamment par notre partenaire Mangrove Action Project.” Le Pôle relais organise des évènements s’inscrivant dans cette action au niveau mondiale afin de promouvoir l’importance des mangroves dans les territoires d’Outre-mer. En Guadeloupe par exemple, un évènement est organisé en partenariat avec la commune des Abymes ; d’autres évènements sont organisés à Mayotte et à Wallis.   Plus d’informations Proclamation du 26 juillet comme « Journée Internationale pour la Conservation de l’Ecosystème des Mangroves » par l’UNESCO Site internet du Pôle relais zones humides tropicales Page dédiée aux actions du Pôle relais zones humides tropicales Dossier de presse de l’événement en Guadeloupe

Pacte mondial pour l’environnement

L’environnement comme droit fondamental : Pacte mondial pour l’environnement Vient d’être dévoilé un projet de pacte mondial pour l’environnement : c’était samedi 24 juin dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne, événement organisé par le Club des Juristes, sous la présidence de Laurent Fabius. Le projet de Pacte mondial sur l’environnement a vocation à être adopté par l’Assemblée générale des Nations unies dans les années à venir, pour devenir la pierre angulaire du droit international de l’environnement. Plusieurs figures marquantes de l’action contre le dérèglement climatique et pour le développement sont intervenues : Ban Ki-moon, Arnold Schwarzenegger, Anne Hidalgo, Mary Robinson, Laurence Tubiana, Manuel Pulgar-Vidal, Jean Jouzel, ainsi que d’éminents juristes et magistrats de cours constitutionnelles ou cours suprêmes du monde entier. L’UICN a été hautement représenté, par son Président, Zhang Xinsheng, ainsi que par le Président de sa Commission du Droit de l’environnement, Antonio Benjamin, Juge à la Haute Cour nationale du Brésil. Après les deux Pactes internationaux de 1966 – l’un relatif aux droits civils et politiques, l’autre relatif aux droits économiques, sociaux et culturels –, ce nouveau Pacte consacrerait une troisième génération de droits fondamentaux. L’idée d’un Pacte mondial pour l’environnement est ancienne, elle est portée par la communauté internationale des juristes depuis plus de 30 ans. C’est au lendemain de la Charte mondiale de la nature adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1982 qu’elle trouve son origine. Par la suite, la Commission Brundtland en 1986 recommandait la préparation d’une Déclaration universelle et d’une Convention internationale pour la protection de l’environnement et le développement durable. Dans le prolongement de cette recommandation, en 1995, un projet de convention, qui deviendra une référence majeure en la matière, le « Draft International Covenant on Environment and Development » était adopté par la Commission mondiale du droit de l’environnement de l’UICN, en coopération avec le Conseil international pour le droit de l’environnement (International Council of Environmental Law, ICEL). Mais ce n’est qu’après la COP 21 que l’initiative voit concrètement le jour sous l’impulsion de Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel de la République française, ancien ministre des Affaires étrangères et président de la COP21 et de Yann Aguila, avocat au barreau de Paris et président de la commission environnement du Club des juristes. Ce sont plus de 80 experts de 40 nationalités juges, avocats et professeurs de droit, du Brésil, d’Argentine, du Canada, des Etats-Unis, d’Inde, du Pakistan, de Chine, de Turquie, du Cameroun, de Russie ou de l’Union européenne qui ont travaillé ensemble à cette proposition de pacte. Le projet de pacte pose comme principe le droit à un environnement écologiquement sain mais aussi le devoir pour chaque personne de prendre soin de l’environnement. Le document d’une trentaine d’articles pose de grands principes tels que le principe de prévention, de précaution, le principe pollueur-payeur, le principe d’information et de participation du public, l’accès à la justice en matière environnementale, la non-régression. Il a été remis à Emmanuel Macron, qui a clôturé les débats à la Sorbonne en annonçant qu’il s’engageait à agir et « pour que ce travail ainsi amorcé, soit continué, d’aboutir à un texte, de convaincre nos partenaires et de placer ces efforts sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies en association l’assemblée générale de l’ONU avec la volonté de renforcer les agences existantes et pour dès septembre prochain, porter les bases de ce qui ne sera pas l’avant-projet mais bien un pacte mondial pour l’environnement que la France portera ». Plus d’informations : – Découvrez le texte de l’avant-projet de Pacte mondial pour l’environnement : http://www.leclubdesjuristes.com/wp-content/uploads/2017/06/Avant-projet-de-Pacte-mondial-pour-lenvironnement-24-juin-2017.pdf – Lien vers l’allocution du Président de la république : http://www.elysee.fr/declarations/article/allocution-du-president-de-la-republique-vers-un-pacte-mondial-pour-l-environnement/ – Lien vers la page dédiée à la Commission Droit et Politiques Environnementales de l’UICN France Photo : © Pierre Metivier

Retour sur les temps forts du Congrès mondial de la nature – Hawai’i 2016

Garder notre élan – Découvrez les résultats et les temps forts du Congrès de l’UICN 2016 Alors que l’année 2017 commence, le monde a plus que jamais besoin de la nature Les défis qui attendent notre planète sont colossaux, mais l’élan pour construire un futur durable ne faiblit pas. L’année dernière, le monde a fait des avancées de géant pour mettre en pratique les Objectifs de développement durable et l’Accord de Paris, et le Congrès de l’UICN y a grandement participé. Nous remercions tous ceux qui ont participé au succès retentissant du Congrès ! Il est aujourd’hui temps de tirer les leçons de ce que nous avons appris, de mettre en œuvre ces nouvelles relations, et d’assurer le suivi des succès et des décisions prises à Hawai’i. En bref, il est temps de se mettre au travail ! Découvrez sans plus attendre la vidéo bilan sur ce Congrès en cliquant sur ce lien   Ce qu’il faut retenir du Congrès : Un succès sans précédent Le Congrès 2016 a été un succès grâce à des décisions et des annonces de haut niveau. Le Congrès 2016 a été le plus grand Congrès de l’histoire de l’UICN, et le plus grand événement international dans le domaine de la conservation jamais organisé aux États-Unis. En savoir plus sur les résultats du Congrès 2016. Etablir l’ordre du jour mondial de la conservation Les Membres de l’UICN ont approuvé 121 motions abordant des questions urgentes dans le domaine de la conservation, l’Accord de Paris et les ODD. Ils ont également créé une nouvelle catégorie de Membres pour les peuples autochtones, ont élu un nouveau Conseil et ont approuvé le Programme de l’UICN 2017-2020. Lisez l’ensemble du procès-verbal de l’Assemblée des Membres. Inspirer et renseigner le développement durable Au Congrès, chaque jour voyait son lot de nouvelles annonces provenant de gouvernements, d’entreprises, de la société civile et des universités. Plus de 1300 sessions, 88 expositions, neuf pavillons et six Dialogues de haut-niveau ont offert aux participants des outils, des connaissances et une inspiration pour protéger la nature. Un nouveau plan de sauvetage pour la conservation Les Engagements d’Hawai’i reflètent les principaux messages et idées développés lors du Congrès. Ils seront un guide pour les actions politiques et en faveur de la conservation, alors que le monde dépend de plus en plus de la nature pour se développer durablement. Passer de la parole aux actes Grâce à l’atténuation du carbone, à l’utilisation minimale du papier et du plastique, aux pavillons recyclables et aux autres mesures de durabilité mises en place, le Congrès 2016 a gagné la certification internationale d’événement géré durablement. En savoir plus sur la réalisation d’un Congrès plus durable.   Pour plus d’informations Téléchargez la brochure des temps forts du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2016 www.uicn.org Site dédié au Congrès mondial de la nature de l’UICN  

#NatureForAll : Un mouvement pour inspirer l’amour de la nature

#NaturePourTous / #NatureForAll est un mouvement collectif, créé à la suite du Congrès mondial des parcs en 2014, en collaboration avec la Commission mondiale de l’Éducation et de la Communication et de la Commission mondiale des Aires Protégées de l’UICN. Ce mouvement a été lancé lors du Congrès mondial de la nature en septembre 2016, à Hawaï. Il vise à inspirer une nouvelle génération de penseurs et de gens d’actions, de tous les secteurs de la société, à se rapprocher de la nature et à agir pour soutenir sa conservation. Imagine #NatureForAll from #NatureForAll on Vimeo. À la base, l’idée est très simple : plus nous sommes nombreux à faire l’expérience de la nature, à nous en rapprocher et à communiquer l’amour que nous éprouvons pour elle, plus le soutien à l’égard de la conservation sera grand. Nous sommes nombreux à respecter et à apprécier la nature, mais des études révèlent que de nombreuses personnes, en raison de diverses circonstances, de leur style de vie ou des occasions dont elles disposent, font face à des obstacles qui les empêchent de faire l’expérience de la nature et de s’en rapprocher. Néanmoins, la nature a besoin du soutien et de l’action de nous tous. Un changement s’impose.   Reconnaissant qu’aucune organisation ne peut à elle seule concrétiser cette vision, nous demandons aux membres de la famille de l’UICN et à tous, de se joindre à ce mouvement et d’allumer l’étincelle du changement pour : • accroître la SENSIBILISATION et motiver des personnes de tous les horizons à s’ouvrir à la nature et à ses valeurs ; • favoriser la création d’occasions permettant à tous de faire l’EXPÉRIENCE de la nature et se s’en RAPPROCHER ; • créer des moments de transformation qui deviendront des voies vers le rapprochement et vers un engagement personnel durable favorisant l’action dans le domaine de la CONSERVATION. Nous vous invitons à vous joindre au mouvement pour créer un monde avec #NaturePourTous / #NatureForAll.   Pour contribuer au mouvement vous pouvez : • Utilisez le mot-clic #NaturePourTous / #NatureForAll dans les médias sociaux. • Indiquez que votre projet ou programme fait partie de #NaturePourTous / #NatureForAll.   Faites connaître la vision de #NaturePourTous / #NatureForAll auprès de vos partenaires actuels et nouveaux : • Adhérer au réseau #NaturePourTous / #NatureForAll et tirer profit de la publicité croisée. • Inscrivez votre programme ou projet à http://NatureForAll.global. • Racontez-nous ce que vous faites ou comptez faire pour rapprocher de nouveaux publics de la nature et accroître la sensibilisation, l’expérience et l’établissement de liens avec la nature.

Liste rouge de l’UICN : Les girafes et de nouvelles espèces d’oiseaux menacées

Cancun, Mexique, 7 décembre 2016 (UICN) – Plus de 700 espèces d’oiseaux nouvellement identifiées ont été évaluées pour la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN, et 11% d’entre elles sont menacées d’extinction. Cette mise à jour révèle un déclin dévastateur de la girafe, causé par la destruction des habitats, les troubles civils et la chasse illégale. La population totale de la girafe a subi un déclin de 40% ces 30 dernières années. Elle est classée dans la catégorie Vulnérable sur la Liste rouge de l’UICN.  La mise à jour de la Liste rouge publiée aujourd’hui comprend aussi les premières évaluations d’espèces sauvages d’orge, de mangue et d’avoine, ainsi que d’autres espèces sauvages apparentées à des plantes cultivées. Ces espèces sont de plus en plus importantes pour la sécurité alimentaire, car leur diversité génétique peut contribuer à améliorer la résistance des cultures aux maladies, à la sécheresse et à la salinité. La mise à jour de la Liste rouge a été publiée aujourd’hui lors de la 13e session de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB COP13), qui a lieu à Cancun, au Mexique. La Liste rouge de l’UICN comprend actuellement 85 604 espèces, dont 24 307 sont menacées d’extinction.    « Un grand nombre d’espèces disparaissent avant même d’avoir été décrites, » déclare Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN montre que l’ampleur de la crise mondiale de l’extinction pourrait être supérieure à ce que nous pensions. Les gouvernements réunis à Cancun lors du sommet de la biodiversité des Nations Unies ont l’immense responsabilité d’intensifier leurs efforts afin de sauvegarder la biodiversité de notre planète, et ceci non pas seulement pour son propre bien, mais pour répondre à des impératifs humains tels que la sécurité alimentaire et le développement durable.»    Des espèces d’oiseaux nouvellement identifiées et déjà menacées Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN comprend une nouvelle évaluation de toutes les espèces d’oiseaux. Grâce à une étude taxonomique très complète réalisée par BirdLife International en collaboration avec le Handbook of the Birds of the World (Guide des oiseaux du monde), 11 121 espèces d’oiseaux au total ont été évaluées. 742 espèces d’oiseaux nouvellement identifiées ont été évaluées, dont 11% sont menacées. Par exemple, le Troglodyte de Serna (Thryophilus sernai), récemment décrit, est classé En danger, car plus de la moitié de son habitat pourrait disparaître suite à la construction prévue d’un barrage. L’Artamie azurée des Comores (Cyanolanius comorensis) est aussi En danger à cause de la perte de ses habitats due à l’agriculture et à la dégradation causée par des plantes envahissantes. Parmi les espèces d’oiseaux nouvellement identifiées, treize entrent dans la Liste rouge dans la catégorie Éteinte. Un grand nombre d’entre elles, dont Acrocephalus yamashinae, une espèce de l’île de Pagan, l’Akepa de O’ahu (Loxops wolstenholmei) et l’’Apapane de Laysan (Himatione fraithii) ont disparu au cours des 50 dernières années. Toutes ces espèces étaient endémiques de différentes îles, probablement anéanties par des espèces envahissantes. « Malheureusement, l’identification de plus de 700 espèces « nouvelles » ne signifie pas que les oiseaux de la planète se portent mieux », précise Ian Burfield, Coordinateur scientifique mondial de BirdLife. « À mesure que nous approfondissons nos connaissances, nos craintes se confirment : l’agriculture non durable, l’exploitation forestière, les espèces envahissantes et d’autres menaces, comme le commerce illégal qui a été mis en relief ici, continuent à conduire beaucoup d’espèces vers l’extinction. »  Les évaluations de la Liste rouge de l’UICN montrent aussi que des oiseaux très populaires pourraient bientôt disparaître à l’état sauvage si des mesures de sauvegarde adéquates ne sont pas prises. Des espèces emblématiques, comme le Perroquet jaco (Psittacus erithacus) – un animal de compagnie très prisé capable d’imiter le langage humain,- risquent de disparaître à l’état sauvage, dû à la destruction des habitats et à des captures non durables. Le perroquet jaco, natif d’Afrique centrale, était classé Vulnerable et est maintenant En danger. Une étude dirigée par BirdLife International a constaté que, dans certains secteurs du continent, les populations de perroquet jaco ont diminué de 99%. La situation est particulièrement urgente en Asie : le Garrulaxe à front roux (Garrulax rufifrons), le Loriquet de Forsten (Trichoglossus forsteni) et le Bulbul à tête jaune (Pycnonotus zeylanicus), parmi d’autres espèces, sont reclassés dans des catégories de risque plus élevées en raison de l’impact du commerce illégal de faune sauvage. Il a été prouvé que les méthodes de capture non durables réalisées pour le commerce des oiseaux, particulièrement à Java, sont responsables de l’aggravation du statut de nombreuses espèces. Cependant, la situation s’améliore pour certains des oiseaux les plus rares et les plus vulnérables de la planète : ceux qui se trouvent seulement sur de petites îles isolées. Le Bouvreuil des Açores (Pyrrhula murina), le Pluvier de Sainte-Hélène (Charadrius sanctaehelenae), et le Zostérops des Seychelles (Zosterops modestus) font partie des espèces endémiques insulaires qui sont maintenant classées dans des catégories de risque moins élevées, leur statut s’étant amélioré grâce à d’intenses efforts de conservation, après avoir été au bord de l’extinction.   La girafe L’emblématique girafe (Giraffa camelopardalis), le mammifère le plus grand en hauteur et l’un des animaux les plus reconnaissables de la planète, est maintenant menacée d’extinction. L’espèce, répandue en Afrique australe et orientale, avec des sous-populations plus petites et isolées en Afrique occidentale et centrale, passe de la catégorie Préoccupation mineure à Vulnérable, car les populations ont subi un déclin dramatique atteignant 36 à 40%, passant d’environ 151 702 ou 163 452 girafes en 1985, à 97 562 in 2015. La croissance de la population humaine a des effets négatifs sur de nombreuses sous-populations de girafes. La chasse illégale, la destruction des habitats, l’expansion de l’agriculture et des exploitations minières, les conflits croissants entre l’homme et la faune sauvage, ainsi que les troubles civils, poussent l’espèce vers l’extinction. Sur les neuf sous-espèces de girafes, trois comptent des populations en croissance, cinq des populations en déclin et une reste stable. Une résolution adoptée lors du Congrès mondial de la nature en septembre dernier appelle à prendre des mesures pour inverser le déclin de la girafe.  

L’UICN à la COP 13 de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB)

La 13ème Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique se tient du 4 au 17 décembre 2016 à Cancun au Mexique. À mi-parcours de la Décennie des Nations Unies sur la biodiversité 2011-2020, l’UICN salue tous les efforts positifs réalisés mais souligne qu’il reste encore beaucoup à faire pour atteindre les 20 Objectifs d’Aichi. Il ne reste plus que quatre ans pour que le Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 soit achevé. La COP13 met l’accent sur les enjeux de l’intégration de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique au sein des politiques, plans et programmes et sectoriels et intersectoriels (agriculture, pêche, tourisme, infrastructures…). L’UICN demande donc aux Etats Parties de renforcer leurs actions à travers la mise en œuvre des stratégies nationales pour la biodiversité. L’UICN a préparé un document de position sur les différents sujets de l’ordre du jour qui seront débattus à la COP13, dans lesquels l’Union a été particulièrement impliquée pour la réalisation du Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020. L’UICN organise et participe à plusieurs événements parallèles et forums pour présenter ses propositions et débattre des principaux enjeux. Un calendrier complet des événements est disponible ici. Après le succès du Congrès mondial de la nature qui s’est tenu à Hawaï en septembre 2016, l’UICN apporte à Cancun son tout nouveau programme 2017-2020, les 112 résolutions et recommandations adoptées pour faire face aux défis les plus urgents de la planète et le message des engagements d’Hawaï.   Pour plus d’informations Consulter le site internet de l’UICN monde Document de position de l’UICN pour la COP13/COP-MOP2 en français Lien vers la COP 13

Mise à jour de la Liste rouge de l’UICN : des succès assombris par le déclin de nombreuses espèces

Des mesures de conservation réussies ont permis d’accroître les populations du Lynx ibérique et de l’Otarie de l’île Guadalupe, tandis que le Chat doré africain, le Lion de mer de Nouvelle-Zélande et le Lion sont confrontés à des dangers de plus en plus forts qui menacent leur survie, d’après la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™. D’autre part, 99% des orchidées cypripèdes d’Asie tropicale, qui font partie des plantes ornementales les plus prisées de la planète, sont actuellement menacées d’extinction. Cette mise à jour, rendue publique aujourd’hui, montre également que la destruction des habitats et un prélèvement excessif font peser des pressions très fortes sur bon nombre de plantes médicinales. La Liste rouge de l’UICN comprend maintenant 77340 espèces évaluées, dont 22784 sont menacées d’extinction. La perte et la dégradation des habitats représentent les menaces les plus importantes pour 85% de l’ensemble des espèces décrites par la Liste rouge ; le commerce illicite et les espèces envahissantes sont également des causes majeures du déclin des populations. « Cette mise à jour de la Liste rouge nous rappelle que des actions de conservation efficaces peuvent faire des merveilles », déclare Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Sauver le Lynx ibérique de l’extinction, tout en assurant des moyens de subsistance aux populations locales, en est un exemple parfait. » « Mais cette publication est aussi une sonnette d’alarme qui nous rappelle la vulnérabilité croissante de notre environnement naturel. La communauté internationale doit intensifier d’urgence ses efforts en matière de conservation si nous voulons sauvegarder cette biodiversité qui nous nourrit, nous inspire et nous surprend jour après jour. » Après six décennies de déclin, la population du Lynx ibérique (Lynx pardinus) est passée de 52 individus mâtures en 2002 à 156 en 2012. L’espèce, classée « En danger critique d’extinction », passe désormais en catégorie « En danger » sur la Liste rouge de l’UICN. Ce résultat a été atteint grâce à des actions intensives de conservation, allant de la restauration de population de lapins – la principale espèce proie du Lynx ibérique -, à la surveillance continue du piégeage illégal, en passant par l’élevage en captivité, ainsi que par des programmes de réintroduction et des mécanismes de compensation pour des propriétaires fonciers qui ont fait en sorte que les écosystèmes présents sur leurs propriétés soient compatibles avec les besoins du Lynx ibérique. L’espèce est présente dans deux régions du sud-ouest de l’Espagne ainsi qu’au sud-est du Portugal, où se trouve une petite population réintroduite. « C’est une excellente nouvelle pour le Lynx ibérique, et elle prouve également l’efficacité des mesures de conservation », indique Urs Breitenmoser, Co-président du Groupe de spécialistes des félidés de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN. « Cependant, beaucoup reste encore à faire, et nous devons poursuivre nos efforts de conservation pour assurer la croissance de la population de cette espèce et l’expansion de son aire de répartition à l’avenir ». L’état de conservation de l’Otarie de l’île Guadalupe (Arctocephalus townsendi), une espèce que l’on a cru éteinte à deux reprises, à la fin du 19e siècle et dans les années 1920, s’est amélioré. Elle passe de la catégorie « Quasi menacée » à celle de « Préoccupation mineure » grâce à la mise en oeuvre de mesures de protection de son habitat et à l’application de textes législatifs tels que la Loi de protection des mammifères marins des Etats-Unis. La population de l’espèce est passée de 200 à 500 individus dans les années 1950 à près de 20000 en 2010. Avant l’exploitation de l’espèce pour son épaisse fourrure, l’Otarie de l’île Guadalupe était probablement l’espèce de phoque la plus abondante des îles du sud de la Californie, avec une population qui était à 200 000 individus. D’après cette mise à jour de la Liste rouge, plusieurs espèces de mammifères sont exposées à des menaces croissantes du fait de la chasse et de la perte de leurs habitats. Le très discret Chat doré africain (Caracal aurata) est passé de la catégorie « Quasi menacé » à « Vulnérable » en raison du déclin de ses effectifs. Le Lion de mer de Nouvelle-Zélande (Phocarctos hookeri), l’un des lions de mer les plus rares de la planète, précédemment « Vulnérable », est reclassé « En danger », surtout en raison de maladies, de la modification des habitats due à la pêche et de morts accidentelles suite à des prises accessoires. L’espèce ne s’est jamais remise du grave déclin de ses effectifs dû à la chasse commerciale au début du 19e siècle. Malgré la réussite des mesures de conservation prises en Afrique du Sud, le Lion (Panthera leo) est toujours classé dans la catégorie « Vulnérable » sur le plan mondial à cause de son déclin dans d’autres régions. La sous-population d’Afrique de l’Ouest est classée « En danger critique » d’extinction en raison de la dégradation de son habitat, du déclin de ses proies dû à la chasse non durable et des conflits avec les humains. Un déclin rapide est également constaté en Afrique de l’Est, où l’espèce était pourtant historiquement abondante, principalement en raison des conflits avec les humains et du déclin de ses proies. Le commerce des os et d’autres parties du corps, utilisés en médecine traditionnelle, tant dans la région elle-même qu’en Asie, apparaît comme une nouvelle menace pour l’espèce. L’évaluation des 84 espèces d’orchidées cypripèdes d’Asie tropicale, qui comptent parmi les plus belles plantes ornementales de la planète, montre que 99% de ces espèces sont menacées d’extinction, essentiellement à cause d’une cueillette excessive à des fins horticoles et de la perte de leurs habitats. Tout commerce international de ces espèces est interdit en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), mais il persiste en raison de l’insuffisance des dispositifs d’application sur le plan national. Malgré le fait que ces espèces soient pour la plupart représentées dans les collections cultivées, leur perte à l’état sauvage porterait atteinte de façon importante à leur diversité génétique et à leur pérennité. Ainsi, Paphiopedilum purpuratum, une espèce rare présente au Vietnam, en Chine et à Hong Kong, est classée « En

Position de l’UICN sur la COP20 de la Convention sur les changements climatiques

L’UICN participe à la 20ème Conférence des Parties (COP20) de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à Lima, Pérou, du 1 au 12 Décembre 2014, et publie à cette occasion sa position. Dans le cadre de son engagement politique sur le changement climatique, l’UICN a préparé un document de position qui présente ses recommandations sur les négociations de la COP Climat à Lima (en téléchargement ci-dessous). Le message principal de l’UICN est de souligner que la nature offre de nombreuses solutions pratiques dans la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses impacts, qui, lorsqu’elles sont mises en œuvre correctement, peuvent procurer des avantages immédiats et tangibles. En particulier, l’UICN alerte les gouvernements à Lima pour que le projet de texte de négociation de l’accord 2015 reconnaisse la valeur des écosystèmes et permette la mise en œuvre de mesures d’atténuation et d’adaptation basées sur les écosystèmes. L’UICN demande que ces actions doivent être réalisées d’une manière qui protège la biodiversité, qu’elles soient socialement équitable et respectueuses des questions de genre, et qu’elles prennent en compte les connaissances locales, traditionnelles et autochtones ainsi que les besoins des communautés les plus vulnérables. L’UICN appelle également les gouvernements à inclure des objectifs spécifiques et ambitieux sur l’atténuation et l’adaptation basées sur les écosystèmes et l’adaptation à la fois dans leurs engagements post-2020 et ceux pré-2020. Ceux-ci pourraient inclure, par exemple, les engagements suivants : – Rejoindre efforts internationaux lancés au titre de la Déclaration de New York sur les forêts pour réduire de moitié la perte globale des forêts naturelles d’ici 2020, et y mettre fin en 2030 – Contribuer à la restauration de 150 millions d’hectares de paysages et de terres forestières dégradés d’ici 2020 à travers le Défi de Bonn, et la restauration de 200 autres millions d’hectares d’ici 2030 – Étendre la couverture existante des aires protégées terrestres, côtières et marines en accord avec l’objectif 11 d’Aichi – Assurer la conservation des autres réservoirs naturels de carbone tels que les zones humides, même si elles ne sont pas comptabilisées dans les mécanismes existants Notant les récentes conclusions du 5ème rapport d’évaluation du GIEC, l’UICN appelle également les pays à réduire leur dépendance aux combustibles fossiles, à étendre leurs choix énergétiques vers les énergies renouvelables, et à élever leurs niveaux d’ambition pré-2020 et post-2020.   Document joint Position UICN COP 20 Climat