APPEL À PROJETS – QUARRY LIFE AWARD : Heidelberg Materials lance la 6ème édition de son concours valorisant la préservation de la nature

Le concours scientifique et éducatif international Quarry Life Award, créé par Heidelberg Materials, récompense les actions novatrices ou exemplaires en faveur de la biodiversité en carrière. L’ambition de ce concours est d’améliorer les connaissances en matière de biodiversité sur les sites de carrières, de la favoriser et d’informer et de sensibiliser le grand public à l’importance de sa préservation. A cette occasion, chercheurs, étudiants, techniciens ou citoyens sont invités à participer à ce concours en répondant à l’appel à projets lancé par le groupe en France! Les candidats sont invités à soumettre une proposition de projet d’ici le 18 novembre 2024 sur le site internet dédié. En décembre 2024, le jury national du Quarry Life Award sélectionnera au maximum 6 projets (3 par catégorie) qui devront alors être mis en œuvre entre janvier et septembre 2025. Tous concourront simultanément aux niveaux national et international. À l’issue de la période de recherche, les participants soumettront un « rapport de projet final » rédigé en français et en anglais, et ce avant le 15 septembre 2025. Le Comité français de l’UICN accompagne depuis 17 ans Heidelberg Materials, afin de renforcer la prise en compte de la biodiversité dans leurs activités. Quels types de projets ? Les propositions, portées individuellement ou par équipes, devront être mises en œuvre sur l’un des 8 sites mobilisés : Les carrières des cimenteries de Bussac-Forêt (Charente-Maritime), Couvrot (Marne) et Ranville (Calvados) ainsi que les carrières granulats d’Arancou (Pyrénées-Atlantiques), Baccon (Loiret), Le Hourdel (Somme), Les Alleuds (Maine-et-Loire) et Pont-à-Mousson – Le Domaine (Meurthe-et-Moselle). Les projets sont organisés en 2 axes, déclinant respectivement 3 thématiques : L’axe Recherche se centre sur des projets scientifiques permettant d’accroître les connaissances écologiques au niveau d’une carrière et/ou visant l’amélioration de la gestion de la biodiversité, du paysage et de l’eau sur site. Ses catégories sont les suivantes : – Gestion de la biodiversité – Recherche sur l’habitat et les espèces – Aux portes de la carrière Ces projets seront évalués au regard de leur méthodologie, de leur faisabilité, de leur innovation et créativité, de la communication des résultats, ainsi que de leur valeur ajoutée pour la science et pour l’entreprise. L’axe dédié aux Initiatives Sociétales concerne, quant à lui, des projets d’engagement et de sensibilisation qui aident la carrière à une plus grande proximité avec ses parties prenantes externes. Ses trois catégories sont les suivantes : – Biodiversité et Éducation/Enseignement – Interconnexion carrières et collectivités locales – Solutions fondées sur la nature Ces projets seront évalués au regard de la sensibilisation, de la participation des parties prenantes locales, de la valeur ajoutée pour la collectivité et le site d’extraction ainsi que de sa faisabilité. Pour rappel, lors de la précédente édition, le grand prix international du Quarry Life Award (30 000 euros) a été remporté par la LPO Normandie pour son projet de création d’une mallette de jeux pédagogiques de sensibilisation au changement climatique et à la perte de biodiversité. Le projet avait été porté sur et en partenariat avec la carrière granulats d’Achères dans les Yvelines. Le projet est aujourd’hui déployé au sein du groupe en France, dans l’ensemble des activités. Calendier de l’appel à projets Jusqu’au 18 novembre 2024 : soumission des propositions de projets Décembre 2024 : sélection par le jury national des 6 projets participant à la compétition De janvier à septembre 2025 : mise en œuvre des projets et communication sur leur avancement Automne 2025 : remise des prix nationaux pour les 6 projets admis (nouveauté de la 6ème édition), allant de 1 000 € à 4 000 € Fin 2025 : remise des prix internationaux, allant de 10 000 € à 30 000 € Plus d’informations Consulter le site internet dédié au Quarry Life Award Consulter le communiqué de presse Consulter la vidéo de présentation Contacter Pierre Reaud, chargé de mission “Entreprises et biodiversité” Contacter Ludovic Pero, le référent national du concours (HeidelbergCement France) Les travaux du Comité français de l’UICN sur les entreprises et la biodiversité
Quarry Life Award : Découvrez les deux projets de la catégorie « Recherche et gestion de la biodiversité » !

Tous les deux ans, le Groupe HeidelbergCement organise le Quarry Life Award, un concours scientifique et éducatif qui se déroule dans plus de vingt pays à travers le monde. L’ambition de ce concours est d’améliorer les connaissances en matière de biodiversité sur les sites de carrières, de la favoriser mais aussi d’informer et de sensibiliser le grand public à l’importance de sa préservation. Pour cette édition, quatre projets français concourent dans les catégories « Recherche et gestion de la biodiversité » et « Initiatives sociétales ». Depuis février et jusqu’à septembre, les porteurs de projet vont mettre en œuvre leurs projets sur les carrières de Bazoches, Achères, Ségrie et La Huellerie. Après avoir découvert les deux projets de la catégorie « Initiatives sociétales » en mai, découvrez maintenant les deux projets de la catégorie « Recherche et gestion de la biodiversité ». Cette dernière regroupe les projets qui visent à accroître les connaissances écologiques à l’échelle d’une carrière ou à améliorer la gestion de la biodiversité, du paysage et de l’eau sur le site. Ces projets seront évalués au regard de plusieurs critères comme la faisabilité du projet, sa valeur ajoutée pour la science et pour la carrière, son intérêt local, sa créativité et sa méthodologie. Restauration de corridors écologiques en faveur du sonneur à ventre jaune – carrière de Ségrie (72) Précédent Suivant Le Sonneur à ventre jaune est un petit crapaud, classé en danger critique de disparition (CR) sur la dernière liste rouge des amphibiens des Pays de la Loire. L’espèce est suivie sur la carrière de Ségrie depuis 2006 et une analyse génétique de cette population et de celle des sites de Vernie, situé à seulement 5km, a confirmé l’isolement des populations. Un travail sur la restauration des corridors écologiques a donc été entrepris dans le cadre de la déclinaison régionale du Plan National d’Actions en faveur du Sonneur à ventre jaune. Ce projet, porté par la LPO Sarthe, consiste à restaurer une zone humide, à créer une mare et à mesurer l’efficacité de ces actions afin de poursuivre le travail déjà engagé. Consultez le blog du projet pour suivre sa mise en œuvre ! Suivi des papillons de nuit sur une carrière calcaire – Carrière de la Huellerie (72) Marek Banasiak, naturaliste et le porteur de ce projet, participe pour la deuxième fois à ce concours afin d’étudier les papillons de nuit présents sur la carrière. En 2018, lors de la précédente édition, l’équipe de bénévoles qui l’accompagne avait inventorié 318 espèces de macrohétéroècres (grands papillons de nuit). Ce résultat avait montré l’attractivité de cette carrière pour la biodiversité là où il faut des années d’inventaire pour arriver au même résultat sur des sites plus ordinaires. Cette année, l’objectif est de poursuivre ce travail et de démontrer à nouveau toute la richesse du site. Consultez le blog du projet pour suivre sa mise en œuvre ! Vous avez manqué les deux projets de la catégorie initiatives sociétales présentés en mai dernier ? Retrouvez les ici. Rendez vous à l’automne pour découvrir le projet gagnant de chacune des catégories ! Plus d’informations Consultez les blogs des projets français sur le site du concours Contacter Fanny Brunstein, chargée de mission “Entreprises et biodiversité” Contacter Ludovic Pero, le référent national du concours (HeidelbergCement France) Les travaux du Comité français de l’UICN sur les entreprises et la biodiversité
Quarry Life Award : Découvrez les deux projets de la catégorie « Initiatives sociétales » !

Tous les deux ans, le Groupe HeidelbergCement organise le Quarry Life Award, un concours scientifique et éducatif qui se déroule dans plus de vingt pays à travers le monde. L’ambition de ce concours est d’améliorer les connaissances en matière de biodiversité sur les sites de carrières, de la favoriser et d’informer et de sensibiliser le grand public à l’importance de sa préservation. Durant cette édition, quatre projets français concourent dans les catégories « Recherche et gestion de la biodiversité » et « Initiatives sociétales ». Depuis février et jusqu’à septembre, les porteurs de projet vont mettre en œuvre leurs projets sur les carrières de Bazoches, Achères, Ségrie et La Huellerie. Dans cet article, découvrez les deux projets de la catégorie « Initiatives sociétales » qui regroupe les projets d’engagement et de sensibilisation des parties prenantes de la carrière. Ces projets seront évalués au regard de plusieurs critères comme la sensibilisation réalisée, la participation des parties prenantes locales et la valeur ajoutée pour la collectivité et la carrière. Sensibiliser à la préservation de la biodiversité et fédérer grâce à l’entretien participatif Des îlots de La Grande Bosse et de Champmorin – carrière de Bazoches (77) Précédent Suivant Porté par l’ANVL (Association des naturalistes de la Vallée du Loing), ce projet consiste à réaliser des chantiers d’entretien participatifs sur les îlots de La Grande Bosse et de Champmorin grâce à l’appui des salariés de l’entreprise et des habitants de Balloy, Bazoches-les-Bray et des communes environnantes. L’objectif est de conserver le caractère pionnier des îlots et de favoriser la nidification d’espèces d’oiseaux menacés via la gestion de la végétation herbacée. « Dans le cadre de la participation de l’ANVL au programme QLA, trois chantiers ont déjà pu être réalisés. Ces chantiers avaient pour mission l’entretien, dans la bonne humeur, grâce à la remise à nu des îlots de Champmorin et Champ Courceaux. L’objectif derrière ce maintien d’une terre sablo-granuleuse sans végétation est de favoriser la nidification de certaines espèces avifaunistiques : les Laridés. En effet, chaque année des colonies de Mouettes mélanocéphales, de Mouettes rieuses et de sternes nichent de manière privilégiée sur ces sols pionniers. De plus, ces actions nous ont permis de sensibiliser les bénévoles et les salariés de GSM sur la préservation de ces espèces. » Thomas Béthencourt, ANVL Consultez le blog du projet pour suivre sa mise en œuvre ! Biodiversité et changement climatique : implication de la carrière d’Achères et des exploitants de granulats – Carrière d’Achères (78) Précédent Suivant Ce projet mené par la LPO Normandie a pour but de sensibiliser, de former et d’impliquer les salariés et les citoyens aux effets du changement climatique sur notre société et sur la biodiversité. Cette sensibilisation est réalisée grâce à des outils pédagogiques, développés par l’association avec l’appui des salariés de la carrière, qui présentent les liens entre l’activité extractive, ses impacts et les leviers qu’offre la biodiversité pour faire face au changement climatique. « Deux premiers ateliers de conception des supports pédagogiques ont déjà été organisés avec les salariés et certains sous-traitants de la carrière. Ils ont ainsi pu aider la LPO Normandie en leur proposant des idées notamment pour adapter les outils aux enjeux et problématiques rencontrés dans leur métier. Ces actions ont été un vrai succès ! Nous avons maintenant hâte de voir ces outils utilisés lors des deux journées de sensibilisation prévues en juin pour l’ensemble des collaborateurs du secteur Ile-de-France Ouest. » Virginie Crenn, Responsable foncier et environnement, GSM Granulats Consultez le blog du projet pour suivre sa mise en œuvre ! Rendez vous en juin pour découvrir les deux projets de la catégorie « Recherche et gestion de la biodiversité » ! Plus d’informations Consultez les blogs des projets français sur le site du concours Contacter Fanny Brunstein, chargée de mission “Entreprises et biodiversité” Contacter Ludovic Pero, le référent national du concours (HeidelbergCement France) Les travaux du Comité français de l’UICN sur les entreprises et la biodiversité
Bilan CITES : Des avancées mais de fortes préoccupations qui demeurent

Alors que se termine aujourd’hui la conférence de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) à Lyon, le Comité français de l’UICN salue les décisions des Etats de renforcer les mesures pour lutter contre la surexploitation des espèces mais souligne les préoccupations importantes qui subsistent encore. Le trafic d’espèces sauvages figure parmi les principales menaces pour la biodiversité, affectant des milliers d’espèces animales et végétales classées dans la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN. Ce trafic constitue aujourd’hui l’une des activités criminelles transnationales les plus lucratives au monde, représentant environ 20 milliards d’euros par an. Il apparaît souvent associé à d’autres activités illicites (blanchiment d’argent, corruption) et alimente parfois des groupes armés et des réseaux terroristes. Le Lambi est une des espèces les plus braconnées dans les Antilles françaises © L. Baraud Pour faire face à cette menace, la réunion du Comité permanent de la CITES a rassemblé près de 500 participants, du 7 au 11 mars à Lyon, représentant les Etats parties à la convention et des ONG du monde entier dont le Comité français de l’UICN. Le Comité permanent a pour fonction d’assurer un suivi des mesures mises en œuvre dans le cadre de la convention et de définir de futures orientations pour son application. Parmi les points à l’agenda cette année, figurait notamment la préparation de plusieurs projets de résolutions qui seront discutés en vue de leur adoption lors de la prochaine Conférence des Parties de la CITES (COP19) prévue du 14 au 25 novembre au Panama. Plusieurs sujets importants ont été abordés, comme la situation des éléphants d’Afrique et le commerce illégal de l’ivoire, la situation des requins et des raies, des grands félins, des lambis, des hippocampes, des coraux ou encore des forêts… Au terme de ces journées, le Comité français de l’UICN salue les décisions prises par les Etats pour accentuer la coopération internationale, renforcer les possibilités d’enquêtes et améliorer la lutte contre le trafic de nombreuses espèces victimes du braconnage et du commerce illégal. Ces actions vont dans le sens des recommandations du dernier Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille sur la lutte contre la criminalité environnementale, ainsi que sur le trafic de lions, de tigres et d’oiseaux chanteurs d’Asie. La menace majeure que représentent ces trafics pour la santé humaine, avec le risque de propagation de pathogènes et d’émergence de futures zoonoses, a aussi été soulignée et fera partie des enjeux au cœur des discussions de la COP19 au Panama. Cela vient en écho à la recommandation de l’UICN demandant de développer l’approche « une seule santé » en s’attaquant aux causes de la perte de biodiversité. De vives discussions ont également eu lieu sur des sujets figurant au centre des attentions, tels que la capture et la vente d’éléphants vivants, comme vient de le réaliser la Namibie avec l’exportation de 22 éléphants aux Emirats Arabes Unis, sujet qui devra faire l’objet de décisions lors de la prochaine COP. Enfin, de fortes préoccupations demeurent sur le commerce illégal de nombreuses espèces, parmi lesquelles les pangolins, les rhinocéros, le tigre, le guépard, les requins ou des essences forestières comme le palissandre et le bois de rose. Face à l’ampleur des menaces, il est urgent de redoubler les efforts pour enrayer le braconnage et la surexploitation qui frappent la faune et la flore. Le Comité français de l’UICN propose 10 solutions concrètes pour renforcer la lutte contre le trafic d’espèces sauvages en impliquant davantage tous les acteurs, en particulier les autorités judiciaires (juges et magistrats), les agents de contrôle déployés sur le terrain (douanes), les transporteurs aériens et les aéroports. Plus d’informations – Communiqué de presse– Le rapport avec nos 10 recommandations concrètes – en anglais– La CITES– L’appel de décembre 2021 au renforcement de la lutte contre le trafic des espèces sauvages en france– Le programme « Politique de la biodiversité »– Le programme « Espèces »
CITES : 10 recommandations pour lutter contre le trafic d’espèces sauvages et la criminalité organisée

Du 7 au 11 mars 2022 se tient à Lyon la 74e session du Comité permanent de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), en préparation de la Conférence des Parties prévue en novembre prochain au Panama (COP19). Plusieurs sujets importants pour la France y seront abordés, tels que la situation des éléphants d’Afrique et le commerce illégal de l’ivoire, avec une attention forte portée sur le renforcement de la coopération, la lutte contre la fraude et la gestion des spécimens confisqués. Le Comité français de l’UICN saisit cette occasion pour proposer 10 solutions concrètes pour renforcer la lutte contre le trafic d’espèces en impliquant davantage tous les acteurs, et en particulier les autorités judiciaires (juges, magistrats), les agents de contrôle déployés sur le terrain (douanes), les transporteurs aériens et les aéroports. Le droit de l’environnement français, renouvelé et renforcé depuis une dizaine d’années, prévoit de nombreux outils dont l’utilisation rendrait plus efficace la lutte contre le trafic d’espèces : en retenant par exemple des peines plus fortes ou la qualification de circonstance aggravante de bande organisée, en prononçant des peines complémentaires ou la confiscation des biens. Il est aussi nécessaire aujourd’hui d’accroître la responsabilité et l’engagement des transporteurs aériens et de prévoir une réglementation plus adaptée pour les bagages des voyageurs, en prévoyant la réduction du poids des bagages en soute à 23 kilos maximum pour tous les vols commerciaux en provenance d’Afrique comme c’est le cas pour les autres provenances, pour diminuer les quantités transportées tout comme les risques sanitaires et environnementaux liés au trafic de viande de brousse. La sensibilisation des voyageurs aux enjeux et aux conséquences du trafic d’espèces est l’un des leviers importants pour enrayer ce phénomène. Pour apporter une première réponse, une campagne de communication portée par Air France et le Groupe ADP à destination des passagers sera lancée cet été en collaboration avec le Comité français de l’UICN. Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN. Plus d’informations – Le rapport avec nos 10 recommandations concrètes – en anglais– Contact : Florence Clap, Chargée de programme Politique de la biodiversité– La CITES – suivre la SC74 de Lyon sur Youtube– L’appel de décembre 2021 au renforcement de la lutte contre le trafic des espèces sauvages en france– Le programme « Politique de la biodiversité »– Le programme « Espèces » Photo bandeau : Pangolin – CC BY Tikki Hywood
Motion du Comité français de l’UICN sur l’agression de l’Ukraine

Suite au déclenchement de la guerre en Ukraine, le Comité français de l’UICN tient à exprimer et souligner les points suivants : – Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature fut créée en reconnaissant que la protection de la nature contribue à la paix dans le monde ; – L’avenir et la protection de la biosphère – notre avenir, objet de la mission de l’UICN, dépend de l’action solidaire des peuples et d’un monde en paix ; – L’Etat ukrainien est victime d’une agression intolérable par l’Etat de la Fédération de Russie ; – La guerre menée par le gouvernement russe en territoire souverain ukrainien a des conséquences terribles pour les populations civiles, victimes de bombardements, et aura aussi des conséquences majeures sur l’état de l’environnement ukrainien, terrestre et marin, par sa destruction et sa pollution ; – Cette guerre se déroule dans un pays fortement industrialisé avec de nombreuses usines chimiques, métallurgiques et centres de production d’énergie nucléaire dont l’ancien site de Tchernobyl. Les conséquences d’une attaque contre l’une de ces installations sont susceptibles de polluer durablement une partie du continent européen. Face à ce constat et en demandant instamment la fin immédiate de la guerre, le Comité français de l’UICN : – Demande aux Etats membres de l’UICN de soutenir la suspension immédiate des droits de participation du gouvernement de la Fédération de Russie de toutes les instances de l’UICN ; – Appelle l’UICN à reconsidérer l’invitation de la Fédération de Russie à accueillir en 2024 le Congrès mondial des parcs sur son territoire ; – Réaffirme son soutien inconditionnel aux organisations de protection de l’environnement ukrainiennes ainsi qu’à l’ensemble des experts ukrainiens participant aux travaux de l’UICN ; – Réaffirme son soutien à la société civile russe, et particulièrement à ses associations de protection de l’environnement et ses scientifiques, engagés pour faire progresser la conservation de la nature et la paix ; – Appelle les États européens à accueillir et assurer une protection effective de l’ensemble des ukrainiens fuyant les zones de conflits. Nous n’avons qu’une seule Terre, les humains et les autres êtres vivants ont leurs destins liés : la solidarité, dans le respect de toute vie, est la seule option. L’UICN étant née pour que la conservation de la nature contribue à la paix mondiale, le Comité français de l’UICN condamne aujourd’hui plus fortement que jamais toutes guerres destructrices de la nature et des humains. Plus d’informations – La motion en français et en anglais sur l’agression de l’Ukraine– Le réseau mondial de l’UICN
Appel au renforcement de la lutte contre le trafic des espèces sauvages en France

A l’occasion d’une opération de contrôle des douanes à l’arrivée des vols internationaux au terminal T2 de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, une délégation du Comité français de l’UICN a pu constater l’importance du trafic des espèces sauvages arrivant en France et appelle à une action renforcée pour le juguler. Le trafic d’espèces sauvages figure parmi les principales menaces pour la biodiversité, affectant des milliers d’espaces animales et végétales classées dans la liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN. Il constitue aujourd’hui l’une des activités criminelles transnationales les plus lucratives au monde (représentant environ 20 milliards d’euros par an), souvent associé à d’autres activités illicites (blanchiment d’argent, corruption), et alimente parfois des groupes armés et des réseaux terroristes. La France est concernée en premier lieu, représentant le pays de destination et de transit de nombreux vols internationaux notamment originaires de l’Afrique francophone. Cette année 2021, pour le seul terminal T2 de Roissy Charles de Gaulle, 36 tonnes de produits illégaux issus d’espèces sauvages ont été saisies, dont 17 tonnes d’espèces animales. Ces saisies ne représentent qu’une infime partie des trafics, car seule une équipe de 20 douaniers contrôle les bagages d’un flux représentant 24 000 passagers par jour pour le seul terminal T2. La nature des espèces et leur provenance inquiètent également sur le plan sanitaire, avec le risque important d’importation et de développement de zoonoses. La France accueillera le Comité permanent de la CITES à Lyon en mars 2022, où seront préparées les décisions de la prochaine COP CITES de novembre 2022 au Panama. Cette convention internationale, issue d’une recommandation de l’UICN, a pour objectif de réglementer le commerce international des espèces de faune et de flore menacées. Cet enjeu majeur a fait l’objet de décisions adoptées lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille en septembre dernier, à travers deux recommandations : l’une sur la lutte contre la criminalité organisée ayant un impact sur l’environnement, l’autre sur l’implication du secteur privé dans la lutte contre le trafic d’espèces sauvages. Le gouvernement français et les compagnies aériennes doivent renforcer leurs actions pour lutter contre ce trafic comprenant les moyens des Douanes, l’information des voyageurs et les sanctions, ainsi que la limitation du poids des bagages. Le Comité français de l’UICN soutient aussi le développement de stations d’accueil des animaux saisis et mènera en 2022 avec le Groupe ADP (Paris Aéroports) une opération de sensibilisation sur le trafic des espèces sauvages. Plus d’informations – Communiqué de presse– La CITES– L’appui du Comité français de l’UICN aux politiques et aux conventions sur les espèces– Le programme « Coopération internationale » Photo bandeau : Pangolin sur un marché au Congo-Brazzaville © Paul Estève
La disparition des zones humides menace les libellules dans le monde entier selon la Liste rouge de l’UICN

Gland, Suisse, 9 décembre 2021 (UICN) – La destruction des zones humides provoque un déclin des libellules dans le monde entier, selon la première évaluation mondiale de ces espèces publiée aujourd’hui dans l’actualisation de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™. Leur déclin est symptomatique d’une perte généralisée des marais, marécages et rivières sauvages dans lesquels elles se reproduisent, principalement en raison de l’expansion d’une agriculture et d’une urbanisation non durables dans le monde. Avec l’actualisation d’aujourd’hui, le nombre d’espèces menacées figurant sur la Liste rouge dépasse pour la première fois les 40 000. La Liste rouge de l’UICN comprend désormais 142 577 espèces, dont 40 084 menacées d’extinction. « En révélant la perte mondiale de libellules, la présente actualisation de la Liste rouge souligne le besoin urgent de protéger les zones humides mondiales et la riche mosaïque de vie qu’elles abritent. À l’échelle mondiale, ces écosystèmes disparaissent trois fois plus vite que les forêts. Les marais et autres zones humides peuvent sembler improductifs et inhospitaliers pour l’homme. Ils nous fournissent cependant des services essentiels. Ils stockent le carbone, nous fournissent de l’eau potable et de la nourriture, nous protègent des inondations et offrent des habitats à une espèce connue sur dix dans le monde. » Dr Bruno Oberle, Directeur général de l’UICN L’évaluation mondiale des libellules et demoiselles révèle que 16% des 6.016 espèces sont en danger d’extinction, du fait de la dégradation croissante de leurs sites d’eau douce de reproduction. En Asie du Sud et du Sud-Est, plus d’un quart de toutes les espèces sont menacées, principalement en raison du défrichement des zones humides et de la forêt tropicale pour faire place à des cultures telles que l’huile de palme. En Amérique centrale et du Sud, la principale cause du déclin des libellules est le défrichement des forêts pour la construction résidentielle et commerciale. Les pesticides et autres polluants, ainsi que les changements climatiques, représentent des menaces croissantes pour les espèces dans toutes les régions du monde, et constituent les menaces les plus importantes pour les libellules en Amérique du Nord et en Europe. « Les libellules sont des indicateurs très sensibles de l’état des écosystèmes d’eau douce, et cette première évaluation mondiale révèle enfin l’ampleur de leur déclin. Elle fournit également une base de référence essentielle que nous pourrons utiliser pour mesurer l’impact des efforts de conservation. Afin de conserver ces magnifiques insectes, il est essentiel que les gouvernements, l’agriculture et l’industrie prennent en compte la protection des écosystèmes de zones humides lors de projets de développement, par exemple en protégeant les habitats clés et en consacrant un espace aux zones humides urbaines. » Dr Viola Clausnitzer, coprésidente du Groupe de spécialistes des libellules de la CSE-UICN. Le desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus), un mammifère semi-aquatique présent dans les rivières d’Andorre, d’Espagne, de France et du Portugal, est passé de la catégorie « Vulnérable » à « En danger ». © Dr Lorenzo Quaglietta Cette espèce singulière est apparentée aux taupes, et possède un long nez sensible et de grandes pattes palmées. Il est l’un des derniers de sa lignée évolutive et l’une des deux seules espèces de desman encore présentes dans le monde. La population de desman des Pyrénées a diminué de jusqu’à 50% dans toute son aire de répartition depuis 2011, en grande partie en raison des impacts humains sur son habitat. La perturbation du débit des rivières et la réduction des niveaux d’eau résultant de la construction de centrales hydroélectriques, de barrages et de réservoirs, ainsi que l’extraction d’eau pour l’agriculture font que de nombreux endroits ne soient plus favorables au desman, isolent les populations, et réduisent considérablement les proies et les abris disponibles pour l’espèce. Les espèces exotiques envahissantes, les pratiques de pêche illégales utilisant du poison, des filets ou des explosifs, l’augmentation des sécheresses liée aux changements climatiques, l’excavation des lits des cours d’eau et la pollution de l’eau s’ajoutent aux menaces pesant sur le desman. La préservation et la restauration du débit naturel des rivières et de la végétation environnante, le contrôle des espèces exotiques envahissantes et la lutte contre les changements climatiques sont essentiels au rétablissement de cette espèce. Plus d’informations – L’article complet sur le site de l’UICN– Contacts : Harriet Brooker, Relations médias UICN, +44 7960241862, press@iucn.orgMatthias Fiechter, Relations médias UICN, +41 795360117, press@iucn.org– La Liste rouge mondiale des espèces menacées– La Liste rouge nationale des espèces menacées Photo bandeau : Franciscobasis franciscoi (femelle) © Diogo Vilela
Quarry Life Award : Plus qu’1 mois pour déposer son projet

Tous les deux ans, le Groupe HeidelbergCement organise le Quarry Life Award, un concours scientifique et éducatif qui se déroule dans plus de vingt pays à travers le monde. L’ambition de ce concours est d’améliorer les connaissances en matière de biodiversité sur les sites de carrières, de la favoriser et d’informer et de sensibiliser le grand public à l’importance de sa préservation. A cette occasion, chercheurs, étudiants, techniciens ou citoyens sont invités à participer à ce concours en répondant à l’appel à projets lancé par le groupe en France ! Les candidats sont invités à soumettre une proposition de projet d’ici le 18 novembre 2021 sur le site internet dédié. En décembre 2021, le jury français du concours Quarry Life Award sélectionnera 6 projets pouvant participer à la compétition. Les lauréats seront alors invités à mettre en œuvre leur projet avec le soutien de l’entreprise et du Comité français de l’UICN entre janvier et septembre 2022. Tous les projets sélectionnés concourront simultanément aux niveaux national (deux prix de 5 000 €) et international (prix allant de 10 000€ à 30 000 €). Le Comité français de l’UICN accompagne depuis 14 ans Ciments Calcia et GSM, filiales françaises du Groupe cimentier HeidelbergCement, afin de renforcer la prise en compte de la biodiversité dans leurs activités. En tant que partenaire national, le Comité français de l’UICN accompagnera les candidats porteurs de projets dans leur démarche (relecture des propositions de projet, appui durant la mise en œuvre du projet, etc.). Quels types de projets ? Les projets sont organisés sous deux axes comprenant 3 thématiques chacun : L’axe Recherche se centre sur des projets scientifiques permettant d’accroître les connaissances écologiques au niveau d’une carrière et/ou visant l’amélioration de la gestion de la biodiversité, du paysage et de l’eau sur site. Ses catégories sont les suivantes : Gestion de la biodiversité Recherche sur l’habitat et les espèces Aux portes de la carrière Ces projets seront évalués au regard de leur méthodologie, de leur faisabilité, de leur innovation et créativité ainsi que de la communication des résultats et de leur valeur ajoutée pour la science et pour l’entreprise. L’axe dédié aux Initiatives Sociétales concerne, quant à lui, des projets d’engagement et de sensibilisation qui aident la carrière à une plus grande proximité avec ses parties prenantes externes. Ses trois catégories sont les suivantes : Biodiversité et Éducation/Enseignement Interconnexion carrières et collectivités locales Solutions fondées sur la nature Ces projets seront évalués au regard de la sensibilisation, de la participation des parties prenantes locales, de la valeur ajoutée pour la collectivité et le site d’extraction ainsi que de sa faisabilité. Calendrier de l’appel à projets 11 mai – 18 novembre 2021 : Soumission des propositions de projets / Attention, la date limite est proche ! 16 décembre 2021 : Sélection par le jury national des 6 projets participant à la compétition Janvier 2022 – septembre 2022 : Mise en œuvre des projets et communication sur leur avancement Automne 2022 : Remise des deux prix nationaux Décembre 2022 : Remise des sept prix internationaux Plus d’informations – Consulter le site internet dédié au Quarry Life Award– Consulter le communiqué de presse– Contacter Fanny Brunstein, Chargée de mission « entreprises et biodiversité » – Contacter Ludovic Pero, le référent national du concours (HeidelbergCement France)– Les travaux du Comité français de l’UICN sur les entreprises et la biodiversité
Congrès UICN : Les espèces de thon se rétablissent malgré les pressions croissantes sur la vie marine selon la Liste rouge de l’UICN

Marseille, France, 4 septembre 2021 (UICN) – Quatre espèces de thons pêchés commercialement sont en bonne voie de rétablissement grâce à l’application de quotas de pêche régionaux au cours de la dernière décennie, selon l’actualisation de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™ publiée à l’occasion du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille. Cependant, cette reconstitution intervient dans un contexte de pressions croissantes sur les espèces marines, avec 37% des requins et des raies étant désormais menacés d’extinction dans le monde, principalement en raison de la surpêche, aggravée par la perte ou la dégradation des habitats, ainsi que des changements climatiques. La Liste rouge de l’UICN comprend désormais 138 374 espèces dont 38 543 menacées d’extinction. « La mise à jour des de la Liste rouge de l’UICN est un signe fort que, malgré les pressions croissantes sur nos océans, les espèces peuvent se rétablir si les États s’engagent vraiment à adopter des pratiques durables. Les États et les autres actuellement réunis au Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille doivent saisir cette opportunité de renforcer leurs ambitions en matière de conservation de la biodiversité et travailler à atteindre des objectifs contraignants fondés sur des données scientifiques probantes. Ces évaluations de la Liste rouge démontrent à quel point nos vies et nos activités sont en symbiose avec notre biodiversité. » Dr Bruno Oberle, Directeur général de l’UICN Dans de la Liste rouge actuelle, les sept espèces de thon les plus pêchées commercialement ont été réévaluées. Quatre d’entre elles montrent des signes de récupération grâce à des quotas de pêche plus durables et une lutte plus efficace contre la pêche illégale mise en place par certains pays. Le thon rouge de l’Atlantique (Thunnus thynnus) est passé de la catégorie « En danger » à celle de « Préoccupation mineure », tandis que le thon rouge du Sud (Thunnus maccoyii) est passé de la catégorie « En danger critique » à celle de « En danger ». Le thon blanc (Thunnus alalunga) et le thon albacore (Thunnusalbacares) sont tous deux passés de « Quasi menacés » à la catégorie « Préoccupation mineure ». Malgré une amélioration globale à l’échelle des espèces, de nombreux stocks régionaux de thon restent gravement appauvris. Par exemple, alors que la plus grande population orientale de thon rouge de l’Atlantique, originaire de Méditerranée, a augmenté d’au moins 22% au cours des quatre dernières décennies, la plus petite population autochtone de cette espèce dans l’Atlantique Ouest, qui fraie dans le golfe du Mexique, a diminué de plus de moitié au cours de la même période. Le thon albacore continue quant à lui d’être surexploité dans l’océan Indien. « Ces évaluations de la Liste rouge sont la preuve que les approches de pêche durable fonctionnent, avec d’énormes avantages à long terme pour les moyens de subsistance et la biodiversité. Nous devons continuer à appliquer des quotas de pêche durables et à lutter contre la pêche illégale. Les espèces de thon migrent sur des milliers de kilomètres, et il est donc également essentiel de coordonner leur gestion à l’échelle mondiale. » Dr Bruce B. Collette, président du Groupe de spécialistes des thons et espadons de la CSE-UICN. Le thon rouge du Pacifique (Thunnus orientalis) est passé de « Vulnérable » à « Quasi menacé » dans cette actualisation, en raison de nouvelles données et de modèles d’évaluation des stocks plus récents. Cette espèce reste gravement appauvrie, à moins de 5% de sa biomasse d’origine. Parmi les autres espèces de thons réévaluées dans cette actualisation de la Liste rouge figurent le thon obèse (Thunnus obesus), qui reste « Vulnérable », et la bonite à ventre rayé (Katsuwonus pelamis) qui reste dans la catégorie « Préoccupation mineure ». La Liste rouge de l’UICN mise à jour comprend également une réévaluation complète des espèces de requins et de raies dans le monde, révélant que 37% d’entre elles sont désormais menacées d’extinction, et démontrant que des mesures de gestion efficaces font défaut dans la plupart des océans du monde. L’ensemble des espèces menacées de requins et de raies sont surexploitées, 31% étant en plus affectées par la perte et la dégradation des habitats et 10% par les changements climatiques. Le dragon de Komodo menacé par les futurs impacts des changements climatiques : Le plus grand lézard vivant du monde, le dragon de Komodo (Varanus komodoensis), est passé de « Vulnérable » à « En danger » sur la Liste rouge de l’UICN. L’espèce, endémique d’Indonésie et présente uniquement dans le parc national de Komodo, classé au Patrimoine mondial, et sur l’île voisine de Flores, est de plus en plus menacée par les impacts des changements climatiques. La hausse des températures mondiales, et donc du niveau de la mer, devrait réduire l’habitat favorable au dragon de Komodo d’au moins 30% au cours des 45 prochaines années. En outre, alors que la sous-population du parc national de Komodo est actuellement stable et bien protégée, les dragons de Komodo vivant en dehors des aires protégées, sur l’île de Flores, sont également menacés par une perte d’habitat importante en raison des activités humaines en cours. Plus d’informations – L’article complet sur le site de l’UICN– Contacts : Harriet Brooker, Relations médias UICN, +44 7960241862, congressmedia@iucn.orgMatthias Fiechter, Relations médias UICN, +33 6 73 48 65 13, congressmedia@iucn.org– La Liste rouge mondiale des espèces menacées– La Liste rouge nationale des espèces menacées Photo bandeau : Photo by James Thornton on Unsplash