COVID-19: PPI RAPID ACTION GRANTS FUNDS 6 CONSERVATION PROJECTS IN AFRICA

The Small-Scale Initiatives Program (PPI), managed by the French Committee of IUCN has created a rapid action grant to limit the impacts of the health crisis and secure the gains for the conservation of biodiversity in Sub-Saharan Africa. Indeed, during the global pandemic, some natural areas and some species benefited from the reduction in threats linked to human activities, but this was not always the case in certain regions of Africa. The return of the inhabitants of large metropolises to their villages of origin and a slowdown in the economy has caused a drop in their income as well as a reduction in resources for the management of protected areas. These circumstances have only increased the pressure on natural resources and endangered species, such as great apes and marine turtles. For this rapid action grant, a call for proposals launched by the PPI and 6 projects were selected for a maximum grant of € 3,500. They will take place in Benin, Cape Verde, Gabon, Niger, Democratic Republic of Congo and Senegal mainly to deal with an upsurge in poaching or to put in place measures that reduce the potential risk of transmission of the virus to Great Apes. « This is the first time that we have put in place such a response to the current crisis. It is important to support local organizations by quickly providing them with material and human resources that will allow them to regain control and not compromise the results achieved so far for the preservation of biodiversity.». Nicolas Salaün, « International Cooperation » Program Manager of the French Committee of IUCN AN EMERGENCY RESPONSE ALLOWING THE FINANCING OF CONCRETE AND RAPID ACTIONS This project responds to the unexpected situation due to the global pandemic. When developing our project we did not plan for any specific measures to prevent the spread of the disease. However, it could threaten the survival of the Grauer gorillas and chimpanzees present in the forest concessions of the local communities with which we work » Maurice Nsase from the NGO in DRC In Senegal, the closure of borders has forced fishermen to concentrate their fishing efforts on the national coast, in particular in areas usually protected such as the ornithological reserve of Kalissaye: “The high concentration of actors, boats and gear lead to an overexploitation of fishery resources which must at all costs be controlled and supervised quickly before the situation becomes irreversible ”, underlines the conservator of the reserve. More informations – Read the press release– The International Cooperation program of french Committee of IUCN– The small Initiatives Program
Covid-19 : Un fonds d’urgence du PPI aide 6 projets de conservation en Afrique

Le Programme de Petites Initiatives (PPI), géré par le Comité français de l’UICN a créé un fonds d’urgence pour limiter les impacts de la crise sanitaire et sécuriser les acquis pour la conservation de la biodiversité en Afrique Subsaharienne. En effet, lors de la pandémie mondiale certains espaces naturels et certaines espèces ont pu profiter de la réduction des pressions liées aux activités humaines, mais cela n’a pas été toujours le cas dans certaines régions d’Afrique. Le retour des habitants des grandes métropoles dans leur village d’origine, le ralentissement de l’économie ayant provoqué une baisse de leurs revenus, et la réduction des moyens pour la gestion des aires protégées (liée en partie à l’absence de revenus issus du tourisme) n’ont fait qu’accroitre la pression sur les ressources naturelles et les espèces menacées, comme les grands singes ou les tortues marines. Pour ce fonds d’urgence, un appel à proposition lancé par le PPI a permis de sélectionner 6 projets, financés à une hauteur de 3500€ Ces projets se dérouleront au Bénin, au Cap-Vert, au Gabon, au Niger, en République Démocratique du Congo et au Sénégal principalement pour faire face à une recrudescence du braconnage ou encore mettre en place des mesures qui réduisent le risque potentiel de transmission du virus aux populations de Grands Singes. « C’est la première fois que nous mettons en place un tel dispositif de réponse à la crise actuelle. Il est important d’accompagner les organisations locales en leur apportant rapidement des moyens matériels et humains qui vont leur permettre de reprendre le contrôle et ne pas compromettre les résultats acquis jusque-là pour la préservation de la biodiversité ». Nicolas Salaün, Chargé de programme « Coopération internationale » du Comité français de l’UICN Une réponse urgence permettant de financer des actions concrètes et rapides Ce projet vient répondre à la situation inattendue due à la pandémie mondiale. Lors de l’élaboration de notre projet nous n’avions pas prévu de mesures particulières afin de prévenir la propagation de la maladie. Elle pourrait cependant menacer la survie des gorilles des Grauer et des chimpanzés présents dans les concessions forestières des communautés locales avec lesquelles nous travaillons » Maurice Nsase de l’ONG FODI en RDC Au Sénégal, la fermeture des frontières a contraint les pêcheurs de concentrer leurs efforts de pêche sur la côte nationale notamment dans des zones habituellement protégées comme la réserve ornithologique de Kalissaye : « La forte concentration d’acteurs, d’embarcations et d’engins entraine une surexploitation des ressources halieutiques qui doit à tout prix être contrôlée et encadrée rapidement avant que la situation ne devienne irréversible », souligne le conservateur de la réserve. Plus d’informations – Lire le communiqué de presse– Le Programme Coopération internationale du Comité français de l’UICN– Le Programme de Petites Initiatives
Le Covid-19 : un symptôme de la crise de la biodiversité

Face à l’épidémie mondiale de Covid-19 due à la propagation d’un nouveau coronavirus, les prises de parole des scientifiques de l’écologie se sont multipliées ces derniers jours pour alerter sur le lien entre les atteintes que nous faisons subir à la biodiversité et l’émergence de nouvelles maladies infectieuses épidémiques. Pour le Comité français de l’UICN comme pour ces chercheurs, la destruction des habitats naturels, le commerce et la consommation d’animaux sauvages exotiques et les perturbations de toutes sortes imposées aux écosystèmes par les activités humaines, engendrent des déséquilibres écologiques importants qui créent de plus en plus de possibilités de passage des micro-organismes issus de la faune sauvage vers les humains. Comme d’autres épidémies majeures survenues ces dernières années (SRAS, MERS, Sida, Ebola…), ce sont encore une fois les activités humaines et leurs impacts sur l’environnement qui sont pointées du doigt dans la propagation du nouveau virus de type SARS-CoV. Parti d’un marché commercialisant des animaux sauvages à Wuhan en Chine, le pathogène est vraisemblablement issu d’une recombinaison virale impliquant plusieurs hôtes sauvages, parmi lesquels des chauves-souris et des pangolins. Illustrant la pression des trafics sur la faune, ces derniers figurent au rang des animaux les plus braconnés au monde. Malgré le classement des huit espèces de pangolins parmi les espèces menacées de la Liste rouge de l’UICN et leur inscription à l’annexe 1 de la convention de Washington (CITES) interdisant leur commerce international, ces animaux sont victimes d’intenses trafics pour leur viande et leurs écailles, avec une estimation de plus de 200 000 individus braconnés chaque année dans le monde. Cette crise sanitaire d’une ampleur inédite apparaît ainsi comme le symptôme d’une crise plus profonde, celle de la biodiversité. En poursuivant la destruction de la nature comme nous la menons jusque-là, nous nous dirigeons vraisemblablement au-devant de déséquilibres encore plus dangereux pour l’Humanité. Le Comité français de l’UICN appelle donc instamment à ce que cette crise sanitaire agisse comme un signal d’alarme. Il appelle également à poursuivre la mobilisation engagée pour la préservation de la biodiversité dans la perspective du prochain Congrès mondial de l’UICN et de la COP15 Biodiversité (lire la tribune du Directeur du Comité français de l’UICN parue dans le JDD). Pour nous prémunir de nouvelles pandémies dans les prochaines années, elle doit être le déclencheur de changements profonds dans nos façons de produire et de consommer, nos modes d’élevage intensif et notre économie mondialisée. Plus largement, elle doit nous conduire à repenser notre relation avec le vivant pour nous assurer à l’avenir un environnement préservé garant de notre sécurité sanitaire. « L’accélération des pressions humaines sur le reste du vivant, la destruction et l’uniformisation des milieux naturels remplacés par les paysages de l’agriculture industrielle, le commerce incontrôlé et international des plantes et des animaux sauvages au prétexte de traditions locales, voilà certaines des raisons du creusement des inégalités et des sources de quelques émergences sanitaires », selon François Moutou, épidémiologiste et expert de la Commission de sauvegarde des espèces du Comité français de l’UICN. Plus d’informations – La Liste rouge mondiale des espèces menacées – Les décisions prises lors de la COP18 de la CITES Sources et sélection de quelques articles proposés sur ce thème : – Coronavirus : « La disparition du monde sauvage facilite les épidémies » Marianne, 17 mars 2020, interview de Serge Morand (CNRS / Cirad) – Covid-19 ou la pandémie d’une biodiversité maltraitée The Conversation, 25 mars 2020, par Jean-Louis Justine (MNHN) et Philippe Grandcolas (CNRS) – Le Covid-19, symptôme d’une biodiversité maltraitée par l’activité humaine Science et avenir, 31 mars 2020 – « Le problème ne vient pas des espèces animales mais des changements environnementaux issus de nos activités » Actu-environnement, 24 mars 2020, interview de Camille Lebarbenchon (Université de La Réunion)