Les collectivités territoriales, la biodiversité et l’UICN

Quel rôle jouent aujourd’hui les collectivités locales dans la préservation de la biodiversité ? Comment mieux les intégrer dans le réseau français et mondial de l’UICN ? Une étude co-pilotée par le Comité français de l’UICN et la Fédération des Parcs naturels régionaux va répondre à ces deux questions importantes. De nombreuses collectivités locales ont des compétences et agissent dans la préservation, la mise en valeur et la gestion de la biodiversité. Elles ont su développer des outils de proximité, complémentaires à ceux de l’Etat. Elles s’engagent dans la coopération décentralisée entre collectivités du monde entier, en travaillant sur cette problématique. Sur la scène internationale, leur rôle dans ces domaines est encore méconnu. Leur place au sein de l’UICN reste à définir. En 2004 au Congrès mondial de Bangkok, une résolution a été adoptée, préconisant « d’étudier les modalités d’engagement de l’UICN auprès des collectivités territoriales et locales et de faire rapport aux membres à ce sujet ».   Les objectifs de l’étude qui est aujourd’hui lancée sont donc : Au plan international :  Favoriser la reconnaissance sur la scène internationale du rôle des collectivités territoriales (ou gouvernements locaux) dans la réalisation de la mission de l’UICN, Formuler des propositions opérationnelles au Congrès mondial de l’UICN à Barcelone en octobre 2008. Au plan national :  Établir des échanges entre les collectivités territoriales et le réseau des membres de l’UICN sur leur action pour la biodiversité et la mise en oeuvre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité. Les actions prévues sont : 1. la connaissance du rôle des collectivités locales : quels sont les rôles et compétences assignées aux collectivités territoriales dans la gestion de la biodiversité et des ressources naturelles ? quels sont les principaux outils développés par les collectivités dans ce but, et leur articulation avec ceux des autres acteurs (Etats, autres collectivités, ONG…) ? quelle est la place de ces thématiques (biodiversité et ressources naturelles) dans la coopération décentralisée entre collectivités territoriales ? 2. Définition du rôle des collectivités et de leur représentation dans la gouvernance de l’UICN, en s’appuyant sur : Un groupe de travail « collectivités locales » constitué des membres du Comité français de l’UICN et de plusieurs représentants des collectivités locales, Un document de travail à soumettre au prochain congrès mondial de l’UICN, disponible début 2008, incluant un état des lieux des relations existantes entre l’UICN et les collectivités et des propositions d’implication des collectivités au sein de l’UICN. Ce projet est réalisé dans le cadre de l’accord de coopération signé entre la France et l’UICN. Il est coordonné conjointement par le Comité français pour l’UICN et la Fédération des Parcs naturels régionaux de France.   Pour toute information complémentaire, contactez Ewa KANIOWSKA, Chargée de projet « collectivités territoriales » : ekaniowska@parcs-naturels-regionaux.tm.fr

Publication de la Liste rouge mondiale 2007 des espèces menacées

Rendue publique mercredi 12 septembre lors d’une double conférence de presse tenue à Washington et à Paris, l’édition 2007 de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées renouvelle l’appel à la mobilisation face au déclin marqué et continu de la biodiversité dans le monde. Toutes les informations sur la Liste rouge mondiale sont disponibles sur le site dédié (en anglais). Dans cette édition, la France est en première ligne, figurant parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées. Le Comité français de l’UICN souligne la responsabilité majeure de la France dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité mondiale. Pour en savoir plus sur la Liste rouge mondiale >> voir ici (en français).

1er Colloque national AMP- Inscriptions jusqu’au 25 octobre 2007

Face aux demandes croissantes, la date limite d’inscription au premier colloque national sur les aires marines protégées, organisé par le Comité français de l’UICN, a été repoussée au : 25 octobre 2007 Afin de faciliter vos inscriptions, nous vous remercions de faire parvenir le plus rapidement possible vos bulletins accompagnés du règlement nécesaire à l’attention de Catherine de Noter (catherine.denoter@uicn.fr).   Documents joints Programme du Premier colloque national sur les aires marines protégées Bulletin d’inscription Plaquette du 1er Colloque national sur les aires marines protégées

Les aires protégées françaises et la Convention sur la Diversité Biologique

Dans le cadre des analyses menées par la Commission des aires protégées du Comité français de l’UICN, un rapport a été rendu au gouvernement français sur le « Dispositif français et le programme de travail spécial sur les aires protégées de la Convention Diversité Biologique ». Ce rapport examine la situation actuelle des aires protégées françaises au regard des objectifs fixés au niveau international par les Etats parties à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), en 2004 à Kuala Lumpur, avec l’adoption d’un programme spécial sur ce thème. Le constat souligne la nécessité de rationaliser et de renforcer la politique française de création d’aires protégées afin de veiller à une meilleure représentativité des écosystèmes que la France a sous sa responsabilité. Il faut également développer une plus grande complémentarité entre les différents réseaux français d’aires protégées. L’une des conclusions majeures du rapport porte sur l’absence de stratégie nationale en matière de création d’aires protégées. Celle-ci est indispensable pour mettre en place un système complet d’aires protégées sur tout le territoire national. L’élaboration d’une doctrine française sur les aires protégées par le ministère de l’Ecologie devrait commencer à combler cette lacune. Reconnaissant la qualité du travail effectué par la Commission des aires protégées du Comité français de l’UICN et l’intérêt de la démarche tant pour l’Etat français que pour les autres Etats parties à la CDB, le gouvernement français a décidé de reprendre ce rapport pour l’adresser officiellement à la CDB. Ce travail a également été reconnu au niveau international par la Commission Mondiale des Aires Protégées (WCPA) qui va prochainement diffuser le rapport du Comité français sur son site en deux versions, une française et une anglaise afin d’inciter d’autres Etats à engager des études similaires. Pour en savoir plus contacter Carole Martinez Chargée de mission « Espaces naturels » du Comité français de l’UICN.   Document joint UICN_France_-_aires_protegees_francaises_et_CDB

Gouvernance et biodiversité

Afin de répondre aux interrogations croissantes sur les acteurs, les compétences, les institutions et les réseaux oeuvrant en France en matière de biodiversité, la Commission Droit et politiques environnementales a engagé une série d’études sur la « gouvernance et la biodiversité ». Un premier rapport a ainsi été publié en 2008 afin de brosser un état des lieux de la gouvernance de la biodiversité en France, accompagné de propositions d’actions (en téléchargement ci-dessous). Un deuxième rapport publié en juin 2009 brosse les solutions adoptées en droit comparé dans 9 pays en matière d’organisation des compétences nationales, des compétences locales mais aussi d’agences de protection de la biodiversité.   Documents joints Rapport UICN France Gouvernance et biodiversité en droit français Rapport UICN France Gouvernance et biodiversité en droit comparé

Contribution de l’UICN France au débat politique 2007

2007 : quels projets politiques pour la biodiversité ? Suite à l’élection du nouveau Président de la République et la nomination du nouveau ministre en charge de l’environnement, le Comité français de l’UICN leur a adressé sa contribution sur la biodiversité, adoptée lors du dernier congrès français de la nature, afin de préparer le prochain « Grenelle de l’environnement ». Cette contribution avait été réalisée en collaboration avec ses organismes membres qui ont pris des initiatives publiques importantes pour nourrir le débat préalable aux élections nationales du printemps 2007. C’est en particulier le cas de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et de son « pacte écologique », du WWF France et de l’« Alliance pour la Planète », de la Ligue ROC avec « Ensemble pour la biodiversité », de France Nature Environnement avec le « Manifeste FNE », et de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, avec le « Manifeste LPO ». Ces initiatives, fortes et originales, sont fondées sur des analyses largement partagées, et conduisent à des propositions convergentes ou complémentaires. Le Président du Comité français de l’UICN a participé à la rencontre organisée le 21 mai 2007 entre le Président de la République et le Ministre d’Etat chargé de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables avec les experts de l’environnement. Le Comité français de l’UICN, qui sera associé aux travaux du groupe sur la biodiversité et les ressources naturelles pour le « Grenelle de l’environnement », valorisera cette contribution sur la biodiversité et l’ensemble des travaux conduits dans ses commissions et groupes de travail.   Document joint Contribution_UICN_France_2007

1er Colloque national sur les aires marines protégées

Dans la lignée des Sommets de Geelong (Australie, 2005) et de Washington (Etats-Unis, 2007), le Comité français de l’UICN organise les 20, 21 et 22 novembre 2007 le premier colloque national sur les aires marines protégées sur le thème  » Les aires marines protégées : Quelle stratégie pour quels objectifs ? ». Cet évènement s’inscrit dans la continuité des travaux du Comité français et de son Groupe « Mer et Littoral » pour une stratégie nationale « Aires marines protégées ». Il répond également à une importante actualité : la création de la nouvelle Agence des aires marines protégées. L’objet du colloque est de poser les jalons d’une véritable politique française à la hauteur des enjeux et responsabilités que représente le domaine marin français. Deuxième domaine au niveau mondial, réparti au sein des trois océans de la planète, le domaine marin français ne bénéficie d’une protection que sur 0,1% de son étendue. Alors que les objectifs internationaux visent, à l’échéance 2012, une couverture en aires marines protégées de 10% minimum, la création d’un réseau français d’aires marines protégées, cohérent et représentatif, constitue aujourd’hui un réel challenge national et international. Le Colloque se tiendra à Boulogne sur Mer à l’Université de la Côte d’Opale et au Centre de la mer Nausicaa.   Documents joints Formulaire d’inscription au 1er Colloque national sur les aires marines protégées 20-22 novembre 2007 Plaquette d’information sur le 1er Colloque national sur les aires marines protégées 20-22 Novembre 2007

Succès pour la première Fête de la nature !

Pour la première fois, le 19 et 20 mai 2007, l’ensemble des réseaux Français liés à la conservation de la nature rassemblés au sein de l’UICN France (France Nature Environnement, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, le Conservatoire du Littoral, la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme, etc.) ont proposé à l’ensemble des français de fêter la nature. Plus de 150 000 personnes ont participé à un millier de sorties et activités ludiques, familiales et gratuites partout en France, en métropole comme en outre mer. Le public a pu ainsi s’amuser dans la nature, reprendre contact avec elle, découvrir ou redécouvrir les richesses de la biodiversité en France, et sans doute l’envie d’y retourner et de la protéger !   Retrouvez le dossier de presse complet et l’ensemble des activités qui ont été proposées régions par régions sur le site Internet : http://www.fetedelanature.com   Notez dès à présent le prochain rendez-vous les 24 et 25 mai 2008 !   Document joint Dossier_de_presse_Fete_de_la_nature

Avis sur la candidature des récifs de Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial

Le Comité français de l’UICN, membre du Comité national des biens français du Patrimoine mondial, a examiné le dossier de candidature de la Nouvelle-Calédonie pour le classement au Patrimoine mondial d’une partie de ses récifs coralliens. A l’instar de l’UICN International, le Comité français constitue en effet l’organisme d’expertise des biens naturels français candidats ou classés au Patrimoine mondial. Aprés analyse du dossier, le Comité français a rendu un avis favorable au classement des récifs de Nouvelle-Calédonie. Le dossier sera examiné par le Comité mondial du Patrimoine mondial, lors de la 31ème session qui se tiendra du 24 juin au 2 juillet 2007 à Christchurch en Nouvelle-Zélande (lien vers la page du Comité mondial).   Document joint Avis UICN France sur le dossier de candidature au Patrimoine mondial des récifs de Nouvelle-Calédonie

Bilan annuel de la Stratégie nationale pour la biodiversité

Bilan annuel de la Stratégie nationale pour la biodiversité Stopper l’extinction de la biodiversité en France en 2010 : réalités ou illusions ?   Le gouvernement publie aujourd’hui le premier bilan global de son action pour la biodiversité. Le Comité français de l’UICN a évalué la stratégie nationale pour la biodiversité et ses 10 plans d’action. Même si des avancées intéressantes sont constatées en ce qui concerne les ministères de l’Ecologie et des Affaires Etrangères, le bilan demeure globalement insuffisant. La France prend du retard, et seuls une très forte impulsion politique et des moyens largement accrus nous rapprocherons de l’objectif de stopper l’extinction de la biodiversité d’ici 2010. Adoptée en février 2004, la stratégie nationale pour la biodiversité est le principal dispositif d’action du gouvernement sur ce thème majeur pour l’avenir des territoires et du patrimoine naturel français. Il mobilise à travers 10 plans d’action les ministères de l’écologie, des affaires étrangères, de l’agriculture, de l’équipement, de l’outre-mer et de la recherche, ainsi que le secrétariat général de la mer et la Délégation interministérielle à l’aménagement et la compétitivité des terrioires (DIACT). Malgré ce cadre interministériel prometteur, peu d’actions annoncées dans les plans ont pu être concrétisées à l’exception des plans « patrimoine naturel » et « action internationale ». Si la biodiversité constitue bien un axe stratégique d’intervention pour les ministères de l’Ecologie et des Affaires Etrangères, les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous pour les autres ministères. La biodiversité n’a pas été réellement appropriée ni intégrée dans leurs politiques, où elle n’est souvent vécue que comme une contrainte imposée, en particulier pour les politiques de l’urbanisme ou des infrastructures de transport. Pour les plans « agriculture « et « mer » où la biodiversité constitue une ressource, les mesures prises en faveur de sa protection ne sont pas assez significatives pour limiter les impacts importants engendrés par des pratiques encore très productivistes. Alors qu’un des objectifs premiers fixés par la stratégie était de mobiliser tous les acteurs de la société civile, le processus de mise en oeuvre d’une stratégie et de plans d’action est resté confiné au domaine des services de l’Etat. Les entreprises, les collectivités, les associations et le grand public n’ont pas été suffisamment associés à la démarche, malgré l’importance des enjeux en termes d’alimentation, de qualité de l’eau, des sols, etc. En publiant son évaluation de la stratégie nationale pour la biodiversité (voir l’analyse détaillée ci-joint), le Comité français de l’UICN recommande une action politique renforcée avec des moyens financiers nouveaux et clairement identifiés au sein de chaque ministère. L’appropriation des enjeux de la biodiversité au sein de la société civile doit également devenir une priorité pour mobiliser tous les acteurs à agir pour sa préservation.   Le Comité français de l’UICN a identifié les 5 avancées significatives et les 5 obstacles importants suivants : 5 avancées significatives à retenir de ce bilan : • Création des deux parcs nationaux de la Guyane et de la Réunion, et des parcs naturels marins • Désignation des sites du Réseau Natura 2000 (1703 sites couvrant 12% du territoire terrestre métropolitain) • Renouvellement du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (70 M€) et de son programme pour les petites ONG des pays du Sud. • Mise en place d’outils de sensibilisation : campagne de communication nationale et publication d’un guide pour les gestionnaires de sites industriels. • Mise en place d’un financement pérenne du Conservatoire du Littoral (30 M€) et création de nouvelles mesures fiscales intéressantes pour le patrimoine naturel.   5 obstacles importants à résoudre : • Aucune avancée sur le plan « territoires » visant l’intégration de la biodiversité dans la gestion des territoires. • Quasiment aucune avancée sur les plans « urbanisme » et « infrastructures » montrant la difficulté de prise en compte des enjeux de la biodiversité dans les politiques liées à l’équipement. • Quelques progrès sur les plans « agriculture » et « mer » mais pas d’avancées importantes sur les principaux défis : diminution de la consommation des pesticides, développement de l’agriculture biologique, OGM, gestion durable des pêches. • Pas encore de mise en oeuvre des trois derniers plans d’action (« forêts », « recherche » et « outremer ») adoptés en septembre 2006. • Appropriation insuffisante de la stratégie et des plans d’action par les associations de protection de l’environnement et de la société civile au sens large, dont les collectivités locales et les entreprises.   Documents joints Bilan UICN SNB 2006  Communiqué de presse – bilan UICN SNB 2006