Une bande-dessinée sur la protection du Rhinocéros noir à découvrir

La bande-dessinée « Les adieux du Rhinocéros » vient de paraître aux éditions Glénat. Sa réalisation a fait l’objet d’une collaboration entre l’Association des parcs zoologiques français (Afdpz) et le Comité français de l’UICN. Une fable contemporaine sur la préservation des espèces menacées “Alors que le rhinocéros noir est au bord de l’extinction, des défenseurs de la nature mènent une opération de la dernière chance pour sauver l’espèce… mais n’est-il pas déjà trop tard ?”. Ce synopsis posé, suivez Gregory, Alexia, Julien, trois soigneurs animaliers en parc zoologique, dans leur opération de réintroduction de rhinocéros. Accompagnés par des membres de l’ONG « Protect RHINO », ils devront faire face à la brutale réalité du braconnage et du trafic de cornes de rhinocéros qui l’accompagne. Préfacée par Jane Goodall, éthologue, anthropologue et fondatrice de l’Institut Jane Goodall pour la protection de la diversité, « Les Adieux du Rhinocéros » adresse les problématiques de la conservation des espèces menacées. Comment œuvrer à la protection de la biodiversité efficacement en prenant en compte les situations parfois complexes du terrain ? La bande-dessinée a été réalisée par Pierre-Roland Saint-Dizier et Andrea Mutti qui nous alertent sur le risque d’extinction de cet animal majestueux causée par le trafic et, par extension, nous sensibilisent sur la préservation des espèces menacées. Le statut du rhinocéros noir dans le monde Selon la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN, au cours de la majeure partie du XXe siècle, le rhinocéros noir était l’espèce de rhinocéros la plus nombreuse, qui pouvait compter environ 850 000 individus. Entre 1960 et 1995, le braconnage à grande échelle a provoqué un effondrement dramatique de 98 % de sa population totale. Entre 1992 et 1995, les chiffres totaux sont restés relativement stables, les augmentations dans certains pays (ceux qui ont les populations les mieux protégées et les mieux gérées) ayant été annulées par des baisses dans d’autres. Aujourd’hui, des augmentations ont été enregistrées dans les pays où les investissements dans les programmes de conservation, y compris la surveillance et l’application des lois, ont été améliorés, et sa population actuelle est estimée à environ 5000 animaux. Néanmoins, le rhinocéros noir reste classé en danger critique d’extinction sur la Liste rouge de l’UICN.   Plus d’informations – Les Adieux du Rhinocéros – Editions Glénat – La Liste rouge mondiale des espèces menacées – La Liste rouge des espèces menacées en France – Site internet de l’Association des Parcs zoologiques français Photo bandeau ©  Lena Baraud – Comité français de l’UICN

Conclusions des Assises de l’eau : les Solutions fondées sur la Nature à l’honneur

Lancée par le Président de la République, portée par le Ministère de la transition écologique et solidaire et le Ministère de l’agriculture et pilotée Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, la seconde séquence des assises de l’eau vient de rendre ses conclusions. Cette large concertation a permis de faire émerger 23 mesures de gestion de l’eau dans le contexte du dérèglement climatique. Le Ministre de la transition écologique et solidaire a insisté sur l’importance de « lutter contre les causes du dérèglement climatique, mais aussi lutter contre ses conséquences déjà visibles et travailler dès maintenant à l’adaptation de notre pays à ces nouvelles contraintes ». Il a également souligné que « ce changement de modèle demande de s’orienter sur des Solutions fondées sur la Nature, qui s’appuient sur les écosystèmes pour relever les défis globaux de la lutte contre les changements climatiques ». Les échanges et débats qui ont eu lieu à l’occasion de ces assises ont été menés au sein de 4 groupes de travail dont un dédié aux Solutions fondées sur la Nature, présidé par le Comité français de l’UICN, représenté par Pauline Teillac-Deschamps. Les conclusions de ce groupe de travail ont souligné la nécessaire concertation et gouvernance partagée pour la mise en œuvre de telles solutions, le besoin d’une ingénierie financière innovante et d’une approche foncière intégrée, l’appui sur des réglementations existantes ou à créer, ainsi que le besoin de communication et de renforcement des connaissances au service de l’action. Le pacte issu de cette seconde phase des assises distingue trois objectifs principaux : protéger les captages d’eau potable pour permettre garantir une eau de qualité à la source, économiser l’eau pour préserver cette ressource vitale et préserver nos rivières et nos milieux humides. Le troisième objectif met la préservation des écosystèmes à l’honneur autour de 4 actions suivantes : Action 9 : Restaurer 25 000 km de cours d’eau d’ici 2022 grâce à un plan national de revitalisation des rivières et au soutien financier des Agences de l’eau. Les cours d’eau les plus sensibles seront préservés de toute artificialisation. Action 10 : Doubler la superficie des aires protégées contenant des milieux humides d’ici 2030. Action 11 : Renforcer l’utilisation des solutions fondées sur la nature, c’est-à-dire les solutions qui s’appuient sur la préservation et la restauration d’écosystèmes en bon état pour répondre à un enjeu de société. Pour atteindre cet objectif, un pôle d’animation sera créé dès 2021 autour du futur Office français de la biodiversité et les organismes publics de recherche développeront des programmes de recherche et développement sur ces thématiques. Action 12 : Simplifier les procédures administratives pour les projets de restauration des cours d’eau afin de faciliter ces opérations favorables à la préservation de notre biodiversité. Le Comité français de l’UICN salue l’exercice de concertation d’écoute de ces Assises de l’eau et reste mobilisé pour le suivi de la mise en œuvre à la fois des actions prévues, et notamment la question des financements et de la stratégie foncière intégrée, indispensables au déploiement à large échelle des Solutions fondées sur la Nature.   Plus d’informations – Le Dossier de presse sur la seconde séquence des Assises de l’Eau avec les 23 mesures – Les Solutions fondées sur la Nature – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France Photo bandeau © Jeanne Menjoulet on Foter.com / CC BY-ND

Une espèce de poissons d’eau douce sur cinq menacée en France métropolitaine

Neuf ans après le premier état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées montre une situation toujours préoccupante pour les poissons d’eau douce dans l’Hexagone : sur les 80 espèces de notre territoire, 15 apparaissent menacées de disparition. Le bilan s’aggrave même, puisque 39 % des espèces sont désormais menacées ou quasi menacées contre 30 % en 2010. Menées dans le cadre de la Liste rouge nationale, les évaluations ont été conduites par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Société française d’ichtyologie (SFI) et l’Agence française pour la biodiversité (AFB). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juillet 2019)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Synthèse des changements de catégories entre 2010 et 2019• Publication : UICN Comité français, MNHN, SFI & AFB (2019). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Poissons d’eau douce de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Brochet commun © Denis Poracchia

Patrimoine mondial de l’Unesco : inscription des Terres et mers australes françaises

Les Terres et mers australes françaises sont désormais inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Ces territoires incluent l’archipel Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam et couvrent une superficie totale de 672 969 km2 dont environ 7 700 km2 de domaine terrestre. Ils abritent de très loin la plus vaste réserve naturelle française et comptent parmi les plus grandes aires marines protégées (AMP) au monde. La France compte désormais 45 sites classés à l’Unesco, dont six sites classés au titre du patrimoine naturel, après le golfe de Porto en Corse, les lagons de Nouvelle-Calédonie ainsi que les pitons, cirques et remparts de l’Ile de La Réunion, ou encore la chaîne des Puys, en Auvergne, et le site du mont Perdu, dans les Pyrénées (également classé site culturel). Plusieurs autres sites ont été labellisés lors de la réunion le 5 juillet 2019 du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, dont le parc national du Vatnajökull (Islande), le patrimoine naturel et culturel de la région d’Ohrid (Macédoine du Nord), le sanctuaire d’oiseaux migrateurs du littoral de la mer Jaune et du golfe de Bohai (Chine), les forêts hyrcaniennes en Iran, les sites de métallurgie ancienne du fer au Burkina Faso ou la ville de Babylone (Irak).   Les Terres et mers australes Les Terres et mers australes françaises englobent les plus grandes des rares terres émergées du sud de l’océan Indien : l’archipel Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam ainsi que 60 petits îlots situés dans la zone subantarctique. Cette « oasis » au cœur de l’océan Austral, qui couvre une superficie de plus de 67 millions d’hectares, abrite l’une des plus fortes concentrations d’oiseaux et de mammifères marins au monde. On y trouve notamment la plus grande population de manchots royaux et d’albatros à bec jaune au monde. Du fait de leur éloignement des centres d’activités humaines, ces îles sont des vitrines de l’évolution biologique extrêmement préservées et constituent un territoire unique pour la recherche scientifique. Leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Humanité constitue non seulement une reconnaissance de la richesse patrimoniale exceptionnelle de ces îles australes (Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam) mais celle des actions de conservation conduites depuis plus de 10 ans par la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises sur ce territoire.   Le Groupe de travail Patrimoine mondial du Comité français de l’UICN Le patrimoine mondial constitue un domaine privilégié d’action et d’expertise de l’UICN, qui a été à l’origine de la convention en 1972. L’UICN est un organisme consultatif référent auprès du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO et joue de ce fait un rôle important dans le processus d’inscription et l’évaluation des biens naturels et mixtes sur la liste du patrimoine mondial. Il faut distinguer deux niveaux d’intervention, à l’échelle internationale et nationale. En France, le Comité français de l’UICN, à travers son groupe de travail patrimoine mondial, apporte son expertise sur les biens naturels français candidats ou classés au Patrimoine mondial. Il peut évaluer en amont le potentiel d’inscription d’un site et recommander son inscription sur la liste indicative de la France. Afin de mieux asseoir ses actions sur le Patrimoine mondial, le gouvernement français a crée en juillet 2004 le Comité national français du patrimoine mondial. Conformément au rôle dévolu à l’UICN d’organisation consultative auprès de l’UNESCO, le Comité français de l’UICN fait partie des membres de droit du comité national. Il contribue dans ce cadre à l’évaluation périodique des biens naturels français déjà inscrits et à l’examen des candidatures pouvant être portées par l’Etat français. En complément de cette mission, le Comité français de l’UICN peut intervenir en appui aux porteurs de projets, en mettant à disposition les outils méthodologiques et les lignes directrices réalisés par le Secrétariat international de l’UICN, et en analysant le potentiel d’inscription d’un site naturel ou mixte. Cependant, le Comité français de l’UICN ne pilote pas l’élaboration des dossiers de demande d’inscription. Le Comité français de l’UICN a fournit un accompagnement technique et scientifique à la la candidature des Terres et mers australes françaises pour leur inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO, dont la Réserve Naturelle a récemment rejoint la Liste verte des aires protégées de l’UICN qui récompense les sites efficacement gérés dans le monde.   Plus d’informations – L’annonce officielle du Comité du patrimoine mondial – Le livret « Les Terres et mers australes françaises, candidature 2019 à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco » – Le site internet des Terres Australes et Antarctiques françaises (TAAF) – La chaîne YouTube des TAAF – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN Photo bandeau : Kerguelen © Lucia Simion

Le Comité français de l’UICN prépare activement le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020

Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 Organisé tous les quatre ans, le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble des milliers de représentants de gouvernements, d’agences publiques, d’ONG, du monde scientifique, des collectivités locales, des peuples autochtones et des entreprises. Le congrès a pour objectif de renforcer les efforts de protection de la biodiversité dans le monde et de promouvoir les solutions pour relever les défis les plus pressants de l’environnement et du développement durable.   Le Congrès mondial de l’UICN vise à : 1. Rassembler et mobiliser le réseau mondial de la conservation 2. Identifier et échanger sur les questions importantes et émergentes de la conservation 3. Lancer des nouvelles actions en faveur de la conservation 4. Etablir et influer sur les priorités d’action et l’agenda mondial pour la conservation Du 11 au 19 juin 2020, la France accueillera le Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille (Parc Chanot). Il constitue le grand rendez-vous international avant la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra en Chine en novembre 2020, évènement majeur qui révisera les objectifs internationaux de la biodiversité (objectifs d’Aïchi) et l’engagement des 196 Etats Parties à la Convention pour la période 2021 – 2030 à travers un nouveau plan stratégique mondial. Pour tout savoir sur le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 : https://www.iucncongress2020.org/fr   La coordination du Comité français de l’UICN Le Comité français de l’UICN coordonne les contributions de son réseau d’organismes membres, d’experts et de partenaires au Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Il contribue aussi à cette occasion à une mobilisation plus large sur les enjeux de la biodiversité d’ici 2020, et au-delà, en métropole et dans les outre-mer, incluant les collectivités et les entreprises, et actions de sensibilisation du grand public, en particulier des plus jeunes. Il vise enfin à renouveler une vision éthique de la conservation de la biodiversité.   Sommaire 1. Préparation des motions de l’Assemblee Générale de l’UICN 2. Préparation d’évènements pour le Forum, première partie du Congres mondial 3. Espaces Générations Nature et excursions 4. Accompagnement de la mobilisation 2020 en France 5. Actions pour sensibiliser le grand public 6. Relations avec le réseau international de l’UICN 7. Contribution à la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique 8. Donner une dimension éthique au Congrès   PREPARATION DES MOTIONS DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’UICN Le Comité français de l’UICN a mis en place une préparation collective des motions, à travers des groupes d’échange, qui a abouti à la préparation de motions sur des enjeux internationaux de la biodiversité. Ils ont été débattus lors du Congrès français de la nature, le 12 juin 2019 à Marseille au Palais du Pharo. Ces projets sont actuellement soutenus par les membres français de l’UICN, et d’autres membres de l’UICN dans le monde, pour être soumis au débat et au vote de l’Assemblée Générale de l’UICN. Le Comité français de l’UICN proposera aussi à ses membres de soutenir d’autres motions. Au dernier Congrès mondial de l’UICN en 2016, 11 motions avaient été proposées par des membres français, sur un total de 121 adoptées. > Consulter les motions déposées par le Comité français de l’UICN et sélectionnées   Les prochaines étapes: – Discussion électronique sur les motions en cours, jusqu’au 11 mars 2020 – Vote électronique des motions en mai 2020 et en séance à l’Assemblée générale en juin 2020   PREPARATION D’EVENEMENTS POUR LE FORUM, PREMIERE PARTIE DU CONGRES MONDIAL Le Comité français de l’UICN accompagne son réseau dans l’élaboration de contributions en réponse à l’appel à propositions pour le Forum (sessions thématiques, pitch des intervenants, campus de formation). Les évènements pour le Forum ont été sélectionnés parmi 1 450 propositions. Les acteurs français se sont particulièrement mobilisés avec plus de deux cents évènements déposés. Le Comité français de l’UICN disposera également d’un pavillon dans l’espace d’exposition, ouvert au public, afin que les membres français de l’UICN y présentent leurs actions et leurs engagements. Le Comité français collabore aussi à la programmation du Pavillon France. La publication du programme provisoire du Forum sera disponible le 9 janvier 2020.   ESPACES GENERATIONS NATURE ET EXCURSIONS Le Comité français participe à l’organisation des Espaces Générations Nature, gérés par l’Agence Française pour la Biodiversité, qui proposeront durant toute la durée du congrès des animations à vocation pédagogique et expérientielle pour sensibiliser le grand public aux enjeux de la biodiversité (accès gratuit). Le Comité français de l’UICN appuiera également la proposition d’excursions, pré, pendant et post-Congrès, en particulier dans les aires protégées, pour que les participants du congrès venus du monde entier découvrent les sites naturels remarquables de la région et les actions de conservation mises en place.   ACCOMPAGNEMENT DE LA MOBILISATION 2020 EN FRANCE Le Comité français de l’UICN souhaite mobiliser spécifiquement les outre-mer compte-tenu de l’importance mondiale de la biodiversité de ces territoires. Il veut aussi contribuer à la mobilisation des collectivités territoriales et il a publié à cet effet une brochure à leur attention et lancé un nouveau portail pour accompagner leur engagement (voir la section « collectivités et biodiversité » du site internet). En particulier, le Comité français de l’UICN accompagne l’élaboration des stratégies « biodiversité » de la Ville de Marseille et du Département des Bouches-du-Rhône, et participe au comité de pilotage local d’organisation du congrès. Enfin, il contribue à la mobilisation des entreprises en travaillant directement avec ses partenaires entreprises et en étant impliqué dans l’initiative « Act4Nature ».   ACTIONS POUR SENSIBILISER LE GRAND PUBLIC Le Comité français de l’UICN s’implique pour que le Congrès mondial soit une opportunité forte d’expliquer à tous les enjeux de biodiversité et de faire largement connaître les actions réalisées et les solutions à mettre en place. A ce titre, la sensibilisation des jeunes est cruciale et le Comité français est actuellement impliqué dans deux projets, « Les enfants pour la biodiversité» en partenariat avec Milan Presse et le développement de kits pédagogiques pour la biodiversité en collaboration avec l’association Adphile. Le Comité

Mobilisation des collectivités françaises pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020

Le Comité français de l’UICN publie aujourd’hui une brochure à destination des collectivités territoriales pour qu’elles participent au Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 et renforce à cette occasion leur engagement sur la biodiversité. Cet évènement international, qui aura lieu du 11 au 19 juin 2020 à Marseille, est une occasion unique pour les collectivités de participer aux efforts mondiaux pour la préservation de la biodiversité et valoriser leurs intiatives. Le dernier rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) publié en mai 2019 a, une fois de plus, tiré la sonnette d’alarme : un million d’espèces animales et végétales, terrestres ou marines, soit une sur huit, sont menacées de disparition dans les prochaines décennies. Les activités humaines sont désignées comme principales responsables. Il est primordial d’engager un véritable « changement transformateur » pour faire de la restauration et de la protection de la nature une priorité absolue et collective. 2020 sera l’année du Congrès de l’UICN en France et de la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique en Chine, durant laquelle il faudra fixer de objectifs précis et des engagements ambitieux pour la prochaine décennie.  Les collectivités et leurs réseaux ont un rôle essentiel à jouer dans cette mobilisation. A ce titre, le Comité français de l’UICN invite les collectivités à se rendre au Congrès mondial de l’UICN 2020, un évènement international incontournable en matière de conservation de la nature. Il sera l’occasion pour elles d’échanger avec les acteurs de nombreux pays, rencontrer des experts, découvrir des actions engagées à travers le monde, bénéficier de retours d’expériences, connaitre de nouvelles initiatives, améliorer ses connaissances et valoriser leur engagement. Cette brochure fournit toutes les clés de compréhension de l’évènement : sa structure et ses temps forts (Forum, Assemblée des Membres, Espace Génération Nature) ainsi que les décisions importantes prises et ses effets dans le domaine de la conservation de la nature.  La brochure présente aussi le rôle actif que tient le Comité français de l’UICN dans la préparation des Congrès mondiaux de l’UICN, tant dans la proposition de motions que dans l’organisation d’évènements pour le Forum. Le Comité français de l’UICN encourage également les collectivités à poursuivre et renforcer leur engagement par des actions concrètes et ambitieuses à l’occasion du Congrès mondial de l’UICN. La publication présente 10 outils du Comité français de l’UICN pour appuyer la mobilisation des collectivités dans la perspective de 2020 et au-delà : – Initiatives Innovantes – Indicateurs de biodiversité – Stratégies régionales pour la biodiversité – Coopération décentralisée – Liste rouge des Espèces menacées – Liste Rouge des Ecosystèmes – Solutions fondées sur la Nature – Liste verte des aires protégées – Services Ecosystémiques – Energies renouvelables & biodiversité – Espèces Exotiques Envahissantes La brochure présente aussi plusieurs exemples de ses outils mis en pratique par les collectivités et que le Comité français de l’UICN accompagne tels que : – La Ville de Marseille est engagée, dans la mise en place d’une stratégie locale partenariale en faveur de la biodiversité dont l’élaboration repose sur un processus de concertation de tous les acteurs du territoire. – Le Département des Bouches du Rhône, travaille à la mise en place d’un jeu d’indicateurs de biodiversité à l’échelle départementale, dans le cadre de l’élaboration et la mise en œuvre de sa future stratégie pour la biodiversité. – La Région Nouvelle Aquitaine est aussi en cours d’élaboration de sa Stratégie régionale pour la biodiversité avec les acteurs du territoire. Le Comité français est déjà engagé dans la préparation de 2020 et organise son Congrès français de la nature, le 12 juin 2019 à Marseille. Il constituera un point d’orgue dans la préparation et la mobilisation françaises.   PLUS D’INFORMATIONS – Télécharger la brochure « LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES AU CONGRÈS MONDIAL DE LA NATURE DE L’UICN 2020 – Quels enjeux, quels engagements ? » – Contacts : Florence CLAP – Chargée de Programme ‘Politiques de la Biodiversité’ Clémence MARRET – Chargée de Mission ‘Collectivités territoriales & Biodiversité’ – Le programme « Politiques de la biodiversité » du Comité français de l’UICN – Le site internet du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 Photo bandeau © Jean-François Sys

5 nouveaux sites français sur la Liste verte des aires protégées de l’UICN

L’UICN a inscrit six nouveaux sites – dont cinq situés en France – sur sa liste verte des aires protégées. La France est à ce jour le pays qui compte le plus grand nombre de sites lauréats dans le monde. Lancée en 2014, la Liste verte des aires protégées de l’UICN est un label international qui vise à reconnaître à travers le monde, des aires protégées qui sont gérées équitablement et efficacement, avec des impacts positifs sur la nature et les sociétés. Ce standard fournit une référence mondiale en matière de gestion efficace et de gouvernance de qualité, qui incite à améliorer la performance et l’atteinte des objectifs de conservation. Pour être inscrit sur la Liste verte, un site doit en effet répondre à 17 critères d’excellence en matière de gouvernance, de gestion, de planification et de résultats de conservation. Au cours de sa dernière session en date du 20 mars 2019, le Comité international de la Liste verte a inscrit six nouveaux sites : la réserve de biosphère Isla San Pedro Mártir au Mexique et cinq sites français, à savoir le Parc national des Ecrins, la Réserve de chasse et de faune sauvage de Donzère-Mondragon, les réserves biologiques dirigées du Hochfeld et du Champ du feu, et le Parc naturel marin d’Iroise. La Liste verte compte à présent 46 sites labellisés dont 14 sont situés en France métropolitaine et d’outre-mer, faisant de notre pays celui qui rassemble le plus grand nombre de sites lauréats dans le monde. Depuis son lancement, le nombre de pays qui se sont engagés dans ce dispositif volontaire a quadruplé, passant de 8 à plus de 35, sur tous les continents. Ce sont près de 300 sites qui se sont portés volontaires pour s’engager à atteindre ce standard de qualité, parmi lesquels en France, les réserves naturelles nationales dans le Massif du Mont Blanc et un réseau d’espaces naturels sensibles dans le département de l’Essonne. D’ici 2020, l’objectif de l’UICN est d’engager au moins 1000 sites dans 50 pays, d’accroître leur performance et d’inscrire au moins 200 sites sur la Liste verte de l’UICN, démontrant des résultats de conservation réussie. Le Comité français de l’UICN poursuivra son implication dans le déploiement de la Liste verte en France en accompagnant les différents gestionnaires intéressés dans leurs candidatures à la Liste verte.   Plus d’informations – L’article international de l’UICN sur ce sujet – Le programme Aires protégées du Comité français de l’UICN – Retour sur la Cérémonie nationale de la Liste verte des aires protégées de l’UICN 2018 Photo bandeau : 078856 Lagopède alpin en été – mâle face au Pelvoux © Telmon Jean-Philippe, Parc national des Ecrins

Besançon : Capitale française de la biodiversité 2018

La ville de Besançon, commune de 120 472 habitants de la région Bourgogne-Franche-Comté, est la nouvelle « Capitale française de la biodiversité » pour 2018 dont le thème était «Conception et gestion écologique des espaces de nature ». Le Comité français de l’UICN s’est une nouvelle fois associé à ce concours national qui récompense depuis 2010 les collectivités locales qui s’engagent dans la préservation de la biodiversité. L’édition 2018 a permis de mettre en avant les actions de communes et intercommunalités françaises en matière de conception écologique des espaces de nature (depuis la trame verte et bleue en passant par les plans paysages intégrant les fonctionnalités écologiques jusqu’à la restauration écologique et la création de nouveaux espaces de nature) et de gestion écologique, qu’il s’agisse d’espaces de nature ordinaire ou plus spécifique, espaces verts urbains tout autant que réserves naturelles. Besançon bénéficie de la proximité d’espace de nature, exceptionnels, aux portes de la ville historique qu’elle contribue à entretenir et à protéger mais aussi à connaitre. Grâce à une connaissance scientifique solide, elle peut orienter ses actions et aborder des questions émergentes en matière d’écologie urbaine (plan pour les pollinisateurs sauvages, gestion des espèces exotiques envahissantes, protection des espèces protégées ou menacées – Apron du Rhône, Lynx). Ces équipes gèrent 200 ha de parcs et espaces verts urbains, dont 12 sites labellisés Ecojardin. Elles développent notamment le semis et la plantation de végétaux locaux, des chantiers participatifs ainsi qu’un programme d’animation et d’éducation à la nature. La ville de Besançon recherche également à concilier préservation de la biodiversité et usages des espaces natures (production économique, déplacements, aménagement, prévention des risques, activités sportives ou culturelles…). Pour en savoir plus   Sept autres collectivités récompensées : Saint-Privat-de-Vallongue (230 habitants, Lozère), est désignée « Meilleur village pour la biodiversité 2018 ». Nouvelle catégorie de cette édition, ce village s’est distingué pour sa transition rapide vers le zéro pesticide et sa gestion écologique. Il fournit une illustration des bons résultats obtenus sur des territoires ruraux où se coordonnent les acteurs au travers de projet (atlas de la biodiversité associant habitants, écoles et partenaire ; dépollution lumineuse avec la réserve de ciel étoilé des Cévennes ; projet de voie verte sur l’ancienne voie ferrée). Pour en savoir plus Morne-à-l’Eau (17 407 habitants, Guadeloupe) est désignée « Meilleure petite ville pour la biodiversité 2018 ». Dotée d’un important patrimoine naturel, la commune a largement investi dans la connaissance de la biodiversité locale (inventaires, suivis, participation à des travaux de recherche) et a été pilote dans la mise en place d’une Zone humide éducative en partenariat avec le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales. Ce socle de connaissances ainsi qu’une tradition d’écoute et de participation des habitants et des agriculteurs ont permis la mise en place de travaux exemplaires de restauration écologique des milieux dégradés (plage verte de Babin, ancienne décharge de Gédéon Bambou). Pour en savoir plus Grande-Synthe (23 634 habitants, Nord), est désignée « Meilleure ville moyenne pour la biodiversité 2018 ». Première Capitale de la Biodiversité en 2010, la ville a poursuivi et renforcé ses actions de végétalisation et de gestion écologique de son territoire, marqué par la présence de l’industrie. Le site du Prédembourg a été classé Réserve naturelle régionale grâce au partenariat avec le Conservatoire d’espaces naturels du Nord-Pas-de-Calais. Atlas de la biodiversité communal et suivi participatif de la biodiversité par les agents communaux via les programmes de sciences participatives Propage, Spipoll et Sauvages de ma rue viennent compléter un important travail d’élévation du niveau de connaissance réalisé depuis 2010.  Pour en savoir plus La Métropole Rouen Normandie (489 428 habitants, Seine-Maritime) est désignée « Meilleure intercommunalité pour la biodiversité 2018 ». Distinguée en 2016 autour du thème « Sols et biodiversité », elle mène de nombreuses actions en matière de préservation, gestion et restauration écologique. Et ce en milieu agricole, forestier et en zones humides qu’en milieu urbain (parc linéaire Quai Rive Gauche et presqu’île Rollet, accompagnement des acteurs du territoire dans la démarche zéro pesticide et la gestion différenciée…). Des actions exemplaires qui sont organisées au sein d’un plan d’actions Biodiversité 2016-2020 qui inclut un plan pluriannuel de financement. Pour en savoir plus   Cette année, un prix coup de cœur a été attribué : Saint-Rémy (en Comté) (600 habitants, Bourgogne-Franche-Comté) s’est vue attribuer un prix« Coup de cœur » par le comité scientifique et technique 2018 qui a apprécié la grande quantité d’actions mise en œuvre au regard de la taille de la commune, avec le concours de jeunes en service civique : atlas de la biodiversité communale, création de haies, de vergers conservatoires, aménagement d’un réseau de mares. Pour en savoir plus Un prix régional en Ile-de-France a été décerné : Bonnelles (1 979 habitants, Yvelines) est distinguée par le « Prix régional Île-de-France 2018 » décerné par l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB îdF), pour sa politique de longue date de préservation de son patrimoine naturel dont la création de la Réserve naturelle régionale des Étangs de Bonnelles est emblématique. La commune a su s’appuyer sur des acteurs locaux (PNR Haute Vallée, associations) pour mettre en place un plan de gestion communal, un plan d’éclairage nocturne adapté, passer au zéro pesticide, végétaliser les trottoirs avec les habitants, assurer une gestion intégrée de l’eau. Pour en savoir plus Un prix régional en Sud-PACA a été décerné : Avignon (92 130 habitants, Vaucluse) reçoit le trophée de « Capitale régionale de la biodiversité 2018 » décerné par l’Agence régionale pour l’Environnement et l’écodéveloppement Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARPE). La commune anime un atlas de la biodiversité communale, n’utilise plus aucun produit phytosanitaire dangereux pour l’environnement et consacre une part importante de son budget aux initiatives citoyennes, dont les actions de végétalisation de la ville. La désimperméablisation et la végétalisation des anciens parkings au pied des remparts sont un exemple réussi de transformation et d’amélioration paysagère en site historique classé. Pour en savoir plus Plus d’informations – Gilles Lecuir, Agence régionale de la Biodiversité en Île-de-France – gilles.lecuir@iau-idf.fr –  tél. 06 09 69 00 61 – Aurore Micand, Plante & Cité –  aurore.micand@plante-et-cite.fr  –  tél. 02 22 06 41 27 – Anne Lambert, Agence française pour la biodiversité  –  anne.lambert@afbiodiversite.fr  –  tél. 04 67 10 76 68 – Les travaux de l’UICN France sur les collectivités et la biodiversité

L’UICN France appelle les entreprises à mobiliser leurs salariés pour la biodiversité

L’UICN France publie aujourd’hui un rapport montrant comment les entreprises peuvent mobiliser leurs salariés dans leurs stratégies et actions pour la biodiversité. Face à son érosion qui continue à un rythme alarmant, les entreprises doivent prendre de nouveaux engagements tout en sensibilisant et en impliquant davantage leurs salariés. Adopter une stratégie ambitieuse pour limiter ses impacts sur la biodiversité et agir directement pour la préserver constitue un objectif majeur que toute entreprise doit se fixer. Mais l’efficacité d’une stratégie biodiversité repose avant tout sur des acteurs essentiels, les salariés, pour mettre en œuvre des opérations concrètes et adaptées sur les sites et à l’échelle de l’entreprise. Ainsi, la sensibilisation et la mobilisation des collaborateurs constituent une étape indispensable pour passer à l’action, et progresser vers un changement des comportements des salariés et donc de l’entreprise. C’est pour répondre à cet enjeu que le groupe de travail « Entreprises et biodiversité » de l’UICN France a analysé les pratiques réussies de ses partenaires entreprises et de ses organismes membres : visites naturalistes sur sites, réalisation d’un chantier nature, systèmes d’affichage présentant les enjeux biodiversité des sites, identification d’un référent biodiversité, sessions de formation ou encore l’organisation de concours. L’analyse apporte un éclairage sur les catégories de salariés concernés par les démarches ainsi que les succès et les freins rencontrés lors de leur mise en place. Onze exemples concrets illustrent les dynamiques engagées. Elle explore également les messages utilisés pour encourager les salariés à agir et leur pertinence. Il est souligné la nécessité d’un discours adapté au public ciblé pour lui permettre de mieux appréhender les enjeux ainsi que l’importance des expériences de nature et du dialogue avec des experts, comme des catalyseurs pour passer à l’action L’UICN France complète cet état des lieux par des recommandations et développe deux aspects fondamentaux pour mobiliser efficacement les salariés. D’une part, la nécessité l’élaborer une démarche sociale engageante portée par le plus haut niveau de l’entreprise. D’autre part, l’importance de favoriser un dispositif menant à l’action avec un discours valorisant les expériences.   Plus d’informations – Télécharger la publication « Sensibiliser et mobiliser les salariés d’entreprises en faveur de la biodiversité » – Le programme « Politiques de la biodiversité » – Contacts : Florence Clap, Chargée de « Programme Politiques de la biodiversité » et Elodie Russier-Decoster, Chargée de mission « Entreprises et biodiversité » Photo bandeau © Elodie Russier-Decoster

Comité français de l’UICN : 25 ans d’actions pour la nature

A l’occasion du Congrès français de la Nature 2018, le Comité français de l’UICN publie une plaquette retraçant ses 25 ans d’actions pour la nature. En image découvrez les temps forts du Comité français de l’UICN depuis 1992, année de sa création, et téléchargez ci-dessous la plaquette des 25 ans :   La publication sur les 25 ans du Comité français de l’UICN est disponible en téléchargement sur ce lien.   Plus d’informations sur nos programmes : – Programme Politiques de la biodiversité – Programme Espèces – Programme Ecosystèmes – Programme Outre-mer – Programme Aires protégées – Programme Coopération internationale – Programme Education et communication