Marseille adopte une stratégie pour sa biodiversité terrestre et marine

Fruit d’un travail volontaire, issu d’une concertation de plus de trois ans avec l’ensemble des acteurs du territoire marseillais concernés par la biodiversité, la Ville de Marseille accompagnée par le Comité français de l’UICN, a adopté à l’automne 2019, sa stratégie locale et partenariale en faveur de la biodiversité terrestre et marine. A quelques mois du Congrès mondial de la Nature de l’UICN, événement incontournable pour la communauté internationale de la conservation de la nature qui se tiendra à Marseille, la Ville souhaite déployer à cette occasion avec ses partenaires un ensemble d’actions pour permettre la reconquête de la biodiversité sur son territoire. La Ville de Marseille s’est investie depuis plusieurs années en faveur de la biodiversité. La priorité a d’abord porté sur la maitrise foncière des espaces naturels, l’éducation à l’environnement de jeunes marseillais et la gestion écologique des espaces verts. La Ville a souhaité renforcer cette implication par la réalisation d’une stratégie locale partagée de la biodiversité. Ainsi près de 70 structures (universités, associations, établissements publics, collectivités, entreprises) ont contribué à son élaboration avec l’appui du Comité français de l’UICN.   Après plusieurs mois d’échanges et de réflexion avec les partenaires, trois enjeux majeurs du territoire ont été définis : 1. Préserver, renforcer et rétablir les continuités écologiques et leurs fonctionnalités, 2. Développer une culture de la nature à Marseille, 3. Améliorer les connaissances scientifiques autour de la biodiversité au niveau local. Ces trois enjeux sont assortis d’une série d’actions opérationnelles qui seront mises en œuvre par la Ville et ses partenaires. A titre d’exemples, on peut citer les mesures suivantes : – Mener des actions de désimperméabilisation des sols dans le tissu urbain -Réhabiliter et renaturer le lit et les berges des cours d’eau (Huveaune, Jarret et Aygalades) pour restaurer la trame verte et bleue – Sanctuariser les dernières zones agricoles péri-urbaines (notamment sur le piémont du massif de l’Etoile) en promouvant l’agro-écologie – Mettre en place des actions pour limiter l’impact des espèces exotiques envahissantes, à l’instar des mesures d’arrachage de plantes invasives (griffes de sorcière, agaves…) sur le littoral prises dans le cadre du programme européen LIFE Habitats Calanques – Mettre en œuvre des projets destinés aux scolaires ou aux jeunes en lien avec la biodiversité (à travers les aires marines éducatives – Soutenir les programmes de recherche sur la biodiversité de la commune déjà engagés par différents laboratoires universitaires (LPED, IMBE, MIO) La stratégie biodiversité de la Ville de Marseille se compose ainsi de deux livrets présentant : – l’un, la stratégie avec ses particularités, ses enjeux, sa gouvernance, ses ambitions et sa communication ; – l’autre, les 3 grands enjeux majeurs du territoires, déclinés en 10 objectifs généraux et 19 objectifs opérationnels, illustrés par des actions. Cette stratégie a été reconnue comme initiative innovante par le Comité français de l’UICN en raison de sa gouvernance qui implique plusieurs services d’une même collectivité, issus de deux directions (Direction de la Mer et Direction de l’Environnement et du Cadre de Vie) désireuses d’améliorer leur transversalité, et de nombreux acteurs du territoire (http://uicn-fr-collectivites-biodiversite.fr/initiatives-innovantes/. pp.78-79). En outre, tout ce travail s’appuie sur la réalisation d’un diagnostic qui décrit l’état des lieux de la biodiversité à Marseille par grandes unités fonctionnelles, une synthèse des activités socio-économiques au niveau local et de leurs impacts sur la nature, et l’ensemble des actions mises en œuvre sur le territoire en faveur de la biodiversité. Celui-ci sera très prochainement publié.   Ainsi, le Comité français de l’UICN se félicite de cette première étape marquant l’engagement de la Ville de Marseille et l’appelle désormais à la mise en œuvre de ces actions avec ses partenaires.   PLUS D’INFORMATIONS – Téléchargez la stratégie biodiversité de la Ville de Marseille –Consultez la page Internet biodiversité de la Ville de Marseille  – Contacts : Florence Clap – Chargée de programme « politiques de la biodiversité » / Anaïs Onno – Chargée de projet partenariat Ville de Marseille – Consultez Le programme Politique de la biodiversité – Consultez le Site internet dédié aux collectivités locales

Des plaidoyers pour la biodiversité rédigés par des élèves

Pour la rentrée 2019, des kits “Connaître, comprendre et agir pour la biodiversité !” ont été édités et diffusés auprès des écoles qui en ont fait la demande. L’éducation à l’environnement étant essentielle, le Comité français de l’UICN a participé à l’élaboration des kits de l’Adphile. Ils étaient accompagnés de fiches pour construire un plaidoyer pour la biodiversité. Aujourd’hui, ils sont disponibles ! 800 classes du CP à la 6ème y ont participé ! Elles ont exposé dans un texte, illustré par le timbre, les actions identifiées comme prioritaires par les élèves. Les textes seront remis de manière collective aux instances représentatives (Etat et associations partenaires) et présentés lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN sur le stand du Comité français de l’UICN. Un livre blanc sera ensuite remis au Ministre de l’Education nationale.   Des sujets variés en faveur de la biodiversité Au secours des insectes Certains insectes comme l’abeille, le papillon, la coccinelle se font de plus en plus rares dans nos campagnes. Ils sont indispensables dans la chaîne alimentaire et donc aussi pour l’homme. Afin d’éviter leur extinction, je propose : – de prévoir des coins sauvages et d’installer des hôtels à insectes dans le jardin ; – de planter des fleurs qui attirent les abeilles et les papillons ; – de ne plus utiliser aucun pesticide, en plus la coccinelle est une très bonne alternative puisqu’elle préserve les fleurs et légumes des pucerons. Alexandre Viel en classe de cinquième au Collège Les Saints Anges à Pontivy  ( 56 Morbihan )   Protéger les océans Il faut commencer par jeter moins de plastique dans l’océan. Il faudrait créer une organisation de plongeurs pour aller ramasser les déchets dans la mer. Pour sauver les espèces animales marines, il faudrait limiter la pêche, faire attention aux coraux qui n’aiment pas les eaux polluées, surveiller les bateaux pour éviter qu’ils mettent du carburant dans l’eau en cas d’accident (marée noire). Stanislas Gourdin, CE2, Ecole Saint Joseph, 59730 Solesmes   Aidons la forêt Bonjour, je  m’ appelle Maryam Quand  j’  avais  6  ans  je  suis  allée  dans  une  forêt magnifique. Mais, quand j’y suis revenue, j’ai vu que des gens étaient en train de l’améliorer. Ils plantaient des graines pour agrandir la forêt. Donc je voudrais passer un message : continuer comme ça ! Un jour, de nouvelles espèces apparaîtront et la biodiversité nous apportera peut-être de nouveaux fruits qui seront les médicaments naturels de demain. CM2, Les Guiblets / 94000 Créteil   Plus d’informations – Découvrir les plaidoyers – Le kit “Connaître, comprendre et agir pour la biodiversité !” – L’association philatélique Adphile – Le programme Education et communication du Comité français de l’UICN

Une nouvelle application pour protéger les mangroves

Le Pôle-relais zones humides tropicales, co-piloté par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du Littoral, lance sa nouvelle application dédiée aux mangroves des outre-mer. Baptisé « ROM » – le nom du Réseau d’Observation et d’aide à la gestion des Mangroves – cet outil digital permet aux gestionnaires, opérateurs, étudiants et toute personne intéressée par les mangroves de s’entraîner à reconnaître les différentes espèces de palétuviers qui constituent la mangrove, et de signaler des dégradations sur ces milieux fragiles.   Un lancement conjoint à Mayotte et en Polynésie Française à l’occasion de la Fête de la science et en Guadeloupe pour la semaine de l’environnement A Mayotte et en Guadeloupe, où la mangrove et fait l’objet d’actions de protection par les autorités et les associations locales, l’application est présentée aux participants de la Fête de la science. Elle a vocation à être utilisée par les membres du ROM situés sur ces territoires ainsi qu’à Saint‑Martin, en Martinique, en Guyane et en Nouvelle-Calédonie où la mangrove est également importante. En Polynésie française, où la mangrove est introduite, l’application a été lancée lors de réunions publiques à Taravao (Tahiti), Huahine et Raiatea en octobre. Cela a été l’occasion de présenter les résultats du projet « Surveillons la mangrove de Polynésie française ensemble » porté par Te Ora Naho, la Fédération des Associations de Protection de l’Environnement de Polynésie française (FAPE) qui a permis de cartographie les mangroves à Tahiti, Moorea, Huahine, Bora-Bora, Raiatea et Tahaa, et mis en place un réseau d’observateurs sur ces îles.   A vos observations ! Avec l’application ROM, chaque utilisateur peut, qu’il soit habitant, acteur de la protection de l’environnement ou passionné par les mangroves, devenir pleinement acteur de leur gestion au sein de son territoire, et accéder rapidement à l’ensemble des observations sur tous les territoires d’outre-mer. L’application permet de signaler une décharge sauvage, un défrichement, un remblai, ou encore de partager l’observation d’espèces rares, de maladies ou de phénomènes inhabituels sur les palétuviers. Une fiche de saisie spécifique à la Polynésie est disponible pour prendre en compte la spécificité des mangroves du territoire qui ne sont pas présentes naturellement. L’application mobile a reçu le soutien de l’Initiative française pour les Récifs Coralliens, de l’Office de l’Eau de Martinique, de l’Agence française pour la Biodiversité par le biais de l’initiative Terres et mers ultramarines (TeMeUm) et l’Observatoire National pour la Biodiversité (ONB), et de la DEAL de Guadeloupe.   Le Réseau d’Observation et d’aide à la gestion des mangroves (ROM) Le Réseau d’Observation et d’aide à la gestion des mangroves (ROM), initié par l’Initiative française pour les Récifs Coralliens (IFRECOR), a pour objectif de répondre aux principales questions nécessitant un suivi des mangroves en outre-mer. Le ROM repose sur un réseau d’observateurs dont les données permettent de détecter les changements, d’identifier les menaces et leurs sources, et de fournir des outils d’aide à la décision aux gestionnaires. Ces données permettent également de renseigner de manière homogène et partagée les indicateurs dans le cadre  de l’Observatoire National sur la Biodiversité (ONB) afin d’évaluer l’adéquation des mesures de protection et de gestion aux menaces qui pèsent sur la mangrove.   L’importance des mangroves en outre-mer et dans le monde La mangrove est un écosystème remarquable présent dans tous les territoires tropicaux d’outre-mer à l’exception de La Réunion, et sur 70% des côtes tropicales du monde. On dénombre entre 40 et 50 espèces de palétuviers à l’échelle mondiale, dont une trentaine en outre-mer qui comptabilise 91 055 hectares de mangroves (données 2016). Longtemps déconsidérées, les mangroves ont fait l’objet d’une attention croissante à partir des années 2000 du fait de nombreux services qu’elles fournissent : protection des côtes contre la houle et l’érosion, purification de l’eau, nurserie pour les poissons, habitat essentiel pour l’avifaune et les crustacés ou encore stockage de carbone. Dans les territoires où il est présent, c’est à cette période que le Conservatoire du Littoral a commencé à acquérir les mangroves les plus importantes écologiquement afin de mieux les protéger : aujourd’hui, il détient la quasi totalité des mangroves de Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin et de Mayotte et près de la moitié des mangroves de Guyane, moins menacées. C’est également le moment où l’IFRECOR a décidé de suivre l’état des mangroves, ce qui a donné par la suite naissance au ROM. Les mangroves françaises restent néanmoins la cible de nombreuses menaces : constructions illégales, remblais, drainage, dépôts d’ordures, réceptacle des eaux usées, élévation du niveau de la mer, tempêtes… C’est pour ces raisons qu’il est important de contribuer à leur protection, et celle-ci passe notamment par la reconnaissance des espèces de flore et de faune présentes et le signalement participatif des problèmes rencontrés sur le terrain.   Plus d’informations – Télécharger l’application (gratuite) sur iOS et Android ou sur ce lien – Communiqué de presse – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN – Le Pôle-relais zones humides tropicales – Contact presse : Anne Caillaud, Chargée de programme Outre-mer, 06 63 46 44 34 / Standard 01 47 07 78 58 Photo bandeau : Mangroves à Wallis © Chloé Desmots

Journée mondiale des zones humides 2020 : Inscrivez vos actions

La journée mondiale des zones humides (JMZH) aura lieu le 2 février 2020. Pour cette nouvelle édition, le thème retenu est « zones humides et biodiversité ». Il représente une occasion unique de mettre en avant la richesse des milieux humides, l’importance et l’état de leur biodiversité; ainsi que de promouvoir des actions pour stopper le déclin observé des nombreuses espèces qui y vivent. En France métropolitaine, la surface des zones humides est estimée à 2,4 millions d’hectares, soit 3,7 % du territoire, mais ils abritent 25 % de la biodiversité en France. Pour 2020, il est désormais possible d’inscrire des animations « Journée Mondiale des Zones Humides » sur le portail national, afin de les labelliser.   2020 : une année pivot pour la biodiversité L’année 2020 clôt la Décennie des Nations Unies pour la biodiversité (2010-2020) et va voir l’organisation de d’événements majeurs. Du 11 au 19 juin 2020, la France accueillera le Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille (Parc Chanot). Il constitue le grand rendez-vous international avant la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra en Chine en novembre 2020, évènement majeur qui révisera les objectifs internationaux de la biodiversité (objectifs d’Aïchi) et l’engagement des 196 Etats Parties à la Convention pour la période 2021 – 2030. Face aux menaces, la préservation des milieux humides et leur utilisation durable devient un enjeu prioritaire pour garantir notre avenir. L’édition 2020 de la JMZH s’inscrit dans cette année placée sous le signe de la biodiversité.   A propos de la JMZH La JMZH célèbre l’anniversaire de la convention sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971. Dans ce cadre, du 1er au 29 février 2020, de nombreuses activités dans le monde entier feront découvrir au public l’importance de ces milieux aussi riches que variés : visites de terrain, expositions, conférences… Chaque année, dans les Outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par le Comité français de l’UICN, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins.   Plus d’informations – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales

Parution du kit pédagogique « Connaître, comprendre, agir pour la biodiversité ! »

Dans le contexte actuel d’une érosion accélérée de la biodiversité, les enjeux de sa préservation doivent être mieux connus pour mobiliser plus largement la société, en particulier auprès des enfants. L’Adphile, association qui a pour objet de promouvoir le loisir philatélique auprès du plus large public possible, a souhaité apporter sa contribution sur ce sujet majeur, sous la forme d’un kit scolaire, élaboré en partenariat avec le Comité français de l’UICN, le Conservatoire du littoral et d’autres organisations. Pour la rentrée 2019, 2 000 kits « Connaître, comprendre et agir pour la biodiversité ! » ont été édités et diffusés auprès des écoles qui en ont fait la demande. Destiné  aux classes de CP à la 6ème, son objectif est double : Reconnecter les enfants à la nature et les sensibiliser à la protection de la biodiversité Les thèmes suivants y sont traités : – Qu’est-ce que la biodiversité ? – Quels liens les hommes entretiennent-ils avec la nature ? – Comment fonctionnent les écosystèmes ? – Quelles sont les causes de l’érosion de la biodiversité ? Chaque activité pédagogique de ce kit permet d’engager des échanges et des débats. L’objectif est de conduire les élèves à s’interroger sur la complexité des relations entre l’être humain et la nature, d’appréhender les interrelations entre les questions environnementales, économiques et culturelles, et d’identifier les actions citoyennes à mettre en oeuvre.   Un plaidoyer sur la biodiversité construit avec les élèves Ce kit propose également d’inviter les classes à l’écriture d’un plaidoyer sur la biodiversité, où elles pourront exposer dans un texte, illustré par le timbre, les actions identifiées comme prioritaires par les élèves. Les textes seront remis de manière collective aux instances représentatives (Etat et associations partenaires) et présentés lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en juin 2020 à Marseille.   Plus d’informations – Télécharger le kit – Site internet de l’Adphile – Adphile email : philcom.adphile@laposte.net / tél. : 01 41 87 42 21 – Le programme Education et communication du Comité français de l’UICN photo bandeau © Wojtek Meczynsk – Coral Reef Image Bank

Les députés se mobilisent vers le Congrès mondial de l’UICN 2020

Sous l’impulsion de Barbara Pompili et Frédérique Tuffnell, les députés ont lancé leur mobilisation sur les enjeux de la biodiversité dans la perspective du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Celle-ci a fait l’objet d’un événement le 26 juin à l’Assemblée Nationale, préparé avec le Comité français de l’UICN qui salue cette mobilisation. Face au déclin alarmant et continu de la biodiversité, de nombreux députés ont souhaité renforcer leur engagement pour sa préservation afin de préparer les échéances cruciales de l’année 2020, avec la tenue du Congrès mondial de la nature de l’UICN en France en juin 2020 suivi de la COP15 Biodiversité en Chine. Richard Ferrand, Président de l’Assemblée Nationale, a ouvert l’évènement en soulignant l’importance du rôle des parlementaires pour mettre en place une législation en faveur de la biodiversité et pour évaluer les actions gouvernementales en matière d’environnement. Il a notamment rappelé que la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, adoptée fin juillet 2016, a apporté de véritables percées conceptuelles, comme les obligations réelles environnementales, la séquence « éviter-réduire-compenser », le préjudice écologique ou le principe de non-régression du droit de l’environnement (dont les travaux ont été initiés par le Comité français de l’UICN) et qui a aussi apporté des actions concrètes comme la création de l’Agence française pour la biodiversité ou l’interdiction des néonicotinoïdes. Il a ensuite souligné qu’en matière d’action législative, beaucoup avait déjà été fait mais que beaucoup restait à faire pour la biodiversité. Emmanuelle Wargon, la Secrétaire d’état auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire s’est ensuite adressé aux participants à travers une message vidéo, soulignant l’engagement du gouvernement pour la biodiversité et son implication dans l’accueil du Congrès mondial de l’UICN puis la préparation de la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique.   Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 Afin de plonger les députés dans le contexte du Congrès de l’UICN 2020, Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN a présenté les enjeux de cet évènement qui rassemblera 10 à 20000 participants du monde entier pour accélérer les efforts de conservation de la biodiversité. Il a indiqué que le Congrès mondial de l’UICN comportera deux grandes parties, le Forum, vaste espace d’échanges pour identifier et partager les solutions, et l’Assemblée générale qui adoptera plus d’une centaine de recommandations sur les enjeux internationaux de la biodiversité . Philippe Martin, le Président de l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB) a présenté ensuite les actions de l’AFB pour sensibiliser le grand public avec l’organisation des « Espaces Générations Nature » durant Congrès de l’UICN 2020 et le dispositif d’engagement proposé aux collectivités, entreprises et partenaires.   Les enjeux clés liés à la biodiversité Plusieurs experts ont ensuite témoigné sur des enjeux clefs liés à la biodiversité, qui font actuellement l’objet de propositions de recommandations préparées par les membres du Comité français de l’UICN pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 – La lutte contre le plastique et son impact sur le milieu marin : Arnaud Huvet de l’Ifremer et Antidia Citores de Surfrider – Compatibilité des activités économiques avec les objectifs de conservation de la biodiversité : Denis Couvet du Muséum National d’Histoire Naturelle et Michael Weber, Président de la Fédération des parcs naturels régionaux de France – Les solutions fondées la nature – lutte contre les inondations, atténuation des effets du dérèglement climatique : Freddy Rey de l’IRSTEA et Pauline Teillac Deschamps, chargée du programme écosystèmes du Comité français de l’UICN   Les engagements des députés Barbara Pompili, à l’origine de cette mobilisation des députés a ensuite présenté la démarche des parlementaires engagés pour la biodiversité et a témoigné en tant que Présidente de la Commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire. Ensuite, toutes les Commissions de l’Assemblée Nationale, à travers leurs Président(e)s ou Vice-Président(e)s, sont intervenues  sur la prise en compte des enjeux  biodiversité dans leurs travaux parlementaires et manifesté leur engagement pour agir davantage.   François de Rugy, Ministre de la Transition écologique et solidaire a clôturé cet évènement de mobilisation pour rappeler les efforts du gouvernement sur la biodiversité, et les récentes annonces du Président de la République, et saluer cette dynamique parlementaire vers le Congrès mondial la nature de l’UICN 2020.     Photo bandeau Wikipédia CC © Authueil

Le Congrès français de la nature 2019 s’ouvre demain

300 représentants des organisations, experts et partenaires du Comité français de l’UICN sont attendus au Congrès français de la nature le 12 juin 2019 à Marseille pour préparer le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020. Cet événement clé de la préparation française va débattre de 26 recommandations qui feront des propositions concrètes sur plusieurs grands enjeux de la préservation de la nature à l’échelle mondiale. Elles seront une contribution majeure au Congrès mondial de l’UICN que la France accueillera dans 1 an en juin 2020. DES PROPOSITIONS POUR PROTEGER LA BIODIVERSITE DANS LE MONDE Ces recommandations demandent un renforcement de la protection de grands écosystèmes, comme l’océan, les littoraux, les forêts, les mangroves ou les cours d’eau de montagne, ainsi que celle d’espèces menacées comme les grands singes, les mammifères marins ou les poissons herbivores des récifs coralliens. Elles feront aussi des propositions pour stopper ou réduire des grandes pressions sur la biodiversité comme la pollution plastique des mers, l’artificialisation des sols, les activités minières, les prélèvements de sable, les pesticides, le trafic d’espèces sauvages et la déforestation. Le rôle clé des espaces protégés sera aussi particulièrement souligné, tout comme l’importance des études d’impact environnemental et les financements dédiés à la biodiversité. Enfin, l’émergence des droits de la nature, qui permettent de renforcer la protection juridique de l’environnement et de poser les bases d’une nouvelle éthique avec la nature, sera soutenue.   UNE MOBILISATION COLLECTIVE EN PLEIN ESSOR Le Comité français de l’UICN assure la coordination et la valorisation du vaste réseau des membres de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature en France, comprenant des organismes publics et associatifs, des experts et des partenaires. La France est aujourd’hui le 2ème pays avec le plus grand nombre de membres de l’UICN dans le monde après les USA. C’est aussi la première fois depuis la création de l’UICN en 1948 à Fontainebleau que la France accueillera le Congrès mondial de l’UICN en 2020. Le Comité français de l’UICN prépare ainsi pour 2020 une vaste mobilisation pour et autour du Congrès mondial de l’UICN afin que la prise de conscience collective sur les enjeux de biodiversité soit aussi importante que celle sur le climat, et mettre en avant les solutions pour y parvenir. Durant le congrès français, une table-ronde réunissant plusieurs acteurs clés de cette mobilisation vers2020 présenteront les actions qu’ils mettent en place. La Directrice générale ad interim de l’UICN, Dr Grethel Aguilar, et le Directeur général de l’Aménagement, du Logement et de la Nature du Ministère de la Transition écologique et solidaire, M. Paul Delduc, clôtureront l’événement.   2020, UNE ANNÉE DÉCISIVE POUR LA BIODIVERSITÉ Le Congrès mondial de la nature de l’UICN se réunit tous les 4 ans pour rassembler des Etats, agences publiques, ONG, scientifiques, entreprises, collectivités locales et peuples autochtones pour définir les priorités et guider les actions de conservation de la nature et de développement durable. En 2020, le Congrès Mondial se tiendra du 11 au 19 juin à Marseille. Il précédera de quelques mois la COP15 de la Convention pour la Diversité Biologique, en Chine, qui fera le bilan des actions menées par les 196 Etats Parties sur l’atteinte des 20 grands objectifs internationaux sur la biodiversité, dits objectifs d’Aïchi, fixés en 2010 à l’occasion de l’Année Internationale de la Biodiversité. Une nouvelle stratégie sera élaborée jusqu’en 2030 pour renouveler l’engagement mondial sur la biodiversité. Le Congrès mondial de l’UICN est une opportunité importante de préparer des messages forts et de présenter des solutions pour mettre fin à la crise d’extinction de la biodiversité. Ces propositions, qui seront ensuite soumises au débat et vote de l’Assemblée générale mondiale de l’UICN en 2020, s’inscrivent comme des réponses directes au constat alarmant de l’érosion accélérée de la biodiversité, dressé par la communauté scientifique de l’IBPES en mai 2019.   LA RESPONSABILITE DE LA FRANCE POUR LA BIODIVERSITE MONDIALE La France accueille une biodiversité exceptionnelle grâce à sa situation de “carrefour écologique” en métropole et à ses collectivités d’outre-mer présentes dans les 3 grands océans de la planète et en Amazonie. Le domaine maritime français est le 2ème du monde avec 11 millions de km2, qui englobe environ 10 % des récifs coralliens et 20 % des atolls de la planète. La France fait ainsi partie des 15 pays “méga-divers”, c’est- à-dire ceux qui abritent la plus importante biodiversité. Cependant la France n’est pas épargnée par la crise d’extinction de la biodiversité : elle est présente dans 5 des 36 « points chauds » de la planète, des zones à haute concentration de biodiversité mais fortement menacées (Méditerranée, Caraïbes, Océan Indien, Nouvelle-Calédonie, Polynésie) et elle figure dans les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées selon la Liste rouge de l’UICN. Avec l’accueil du Congrès mondial de l’UICN, la France a donc une responsabilité de premier plan à mettre en avant pour la préservation des richesses naturelles de la planète et impulser une nouvelle dynamique mondiale, en tant que pays majeur de la coopération internationale.   DES INFORMATIONS EN CONTINU SUR TWITTER Durant le congrès des actualités seront publiées sur le compte Twitter du Comité français de l’UICN @UICNfrance. Vous pourrez vous aussi réagir sur le Congrès et suivre son actualité avec le hashtag #CongresUICNFrance   Plus d’informations – Le programme – Le compte Twitter du Comité français de l’UICN – La page dédiée au Congrès français de la nature 2019 – Pour toute question, veuillez envoyer un message à l’adresse : congres2019@uicn.fr Nota : Les inscriptions sont closes

Le rapport mondial de l’IPBES confirme le déclin alarmant de la nature

« La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier », alerte le nouveau et historique rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), dont le résumé a été approuvé lors de la 7ème session plénière de l’IPBES, qui s’est réunie la semaine dernière (du 29 Avril au 4 mai) à Paris. « La santé des écosystèmes dont nous dépendons, ainsi que toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais. Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier » a déclaré le président de l’IPBES, Sir Robert Watson. « Le rapport nous dit aussi qu’il n’est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant à tous les niveaux, du local au mondial », a-t-il ajouté  « Grâce au « changement transformateur », la nature peut encore être conservée, restaurée et utilisée de manière durable – ce qui est également essentiel pour répondre à la plupart des autres objectifs mondiaux. Par «changement transformateur », on entend un changement fondamental à l’échelle d’un système, qui prend en considération les facteurs technologiques, économiques et sociaux, y compris en termes de paradigmes, objectifs et valeurs. Les États membres de la plénière de l’IPBES ont reconnu que, par sa nature même, un changement transformateur peut susciter une opposition de la part de ceux qui ont des intérêts attachés au statu quo, mais également que cette opposition peut être surmontée pour le bien de tous. Le rapport d’évaluation mondiale sur la biodiversité et les services écosystémiques est le document le plus exhaustif réalisé à ce jour. Il s’agit du premier rapport intergouvernemental de ce type. Il s’appuie sur l’évaluation historique des écosystèmes pour le millénaire (Millenium Ecosystem Assessment) de 2005 et introduit de nouveaux moyens pour d’évaluation des preuves. Élaboré par 145 experts issus de 50 pays au cours des trois dernières années, avec des contributions additionnelles apportées par 310 autres experts, le rapport évalue les changements au cours des cinq dernières décennies et fournit un aperçu complet de la relation entre les trajectoires de développement économique et leurs impacts sur la nature. Le document propose également un éventail de scénarios possibles pour les décennies à venir. Basé sur une revue systématique d’environ 15 000 références scientifiques et sources gouvernementales, le rapport s’appuie aussi (et pour la première fois à une telle échelle) sur les savoirs autochtones et locaux, et aborde en particulier les questions concernant les peuples autochtones et les communautés locales. « Les contributions apportées par la biodiversité et la nature aux populations sont notre patrimoine commun et forment le plus important ’filet de sécurité’ pour la survie de l’humanité. Mais ce filet de sécurité a été étiré jusqu’à son point de rupture », a déclaré la professeure Sandra Díaz (Argentine), qui a co-présidé l’évaluation avec les professeurs Josef Settele (Allemagne) et  Eduardo S. Brondízio (Brésil et États-Unis). « La diversité au sein des espèces, entre les espèces et celles des écosystèmes, ainsi que de nombreuses contributions fondamentales qui proviennent de la nature se dégradent rapidement, même si nous avons encore les moyens d’assurer un avenir durable aux êtres humains et à la planète.» Le rapport estime qu’environ 1 million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction, notamment au cours des prochaines décennies, ce qui n’a jamais eu lieu auparavant dans l’histoire de l’humanité. Depuis 1900, l’abondance moyenne des espèces locales dans la plupart des grands habitats terrestres a diminué d’au moins 20 % en moyenne. Plus de 40 % des espèces d’amphibiens, près de 33 % des récifs coralliens et plus d’un tiers de tous les mammifères marins sont menacés. La situation est moins claire pour les espèces d’insectes, mais les données disponibles conduisent à une estimation provisoire de 10 % d’espèces menacées. Au moins 680 espèces de vertébrés ont disparu depuis le 16ème siècle et plus de 9 % de toutes les races domestiquées de mammifères utilisées pour l’alimentation et l’agriculture avaient disparu en 2016, et 1 000 races de plus sont menacées. « Les écosystèmes, les espèces, les populations sauvages, les variétés locales de plantes et les races locales d’animaux domestiques diminuent, se réduisent ou disparaissent. Le tissu vivant de la Terre, essentiel et interconnecté,  se réduit et s’effiloche de plus en plus », a déclaré le professeur Settele. « Cette perte est la conséquence directe de l’activité humaine et constitue une menace directe pour le bien-être de l’humanité dans toutes les régions du monde. » Pour accroître la pertinence politique du rapport, les auteurs de l’évaluation ont classé, pour la première fois à une telle échelle et sur la base d’une analyse approfondie des données disponibles, les cinq facteurs directs de changement qui affectent la nature et qui ont les plus forts impacts à l’échelle mondiale. Les facteurs responsables sont, par ordre décroissant : (1) les changements d’usage des terres et de la mer ; (2) l’exploitation directe de certains organismes ; (3) le changement climatique ; (4) la pollution et (5) les espèces exotiques envahissantes. Le rapport souligne que, depuis 1980, les émissions de gaz à effet de serre ont été multipliées par deux, provoquant une augmentation des températures moyennes mondiales d’au moins 0,7 degré Celsius. Le changement climatique a déjà un impact sur la nature, depuis le niveau des écosystèmes jusqu’à celui de la diversité génétique – impact qui devrait augmenter au cours des décennies à venir et, dans certains cas, surpasser l’impact dû au changement d’usage des terres et de la mer et des autres facteurs de pression. En dépit des progrès réalisés pour conserver la nature et mettre en œuvre des politiques en faveur de celle-ci, le rapport met aussi en évidence que les trajectoires actuelles ne permettent pas d’atteindre les objectifs mondiaux visant à conserver et exploiter durablement la nature. Les objectifs pour 2030 et au-delà ne pourront

7ème plénière de l’IPBES : Quels enjeux ?

La France va accueillir la 7ème session de l’IPBES, la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, se tiendra du 29 avril au 4 mai 2019, à Paris.  Quels enjeux lors de cet évènement ? Une nouvelle synthèse mondiale décisive sur l’état de la nature et des écosystèmes ainsi que des contributions apportées par la nature aux populations sera présentée aux représentants de 131 Etats, qui en discuteront en vue d’une approbation. C’est le premier rapport de ce type depuis l’évaluation des écosystèmes pour le millénaire (Millenium Ecosystem Assessment) a de l’ONU publiée en 2005, et le tout premier qui soit intergouvernemental. Entre 2016 et 2018, l’IPBES a également publié deux rapports thématiques sur les pollinisateurs et la dégradation des sols, un rapport méthodologique sur les scénarios et les modèles, ainsi que quatre rapports régionaux sur l’état de la biodiversité dans le monde. Objectif : Contribuer à améliorer les politiques et les actions en faveur de la conservation et de l’usage durable de la biodiversité au cours de la décennie à venir.   Le rapport Il a été élaboré par 150 experts internationaux issus de 50 pays, conciliant les domaines des sciences naturelles et sociales, avec des contributions additionnelles de 250 experts supplémentaires, travaillant avec l’IPBES. Le rapport sera achevé et examiné lors cette septième session plénière de l’IPBES. Ayant exigé trois années de travail et un coût total de plus de 2,4 millions de dollars, l’évaluation mondiale de l’IPBES s’appuie sur près de 15 000 références, y compris des documents scientifiques et des informations gouvernementales. Il s’agit également de la toute première évaluation qui examine systématiquement et intègre les savoirs, problématiques et priorités des populations autochtones et locales. Le rapport aidera à évaluer les progrès (ou l’absence de progrès) liés aux principaux objectifs internationaux, dont les objectifs de développement durable (ODD), les objectifs d’Aïchi relatifs à la diversité biologique et l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Il étudie les causes des changements affectant la biodiversité et les écosystèmes, les conséquences pour les populations, les options politiques et les futures trajectoires possibles pour les trois prochaines décennies si les tendances actuelles se confirment, ainsi que d’autres scénarios. En résumé : il couvre l’ensemble des écosystèmes terrestres (à l’exception de l’Antarctique), des eaux intérieures et des océans il évalue les changements survenus au cours des 50 dernières années, et les conséquences pour nos économies, nos moyens de subsistance, notre sécurité alimentaire et notre qualité de vie il explore les incidences du commerce et d’autres processus mondiaux sur la biodiversité et les services écosystémiques il traite des impacts relatifs du changement climatique, des espèces envahissantes, de la pollution, des changements dans l’utilisation des mers et des terres et de toute une série d’autres défis posés à la nature il identifie les lacunes prioritaires dans nos connaissances disponibles, qu’il conviendra de combler il anticipe ce à quoi pourrait ressembler la biodiversité dans plusieurs décennies à la lumière de six scénarios il évalue les changements, options et trajectoires en matière politique, de technologie, de gouvernance et de comportement en vue d’atteindre des objectifs mondiaux, en observant les synergies et les compromis entre production alimentaire, sécurité hydrique, énergie et expansion des infrastructures, atténuation du changement climatique, protection de la nature et développement économique   Un « résumé à l’intention des décideurs » détaillé qui souligne les principaux messages, résultats et options, doit être présenté au public au siège mondial de l’UNESCO, à Paris, le lundi 6 mai 2019.   Plus d’informations – Toutes les informations sur l’évènement – Le Millenium Ecosystem Assessment – Les principaux messages et chiffres des rapports régionaux – Consulter les rapports complets publiés entre 2016 et 2018 – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France

Lancement du Comité France Océan

Le Ministre de la Transition écologique et solidaire a officiellement installé lundi 10 décembre le Comité France Océan (CFO), en présence du Secrétaire général de la mer et des organisations de protection de l’environnement marin, dont le Comité français de l’UICN. Présidé par le ministère de la transition écologique et solidaire, le Comité France Océan est composé de représentants des principales organisations non-gouvernementales de protection de l’environnement marin, des administrations en charge de la mer et de la gestion de ses ressources, des grands établissements publics de recherche mobilisés sur le sujet et de personnalités qualifiées. Face à la montée des enjeux liés à la protection de l’environnement marin (changement climatique, érosion de la biodiversité, développement de l’économie bleue, négociations internationales sur la haute-mer, etc.), ce groupe a pour vocation de renforcer le dialogue et de construire des propositions concertées et concrètes. Celles-ci viendront alimenter les travaux du Conseil national de la mer et des littoraux et du Comité national de la biodiversité ainsi que ceux du Congrès mondial de la nature qui se tiendra en 2020 à Marseille. Le principe de la mise en place de ce groupe de concertation sur l’environnement marin avec les acteurs de la société civile avait été acté lors du Comité interministériel de la mer du 15 novembre 2018. Le Comité France Océan se réunira tout particulièrement pour apporter des réflexions et des recommandations sur la problématique des déchets marins, la préservation de la biodiversité marine et les enjeux liés à l’artificialisation. Une cinquantaine de représentants  d’ONG, d’établissements et de services publics étaient réunis pour cette installation, partageant ensemble l’urgence à agir. Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN, est intervenu aux côtés du WWF France pour présenter les enjeux biodiversité liés au milieu marin. François de Rugy, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, a déclaré : « Cette instance est nécessaire pour créer les conditions d’un dialogue à la hauteur des défis environnementaux et permettre une mise en œuvre effective des politiques de protection des milieux marins. Elle s’inscrit dans le cadre de la gouvernance de la politique maritime intégrée qui a été mise en place suite au Grenelle de la mer. Une gouvernance qui rassemble les acteurs économiques, sociaux et de l’environnent, mais aussi élus et services publics. Un grand évènement célébrant les 10 ans de ce Grenelle sera d’ailleurs organisé en 2019 pour dresser le bilan de nos actions et dresser les perspectives de celles des 10 années à venir». Plus d’informations – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France Source : Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire