Les inscriptions pour le troisième colloque national des aires marines protégées sont ouvertes

Le troisième colloque national des aires marines protégées se tiendra à Brest du 6 au 8 octobre 2015. Organisé par l’Agence des aires marines protégées et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, il vise à établir un bilan des actions menées pour la désignation et la gestion des aires marines protégées, et à définir des perspectives d’actions pour les cinq ans à venir. Positionné au cœur des dynamiques nationales et internationales pour la conservation et la gestion du milieu marin, cet évènement constituera un rendez-vous majeur pour tous les acteurs concernés par les enjeux de gestion des aires marines protégées françaises (gestionnaires, élus, socioprofessionnels). Le colloque est gratuit et ouvert à tous les participants intéressés par les questions en lien avec les aires marines protégées, leur mise en œuvre et leur évolution (acteurs socioprofessionnels, gestionnaires, associations, collectivités, …). Des places limitées sont aussi accessibles aux étudiants.   Les inscriptions sont désormais ouvertes et ce jusqu’au 1er juillet. Pour vous inscrire suivez ce lien : Formulaire d’inscription Pour plus d’information sur le programme : http://www.aires-marines.fr/3e-colloque-national-des-aires-marines-protegees/Programmation

L’objectif international de couverture des aires terrestres et marines protégées en bonne voie d’être atteint d’ici 2020

15,4 pour cent des zones terrestres et 3,4 pour cent des océans sont actuellement protégés mais il reste des progrès à faire pour couvrir et gérer efficacement les zones importantes pour la biodiversité et les services ecosystémiques Selon un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) publié aujourd’hui dans le cadre du Congrès Mondial des Parcs de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le monde est sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’expansion des aires protégées d’ici 2020 mais il reste des progrès à faire pour garantir que les zones importantes pour la biodiversité et les services ecosystémiques soient protégées en priorité et gérées de manière équitable. Produit par le Centre mondial de surveillance de la conversation de la nature (WCMC) du PNUE, en partenariat avec l’UICN et financé par l’Office fédéral suisse de l’environnement (OFEV), le rapport Protected Planet effectue non seulement un suivi des efforts mondiaux en matière de soutien et d’expansion des aires protégées mais il émet également des recommandations pour aider les gouvernements à agir et à progresser plus rapidement en la matière. Le rapport constate que 15,4 pour cent des zones terrestres et des eaux intérieures et 3,4 pour cent des océans de la planète sont désormais protégés – mettant en évidence la prise de conscience mondiale croissante de la nécessité de préserver les ressources naturelles qui auront un rôle crucial dans le cadre des futurs Objectifs de développement durable. Les aires protégées sont essentielles à la conservation des espèces, des écosystèmes et des moyens de subsistance qu’ils soutiennent. Elles jouent également un rôle important pour l’adaptation et l’atténuation des impacts du changement climatique – par exemple, en réduisant les risques de catastrophes naturelles et en constituant un puits de carbone par le biais des forêts, dont 7,8 millions de km2 se trouvent dans les aires protégées. Le rapport, le deuxième d’une série de rapports visant à évaluer les progrès réalisés pour atteindre l’Objectif 11 d’Aichi de la Convention sur la diversité biologique, révèle que 1,6 million de km2 de nouvelles aires protégées ont été déclarées depuis 2012. Depuis 2010, la couverture mondiale supplémentaire totale des aires protégées équivaut à 6,1 millions de km2, soit une zone d’une superficie proche de celle de l’Australie. L’objectif 11 préconise des aires de conservation gérées efficacement et équitablement, couvrant au moins 17 pour cent des zones terrestres de la planète et 10 pour cent des zones marines et côtières – en particulier les zones importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes – d’ici 2020. Le rapport Protected Planet 2014 conclut qu’il est probable que l’objectif soit atteint en termes de couverture physique. En revanche, il met en évidence le manque de progrès dans d’autres domaines tels que : assurer que les aires protégées soient situées dans des zones d’importance particulière pour la biodiversité et les services écosystémiques, qu’elles soient administrées efficacement et équitablement et qu’elles soient bien connectées. Le rapport avertit que, sans une action mondiale concertée permettant le ciblage approprié des zones à protéger, l’amélioration et l’intégration de la planification nationale et l’évaluation de l’efficacité et de l’équité de la gestion des aires protégées, l’objectif ne sera pas atteint dans sa totalité. « Les aires protégées ont un rôle vital dans l’économie grâce aux précieux services écosystémiques qu’elles fournissent, tels que l’approvisionnement en eau et en bois et la promotion de l’écotourisme », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU et Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner. « Tandis que nous travaillons vers un accord global sur le climat, la prochaine réunion ayant lieu très prochainement à Lima, et façonnons l’agenda post-2015 pour le développement durable, il est crucial d’étendre les aires protégées de manière ciblée – soutenant ainsi les efforts de lutte contre le changement climatique, et soutenant la biodiversité et les services écosystémiques qui contribuent aux moyens de subsistance de milliards de personnes. » « Ce rapport montre que la volonté de le faire est présente, » a t-il ajouté. « Nous devons maintenant rassembler le soutien et les fonds nécessaires afin d’assurer que les aires protégées soient gérées efficacement et équitablement et couvrent suffisamment de sites importants pour la biodiversité et les services écosystémiques. » Il y a dix ans, le Congrès mondial des parcs à Durban a donné naissance à l’idée d’objectifs mondiaux pour les aires protégées », explique la Directrice générale de l’UICN Julia Marton-Lefèvre. « Aujourd’hui, à Sydney, nous sommes fiers de lancer le rapport Protected Planet, qui montre les progrès que nous avons réalisés vers l’atteinte de nos objectifs. Nous nous engageons à faire en sorte que nos promesses ne soient pas vaines. Ce que nous devrions voir derrière ces chiffres ce sont des aires protégées bien gérées et équitables, saines, fortes et en mesure de fournir toute la gamme des atouts essentiels à la survie de la biodiversité et au bien-être des personnes dans le monde. » La couverture des aires protégées a été calculée en utilisant la version du mois d’août 2014 de la Base de données mondiale sur les aires protégées (Word Database on Protected Areas, en anglais). La base de données a subi une mise à jour majeure en 2014, suite à la réponse extrêmement positive à une requête de la CDB invitant les Parties à la Convention à soumettre des données actualisées à UNEP-WCMC afin de compiler la liste des aires protégées des Nations Unies. En août 2014, 124 pays avaient communiqué de nouvelles données et 15 étaient en cours de le faire. La couverture des aires terrestres protégées a augmenté d’environ un million de km2 depuis 2010, dont 126 000 km2 ont été ajouté depuis 2012. Au total, 20,6 millions de km2 de zones terrestres et d’eaux intérieures sont désormais couvertes. 2,2 millions de km2 d’aires protégées supplémentaires seront nécessaires pour atteindre une couverture de 17 pour cent des zones terrestres et des eaux intérieures. Un peu plus de six millions de km2 de zones marines protégées ont été ajoutées depuis 2010, avec 1,5 millions de km2 de ce total ayant été

Le congrès mondial des parcs de l’UICN place la nature au coeur d’un avenir durable

Près de 5000 délégués de plus de 160 pays, dont des chefs d’État, des gardiens de parcs, des chefs d’entreprise et des dirigeants autochtones, se sont rassemblés à Sydney afin de définir l’avenir des aires protégées et de les placer au cœur des solutions aux grands défis auxquels est confrontée la planète. Le Congrès mondial des parcs de l’UICN, qui se tient tous les dix ans depuis 1962, est le seul forum mondial consacré aux aires protégées – parcs nationaux, réserves naturelles, aires de conservation communautaire – créées en vue de sauvegarder la nature ainsi que les bienfaits et avantages qu’elle nous apporte. Organisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et ayant pour hôtes le gouvernement australien et celui de la Nouvelle-Galles du Sud, le Congrès a pour thème « Les parcs, la planète et nous : des solutions sources d’inspiration ». Il fera un bilan des progrès réalisés en vue d’atteindre les objectifs fixés sur le plan mondial, il abordera les difficultés et menaces rencontrées actuellement par les aires protégées et encouragera la mise en place de solutions naturelles aux enjeux liés à la durabilité. L’ouverture du Congrès a eu lieu aujourd’hui, avec l’arrivée à Sydney de quatre pirogues traditionnelles vaka, parties de la Nouvelle-Zélande et de Fidji avec des dirigeants du Pacifique à bord afin de lancer un appel mondial à la protection des océans face aux effets dévastateurs du changement climatique. « Du Parc National Royal à Sydney, la première aire protégée créée dans le pays, jusqu’au Parc de la Grande Barrière, l’un des plus emblématiques, nos extraordinaires espaces naturels ont été le cœur et l’âme de l’Australie depuis 1879 », dit M. Greg Hunt, Ministre australien de l’Environnement. « Nous sommes fiers d’être les hôtes de cet événement, qui établira le programme des actions internationales visant à gérer ces sites uniques et précieux en vue de l’avenir. » Les délégués présents à Sydney élaboreront une feuille de route visant à atteindre l’objectif mondial de protection d’au moins 17% des espaces terrestres et 10% des océans d’ici 2020, issu lui-même des débats de la session précédente du Congrès mondial des parcs de l’UICN, qui s’est tenue à Durban (Afrique du Sud). Ils examineront également les difficultés et les menaces auxquelles sont confrontées actuellement les aires protégées, dont le changement climatique, le braconnage et le commerce illicite des espèces sauvages, ainsi que des activités destructrices telles que l’exploitation forestière et minière illégales. L’UICN présentera certains de ses produits les plus novateurs lors du Congrès, notamment la Liste verte des espèces protégées, qui est la première norme internationale reconnaissant les aires protégées bien gérées, et l’Horizon du Patrimoine mondial, première évaluation des sites naturels du Patrimoine mondial à l’échelle de la planète. Les délégués seront aussi présents lors du lancement de l’imagerie Google « Street View » la plus étendue en date, comprenant les aperçus les plus complets du récif de la Grande Barrière et un premier grand ensemble d’images du Sydney sous-marin. « Nous savons que les aires protégées fonctionnent, tant pour préserver la nature que pour assurer notre bien-être », dit Mme Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. « à Sydney, nous voulons les placer au cœur de nos économies et nos sociétés. Face aux défis croissants de notre époque, dont le changement climatique, les catastrophes naturelles, la sécurité alimentaire et de l’eau, l’instabilité économique et la montée des maladies infectieuses, il est grand temps de nous servir des solutions que la nature met à notre disposition. » À l’heure actuelle, plus de 200 000 aires protégées couvrent près de 15% des terres et 3% des océans de la planète. Tout en protégeant certaines des espèces les plus menacées, les aires protégées assurent des moyens de subsistance aux populations humaines et contribuent d’une façon importante à l’économie des différents pays. Malgré l’augmentation du nombre d’aires protégées ces dernières années, il y a de nombreuses lacunes dans leur couverture sur le plan mondial et un grand nombre d’entre elles sont insuffisamment financées et mal gérées. Rob Stokes, Ministre de l’Environnement et du Patrimoine en Nouvelle-Galles du Sud, a mentionné que sa région est la terre d’accueil idéale du Parc Mondial des Congrès, en raison de sa précieuse renommée et expertise en gestion des espaces protégés. « La Nouvelle-Galles du Sud a vu son nombre de parcs augmenter considérablement au fil des années, allant de 1% en 1967, année de la première implantation d’un service des Parcs, à 9% aujourd’hui soit plus de sept millions d’hectares » indiquait Mr Stokes. « Nous sommes très fiers du fait qu’un quart de notre domaine en Nouvelle-Galles du Sud soit couvert par des accords de gestion conjointe avec les propriétaires traditionnels. » « La Nouvelle-Galles du Sud abrite également le second Parc National le plus ancien au monde, soit le premier pour notre Nation, prouvant notre engagement de longue date envers la protection de nos atouts environnementaux et culturels. » À l’occasion de cet événement, des gouvernements devraient annoncer des engagements et des plans d’action d’urgence en faveur des aires protégées, notamment pour combattre l’escalade du braconnage en Afrique. Les résultats du Congrès seront recueillis dans la Promesse de Sydney, qui contribuera à définir des approches novatrices pour aborder les objectifs de la conservation et du développement dans les années à venir.   Pour en savoir plus : http://worldparkscongress.org/

Le sixième congrès mondial des parcs de l’UICN approche !

La sixième édition du Congrès mondial des parcs de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature aura lieu du 12 au 19 novembre 2014 en Australie à Sydney. C’est un événement majeur où plus de 4000 participants du monde entier sont attendus. L’agenda international des aires protégées pour la prochaine décennie sera débattu lors de ce congrès autour du thème « les parcs, la planète et nous : des solutions sources d’inspiration ». Pour la première fois, le Congrès rassemblera et communiquera les solutions les plus convaincantes et inspirantes offertes par les aires protégées en réponse aux défis mondiaux. Il contribuera à créer de nouveaux engagements durables pour les aires protégées dans les secteurs de la conservation, du développement et de la finance. Ce sera la promesse de Sydney. La France joue un rôle crucial dans l’atteinte des objectifs mondiaux de conservation : les aires protégées en France couvrent aujourd’hui près de 20% de l’espace terrestre. La France est le seul pays présent dans 5 des 34 « points chauds » de la biodiversité mondiale ; elle possède le second domaine maritime au monde avec 10% des récifs coralliens et lagons. Plus de 80 délégués français seront présents à Sydney. Ils défendront les ambitions, l’expérience, les solutions françaises apportées au défis de la conservation et soutiendront la place de la francophonie au sixième congrès mondial des parcs. Pour préparer cet événement, le Comité français de l’UICN a lancé, avec l’ATEN, une plateforme collaborative afin de partager l’information sur le congrès, mobiliser les acteurs français en métropole et en outre-mer, et coordonner les initiatives françaises. Un stand France permettra aussi de faciliter les échanges et les présentations lors du congrès, grâce au soutien apporté par l’Agence Française de Développement. Toutes les informations sur la présence française au congrès sont disponibles sur http://congres.airesprotegees.fr/ et celles sur le congrès mondial sur http://worldparkscongress.org/

3ème colloque national des aires marines protégées : présentation et appel à contributions

L’Agence des aires marines protégées et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature organisent le troisième colloque national des aires marines protégées à Brest du 6 au 8 octobre 2015. L’Agence des aires marines protégées et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature organisent le troisième colloque national des aires marines protégées à Brest du 6 au 8 octobre 2015. Positionné au cœur des dynamiques nationales et internationales pour la conservation et la gestion du milieu marin, cet évènement constituera un rendez-vous majeur pour tous les acteurs concernés par les enjeux de gestion des aires marines protégées françaises (gestionnaires, élus, socioprofessionnels, scientifiques…). Organisé autour d’ateliers, le colloque vise à établir un bilan des actions menées pour la désignation et la gestion des aires marines protégées, et à définir des perspectives d’actions pour les cinq ans à venir. Il constitue une étape essentielle pour atteindre les objectifs portés par la France pour le milieu marin, puisqu’en 2020, un cinquième des eaux placées sous juridiction française devront être protégées et gérées dans le cadre d’un réseau cohérent et représentatif d’aires marines protégées. Cet objectif ambitieux est issu de la première stratégie nationale, proposée en 2007 à l’occasion du premier colloque des aires marines protégées. En 2010 et suite au Grenelle de la mer, le second colloque des aires marines protégées a posé les bases d’une seconde stratégie nationale étendue aux eaux ultramarines et qui fait toujours référence aujourd’hui. Ayant pour trame de fond les cinq principes fondateurs de la stratégie, le colloque permet de renforcer le travail en réseau des différents acteurs concernés par les aires marines protégées, et de contribuer à atteindre les engagements français pour une gestion efficace et effective de ces territoires. Pour participer au colloque, consultez dès à présent l’appel à contribution et renvoyez le formulaire de participation avant le 23 octobre 2014 à colloque-national@aires-marines.fr Vous pouvez également télécharger ces documents sur : http://www.aires-marines.fr/3e-colloque-national-des-aires-marines-protegees   Documents joints Formulaire de participation – 3ème congrès AMP Appel à contributions – 3ème congrès AMP

Presque 3% des océans aujourd’hui protégés

Les aires marines protégées couvrent désormais 2,8% des océans – une superficie plus grande que l’Europe – selon la carte officielle publiée aujourd’hui issue de la base de données mondiale sur les aires protégées, gérée par l’UICN et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). La carte montre une augmentation de 0,6% de la superficie des océans protégés depuis 2012. En 2010, la plupart des gouvernements du monde ont convenu de protéger au moins 10% des zones marines et côtières dans le monde d’ici 2020. « Il est encourageant de constater les progrès que nous avons réalisés jusqu’à présent » , dit Carl Gustaf Lundin, Directeur du Programme mondial marin et polaire de l’UICN. « Protéger moins de 3% de l’océan n’est pas encore suffisant pour assurer sa conservation durable. Toutefois, si nous continuons à augmenter cette superficie de un pour cent chaque année, nous devrions être en mesure d’atteindre l’objectif de 10% d’ici 2020. Nous espérons que cette carte va rendre ce processus beaucoup plus efficace ». La carte permet, pour la première fois, de rendre facilement accessible les données sur les aires marines protégées dans le monde aux spécialistes et au grand public. Elle offre la possibilité de suivre les progrès réalisés pour la protection des océans et d’identifier les zones non encore incluses sur la carte. La carte montre clairement que les progrès obtenus ces dernières années ont été impulsés par la création de grandes aires marines protégées en mer, en complément des nombreux sites de plus petite taille qui existent dans les eaux côtières de nombreux pays. Ces évolutions sont particulièrement visibles autour des eaux territoriales de l’Australie, de la France et de l’Afrique occidentale. « Les pays qui obtiennent de bons résultats devraient aider ceux qui éprouvent des difficultés à protéger leur patrimoine marin exposé à des menaces telles que la surpopulation et qui manquent de capacités et de ressources », déclare Dan Laffoley, Conseiller principal sur les sciences marines et la conservation du Programme mondial marin et polaire de l’UICN. « Cette carte devrait ainsi faciliter la collaboration entre les pays. Elle fournit des informations objectives issues des statistiques officielles pour suivre les progrès vers l’objectif de 10% ». La carte a été présentée au 3ème Congrès mondial des aires marines protégées (IMPAC 3) qui se déroule actuellement à Marseille. Co-organisé par l’UICN, l’Agence des aires marines protégées et la Ville de Marseille, IMPAC 3 rassemble plus de 1.200 spécialistes et personnalités du monde entier dans le but d’évaluer les progrès réalisés et de proposer de nouvelles solutions pour la conservation et le développement durable des océans. « La carte et les statistiques sur la couverture des aires marines protégées seront mises à jour régulièrement, au fur et à mesure que les actions de protection progresseront un peu partout dans le monde », explique Brian Mac Sharry du Programme des aires protégées du Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature du PNUE. La carte peut être téléchargée à http://www.protectplanetocean.org/official_mpa_map

La sauvegarde des océans nécessite une meilleure gestion et de meilleurs modes de financements

Pour garantir à long terme la vie des océans et le maintien des services vitaux qu’ils procurent aux populations, il est urgent de rendre la gestion des aires marines protégées plus efficace, et de les doter de moyens financiers plus importants. C’est ce que plaide l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à l’occasion du 3e Congrès international des aires marines protégées (IMPAC 3), qui ouvre ses portes aujourd’hui à Marseille. Organisé par l’UICN et l’Agence des aires marines protégées, IMPAC 3 rassemblera plus de 1200 gestionnaires d’aires marines protégées, spécialistes du milieu marin et autres acteurs clés du domaine, y compris des représentants gouvernementaux, venus du monde entier. En 2010, la plupart des gouvernements de la planète se sont mis d’accord sur l’objectif de protéger au moins 10 % des mers et des zones côtières du globe d’ici 2020 (1). L’objectif d’IMPAC 3 est de mesurer le chemin déjà parcouru et d’ouvrir de nouvelles pistes, notamment pour améliorer le financement, la gestion, les connaissances et le suivi des aires marines protégées. « A l’échelle globale, le chemin parcouru en termes de protection des océans est très encourageant. Nous sommes passés de moins de 0,5 % d’aires marines protégées, en 2000, à plus de 2 % aujourd’hui », analyse Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’UICN. « Pourtant, à ce rythme, il nous faudra encore 30 à 40 ans pour atteindre le seuil de 10 %. Répondre à l’engagement des gouvernements d’atteindre cet objectif en 2020 nécessitera un effort collectif considérable. » Selon le dernier rapport de l’UICN et du Programme international sur l’état de l’océan (IPSO), la santé des océans se détériore à un rythme beaucoup plus soutenu qu’on ne le pensait auparavant. Cette tendance est due à une baisse de la teneur des eaux marines en oxygène, causée par le changement climatique et par un enrichissement excessif en nitrates, combinés à d’autres pollutions chimiques et à une surpêche chronique. Selon François Simard, sous-directeur du Programme marin mondial de l’UICN, « Bientôt, nous ne pourrons plus infléchir la dégradation de la vie marine qui est en cours. Nous devons nous assurer d’avoir des ressources suffisantes, y compris sur le plan financier, pour que nos connaissances sur les aires marines protégées continue de s’améliorer, ainsi que la qualité de leur gestion. Si nous échouons, les effets pourraient être rapidement désastreux, pour chacun d’entre-nous. » Les eaux situées au-delà des zones sous juridiction nationale, qui représentent plus de 60 % de la surface mondiale de l’océan, nécessitent, selon l’UICN, une attention particulière. Un nouvel accord sur la biodiversité en haute mer poserait les bases juridiques pour une gestion plus intégrée de ces zones, et permettrait la création d’un réseau d’AMP à une échelle véritablement globale. Les océans couvrent plus de 70 % de la surface terrestre. Plus de 3,5 milliards de personnes vivent à moins de 100 km des côtes et puisent leurs moyens de subsistance dans la mer. Les aires marines protégées sont des zones délimitées où les ressources naturelles et culturelles bénéficient d’une protection spécifique. Elles jouent, à ce titre, un rôle central pour relever certains défis actuels, tels la sécurité alimentaire et énergétique des populations, la pauvreté et le changement climatique. Le 3e Congrès mondial des aires marines protégées se tiendra du 21 au 25 octobre. Il sera suivi par une conférence ministérielle, les 26 et 27 octobre à Ajaccio, en Corse. Les questions de gestion et de financement des aires marines protégées seront approfondies au Congrès mondial sur les parcs, un forum global sur les espaces protégés organisé par l’UICN tous les dix ans, qui se tiendra en novembre 2014 à Sydney, en Australie. (1) l’objectif de protéger au moins 10 % des zones marines et côtières à l’horizon 2020 a été approuvé à la dixième réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique qui s’est tenue à Nagoya, au Japon, en octobre 2010. Suivez le congrès sur Oceanplus.tv

La Mer, notre capital

Dans le cadre du 3ème Congrès mondial des aires marines protégées, le Comité français de l’UICN et la Ville de Marseille ont mis en place un programme d’éducation et de sensibilisation sur les enjeux de préservation de la mer. Le programme « la mer, notre capital » mis en place par le Comité français de l’UICN et la Ville de Marseille est aussi dense qu’ambitieux, à la hauteur des enjeux que représente la mer pour Marseille. Le programme permettra de célébrer le lien de la Ville de Marseille à la mer au travers d’animations valorisant son patrimoine naturel et culturel. A cet effet, sont organisés 90 rendez-vous de septembre à octobre dans Marseille et ses environs : balades, kayak, cafés des sciences, expos… 25 artistes seront présents pour le festival « la mer nous inspire » au Pavillon M, avec des conférences et des expositions. Découvrez le programme complet Ce programme est une campagne de sensibilisation du grand public, pour lui démontrer les bénéfices des aires marines protégées et le tourner vers l’océanité. Un dépliant « Protéger la mer, c’est tout bénéfice ! » réalisé dans le cadre du partenariat entre la Ville de Marseille et le Comité français de l’UICN sera largement diffusé. Découvrez le ici.

Le temps presse pour les coraux des Caraïbes

Il reste ne reste plus beaucoup de temps pour sauver les récifs coralliens des Caraïbes. Des mesures d’urgence s’imposent pour limiter la pollution et réglementer les pratiques de pêche agressives qui menacent l’existence des récifs coralliens dans les Caraïbes, souligne l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans un nouveau rapport. La couverture moyenne des récifs caribéens par du corail vivant a considérablement baissé et n’est plus que de 8 % aujourd’hui, contre plus de 50 % dans les années 1970, constate ce rapport. De plus, le taux de déclin sur la plupart des récifs ne montre aucun signe de ralentissement, bien que la détérioration du corail vivant au large des Antilles néerlandaises et des Iles Caïman notamment, soit moins prononcée, une superficie pouvant atteindre jusqu’à 30 % y subsistant encore selon les îles. Celles-ci sont moins exposées aux impacts humains ainsi qu’aux catastrophes naturelles telles que les ouragans. « Les causes principales de ce déclin des coraux sont bien connues et comprennent la surpêche, la pollution, les maladies et l’effet blanchissant causé par l’élévation des températures due à l’usage de combustibles fossiles », déclare Carl Gustaf Lundin, directeur du Programme marin et polaire mondial de l’UICN. « Pour le futur, il sera impératif de réduire dès que possible et drastiquement la totalité des impacts humains si l’on veut garantir la survie des récifs coralliens et des pêches vitales qui en dépendent pour les décennies à venir ». L’UICN appelle à la stricte mise en vigueur d’actions locales destinées à améliorer la santé des coraux, y compris une limitation des prises par l’application de quotas, une extension des aires marines protégées, l’arrêt des ruissellements d’origine terrestre, et une réduction de la dépendance mondiale à l’égard de combustibles fossiles. Par le biais du Réseau mondial de surveillance des récifs coralliens coordonné par l’UICN, des initiatives ont été lancées pour renforcer la collecte de données sur le déclin des coraux au niveau mondial. « Il nous faut élaborer des paramètres universels simples pour mesurer l’état et l’évolution des récifs coralliens partout dans le monde, et mettre sur pied une base mondiale de données qui soit librement et aisément disponible à tous », déclare Jeremy Jackson, directeur scientifique du Réseau mondial de surveillance des récifs coralliens. « Nous entendons relever ce défi en étendant la méthodologie de nos analyses dans les Caraïbes sur l’ensemble des mers tropicales. Les résultats de ces études distinctes seront affichées en ligne au fur et à mesure de leur exécution et dégageront une synthèse globale d’ici à 2016 ». Télécharger le rapport

Second colloque national sur les aires marines protégées

L’Agence des aires marines protégées et le Comité français de l’UICN organisent en partenariat le deuxième colloque national sur les aires marines protégées du 15 au 17 novembre 2010 à La Rochelle. A la suite du succès du premier colloque sur les aires marines protégées qui s’est tenu à Boulogne-sur-mer du 20 au 22 novembre 2007, le Comité français de l’UICN et l’Agence des aires marines protégées s’associent de nouveau pour organiser la 2ème édition de cet événement national. Ce deuxième colloque a pour objectifs : d’évaluer l’état des connaissances sur le patrimoine naturel marin dans l’ensemble des écorégions où la France est présente ; de faire le point sur le cadre politique actuel (international, européen et national) ; d’échanger sur les thématiques clefs pour les aires marines protégées ; de contribuer à la révision de la stratégie nationale pour les aires marines protégées. Cet évènement concerne les collectivités et les décideurs politiques, les services de l’Etat, les gestionnaires d’espaces protégés, les représentants des organisations professionnelles de la pêche et du tourisme, les associations de protection de la nature, les organismes scientifiques, et plus globalement toutes les personnes et organisations intéressées par la conservation de la biodiversité marine. L’outre-mer sera l’enjeu central de cette conférence, compte tenu de la place fondamentale qu’occupent nos collectivités ultra-marines dans la stratégie de développement des aires marines protégées.   Pour en savoir plus Brochure à télécharger ci-dessous Contact : Marie-Aude Sévin (AAMP) et Thierry Lefebvre (UICN France) Inscriptions en ligne sur le site Internet du colloque : www.colloque2010-aires-marines.com   Document joint Programme du 2nd colloque national AMP