L’objectif international de couverture des aires terrestres et marines protégées en bonne voie d’être atteint d’ici 2020
15,4 pour cent des zones terrestres et 3,4 pour cent des océans sont actuellement protégés mais il reste des progrès à faire pour couvrir et gérer efficacement les zones importantes pour la biodiversité et les services ecosystémiques Selon un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) publié aujourd’hui dans le cadre du Congrès Mondial des Parcs de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le monde est sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’expansion des aires protégées d’ici 2020 mais il reste des progrès à faire pour garantir que les zones importantes pour la biodiversité et les services ecosystémiques soient protégées en priorité et gérées de manière équitable. Produit par le Centre mondial de surveillance de la conversation de la nature (WCMC) du PNUE, en partenariat avec l’UICN et financé par l’Office fédéral suisse de l’environnement (OFEV), le rapport Protected Planet effectue non seulement un suivi des efforts mondiaux en matière de soutien et d’expansion des aires protégées mais il émet également des recommandations pour aider les gouvernements à agir et à progresser plus rapidement en la matière. Le rapport constate que 15,4 pour cent des zones terrestres et des eaux intérieures et 3,4 pour cent des océans de la planète sont désormais protégés – mettant en évidence la prise de conscience mondiale croissante de la nécessité de préserver les ressources naturelles qui auront un rôle crucial dans le cadre des futurs Objectifs de développement durable. Les aires protégées sont essentielles à la conservation des espèces, des écosystèmes et des moyens de subsistance qu’ils soutiennent. Elles jouent également un rôle important pour l’adaptation et l’atténuation des impacts du changement climatique – par exemple, en réduisant les risques de catastrophes naturelles et en constituant un puits de carbone par le biais des forêts, dont 7,8 millions de km2 se trouvent dans les aires protégées. Le rapport, le deuxième d’une série de rapports visant à évaluer les progrès réalisés pour atteindre l’Objectif 11 d’Aichi de la Convention sur la diversité biologique, révèle que 1,6 million de km2 de nouvelles aires protégées ont été déclarées depuis 2012. Depuis 2010, la couverture mondiale supplémentaire totale des aires protégées équivaut à 6,1 millions de km2, soit une zone d’une superficie proche de celle de l’Australie. L’objectif 11 préconise des aires de conservation gérées efficacement et équitablement, couvrant au moins 17 pour cent des zones terrestres de la planète et 10 pour cent des zones marines et côtières – en particulier les zones importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes – d’ici 2020. Le rapport Protected Planet 2014 conclut qu’il est probable que l’objectif soit atteint en termes de couverture physique. En revanche, il met en évidence le manque de progrès dans d’autres domaines tels que : assurer que les aires protégées soient situées dans des zones d’importance particulière pour la biodiversité et les services écosystémiques, qu’elles soient administrées efficacement et équitablement et qu’elles soient bien connectées. Le rapport avertit que, sans une action mondiale concertée permettant le ciblage approprié des zones à protéger, l’amélioration et l’intégration de la planification nationale et l’évaluation de l’efficacité et de l’équité de la gestion des aires protégées, l’objectif ne sera pas atteint dans sa totalité. « Les aires protégées ont un rôle vital dans l’économie grâce aux précieux services écosystémiques qu’elles fournissent, tels que l’approvisionnement en eau et en bois et la promotion de l’écotourisme », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU et Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner. « Tandis que nous travaillons vers un accord global sur le climat, la prochaine réunion ayant lieu très prochainement à Lima, et façonnons l’agenda post-2015 pour le développement durable, il est crucial d’étendre les aires protégées de manière ciblée – soutenant ainsi les efforts de lutte contre le changement climatique, et soutenant la biodiversité et les services écosystémiques qui contribuent aux moyens de subsistance de milliards de personnes. » « Ce rapport montre que la volonté de le faire est présente, » a t-il ajouté. « Nous devons maintenant rassembler le soutien et les fonds nécessaires afin d’assurer que les aires protégées soient gérées efficacement et équitablement et couvrent suffisamment de sites importants pour la biodiversité et les services écosystémiques. » Il y a dix ans, le Congrès mondial des parcs à Durban a donné naissance à l’idée d’objectifs mondiaux pour les aires protégées », explique la Directrice générale de l’UICN Julia Marton-Lefèvre. « Aujourd’hui, à Sydney, nous sommes fiers de lancer le rapport Protected Planet, qui montre les progrès que nous avons réalisés vers l’atteinte de nos objectifs. Nous nous engageons à faire en sorte que nos promesses ne soient pas vaines. Ce que nous devrions voir derrière ces chiffres ce sont des aires protégées bien gérées et équitables, saines, fortes et en mesure de fournir toute la gamme des atouts essentiels à la survie de la biodiversité et au bien-être des personnes dans le monde. » La couverture des aires protégées a été calculée en utilisant la version du mois d’août 2014 de la Base de données mondiale sur les aires protégées (Word Database on Protected Areas, en anglais). La base de données a subi une mise à jour majeure en 2014, suite à la réponse extrêmement positive à une requête de la CDB invitant les Parties à la Convention à soumettre des données actualisées à UNEP-WCMC afin de compiler la liste des aires protégées des Nations Unies. En août 2014, 124 pays avaient communiqué de nouvelles données et 15 étaient en cours de le faire. La couverture des aires terrestres protégées a augmenté d’environ un million de km2 depuis 2010, dont 126 000 km2 ont été ajouté depuis 2012. Au total, 20,6 millions de km2 de zones terrestres et d’eaux intérieures sont désormais couvertes. 2,2 millions de km2 d’aires protégées supplémentaires seront nécessaires pour atteindre une couverture de 17 pour cent des zones terrestres et des eaux intérieures. Un peu plus de six millions de km2 de zones marines protégées ont été ajoutées depuis 2010, avec 1,5 millions de km2 de ce total ayant été
Le congrès mondial des parcs de l’UICN place la nature au coeur d’un avenir durable
Près de 5000 délégués de plus de 160 pays, dont des chefs d’État, des gardiens de parcs, des chefs d’entreprise et des dirigeants autochtones, se sont rassemblés à Sydney afin de définir l’avenir des aires protégées et de les placer au cœur des solutions aux grands défis auxquels est confrontée la planète. Le Congrès mondial des parcs de l’UICN, qui se tient tous les dix ans depuis 1962, est le seul forum mondial consacré aux aires protégées – parcs nationaux, réserves naturelles, aires de conservation communautaire – créées en vue de sauvegarder la nature ainsi que les bienfaits et avantages qu’elle nous apporte. Organisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et ayant pour hôtes le gouvernement australien et celui de la Nouvelle-Galles du Sud, le Congrès a pour thème « Les parcs, la planète et nous : des solutions sources d’inspiration ». Il fera un bilan des progrès réalisés en vue d’atteindre les objectifs fixés sur le plan mondial, il abordera les difficultés et menaces rencontrées actuellement par les aires protégées et encouragera la mise en place de solutions naturelles aux enjeux liés à la durabilité. L’ouverture du Congrès a eu lieu aujourd’hui, avec l’arrivée à Sydney de quatre pirogues traditionnelles vaka, parties de la Nouvelle-Zélande et de Fidji avec des dirigeants du Pacifique à bord afin de lancer un appel mondial à la protection des océans face aux effets dévastateurs du changement climatique. « Du Parc National Royal à Sydney, la première aire protégée créée dans le pays, jusqu’au Parc de la Grande Barrière, l’un des plus emblématiques, nos extraordinaires espaces naturels ont été le cœur et l’âme de l’Australie depuis 1879 », dit M. Greg Hunt, Ministre australien de l’Environnement. « Nous sommes fiers d’être les hôtes de cet événement, qui établira le programme des actions internationales visant à gérer ces sites uniques et précieux en vue de l’avenir. » Les délégués présents à Sydney élaboreront une feuille de route visant à atteindre l’objectif mondial de protection d’au moins 17% des espaces terrestres et 10% des océans d’ici 2020, issu lui-même des débats de la session précédente du Congrès mondial des parcs de l’UICN, qui s’est tenue à Durban (Afrique du Sud). Ils examineront également les difficultés et les menaces auxquelles sont confrontées actuellement les aires protégées, dont le changement climatique, le braconnage et le commerce illicite des espèces sauvages, ainsi que des activités destructrices telles que l’exploitation forestière et minière illégales. L’UICN présentera certains de ses produits les plus novateurs lors du Congrès, notamment la Liste verte des espèces protégées, qui est la première norme internationale reconnaissant les aires protégées bien gérées, et l’Horizon du Patrimoine mondial, première évaluation des sites naturels du Patrimoine mondial à l’échelle de la planète. Les délégués seront aussi présents lors du lancement de l’imagerie Google « Street View » la plus étendue en date, comprenant les aperçus les plus complets du récif de la Grande Barrière et un premier grand ensemble d’images du Sydney sous-marin. « Nous savons que les aires protégées fonctionnent, tant pour préserver la nature que pour assurer notre bien-être », dit Mme Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. « à Sydney, nous voulons les placer au cœur de nos économies et nos sociétés. Face aux défis croissants de notre époque, dont le changement climatique, les catastrophes naturelles, la sécurité alimentaire et de l’eau, l’instabilité économique et la montée des maladies infectieuses, il est grand temps de nous servir des solutions que la nature met à notre disposition. » À l’heure actuelle, plus de 200 000 aires protégées couvrent près de 15% des terres et 3% des océans de la planète. Tout en protégeant certaines des espèces les plus menacées, les aires protégées assurent des moyens de subsistance aux populations humaines et contribuent d’une façon importante à l’économie des différents pays. Malgré l’augmentation du nombre d’aires protégées ces dernières années, il y a de nombreuses lacunes dans leur couverture sur le plan mondial et un grand nombre d’entre elles sont insuffisamment financées et mal gérées. Rob Stokes, Ministre de l’Environnement et du Patrimoine en Nouvelle-Galles du Sud, a mentionné que sa région est la terre d’accueil idéale du Parc Mondial des Congrès, en raison de sa précieuse renommée et expertise en gestion des espaces protégés. « La Nouvelle-Galles du Sud a vu son nombre de parcs augmenter considérablement au fil des années, allant de 1% en 1967, année de la première implantation d’un service des Parcs, à 9% aujourd’hui soit plus de sept millions d’hectares » indiquait Mr Stokes. « Nous sommes très fiers du fait qu’un quart de notre domaine en Nouvelle-Galles du Sud soit couvert par des accords de gestion conjointe avec les propriétaires traditionnels. » « La Nouvelle-Galles du Sud abrite également le second Parc National le plus ancien au monde, soit le premier pour notre Nation, prouvant notre engagement de longue date envers la protection de nos atouts environnementaux et culturels. » À l’occasion de cet événement, des gouvernements devraient annoncer des engagements et des plans d’action d’urgence en faveur des aires protégées, notamment pour combattre l’escalade du braconnage en Afrique. Les résultats du Congrès seront recueillis dans la Promesse de Sydney, qui contribuera à définir des approches novatrices pour aborder les objectifs de la conservation et du développement dans les années à venir. Pour en savoir plus : http://worldparkscongress.org/
La conférence internationale de Guadeloupe renouvelle l’engagement des outre-mer européens sur la biodiversité et le changement climatique
Le Comité français de l’UICN a participé à la Conférence Internationale sur la Biodiversité et le Changement climatique dans les Outre-mer européens, organisée par le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, la Commission européenne, le gouvernement français, le Conseil Régional de la Guadeloupe, le gouvernement des îles Vierges britanniques, l’association des Pays et Territoires d’Outre-mer et l’UICN, qui s’est tenue en Guadeloupe du 22 au 25 octobre 2014. Six ans après le « Message de La Réunion », les 250 experts et représentants de haut niveau ont adopté le « Message de Guadeloupe », une feuille de route pour guider les efforts en matière de lutte contre la perte de biodiversité et les effets du changement climatique pour les 5 prochaines années. Les ateliers thématiques ont porté sur la résilience au changement climatique, la lutte contre la perte de la biodiversité, le développement des économies verte et bleue, l’avancement de la recherche sur la biodiversité et le changement climatique et la facilitation de la mobilisation des financements et l’accès aux ressources. « L’adoption du Message de la Guadeloupe est d’une importance particulière pour les entités de l’outre-mer européen et pour leurs pays voisins car ils sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique », déclara Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président de la République française pour la protection de la planète. Parmi les actions définies dans la feuille de route du Message de la Guadeloupe, le Comité français de l’UICN salue en particulier : la mise en place d’observatoires du changement climatique, le développement de stratégies d’adaptation et d’atténuation au changement climatique qui s’appuient sur des solutions fondées sur la nature, le renforcement de la gestion des aires protégées, le développement de stratégies régionales de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, la mise en œuvre de plans d’actions sur les espèces menacées, la meilleure prise en compte des services rendus par la nature, l’amélioration de l’éco-conditionnalité des financements publics, la poursuite de la mise en œuvre du dispositif BEST avec une gouvernance représentative et un mécanisme financier spécifique. Le Comité français de l’UICN accueille favorablement les engagements pris par la France, présentés par la Ministre de l’écologie, Ségolène Royal, en particulier la création du Parc naturel marin de Martinique, l’étude d’un projet de parc national pour les marais de Kaw en Guyane, la finalisation du Réseau écologique des départements d’outre-mer (REDOM), le soutien à la poursuite des chapitres outre-mer de la Liste rouge nationale des espèces menacées ainsi que du programme TEMEUM. Madame George Pau-Langevin, Ministre des Outre-mer se félicita de la qualité des travaux ainsi que de la dynamique enclenchée. Elle indiqua que le processus d’engagements devait se poursuivre et s’amplifier, en particulier sur le milieu marin et qu’elle apportera son soutien total pour porter le Message de Guadeloupe. Associé à ses membres et experts, le Comité français de l’UICN sera un partenaire de la mise en œuvre du « Message de la Guadeloupe » et suivra la réalisation des engagements pris. « Le Message de Guadeloupe démontre un haut niveau d’ambition et une voie à suivre pour la mise en œuvre d’objectifs concrets, qui, nous l’espérons, permettra aux entités d’outre-mer de l’Union Européenne d’atteindre, – et même de précéder – les objectifs internationaux de biodiversité d’Aichi en 2020 », déclara Julia Marton- Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. Document joint Message from Guadeloupe
Le sixième congrès mondial des parcs de l’UICN approche !
La sixième édition du Congrès mondial des parcs de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature aura lieu du 12 au 19 novembre 2014 en Australie à Sydney. C’est un événement majeur où plus de 4000 participants du monde entier sont attendus. L’agenda international des aires protégées pour la prochaine décennie sera débattu lors de ce congrès autour du thème « les parcs, la planète et nous : des solutions sources d’inspiration ». Pour la première fois, le Congrès rassemblera et communiquera les solutions les plus convaincantes et inspirantes offertes par les aires protégées en réponse aux défis mondiaux. Il contribuera à créer de nouveaux engagements durables pour les aires protégées dans les secteurs de la conservation, du développement et de la finance. Ce sera la promesse de Sydney. La France joue un rôle crucial dans l’atteinte des objectifs mondiaux de conservation : les aires protégées en France couvrent aujourd’hui près de 20% de l’espace terrestre. La France est le seul pays présent dans 5 des 34 « points chauds » de la biodiversité mondiale ; elle possède le second domaine maritime au monde avec 10% des récifs coralliens et lagons. Plus de 80 délégués français seront présents à Sydney. Ils défendront les ambitions, l’expérience, les solutions françaises apportées au défis de la conservation et soutiendront la place de la francophonie au sixième congrès mondial des parcs. Pour préparer cet événement, le Comité français de l’UICN a lancé, avec l’ATEN, une plateforme collaborative afin de partager l’information sur le congrès, mobiliser les acteurs français en métropole et en outre-mer, et coordonner les initiatives françaises. Un stand France permettra aussi de faciliter les échanges et les présentations lors du congrès, grâce au soutien apporté par l’Agence Française de Développement. Toutes les informations sur la présence française au congrès sont disponibles sur http://congres.airesprotegees.fr/ et celles sur le congrès mondial sur http://worldparkscongress.org/
La ville de Strasbourg élue « Capitale française de la biodiversité 2014 »
La ville de Strasbourg (Bas-Rhin) est la nouvelle « Capitale française de la biodiversité » pour 2014. Le Comité français de l’UICN s’est une nouvelle fois associé à ce concours national qui récompense depuis 2010 les collectivités locales qui s’engagent dans la préservation de la biodiversité. Cette cinquième édition, dont le thème était « Agriculture urbaine, périurbaine et biodiversité », a été organisée par Plante&Cité, Natureparif et l’Agence régionale pour l’Environnement de Provence-Alpes-Côte d’Azur, et soutenue par quatre régions : Aquitaine, Île-de-France, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le jury a vraiment félicité la stratégie déployée par la ville pour devenir une ville nourricière dans une démarche collégiale impliquant les associations et habitants. Outre Strasbourg – également lauréate dans la catégorie des grandes villes – qui a présenté un panel d’action comme le parc naturel urbain, des potagers urbains collectifs, le soutien aux circuits-courts, des modes de culture alternatifs ou la reconversion de parcelles agricoles intensives en bio, cette édition a également distingué : Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) qui est primée dans la catégorie des petites villes et s’est imposé comme coup de cœur du jury qui a particulièrement apprécié la mise en place de la régie agricole bio et de la cantine 100 % bio, en lien avec la politique globale de préservation des terres agricoles. Pau (Pyrénées-Atlantiques), à qui revient le prix des villes moyennes et qui a su lier jusqu’ici agriculture, biodiversité et solidarité autour d’une zone maraîchère regroupant parcelles solidaires et pépinière de maraîchers et qui est encouragée à poursuivre ses efforts. La communauté d’agglomération de Marne-et-Gondoire (Seine-et-Marne), qui a été désignée lauréate du prix de la catégorie intercommunalités pour la mise en place d’un Périmètre de Protection des Espaces Agricoles et Naturels Périurbains (PPEANP) et la conception d’une malle pédagogique très complète sur l’agriculture. Quatre capitales régionales ont aussi été désignées dans chacune des régions partenaires : En Aquitaine, Bègles (Gironde) est récompensée pour la mise en place d’un réseau de mini jardins partagés dans les délaissés de voiries et les dents creuses du milieu urbain. En Île-de-France, Montreuil (Seine-Saint-Denis) a été choisie pour le long travail réalisé pour préserver la zone des murs à pêches et le développement de nombreux jardins collectifs. En Rhône-Alpes, La Motte-Servolex (Savoie) a été désignée au titre de son implication pour faire évoluer les pratiques agricoles sur son territoire. Enfin, Miramas (Bouches-du-Rhône) a remporté le prix régional en Provence-Alpes-Côte d’Azur pour sa politique globale en matière de préservation de la biodiversité, notamment l’arrêt de l’usage des pesticides et la gestion écologique des espaces verts. L’évaluation des candidatures a été réalisée par un Comité scientifique et technique composé de chercheurs, de naturalistes, d’urbanistes, de praticiens et de spécialistes de la nature en ville, sur dossier et via des visites de terrain. Ce comité a estimé que « de très bonnes actions avaient été présentées, y compris par des collectivités non-lauréates. » Le recueil d’actions à paraître fin novembre devrait donc regrouper de nombreux exemples, source d’inspiration pour les collectivités françaises. La cérémonie de remise des prix se déroulera lundi 24 novembre 2014, à la Halle Pajol, dans le XVIIIème arrondissement de Paris, en présence de François Colson, président de Plante&Cité, Liliane Pays, présidente de Natureparif et conseillère régionale d’Île-de-France, Annabelle Jaeger, présidente de l’Arpe PACA et conseillère régionale déléguée à la biodiversité, de Provence-Alpes-Côte d’Azur, de Sandra Lagumina, Directeur Général de GrDF, et des représentants des partenaires du Concours. Contacts presse Louise Seguin, Chargée du concours Capitale française de la biodiversité, tél. 01 83 65 40 27 Anne-Isabelle Jolly, Relations presse GRDF
Les gouvernements en retard dans la mise en œuvre de leurs engagements pour la biodiversité
Quatre ans après l’adoption des 20 objectifs d’Aichi, les Etats signataires de la Convention sur la Diversité Biologique ont évalué les progrès réalisés dans leur mise en œuvre. S’ils ont réaffirmé leurs engagements et obtenu des avancées, des efforts supplémentaires importants sont nécessaires pour répondre à la crise d’extinction de la biodiversité. La quatrième édition des Perspectives mondiales de la diversité biologique qui a évalué à mi-parcours les résultats obtenus dans la mise en œuvre du Plan stratégique pour la diversité́ biologique 2011-2020, montre que malgré les progrès réalisés, les pays doivent clairement renforcer leurs actions et accélérer leur mise en œuvre. « Beaucoup de réponses innovantes et intéressantes à la crise de la biodiversité ont été présentées, en soulignant comment la nature peut offrir des solutions aux nombreux défis de la société. Cependant, nous aurons besoin de voir une augmentation massive du travail entrepris dans les années restantes de cette Décennie des Nations Unies pour la diversité biologique afin d’avoir un impact » a déclaré la Directrice générale de l’UICN, Julia Marton-Lefèvre. PRINCIPAUX RÉSULTATS Le principal résultat de cette conférence internationale est l’entrée en vigueur du Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable de leur utilisation, le 12 octobre 2014, grâce à sa ratification par 53 pays et l’Union Européenne. Un comité de conformité, instrument de mise en œuvre du Protocole, a également été créé. Un autre résultat important est la réaffirmation de l’accord pris à Hyderabad (11ème Conférence des Parties) sur le doublement des flux financiers internationaux alloués à la biodiversité pour les pays en développement d’ici à 2015 et leur maintien jusqu’en 2020, en prenant comme référence la moyenne des fonds consacrés à la diversité biologique au cours de la période 2006-2010. Les gouvernements se sont aussi engagés à augmenter leurs financements nationaux en faveur de la biodiversité. En matière de biodiversité marine, la Conférence des Parties a reconnu 150 zones à travers le monde comme répondant aux critères scientifiques « d’aires marines d’importance écologique ou biologique » (EBSA suivant leur acronyme anglais). Par ailleurs, la Conférence a adopté une décision comprenant : des recommandations relatives aux impacts négatifs du bruit sous-marin d’origine anthropique sur la biodiversité marine et côtière ; une liste d’actions prioritaires à entreprendre pour réduire les pressions exercées sur les récifs coralliens et les écosystèmes associés ; un appel au renforcement des capacités des pays du Sud en matière de planification spatiale marine. Par ailleurs, les Parties ont adopté la Feuille de route de Pyeonchang pour la mise en œuvre renforcée du plan stratégique et la réalisation des objectifs d’Aichi. Ces actions portent sur la mobilisation des ressources, le renforcement des capacités, la coopération scientifique et technique, le lien entre la biodiversité et l’éradication de la pauvreté, et le suivi du Plan stratégique pour la biodiversité. Enfin, les décisions ont en outre été renforcées par l’appel lancé dans la Déclaration ministérielle de Gangwon (province de Pyeonchang), pour intégrer les objectifs d’Aichi comme contribution essentielle au programme de développement post-2015 des Nations Unies et à ses objectifs de développement durable. AUTRES RÉSULTATS La République de Corée, hôte de la Conférence a annoncé quatre nouvelles initiatives : l’initiative BioBridge pour la coopération technique et scientifique, l’Initiative de restauration des écosystèmes forestiers (FERI), l’initiative Paix et Biodiversité pour la coopération transfrontalière, ainsi qu’un soutien supplémentaire pour l’initiative Océan Durable. D’autres décisions ont été prises notamment sur la santé et la biodiversité, laréduction des risques naturels et la restauration des écosystèmes. De nouvelles étapes ont été adoptées pour atteindre l’objectif 3 d’Aichi : un calendrier et des activités concrètes pour l’élimination progressive et la réforme des subventions néfastes à la biodiversité, ainsi que pour la promotion d’une fiscalité incitative en faveur de la conservation et de l’utilisation durable des la diversité biologique. En matière de biologie de synthèse, la Conférence des Parties rappelle la pertinence de « l’approche de précaution » et prévoit la mise en place d’un groupe de travail technique chargé d’éclairer les débats de la prochaine Conférence sur le sujet. ENGAGEMENT DU SECTEUR PRIVE ET DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES Les Parties ont également adopté des décisions pour renforcer le rôle du secteur privé et des collectivités territoriales pour l’atteinte des objectifs d’Aichi ; et deux événements qui se sont tenus en parallèles ont permis de progresser dans cette voie : le Forum sur les entreprises et la biodiversité et le Sommet de la biodiversité pour les villes et les gouvernements infranationaux. Une conférence dédiée aux collectivités territoriales Le 13 et le 14 octobre 2014 s’est déroulé le Sommet de la biodiversité pour les villes et les gouvernements infranationaux qui a conclu au besoin d’une plus grande coopération entre les collectivités territoriales, les gouvernement et autres acteurs et la poursuite des travaux sur la promotion de la biodiversité pour le développement durable. Organisé par ICLEI – Local Governments for Sustainability et le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CDB), en collaboration avec le gouvernement de la province de Gangwon, le Sommet a réuni plus de 200 représentants des collectivités locales, dont 40 élus de villes et gouvernement locaux (gouverneurs, maires, commissaires ou Vice-Présidents de Régions). Le Sommet a fait le point sur les progrès accomplis depuis le Sommet précédent à la COP 11 à Hyderabad et a présenté les derniers outils et initiatives sur des sujets tels que les stratégies locales pour la biodiversité, l’économie verte et créative, la planification et l’aménagement du territoire, illustrant l’importance de la biodiversité et des services qu’elle rend dans les territoires. Le Comité français de l’UICN a participé à un atelier organisé par le Secrétariat de la CDB sur les stratégies régionales pour la biodiversité en présentant les Lignes directrices pour l’élaboration et la mise en œuvre des SRB. Un des principaux résultats du Sommet est la Résolution de Gangwon / Pyeongchang pour les villes et les gouvernements infranationaux, qui a été soumise au nom des gouvernements locaux et sous-nationaux à la CDB et adoptée par les Parties. On pourra noter que
Publication sur les services rendus par les écosystèmes marins et côtiers en Aquitaine
Le Comité français de l’UICN publie sa 1ère étude de cas régionale sur les services rendus par les écosystèmes marins et côtiers en Aquitaine. Cette étude décline au niveau régional la brochure nationale publiée sur les écosystèmes littoraux. Elle contribue au panorama des services rendus par les écosystèmes en France. Ce panorama vise, sur la base des connaissances scientifiques et d’exemples concrets, à mieux faire connaître les services rendus par les écosystèmes afin de sensibiliser les différents acteurs à l’importance de préserver la biodiversité sur leur territoire. L’objectif de cette étude de cas est de porter à la connaissance des acteurs du territoire, les services rendus par les principaux écosystèmes présents sur les littoraux aquitains et d’identifier les principales menaces qui les affectent. Cette étude constitue une première étape vers une meilleure identification et valorisation des services écosystémiques pour une meilleure prise de conscience des bénéfices tirés de la nature par les acteurs locaux. Après une présentation du contexte de l’étude et des données générales sur les littoraux aquitains, cinq entités sont étudiées : le cordon dunaire, le littoral rocheux, le bassin d’Arcachon, le plateau continental et les estuaires. Pour chaque partie, l’écosystème concerné est caractérisé et l’ensemble des services sont illustrés selon la typologie définie dans le Millennium Ecosystem Assessment (MEA) : support, approvisionnement, régulation, culturels. Cette publication souligne la multiplicité des services produits par les milieux marins et côtiers aquitains qui, outre un approvisionnement en poissons, crustacés et mollusques, contribuent plus largement à la régulation de la qualité de l’eau, des risques naturels (tempêtes, érosion…) et du climat. Les littoraux, très attractifs pour les touristes, sont également source de services culturels importants. Ils permettent de multiples activités (balade, activités nautiques, pêche…) et constituent des lieux de détente et d’éducation à l’environnement. Aujourd’hui, différentes menaces impactent les milieux marins et côtiers et conduisent à une diminution de la biodiversité riche et originale de ces écosystèmes : artificialisation du littoral, développement non maitrisé de certaines activités touristiques, introduction d’espèces exotiques envahissantes, changement climatique… Afin de maintenir les bénéfices tirés des écosystèmes, il est important de mieux concilier aménagement du territoire et exploitation durable des ressources. A suivre prochainement : la brochure sur les écosystèmes montagnards d’Aquitaine. Contact Justine Delangue, Chargée de mission « services écologiques » Documents joints UICN France – Ecosystèmes marins et côtiers d’Aquitaine
Convention sur la diversité biologique : Bilan à mi-parcours du plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020
Quatre ans après l’adoption des 20 objectifs d’Aichi, les Etats signataires de la Convention sur la Diversité Biologique vont évaluer les progrès réalisés dans leur mise en œuvre. À mi-parcours des objectifs fixés pour 2020, il reste beaucoup à faire pour les atteindre malgré quelques progrès enregistrés. Le Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020 et les Objectifs d’Aichi pour la biodiversité ont été adoptés en 2010 pour répondre à l’érosion de la biodiversité. À l’occasion de la 12ème conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique (6-17 octobre 2014, Pyeongchang, République de Corée), l’UICN dresse un bilan de l’état d’avancement du plan stratégique et formule des recommandations sur plusieurs enjeux de la conférence. L’UICN réitère son appel urgent à accélérer la mise en œuvre des objectifs d’Aichi, car il est aujourd’hui certain que la plupart d’entre eux ne pourront être réalisés d’ici à 2020 si la mobilisation des pays n’est pas clairement accrue. Des progrès appréciables ont été réalisés pour l’augmentation du réseau d’aires protégées, le partage juste et équitable des ressources génétiques (le Protocole de Nagoya entrera en vigueur le 12 octobre 2014) et dans la mise en place de stratégies nationales pour la biodiversité. Il reste cependant beaucoup à faire sur la majorité des objectifs et il sera nécessaire d’intensifier considérablement les efforts, notamment en termes de mobilisation des ressources financières, incluant la réduction et l’élimination des subventions néfastes pour la biodiversité. L’UICN met aussi l’accent sur le nécessaire engagement du secteur privé et des collectivités territoriales pour l’atteinte des objectifs d’Aichi. Deux événements devraient permettre de progresser dans cette voie Une conférence dédiée au secteur privé : Du 12 au 14 octobre se tiendra le Forum sur les entreprises et la biodiversité dont le thème portera sur l’intégration de la biodiversité comme opportunités et innovations pour le secteur privé. A cours de ce Forum, l’UICN France interviendra pour présenter ses collaborations avec les entreprises et son étude sur le reporting, réalisée avec ses membres et ses partenaires du secteur privé. L’étude a fait l’objet, à cette occasion, d’une traduction en anglais « Corporate biodiversity reporting and indicators. Situation analysis and recommendations ». Une conférence dédiée aux collectivités territoriales : Le 13 et le 14 octobre se tiendra le Sommet de la biodiversité pour les villes et les gouvernements infranationaux organisé par ICLEI, la CDB et sous la direction de la province de Gangwon. Ce sommet sera une plate-forme importante pour discuter du rôle clé des gouvernements locaux dans la conservation de la biodiversité. L’UICN France participera notamment aux discussions sur les stratégies régionales pour la biodiversité. Pour plus d’informations concernant la COP 12 : https://www.cbd.int/cop2014/ Pour plus d’informations concernant le Business and Biodiversity Forum : https://www.cbd.int/business/bc/cop12.shtml Pour plus d’informations concernant le Biodiversity Summit for Cities & Subnational Governments 2014 : http://biodivercity-summit.org/eng Pour télécharger les messages de l’UICN : http://cmsdata.iucn.org/downloads/uicn_messages_cle_cop12_short_fr.pdf Pour lire l’article de l’UICN : http://iucn.org/ ?18420/Global-targets-set-for-failure
Espèces exotiques envahissantes : un appel à la mobilisation et au renforcement des stratégies d’action
Du 23 au 25 septembre 2014, deux cent acteurs et experts se sont réunis à Orléans, à l’invitation du Comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), pour les premières assises nationales sur les espèces exotiques envahissantes. Durant trois jours, ces participants ont échangé et confronté leurs expériences et leurs points de vue pour élaborer des réponses face aux enjeux des invasions biologiques. Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale. Par leurs multiples impacts, elles menacent les espèces indigènes, les habitats naturels et les services rendus par les écosystèmes, mais également les activités économiques et la santé humaine. La France n’échappe pas à ce phénomène et les exemples d’invasions sont nombreux : ragondin, écrevisse de Louisiane, grenouille-taureau, chancre du châtaignier, ambroisie ou jussie en métropole ; fourmi électrique en Nouvelle-Calédonie, arbre Miconia en Polynésie française, raisin marron à la Réunion, ou encore petite mangouste indienne et poisson-lion dans les Antilles françaises. A l’échelle de l’Europe continentale, les coûts générés par la lutte et la réparation des dégâts causés par les invasions biologiques atteignent 12,5 milliards d’euros par an (1). Et dans les collectivités françaises d’outre-mer, 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde (2) sont déjà présentes. Dans un contexte mondial marqué par la multiplication des déplacements et des échanges commerciaux et par l’attrait grandissant pour des plantes et des animaux exotiques, le risque de voir arriver de nouvelles espèces envahissantes est permanent. Du fait de son importance, ce sujet sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion des Etats signataires de la Convention sur la diversité biologique, qui se tiendra en Corée du Sud du 6 au 17 octobre 2014. En France métropolitaine comme en outre-mer, un grand nombre d’acteurs se mobilisent pour organiser la surveillance, évaluer les impacts, développer des programmes de recherche, définir des stratégies et mettre en œuvre des actions de prévention et de lutte sur le terrain. Mais la prise en compte du phénomène accuse un retard important et toutes ces actions demandent à être confortées et coordonnées pour faire face à l’ampleur des enjeux. Alors que l’Union européenne est en train de se doter d’un nouveau règlement sur le sujet, l’UICN France et les participants appellent à l’élaboration d’une stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes. Les actions déterminantes à mettre en œuvre incluent le renforcement de la prévention et de la sensibilisation, la mise en place de mécanismes de veille et de réaction rapide, l’amélioration du cadre juridique, et le renforcement des moyens de lutte et de coordination. Présentation des assises et programme disponibles >> ici. Cet évènement est organisé par l’UICN France, avec l’appui d’un comité d’organisation réunissant le Ministère chargé de l’écologie, le Ministère chargé de l’agriculture, l’ONEMA, l’ONF, l’ONCFS, le MNHN, la FCBN, la FCEN et des experts spécialistes du sujet. Il est soutenu par le Ministère des outre-mer, le réseau TEMEUM, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, l’Etablissement public Loire, la Région Centre, le Muséum d’Orléans et la Mairie d’Orléans. Notes : (1) D’après le programme européen DAISIE ; (2) Sur la liste UICN des 100 espèces parmi les plus envahissantes au monde.
3ème colloque national des aires marines protégées : présentation et appel à contributions
L’Agence des aires marines protégées et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature organisent le troisième colloque national des aires marines protégées à Brest du 6 au 8 octobre 2015. L’Agence des aires marines protégées et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature organisent le troisième colloque national des aires marines protégées à Brest du 6 au 8 octobre 2015. Positionné au cœur des dynamiques nationales et internationales pour la conservation et la gestion du milieu marin, cet évènement constituera un rendez-vous majeur pour tous les acteurs concernés par les enjeux de gestion des aires marines protégées françaises (gestionnaires, élus, socioprofessionnels, scientifiques…). Organisé autour d’ateliers, le colloque vise à établir un bilan des actions menées pour la désignation et la gestion des aires marines protégées, et à définir des perspectives d’actions pour les cinq ans à venir. Il constitue une étape essentielle pour atteindre les objectifs portés par la France pour le milieu marin, puisqu’en 2020, un cinquième des eaux placées sous juridiction française devront être protégées et gérées dans le cadre d’un réseau cohérent et représentatif d’aires marines protégées. Cet objectif ambitieux est issu de la première stratégie nationale, proposée en 2007 à l’occasion du premier colloque des aires marines protégées. En 2010 et suite au Grenelle de la mer, le second colloque des aires marines protégées a posé les bases d’une seconde stratégie nationale étendue aux eaux ultramarines et qui fait toujours référence aujourd’hui. Ayant pour trame de fond les cinq principes fondateurs de la stratégie, le colloque permet de renforcer le travail en réseau des différents acteurs concernés par les aires marines protégées, et de contribuer à atteindre les engagements français pour une gestion efficace et effective de ces territoires. Pour participer au colloque, consultez dès à présent l’appel à contribution et renvoyez le formulaire de participation avant le 23 octobre 2014 à colloque-national@aires-marines.fr Vous pouvez également télécharger ces documents sur : http://www.aires-marines.fr/3e-colloque-national-des-aires-marines-protegees Documents joints Formulaire de participation – 3ème congrès AMP Appel à contributions – 3ème congrès AMP