Liste rouge de la flore : 742 espèces menacées ou quasi menacées en France métropolitaine

Pour la première fois, le risque de disparition de l’ensemble de la flore vasculaire de France métropolitaine a été évalué. Après un examen de la situation de chacune des 4982 espèces de plantes indigènes recensées sur le territoire, les analyses montrent que 421 espèces sont menacées et 321 autres quasi menacées, soit 15 % au total. Les plantes vasculaires rassemblent l’ensemble des plantes à fleurs, des fougères et des conifères. L’analyse fine des menaces pour ce groupe extrêmement riche et diversifié a requis plus de trois ans de travaux, la synthèse de près de trente millions de données floristiques rassemblées par les Conservatoires botaniques et la mobilisation d’une quarantaine de botanistes experts. Ces nouveaux résultats fournissent une base scientifique inédite qui aidera à réorienter les priorités et à guider les stratégies de préservation de la biodiversité à l’échelle nationale comme à l’échelle locale. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux est le fruit d’une collaboration associant le Comité français de l’UICN, la Fédération et le réseau des Conservatoires botaniques nationaux (FCBN), l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse• Infographie des résultats• Tableau synthétique avec catégories et critères (xlsx)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, FCBN, AFB & MNHN (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Armérie de Belgentier © Yves Morvant
Un cinquième des forêts méditerranéennes françaises est menacé
Le Comité français de l’UICN a évalué la vulnérabilité des forêts méditerranéennes de France métropolitaine dans le cadre de « La Liste rouge des écosystèmes en France ». Cette étude dresse un bilan objectif pour les 19 écosystèmes forestiers caractéristiques de cette région. Présentation des résultats 4 de ces 19 écosystèmes (soit 1/5ème) sont menacés en France, évalués Vulnérables ou En danger. Les principales menaces qui pèsent sur ces écosystèmes sont l’introduction d’espèces non indigènes ou de pathogènes pour deux écosystèmes de pinèdes méditerranéennes, et les changements de pratiques sylvicoles pour les forêts de Chêne-liège et les châtaigneraies. Cette étude souligne également la forte sensibilité de 7 écosystèmes forestiers méditerranéens à distribution restreinte qui sont classés « Quasi-menacés », en raison notamment de l’urbanisation du territoire et des impacts du changement climatique à travers l’aridification du climat méditerranéen et l’intensification des régimes d’incendies. Enfin un important manque de connaissances n’a pas permis d’évaluer la quasi-totalité des forêts riveraines méditerranéennes (classées en Données insuffisantes) bien qu’elles aient probablement fortement régressé. La Liste rouge des écosystèmes de l’UICN La Liste rouge des écosystèmes de l’UICN permet, selon un standard mondial, d’évaluer les menaces pesant sur la biodiversité à l’échelle des écosystèmes. Elle propose pour cela une méthodologie qui introduit le concept de risque d’effondrement d’un écosystème, analogue à celui de risque d’extinction d’une espèce, avec différents critères et les seuils quantitatifs, permettant de caractériser de ce risque. Cette Liste rouge vient ainsi s’inscrire en complément de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN pour apporter des connaissances plus complètes sur l’état de la biodiversité. En plus d’identifier les écosystèmes menacés, la Liste rouge des écosystèmes permet de connaître et de décrire l’ensemble des processus qui les affectent. Ces résultats facilitent la mise en place d’actions et la prise de conscience politique et sociétale face à l’importance des enjeux de conservation de la biodiversité, à l’échelle des écosystèmes. L’élaboration de la Liste rouge des écosystèmes en France est pilotée par le Comité français de l’UICN. Les évaluations sur les forêts méditerranéennes métropolitaines ont été réalisées en partenariat avec le Muséum national d’Histoire naturelle, et en collaboration avec les Conservatoires botaniques et l’expertise de plusieurs membres et des experts du réseau de l’UICN France. >> Retour à la Liste rouge des écosystèmes en France DOCUMENTS JOINTS • Communiqué de presse (décembre 2018) • Publication : UICN France, 2018. La Liste Rouge des Écosystèmes en France – Chapitre Forêts méditerranéennes de France métropolitaine. Paris, France. CONTACT Pauline Teillac-Deschamps, Chargée du programme « Ecosystèmes » Aurélien Carré, Chargé de mission « Liste rouge des écosystèmes »
Le Quarry Life Award : un concours pour la biodiversité des carrières
Le Groupe HeidelbergCement organise tous les deux ans le « Quarry Life Award », un concours international dédié à la biodiversité. Chercheurs, associations, étudiants, scolaires et citoyens sont invités à proposer des projets liés à la biodiversité dans les carrières du groupe. En France, 12 carrières participent au concours (localisation et description des carrières participantes). Les projets sont organisés en deux thématiques, chacune comportant 3 catégories de projets : – la recherche (gestion de la biodiversité, recherche sur les habitats et les espèces, à l’extérieur de la carrière) – les initiatives sociétales (éducation/ enseignement, communautés locales, projet scolaire) Les candidats sont invités à soumettre une « proposition de projet » d’ici au 20 novembre 2017, pour une mise en œuvre des projets après sélection nationale entre janvier et septembre 2018. Les projets sélectionnés concourront à la fois pour un prix national (jusqu’à 5000 €) et international (jusqu’à 30 000 €). L’UICN France accompagnera les sites participants et les candidats porteurs de projets dans leur démarche. Plus d’informations Consulter le site de Ciments Calcia et le communiqué de presse Contacter Elodie Russier-Decoster (UICN France) : elodie.russier@uicn.fr
Promouvoir la biodiversité sur les sites industriels de surface limitée
EQIOM propose un guide pratique à ses exploitants pour développer la prise en compte de la nature et la gestion différenciée sur les sites industriels avec une surface en espaces verts limitée (centrales à béton, plateformes multimodales). Ce document, réalisé avec le bureau d’études EACM et la contribution de l’UICN France, s’organise autour de 11 fiches opérationnelles. Aménager un bassin de récupération des eaux pluviales, planter une haie, gérer les milieux herbacés, installer des abris pour la faune : autant d’exemples de pratiques que les sites pourront adopter afin de favoriser la biodiversité locale et les continuités écologiques. L’UICN France accompagne EQIOM depuis 2013 pour promouvoir la biodiversité tant au niveau national qu’à l’échelle des sites. L’élaboration de ce guide s’intègre dans le cadre du partenariat entre les deux structures. Plus d’informations Consulter le guide pratique Consulter la page internet du partenariat UICN France – EQIOM
Pour la protection de la Grive à pieds jaunes et du Pigeon à couronne blanche en Guadeloupe
Alors qu’un nouvel arrêté soulève des inquiétudes en Guadeloupe concernant la liste des espèces dont la chasse pourra être autorisée, le Comité français de l’UICN demande le classement en espèces protégées de la Grive à pieds jaunes et du Pigeon à couronne blanche sur ce territoire. La Grive à pieds jaunes est une espèce dont la répartition mondiale est extrêmement restreinte, endémique de quatre îles des Petites Antilles (Dominique, Montserrat, Sainte-Lucie et Guadeloupe). Elle est menacée au niveau mondial – catégorie « Vulnérable » dans la Liste rouge mondiale de l’UICN – et au niveau national – catégorie « Vulnérable » dans la Liste rouge nationale établie par le Comité français de l’UICN et le MNHN. En 2008 déjà, face à cette situation, le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel de Guadeloupe avait demandé la protection légale intégrale de la Grive à pieds jaunes. Par ailleurs, la contamination de cette espèce par les pesticides organochlorés a conduit le préfet de Guadeloupe à interdire la consommation des oiseaux tués à la chasse sur une partie du département. Le Pigeon à couronne blanche est une espèce dont la population connaît un déclin au niveau mondial et qui apparaît en situation très menacée au niveau national, classé « En danger » en Guadeloupe sur la Liste rouge nationale. La France a ratifié en 2002 le protocole international SPAW relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées, selon lequel « chaque Partie doit identifier, dans les zones relevant de sa souveraineté, de ses droits souverains, ou de sa juridiction, les espèces végétales et animales menacées ou en voie d’extinction, et accorder à ces espèces le statut d’espèces protégées ». Plus récemment, la France s’est engagée à atteindre les objectifs du plan stratégique 2011-2020 de la Convention sur la Diversité Biologique (objectifs d’Aichi), en particulier l’objectif 12 selon lequel l’extinction d’espèces menacées connues doit être évitée et leur état de conservation amélioré. Compte tenu de ces engagements internationaux, le Comité français de l’UICN s’inquiète du fait que ces deux espèces ne bénéficient pas d’un statut réglementaire de protection et qu’elles puissent encore être chassées. Le Comité français de l’UICN demande donc le retrait de la Grive à pieds jaunes et du Pigeon à couronne blanche de la liste des espèces dont la chasse pourrait être autorisée en Guadeloupe et l’inscription de ces deux espèces sur la liste des espèces protégées. Il appelle également à la mise en œuvre d’un plan d’action visant à assurer les mesures nécessaires à la conservation et à la restauration de ces deux espèces. Ces préconisations ont fait l’objet d’un courrier adressé par le Comité français de l’UICN à Madame Barbara Pompili, Secrétaire d’Etat à la Biodiversité, pour qu’une protection effective de ces deux espèces soit rapidement mise en œuvre.
Stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne
L’UICN France soutient la mise en œuvre de la stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne Afin de répondre plus efficacement aux enjeux de préservation de la biodiversité, l’UICN France recommande à toutes les régions de mettre en place des stratégies régionales pour la biodiversité. Dans le cadre d’un partenariat avec Alterre Bourgogne, l’agence régionale pour l’environnement et le développement soutenable en Bourgogne, l’UICN France a accompagné les acteurs bourguignons dans l’élaboration de leur stratégie régionale pour la biodiversité qui entre en phase de mise en œuvre dans un contexte régional renouvelé. Un territoire engagé pour la biodiversité aux côtés de l’UICN France La Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB), qui concrétise l’engagement international de la France au titre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), met l’accent sur la nécessité d’agir ensemble et à tous les niveaux territoriaux pour répondre aux enjeux de la biodiversité qui continue de se dégrader. Elle vise à être mise en œuvre non seulement par l’Etat mais aussi par les collectivités territoriales et les différents acteurs de la société civile. Conscients de leurs responsabilités, l’Etat et le Conseil régional de Bourgogne ont souhaité s’inscrire dans ce processus dès 2012 en élaborant une stratégie régionale pour la biodiversité (SRB), fondée sur les principes directeurs définis par l’UICN France avec le soutien du secrétariat de la CDB. Cette démarche, articulée avec l’élaboration du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), a bénéficié de l’expertise de l’UICN France et a reçu l’appui technique et méthodologique d’Alterre Bourgogne. Une mobilisation des acteurs bourguignons de deux ans pour construire la stratégie régionale pour la biodiversité Une gouvernance collégiale et pérenne associant l’ensemble des acteurs régionaux est un des points fondamentaux de l’élaboration et de la mise en œuvre d’une SRB. L’objectif est en effet de doter la région d’un cadre de référence commun, construit par et pour tous les acteurs du territoire afin qu’ils s’approprient les enjeux de la biodiversité et agissent de concert pour améliorer la connaissance, la restauration et la conservation du capital écologique régional. L’élaboration de la SRB bourguignonne a ainsi fait l’objet d’une large concertation de 2 ans qui a rassemblé plus de 1500 participants au cours d’une quarantaine de réunions d’échanges et de co-construction. Ce travail a permis la production des trois documents composant la SRB : • le diagnostic présente une synthèse des enjeux sur la base d’un état des lieux de la biodiversité régionale et de ses interactions avec les activités du territoire ; • la stratégie définit les orientations stratégiques et les objectifs opérationnels de préservation et de valorisation de la biodiversité régionale à horizon 2020 ; • le guide d’accompagnement pour l’action fournit les informations et recommandations nécessaires pour passer à l’action et mettre en œuvre la SRB concrètement et partout sur le territoire. Des engagements à poursuivre et à renforcer pour mettre en œuvre la SRB A ce jour, ce sont déjà 45 acteurs bourguignons (associations, collectivités, établissements publics, socio-professionnels, etc.) qui ont adhéré à la stratégie régionale pour la biodiversité en signant la charte d’adhésion, 1re étape d’engagement dans la mise en œuvre de la stratégie. Les premières signatures ont eu lieu le 22 mai 2015, à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, et le 10 juin 2015, pendant les Assises nationales de la biodiversité, qui avaient lieu à Dijon.Tout acteur du territoire souhaitant s’engager dans la SRB est invité à : 1. Adhérer à la stratégie en signant la charte d’adhésion. 2. S’engager en proposant un plan d’action. 3. Faire labelliser son engagement. La SRB offre également la possibilité à tout citoyen de devenir « ambassadeur de la biodiversité en Bourgogne » en signant une charte citoyenne. L’UICN France encourage tous les acteurs du territoire à s’engager dans la mise en œuvre de leur stratégie régionale pour la biodiversité, en mettant en place des projets concrets et démonstratifs. Afin de susciter et de soutenir ces engagements, l’UICN France recommande de poursuivre le travail d’animation et de suivi de la SRB bourguignonne. Par ailleurs, compte tenu du nouveau contexte régional, l’UICN France préconise d’y intégrer dès que possible les enjeux et spécificités du territoire franc-comtois, afin d’évoluer vers un dispositif applicable à l’ensemble du territoire et des acteurs de la nouvelle région Bourgogne – Franche Comté. Pour en savoir plus Accéder à la stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne UICN France, 2015. Etat des lieux synthétique des politiques ou stratégies de préservation de la biodiversité des régions de France métropolitaine et en outre-mer. Paris. 4 p. UICN France, 2011. Lignes directrices pour l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine. Paris. 8 p. Egalement disponibles en anglais et en espagnol. UICN France, 2011. Quelles stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine ? Paris. 116 p. Pour plus d’informations sur les travaux de l’UICN France avec les collectivités, consulter la page dédiée. Disponible en téléchargement Plaquette Stratégie régionale pour la biodiversité Bourguignone Contacts Florence Clap, Chargée de programme « Politiques de la biodiversité » Valérie Moral, Chargée de mission « Collectivités territoriales et biodiversité » Tél. : 01 47 07 78 58
LISTES ROUGES DES ESPECES MENACEES
Les Listes rouges fondées sur les catégories et les critères de l’UICN fournissent un bilan objectif du degré de menace pesant sur les espèces en France et dans le monde. >> La Liste rouge mondiale des espèces menacées >> La Liste rouge des espèces menacées en France >> Appui aux Listes rouges régionales
Biodiversité d’Outre-mer
Une exceptionnelle richesse et une responsabilité mondiale de la France pour la protection de la planète Le Comité français de l’UICN publie « Biodiversité d’Outre-mer » un ouvrage de référence présentant les dernières connaissances scientifiques sur la biodiversité terrestre et marine des collectivités françaises d’outre-mer ainsi que les actions mises en œuvre pour la protéger. Grâce à la contribution de plus de 150 experts, il permet de mesurer les efforts accomplis depuis dix ans et de souligner les défis restant à relever pour la conservation de la biodiversité. Un atout exceptionnel, des responsabilités internationales Les collectivités d’outre-mer abritent des richesses naturelles exceptionnelles : l’un des plus importants sites de ponte du monde pour les tortues luth en Guyane, des colonies de millions de manchots dans les archipels de Crozet et de Kerguelen (TAAF), des hauts lieux de reproduction pour les baleines à bosse à Mayotte, la deuxième plus grande barrière de récifs coralliens au monde en Nouvelle-Calédonie… Grâce aux outre-mer, la France possède le 2ème domaine maritime mondial incluant 55 000 km² de récifs coralliens et lagons, soit environ 10 % de la superficie mondiale. Les outre-mer sont caractérisés par leurs très forts niveaux d’endémisme : plus de 98 % de la faune vertébrée et 96 % des plantes vasculaires endémiques à la France sont ultramarins. Cette spécificité implique une responsabilité de premier plan pour la France : si les espèces disparaissent de ces territoires, elles disparaissent de la planète. Les Outre-mer aux premières loges de la crise mondiale de la biodiversité Revers de la médaille, la France se place au sixième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées selon la Liste rouge de l’UICN publiée en 2013. Cette situation est principalement due aux collectivités françaises d’outre-mer comme la Nouvelle-Calédonie, troisième place mondiale pour le nombre de reptiles menacés, ou la Polynésie française, territoire avec le plus grand pourcentage d’espèces d’oiseaux menacées ou éteintes. Des efforts de conservation en 10 ans… à poursuivre et amplifier Pour protéger ce patrimoine, de nombreuses aires protégées ont été créées : deux Parcs nationaux à La Réunion et en Guyane, la plus grande Réserve naturelle nationale dans les TAAF, deux Parcs naturels marins à Mayotte et dans les îles Glorieuses… Ainsi, en dix ans, la superficie cumulée totale des aires protégées en outre-mer a été multipliée par 10. De plus, les inscriptions du lagon de Nouvelle-Calédonie et des Pitons, cirques et remparts de La Réunion sur la liste des biens naturels au Patrimoine mondial de l’UNESCO témoignent de la reconnaissance internationale de ces hauts-lieux de biodiversité. Pour autant, le réseau des aires protégées, marines et terrestres, doit poursuivre son extension et les moyens nécessaires doivent être accordés pour assurer une gestion efficace de ces espaces. Depuis 2003, la prise en compte des enjeux ultramarins dans les politiques de la biodiversité s’est améliorée au niveau national, comme en témoigne la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité, et au niveau européen grâce au financement par la Commission européenne de trois récents appels à projets dédiés à la biodiversité des outre-mer dotés chacun de 2 millions d’euros. Malgré ces signes encourageants, il reste encore à construire une véritable politique européenne pour la biodiversité des outre-mer dotée d’un financement pérenne. Sur le territoire national, les défis de l’intégration de la biodiversité dans les autres politiques, comme celles liées à l’exploitation minière et pétrolière ou à la construction d’infrastructures et l’urbanisme restent majeurs. L’implication des collectivités locales est cruciale sur ces sujets et pour la mise en place de stratégies territoriales pour la biodiversité, comme c’est le cas en ce moment à Mayotte. Le réseau des acteurs de la biodiversité dans les collectivités d’outre-mer s’est structuré donnant lieu à la mise en place de nouveaux programmes de conservation mais les financements des associations de protection de la nature, acteurs essentiels, doivent être consolidés et accrus. Plus globalement, un renforcement des moyens humains et financiers pour la mise en œuvre des politiques de la biodiversité est nécessaire pour répondre efficacement aux enjeux de conservation. Grâce aux outre-mer, la France porte une responsabilité de premier plan au niveau mondial pour enrayer l’extinction de la biodiversité. Elle doit accentuer ses efforts dans ces territoires si elle veut atteindre les objectifs d’Aïchi en 2020 et respecter ses engagements internationaux auprès de la Convention sur la diversité biologique. Biodiversité d’Outre-mer ISBN : 978-2- 915964-06-6 Ouvrage coordonné par Olivier Gargominy et Aurélie Bocquet Coédité par les éditions Roger Le Guen et le Comité français de l’UICN avec le soutien du Ministère des Outre-mer, du Centre National du Livre, de l’Office National des Forêts et de la Fondation Nature et Découvertes. Prix de vente : 45 € En vente en librairie ou auprès du Comité français de l’UICN (uicn@uicn.fr)
10 ème édition de la Fête de la Nature : Du 18 au 22 mai 2016
La Fête de la Nature, c’est chaque année plus de 5 000 manifestations gratuites partout en France et près de 800 000 participants. La Fête de la Nature est depuis 10 ans l’évènement nature de référence en France pour découvrir ou redécouvrir les richesses naturelles souvent insoupçonnées et renouer avec notre environnement. Durant une semaine des milliers de manifestations gratuites sont ainsi organisées par les associations de conservation et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… Sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne, des évènements sont proposés à deux pas de chez soi ! Le thème 2016 : « Passionnés par nature » Et pour son 10ème anniversaire, la Fête de la Nature met à l’honneur les hommes et les femmes qui œuvrent pour la nature au quotidien. L’occasion pour le public de découvrir des métiers et vocations à travers des rencontres, des témoignages d’acteurs et de portraits illustrant les implications de ces « passionnés ». Les dates à ne pas manquer Avis aux organisateurs : Inscrivez vos manifestations ! Entreprises, collectivités, associations et même particuliers, vous avez jusqu’au 11 mai pour les proposer. Pour proposer des manifestations évènements : http://www.fetedelanature.com/je-veux-organiser 15 mars 2016 – Avis au grand public : Retrouvez le programme complet de la Fête de la Nature. 18-22 mai 2016 : Nous y sommes ! Que la fête commence !
Capitale française de la Biodiversité 2016
Qui sera élue Capitale française de la Biodiversité 2016 ? Comme les années précédentes, le Comité français de l’UICN s’associe à cette 6ème édition du concours Capitale française de la biodiversité qui vise à récompenser les collectivités locales mettant en œuvre des démarches exemplaires en matière de protection et de restauration de la biodiversité. Cette nouvelle édition 2016 débute le 1er mars avec pour thème central « Sols et biodiversité ». Ce concours national s’adresse depuis 2010 à toutes les communes de plus de 2 000 habitants, communautés de communes, communautés urbaines ou d’agglomération, syndicats d’agglomération nouvelle ou métropoles, afin d’élire annuellement la « Capitale française de la biodiversité » et de récompenser les collectivités les plus investies dans la protection, la restauration et la valorisation de leur patrimoine naturel. L’édition 2016 porte sur le thème « sols et biodiversité : urbanisme, espaces verts, agriculture, forêt, prévention des risques naturels, les sols sont le socle du vivant ! ». Véritables ressources nécessitant d’être gérées, témoins d’une histoire de la collectivité, sources de vie, les sols sont le socle indispensable du vivant et par conséquent de la plupart des activités humaines à travers l’urbanisme, les espaces verts, les activités agricoles et forestières, la prévention des risques naturels. Les collectivités locales sont en première ligne pour limiter leur dégradation, préserver leur bon fonctionnement voire les restaurer. Les collectivités candidates sont ainsi invitées à présenter des actions exemplaires qu’elles auront réalisées aussi bien en matière d’occupation des sols ou de documents d’urbanisme et de planification, que des actions de connaissances, de gestion ou de restauration écologique de milieux naturels, de désimperméabilisation et de lutte contre l’artificialisation ou l’érosion des sols… Plusieurs ateliers régionaux d’écologie urbaine seront organisés partout en France pour sensibiliser l’ensemble des acteurs concernés. Le premier est organisé à Paris jeudi 10 mars 2016, par Natureparif et le CNFPT. Les villes et intercommunalités ont jusqu’au 31 mai 2016 pour faire parvenir leur candidature en se connectant sur le site du concours www.capitale-biodiversite.fr Le concours Capitale française de la Biodiversité est organisé par Plante & Cité, centre technique national sur les espaces verts et le paysage urbain, et Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France en coordination avec la mission de préfiguration de l’Agence française pour la Biodiversité dans le cadre de l’expérimentation de la régionalisation de la future Agence française pour la biodiversité. Il est soutenu par le Ministère du Logement et de l’Habitat durable, le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, ainsi que par le Secrétariat exécutif de la Convention sur la diversité biologique des Nations-Unies. Enfin, il s’appuie sur de nombreux autres partenaires, comme l’UICN France, réunis au sein de son comité scientifique et technique, organe unique de gouvernance et d’évaluation du concours. Pour plus d’informations : Consulter le site internet dédié au concours : http://www.capitale-biodiversite.fr/ Consulter la liste des ateliers régionaux : http://www.capitale-biodiversite.fr/ateliers Contacts presse : Ophélie RICCI, chargée de Communication de Natureparif, ophelie.ricci@natureparif.fr, tél. 01 83 65 40 31 – Ludovic Provost, chargé de communication de Plante & Cité, ludovic.provost@plante-et-cite.fr, tél. 02 41 72 38 15