#NatureForAll : Un mouvement pour inspirer l’amour de la nature

#NaturePourTous / #NatureForAll est un mouvement collectif, créé à la suite du Congrès mondial des parcs en 2014, en collaboration avec la Commission mondiale de l’Éducation et de la Communication et de la Commission mondiale des Aires Protégées de l’UICN. Ce mouvement a été lancé lors du Congrès mondial de la nature en septembre 2016, à Hawaï. Il vise à inspirer une nouvelle génération de penseurs et de gens d’actions, de tous les secteurs de la société, à se rapprocher de la nature et à agir pour soutenir sa conservation. Imagine #NatureForAll from #NatureForAll on Vimeo. À la base, l’idée est très simple : plus nous sommes nombreux à faire l’expérience de la nature, à nous en rapprocher et à communiquer l’amour que nous éprouvons pour elle, plus le soutien à l’égard de la conservation sera grand. Nous sommes nombreux à respecter et à apprécier la nature, mais des études révèlent que de nombreuses personnes, en raison de diverses circonstances, de leur style de vie ou des occasions dont elles disposent, font face à des obstacles qui les empêchent de faire l’expérience de la nature et de s’en rapprocher. Néanmoins, la nature a besoin du soutien et de l’action de nous tous. Un changement s’impose.   Reconnaissant qu’aucune organisation ne peut à elle seule concrétiser cette vision, nous demandons aux membres de la famille de l’UICN et à tous, de se joindre à ce mouvement et d’allumer l’étincelle du changement pour : • accroître la SENSIBILISATION et motiver des personnes de tous les horizons à s’ouvrir à la nature et à ses valeurs ; • favoriser la création d’occasions permettant à tous de faire l’EXPÉRIENCE de la nature et se s’en RAPPROCHER ; • créer des moments de transformation qui deviendront des voies vers le rapprochement et vers un engagement personnel durable favorisant l’action dans le domaine de la CONSERVATION. Nous vous invitons à vous joindre au mouvement pour créer un monde avec #NaturePourTous / #NatureForAll.   Pour contribuer au mouvement vous pouvez : • Utilisez le mot-clic #NaturePourTous / #NatureForAll dans les médias sociaux. • Indiquez que votre projet ou programme fait partie de #NaturePourTous / #NatureForAll.   Faites connaître la vision de #NaturePourTous / #NatureForAll auprès de vos partenaires actuels et nouveaux : • Adhérer au réseau #NaturePourTous / #NatureForAll et tirer profit de la publicité croisée. • Inscrivez votre programme ou projet à http://NatureForAll.global. • Racontez-nous ce que vous faites ou comptez faire pour rapprocher de nouveaux publics de la nature et accroître la sensibilisation, l’expérience et l’établissement de liens avec la nature.

Lancement de la journée mondiale des zones humides 2017

La Journée mondiale des zones humides sera lancée le 2 février 2017, sur le marais de Brouage en Charente-Maritime. Elle réunira les partenaires de la JMZH, la presse et les acteurs locaux engagés dans la préservation des milieux humides. En 2017, le thème choisi par le bureau de la convention de Ramsar est « Les zones humides pour la prévention des catastrophes ». En effet, ces milieux protègent les populations d’une grande variété de catastrophes naturelles, y compris celles aggravées par le changement climatique. Ces milieux humides renforcent ainsi la résilience des territoires, telles de véritables infrastructures naturelles gratuites. Cette nouvelle édition met également à l’honneur la francophonie, en offrant la possibilité aux pays francophones de saisir en ligne leurs animations, de bénéficier de l’application BaladOmarais etc. Le français étant l’une des trois langues officielles de la convention de Ramsar avec l’anglais et l’espagnol, cette ouverture pourrait faire naître de nouvelles collaborations entre pays francophones et entre sites Ramsar. Cette journée sera l’occasion d’échanger sur ces thèmes au travers de deux tables rondes rassemblant des experts, décideurs et gestionnaires. La première traitera du rôle des zones humides dans la prévention des catastrophes naturelles et la seconde sera dédiée à la francophonie au travers d’exemples de coopération entre territoires francophones autour de la gestion des milieux humides. L’après-midi sera l’occasion de découvrir le marais de Brouage et ses alentours. Il sera proposé plusieurs visites mêlant patrimoine historique, patrimoine naturel et prévention des catastrophes naturelles. Cet évènement est organisé par le collectif composé de l’association Ramsar France, le Forum des marais atlantiques, la communauté de communes Bassin de Marennes, la communauté d’agglomération de Rochefort Océan, le Conseil départemental de Charente-Maritime et l’Agence française avec le soutien de nombreux partenaires nationaux et locaux.   Cette journée sera également l’occasion du lancement régional 2017 de la JMZH sur la région Nouvelle Aquitaine. Les Conservatoires d’espaces naturels de cette région (Aquitaine, Limousin et Poitou Charentes) organiseront en fin de journée un ciné-conférence à destination du grand public à Rochefort (17).   L’UICN France, partenaire de cette journée depuis plusieurs années, invite ses membres et ses experts à participer et s’inscrire avant le 25 janvier 2017 en cliquant sur ce lien.   Pour plus d’informations Site : http://www.forum-zones-humides.org/JMZH-2017.aspx Contact : fthinzilal@forum-marais-atl.com

La forêt s’invite à l’école – Journée internationale des forêts

La forêt s’invite à l’école, volet pédagogique de la Journée internationale des forêts La journée internationale des forêts, proclamée par l’Organisation des Nations Unies, le 21 mars de chaque année, met à l’honneur la forêt, l’arbre et le bois à travers l’organisation de nombreuses manifestations à destination du grand public. A partir de la rentrée 2016, et événement se décline également auprès du public scolaire par la mise en place de l’opération « La forêt s’invite à l’école ». Portée par le ministère de l’Agriculture, de l’alimentation et de la forêt, l’association Teragir, l’interprofession France Bois Forêt, en lien avec le Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’opération associe de nombreux partenaires dont le Centre national de la propriété forestière (CNPF) et l’Office national des forêts (ONF). Les écoles primaires, les collèges, les lycées et les établissements d’accueil périscolaires peuvent proposer des projets de parcours pédagogiques du 1er octobre 2016 au 21 février 2017 sur le site internet de l’opération. Les parcours doivent se dérouler sur plusieurs séances au cours de l’année scolaire et aborder les fonctions économiques, environnementales et sociales de la forêt. Les dossiers retenus pourront bénéficier d’animations réalisées par des forestiers de l’ONF ou du CNPF, ou de plants forestiers fournis par les pépiniéristes. 100 interventions seront animées par des forestiers de l’ONF et 25 par le CNPF pour l’année scolaire 2016-2017. Cet engagement traduit l’attachement du monde forestier à l’éducation à l’environnement et au développement durable. La Commission Education et Communication de l’UICN France soutient cette initiative et invite ses membres et experts à y participer.   Pour plus d’informations Site internet : http://www.journee-internationale-des-forets.fr/organiser-un-parcours-pedagogique/organiser-un-parcours-pedagogique-la-foret-s-invite-a-l-ecole.html

Liste rouge de l’UICN : Les girafes et de nouvelles espèces d’oiseaux menacées

Cancun, Mexique, 7 décembre 2016 (UICN) – Plus de 700 espèces d’oiseaux nouvellement identifiées ont été évaluées pour la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN, et 11% d’entre elles sont menacées d’extinction. Cette mise à jour révèle un déclin dévastateur de la girafe, causé par la destruction des habitats, les troubles civils et la chasse illégale. La population totale de la girafe a subi un déclin de 40% ces 30 dernières années. Elle est classée dans la catégorie Vulnérable sur la Liste rouge de l’UICN.  La mise à jour de la Liste rouge publiée aujourd’hui comprend aussi les premières évaluations d’espèces sauvages d’orge, de mangue et d’avoine, ainsi que d’autres espèces sauvages apparentées à des plantes cultivées. Ces espèces sont de plus en plus importantes pour la sécurité alimentaire, car leur diversité génétique peut contribuer à améliorer la résistance des cultures aux maladies, à la sécheresse et à la salinité. La mise à jour de la Liste rouge a été publiée aujourd’hui lors de la 13e session de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB COP13), qui a lieu à Cancun, au Mexique. La Liste rouge de l’UICN comprend actuellement 85 604 espèces, dont 24 307 sont menacées d’extinction.    « Un grand nombre d’espèces disparaissent avant même d’avoir été décrites, » déclare Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN montre que l’ampleur de la crise mondiale de l’extinction pourrait être supérieure à ce que nous pensions. Les gouvernements réunis à Cancun lors du sommet de la biodiversité des Nations Unies ont l’immense responsabilité d’intensifier leurs efforts afin de sauvegarder la biodiversité de notre planète, et ceci non pas seulement pour son propre bien, mais pour répondre à des impératifs humains tels que la sécurité alimentaire et le développement durable.»    Des espèces d’oiseaux nouvellement identifiées et déjà menacées Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN comprend une nouvelle évaluation de toutes les espèces d’oiseaux. Grâce à une étude taxonomique très complète réalisée par BirdLife International en collaboration avec le Handbook of the Birds of the World (Guide des oiseaux du monde), 11 121 espèces d’oiseaux au total ont été évaluées. 742 espèces d’oiseaux nouvellement identifiées ont été évaluées, dont 11% sont menacées. Par exemple, le Troglodyte de Serna (Thryophilus sernai), récemment décrit, est classé En danger, car plus de la moitié de son habitat pourrait disparaître suite à la construction prévue d’un barrage. L’Artamie azurée des Comores (Cyanolanius comorensis) est aussi En danger à cause de la perte de ses habitats due à l’agriculture et à la dégradation causée par des plantes envahissantes. Parmi les espèces d’oiseaux nouvellement identifiées, treize entrent dans la Liste rouge dans la catégorie Éteinte. Un grand nombre d’entre elles, dont Acrocephalus yamashinae, une espèce de l’île de Pagan, l’Akepa de O’ahu (Loxops wolstenholmei) et l’’Apapane de Laysan (Himatione fraithii) ont disparu au cours des 50 dernières années. Toutes ces espèces étaient endémiques de différentes îles, probablement anéanties par des espèces envahissantes. « Malheureusement, l’identification de plus de 700 espèces « nouvelles » ne signifie pas que les oiseaux de la planète se portent mieux », précise Ian Burfield, Coordinateur scientifique mondial de BirdLife. « À mesure que nous approfondissons nos connaissances, nos craintes se confirment : l’agriculture non durable, l’exploitation forestière, les espèces envahissantes et d’autres menaces, comme le commerce illégal qui a été mis en relief ici, continuent à conduire beaucoup d’espèces vers l’extinction. »  Les évaluations de la Liste rouge de l’UICN montrent aussi que des oiseaux très populaires pourraient bientôt disparaître à l’état sauvage si des mesures de sauvegarde adéquates ne sont pas prises. Des espèces emblématiques, comme le Perroquet jaco (Psittacus erithacus) – un animal de compagnie très prisé capable d’imiter le langage humain,- risquent de disparaître à l’état sauvage, dû à la destruction des habitats et à des captures non durables. Le perroquet jaco, natif d’Afrique centrale, était classé Vulnerable et est maintenant En danger. Une étude dirigée par BirdLife International a constaté que, dans certains secteurs du continent, les populations de perroquet jaco ont diminué de 99%. La situation est particulièrement urgente en Asie : le Garrulaxe à front roux (Garrulax rufifrons), le Loriquet de Forsten (Trichoglossus forsteni) et le Bulbul à tête jaune (Pycnonotus zeylanicus), parmi d’autres espèces, sont reclassés dans des catégories de risque plus élevées en raison de l’impact du commerce illégal de faune sauvage. Il a été prouvé que les méthodes de capture non durables réalisées pour le commerce des oiseaux, particulièrement à Java, sont responsables de l’aggravation du statut de nombreuses espèces. Cependant, la situation s’améliore pour certains des oiseaux les plus rares et les plus vulnérables de la planète : ceux qui se trouvent seulement sur de petites îles isolées. Le Bouvreuil des Açores (Pyrrhula murina), le Pluvier de Sainte-Hélène (Charadrius sanctaehelenae), et le Zostérops des Seychelles (Zosterops modestus) font partie des espèces endémiques insulaires qui sont maintenant classées dans des catégories de risque moins élevées, leur statut s’étant amélioré grâce à d’intenses efforts de conservation, après avoir été au bord de l’extinction.   La girafe L’emblématique girafe (Giraffa camelopardalis), le mammifère le plus grand en hauteur et l’un des animaux les plus reconnaissables de la planète, est maintenant menacée d’extinction. L’espèce, répandue en Afrique australe et orientale, avec des sous-populations plus petites et isolées en Afrique occidentale et centrale, passe de la catégorie Préoccupation mineure à Vulnérable, car les populations ont subi un déclin dramatique atteignant 36 à 40%, passant d’environ 151 702 ou 163 452 girafes en 1985, à 97 562 in 2015. La croissance de la population humaine a des effets négatifs sur de nombreuses sous-populations de girafes. La chasse illégale, la destruction des habitats, l’expansion de l’agriculture et des exploitations minières, les conflits croissants entre l’homme et la faune sauvage, ainsi que les troubles civils, poussent l’espèce vers l’extinction. Sur les neuf sous-espèces de girafes, trois comptent des populations en croissance, cinq des populations en déclin et une reste stable. Une résolution adoptée lors du Congrès mondial de la nature en septembre dernier appelle à prendre des mesures pour inverser le déclin de la girafe.  

Un nouveau programme de soutien à la société civile africaine

Après 10 ans de succès, un nouveau programme de soutien à la la société civile africaine est lancé par le FFEM et l’UICN France pour renforcer l’action sur la biodiversité et le climat Le Programme de Petites Initiatives (PPI) renouvelle pour les 3 prochaines années son appui à la société civile africaine active dans la protection de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. Une nouvelle convention est signée aujourd’hui entre le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN France), pour la mise en œuvre de ce programme, au moment où il célèbre ses 10 années d’existence.   De petits projets pour de grands enjeux Depuis 2006, le Programme de Petites Initiatives, financé par le FFEM, accompagne directement les organisations de la société civile (OSC) des pays d’Afrique subsaharienne actives dans la préservation de la biodiversité grâce à des subventions d’un montant maximum de 50 000 €. En 10 ans, 144 organisations ont reçu une aide de ce programme dont la gestion est assurée par l’UICN France et le programme Afrique Centrale et de l’Ouest de l’UICN (UICN-PACO). Les projets apportent des résultats concrets pour la conservation de la nature en Afrique et intègrent le plus souvent, dans leurs actions, des activités génératrices de revenus qui bénéficient directement aux populations locales et à leur développement socio-économique (par ex. plus de 60 projets de développement de filières de commercialisation de produits naturels ont été financés). Le PPI constitue aujourd’hui le principal outil de la coopération française finançant directement les OSC de pays du sud pour des actions spécifiques de conservation.   Une société civile africaine renforcée pour répondre aux défis environnementaux Le PPI contribue à renforcer les capacités des organisations africaines grâce à un accompagnement de proximité mis en œuvre par l’UICN-PACO. Progressivement certaines de ces OSC sont devenues des acteurs majeurs au sein de leurs pays respectifs. Elles participent aujourd’hui à des commissions nationales, mènent des actions de plaidoyer auprès des responsables politiques, partagent leur expertise, etc. Le PPI a permis la constitution et la structuration de réseaux et d’alliances entre acteurs travaillant sur les mêmes thématiques ou/et au sein d’une même région. Ces partenariats se sont même parfois étendus à l’international, aboutissant à la création de synergies et coopérations entre acteurs de la société civile au Nord et au Sud.   Une nouvelle phase PPI pour consolider les actions et encourager les dynamiques régionales L’objectif de cette nouvelle phase, est de continuer à soutenir les OSC afin de favoriser l’émergence d’une masse critique d’organisations capables de mener des actions concrètes sur le terrain, de travailler ensemble et d’influencer les politiques publiques et les acteurs du secteur privé. A titre d’exemple, le PPI va poursuivre son accompagnement à l’Alliance pour la conservation des Grands Singes en Afrique Centrale (GSAC), qui regroupe six OSC de quatre pays d’Afrique Centrale (Gabon, Congo Brazzaville, RDC et Cameroun) et dont l’objectif est de contribuer à la conservation des grands singes et de leurs habitats tout en appuyant le développement des communautés locales. Leur mise en réseau permettra de mutualiser les efforts, de valoriser les travaux des membres et de communiquer et porter des messages au niveau régional et international en faveur des grands singes d’Afrique (le Gorille de l’Est, le Gorille de l’Ouest, le Chimpanzé et le Bonobo), tous menacés d’extinction.   Pour en savoir plus Page dédiée au PPI Site internet du FFEM   Documents joints Communiqué de presse Dossier de presse sur les 10 ans du PPI

L’UICN à la COP 13 de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB)

La 13ème Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique se tient du 4 au 17 décembre 2016 à Cancun au Mexique. À mi-parcours de la Décennie des Nations Unies sur la biodiversité 2011-2020, l’UICN salue tous les efforts positifs réalisés mais souligne qu’il reste encore beaucoup à faire pour atteindre les 20 Objectifs d’Aichi. Il ne reste plus que quatre ans pour que le Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 soit achevé. La COP13 met l’accent sur les enjeux de l’intégration de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique au sein des politiques, plans et programmes et sectoriels et intersectoriels (agriculture, pêche, tourisme, infrastructures…). L’UICN demande donc aux Etats Parties de renforcer leurs actions à travers la mise en œuvre des stratégies nationales pour la biodiversité. L’UICN a préparé un document de position sur les différents sujets de l’ordre du jour qui seront débattus à la COP13, dans lesquels l’Union a été particulièrement impliquée pour la réalisation du Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020. L’UICN organise et participe à plusieurs événements parallèles et forums pour présenter ses propositions et débattre des principaux enjeux. Un calendrier complet des événements est disponible ici. Après le succès du Congrès mondial de la nature qui s’est tenu à Hawaï en septembre 2016, l’UICN apporte à Cancun son tout nouveau programme 2017-2020, les 112 résolutions et recommandations adoptées pour faire face aux défis les plus urgents de la planète et le message des engagements d’Hawaï.   Pour plus d’informations Consulter le site internet de l’UICN monde Document de position de l’UICN pour la COP13/COP-MOP2 en français Lien vers la COP 13

Liste rouge nationale : le déclin des oiseaux nicheurs se poursuit en France

Huit ans après le précédent état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge des oiseaux nicheurs fait apparaître une situation qui s’est aggravée sur le territoire métropolitain : un tiers des espèces est désormais menacé, contre un quart en 2008. La réévaluation du niveau de menace pesant sur les 284 espèces d’oiseaux nicheurs recensées en France métropolitaine montre que la situation s’est détériorée pour 48 espèces entre 2008 et 2016, tandis que 15 seulement ont vu leur état s’améliorer durant cette période. Au total, 92 espèces sont classées menacées dans l’Hexagone. L’analyse des informations les plus récentes et l’évaluation de la situation de chaque espèce ont été conduites durant un an par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Société d’études ornithologiques de France (SEOF) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (septembre 2016)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Synthèse des changements de catégories entre 2008 et 2016• Rapport d’évaluation sur les oiseaux nicheurs• Publication : UICN France, MNHN, LPO, SEOF & ONCFS (2016). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de France métropolitaine. Paris, France.  Photo bandeau :Tarier des prés © Frédéric Jiguet

Congrès mondial de la nature de l’UICN – Suivez toutes les actualités

  Le Congrès mondial de la nature de l’UICN offre la possibilité de suivre toutes ses dernières nouvelles sur son site internet : Les avancées et résultats du congrès sont disponibles sur : http://iucnworldconservationcongress.org/fr   L’UICN France et le Congrès : Le Congrès mondial de la nature de l’UICN a été l’occasion pour l’équipe du Comité français présente sur place de créer et d’animer un blog relatant les principaux événements auxquels elle participe : http://wcc2016.blogspot.com/

Le réchauffement des océans affecte la nature et les humains

La dernière étude sur le réchauffement des océans révèle l’ampleur de ses impacts sur la nature et les humains Honolulu, Hawai’i, 5 septembre (UICN) – Le réchauffement des océans affecte les humains de façon directe, et les impacts se font déjà sentir, y compris sur les stocks de poissons et les rendements agricoles, la violence des événements climatiques, et l’augmentation de risques provenant de maladies transmises par l’eau, selon ce qui est présenté comme l’étude la plus complète disponible sur le sujet, lancée le 5 septembre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se déroule actuellement à Hawai’i.  Le rapport, intitulé Explaining ocean warming: Causes, scale, effects and consequences, étudie les effets du réchauffement des océans sur les espèces, les écosystèmes et les bénéfices que les océans offrent aux humains. Rédigé par 80 scientifiques originaires de 12 pays, il présente les preuves scientifiques détectables d’impacts sur la vie marine, des micro-organismes jusqu’aux mammifères, et qui sont susceptibles d’augmenter significativement même en cas de scénario à faibles émissions. « Le réchauffement des océans est l’un des problèmes cachés les plus importants de cette génération – et pour lequel nous sommes totalement mal-préparés » affirme la Directrice générale de l’UICN, Inger Andersen. « La seule façon de préserver la riche diversité de la vie marine et de conserver la protection et les ressources que l’océan nous fournit est de diminuer rapidement et significativement les émissions de gaz à effet de serre. » Le réchauffement des océans affecte déjà tous les écosystèmes, des régions polaires jusqu’aux régions tropicales, et conduit des groupes entiers d’espèces comme les planctons, les méduses, les tortues et les oiseaux de mer à remonter de 10 degrés de latitude vers les pôles. Cela entraîne la perte des aires de reproduction pour les tortues et les oiseaux de mer, et affecte les chances de succès de la reproduction des mammifères marins, selon ce rapport. En détruisant l’habitat des poissons et en poussant les espèces de poissons à se déplacer vers des eaux plus froides, le réchauffement des océans affecte les stocks de poissons dans certaines zones, et devrait entraîner une réduction des prises dans les régions tropicales, toujours selon ce rapport. En Afrique de l’Est et dans l’océan Indien occidental, par exemple, le réchauffement des océans a réduit l’abondance de certaines espèces de poissons en tuant certaines parties de récifs coralliens dont ceux-ci dépendent, ajoutant aux pertes causées par la surpêche et les techniques de pêche destructives. En Asie du Sud-est, les prises des pêcheurs en mer devraient diminuer de 10 à 30% d’ici à 2050 par rapport aux niveaux de 1970-2000, car la répartition des espèces de poissons se modifiera dans le cas d’un scénario de maintien du statu quo pour les émissions de gaz à effet de serre. « Une grande partie de la chaleur issue du réchauffement anthropique depuis les années 1970 – un  ahurissant 93% – a été absorbée par l’océan, qui agit comme tampon face aux changements climatiques, mais cela a un coût. Nous avons été profondément étonnés par l’échelle et l’ampleur des effets du réchauffement de l’océan sur des écosystèmes entiers, ce que ce rapport a très bien montré » affirme Dan Laffoley, Vice-président Milieu marin de la Commission mondiale des aires protégées de l’UICN, et l’un des principaux auteurs. Le rapport présente également les preuves que le réchauffement des océans entraîne une augmentation des maladies dans les populations végétales et animales, et a un impact sur la santé humaine, car les agents pathogènes (notamment la bactérie porteuse du choléra et certaines proliférations algales responsables de maladies neurologiques comme la ciguatera) se diffusent plus facilement dans des eaux plus chaudes. Le réchauffement des océans affecte également le climat, avec diverses répercussions sur les humains. Le nombre d’ouragans violents a augmenté à un taux d’environ 25-30% par degré de réchauffement mondial, selon le rapport. Le réchauffement des océans a conduit à une augmentation des précipitations dans les latitudes moyennes et les zones de moussons, et à une diminution des précipitations dans diverses régions sous-tropicales. Ces changements auront des effets sur les rendements des cultures dans d’importantes régions agricoles comme l’Amérique du Nord et l’Inde, selon ce rapport. La protection offerte par les océans et leurs écosystèmes contre les changements climatiques – comme l’absorption de grandes quantités de CO2 et la protection des orages et de l’érosion – est susceptible de se réduire parallèlement au réchauffement des océans, toujours selon ce rapport.   Les recommandations du rapport incluent : la reconnaissance de la gravité des impacts du réchauffement des océans sur les écosystèmes océaniques et les avantages offerts aux humains, le développement des aires marines protégées, la mise en place d’une protection juridique pour la haute-mer, une meilleure évaluation des risques sociaux et économiques associés au réchauffement des océans, la réduction des lacunes dans les connaissances scientifiques, ainsi que la réduction rapide et significative des émissions de gaz à effet de serre.   La conservation des océans est l’un des principaux thèmes abordés par le Congrès de l’UICN qui se déroule actuellement, où les Membres de l’UICN voteront sur des motions liées à la protection de la haute-mer et aux aires protégées en Antarctique, entre autres.

Un partenariat pour les Zones Clés pour la Biodiversité

Des acteurs clés de la conservation s’unissent pour cartographier, monitorer et préserver les sites vitaux pour le maintien de la vie sur Terre   Hawaii, 3 septembre 2016 – 11 des principales organisations mondiales de la conservation de la nature annoncent un nouveau et ambitieux partenariat pour identifier, cartographier, monitorer et préserver les Zones Clés pour la Biodiversité (ZCB) – des sites qui abritent notamment des habitats vitaux pour les espèces menacées – en y engageant plus de 15 millions de dollars dans les cinq années à venir. Cette annonce a été effectuée pendant le Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tient actuellement à Hawaii, États-Unis d’Amérique. Le Partenariat pour les ZCB permettra de mobiliser des ressources et des compétences afin d’identifier et de cartographier les Zones Clés pour la Biodiversité dans le monde entier. Le suivi de ces sites permettra de détecter des menaces potentielles et de définir des mesures de conservation pertinentes. Le Partenariat apportera aussi des conseils aux gouvernements nationaux en vue de l’expansion de leur réseau d’aires protégées, et collaborera avec le secteur privé afin d’aider les entreprises à réduire et à atténuer l’impact de leurs activités sur la nature.  « Il s’agit d’une initiative d’une importance vitale pour la biodiversité de notre planète, » dit Braulio Ferreira de Souza Dias, Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique. « Ce Partenariat renforcera les efforts de conservation sur le plan mondial en mettant en lumière des sites d’importance internationale qui nécessitent des mesures de conservation urgentes. Il contribuera aussi à atteindre les objectifs du Plan stratégique pour la biodiversité et permettra aux gouvernementaux nationaux et aux organisations environnementales de veiller à ce que les moyens limités dont on dispose soient affectés aux sites vitaux pour la nature. » L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a travaillé avec des centaines d’experts et de décideurs afin d’élaborer un Standard mondial pour l’identification des Zones Clés pour la Biodiversité. Ce Standard sera également présenté lors du Congrès mondial de la nature, lundi 5 septembre. « Notre planète est à la croisée des chemins et nous devons d’urgence prendre des mesures si nous voulons qu’elle soit en mesure de continuer à assurer notre existence, » dit Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Connaître l’emplacement et les raisons pour lesquelles un site est considéré comme vital pour la survie d’espèces menacées est un élément essentiel de tout développement durable et deviendra crucial pour la réalisation des Objectifs du développement durable. » Plus particulièrement, les informations relatives aux Zones Clés pour la Biodiversité contribueront à atteindre l’Objectif de développement durable 14, relatif à la conservation et l’utilisation durable des océans, et l’Objectif 15, sur la gestion des forêts, la lutte contre la désertification et l’arrêt du processus de dégradation des sols. Le Partenariat pour les ZCB peut tirer profit du solide bilan des partenaires en matière d’identification, suivi et préservation de sites. Depuis 40 ans, BirdLife International a identifié plus de 13 000 Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux et de la Biodiversité, terrestres et marines, dans toutes les régions du monde, par le biais de ses 120 partenaires nationaux et d’autres acteurs, tandis que le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques a apporté son appui à l’identification de 6000 Zones Clés pour la Biodiversité dans les « points chauds » de la biodiversité mondiale. Plus de 18 000 Zones Clés pour la Biodiversité, d’importance mondiale et régionale, ont été identifiées et cartographiées, dont le Parc national Ujung Kulon en Indonésie, qui abrite la dernière population connue du Rhinocéros de Java (Rhinoceros sondaicus), classé En danger critiques d’extinction, et la zone marine protégée de Molokai à Hawaii, dont les eaux peu profondes sont le seul site connu du corail Porites pukoensis, En danger critique d’extinction.   Le nouveau partenariat va fédérer tous ces efforts sous une bannière commune : les Zones Clés pour la Biodiversité.   Le réseau de ZCB sera étendu à d’autres espèces et écosystèmes en utilisant le Standard mondial des ZCB. Ces données permettront d’orienter les décideurs pour reconnaître les zones nécessitant une sauvegarde et aideront un grand nombre d’utilisateurs à définir leurs priorités en matière de conservation, respecter les engagements pris au niveau international et mettre en œuvre leurs politiques environnementales. Les partenaires de cette initiative pour les ZCB sont les suivants : l’Amphibian Survival Alliance, BirdLife International, Conservation International, le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques, le Fonds pour l’environnement mondial, Global Wildlife Conservation, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), NatureServe, la RSPB, la Wildlife Conservation Society et le Fonds mondial pour la nature. « Promouvoir et mettre en œuvre des solutions de conservation efficaces nécessite d’avoir des stratégies globales clairement identifiées, » dit Naoko Ishii, directrice générale et présidente du FEM.  « À cet égard, nous sommes fiers d’être l’un des membres fondateurs de ce nouveau partenariat pour aider à cartographier et à protéger certains aspects les plus précieux de la biodiversité de la planète. »