Une seule santé : le Comité français de l’UICN appelle à intégrer la biodiversité au cœur des politiques de santé

Face à l’accélération conjointe des crises sanitaire et écologique, le Comité français de l’UICN soutient l’urgence d’adopter une vision de la santé fondée sur l’interdépendance entre humains, animaux, plantes et écosystèmes. Dans une publication diffusée aujourd’hui, il montre, avec de nombreux exemples à l’appui, que protéger la santé humaine doit se faire en prenant soin de celle des autres animaux, des plantes et des écosystèmes. Depuis plus de deux décennies, les expert/es de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et de l’IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) démontrent que les humains, les autres espèces animales, végétales, et les écosystèmes sont conjointement affectés par l’artificialisation et la dégradation des habitats naturels, les pollutions, le changement climatique, et la multiplication des interactions entre humains et faune sauvage. La pandémie de Covid‑19 a propulsé ces avertissements au premier plan : 75 % des maladies humaines émergentes sont d’origine zoonotique, et jusqu’à 25 % des pathologies chroniques sont aujourd’hui liées à des facteurs environnementaux. Ces chiffres illustrent une réalité longtemps ignorée : la santé humaine est indissociable de celle des autres êtres vivants et des écosystèmes. « Notre approche sanitaire a oublié le lien qui existait entre le vivant et les humains, elle est trop anthropocentrique, plaçant la santé humaine au-dessus de la nature et sans lien avec elle. Les crises récentes ont mis en exergue les relations d’interdépendance existant entre la nature et les êtres humains, en soulignant leur dimension planétaire », déclare Violaine du Pontavice, présidente de la commission droit et politiques environnementales du Comité français de l’UICN. Depuis 2004, l’UICN joue un rôle moteur dans la promotion et l’ancrage de l’approche Une seule santé au niveau international. Lors des Congrès mondiaux de la nature, ses organisations membres ont adopté plusieurs résolutions appelant les États à intégrer le concept Une seule santé (« One Health ») dans leurs politiques publiques. L’approche est inscrite dans la Vision stratégique à 20 ans de l’UICN comme l’un des huit domaines clés présentant un potentiel transformateur pour la biodiversité. Pourtant, en France comme ailleurs, ces recommandations peinent encore à irriguer le cadre législatif et les politiques sectorielles, malgré des avancées ponctuelles et des tentatives de structuration. Dans une nouvelle publication, le Comité français de l’UICN propose de mieux comprendre ce concept devenu incontournable et de l’intégrer dans les politiques et les décisions publiques. Ce travail de long terme a mobilisé un grand nombre d’organisations membres et d’expert/es du Comité français de l’UICN, issus d’horizons disciplinaires variés. A l’occasion de la Journée mondiale de la santé le 7 avril prochain, et de l’organisation par la France du One Health Summit à Lyon, le Comité français de l’UICN appelle à travers les recommandations de cette brochure, à une transformation profonde des politiques de santé pour intégrer le vivant. Parmi les 19 recommandations du Comité français de l’UICN pour la mise en œuvre de l’approche Une seule santé, les recommandations suivantes peuvent être considérées comme prioritaires : Adopter une loi et une stratégie nationale Une seule santé, soutenues par une gouvernance interministérielle dédiée. Cette proposition vise à intégrer de manière cohérente les dimensions de santé animale, végétale, humaine et environnementale dans l’ensemble des politiques publiques, en garantissant l’harmonisation des cadres normatifs. La gouvernance proposée devra associer les ministères chargés de la Santé, de l’Agriculture et de l’Agro-alimentaire, de la Transition écologique, et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, afin d’assurer un pilotage coordonné, un suivi renforcé et une véritable transversalité des actions. Faire de la lutte contre le commerce illégal et de la réduction des interactions inutiles ou illicites entre humains et faune sauvage une priorité nationale et de coopération transfrontière. Le commerce, l’utilisation ou la consommation d’animaux sauvages — qu’il s’agisse d’alimentation, de pharmacopée, de mode, d’animaux de compagnie, de pratiques culturelles ou de tourisme — constituent des pressions majeures sur de nombreuses espèces. Ces pratiques représentent également un risque important pour la santé publique en favorisant la transmission d’agents pathogènes entre la faune sauvage et l’être humain. Les flux liés au trafic engendrent aussi une importante dispersion géographique de ces agents pathogènes, et accroissent le risque de transmission entre populations animales de régions différentes et de contamination. Une action renforcée est donc essentielle pour protéger la biodiversité tout en limitant les risques sanitaires associés. Faire de la préservation et de la restauration de la biodiversité un pilier structurant de la politique sanitaire nationale. Les actions de protection, de restauration et d’amélioration de la gestion durable des écosystèmes contribuent directement à la réduction des risques sanitaires, en renforçant les fonctions écologiques qui régulent les agents pathogènes, les vecteurs et les pressions environnementales. Dans cette perspective, les aires protégées et les Solutions fondées sur la Nature (SfN), qui s’inscrivent dans une approche systémique et intégrée du vivant, constituent des leviers particulièrement efficaces pour opérationnaliser l’approche Une seule santé. Il est donc nécessaire de renforcer leur déploiement et leur efficacité, notamment par la mobilisation de financements dédiés, par leur intégration dans les politiques sectorielles et par le développement de dispositifs d’évaluation de leurs bénéfices sanitaires et écologiques. Renforcer la mobilisation des territoires dans le déploiement de politiques et d’actions relevant de l’approche Une seule santé. Il s’agit d’encourager les collectivités territoriales à poursuivre et structurer leurs initiatives en élaborant des stratégies Une seule santé intégrant ce principe dans l’ensemble des secteurs d’action publique, notamment via des outils tels que la planification écologique, les documents de planification territoriale ou encore l’évaluation environnementale. Cette dynamique devra être accompagnée par une reconnaissance nationale des initiatives territoriales exemplaires ainsi que par la mise en place de dispositifs financiers adaptés pour soutenir leur mise en œuvre, leur diffusion et leur pérennisation. Consultez et téléchargez la brochure Comprendre le concept Une seul santé Lire le communiqué de presse Contact Florence Clap Responsable Politiques de la biodiversitéComité français de l’UICNflorence.clap@uicn.fr Photo bandeau : © Olivier Briand
Parcs éoliens terrestres et marins : quels leviers pour réduire leurs impacts sur la biodiversité ?

Le Comité français de l’UICN publie aujourd’hui une analyse et des recommandations sur la réduction des impacts des parcs éoliens terrestres et marins sur la biodiversité. L’objectif de cette publication est de faire évoluer les pratiques pour une meilleure conciliation entre transition énergétique et préservation de la nature, en accompagnant la filière éolienne et les pouvoirs publics, dans la réduction des impacts. Le Comité français de l’UICN poursuit ainsi ses travaux sur la séquence « Eviter-Réduire-Compenser », après sa publication sur l’amélioration de la prise en compte de la biodiversité dans la planification et la conception des projets éoliens et photovoltaïques*, correspondant au nécessaire évitement des impacts sur la biodiversité. Dans sa stratégie de transition énergétique, la France prévoit la décarbonation du mix énergétique en réduisant les consommations, en électrifiant les usages et en développant les énergies bas-carbone. La nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) prévoit entre autres de tenir un rythme de déploiement d’environ 1,3 GW de puissance éolienne terrestre chaque année, soit 35 à 40 GW d’ici 2035, et de viser 15 GW de puissance installée d’éolien offshore à ce même horizon. Le Comité français de l’UICN soutient le développement des énergies renouvelables comme un levier important d’atténuation du changement climatique et de sécurisation de l’approvisionnement énergétique français, mais appelle à ce que les enjeux de biodiversité soient systématiquement pris en compte dans la planification et la mise en œuvre de chaque projet. En effet, le développement des énergies renouvelables, comme tout projet d’infrastructures, engendre des impacts potentiellement significatifs sur les habitats naturels et les espèces. Les parcs éoliens, à terre comme en mer, peuvent engendrer une dégradation des écosystèmes, une perte d’habitats naturels pour les espèces, des perturbations comportementales et des mortalités de la faune volante comme les oiseaux et les chauves-souris. Les incidences des parcs éoliens dépendent de leur localisation et de la nature des sites d’implantation, d’où l’importance, en premier lieu, de la planification spatiale et des mesures d’évitement. En phase de construction, d’exploitation et de démantèlement, des mesures de réduction visent à limiter les impacts n’ayant pas pu être évités. L’efficacité de certaines de ces mesures est démontrée par la science, comme par exemple l’arrêt des éoliennes dans les conditions d’activité des chauves-souris ou les rideaux de bulles pour limiter la propagation du bruit sous-marin. D’autres mesures, comme les Systèmes de Détection Automatique de l’Avifaune (SDA), font l’objet d’une évolution et d’une diffusion rapides, suivant les progrès des technologies sur lesquelles elles se reposent. L’efficacité de ces dernières doit cependant systématiquement être évaluée afin que leur intérêt pour la réduction des impacts de l’éolien sur la biodiversité soit prouvée de manière transparente. Au fil de quatre grandes fiches thématiques, où des retours d’expérience de développeurs éoliens sont mis au regard des connaissances scientifiques, le Comité français de l’UICN montre que la prise en compte de la biodiversité est nécessaire et possible dans la réalisation et l’exploitation des projets éoliens, au travers de mesures de réduction pensées avec rigueur et pragmatisme. Cette publication conduit, en conclusion, à la formulation de recommandations pour améliorer les pratiques en matière de réduction d’impacts sur la biodiversité et poursuivre leur déploiement. Le Comité français de l’UICN s’est appuyé sur l’expertise de son réseau de membres et d’expert(e)s et a pu compter sur la mobilisation de chercheurs/euses français.e.s et internationaux pour l’accompagner dans la réalisation de ce travail. Celui-ci s’inscrit dans une démarche de facilitation du dialogue et de partage de connaissances entre les différents acteurs de la transition énergétique et de la conservation de la nature. Cette brochure a été réalisée avec le soutien de l’Ademe, du Ministère de la Transition écologique, du Fonds AXA pour le Progrès Humain, de la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale et d’Engie Green France. Consulter la brochure : La réduction des impacts sur la biodiversité des parcs éoliens terrestres et marins. Visionner le Webinaire Réduction éolien terrestre et marin. Lire la brochure précédente : Améliorer la prise en compte de la biodiversité dans la planification et la conception des projets éoliens et photovoltaïques. Photo bandeau : © Paul Bonfils, Freepik, Aurélien Audevard.
Deuxième appel BESTLIFE2030 visant à mobiliser plus de 8 millions d’euros pour 81 projets en faveur de la biodiversité dans les régions ultrapériphériques et les PTOM de l’UE

Le deuxième appel à propositions dans le cadre du programme BESTLIFE2030 mobilisera plus de 8 millions d’euros pour soutenir 81 projets locaux en faveur de la biodiversité dans les régions ultrapériphériques (RUP) et les pays et territoires d’outre-mer (PTOM) de l’Union européenne. Les résultats confirment le vif intérêt suscité par le programme et marquent une étape importante dans la mise en œuvre de son budget global de 23,4 millions d’euros, qui devrait permettre de soutenir environ 234 projets dans le cadre de quatre appels à propositions. S’appuyant sur le premier appel, qui a octroyé 57 subventions et mobilisé 5,57 millions d’euros, ce deuxième cycle élargit à la fois le nombre d’initiatives soutenues et la diversité des organisations menant des efforts de conservation sur le terrain. Résultats du portefeuille Les 81 projets recommandés pour un financement reflètent une large couverture géographique dans les RUP et les PTOM. L’appel confirme l’intérêt continu des parties prenantes dans tous les territoires et démontre une adoption régulière à mesure que le programme progresse dans sa phase de mise en œuvre. Ensemble, les premier et deuxième appels représentent une part substantielle du soutien prévu par le programme, renforçant le rôle de BESTLIFE2030 dans le renforcement des capacités de conservation de la biodiversité dans certaines des régions les plus riches et les plus vulnérables d’Europe sur le plan écologique. Thèmes prioritaires Le portefeuille du deuxième appel met fortement l’accent sur les actions écologiques pratiques et concrètes. La restauration des écosystèmes et la conservation des espèces apparaissent comme les types d’actions les plus courants, ce qui confirme l’importance accordée à la lutte contre la dégradation des habitats et à la protection des espèces menacées et endémiques. Les principales catégories thématiques comprennent la restauration des écosystèmes, la restauration des espèces, la gestion durable, les zones protégées et la gestion des espèces exotiques envahissantes. Dans l’ensemble, le portefeuille montre une concentration sur les résultats directs en matière de biodiversité, conformément à l’objectif du programme qui consiste à renforcer la résilience des écosystèmes et à intensifier les efforts de conservation dans les territoires d’outre-mer de l’UE. Large participation et leadership local Le deuxième appel reflète un large engagement de la part de différents types d’organisations. Les principaux candidats sont des organisations non gouvernementales, des instituts de recherche, des autorités locales et d’autres entités éligibles. L’élargissement des critères d’éligibilité entre les appels a permis une plus grande participation, soutenant ainsi un large éventail d’acteurs travaillant au niveau territorial. Cette approche renforce l’engagement du programme à renforcer l’appropriation locale et la prise de décision dans le domaine de la biodiversité. En permettant aux organisations implantées dans les régions de diriger des projets, BESTLIFE2030 continue de promouvoir un modèle qui soutient les initiatives de conservation locales adaptées à des contextes écologiques spécifiques. Prochaine phase Avec deux appels à projets désormais clôturés et deux autres prévus, BESTLIFE2030 progresse régulièrement vers la mise en œuvre complète de son budget de 23,4 millions d’euros. Les 81 projets recommandés vont maintenant passer à la phase de contractualisation et de mise en œuvre. À mesure que les activités commenceront sur le terrain, elles contribueront directement à renforcer les actions de conservation dans les RUP et les PTOM et à faire progresser les objectifs de l’UE en matière de biodiversité. Les résultats du deuxième appel témoignent de la dynamique continue et de l’intérêt soutenu pour le programme, renforçant son rôle en tant que mécanisme clé pour soutenir la conservation de la biodiversité dans les régions d’outre-mer de l’Europe. Photo bandeau : © La société PRO-VISION
Publication d’une évaluation de l’IPBES sur le lien entre entreprises et biodiversité

L’IPBES a publié son dernier rapport sur les entreprises et la biodiversité : le Comité français de l’UICN soutient pleinement les analyses et constats et appelle l’ensemble des acteurs à collaborer et s’en saisir. Selon la nouvelle évaluation de l’IPBES sur les entreprises et la biodiversité, les actions positives des entreprises et des institutions financières sont essentielles à la transition vers un système économique juste et durable. Cette évaluation met en garde contre le fait que le déclin accéléré de la biodiversité et des contributions de la nature à l’humanité n’est pas seulement un problème environnemental, mais aussi un risque systémique qui menace la stabilité économique mondiale, les marchés financiers et le bien-être humain. L’évaluation méthodologique par l’IPBES[1] des conséquences de l’activité des entreprises sur la biodiversité et sur les contributions de la nature aux populations et de la dépendance des entreprises à leur égard (connu sous le nom de Rapport « Entreprises & biodiversité » ou « Business and Biodiversity Report ») a été approuvée lors de la 12e session de la plénière de l’IPBES, qui s’est tenue à Manchester, au Royaume-Uni, (du 3 au 8 février 2026) par les représentants des 150 gouvernements membres de l’IPBES. Le rapport constate que les conditions actuelles dans lesquelles les entreprises opèrent ne sont globalement pas compatibles avec la réalisation d’un avenir juste et durable, et que ces conditions perpétuent également des risques systémiques. Le rapport souligne qu’un changement fondamental est possible et nécessaire pour créer un environnement propice permettant d’aligner ce qui est rentable pour les entreprises sur ce qui est bénéfique pour la biodiversité et les populations. « S’engager en faveur de la nature n’est pas une option pour les entreprises, c’est une nécessité. Les entreprises sont à la fois des bénéficiaires de la nature et des acteurs majeurs de son déclin. Elles ont donc un rôle essentiel à jouer pour garantir une gestion responsable de notre environnement. Cette démarche est vitale pour leurs résultats financiers, leur prospérité à long terme et la transformation nécessaire à un avenir plus juste et plus durable. » explique le Professeur Ximena Rueda Fajardo, School of Management de l’Universidad de los Andes, coprésidente de l’Evaluation des Entreprises et de la Biodiversité de l’IPBES. Cette évaluation préparée par 80 experts internationaux issus de 35 pays de toutes les régions du monde et de diverses disciplines, a nécessité trois ans de développement et s’appuie sur des milliers de références. Le rapport, composé de six chapitres est accompagné par un résumé pour décideurs (gouvernements, entreprises, société civile) avec l’énonciation de messages-clés pour faciliter le passage à l’action. Il met en évidence des méthodes et plus de 100 actions spécifiques pour mesurer et répondre aux impacts et dépendances des entreprises, à l’intention des entreprises, des gouvernements, des institutions financières et de la société civile, notamment : Des stratégies transparentes et crédibles pour suivre les impacts et les dépendances vis-à-vis de la nature. Des indicateurs spécifiques à chaque secteur pour mesurer les résultats en matière de biodiversité tout au long des chaînes de valeur. Un engagement inclusif avec les peuples autochtones et les communautés locales, reconnaissant leurs connaissances et leurs droits. Le Comité français de l’UICN est déjà mobilisé sur un certain nombre des solutions proposées telles que : Accompagnement d’entreprises pour évaluer leurs impacts et dépendances vis-à-vis de la biodiversité, intégrer la biodiversité dans leur stratégie et renforcer leurs actions pour la préserver Contributeur et évaluateur des initiatives telles que « Act4Nature International » et « Entreprise engagée pour la nature » Soutien à des actions de protection et de restauration de la nature d’entreprises Développement et accompagnement sur des outils et des approches permettant de mieux connaître les impacts des entreprises et cibler les actions à mener (STAR, listes rouges, standard mondial des Solutions fondées sur la Nature, RHINO). Sensibilisation des dirigeants et collaborateurs aux enjeux biodiversité. Réalisation d’études sur les impacts biodiversité sur la chaîne de valeur amont de certains produits et sensibilisation des connaissances des services achats des entreprises. Réflexions et travaux pour structurer et améliorer l’action des entreprises (reporting biodiversité, certificats biodiversité, cadre d’action positif pour la nature, économie de régénération). L’évaluation de l’IPBES sur les entreprises et la biodiversité donne également un nouvel élan à la mise en œuvre de la résolution approuvée par les membres de l’UICN lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2025 et proposée par le Comité français de l’UICN, intitulée « Définir un cadre solide pour le Positif pour la nature pour les entreprises ». Cette évaluation arrive à point nommé, après l’adoption du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité en 2022 et à quatre ans de l’échéance pour atteindre ses objectifs pour 2030. Le Cadre précise clairement que la mise en place d’un avenir positif pour la nature nécessite une approche globale de la société, y compris du secteur privé, et comprend un objectif spécifique en matière d’engagement et de divulgation d’informations par les entreprises. Cela signifie que les entreprises et les institutions financières sont tenues non seulement d’atténuer leurs propres impacts négatifs, mais aussi de contribuer aux objectifs mondiaux en faveur de la nature, c’est-à-dire d’obtenir des résultats positifs pour la nature. L’ensemble des acteurs doivent maintenant collaborer et se saisir de ce rapport dans cette perspective. Photo bandeau : © Jevgenij Voronov/Unsplash [1] Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques
Pour une stratégie dédiée aux outre-mer pour le 4ᵉ Plan national milieux humides (2026–2030)

A l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, le Comité français de l’UICN, via le Pôle relais Zones humides tropicales (PRZHT) qu’il anime, a publié sa Proposition de stratégie outre-mer du 4ᵉ Plan national milieux humides (PNMH 2026–2030). Remise au ministère de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, cette proposition de stratégie constitue une feuille de route inédite et ambitieuse, spécifiquement pensée pour répondre aux enjeux écologiques, climatiques, sociaux et culturels des zones humides des territoires ultramarins. Des milieux clés pour l’avenir des territoires Mangroves, mares, lagunes, forêts marécageuses, vasières ou encore ripisylves : les milieux humides d’outre-mer concentrent une biodiversité exceptionnelle, fournissent des services écosystémiques essentiels (régulation de l’eau, protection contre les risques naturels, stockage du carbone) et sont au cœur des équilibres sociaux et culturels des territoires. Pourtant, ces milieux restent parmi les plus menacés : urbanisation, pollutions, espèces exotiques envahissantes, artificialisation, impacts croissants du changement climatique et événements extrêmes. Une proposition co-construite, territorialisée et opérationnelle Cette proposition de stratégie est le fruit d’un important travail de co-construction, mené par l’équipe du PRZHT, épaulée par Mélanie Herteman – docteure en écologie, spécialiste mangroves & zones humides – en partenariat avec 151 acteurs mobilisés en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte (services de l’État, collectivités, gestionnaires, chercheurs, associations, usagers). Structurée autour de trois grands axes – AGIR, MOBILISER, CONNAÎTRE – cette proposition décline : des mesures concrètes de protection, de gestion et de restauration des milieux humides par territoire, le renforcement des compétences locales, de la gouvernance et des coopérations régionales, le développement de la connaissance, de la cartographie et du suivi des milieux humides ultramarins. Elle s’inscrit pleinement dans les objectifs de la Stratégie nationale biodiversité 2030 et du PNMH4, en proposant une approche adaptée aux réalités locales des outre mer. Ce travail a bénéficié du soutien financier du ministère de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, de la DEAL Guadeloupe et de la DGTM Guyane, ainsi que d’un comité de relecture rassemblant de nombreux partenaires institutionnels. Lien vers la stratégie Photo bandeau © Pôle Relais sur les Zones Humides Tropicales
Les mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis menacées, selon la Liste rouge des écosystèmes en France

La Liste rouge des écosystèmes en France évalue pour la première fois les mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis, selon les critères et la méthodologie de l’UICN. Ces deux écosystèmes, respectivement classés « Vulnérable » et « En danger critique », sont menacés par de multiples pressions, à la fois locales et globales, parmi lesquelles le changement climatique joue un rôle central. Des écosystèmes sous pressions Les mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis subissent des pressions importantes comme l’urbanisation, les remblaiements et les pollutions, qui entraînent une réduction de leur surface et une dégradation de leur état écologique. Elles sont également particulièrement exposées à l’élévation du niveau de la mer, l’un des effets majeurs du changement climatique sur les zones littorales. Les mangroves de Wallis sont évaluées « En danger critique » (CR). Si récemment leur surface semble stable, voire en légère augmentation, leur distribution très restreinte, leur structure en étroites franges côtières, ainsi que la configuration de l’île, basse et entièrement ceinturée par une route limitant leur extension dans les terres, les rendent éminemment sensibles aux événements climatiques extrêmes et à la montée des eaux. Les mangroves de Nouvelle-Calédonie sont évaluées « Vulnérables » (VU) avec un niveau d’incertitude compris entre les catégories « Vulnérable » et « En danger » (VU-EN). L’urbanisation est la pression principale qui affecte la distribution de ces mangroves. Bien que concentrée localement, elle a déjà entraîné des pertes importantes de superficies de mangroves par le passé. Aujourd’hui encore, la pression sur ces milieux fragiles reste bien réelle. Tout comme les mangroves de Wallis, l’élévation du niveau de la mer constitue un facteur déterminant du risque d’effondrement de l’écosystème. En raison des incertitudes quant aux effets du changement climatique à moyen terme, qui peuvent varier selon le contexte et les différents scénarios, le niveau de menaces pesant sur les mangroves de Nouvelle-Calédonie oscille entre les catégories « Vulnérable » et « En danger ». Renforcer la protection et les connaissances La Liste rouge des écosystèmes de mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis révèle également qu’un certain nombre de critères ont abouti à l’évaluation « Données Insuffisantes » (DD), faute de données suffisantes ou homogènes sur le long terme. Ceci souligne l’importance de renforcer, parallèlement aux efforts de conservation, des programmes d’acquisition de connaissances sur le fonctionnement des mangroves dans ces deux collectivités d’outre-mer. Outre leur biodiversité remarquable, les mangroves ont de multiples rôles écologiques et rendent de nombreux services écosystémiques essentiels à la résilience des territoires, tels que le stockage de carbone, la limitation des risques naturels (érosion côtière, submersion marine, impacts des tempêtes) ou la filtration des eaux. Pour anticiper l’évolution de ces écosystèmes clés et afin d’assurer leur avenir, il apparaît nécessaire de pérenniser les programmes de suivi de la biodiversité des mangroves et des processus écologiques qu’elles soutiennent, et de mieux connaître les réponses de ces écosystèmes au changement climatique, notamment face à la montée du niveau marin, et en tenant compte du contexte particulier de chaque collectivité. Ces connaissances sont essentielles pour renforcer les actions de conservation et de restauration menées sur ces écosystèmes menacés. Consulter la brochure : La Liste rouge des écosystèmes en France – Les mangroves du Pacifique Nouvelle-Calédonie et Wallis, Le rapport technique : La Liste rouge des écosystèmes en France – Les mangroves du Pacifique Nouvelle-Calédonie et Wallis, Le communiqué de presse. Photo bandeau © Sylvain Corbel
Le B.A.-BA des stratégies régionales pour la biodiversité

Les stratégies régionales pour la biodiversité (SRB), devenues obligatoires avec la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages de 2016, constituent aujourd’hui l’un des principaux cadres d’action pour préserver et restaurer la biodiversité à l’échelle régionale. Mais concrètement, qu’est-ce qu’une SRB ? Quels sont ses objectifs et ses caractéristiques ? Qui en sont les acteurs clés, et comment ces stratégies sont-elles déployées sur l’ensemble du territoire ? Pour répondre à ces questions, le Comité français de l’UICN publie, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité et le Ministère de la transition écologique, la fiche introductive de la boîte à outils des SRB. Cette nouvelle fiche, intitulée « Le B.A.-BA des stratégies régionales pour la biodiversité », plante le décor : elle offre une vision claire et synthétique de ce qu’est une SRB, et du déploiement de ces stratégies en France métropolitaine et d’outre-mer. Elle propose notamment : une présentation des caractéristiques fondamentales d’une SRB : définition, objectifs, contenu, gouvernance ; un état des lieux national des SRB ; une introduction à la boîte à outils et aux fiches qui la composent. Élaborée par le Comité français de l’UICN et son groupe de travail « Collectivités & Biodiversité », en partenariat avec l’Office français de la biodiversité et le Ministère de la transition écologique, la boîte à outils des SRB est un outil opérationnel destiné à accompagner les territoires dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de leurs stratégies en faveur de la biodiversité. Chaque fiche propose des pistes méthodologiques illustrées par des retours d’expériences territoriales sur des thèmes identifiés par le groupe de travail « Collectivités & Biodiversité » comme étant prioritaires pour « réussir » sa stratégie. Si elle s’adresse en priorité aux Régions et à leurs partenaires (ARB, services et opérateurs de l’État principalement), elle peut également être mobilisée par toute collectivité (Département, Intercommunalité, Ville) engagée dans une stratégie biodiversité. Ce travail s’inscrit dans plus de dix années d’accompagnement du Comité français de l’UICN pour soutenir le développement et le renforcement des SRB. Plus d’informations ici. Contact : Valérie Moral, Coordinatrice “Collectivités & Biodiversité”. Télécharger la fiche « Le B.A.-BA des SRB »
Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature – Bilan du Comité français de l’UICN

Bilan du Comité français de l’UICN à Abu Dhabi Du 9 au 15 octobre, plus de 10 000 participants se sont réunis à Abu Dhabi à l’occasion du 8ème Congrès mondial de la nature de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Face à l’accélération de l’érosion de la biodiversité et la fragilisation du multilatéralisme, cet événement majeur, à la fois fédérateur et structurant, a permis de dégager de nouvelles orientations et d’adopter des décisions qui façonneront l’agenda environnemental international, dans la continuité de la dynamique amorcée lors du Congrès de Marseille en 2021. En ce sens, le Congrès a adopté 148 motions portant sur divers enjeux prioritaires afin d’amplifier les efforts de conservation de la biodiversité dont 8 motions nouvelles et urgentes. Parmi celles-ci, 38 motions avaient été préparées par les Membres et les experts du Comité français de l’UICN, qui les a appuyés dans leur rédaction et leur valorisation. Cinq grands enseignements peuvent être tirés du Congrès mondial de la nature 2025 et de la participation française à cet évènement que nous vous proposons de découvrir dans notre bilan en téléchargement. Consulter la note bilan du Congrès mondial de la nature. Photo bandeau : © IUCN
Congrès mondial de la nature : les grandes conclusions

Le Congrès mondial de la nature, organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) s’achève aujourd’hui à Abu Dabi. Il a rassemblé plus de 10 000 participant.es sur place, et plusieurs milliers en visioconférence. Le réseau français de l’UICN y était particulièrement bien représenté (ONG, ministères, collectivités locales) et y a fait adopter le plus grand nombre de résolutions. Organisé tous les 4 ans, le Congrès mondial rassemble les organisations membres de l’UICN (plus de 1 400 Etats, agences gouvernementales, collectivités locales, ONG, représentant.es des peuples autochtones) et ses expert.es (plus de 16 000). Il permet d’identifier, de débattre et d’adopter des positions sur les enjeux prioritaires de conservation de la nature à travers des évènements organisés dans deux enceintes – le Forum et l’Exposition, vastes espaces d’échange et de débat – et l’Assemblée générale, par le vote de motions. Le Congrès mondial 2025 a été marqué par plusieurs temps forts, tels que : l’actualisation de la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN et de la Liste rouge européenne des pollinisateurs ; le lancement du nouveau standard mondial de l’UICN pour les Solutions fondées sur la Nature ; l’annonce des sites labellisés dans la Liste verte des aires protégées de l’UICN ; l’adoption de la vision stratégique de l’UICN à 20 ans et son programme mondial pour les 4 prochaines années ; L’annonce de l’organisation du prochain Congrès mondial des aires protégées et conservées, qui se tiendra au Panama en 2027. Une cérémonie en l’honneur de Jane Goodall, figure emblématique de la conservation de l’UICN, y a également été organisée. Les acteurs français de la conservation à l’honneur Les acteurs français de la conservation se sont distingués par leur mobilisation et leurs nombreuses contributions aux actions de l’UICN : Parmi les sites labellisés de la Liste verte des aires protégées, trois sites – la réserve biologique forestière du Champ du Feu et celle de Hochfeld (Bas-Rhin), ainsi que le parc naturel marin d’Iroise (Finistère) – ont vu leur label renouvelé ; Le Comité français de l’UICN a organisé et participé à de nombreux évènements de présentation du nouveau standard international des Solutions fondées sur la Nature, auquel il a largement contribué, et travaille d’ores et déjà à faciliter sa mise en œuvre, à travers des outils et ressources à destination des acteurs publics et privés ; Le lancement de la 7e phase du Programme de Petites Initiatives, programme historique du Comité français de l’UICN en appui aux organisations de la société civile. Benjamin Bassono de l’ONG « les Anges Gardiens de la Nature », partenaire du PPI au Burkina Faso depuis 2019, a reçu le prestigieux Ranger Award lors du Congrès mondial ; Une déclaration commune des acteurs francophones de la conservation identifiant les priorités d’action pour les prochaines décennies ; Dix motions portées par des membres français de l’UICN ont été adoptées sur des sujets de première importance pour l’atteinte des objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité. Celles-ci s’ajoutent aux 28 motions portées par des membres français de l’UICN adoptées par vote électronique en amont du Congrès. Les premières motions portées par des collectivités locales ont été adoptées, sur les forêts urbaines et péri-urbaines (Ville de Paris) et le rôle des des aires protégées régionales ou infranationales dans l’atteinte de l’objectif 30×30 (Région Ile-de-France) ; En réaction aux feux de forêts d’une ampleur inédite à travers le monde en 2025, le Comité français de l’UICN et ses membres ont déposé une motion nouvelle et urgente pour renforcer la prévention et la lutte contre les incendies qui ravagent les milieux naturels. Avec 38 motions, la France est le pays dont le plus grand nombre de motions a été adopté. « Ce congrès nous a permis de présenter nos propositions sur plusieurs enjeux portés par les membres français de l’UICN comme le financement de la conservation de la biodiversité, la protection de la haute mer et des glaciers, ou des approches nouvelles comme la libre évolution et Une seule santé. Nous étions aussi à nouveau présents pour montrer notre engagement en faveur des Solutions fondées sur la Nature et de la Liste verte des aires protégées de l’UICN », indique Sébastien Moncorps, directeur du Comité français de l’UICN. Le renouvellement de la Présidence et la déclaration finale Les Membres ont également approuvé le nouveau programme de l’UICN pour les quatre années à venir et élu le nouveau Conseil d’administration international de l’UICN, avec la réélection de la présidente, Razan Al Mubarak, et celle de Maud Lelièvre, réélue en tant que conseillère régionale pour l’Europe de l’Ouest, également présidente du Comité français de l’UICN. Le Congrès de l’UICN a adopté sa déclaration finale, l’Appel à l’action d’Abu Dabi, réaffirmant la nature comme fondation de notre humanité et de notre bien-être, l’importance du multilatéralisme, de la coopération, de la justice, de l’équité, de la science et de l’éducation pour amplifier les actions pour la conservation. « La dynamique du Congrès doit maintenant se traduire en actions concrètes. Notre rôle, au sein du Comité français, est de décliner la feuille de route mondiale à l’échelle nationale. Cela passe par l’accompagnement des acteurs – entreprises, collectivités, gestionnaires d’espaces naturels – avec les standards et l’expertise scientifique de l’UICN, comme la Liste rouge des écosystèmes ou la Liste verte des aires protégées. », conclut Maud Lelièvre, présidente du Comité français de l’UICN. Pour aller plus loin : Le communiqué de presse du Congrès mondial de la nature 2025 Photo bandeau : © IUCN
Des forêts aux récifs coralliens : l’excellence dans la conservation au cœur des Prix de la Liste verte

Au cours d’une nuit de célébration, de reconnaissance et de détermination mondiale renouvelée, la cérémonie de remise des prix de la Liste verte a illuminé le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2025 à Abu Dhabi avec un message puissant : lorsque la nature gagne, nous gagnons tous. © Marcus Rose / Workers Photos – Green List Awards at the IUCN World Conservation Congress 2025 in Abu Dhabi Organisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la cérémonie a honoré 27 nouvelles inscriptions sur la Liste verte de l’UICN des aires protégées et conservées au cours de l’année écoulée, portant le total à 104 inscriptions, couvrant désormais 230 sites individuels dans le monde. Ces sites illustrent des succès vérifiés de la conservation, combinant une gouvernance équitable, un fort engagement communautaire, l’intégrité écologique et une gestion efficace. « En un peu plus d’une décennie, la Liste verte de l’UICN est devenue une référence mondiale pour l’excellence en matière de conservation », a déclaré la Dr Grethel Aguilar, Directrice générale de l’UICN. « Avec plus de 100 sites inscrits, elle inspire des communautés du monde entier à viser les plus hauts standards, pour la nature et pour les personnes ». Soutenus par le mécanisme de garantie mondialement reconnu de l’UICN, les sites de la Liste verte sont des exemples rigoureusement analysés, évalués par des pairs et des références internationales en matière de conservation efficace et équitable. La Norme de la Liste verte de l’UICN constitue la base de cette qualité et crédibilité, donnant aux parties prenantes nationales et internationales la confiance nécessaire pour investir dans des aires protégées et conservées qui profitent à la fois à la nature et aux personnes. « La Liste verte est la norme mondiale ouvrant la voie vers des aires protégées et conservées efficaces et équitables, inspirant des actions qui offrent de réels avantages à la fois pour les personnes et pour la planète », a déclaré Thierry Lefebvre, Responsable du programme de la Liste verte à l’UICN. Une célébration mondiale, des champions locaux Les sites récompensés cette année couvrent 13 pays d’Afrique, d’Asie, des Amériques, de France et d’Asie occidentale, y compris des sanctuaires marins, des parcs nationaux, des réserves privées et des sites du Patrimoine mondial. Des forêts luxuriantes de Côte d’Ivoire aux merveilles côtières du Vietnam, ces sites sont la preuve qu’une conservation efficace est en cours à grande échelle. Les sites récompensés incluent : Côte d’Ivoire : parc national de la Comoé et complexe du parc national de Taï – réserve partielle de faune N’zo Chili : parc national du Cerro Castillo Brésil : réserve privée de Lote Cristalino Colombie : sanctuaire de la flore et de la faune des Galères et parc naturel national de Gorgona États-Unis : réseau d’aires marines protégées de Californie Chine : composante Bogda du site du Patrimoine naturel mondial du Xinjiang Tianshan, site du Patrimoine naturel mondial de Huanglong, réserve naturelle nationale du Hubei Dalaoling, réserve naturelle nationale du Hubei Mulinzi, réserve naturelle nationale du Hubei Wufeng Houhe, réserve naturelle nationale de la salamandre géante du Hunan Zhangjiajie, réserve naturelle nationale des oiseaux rares des zones humides du Jiangsu Yancheng, réserve naturelle nationale de Shaanxi Zhouzhi France : réserve biologique gérée du Champ du Feu, réserve biologique gérée de Hochfeld, parc naturel marin d’Iroise Malaisie : réserve forestière de Pin Supu Jordanie : réserve marine d’Aqaba Liban : réserve naturelle des cèdres d’Al Shouf Arabie Saoudite : réserve d’Ibex, réserve royale du roi Abdulaziz, réserve naturelle royale du roi Salman, parc national de Sharaan et aire protégée UruqBani Ma’ arid Émirats Arabes Unis : aire protégée de l’île Sir Bu Nair Vietnam : parc national de Con Dao Une conservation crédible : une assurance qui donne des résultats Ce qui distingue la Liste verte de l’UICN, c’est son processus de garantie indépendant. Chaque site est évalué par rapport à la Norme de la Liste verte de l’UICN, qui repose sur quatre éléments : une bonne gouvernance, une conception et une planification saines, une gestion efficace et des résultats éprouvés en matière de conservation. Ce processus est dirigé par plus de 300 experts locaux et internationaux, et vérifié par des évaluateurs indépendants, garantissant que les résultats soient fiables et les progrès mesurables. Stimuler les engagements mondiaux et l’élan régional La Liste verte de l’UICN est plus qu’une reconnaissance, c’est une norme pour des engagements nationaux, des objectifs politiques mondiaux et une transformation positive pour la nature. Alors que le monde s’efforce de mettre en œuvre le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité, la Liste verte offre un moyen pratique de suivre la cible 3 (30×30) tout en garantissant la qualité, l’équité et la durabilité. Un élan croissant : Plus de 300 sites dans le monde sont désormais sur la voie d’une certification par la Liste verte de l’UICN. De nouveaux engagements nationaux ont émergé en Asie centrale, dans la région du Triangle de corail, en Europe de l’Est et en Amérique centrale et latine, ouvrant la voie à une collaboration régionale plus étendue. Les gouvernements et les partenaires adoptent la Liste verte de l’UICN non seulement pour évaluer les progrès accomplis, mais aussi pour stimuler les investissements et la responsabilité dans les aires protégées et conservées. Envisager l’avenir La cérémonie de cette année marque également l’intégration croissante de la Liste verte de l’UICN dans les programmes d’adaptation climatique, de conservation autochtone et de finance durable. Alors que le monde se prépare à franchir des étapes importantes en 2026 et au-delà, la Liste verte de l’UICN se positionne comme un puissant levier pour une action unifiées, par-delà les secteurs et les frontières. À Abu Dhabi, la célébration rejoignait la détermination : une détermination à développer le mouvement, à soutenir davantage de sites et à faire en sorte que les aires protégées et conservées soient plus que des traits sur une carte. Ce sont des paysages d’espoir vivants et florissants. Le partenariat France-UICN a été un moteur clé dans le soutien et l’expansion du programme de la Liste verte de l’UICN. Avec le soutien financier de la France, notamment à travers l’Agence française de développement (AFD), le ministère de la Transition écologique et le