La Fête de la Nature 2018 est lancée !

La nouvelle édition de la Fête de la nature débute aujourd’hui ! Après plusieurs mois de préparation, voici venu le temps de la fête ! La nature sera célébrée cette année dans 1019 lieux répartis sur l’ensemble du territoire. Avec les classiques balades et randonnées et aussi de belles programmations de la part des collectivités locales, de nombreuses ouvertures par des particuliers de leurs jardins refuges de biodiversité. Et pour la première fois cette année, des visites de jardins des Préfectures ! La Fête de la nature, ce sont 5 jours de manifestations gratuites dans toute la France au contact direct de la nature, pour permettre à tous les publics de la découvrir ou la re découvrir du 23 au 27 mai 2018.  À chaque édition, ce sont plus de 800 000 curieux qui se rendent dans la nature, à travers les 5 000 manifestations organisées partout en France.   Le thème 2018 : Voir l’invisible Beaucoup d’aspects de la nature ne sont pas perceptibles au premier regard. Il est souvent nécessaire de chercher, d’observer, de prendre le temps, d’attendre, de se lever tôt, de se coucher tard, d’oser sortir des sentiers battus… …et de se faire guider par ceux qui connaissent et préservent toutes ces merveilles. La Fête de la Nature 2018 propose de faire changer les regards. Si vous souhaitez y participer et trouver une manifestation près de chez, rendez-vous sur le site internet de la Fête de la Nature ou cliquez sur le programme complet.   Et aussi les résultats d’une enquête d’opinion réalisée à l’occasion de la Fête de la Nature : La Fête de la Nature révèle les résultats de son étude exclusive sur « Le rapport des Français à la nature », réalisée en partenariat avec YouGov. Elle montre que plus de 8 Français sur 10 souhaitent que la préservation de la biodiversité devienne une priorité gouvernementale. L’ensemble des résultats est disponible ici.     Plus d’informations – Le site internet de la Fête de la nature – Le programme complet – Les résultats de l’étude « Le rapport des Français à la nature »

La France accueillera le Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille en 2020

A l’issue de l’annonce de Nicolas Hulot ce jour, le Comité français de l’UICN se réjouit de l’accueil officiel du Congrès mondial de la nature de l’UICN en France, à Marseille en 2020. Cet événement constitue une opportunité unique, avec la conférence de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra aussi en 2020 en Chine, de renforcer l’action pour la préservation de la biodiversité, tant au niveau national qu’au niveau international.    Le Congrès mondial de la nature, un événement clé pour tous les acteurs de l’environnement Organisé tous les quatre ans par l’UICN, le Congrès mondial de la nature rassemble des milliers de représentants de gouvernements, des ONG, du monde scientifique, des collectivités locales et des entreprises pour renforcer les efforts de protection de la biodiversité et promouvoir les solutions que la nature apporte pour relever les défis actuels de notre planète, comme le changement climatique. Le dernier Congrès mondial (Hawaii, USA, 2016) a accueilli environ 10 000 participants. Il a permis de dresser un état des lieux actualisé de l’état de la biodiversité dans le monde, de débattre des enjeux et des solutions, et d’adopter plus de 100 résolutions, dont 11 proposées par les membres français de l’UICN (pour le bilan synthétique, cliquez ici et pour les informations complètes sur le congrès, cliquez ici) Depuis l’Assemblée générale qui fonda l’UICN en 1948 à Fontainebleau, c’est la première fois que la France accueille le congrès mondial de l’UICN. La Ville de Marseille permettra de mettre en avant les atouts terrestres et maritimes de la France, dans un environnement régional avec des espaces protégés remarquables et des enjeux forts : la Méditerranée est dans l’un des 35 points chauds de la biodiversité mondiale (hotspots). La Ville est engagée, avec le Comité français de l’UICN, dans la mise en place d’une stratégie biodiversité et a déjà accueilli des événements internationaux sur l’environnement comme le 3ème Congrès international des aires marines protégées en 2013.   Une mobilisation indispensable pour une année 2020 cruciale sur la biodiversité Dans un contexte d’érosion continue de la biodiversité, tant au niveau mondial qu’au niveau national, une mobilisation générale est nécessaire à tous les niveaux pour enrayer sa disparition et agir pour sa reconquête. Le Congrès mondial de la nature de l’UICN et la 15ème Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique, qui se tiendra la même année en Chine, offrent une opportunité unique de placer la biodiversité au cœur de l’agenda politique, national et international, ainsi que de sensibiliser le grand public et de mobiliser le plus grand nombre d’acteurs possibles en faveur de la conservation de la nature. L’année 2020 sera ainsi une année décisive pour la biodiversité : l’atteinte des 20 grands objectifs internationaux (objectifs d’Aichi) adoptés en 2010 sera évaluée et un nouveau plan d’action pour les 10 prochaines années sera approuvé par les 196 Etats membres de la Convention de l’ONU. Le Congrès est aussi une formidable opportunité de valoriser les expériences et l’expertise françaises auprès de la communauté internationale de la conservation rassemblée par l’UICN et de contribuer directement à l’identification et la mise en œuvre de solutions pour stopper l’érosion de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN organisera le 7 juin 2018 à Paris son Congrès français de la nature pour lancer la mobilisation de tout son réseau dans cette perspective.   Plus d’informations – Le communiqué de presse d’annonce de l’UICN France  – Le site mondial de l’UICN – Le congrès mondial de la nature de l’UICN – Les congrès français de la nature – Le congrès français de la nature 2018 – Les recommandations de l’UICN France présentées lors des précédents congrès mondiaux de l’UICN Contact : Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN, 01 47 07 78 58

La Fête de la Nature 2018 c’est dans 1 mois !

La 12e édition de la Fête de la Nature se tiendra du 23 au 27 mai 2018 ! Le thème  2018 : « Voir l’invisible » La Fête de la Nature se déroule chaque année au mois de mai, à une date la plus proche du 22 mai, qui correspond à la journée internationale de la biodiversité. A cette occasion, des milliers de manifestations sont organisées par les réseaux publics et associatifs de protection et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne.   Envie de participer à la 12ème édition ? Trouvez une manifestation près de chez en découvrant le programme complet en vous rendant sur le site internet.   Envie de proposer une manifestation ? Vous avez jusqu’au 15 mai pour inscrire votre événement en vous rendant sur la page « coins des organisateurs ».   Découvrez la bande annonce de la Fête de la nature 2018 : Fête de la Nature 2018 from Fête de la Nature on Vimeo.   Et aussi : A l’occasion de la thématique de son édition 2018, la Fête de la Nature édite une collection de 10 fiches pour « Voir l’invisible ». Elles présentent pour chaque sujet des infos, des repères géographiques ou temporels, des éléments à voir, des idées d’activités. Visualiser les fiches   Plus d’informations – Site internet de la Fête de la Nature – Page dédiée à la Fête de la Nature – Le programme Education et Communication de l’UICN France

Espèces exotiques envahissantes : enjeux et risques de leur valorisation socio-économique

Le Comité français de l’UICN publie une étude sur les enjeux et les risques de la valorisation socio-économique des espèces exotiques envahissantes établies dans les milieux naturels.  Les espèces exotiques envahissantes sont à l’origine d’impacts multiples à la fois écologiques, économiques et sanitaires. Ces espèces représentent des sources importantes de difficultés pour les acteurs des territoires qui y sont confrontés : rythme d’introduction croissant, régulation constante et complexe à mettre en œuvre, dépenses publiques associées importantes. Dans certaines situations où elles sont déjà largement établies en milieux naturels, et face aux difficultés de gestion, elles peuvent parfois être envisagées comme des ressources commercialement exploitables : pêche, production de bois, extraction de composés pour l’industrie pharmaceutique, etc. Cette démarche de valorisation socio-économique n’est cependant pas sans risques pour les milieux naturels et soulève de nombreuses interrogations sur ses incidences possibles. Parmi ces questions figurent l’accroissement des risques de dispersion des espèces valorisées ou encore le maintien volontaire des populations de ces espèces dans les sites colonisés lorsqu’elles deviennent un enjeu économique. Conduite dans le cadre du groupe de travail national « Invasions biologiques en milieux aquatiques », coordonné par le Comité français de l’UICN et l’Agence française pour la biodiversité, l’étude montre, à partir de nombreux exemples issus du monde entier, que l’exploitation économique des espèces exotiques envahissantes ne constitue pas la solution miracle aux difficultés de gestion. Alors que des projets de valorisation de ces espèces émergent régulièrement en France, le rapport propose des points de vigilance et un cadre général de réflexion afin d’accompagner toute structure qui serait amenée à émettre un avis sur de tels projets, notamment les services de l’État et des collectivités territoriales. Ces résultats apportent des éléments de réponses dans le cadre des objectifs fixés par la stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes et par le règlement européen sur ce sujet.   Document joint L’étude est disponible ici Plus d’informations Site Internet du GT IBMA Programme « espèces » de l’UICN France   Photo bandeau : La Jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes) et la Laitue d’eau (Pistia stratiotes) © Gerard Peltre

130 listes rouges régionales des espèces menacées labellisées en France métropolitaine

En sept ans, 130 listes rouges des espèces menacées ont vu le jour dans les régions françaises, s’intéressant à de nombreux groupes d’animaux, de plantes ou de champignons. Réalisés à l’échelle des régions administratives, tous ces inventaires ont été menés selon une méthodologie commune, sur la base des critères internationaux de l’UICN. Ils fournissent des informations précieuses pour identifier les espèces les plus menacées, déterminer les priorités d’action et guider les politiques et les stratégies régionales de conservation de la nature. Le panorama des résultats fait apparaître un niveau général de menace marqué, dans tous les groupes d’espèces et toutes les régions, à des degrés variables. Les libellules sont menacées à hauteur de 11 à 31 %, les mammifères de 12 à 24 % et la flore vasculaire de 9 à 29 % selon les territoires. Figurant en première ligne, les oiseaux nicheurs sont menacés pour 26 à 44 % d’entre eux suivant les régions. Représentatif des territoires et des différents groupes d’espèces, cet état des lieux est cohérent avec les résultats de la liste rouge nationale et confirme un niveau de dégradation de la biodiversité préoccupant dans l’Hexagone. Toutes ces listes rouges sont l’œuvre d’acteurs régionaux : associations de protection de la nature, sociétés naturalistes, observatoires de la biodiversité, conservatoires d’espaces naturels ou conservatoires botaniques notamment. Elles ont été menées le plus souvent en coordination avec les services déconcentrés de l’Etat et des Régions. Le Comité français de l’UICN a accompagné leur réalisation et a apporté pour chacune une labellisation de la méthodologie et de la démarche appliquées. Cet accompagnement s’est inscrit dans le cadre d’un projet d’appui associant également la fédération France Nature Environnement, le Muséum national d’Histoire naturelle et la Fédération des conservatoires botaniques nationaux. Depuis la première labellisation décernée en mars 2011, les listes ont concerné des groupes d’espèces variés : vertébrés, papillons de jour, crustacés d’eau douce, mollusques, coccinelles, criquets, mousses ou encore champignons. Leur représentativité est cependant variable : alors que des listes rouges de la flore sont maintenant disponibles dans la quasi-totalité des régions, les listes concernant les invertébrés restent peu nombreuses et demandent à être développées. A ce jour, chacune des vingt-deux anciennes régions administratives dispose d’au moins une liste rouge labellisée ou en cours de labellisation, et certaines régions en ont développé jusqu’à une dizaine. De premières listes réalisées à l’échelle des nouvelles régions sont également en train d’apparaître. Pour marquer ce cap, l’UICN France publie une seconde édition, revue et enrichie, de son guide pratique pour la réalisation de listes rouges des espèces menacées, afin d’accompagner les nouveaux projets émergeant dans les régions françaises. En articulation avec les résultats de la liste rouge nationale, ces listes constituent des outils de connaissance essentiels, fournissant une vision plus fine des enjeux pour la biodiversité à l’échelle des régions, afin d’orienter les politiques et les stratégies de conservation de la nature. Plus largement, elles contribuent à mesurer les défis à relever et les progrès accomplis en vue d’éviter l’extinction des espèces menacées et d’améliorer leur situation d’ici 2020, comme s’y est engagée la France dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique. Documents joints • Communiqué (avril 2018) • Panorama des résultats des listes rouges régionales • Nouvelle édition du guide pratique pour la réalisation de listes rouges régionales Pour plus d’informations >> Listes rouges régionales des espèces menacées >> Etat des lieux des listes rouges régionales  Photo bandeau : Alsine sétacée © Sébastien Filoche / CBNBP

Le rôle des écosystèmes face à l’érosion côtière en Aquitaine

Dans le prolongement de ses travaux sur les services écosystémiques, le Comité français de l’UICN publie une évaluation du service de régulation du recul du trait de côte par les écosystèmes côtiers sableux en Aquitaine. Cette étude souligne en quoi les écosystèmes sableux aquitains (barres sableuses, plages, dunes, forêts dunaires) contribuent à la régulation de l’érosion côtière à long terme selon 3 principaux processus : (i) l’atténuation de l’énergie éolienne par la végétation, (ii) le maintien d’une réserve de sable locale grâce aux végétaux qui stabilisent le sol et permettent la réalimentation naturelle des plages, (iii) l’atténuation de l’énergie éolienne et de la houle par les reliefs dunaires. Cette étude, réalisée dans le cadre de l’évaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques (Efese), donne également des éléments de comparaison des coûts financiers entre des Solutions « grises » (infrastructures artificielles) et des Solutions fondées sur la Nature. Les coûts de gestion des écosystèmes littoraux apparaissent inférieurs en comparaison à ceux consentis pour le rechargement des plages ou la mise en place et l’entretien d’ouvrages de protection. Cette étude rappelle que ces écosystèmes côtiers font l’objet de multiples pressions, au premier rang desquelles figure l’artificialisation du littoral. Ces pressions se traduisent par une faible résilience et une disparition de ces écosystèmes particulièrement vulnérables notamment dans le contexte du changement climatique. Cette étude recommande donc une intervention graduée en fonction des risques et de la gravité des enjeux. Elle montre que la gestion naturelle concerne plutôt le temps long et des échelles spatiales larges tandis que les solutions de génie civil répondent à des enjeux locaux, à court terme. Les structures en dur restent en effet des réponses possibles pour protéger les côtes urbanisées, mais elles constituent une protection temporaire et limitée face aux éléments naturels et peuvent aggraver la situation des territoires périphériques. Il est donc crucial de prévoir des interventions graduées en fonction des risques et de la gravité des enjeux dans les choix d’aménagement et la décision politique : les solutions fondées sur la nature (préservation, gestion et restauration des écosystèmes) doivent être considérées de façon prioritaire avant la construction d’ouvrages de protection. Ces deux solutions peuvent être complémentaires en fonction des enjeux, de l’urgence de la situation et des échelles de temps d’action. Il est ainsi nécessaire de mieux intégrer les Solutions fondées sur la Nature dans la planification de l’aménagement du territoire et de faciliter la mise en oeuvre de projets, tout en poursuivant l’acquisition de connaissances.   Plus d’informations – Le programe EFESE du Ministère de la transition écologique et solidaire – Télécharger la publication – Le programme écosystèmes de l’UICN France – Contacts : Pauline Teillac-Deschamps, chargée de programme écosystèmes / Justine Delangue, chargée de mission services écologiques

Portrait biodiversité des Eco Maires

Maud Lelièvre Déléguée Générale des Eco Maires   Qu’est ce que les Eco Maires ? Créée en 1989, l’Association nationale des maires et des élus locaux pour l’environnement et le développement durable – Les Eco Maires – est une association Loi 1901 qui rassemble aujourd’hui près de 2000 collectivités, soucieuses d’améliorer la prise en charge de façon opérationnelle et prospective des questions environnementales à l’échelle locale.   Quelles sont vos missions au service de la biodiversité ? Notre association a fait de la lutte pour la reconquête de la biodiversité une priorité. Elle rédige notamment des lettres d’information et d’accompagnement scientifique et technique concernant l’actualité de la biodiversité, dans une optique de sensibilisation. Elle participe également à recueillir des données et à encourager les collectivités dans les démarches de préservation de la biodiversité, notamment en étant membre du Comité de pilotage des Atlas de la Biodiversité Communales (ABC). Les Eco Maires ont créé en 2011 les assises nationales de la biodiversité qu’elle co-organise avec IDEAL Connaissances et l’Agence Française pour la Biodiversité, un événement d’envergure nationale sur les questions de biodiversité, qui rassemble pendant trois jours plusieurs centaines de participants.   Pouvez-vous nous présenter une action phare de votre organisme ? Le cœur majeur de notre action est d’œuvrer à travers des partenariats avec les différents acteurs du monde de la biodiversité au développement de politiques publiques locales en faveur de la biodiversité et le soutien et la diffusion des solutions fondées sur la nature. Le principal événement en nombre de participants sont les assises nationales de la biodiversité mais au delà de ces échanges rassemblant de 700 à 1200 participants nous sommes aussi au plus près du terrain par l’organisation de réunion locale avec les élus locaux. C’est ce que nous ferons, aux côtés de l’UICN France – à Mayotte, c’est également le sens des travaux d’accompagnement que nous faisons en Guyane sur un dossier comme la montagne d’or ou de façon plus positive dans la préservation des écosystèmes marins aux Antilles.   Pourquoi avez-vous adhéré au Comité français de l’UICN ? L’adhésion des Eco Maires au Comité français de l’UICN a été motivée par des convergences d’intérêt et de valeur. Pour nous l’UICN est le seul organisme international qui a la capacité de rassembler les diverses parties prenantes, d’apporter les dernières connaissances scientifiques en toute objectivité. Au-delà notre association est engagée aux côtés du Comité français de l’UICN dont elle apprécie la qualité des travaux et l’efficacité de l’équipe.   Quelle est votre priorité pour les années à venir ? Les actions des Eco Maires vont s’orienter vers l’intensification des efforts pour développer des politiques efficientes de préservation et de mise en valeur de la biodiversité dans tous les territoires, y compris en Outre-Mer. Nous allons également travailler à la mise en place d’un baromètre qui permette d’avoir des indicateurs communs de mesure de la biodiversité.   Plus d’informations – Site internet des Eco Maires : https://ecomaires.com – Les Assises Nationales de la biodiversité 2018

Concours Quarry Life award : les projets français se concrétisent !

Le concours international « Quarry Life award » récompense les projets en lien avec la biodiversité sur les carrières du groupe HeidelbergCement. Accompagnés par les entités françaises d’HeidelbergCement (Ciments Calcia et GSM) et l’UICN France, les candidats mettent actuellement en œuvre leurs projets. Des actions de gestion, des sensibilisations et des échanges fructueux entre les parties prenantes et l’entreprise sont au rendez-vous ! Le Groupe HeidelbergCement organise tous les deux ans le « Quarry Life Award », un concours international dédié à la biodiversité. Chercheurs, associations, étudiants, scolaires et citoyens sont invités à proposer des projets sur la biodiversité dans les carrières du groupe. 10 propositions françaises, soumises fin 2017, ont été analysées par un jury national composé de représentants de l’entreprise et de parties prenantes externes (Agence française pour la biodiversité, Muséum National d’Histoire Naturelle, bureau d’études Ecosphère, association Entreprises pour l’environnement, organisation professionelle UNICEM). Les 6 projets retenus sont entrés dans une phase de mise en œuvre. Mieux connaître les papillons de nuit sur la carrière de La Huellerie, aménager une frayère à brochets à Saint Maurice-la-Clouère et restaurer une zone humide à Charny-sur-Meuse constituent autant d’objectifs que se sont fixés les porteurs de projets au sein de l’axe « recherche, gestion de la biodiversité ». Les démarches de sensibilisation sont également à l’honneur dans le second axe du concours, intitulé « initiatives sociétales ».  La création d’une bande dessinée à Aressy et le déploiement des sciences participatives sur les carrières de Bazoches et de Blanquefort renforcent les liens avec le grand public et les scolaires. Ces projets participent simultanément aux niveaux national et international du concours Quarry Life Award. Les projets seront évalués sur site, lors des visites du jury national et international cet été, et à la lecture d’un rapport remis par le porteur de projet en septembre.  Les lauréats seront révélés cet automne. Le public est également invité à s’exprimer sur son projet préféré. Un vote sur le site internet du concours sera organisé de fin mai jusqu’au 20 septembre. Les informations pratiques pour y prendre part seront transmises courant mai. L’UICN France, partenaire biodiversité national de Ciments Calcia et de GSM depuis 10 ans, contribue à l’organisation du concours en France et accompagne au plan technique les porteurs de projets.   Plus d’informations – Consultez les blogs des projets français – Consultez la page dédiée au partenariat UICN France / Ciments Calcia-GSM Photo bandeau © Elodie Russier-Decoster 

Pour l’introduction de chambres et d’un parquet spécialisés dans l’environnement

Dans une tribune au « Monde », Sébastien Mabile, avocat spécialisé dans le contentieux environnemental et président de la commission du droit et des politiques environnementales de l’UICN France, plaide pour l’introduction de chambres et d’un parquet spécialisés dans l’environnement. Erosion de la biodiversité, pollutions diverses, événements météorologiques extrêmes liés au changement climatique… Les contentieux qui découlent de la dégradation de l’environnement se multiplient en France, comme ailleurs. Pourquoi ? Il y a une volonté des citoyens d’avoir accès à un environnement sain et à un cadre de vie de qualité. Une sensibilité particulière aux questions liées à la santé et à l’environnement à la suite des récents scandales sanitaires, et  une prise de conscience quant à l’importance de la biodiversité émergent enfin. Selon l’Office national de la délinquance et des réponses pénales, plus de 78 000 infractions environnementales ont été constatées en 2016, soit plus de 200 par jour : c’est donc loin d’être marginal. La justice française semble pourtant encore peu organisée pour traiter ces affaires… En 2016, selon le ministère de la justice, seules 18 % des infractions signalées dans le domaine environnemental ont fait l’objet de poursuites pénales, contre 46 % pour l’ensemble des infractions. Pourtant, le taux d’auteurs « poursuivables » est similaire à celui des autres types d’infractions. Dans les faits, les atteintes à l’environnement sont traitées par la justice comme des infractions mineures, faute, souvent, pour les magistrats, de maîtriser les enjeux et la complexité qui caractérise le vivant. En matière pénale, les atteintes aux personnes sont évidemment traitées en priorité par rapport aux atteintes à l’environnement. Dans un contexte de crise de l’institution judiciaire, la réponse pénale n’est donc pas à la hauteur des attentes des citoyens. Une multitude d’infractions, comme les dépôts sauvages d’ordures ou les petites pollutions agricoles, ne sont tout simplement pas poursuivies. Par ailleurs, le parquet privilégie très largement les procédures alternatives aux poursuites, même pour des atteintes plus graves à l’environnement. Ainsi, la vocation pédagogique du procès pénal disparaît.   Comment y remédier ? Il faudrait centraliser les procédures des atteintes à l’environnement au sein de certains « grands » tribunaux de grande instance, afin de donner aux juges un volume d’affaires suffisant, seul susceptible de les inciter à s’investir dans la formation. Plus de 40 pays – dont le Chili, la Chine, l’Inde, le Kenya, la Suède ou la Nouvelle-Zélande – se sont déjà engagés dans la voie de la spécialisation en matière de contentieux environnemental, parfois en nommant des spécialistes des sciences de la vie qui participent à la formation de jugement. Une étude de droit comparée a été réalisée et est disponible ici : http://www.tribunaux-environnement.fr. En France, il ne s’agit donc pas de créer des « tribunaux verts », mais des chambres spécifiques au sein des juridictions de droit commun en s’appuyant sur l’expérience des juridictions du littoral maritime spécialisées (Julis) créées en 2001. Au nombre de six, elles traitent les dossiers de rejets de polluants – volontaires ou accidentels – dans les eaux territoriales. Leur compétence a été récemment étendue aux atteintes au patrimoine culturel maritime. La spécialisation de magistrats du siège et du parquet qui les composent a permis de faire émerger une jurisprudence cohérente et de faire baisser sensiblement le nombre de pollutions marines. Il est également indispensable de créer un parquet national spécialisé, disposant de relais régionaux, et qui constituerait un interlocuteur privilégié pour les victimes de dommages environnementaux. L’Espagne l’a fait en 2003, en mettant en place un parquet national consacré à l’environnement et à l’urbanisme. Le procureur national dispose de 90 procureurs délégués dans les provinces et d’agents de la Guardia Civil pour enquêter. Plus solides, les affaires sont davantage poursuivies et le taux de condamnation pour les atteintes environnementales a considérablement augmenté. Le droit de l’environnement restaure ainsi sa vocation répressive, donc dissuasive.   Sébastien Mabile est le président de la commission droit et politiques environnementales du Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).   Plus d’informations Cette tribune est disponible sur ce lien   CONTACT Florence Clap, Chargée du programme « Politiques de la biodiversité »

Journée mondiale de l’eau : la réponse est dans la nature

A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau 2018, les solutions fondées sur la nature pour lutter contre les inondations, l’érosion du sol ou encore la sécheresse sont mises à l’honneur par l’ONU. L’objectif est de montrer les différentes manières dont la nature peut nous venir en aide pour surmonter les défis de l’eau du 21ème siècle. Thème 2018 — « L’eau : la réponse est dans la nature » Les solutions fondées sur la nature sont les actions qui s’appuient sur les écosystèmes afin de relever les défis sociétaux comme la lutte contre les changements climatiques ou la gestion des risques naturels par exemple. En effet, les réponses à apporter à ces défis dépendent, d’une manière ou d’une autre, du bon fonctionnement des milieux naturels, qu’ils soient terrestres, littoraux ou marins. Ainsi, des écosystèmes sains, résilients, fonctionnels et diversifiés permettront le développement de solutions au bénéfice de nos sociétés et de la biodiversité, notamment dans le contexte des changements globaux. La gestion des risques naturels liés à l’eau a, jusqu’à maintenant, largement fait appel aux techniques d’infrastructures d’ingénierie classique ou aux technologies. Barrages, digues, enrochements, retenues collinaires ont été mis en place sur de nombreux territoires mais peinent à réduire l’impact des aléas dont l’intensité et/ou la fréquence pourront être amplifiées par les changements climatiques. De surcroît, ils participent en général à la dégradation des écosystèmes au sein desquels ils sont implantés et empêchent leur dynamique naturelle. Cependant les écosystèmes et la biodiversité constituent une opportunité, forte et réelle, pour répondre à ces défis actuels, tout en apportant d’autres avantages à travers les services écosystémiques.   Par exemple, les zones humides participent à la régulation des inondations et protègent les ressources en eau lors de sécheresses. La végétalisation des villes participe également à la réduction des risques d’inondations en favorisant l’infiltration de l’eau et en limitant le ruissellement. 33 des 105 plus grandes villes du monde tirent aussi leur eau potable de lieux de captage situés dans des zones protégées. Des écosystèmes protégés et/ou gérés durablement apportent ainsi une large gamme de bénéfices aux populations humaines : maintien d’un sol vivant permettant l’infiltration de l’eau et le stockage de carbone, barrière physique protectrice sur les côtes, stockage et redistribution de l’eau, espaces de tourisme et de loisirs…   L’humanité a besoin de l’eau De la sécurité alimentaire et énergétique à la santé humaine et environnementale, l’eau contribue à l’amélioration du bien-être social et à une croissance équitable, dont dépendent des milliards d’individus, ainsi qu’au fonctionnement du système vivant de la planète. L’objectif de développement durable n°6 – Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau – a notamment pour cible de réduire de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et d’augmenter considérablement, à l’échelle mondiale, le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau. La protection et la restauration des écosystèmes font parties de la solution pour répondre aux enjeux actuels et futurs de l’eau.   Plus d’informations – Article dédié sur le site internet des Nations Unies – Les Solutions fondées sur la Nature – Le programme « Ecosystèmes » de l’UICN France