4e Colloque des aires marines protégées : ensemble pour construire la nouvelle stratégie

Le 4ème colloque national des aires marines protégées vient de se terminer à Biarritz. Organisé par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire, son objectif était de lancer collectivement la rédaction de la nouvelle stratégie française de création d’aires marines protégées pour la période 2020 -2030. Avec plus de 400 participants, ce colloque a permis de travailler collectivement à l’écriture de la nouvelle stratégie pour la période 2020-2030 autour de 5 enjeux stratégiques pour le réseau d’aires marines protégées : 1. un réseau complet et cohérent 2. un réseau de qualité grâce à une gestion efficace et efficiente 3. un réseau contribuant à des usages durables 4. un réseau intégré dans les politiques et les territoires 5. un réseau mobilisateur et engageant La nouvelle stratégie sera présentée au Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020, à Marseille, sachant qu’avec le 2ème domaine maritime mondial, la France est attendue par la communauté internationale sur cet enjeu crucial de la protection des océans.   Deux documents clés comme base de travail L’élaboration d’une nouvelle stratégie des aires marines protégées s’est appuyée sur une évaluation de l’actuelle stratégie nationale réalisée par le groupement de bureaux d’étude ACTeon/MC2/Creocéan/Mickaël Dupré, ainsi que sur une étude comparative internationale de la stratégie française avec celles de 8 autres pays réalisée par le Comité français de l’UICN.   Plus d’informations – Le site internet du 4ème colloque AMP – Le bilan de la précédente stratégie – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, Chargé de mission « Colloque national des aires marines protégées » – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN

Journée mondiale des zones humides 2020 : Inscrivez vos actions

La journée mondiale des zones humides (JMZH) aura lieu le 2 février 2020. Pour cette nouvelle édition, le thème retenu est « zones humides et biodiversité ». Il représente une occasion unique de mettre en avant la richesse des milieux humides, l’importance et l’état de leur biodiversité; ainsi que de promouvoir des actions pour stopper le déclin observé des nombreuses espèces qui y vivent. En France métropolitaine, la surface des zones humides est estimée à 2,4 millions d’hectares, soit 3,7 % du territoire, mais ils abritent 25 % de la biodiversité en France. Pour 2020, il est désormais possible d’inscrire des animations « Journée Mondiale des Zones Humides » sur le portail national, afin de les labelliser.   2020 : une année pivot pour la biodiversité L’année 2020 clôt la Décennie des Nations Unies pour la biodiversité (2010-2020) et va voir l’organisation de d’événements majeurs. Du 11 au 19 juin 2020, la France accueillera le Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille (Parc Chanot). Il constitue le grand rendez-vous international avant la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra en Chine en novembre 2020, évènement majeur qui révisera les objectifs internationaux de la biodiversité (objectifs d’Aïchi) et l’engagement des 196 Etats Parties à la Convention pour la période 2021 – 2030. Face aux menaces, la préservation des milieux humides et leur utilisation durable devient un enjeu prioritaire pour garantir notre avenir. L’édition 2020 de la JMZH s’inscrit dans cette année placée sous le signe de la biodiversité.   A propos de la JMZH La JMZH célèbre l’anniversaire de la convention sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971. Dans ce cadre, du 1er au 29 février 2020, de nombreuses activités dans le monde entier feront découvrir au public l’importance de ces milieux aussi riches que variés : visites de terrain, expositions, conférences… Chaque année, dans les Outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par le Comité français de l’UICN, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins.   Plus d’informations – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales

L’appel de l’UICN pour stopper le déclin des espèces d’ici 2030

L’UICN a lancé un appel urgent pour accélérer massivement l’action de conservation des espèces en réponse à la crise de la biodiversité croissante. L’appel d’Abu Dhabi pour l’Action Mondiale de Conservation des Espèces demande aux gouvernements du monde, aux agences internationales et au secteur privé d’arrêter le déclin des espèces et de prévenir les extinctions induites par l’homme d’ici 2030. Ils demandent également d’améliorer les statuts de conservation des espèces menacées avec pour perspective d’entraîner un rétablissement généralisé d’ici 2050. L’Appel d’Abu Dhabi, lancé début octobre à la réunion des Dirigeants de la Commission de Sauvegarde des Espèces (SSC) de l’UICN, incite les gouvernements à prendre des mesures d’urgence pour sauver les espèces ayant le risque d’extinction le plus élevé et à s’attaquer aux principales menaces qui entraînent le déclin et l’extinction des populations. Cela inclut le manque d’incitation des propriétaires terriens et des gestionnaires à conserver les espèces sauvages et les habitats naturels ; les pratiques qui sont mauvaises ou abusives en agriculture, pêcherie ou foresterie ; la criminalité environnementale ; l’émergence des maladies infectieuses ; la perturbation des cours d’eau ; la gestion inadaptée des déchets et des rejets ; les espèces exotiques envahissantes ; et de plus en plus, le changement climatique et l’acidification des océans. « Avec l’année 2020 arrive l’opportunité de freiner la crise d’extinction croissante et d’investir dans un futur plus optimiste. Avec cet appel, l’UICN se tient prête à soutenir les gouvernements et la société civile, incluant les jeunes, afin de travailler pour un monde dans lequel les espèces sont préservées et estimées pour leur valeur intrinsèque autant que pour les avantages qu’elles offrent », a dit la directrice générale par intérim de l’UICN, Dr. Grethel Aguilar. « Le Congrès Mondial de l’UICN en 2020 va rassembler les états, la société civile et les peuples indigènes pour travailler à l’arrêt du déclin des espèces d’ici 2030. » Cet appel est le résultat de la mobilisation de 300 dirigeants de la SSC réunis à Abu Dhabi à l’aube de 2020, une année dans laquelle des décisions critiques pour le futur de la planète seront prises par les décideurs politiques. Les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies et l’Accord de Paris des Nations Unies sur le Climat vont être réexaminés, et la Convention sur la Diversité Biologique adoptera le Plan Mondial pour la Biodiversité Post-2020. Un nouvel accord contraignant des Nations Unies sur la biodiversité marine en haute mer est aussi en négociation. Le Congrès mondial de l’UICN va amplifier cet Appel, qui sera ensuite traité par le Sommet des Nations Unies sur la biodiversité. « La Commission de Sauvegarde des Espèces (SSC) est le réseau mondial le plus large de scientifiques spécialistes des espèces et un contributeur fondamental au rôle de l’UICN comme source de savoirs qui sont nécessaires à la conservation de la nature. Ces scientifiques consacrent leurs vies, généralement de manière entièrement bénévole, à sauver les espèces. La grande qualité du travail des Groupes de spécialistes de la commission fournit une solide base scientifique pour les actions de conservation. Nous appelons maintenant les gouvernements à répondre d’urgence à cet Appel en aidant à sauver les espèces de l’extinction », a dit le Dr. Jon Paul Rodrigez, président de la Commission de Sauvegarde des Espèces de l’UICN. Un programme global de travail sur la conservation des espèces va être lancé au Congrès mondial de l’UICN en juin de l’année prochaine. L’UICN demande aux Parties de la Convention sur la Diversité Biologique et des autres conventions liées à la biodiversité de répondre en incluant ce Programme dans le cadre global de la biodiversité post-2020 et de le suivre avec des mises en œuvres urgentes. Au Congrès, les gouvernements, la société civile et les organisations des peuples indigènes vont se rassembler pour conduire l’effort de conservation pour un ‘‘monde juste qui valorise et conserve la nature ». « Les décisions prises en 2020 vont décider du futur de la planète », a dit le Dr. Jane Smart, directrice du Groupe de Biologie de la Conservation de l’UICN. « Nous faisons face à une situation urgente. Les espèces sont la première source de revenus et de ressources pour des centaines de millions de personnes à travers le globe ; leurs valeurs esthétiques et leur rôle spirituel procurent autant réconfort et inspiration, qu’elles sont une source de loisirs. En cet instant décisif, les gouvernements du monde doivent accepter la responsabilité de cette urgence et agir maintenant afin d’assurer que nous transmettions un héritage naturel riche aux futures générations. C’est une opportunité unique de mobiliser la société et de galvaniser l’action nécessaire pour résoudre la crise des espèces. » L’UICN rappelle également qu’il est peu probable que l’objectif mondial fixant le rétablissement des espèces menacées adopté à Nagoya, au Japon, en 2010 soit atteint, ce, malgré des efforts considérables des conservateurs de l’environnement à travers le monde. En prévision de cela, l’UICN met l’accent sur l’importance d’inclure des objectifs clairs et ambitieux pour la conservation des espèces dans le Plan Mondial pour la Biodiversité post-2020. « La conservation des espèces est un impératif majeur à l’avenir et je me réjouis du fait que les dirigeants de la SSC réunis à Abu Dhabi l’aient identifié comme tel et que ce soit l’un des points déterminants de cette réunion. Nous reconnaissons qu’il y a beaucoup d’autres problèmes majeurs impactant la biodiversité, toutefois nous devons travailler sans relâche pour assurer que la conservation des espèces reste au premier plan de n’importe quelle discussion de conservation » a dit Son Excellence Razan Khalifa Al Mubarak, le directeur général de l’Agence Environnementale d’Abu Dhabi (EAD). « Les Emirats ont assumé un rôle de chef de file dans la conservation de la biodiversité et notre partenariat avec l’UICN et la SSC en particulier le confirme. » « EAD et Abu Dhabi attachent une grande importance à la conservation des espèces. La conservation des espèces, localement comme globalement, est un héritage de notre père fondateur et la gouvernance à Abu Dhabi s’y implique entièrement. Les

Fête de la nature 2020 : « Prenons en de la graine »

La 14e édition de Fête de la Nature se tiendra du 20 au 24 mai 2020 sur tout le territoire français, en métropole comme en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne. Partout en France, des citoyens, des associations, des mairies, des écoles, des entreprises… agissent concrètement pour préserver et favoriser la biodiversité. Ces acteurs expérimentent, échouent parfois, recommencent puis finissent un jour par récolter les fruits de leur engagement. Car la nature est généreuse, elle nous rend chaque petit geste en bonheur… Du 20 au 24 mai, en prémices au Congrès mondial de la nature de la nature de l’UICN 2020 qui se tiendra à Marseille, la Fête de la Nature propose de vivre dans toute la France, sur le terrain, les résultats positifs et visibles de ces milliers d’actions : des coccinelles et papillons de retour au jardin, aux espèces menacées ou oubliées reprenant vie au cœur de grands espaces naturels et cultivés, découvrons-les en compagnie de tous ces « faiseurs de nature » qui font germer des idées et pousser des initiatives. « PRENONS-EN DE LA GRAINE » POUR, À NOTRE TOUR, SEMER L’ENVIE D’AGIR !   Concrètement, ça donne quoi ? Cette nouvelle thématique vous invite à montrer les résultats de vos initiatives (ou d’autres initiatives dont vous avez connaissance), en privilégiant les actions reproductibles qui peuvent inspirer plus largement. Qu’elles soient déployées à petite ou à grande échelle, l’important est que chacun ait la possibilité de partager son expérience. Les temps de découverte de la nature ainsi préservée ou créée seront l’occasion de dispenser des astuces et conseils pour parvenir à des changements rapides et encourageants. Alors montrez l’exemple, misez sur le partage, essaimez vos belles trouvailles, et prouvons ensemble que des solutions existent pour redonner vie à notre précieuse nature ! Le respect (ou non) de la thématique n’influence en rien l’attribution du label ! Celle-ci est imaginée pour encourager le renouvellement des manifestations, inspirer de nouvelles approches et insuffler un vent de nouveauté à chaque édition. Mais vous êtes parfaitement libres de suivre vos propres envies !   Plus d’informations – Le site internet de la Fête de la nature – Le bilan de la 13e édition : l’édition 2019 se distingue par la mobilisation importante des parties prenantes, l’augmentation des programmes multi-activités et la participation accrue des particuliers et entreprises. – Le programme Education et communication Photo bandeau : En route pour l’édition 2020 © Nicolas Van Ingen – Fête de la nature

Lancement de l’opération « Les enfants pour la biodiversité »

Milan Presse lance son opération « Les enfants pour la biodiversité » dans la perspective du Congrès mondial de la nature de l’UICN de 2020. Elle vise à sensibiliser tous les élèves de CM2 à la protection de la nature à travers un concours national ayant pour thème la biodiversité. Le Comité français de l’UICN est partenaire de cette opération qui durera toute l’année scolaire 2019-2020. L’opération Les enfants seront amenés à enquêter en profondeur sur le thème de la biodiversité. Accompagnés de leur enseignant, ils écriront un reportage sur une espèce ou un écosystème à proximité de leur école. Ils s’interrogeront sur la protection de la nature et créeront une affiche pour défendre la biodiversité. À l’issue du concours, les trois classes lauréates seront invitées à Marseille à l’occasion du Congrès mondial de l’UICN. Claudie Haigneré ancienne astronaute, Conseillère spéciale auprès du Directeur général de l’ESA (European Space Agency), sera cette année la marraine de l’opération. Cette année,  la Fondation Varenne et l’AFB (Agence Française pour la Biodiversité) sont également partenaires de l’opération.   Le déroulé Une première étape pour inviter les écoles à participer : Le 4 octobre à l’occasion de la « Journée mondiale des animaux », 1 200 000 exemplaires du journal « 1jour1actu » édité par Milan Presse ont été distribués à tous les élèves de CM2. L’ensemble des établissements scolaires publics et privés est concerné : 31 845 établissements en France métropolitaine et 1 306 en outre-mer. Cette édition spéciale de « 1jour 1actu » invite les enfants à participer à un concours dans le cadre de l’école, intitulé « Les enfants pour la biodiversité » Il comprend : – un poster pour vous aider à mener l’enquête sur la biodiversité à côté de l’école – une BD sur le thème « C’est quoi, la biodiversité ? » – des informations pratiques pour participer au projet – des photographies d’espèces étonnantes qui vivent en France La vidéo 1jour1question « C’est quoi, la biodiversité ? » : C’est quoi, la biodiversité ? from Milan Presse – Editions Milan on Vimeo.   Une plate-forme interactive dédiée durant tout le concours : Chaque classe a jusqu’au 30 mars 2020 pour envoyer son dossier (article de presse et affiche) sous la forme d’un webjournal sur la plate-forme www.enfants-pour-la-biodiversite.com (tous les détails y sont disponibles).   Une seconde étape mettant à l’honneur les travaux des enfants : A l’occasion du Congrès de l’UICN 2020, un numéro spécial 1 jour 1 actu (1 million d’exemplaires) recensant les projets emblématiques des enfants et apportant des informations sur la biodiversité à tous les élèves de CM2 de France sera diffusé. La journée de remise des prix du concours et plaidoyer sera idéalement organisée lors du congrès.   A propos de « Les enfants pour… » L’opération «Les enfants pour…» a déjà connu cinq éditions. L’objectif est de rendre les enfants acteurs en leur donnant les clés nécessaires au décryptage d’un évènement d’actualité. L’année dernière, elle a abordé le thème du Centenaire de la Première Guerre mondiale, avec « Les enfants pour la paix ».   Plus d’informations – Le site internet de l’opération – Le journal 1jour1actu – La vidéo 1jour1question « C’est quoi la biodiversité ? » – Le Communiqué de presse

Plus de la moitié des arbres endémiques d’Europe sont menacés d’extinction

La Liste rouge européenne des arbres a évalué le risque d’extinction des 454 espèces d’arbres indigènes recensées à l’échelle du continent européen. Les résultats de cette étude révèlent près de la moitié de ces espèces (42%) sont menacées d’extinction au niveau régional, et que les plus menacées sont les espèces endémiques (58 % d’entre elles)  c’est-à-dire celles uniquement présentes en Europe. Ce nouveau chapitre de la Liste rouge européenne identifie les espèces invasives et parasites comme la plus grande menace pour les arbres européens. En particulier, les ravageurs et pathogènes (insectes, nématodes, agents microbiens infectieux, bactéries, virus et champignons) causent des déclins majeurs chez certaines de nos espèces d’arbres les plus répandues. Ainsi, l’iconique Marronnier (Aesculus hippocastanum) est évalué Vulnérable (VU) en raison de son déclin causé par la Mineuse du Marronnier, petit papillon qui a envahi toute l’Europe au cours des 30 dernières années depuis sa région d’origine des Balkans. Cette information rejoint une des fortes préoccupations des experts Groupe de travail « Forêt » du Comité français de l’UICN, à l’origine d’une proposition de Motion pour le prochain Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 intitulée « Renforcer la prévention des risques associés aux pathogènes et ravageurs exotiques envahissants des forêts ». Cette motion demande notamment aux Etats d’intégrer ces espèces dans les stratégies de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, de renforcer les actions de prévention et les systèmes de détection précoce et de lutter contre les pratiques de gestion qui peuvent favoriser leur installation et dispersion. Enfin, si les changements climatiques sont identifiés comme une menace potentielle pour toutes les espèces d’arbres en Europe, leurs impacts sont encore souvent incertains et peuvent être fortement sous-estimés. Financée par la Commission européenne depuis 2006, plus de 15 000 espèces ont à ce jour été évaluées sur la liste rouge européenne, notamment l’ensemble des espèces de vertébrés (mammifères, amphibiens, reptiles, oiseaux et poissons), les mollusques d’eau douce, libellules, papillons, abeilles, mollusques terrestres, mollusques terrestres, coléoptères saproxyliques et une sélection d’espèces végétales comprenant fougères, mousses, plantes sauvages apparentées aux plantes cultivées, plantes médicinales et arbres.   Plus d’informations – L’article complet de l’UICN (en anglais) – L’étude complète – Le programme Ecosystèmes du Comité français de l’UICN – La liste rouge des écosystèmes en France

Ouverture des inscriptions pour le 4è Colloque national des aires marines protégées

Le 4ème colloque national des aires marines protégées se tiendra du 22 au 24 octobre 2019 à Biarritz. Organisé par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire, son objectif est de lancer collectivement la rédaction de la nouvelle stratégie française de création d’aires marines protégées pour la période 2020 -2030. Positionné au cœur des dynamiques nationales et internationales pour la conservation et la gestion du milieu marin, cet évènement constituera un rendez-vous majeur pour tous les acteurs concernés par les enjeux de gestion des aires marines protégées françaises (gestionnaires, services de l’Etat, acteurs socioprofessionnels, associations ou représentants d’usagers de loisirs, scientifiques, etc.). Un colloque stratégique et participatif La nouvelle stratégie s’organisera autour de 5 enjeux stratégiques pour le réseau d’AMP : 1. un réseau complet et cohérent 2. un réseau de qualité grâce à une gestion efficace et efficiente 3. un réseau contribuant à des usages durables 4. un réseau intégré dans les politiques et les territoires 5. un réseau mobilisateur et engageant Ces cinq grands enjeux de la future stratégie feront l’objet de cinq plénières thématiques qui viseront à partager les éléments du bilan évaluatif de la stratégie actuelle 2012-2020 et à échanger avec les participants sur le niveau d’ambition souhaitée et les résultats à atteindre pour le réseau d’AMP. Chaque plénière accueillera un panel d’intervenants composé de représentants des six collèges (gestionnaires d’AMP, Etat, collectivités territoriales, acteurs socioprofessionnels, scientifiques, ONG).   Au programme Le colloque est gratuit et ouvert à tous les participants intéressés par les questions en lien avec les aires marines protégées, leur mise en œuvre et leur évolution. L’exposition « Récifs coralliens, coeur de l’océan » d’Alexis Rosenfeld et la conférence de Laurent Ballesta sur l’expédition  » Gombessa 5 – Planète Méditerranée « ,  seront ouvertes au grand public. > FORMULAIRE D’INSCRIPTION (date limite : 11 octobre)   Plus d’informations – Le site internet du 4ème Colloque – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, Chargé de mission « Colloque national des aires marines protégées » – Le programme en détail – Le formulaire d’inscription – Retour sur les Actes du 3ème Colloque – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN

La réponse de l’UICN au rapport Spécial du GIEC sur l’Océan et la Cryosphère dans le contexte des changements climatiques

Les preuves scientifiques selon laquelle les océans du monde se modifient de façon spectaculaire en raison des changements climatiques sont étayées par un rapport publié aujourd’hui par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ce rapport spécial sur les océans et la cryosphère dans le contexte des changements climatiques (SROCC en anglais) nous plonge au cœur des impacts déjà observés, des risques à venir et des limites quant aux possibilités d’adaptation, mais également des solutions d’adaptation et d’atténuation possibles fondées sur les littoraux et océans. Atteindre les objectifs d’atténuation fixés par l’Accord de Paris sur les changements climatiques et limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale à bien moins de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels est crucial pour prévenir les impacts massifs et irréversibles des changements climatiques sur les écosystèmes côtiers et marins et leurs services. Les Etats sont cependant encore loin de la profonde transformation de la société dont nous avons désespérément besoin pour faire face à ces changements climatiques. Les Solutions fondées sur la nature (SFN) – comme le réaffirme ce rapport du GIEC – restent un outil essentiel pour s’adapter à ces bouleversements dramatiques, tout en contribuant à atténuer les effets des changements climatiques. Le travail de l’UICN avec ses membres et ses partenaires a considérablement amélioré les conditions politiques en faveur des solutions fondées sur la nature et a contribué à leur mise en œuvre aux niveaux national et local dans des zones marines et côtières. « L’ampleur de l’assaut que nous, êtres humains, soumettons à l’océan est vraiment bouleversant. Les changements climatiques déciment toujours plus vite la vie marine et mettent en danger les moyens de subsistance de l’homme et notre propre vie » a déclaré la Directrice générale par intérim de l’UICN, Dr Grethel Aguilar. « La communauté mondiale doit agir de toute urgence pour atténuer et s’adapter à ces changements imminents, en exploitant pleinement le potentiel offert par les solutions fondées sur la nature en parallèle de réductions drastiques des émissions. Une action décisive peut encore porter un frein aux pertes alarmantes auxquelles nous assistons. » Avec l’Initiative sur le carbone bleu, l’UICN contribue à atténuer les changements climatiques en préservant et en restaurant les écosystèmes côtiers et marins. L’initiative continue de faire progresser les connaissances scientifiques sur le principe de carbone bleu et d’accélérer l’action politique, y compris l’intégration dans les Contributions déterminées au niveau national (Nationally Determined Contributions, NDCs) d’actions de gestion des zones côtières. La protection des écosystèmes côtiers, tels que les mangroves, les herbiers marins et les marais littoraux, peut contribuer à la séquestration continue du carbone. Inversement, la destruction de ces écosystèmes contribue aux émissions de carbone. La gestion durable des zones côtières joue également un rôle vital pour l’Adaptation fondée sur les écosystèmes (Ecosystem-based adaptation), par exemple via la conservation des récifs coralliens. Bien que largement reconnu, l’adaptation fondée sur les écosystèmes reste une solution sous-utilisée dans la lutte immédiate contre les changements climatiques, en dépit des avantages supplémentaires pour la société et la biodiversité que cela fournit. La mise en place d’aires marines protégées et d’autres mesures d’adaptation, telles que des limites de capture préventives pour prévenir la surpêche, peuvent aider à protéger les écosystèmes océaniques et à protéger les humains des effets des changements climatiques, notamment le réchauffement, la désoxygénation et l’acidification des océans. Le monde a besoin de toute urgence de nouveaux moyens pour mettre en œuvre et financer de manière durable de telles solutions fondées sur la nature dans les écosystèmes côtiers et marins. C’est pourquoi l’UICN a créé le Mécanisme de financement du capital naturel bleu (Blue Natural Capital Financing Facility) avec le gouvernement luxembourgeois. Ce mécanisme aide les investisseurs à s’impliquer dans la construction d’un avenir durable et résilient au climat, fondé sur l’utilisation durable et la conservation des écosystèmes côtiers et marins. Bien que de nombreux impacts climatiques sur les terres soient bien connus, on en sait relativement peu sur les impacts des changements climatiques sur nos océans, tels que le réchauffement des océans, la désoxygénation et l’acidification, et en particulier sur les écosystèmes des grands fonds marins. L’UICN aide à combler ce manque de connaissance par la recherche, y compris par un prochain rapport sur la désoxygénation des océans qui doit être publié à la COP25 de la CCNUCC, avec le soutien du gouvernement suédois. « Une action globale pour faire face à l’état de l’océan n’a jamais été aussi urgente. Les solutions fondées sur la nature qui s’appuient sur la conservation d’écosystèmes tels que les mangroves et les herbiers ont un rôle beaucoup plus important à jouer dans les efforts d’adaptation et contribuent également à atténuer les changements climatiques », a déclaré Minna Epps, directrice du programme marin et polaire de l’UICN. Mais le message du GIEC est très clair : si les émissions ne sont pas réduites de manière drastique, les océans et leurs écosystèmes ne seront plus les mêmes d’ici la fin de ce siècle. Cela aura des conséquences dramatiques pour les espèces et les écosystèmes, ainsi que pour nous, les êtres humains, dans le monde entier.   Plus d’informations – Le site internet du GIEC – Découvrir le rapport – La recommandation du Comité français de l’UICN demandant ce rapport spécial (Congrès de l’UICN 2016) – Le site internet de la Plateforme Océan Climat (POC) – Océan et Changement Climatique : Les nouveaux défis – publication de la POC – Les Solutions fondées sur la Nature – Le programme Ecosystèmes – Le programme Aires protégées Photo bandeau  © James Eades

Les pays doivent davantage recourir à la nature dans leurs décisions politiques sur le climat

Selon un rapport publié par l’UICN et l’Université d’Oxford, les pays ne tiennent pas pleinement compte du potentiel considérable qu’offrent les écosystèmes tels que les mangroves et les tourbières pour s’attaquer au changement climatique dans le cadre de leurs engagements au titre de l’Accord de Paris. Bien que les deux tiers des signataires de l’Accord de Paris incluent des solutions fondées sur la nature – des actions visant à protéger, restaurer et gérer de manière durable les écosystèmes mondiaux – dans leurs objectifs climatiques nationaux, appelés « contributions déterminées au niveau national » (CDN) en vertu de l’Accord de Paris, ces mesures ne sont pas suffisamment importantes ou rigoureuses, constate le rapport. « Les milieux naturels comme les forêts, les mangroves et les tourbières pourraient nous aider à renforcer considérablement l’ambition climatique mondiale d’ici 2020, tout en protégeant les communautés vulnérables des pires effets du changement climatique et en préservant la forte diversité de la vie sur cette planète », a déclaré la Directrice générale ad interim de l’UICN, Dr Grethel Aguilar. « Cette analyse montre clairement que tous les pays peuvent renforcer leurs objectifs climatiques en incorporant de façon notable les solutions fondées sur la nature. Lors du prochain Sommet de l’ONU sur l’action climatique, les pays ne peuvent se permettre d’ignorer le potentiel de la nature pour aider le monde à atténuer les changements climatiques et à s’y adapter. » Pour que les engagements se traduisent par des changements réels sur le terrain, les pays doivent inclure des objectifs plus concrets et quantifiables sur les solutions fondées sur la nature dans leurs futurs CDN.  Par exemple, à l’heure actuelle, seulement environ 17% des CDN incluant des solutions fondées sur la nature pour l’adaptation au climat, fixent des objectifs quantifiables. De même, plus de 70 % des CDN font référence à la restauration ou à la conservation des forêts, mais seulement 20 % d’entre eux incluent des objectifs quantifiables et seulement 8 % incluent des objectifs exprimés en tonnes d’équivalent CO2.  « Trop souvent, les gens ne pensent qu’aux forêts lorsqu’ils réfléchissent à la façon dont la nature peut aider à faire face au changement climatique. Ce rapport montre que les pays n’intègrent pas encore l’ensemble des solutions fondées sur la nature – mangroves, tourbières, zones arides en plus des forêts – qui pourraient fournir environ un tiers des mesures d’atténuation climatique nécessaires d’ici 2030 pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris », a déclaré le Dr Sandeep Sengupta, Coordinateur mondial sur le changement climatique au siège de l’UICN et co-auteur du rapport. « Il est urgent d’obtenir un financement accru pour les solutions fondées sur la nature. Alors que la crise climatique s’aggrave, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’ignorer l’apport essentiel de la nature. » La plupart des engagements visant à atténuer les changements climatiques par le biais de la nature se concentrent sur les forêts, et le potentiel d’autres écosystèmes tels que les mangroves, les tourbières ou les zones arides est largement sous estimé, a constaté le rapport. Par exemple, seulement 19 % des pays ayant des écosystèmes côtiers reconnaissent le potentiel de ces habitats pour atténuer les changements climatiques dans leurs CDN. « La restauration, la gestion durable et équitable et la conservation des écosystèmes représentent une opportunité majeure pour permettre d’accroître l’ambition climatique de tous les pays », a déclaré Nathalie Seddon, Professeure spécialiste de la biodiversité à l’Université d’Oxford et principal auteur du rapport. « Non seulement la gestion des écosystèmes nous aide à agir sur les causes du changement climatique, mais elle nous aide également à en gérer les conséquences. Cependant, nous avons besoin d’engagements concrets et quantifiables qui mobilisent pleinement les solutions fondées sur la nature, tout en réduisant les émissions dans d’autres secteurs, si nous voulons faire face à l’ampleur du défi climatique auquel nous sommes confrontés. » Le rapport « Les Solutions fondées sur la nature dans les contributions déterminées au niveau national : Synthèse et recommandations pour renforcer l’ambition et l’action climatiques d’ici 2020″ a été publié une semaine avant le Sommet de l’ONU sur l’action climatique à New York. Il fait la synthèse de plusieurs évaluations comparatives majeures sur l’importance de la nature dans les CDN et propose des recommandations pour renforcer l’ambition et l’action d’ici 2020 en  intégrant de manière significative les solutions fondées sur la nature. Les solutions fondées sur la nature ont un rôle important à jouer pour lutter contre les causes et les conséquences du changement climatique. À l’échelle mondiale, les écosystèmes contribuent à ralentir le réchauffement climatique en capturant et en stockant d’importantes quantités de carbone. Des estimations récentes suggèrent que les solutions climatiques naturelles peuvent fournir environ un tiers de l’atténuation climatique nécessaire d’ici 2030 pour stabiliser le réchauffement à moins de 2°C. Elles fournissent également une défense puissante contre les impacts et les dangers à long terme du changement climatique.   Plus d’informations – Le rapport (en anglais) – Les Solutions fondées sur la Nature – Contacts : Matthias Fiechter, IUCN Media Relations, Tel: +41229990392, Email: matthias.fiechter@iucn.org Goska Bonnaveira, IUCN Media Relations, Tel: +41792760185, Email: goska.bonnaveira@iucn.org

Parution du kit pédagogique « Connaître, comprendre, agir pour la biodiversité ! »

Dans le contexte actuel d’une érosion accélérée de la biodiversité, les enjeux de sa préservation doivent être mieux connus pour mobiliser plus largement la société, en particulier auprès des enfants. L’Adphile, association qui a pour objet de promouvoir le loisir philatélique auprès du plus large public possible, a souhaité apporter sa contribution sur ce sujet majeur, sous la forme d’un kit scolaire, élaboré en partenariat avec le Comité français de l’UICN, le Conservatoire du littoral et d’autres organisations. Pour la rentrée 2019, 2 000 kits « Connaître, comprendre et agir pour la biodiversité ! » ont été édités et diffusés auprès des écoles qui en ont fait la demande. Destiné  aux classes de CP à la 6ème, son objectif est double : Reconnecter les enfants à la nature et les sensibiliser à la protection de la biodiversité Les thèmes suivants y sont traités : – Qu’est-ce que la biodiversité ? – Quels liens les hommes entretiennent-ils avec la nature ? – Comment fonctionnent les écosystèmes ? – Quelles sont les causes de l’érosion de la biodiversité ? Chaque activité pédagogique de ce kit permet d’engager des échanges et des débats. L’objectif est de conduire les élèves à s’interroger sur la complexité des relations entre l’être humain et la nature, d’appréhender les interrelations entre les questions environnementales, économiques et culturelles, et d’identifier les actions citoyennes à mettre en oeuvre.   Un plaidoyer sur la biodiversité construit avec les élèves Ce kit propose également d’inviter les classes à l’écriture d’un plaidoyer sur la biodiversité, où elles pourront exposer dans un texte, illustré par le timbre, les actions identifiées comme prioritaires par les élèves. Les textes seront remis de manière collective aux instances représentatives (Etat et associations partenaires) et présentés lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en juin 2020 à Marseille.   Plus d’informations – Télécharger le kit – Site internet de l’Adphile – Adphile email : philcom.adphile@laposte.net / tél. : 01 41 87 42 21 – Le programme Education et communication du Comité français de l’UICN photo bandeau © Wojtek Meczynsk – Coral Reef Image Bank