Appel à retours d’expérience de bonnes pratiques dans la réduction d’impacts sur la biodiversité des projets éoliens terrestres et marins

La transition énergétique est indispensable pour limiter le changement climatique, qui fait partie des principales causes de l’effondrement de la biodiversité derrière la destruction, l’artificialisation des milieux naturels et la surexploitation de leurs ressources. Ainsi, le développement des énergies renouvelables ne peut se faire au détriment des écosystèmes et la prise en compte de la biodiversité à toutes les étapes des projets est nécessaire. Après un travail sur la prise en compte des enjeux environnementaux dans la planification et la conception des projets d’énergies renouvelables terrestres, le Comité français de l’UICN lance un appel à retours d’expérience sur les mesures de réduction d’impacts dans les projets éoliens terrestres et en mer, afin d’identifier et valoriser de bonnes pratiques. Cette enquête sera valorisée sous la forme d’un recueil de retours d’expérience de porteurs de projets éoliens illustrant des mesures de réduction d’impacts qui, par leur conception, leur pertinence, leur suivi ou leur caractère innovant, font figure d’exemple. Si vous souhaitez valoriser votre projet et vos démarches en faveur de la biodiversité pour renforcer la réduction des impacts de l’éolien sur la biodiversité, nous vous invitons à compléter les questionnaires suivants : © Delpixart / iStock Remplir le questionnaire « Projets éoliens terrestres » Remplir le questionnaire « Projets éoliens en mer »
Plus de 1 389 734 € de subventions attribuées pour soutenir des actions de conservation de la biodiversité dans le Pacifique

Le programme BESTLIFE2030 de l’Union européenne va octroyer 1,39 million d’euros de subventions pour des actions de conservation dans la région Pacifique. Au total 5,57 millions d’euros seront alloués pour 57 subventions couvrant les Régions ultrapériphériques et les Pays et Territoires d’Outre-mer, suite aux résultats du premier des quatre appels à projets prévus. « Le Comité français de l’UICN, qui a été à l’origine de l’Initiative BEST et toujours fortement impliqué dans sa mise en œuvre, est heureux de voir qu’elle continue à prendre de l’ampleur avec BESTLIFE2030 » déclare Sébastien Moncorps, son Directeur. « En charge de la coordination du hub régional Pacifique depuis 2014, ce programme a permis aux nombreuses organisations locales de monter en compétences et de mener de multiples actions sur le terrain pour la conservation de la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles. Ces nouveaux financements permettent à nouveau de soutenir le dynamisme des acteurs locaux et de répondre aux enjeux de préservation de l’extraordinaire richesse de la biodiversité des outre-mer. » Les territoires impliqués dans BESTLIFE2030 dans le Pacifique incluent la Polynésie française, Wallis-et-Futuna et la Nouvelle-Calédonie. Ces territoires font face à des défis majeurs, notamment les impacts du changement climatique et des espèces envahissantes ainsi que la perte d’habitats, rendant ces initiatives essentielles pour la sauvegarde de leur riche patrimoine naturel. Quatorze projets innovants ont été sélectionnés pour bénéficier de financements, traduisant un engagement envers la biodiversité et le développement durable dans ces régions uniques. Parmi les projets sélectionnés, 36 % portent sur la conservation des espèces, 29 % sur la restauration des écosystèmes, et 21 % sur la gestion des espèces envahissantes. De plus, 7 % visent à promouvoir des pratiques de gestion durable, et 7 % sont consacrés à l’établissement et à la gestion de zones protégées. Le programme soutient une variété d’initiatives clés, notamment : La protection des vertébrés marins : sauvegarde des espèces comme les requins, baleines et tortues de mer, tout en développant des stratégies de conservation pour les écosystèmes marins. La conservation des espèces en danger critique d’extinction : efforts de protection de certaines espèces, telles que des oiseaux comme le pétrel de Gould ou le puffin fouquet. La restauration des écosystèmes : propositions de solutions innovantes pour lutter contre la pollution issue de la perliculture, par exemple. La restauration des écosystèmes impliquera aussi la réappropriation de techniques traditionnelles avec la réhabilitation de fosses à culture anciennes. La gestion des espèces exotiques envahissantes : mise en œuvre de stratégies pour atténuer les impacts des espèces envahissantes sur les populations d’oiseaux marins ou sur la couche herbacée, ainsi que la réduction des impacts des plantes envahissantes sur la flore indigène et endémique. Les projets financés sont menés par un groupe diversifié de candidats, comprenant 8 associations locales à but non lucratif telles que l’association Oceania, Te mana o te Moana, Bird Conservation New Caledonia ou CaledoClean, 4 petites et moyennes entreprises telles que Reef Pulse et Odewa, une municipalité (Commune de Païta) et un institut de recherche local (Institut Agronomique néo-Calédonien). Les subventions de BESTLIFE2030 permettent aux acteurs locaux de diriger des projets de conservation qui soutiennent directement les objectifs mondiaux en matière de biodiversité, y compris le défi ambitieux du « 30×30 » fixé dans le Cadre mondial de la biodiversité (GBF) de la Convention sur la diversité biologique (CDB), qui vise à conserver 30 % des terres, des eaux intérieures et des océans de la planète d’ici à 2030. À travers une approche de subventions ascendante, le programme BESTLIFE2030 renforce les efforts de conservation régionaux, en veillant à ce que les initiatives soient adaptées aux besoins spécifiques des régions et de leur biodiversité, tout en contribuant aux objectifs globaux. Le 30×30 Action Day, prévu le 29 octobre lors de la COP16, sera un événement central, mettant en avant les progrès réalisés, abordant les défis et offrant des recommandations concrètes pour atteindre l’objectif 3 du GBF. Avec cette approche collaborative, BESTLIFE2030 renforce l’engagement de l’UE envers la biodiversité et contribue à réduire l’écart entre l’action locale et les objectifs mondiaux de conservation. Évolution de l’initiative BEST pour la région Pacifique Depuis 2011, l’initiative Biodiversité et Services écosystémiques dans les Territoires d’Outre-mer de l’Union européenne (BEST) a renforcé la conservation de la biodiversité dans les Régions ultrapériphériques et Territoires d’Outre-mer de l’UE, avec plus de 17,73 millions d’euros alloués à 153 subventions. Dans le Pacifique, 42 projets ont été financés, et 5,08 M ont été alloués à la conservation des espèces, aux zones protégées, à la restauration des écosystèmes, au changement climatique, au développement durable et aux services écosystémiques. L’élan se poursuit avec 57 nouvelles subventions dans le cadre du programme BESTLIFE2030, couvrant les Caraïbes, l’Atlantique Nord, le Pacifique, l’Amazonie, la Macaronésie et l’océan Indien. Dans le Pacifique, 14 projets seront financés, et 1,39 M d’euros seront destinés aux zones protégées, à la gestion des espèces envahissantes, à la restauration des écosystèmes, à la conservation des espèces et à la gestion durable des espaces. Un second appel à projets est prévu pour le premier trimestre de 2025, renforçant encore l’implication locale dans les efforts mondiaux de biodiversité. Retrouvez ici le communiqué de presse. © Maridav / iStock
COP 16 : Position du Comité français de l’UICN sur les crédits et certificats biodiversité

A l’occasion de la journée « Finance & Biodiversity » qui se déroule le 28 octobre à la COP 16 Biodiversité (Cali – Colombie), le Comité français de l’UICN apporte sa vision sur les crédits et certificats biodiversité et présente une série de recommandations dans un document de position. Des crédits pour contribuer au financement de la biodiversité Fin 2022, le cadre mondial de Kunming-Montréal a été adopté lors de la 15ème COP de la Convention pour la Diversité Biologique (CDB). A travers sa cible 19, le cadre intègre que de nouveaux mécanismes de financement seront nécessaires pour atteindre la mobilisation de 200 Mds$ par an d’ici 2030 (dont au moins 30 milliards pour les pays en développement). Cette cible mentionne explicitement que les crédits biodiversité sont des systèmes innovants qui peuvent constituer une part des financements nécessaires pour mettre en œuvre les stratégies et plans d’action nationaux des États. L’idée repose ainsi sur une contribution plus forte des acteurs économiques et financiers pour combler le manque de financement à travers de nouveaux instruments financiers parmi lesquels les crédits biodiversité. Si l’idée d’une plus grande implication du secteur privé au financement de la nature semble indispensable, la création de mécanismes de crédits biodiversité est associée à des risques importants en matière de robustesse et d’intégrité. La plupart des écueils des crédits carbone concernent aussi la biodiversité. En particulier, il existe un risque important que l’achat de certificats biodiversité se substitue à l’évitement, la réduction et la compensation des impacts, pourtant prioritaires. Devant ces risques, le Comité français de l’UICN appelle à encadrer les mécanismes de financement qui pourraient émerger sur la base des crédits biodiversité et recommande de ne pas envisager les crédits biodiversité dans le cadre de mécanismes de compensation. Les mécanismes de certificats biodiversité devraient mesurer de manière robuste et transparente des gains biodiversité, démontrer leur potentiel de pérennisation et leur contribution positive aux objectifs du Cadre Mondial Biodiversité (GBF) et ne pas se substituer à d’autres mécanismes de financement. Les mécanismes de crédits biodiversité ne doivent pas être considérés comme la seule réponse à l’enjeu de financement de la biodiversité. Même au maximum de leur potentiel, ils ne pourraient fournir qu’une petite partie des financements nécessaires à la préservation de la nature et à l’atteinte des objectifs du cadre mondial. Des certificats biodiversité plutôt que des crédits biodiversité Le terme crédit suggère un débit et des équivalences entre des pertes et des gains de biodiversité. Pour cette raison, même si au plan international, le terme « crédit » est plus souvent employé, le Comité français de l’UICN estime plus approprié le terme de « certificat » qui permet davantage de traduire l’idée d’une contribution positive à la biodiversité plutôt qu’une annulation entre pertes et gains de biodiversité. Impliquer la société civile, les peuples autochtones et les communautés locales Le Comité français de l’UICN s’inquiète des dérives potentielles liées à l’utilisation des terres, au droit de propriété, et à une juste redistribution des revenus pour les populations locales. Les initiatives de certificats biodiversité doivent respecter, protéger et défendre les droits humains des populations directement ou indirectement affectés par les projets. Pour cela, le CF UICN demande d’assurer l’implication de toutes les parties prenantes, y compris des peuples autochtones et des communautés locales : À la définition et à la mise en œuvre des projets associés à des certificats biodiversité ainsi qu’à la juste répartition des revenus générés ; Dans une gouvernance multi-acteurs de projets ancrés dans les territoires qui veille en particulier à une séparation claire des rôles de développeur de projet, de certificateur et d’investisseur. Pour en savoir plus, consultez et téléchargez le document de position. En-tête : Mangroves au Sénégal © Andrei Popoviciu / PPI Mangroves au Sénégal © Andrei Popoviciu / PPI
Décryptage du rapport de l’IPBES sur les espèces exotiques envahissantes

La COP16 de la Convention sur la diversité biologique qui se tient ce mois à Cali en Colombie aborde l’enjeu des espèces exotiques envahissantes, l’une des 5 pressions majeures pesant sur la biodiversité. À cette occasion , le Comité français de l’UICN publie une note de décryptage du rapport de l’IPBES publié à ce sujet et de son résumé à l’intention des décideurs. Publié en septembre 2023, le rapport intitulé « Évaluation des espèces exotiques envahissantes et de leur contrôle » est le fruit du travail de 86 experts internationaux issus de 49 pays. S’appuyant sur plus de 13 000 références reflétant la diversité des connaissances existantes sur le sujet, il dresse l’évaluation la plus complète à ce jour du phénomène et souligne les énormes conséquences écologiques, économiques et sanitaires des invasions biologiques. Chiffres clés issus de l’évaluation Plus de 37 000 espèces exotiques ont été introduites de par le monde par les activités humaines et 3 500 de ces espèces ont des impacts négatifs documentés. Les espèces exotiques envahissantes sont impliquées dans 60 % des extinctions globales d’espèces recensées et 90 % de ces extinctions ont eu lieu dans les îles. Le coût économique mondial annuel des invasions biologiques a dépassé les 390 milliards d’euros en 2019. Ce coût a quadruplé chaque décennie depuis 1970 et devrait continuer d’augmenter. Alors qu’a débuté il y a quelques jours la 16ème COP de la Convention sur la diversité biologique, le Comité français de l’UICN publie une note de décryptage du rapport de l’IPBES et de son résumé à l’intention des décideurs. Rappelant les principaux constats et recommandations issus du rapport, cette note présente également la situation de la France par rapport à l’état des lieux mondial et identifie des priorités d’action pour l’atteinte des objectifs du cadre mondial pour la biodiversité. Face aux enjeux des espèces exotiques envahissantes et pour accompagner l’ensemble des acteurs mobilisés, le Comité français de l’UICN coordonne le Réseau consacré aux invasions biologiques en outre-mer impliquant l’ensemble des territoires ultra-marins, et co-pilote avec l’OFB le Centre de ressources national dédié. Documents et liens Découvrir la note de décryptage Accéder au rapport de l’IPBES et à son résumé à l’intention des décideurs Centre de ressources sur les espèces exotiques envahissantes Réseau Espèces exotiques envahissantes en outre-mer Photo bandeau : Alain Dutartre
COP16 : le Comité français de l’UICN appelle à accélérer la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité

A l’approche de la COP 16 Biodiversité qui s’ouvre le 21 octobre 2024 à Cali en Colombie, le Comité français de l’UICN appelle la France et les autres Etats à renforcer la mise en œuvre du nouveau Cadre mondial de la biodiversité et ses 23 cibles, deux ans après son adoption. Ce renforcement doit se faire à travers des stratégies nationales pour la biodiversité conformes aux objectifs internationaux, des ressources financières augmentées, une réforme des financements néfastes, et avec un cadre de suivi et d’évaluation des actions commun et robuste. DECLINER LES ENGAGEMENTS INTERNATIONAUX EN STRATEGIES ET OBJECTIFS NATIONAUX Le Comité français de l’UICN appelle à ce que les Etats accélèrent la déclinaison du Cadre mondial de la biodiversité en stratégies nationales pour la biodiversité et objectifs nationaux, à l’image de la stratégie française. Ces stratégies sont indispensables à la mise en œuvre d’actions permettant d’atteindre les 23 cibles(i) du cadre mondial dans les différents pays. Une dynamique est en cours mais elle est actuellement insuffisante car seuls 31 Etats et l’Union Européenne ont publié leurs stratégies et 99 d’entre eux ont publié des objectifs nationaux, sur les 196 Parties à la Convention sur la diversité biologique. Il est urgent que les Etats poursuivent la dynamique lancée à la COP15 à Montréal en 2022 car le déclin de la biodiversité se poursuit à un rythme alarmant et il ne reste que 6 ans pour inverser la tendance d’ici 2030. Selon la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN, 28% des espèces sont toujours menacées dans le monde et près de 17% en France. ACCROITRE LES FINANCEMENTS POUR LA BIODIVERSITE ET REFORMER LES SUBVENTIONS NEFASTES Le Comité français de l’UICN demande à ce que les Etats adoptent une stratégie de mobilisation des ressources financières permettant d‘atteindre, d’ici 2030, une augmentation de 200 milliards de dollars par an des financements directs pour la biodiversité (cible 19) et une suppression progressive ou réforme des financements néfastes à hauteur de 500 milliards de dollars par an (cible 18). Ces financements doivent aboutir à combler le déficit évalué à 700 milliards de dollars par an. En France, le besoin d’augmentation des financements publics a été évalué à 372,4 millions d’euros pour la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la biodiversité en 2025(ii). Le montant des subventions publiques dommageables à la biodiversité a lui été chiffré à 10,2 milliards d’euros, soit plus de 4 fois supérieur celui des dépenses favorables. Ces subventions concernent surtout les aides à des pratiques agricoles dommageables (6,7 milliards d’euros, notamment au titre de la PAC) et celles favorisant l’artificialisation des sols (2,9 milliards d’euros). La réduction et la réorientation de ces dépenses permettraient à la fois de financer les politiques de la biodiversité, diminuer les pressions sur la nature, et réaliser des économies budgétaires. Plus largement, il est urgent de « verdir » la finance en alignant les flux fiscaux et financiers sur les objectifs du Cadre mondial (cible 14), sachant que les financements publics et privés néfastes à la nature ont été évalués à 6 700 milliards de dollars par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement dans son dernier rapport sur l’état des financements pour la nature(iii). SUIVRE ET EVALUER LES OBJECTIFS ADOPTES A LA COP15 EN 2022 Le Comité français de l’UICN appelle à finaliser le cadre de suivi pour rendre compte régulièrement des progrès réalisés dans la mise en œuvre des actions. Ce cadre propose des indicateurs pour les 23 cibles afin de vérifier si l’atteinte des objectifs est en bonne voie. Il doit être complété et adopté sur la base des connaissances disponibles pour ne pas prendre de retard, même s’il doit être amélioré par la suite. L’UICN propose déjà de nombreux outils de connaissance pour nourrir ces indicateurs. Les modalités d’organisation du rapportage de chaque Etat doivent également être précisées, ainsi que la possibilité d’inclure les contributions des acteurs non-étatiques (ONG, collectivités locales, peuples autochtones et communautés locales, entreprises…). Ceci est indispensable pour que le premier bilan mondial, basé sur tous les rapports des Etats, soit réalisé et présenté en 2026 à la prochaine COP17. ASSURER UN PARTAGE JUSTE ET EQUITABLE DES RESSOURCES GENETIQUES Le Comité français de l’UICN appelle à finaliser le mécanisme multilatéral assurant un partage juste et équitable des avantages tirés des Informations de Séquençage Numériques (ISN) des ressources génétiques, avec la création d’un fonds mondial. Ce mécanisme doit apporter des avantages financiers mais également non monétaires et les fonds doivent être affectés au soutien de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique, conformément aux objectifs de la Convention sur la diversité biologique. La COP16 Biodiversité doit permettre d’engager des modifications profondes pour renouveler nos relations et interagir autrement avec le vivant. Comme le Costa Rica qui a montré la voie, nous devons « faire la paix avec la nature » tel que le propose la Colombie, pays hôte de la conférence internationale. Le Comité français de l’UICN participera à la COP16 en Colombie avec la présence de Maud Lelièvre, présidente, Sébastien Moncorps, directeur, Florence Clap, responsable des politiques de la biodiversité, Nicolas Salaün, responsable coopération internationale, Magali Pausin, chargée de mission « pays en développement et biodiversité » et Manon Bourhis, assistante pour les relations internationales. Plusieurs de ses organisations membres seront également présentes. i https://www.cbd.int/gbf/targets ii rapport sur le financement de la stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) pour 2030. IGF, IGEDD, 2022. iii https://www.unep.org/resources/state-finance-nature-2023 Photo bandeau : AUFORT JEROME
In memoriam

Le Comité français de l’UICN a la tristesse de vous faire part de la disparition de Jean-Claude Lefeuvre le 12 octobre dernier. Conseiller régional de l’UICN pour l’Europe de l’Ouest de 1988 à 1990, Jean-Claude Lefeuvre a été élu membre d’honneur par le Comité français de l’UICN, après la création de celui-ci en 1992. Il joua un rôle majeur dans la protection de l’environnement et la recherche en écologie fondamentale et appliquée au niveau national et international, particulièrement sur l’écologie des landes et des zones humides. Il fut professeur à l’Université de Rennes et au Muséum national d’Histoire naturelle. Il fut également le premier directeur de la station biologique de Paimpont qu’il créa avec le Pr. Gaston Richard. Il ne cessa de promouvoir l’interdisciplinarité entre sciences de la nature et sciences humaines, tout particulièrement dans le cadre du Programme interdisciplinaire de recherches sur l’environnement et des programmes qui ont suivi, contribuant ainsi à l’émergence de nouvelles façons de penser la protection de la nature. Son investissement auprès du ministère chargé de l’environnement ou d’organismes environnementaux fut considérable. Pendant de longues années, il présida entre autres le Comité d’écologie et de gestion du patrimoine naturel du ministère, le Comité scientifique de l’IFEN, l’Institut français de la biodiversité, le Conseil scientifique du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres. Il fut également président du Comité permanent du Conseil national de la protection de la nature de 2009 à 2015 et du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel de Bretagne de 1999 à 2011, de FNE, des conseils scientifiques du WWF et de la Fondation du Banc d’Arguin en Mauritanie et administrateur de la Tour du Valat. Il est officier de la Légion d’honneur, commandeur de l’Ordre National du Mérite et a reçu de très nombreuses distinctions françaises et internationales. Photo bandeau : Thibault Lefeuvre
COP 16 Biodiversité: organisation et mobilisation du groupe de travail Pays en développement & Biodiversité

La seizième Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique se tient du 21 octobre au 1er novembre à Cali en Colombie. Elle aura pour thème « la Paix avec la Nature – Paz con la Naturaleza » et traitera de nombreux sujets depuis la dernière COP qui a vu l’adoption du Cadre mondial sur la biodiversité de Kunming-Montreal dont la mobilisation de financements pour la mise en œuvre, le cadre de suivi-évaluation, l’alignement des stratégies biodiversité nationales (NBSAP) avec le cadre mondial et le mécanisme de partage des avantages liés à l’utilisation des informations de séquençage numérique (DSI). Elle est décomposée en plusieurs espaces dont : la Zone Bleue qui comprend la partie de négociations, l’exposition de plusieurs stands et pavillons ainsi que de nombreux évènements parallèles. la Zone Verte qui comprend un agenda politique et académique, un agenda multicolore dédié à l’inclusion et à la diversité ainsi qu’un agenda culturel. D’autres évènements se tiennent en marge de la COP 16 à Cali comme : Bloom pour accélérer l’action des entreprises à la COP 16 du 24 au 25 octobre à l’hôtel Intercontinental de Cali ; Le septième symposium sur l’investissement du Global Landscape Forum le 25 octobre au Musée La Tertulia ; Le Sommet mondial sur la Biodiversité le 26 octobre au Musée La Tertulia. Une délégation du Comité français de l’UICN sera présente ainsi que du groupe de travail Pays en développement & Biodiversité dont les organisations suivantes : Action Contre la Faim, All4trees, Envol Vert, Nature Conserv’Action et Play for Nature. La Zone Bleue Elle se situe au Centro de Eventos Valle del Pacífico, au nord de Cali. Pour y accéder, il est nécessaire d’être accrédité par la Convention sur la Diversité Biologique. Voici le programme de la Zone Bleue : Plusieurs journées ou sommets thématiques vont être organisés dans le cadre de la Zone Bleue dont : Forum sur le développement et renforcement de capacités le 19 octobre : https://www.cbd.int/conferences/2024/parallel-meetings/capacity-forum Forum des parlementaires le 23 octobre ; Forum des femmes le 25 octobre ; Forum des gouvernements sub-nationaux et des villes le 26 octobre ; Sommet Nature & Culture les 26 et 27 octobre : https://www.cbd.int/conferences/2024/parallel-meetings/nature-culture-summit Forum Entreprises & Biodiversité le 27 octobre : https://www.cbd.int/conferences/2024/parallel-meetings/business-biodiversity-forum Journée Financements & Biodiversité le 28 octobre : https://www.cbd.int/conferences/2024/parallel-meetings/finance-day Il y aura également de nombreux stands et Pavillons dans la Zone Bleue qui disposeront de leur propre programmation : Pavillon de la Colombie ; Pavillon de l’UICN ; Pavillon de l’Union Européenne ; Pavillon Nature Positive ; Pavillon CGIAR ; Pavillon du cadre mondial de Kunming-Montreal sur la biodiversité mondiale. Enfin, la programmation officielle des évènements parallèles se tenant en Zone Bleue et sélectionnés par le Secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique est disponible sur ce lien. La Zone Verte Elle se situe en grande partie sur le Boulevard del río et dans d’autres lieux de la ville pour favoriser la participation de la société civile. C’est un espace ouvert au public dont l’objectif principal est de faciliter les partages de connaissances et d’expériences, d’inspirer à l’action et de renforcer la participation citoyenne dans la prise de décisions environnementales. Le programme de l’agenda multicolore est disponible sur ce lien et celui de l’agenda culturel sur celui-ci. L’agenda politique et académique est décomposé en plusieurs journées thématiques : Interventions des membres du Groupe de travail Pays en développement & Biodiversité et partenaires techniques et financiers français Plusieurs membres du groupe de travail, ou leurs organismes, organiseront des évènements ou interviendront lors de la COP 16, que ce soit au sein de la Zone Bleue ou de la Zone Verte. Voici leur implication : CIRAD Restauración e Innovación: Paisajes y Territorios de Paz en la Amazonía le 21 octobre de 13h30 à 15h40 (Zone Verte : Banque de la République) Montpellier Process: Pooling Collective Intelligence for Action. Scaling dialogue for strengthened Science-Policy-Society interfaces le 25 octobre de 8h30 à 9h30 (Zone Bleue : Pavillon de l’UE) et à 13h20 (Zone Bleue : CEVP Ground floor) The Multilateral benefit-sharing mechanism of FAO’s Plant Treaty: placing small-scale farmers at the centre of the GBF implementation le 25 octobre de 17h30 à 19h00 (Zone Bleue : Pavillon de l’UE) Lessons learnt from DeSIRA projects on new research pathways to support biodiversity through agroecological innovations in agriculture and food systems le 27 octobre de 15h30 à 17h00 (Zone Bleue : Pavillon de l’UE) Envol Vert La trazabilidad como una herramienta para proteger la biodiversidad le 25 octobre de 11h30 à 12h00 (Zone Verte : DIAN) et le 28 octobre de 17h45 à 18h30 (Zone Verte : Université ECCI) Museum National d’Histoire Naturelle The Global Strategy for Plant Conservation – guidance and insight into implementing the new complimentary actions le 22 octobre à 11h40 (Zone Bleue : Cocora Plaza One) Whole-of-society approach to achieve GBF Target6 Regarding IPBES assessment reports, G7 statement on IAS and NBSAPs le 29 octobre de 13h20 à 14h40 (Zone Bleue : Pavillon UICN) NatureXpairs Rangers at the heart of the 30 x 30 target – Engaged for people and Nature le 21 octobre de 17h30 à 19h00 (Zone Bleue : Pavillon de l’UE) How to support the implementation of 30×30 : Sharing the French experience and how to benefit from the French expertise and the offers available on the HAC 30×30 Matchmaking Platform le 23 octobre de 11h00 à 12h00 (Zone Bleue : Pavillon du GEF) The value of partnerships to support the implementation of the 30×30 target – Sharing the experience of the HAC 30×30 Matchmaking Platform at CBD COP16 le 28 octobre de 13h20 à 14h30 (Zone Bleue : Youth Plaza One) Caribbean MPAs managers networks lead the way: Towards a regional roadmap to reach Target 3 le 29 octobre de 13h20 à 14h30 (Zone Bleue : Youth Plaza One) Agence Française de Développement Strengthening NBSAPs Implementation Using Technological and Scientific Tools for Ecosystem Natural Capital Accounting le 23 octobre à 11h40 (Zone Bleue : Farallones Plaza One) Exploring Voluntary Commitments by Non-state Actors in Advancing Other Effective Area-based Conservation
Forum européen de la conservation : une étape importante dans la préparation du Congrès mondial de l’UICN 2025

Plus de 400 représentants des membres et experts de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont participé au Forum européen de la Conservation qui s’est tenu à Bruges (Belgique) du 30 septembre au 3 octobre 2024. Il s’agit d’un des 9 forums régionaux organisés par l’UICN dans la perspective du Congrès mondial de la nature qui aura lieu en octobre 2025 à Abu Dhabi. Pour la première fois depuis que de tels forums sont organisés, le Forum européen rassemblait les membres et experts des pays situés dans deux régions statutaires de l’UICN : l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est et Asie centrale. Cet événement a été l’occasion pour les membres de l’UICN de présenter leurs travaux et priorités en matière de conservation de la nature et de participer à l’élaboration de la vision à 20 ans de l’UICN et de son programme 2026-2029, qui font l’objet d’une consultation jusqu’au 20 octobre. Le Comité français de l’UICN y a organisé trois ateliers de travail portant respectivement sur la Liste verte des aires protégées, les Solutions fondées sur la Nature pour l’agriculture et le trafic des espèces sauvages. Ces événements ont connu un large succès et attiré la participation de très nombreux membres et représentants de l’UICN, dont Grethel Aguilar, directrice générale de l’UICN, et Boris Erg, directeur du Bureau régional européen. Les représentants du Comité français de l’UICN y ont également présenté les 32 projets de motions portés par les membres français de l’UICN au cours des nombreuses sessions informelles. Ces échanges ont permis d’identifier des intérêts communs avec les autres Comités nationaux et membres européens de l’UICN ainsi que de potentiels soutiens aux motions. Les motions doivent en effet être soutenues par au moins cinq membres de l’UICN, issus d’au moins deux régions statutaires différentes, pour pouvoir être présentées. Ces échanges ont également permis de valoriser l’important travail effectué depuis avril 2024 par les membres et expert/es français de l’UICN dans la préparation de ces motions. Cet effort de mobilisation, unique en Europe, a culminé lors du récent Congrès français de la nature au cours duquel ces projets de motions ont été débattus. Plusieurs intervenants de haut niveau ont participé à cet événement majeur de la conservation de la nature en Europe, dont Grethel Aguilar (directrice générale de l’UICN), Musonda Mumba (secrétaire générale de la Convention Ramsar sur les zones humides), Mirela Kumbaro (ministre du tourisme et de l’environnement d’Albanie), Humberto Delgado Rosa (directeur pour le Capital naturel, Direction générale de l’environnement de la Commission européenne) ainsi que les présidents des Commissions de l’UICN, les responsables des bureaux « Europe de l’Ouest » et « Europe de l’Est et Asie Centrale » de l’UICN, ainsi que plusieurs présidents des Comités nationaux européens. Pour en savoir plus : Congrès français de la nature 2024 : 32 recommandations pour répondre aux enjeux mondiaux de la biodiversité – UICN France Europe, North and Central Asia RCF | 30 Sept – 3 Oct 2024 (iucn.org) Atelier « Solutions fondées sur la Nature pour l’agriculture » Atelier « Trafic des espèces sauvages » Atelier « Liste verte des aires protégées et conservées »