Un format hybride pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN
Compte tenu de la situation sanitaire actuelle, l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a décidé d’organiser son Congrès mondial de la nature en format « hybride ». Les participants seront accueillis à Marseille mais le congrès offrira aussi la possibilité à ceux qui ne peuvent pas être sur place de suivre et de participer à certains événements à distance. Le Comité français de l’UICN se réjouit de cette décision et poursuivra sa mobilisation pour le succès de cet événement. LE CONGRÈS DE L’UICN SE TIENDRA À MARSEILLE DU 3 AU 11 SEPTEMBRE 2021. Avec cette décision, le gouvernement français et l’UICN visent à organiser un événement aussi inclusif que possible et à permettre une large participation du monde entier, tout en préservant la santé des participants. MOBILISATION DU COMITE FRANCAIS DE L’UICN Le Comité français de l’UICN, très impliqué pour la tenue d’un congrès en présentiel, se réjouit de la décision du Conseil d’Administration international de l’UICN de maintenir le Congrès mondial de la nature en grande partie sous forme physique. Malgré un contexte sanitaire complexe, cette solution soutenue par le Comité français de l’UICN a été validée et permettra de recevoir des représentants des membres de l’UICN dans le monde. Faire du Congrès mondial de l’UICN à Marseille une étape décisive de la mobilisation des Etats et de la société civile, pour renouveler l’engagement de la communauté internationale sur la préservation de la biodiversité, est notre objectif. Après un travail préparatoire intense, avec nos 62 organisations membres, nos 250 experts et notre équipe salariée, qui a notamment conduit à la proposition de 18 recommandations politiques majeures, la préparation d’événements et des décryptages réguliers des enjeux de la biodiversité, le Comité français de l’UICN, reste plus que jamais, mobilisé pour cette phase finale. Plus d’informations – Le communiqué de presse officiel– Informations sur la préparation du Congrès– Site internet du Congrès– Le document synthétique sur les 14 recommandations des membres du Comité français de l’UICN– Les recommandations du Congrès mondial de l’UICN– La mobilisation du Comité français de l’UICN pour le Congrès
Interview de Barbara Mathevon
Membre du bureau du Groupe de travail Pays en développement & Biodiversité Barbara, vous travaillez aujourd’hui en tant que Chargée de projets ressources naturelles/aires protégées au sein du GRET. Pouvez-vous vous présenter, et préciser notamment les raisons qui vous ont conduit à travailler dans la protection de la nature ? Je suis environnementaliste et travaille depuis 17 ans sur la protection de la biodiversité à l’international. Je suis tombée dans la protection de l’environnement depuis toute petite. Le premier métier que je voulais faire était éboueur ! J’avais par ailleurs une grande empathie pour les animaux et les plantes et la disparition silencieuse des espèces me bouleversait autant que d’écraser un escargot. Je me souviens qu’on me trouvait trop sensible mais je ne me retrouvais pas du tout dans une conception de l’Homme dominant la nature. J’ai commencé très vite à monter pleins de petites actions à mon échelle à l’école, notamment pour collecter des dons pour les campagnes espèces du WWF. J’étais aussi très réceptive au marketing des maisons d’édition qui collaboraient avec les associations de protection de la nature, comme les fiches animaux à collectionner qui coutaient 10 francs les 20 premières fiches et beaucoup plus cher les suivantes. Un jour nous avions oublié de payer le deuxième lot d’une collection de fiches de la Fondation Cousteau, nous avons reçu une lettre de mise en demeure et j’ai eu très peur que cela ne fasse avorter ma carrière dans la conservation ! Mais mon envie de travailler sur la biodiversité dans les pays du sud vient du film La forêt d’Emeraude, de John Boorman, qui raconte le destin du fils d’un ingénieur travaillant sur un chantier de barrage en Amazonie qui est enlevé par des indiens et avec lesquels il grandira ensuite. Le film montre surtout les ravages de l’industrialisation sur les modes de vie autochtones et les écosystèmes amazoniens. Je ne suis pas sûre que ce soit un très bon film, mais en tout cas ça a été un déclic pour moi et j’ai souhaité alors orienter mon parcours vers les forêts humides. Aujourd’hui, au vu de la façon dont l’état de la biodiversité mondiale s’est considérablement aggravé en 30 ans, je ne vois pas d’engagement ayant plus de sens à mes yeux que celui-ci. Quel est votre parcours professionnel et quelles sont vos plus belles expériences ? J’ai d’abord travaillé 7 ans dans une ONG malgache, L’Homme et l’Environnement, sur la conservation d’une forêt littorale (la réserve de Vohibola) et le développement local, puis en tant que Directrice adjointe de cette ONG. Je suis ensuite rentrée en France et j’ai intégré au bout d’un an le programme international du Comité français de l’UICN sur la gestion du Programme de Petites Initiatives du FFEM. Ça m‘a donné l’opportunité de suivre plus de 150 projets portés par la société civile africaine en faveur de la biodiversité et du climat. Ces projets sont de véritables laboratoires d’innovation sociale et un vivier d’intelligences collectives. Ce qui m’a donné rapidement envie de remonter des projets de terrain et j’ai rejoint il y a 8 ans l’ONG de solidarité internationale française Gret en tant que responsable de projets aires protégées. J’ai fait le choix de travailler dans une ONG dont le cœur de métier est l’ingénierie sociale et qui dispose d’expertises très diversifiées parce qu’il me semblait que les principaux défis auxquels font face les aires protégées des pays en développement relèvent prioritairement de questions d’organisations sociale, de gouvernance, d’harmonisation avec les politiques publiques et de questions sectorielles (énergie, agriculture et filières) plutôt que d’expertise écologique. Elle est bien sûr nécessaire mais ne répond qu’à une partie des problèmes. Difficile de choisir mes plus belles expériences mais Vohibola a été incontestablement la plus forte car c’était une immersion de 7 ans dans la culture malgache et les modes de vie des pêcheurs de la Côte Est et une très grande aventure humaine, personnelle et professionnelle. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager dans la conservation de la biodiversité à l’international et en particulier dans les pays en développement ? En fait je voulais combiner mon envie de voyager, de travailler sur la biodiversité remarquable, tout en découvrant des cultures basées sur un autre rapport à la nature. Au Bénin par exemple, pays du vaudou où il existe de nombreuses divinités de la nature et de la chasse, ces liens culturels et spirituels à la nature sont forts et peuvent servir de leviers efficaces pour la conservation de la biodiversité. Les fétiches, qui sont là pour rappeler le caractère sacré des mangroves par exemple, sont bien plus respectés que les lois issues du droit positif et les mangroves sacrées sont préservées. A Madagascar, parce que le modèle de la société occidentale séduit de plus en plus les jeunes générations comme partout dans le monde, la revitalisation des anciennes règles coutumières peut non seulement servir à la gestion durable des écosystèmes, mais préserver également des savoirs faire et des traditions qui se perdent. Celles-ci relevaient pourtant souvent de régulation durable des usages de la nature que l’économie de marché a bouleversé. Cette revitalisation peut contribuer aussi à une meilleure cohésion sociale entre les générations. D’autre part, en zone rurale, au plus petit niveau sociétal, le village, il y a une dynamique de participation citoyenne aux questions qui relèvent de l’intérêt général incroyable et héritée des traditions précoloniales. Les gens consacrent beaucoup de temps dans les assemblées villageoises pour se concerter et aboutir à des décisions consensuelles. C’est un excellent terreau pour prendre des décisions socialement acceptées et traiter des questions environnementales, des biens communs qui, par définition, engagent la société à voir à long terme et au-delà des intérêts individuels. Le succès que rencontre l’approche par les Communs dans les pays du Nord pour sortir des piliers de la société moderne, l’individualisme et la privatisation, a bien été construite par Elinor Ostrom à partir d’expériences du sud ou les communautés ont été capables de s’organiser pour gérer durablement leurs ressources naturelles. Il faut ainsi puiser dans
Podcasts d’experts
Découvrez en vidéo, des témoignages de nos experts ⤵️ Podcast sur les forêts humides tropicales de Polynésie française par Anne Caillaud, Chargée de programme « Outre-mer » au Comité français de l’UICN Retrouvez également des podcasts radio ⤵️ Emissions sur France Inter dans “La Terre au Carré” de Mathieu Vidard, préparées en amont du Congrès mondial de la nature de l’UICN, en partenariat avec le Comité français de l’UICN > “Les zones humides tropicales en outre-mer” (15 avril 2021)> “Les solutions fondées sur la nature” (17 mars 2021)> “Les aires naturelles protégées” (15 février 2021)> “La déforestation importée” (13 janvier 2021)> “Les espèces menacées en France” (15 décembre 2020) Emissions sur Radio France International (RFI) dans l’émission “C’est pas du Vent” d’Anne-Cécile Bras, préparées en amont du Congrès mondial de la nature de l’UICN, en partenariat avec le Comité français de l’UICN > “Le Congrès mondial de la nature: le prochain grand rendez-vous de la biodiversité” (4 septembre 2020)> “UICN: après la liste rouge, la liste verte” (24 septembre 2020)
Webinaires biodiversité
Découvrez notre playlist YouTube avec nos webinaires sur les enjeux de biodiversité ⤵️ PLUS D’INFORMATIONS Merci à nos membres, experts et partenaires pour leurs participations à ces sessions virtuelles. – Pew Bertarelli Ocean Legacy– Université de Montpellier– Office français de la biodiversité– Ministère de la Transition Ecologique– Parc Naturel Marin d’Iroise– Parc National de Port Cros– Réserve Naturelle du Grand-Connétable– Parc Naturel de la Mer de Corail– Réserve Naturelle des Terres Australes– DTAM de Saint Pierre et Miquelon– Fédération des Associations de Protection de l’Environnement de Polynésie française (FAPE)– Plateforme Océan Climat– CRIOBE– CNRS– Medreact– France Nature Environnement– WWF France– Greenpeace– Oceana– Fondation Tour du Valat– Expédition 7e Continent
7 nouveaux sites français sur la Liste verte des aires protégées et conservées !
La Liste verte des aires protégées et conservées de l’UICN avait, depuis octobre 2019, 10 nouveaux sites français candidats. Lors d’un premier examen de ces sites par le Comité international de la Liste verte le 18 septembre 2020, la réserve naturelle nationale de l’Ile du Grand Connétable en Guyane avait été inscrite sur la Liste verte. Ayant délibéré une nouvelle fois le 4 mars dernier, le Comité international de la Liste verte a décidé d’inscrire 7 nouvelles aires protégées et conservées françaises ! Ce sont ainsi désormais 22 sites français qui figurent sur cette liste et sont donc reconnus au niveau international pour leur bonne gouvernance, leur planification solide, leur gestion efficace et leurs résultats obtenus pour la conservation de la nature. La France compte aujourd’hui le plus grand nombre de sites inscrits sur la Liste verte avec 22 sites sur 59 dans le monde. Nous nous félicitons de cette reconnaissance de la gestion efficace et du bon état de conservation de ces 7 aires protégées françaises, qui seront, je n’en doute pas, des sources d’inspiration et autant de références pour de futurs candidats à la Liste verte ! La diversité et la richesse des habitats et des espèces, des statuts de protection et des systèmes de gouvernance français de métropole et d’Outre-mer sont mis à l’honneur au travers de ces 22 sites labellisés qui participeront très prochainement à la création d’un réseau francophone de la Liste verte, et plus globalement, au rayonnement de la communauté de la Liste verte au niveau international. Jean-Philippe SIBLET, Président du Groupe d’experts Liste verte France du Comité français de l’UICN Cette nouvelle série de labellisations françaises illustre bien la diversité des systèmes de protection français, accueillant notamment pour la première fois une réserve naturelle nationale à vocation de préservation du patrimoine géologique : la réserve de la Montagne Sainte-Victoire. Qui, à l’issue de cette candidature à la Liste verte, a décidé de se donner également le mandat d’étudier et de protéger les valeurs naturelles « vivantes » de son territoire ainsi que ses fonctionnalités écologiques. Dans le département des Bouches-du-Rhône, c’est également le Domaine de la Tour du Valat, en plus de la Réserve de la Sainte-Victoire et du Parc marin de la Côte Bleue (labellisé lui en 2018), qui vient grossir les rangs de la Liste verte, faisant de ce département celui qui accueille le plus de sites Liste verte en France métropolitaine et ultra-marine. Il s’agit également, à travers la Tour du Valat, de la première candidature en tant qu’aire conservée (et potentielle Autre Mesure de Conservation Efficace par Zone – AMCEZ. Et enfin pour la première fois également, un site Natura 2000 français se voit attribuer le label, il s’agit du Bassin du Drugeon recouvrant en partie le Doubs et le Jura. Les sites de montagne ont par ailleurs été mis à l’honneur car 2 candidatures représentant 6 réserves naturelles nationales de Haute-Savoie (Contamines-Montjoie, Aiguilles Rouges, Passy, Sixt-Passy, Carlaveyron, Vallon de Bérard) ont été listées, rejoignant ainsi les Parcs nationaux des Ecrins, des Pyrénées et la réserve de chasse et de faune sauvage d’Orlu déjà inscrits respectivement depuis 2014, 2019 et 2018. Les territoires ultra-marins sont désormais également représentés par les deux Réserves Biologiques Dirigées, celle du littoral de Saint-Philippe et celle des Forêts de Bois de Couleur des Bas à La Réunion. Enfin, les Espaces Naturels Sensibles sont une fois de plus valorisés par l’inscription des Marais des Basses Vallées de l’Essonne et de la Juine dans le département de l’Essonne. Les sites Natura 2000 du Massif du Canigou et de la Baie de Seine Occidentale sont toujours dans la course pour un accompagnement vers une labellisation à venir. Toutes ces candidatures ont été accompagnées par le Comité français de l’UICN. Plus d’informations – Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN– La Liste verte des aires protégées de l’UICN Photo bandeau : Réserve Biologique Dirigée du littoral de Saint-Philippe, La Réunion © J.Triolo
Fête de la Nature 2021 : les premières manifestations en ligne
La Fête de la Nature 2021 aura bien lieu du 19 au 23 mai dans un contexte sanitaire qui invite à réinventer l’organisation des animations nature afin que chacun puisse en profiter. Le programme de la Fête de la Nature 2021 est en ligne sur fetedelanature.com! Cette programmation continuera de s’enrichir jusqu’au 12 mai : d’ici cette date l’examen des projets se poursuit. La 15e édition de la Fête de la Nature, sera un temps fort de mobilisation des acteurs engagés pour la biodiversité en prémices au Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra du 3 au 11 septembre à Marseille. Cette année, le thème sera « A travers mille et un regards ». Plus de 400 manifestations déjà inscrites Organisateurs , il vous reste un mois pour annoncer vos projets et intégrer le programme officiel de cette 15e édition. L’examen des projets se fera jusqu’au 12 mai 2021. Une sélection des 10 projets « coups de cœur » se tiendra également le 4 mai prochain. Alors n’attendez plus pour enregistrer vos animations ! > Exemples de coups de coeur 2019/2020 Photo : Mesure d’une empreinte d’ours – projet coup de coeur – source Des outils de communication complémentaires Pour vous aider à communiquer sur vos rendez-vous, un kit communication est mis à disposition des organisateurs. Une série de bannières web ainsi que des posts pour les réseaux sociaux sont désormais disponibles. La mobilisation des partenaires et citoyens est aussi possible grâce aux outils du kit d’appel à organisation. Plus d’informations – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 et la Fête de la nature– Le site internet de la Fête de la nature– Le Guide de l’organisateur– Les bannières et le kit communication– La programmation 2021– A propos du Comité français de l’UICN et de la Fête de la nature– Le programme Education et communication
8 avril : Participez à la session « Mobilisation de la jeunesse en faveur de la biodiversité »
Le Sommet mondial de la jeunesse de l’UICN se tient du 5 au 16 avril 2021. Ce Sommet virtualisé, le premier organisé par l’UICN pour la jeunesse, réunit des milliers de jeunes sur le thème « La Nature, notre avenir » pour qu’ils se rencontrent et échangent sur leurs expériences et leurs solutions en faveur de la conservation de la nature. La participation est gratuite et ouverte aux personnes de tout âge : https://www.iucnyouthsummit.org Cet évènement est l’occasion pour le Comité français de l’UICN de réunir, au sein d’une délégation française, des jeunes de son réseau pour suivre le sommet et d’organiser une session sur la mobilisation des jeunes pour la biodiversité Le 8 avril de 17h à 19h, le Comité français de l’UICN organise une session “Mobilisation de la jeunesse en faveur de la biodiversité” avec les jeunes du réseau du Comité français de l’UICN et du réseau francophone de l’UICN, les Jeunes ambassadeurs pour l’environnement et – la Secrétaire d’Etat française chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, Sarah El Haïry– l’Ambassadeur de France à l’Environnement, Yann Wehrling– le Président de la Commission internationale « Education et Communication » de l’UICN, Sean Southey– la Présidente du Comité français de l’UICN, Maud Lelièvre Et des invités comme Nathan Méténier, Conseiller pour le climat du Secrétaire général de l’ONU, Camille Etienne, Porte-parole du mouvement “On est prêt” et Chloé Gerbier, Coordinatrice juridique de l’association « Notre Affaire A Tous » A l’issue du Sommet mondial de la jeunesse, une tribune signée par les membres de la Délégation française et les acteurs impliqués dans cette session sera publiée. Elle fera le bilan de ce premier Sommet de l’UICN dédié à la jeunesse et apportera une contribution à la déclaration du sommet qui sera présentée au Congrès mondial de l’UICN à Marseille. S’INSCRIRE AU SOMMET MONDIAL DE LA JEUNESSE Une fois l’inscription faite, sur : https://www.iucnyouthsummit.org Veuillez passer par la plateforme Whova (un lien automatique sera reçu par mail après l’inscription préalable au Sommet) : https://whova.com/portal/igys_202010/ Dans la rubrique « agenda », sélectionner la session en faisant dérouler les dates en choisissant le 8 avril, puis sélectionner la session « La mobilisation de la jeunesse en faveur de la biodiversité : rencontre avec les jeunes de la délégation française et du réseau francophone de l’UICN sur les enjeux clés de la biodiversité » La session est indiquée de 3 à 5 PM (horaires UTC, équivalent à 17h00-19h00 heure française), cliquer sur « Add to my agenda » Un lien de connexion sera envoyé sur l’adresse e-mail renseignée au moment de l’inscription 10 minutes avant le début de la session, soit à 16h50 (heure française). La session se déroulera via l’application Whova. A défaut, une connexion par l’application Zoom sera possible. Plus d’informations – S’inscrire au Sommet– L’implication du réseau du Comité français de l’UICN dans le Sommet– Le Congrès mondial de la nature de l’UICN
Evaluation environnementale des projets éoliens en mer : 18 recommandations pour la biodiversité
Dans le cadre de ses travaux sur la conciliation des énergies renouvelables avec la préservation de la biodiversité, le Comité français de l’UICN publie un rapport formulant 18 recommandations stratégiques pour une meilleure intégration de la biodiversité dans la démarche d’évaluation environnementale des projets éoliens en mer à destination des porteurs de projets et des autorités de régulation. Pour lutter contre les changements climatiques, l’Union Européenne s’est fixé comme objectif d’atteindre 32% d’énergie provenant de filières renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030. En France, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) vise à augmenter de 50% la capacité de production d’électricité renouvelable en 2023 par rapport à 2017. Les éoliennes en mer font partie des technologies ciblées par la PPE française. Huit consultations publiques portant sur la construction de parcs éoliens posés ont déjà eu lieu, et le premier parc devrait être mis en service à Saint-Nazaire en 2022. Quatre fermes pilotes d’éoliennes flottantes devraient aussi être installées d’ici 2023. Suite à la publication d’une première étude sur les impacts des énergies marines renouvelables sur la biodiversité, le Comité français de l’UICN a analysé les études d’impacts de 4 projets éoliens en mer posés et flottants français pour identifier les bonnes pratiques et les éventuelles faiblesses, et formuler des recommandations pour améliorer le processus d’évaluation environnementale de ces projets. Cette étude révèle tout d’abord un besoin de références méthodologiques communes entre les projets aussi bien concernant les protocoles d’acquisition de données que les méthodes d’évaluation des impacts et de suivi des mesures concernant leur évitement, leur réduction et leur compensation (ERC). Dans ce contexte, se référer aux descripteurs du Bon Etat Ecologique du milieu marin de la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin (DCSMM) permettrait d’avoir une référence partagée entre les projets éoliens mais aussi entre les différentes activités maritimes qui influent sur cet état écologique. Elle met ensuite en évidence que les impacts de ces parcs éoliens sur la biodiversité pourraient être, pour une part notable, évités ou réduits si une Evaluation Environnementale Stratégique complète à l’échelle des Documents Stratégiques de Façade avait été menée en incluant une évaluation des impacts propres et cumulés de l’ensemble des activités en mer. Cette démarche permettrait d’appliquer une séquence ERC intégrée à l’échelle des façades et de statuer en amont des projets sur la compatibilité entre les parcs éoliens et les aires marines protégées en fonction des enjeux écologiques identifiés sur la zone. Enfin, cette analyse souligne la nécessité d’améliorer sans tarder l’évaluation des impacts cumulés de toutes les activités humaines sur la biodiversité marine et littorale. Si elle confirme l’existence d’impacts réels des projets éoliens sur la biodiversité et la nécessité d’appliquer strictement à ces projets la démarche ERC, elle met aussi en évidence les limites des bénéfices attendus de cette démarche si elle n’est mise en œuvre, comme elle l’est actuellement, que sur quelques types de projets et non sur toutes les activités qui peuvent avoir des incidences sur l’environnement marin en général, et la biodiversité marine en particulier. Découvrez le rapport complet et ses recommandations ici. Plus d’informations – Analyse de l’intégration des enjeux de biodiversité dans l’évaluation environnementale des projets éoliens offshore (2020)– Développement des énergies marines renouvelables et préservation de la biodiversité » (2014)– Reconcile offshore wind energy development and marine biodiversity conservation in the context of global change » (FOWT, 2020)– Le programme « Ecosystèmes » du Comité français de l’UICN Photo bandeau © Nicolas Doherty – Unsplash