35 nouveaux retours d’expériences de gestion d’espèces invasives

L’UICN France et l’Agence française pour la biodiversité publient un nouveau recueil de trente-cinq retours d’expériences de gestion d’espèces exotiques envahissantes. Fruit des travaux du groupe de travail national « Invasions biologiques en milieux aquatiques », cette publication a mobilisé plus de cinquante contributeurs.  Les espèces exotiques envahissantes et les impacts qu’elles engendrent sont une préoccupation croissante pour les gestionnaires d’espaces naturels. C’est particulièrement vrai pour les milieux aquatiques, où un grand nombre d’acteurs se mobilise pour agir. En parallèle, des politiques publiques se développent aux niveaux national et européen. L’Union européenne est ainsi dotée depuis janvier 2015 d’un règlement relatif à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes. En France, la stratégie nationale dédiée à cette problématique a été publiée début 2017 et propose désormais un nouveau cadre pour mobiliser l’ensemble des acteurs et répondre à ces engagements internationaux. Publiés en 2015, un premier volume proposait un état des lieux sur la gestion de ces espèces et un deuxième recueillait plus de cinquante retours d’expériences de gestion en France métropolitaine et en Europe. Plus de cent contributeurs s’étaient mobilisés à l’échelle nationale pour rassembler les éléments nécessaires à une réflexion claire et à la présentation d’une démarche argumentée d’aide à la mise en place d’actions de gestion pour et par les gestionnaires. Fort du succès rencontré par ces deux premiers volumes et de la dynamique enclenchée, ce nouveau volume offre un recueil supplémentaire de trente-cinq retours d’expériences originaux portant sur vingt-et-une espèces, dont certains conduits en outre-mer. Chaque retour d’expérience apporte des informations sur la structure impliquée, le site d’intervention, et l’intervention elle-même (méthode, calendrier, résultats, bilan technique et financier, valorisation des actions, documentation, etc.).  Le groupe de travail invasions biologiques en milieux aquatiques (GT IBMA) est co-piloté par l’UICN France et l’Agence française pour la biodiversité.  L’ensemble des retours d’expériences de gestion produit est disponible en téléchargement sur le site internet du GT IBMA pour le bénéfice de tous les acteurs nationaux impliqués dans la prévention et la gestion des espèces exotiques envahissantes.   PLUS D’INFORMATIONS – Télécharger la publication – Le groupe de travail national «invasions biologiques en milieux aquatiques » – Contacts : Doriane Blottière, chargée de projet «espèces exotiques envahissantes», Emmanuelle Sarat, chargée de mission «espèces exotiques envahissantes», Yohann Soubeyran, chargé de mission «espèces outre-mer».   Photo bandeau © Syndicat Mixte de la Ria d’Etel  

3ème édition de la Journée internationale des mangroves en Guadeloupe

Cette troisième édition guadeloupéenne a rassemblé plus de 100 personnes, ce jeudi 26 juillet, pour partir à la découverte de l’écosystème et des croyances magico-religieuses qui lui sont liées. À la fois zone d’ultime refuge et lieu emprunt d’un réalisme fantastique parfois inquiétant, cette forêt difficilement pénétrable nourrit depuis longtemps l’imaginaire des sociétés qui la côtoie. Mais avant d’aborder le kenbwa an Gwada, an nou gadé mangrov la ! Guidés par M. Éric Léopold, garde du littoral de la commune de Morne-à-l’Eau, les visiteurs ont pu découvrir la mangrove et la forêt marécageuse du site de Babin. Opportunité parfaite pour découvrir la transition entre ces deux écosystèmes, du point de vue de la succession des espèces d’arbres par exemple. Palétuviers rouges aux racines courbées, palétuviers noirs aux drôles de « tubas » qui sortent de terre, mangles médailles ou « Sang-Dragon », fromagers abritant des Soukougnans, diversité des crabes… un beau parcours émaillé d’anecdotes enrichissantes sur la nature, un plaisir pour les yeux. À la fin du parcours, le sociologue et historien M. Franck Garain a pris le relais pour évoquer  le thème des pratiques magico-religieuses en Guadeloupe et dans les Antilles de manière générale, puis autour de la mangrove en particulier. Le terme kenbwa désigne une forme de magie utilisée dans les Antilles pour apporter bonheur et protection ou pour lutter contre des forces malveillantes, des ennemis. Cette magie repose sur l’accumulation de croyances aux origines diverses – de l’Afrique à l’Inde en passant par l’Europe – ce qui est caractéristique de ces territoires. Une exposition photographique sur ces rites magiques ont permis aux visiteurs, le long d’un cheminement sur le site, de découvrir leur signification et leur application concrète : assemblages d’objets, de matières, d’un autel… autant de formes incantatrices qui parfois passent inaperçues pour celui qui n’y est pas initié ! Après un Bik à pawol final où les participants se sont exprimés sur leurs interrogations et même leurs propres expériences, cette matinée a tenu toutes ces promesses… La deuxième partie de cette journée a été dédiée à l’accueil des enfants du centre de loisir sans hébergements (CLSH) Paradi à timoun. Au programme : fabrication de masques magiques et conte sur la mangrove ! L’atelier « masques », permettant aux enfants de manipuler des matériaux naturels tout en appelant à leur sens artistique, s’est donc effectué en continuité avec le thème de la journée. Tout comme l’intervention interactive de M. Pascal Solvé, à la fois contée et chantée, accompagné de son musicien aux instruments évocateurs des bruits de la mangrove et qui a partagé avec les enfants le message important de la respecter, point d’orgue final de cette journée haute en couleur !   En savoir plus – Le Pôle Relais Zones Humides Tropicales

L’UICN France fait connaitre les pratiques d’éducation et de communication sur la nature de ses membres

Afin de valoriser les initiatives de celles et ceux qui agissent pour la biodiversité, l’UICN France publie aujourd’hui un inventaire des principales actions de communication et des projets éducatifs en faveur et de la biodiversité de ses membres. La Commission Education et Communication de l’UICN France qui réunit les experts français en la matière a piloté en 2017 un recueil d’actions de communication et de projets éducatifs en faveur de la biodiversité mis en oeuvre par ses membres. Le panel d’acteurs ayant contribué à ce recueil concerne aussi bien les associations de protection de la nature tels que les Conservatoires d’espaces naturels, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Fédération des française d’étude et de sports sous-marins (FFESSM) ou encore le WWF France, que les établissements publics comme l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB), le Conservatoire du littoral, ou le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN).  Ce sont au total 46 initiatives ayant une portée locale et nationale qui ont été analysées dégageant ainsi des tendances communicationnelles et des pistes de stratégies à adopter pour mettre en place des actions en faveur de la biodiversité à destination principalement du grand public. A titre d’exemple on peut citer : « La Nuit internationale de la chauve-souris » de la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères « La forêt s’invite à l’école » de l’Office National des forêts « Aires protégées : halte aux idées reçues ! » du réseau France Nature Environnement  » Les Jardins de Noé Junior » de l’association Noé « Le Festival des Images de Mer » de Nausicaa « Un coin de nature pour tous » du Réseau Ecole et Nature « Honu récré » de l’association Te mana o te moana Le recueil réalisé pour cette étude n’est pas exhaustif et représentatif de l’ensemble des initiatives en faveur de la biodiversité mises en place par les membres du Comité français de l’UICN. Il permet toutefois d’identifier plusieurs enseignements et processus commun pour informer et sensibiliser dans la durée. Le Comité français de l’UICN invite son réseau à partager ce travail pour favoriser l’échange et le partage des pratiques d’éducation à la nature de ses membres avec le plus grand nombre et susciter l’envie de devenir des acteurs de la sensibilisation.   Plus d’informations – Télécharger l’étude : Inventaire Tome 1 analyse  –  Inventaire Tome 2 panorama – Le programme Education et Communication – Contacts : Florence Clap, responsable du programme « Politiques de la biodiversité » et Emilie Dupouy, Chargée de communication

Plus d’une espèce d’éphémères sur cinq menacée en France métropolitaine

Pour étendre progressivement la Liste rouge nationale à de nouvelles espèces, le risque de disparition de tous les éphémères recensés sur le territoire métropolitain a été évalué. Après l’analyse des informations compilées pour chacune des 142 espèces, les résultats montrent que 22 % sont menacées et mettent en évidence les pressions qui pèsent sur ces insectes et leurs habitats. Les résultats de cet état des lieux appellent à améliorer la qualité des cours d’eau et à restaurer leur naturalité, pour préserver ces espèces au rôle clé dans les écosystèmes et essentielles comme indicatrices de l’état de santé des milieux aquatiques. L’évaluation de la situation des éphémères a été conduite par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juillet 2018)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, MNHN & Opie (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Ephémères de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Rhithrogena germanica © Jean Kardacz

Lancement réussi d’Act4Nature pour la mobilisation des entreprises sur la biodiversité

L’initiative Act4Nature a lancé avec succès le 10 juillet 2018 une nouvelle mobilisation des entreprises sur les enjeux de biodiversité. 65 entreprises ont en effet présenté leurs engagements pour répondre aux enjeux urgents d’érosion du tissu vivant de la planète. Le Comité français de l’UICN est partenaire de cette initiative pilotée par l’Association Française des Entreprises pour l’Environnement (EpE) et espère qu’elle va se poursuivre pour prendre de l’ampleur d’ici 2020. Les entreprises mobilisées au sein d’Act4nature ont souscrit à 10 engagements communs et ont présenté des engagements individuels (voir lien ci-dessous). Parmi ces entreprises, le Comité français de l’UICN salue en particulier l’engagement de ses entreprises partenaires Ciments Calcia – GSM, EDF, Engie, Storengy et Veolia. Il salue également la signature par Eqiom et L’Occitane, ses deux autres entreprises partenaires, des engagements communs d’Act4Nature et de leur volonté de déposer un engagement individuel avant la fin de l’année 2018. Le Comité français de l’UICN attend que les engagements pris soient régulièrement évalués et améliorés pour répondre aux défis de plus en plus pressants de la disparition accélérée de la biodiversité. Il invite également toutes les entreprises à rejoindre l’initiative pour que l’ensemble du secteur privé se mobilise sur cette grande cause.   #act4nature#act4nature Plus d’informations – Site internet  de l’initiative : www.act4nature.com – Découvrir les engagements des 65 entreprises sur ce lien – Découvrir les engagements des entreprises partenaires de l’UICN France :  Engagement de Ciments Calcia – GSM Engagement de EDF Engagement de Engie Engagement de Storengy Engagement de Veolia – Contacts : Florence CLAP, Chargée de Programme ‘Politiques de la Biodiversité’ +33 (0)1 47 07 78 58

L’UICN France appelle les entreprises à mobiliser leurs salariés pour la biodiversité

L’UICN France publie aujourd’hui un rapport montrant comment les entreprises peuvent mobiliser leurs salariés dans leurs stratégies et actions pour la biodiversité. Face à son érosion qui continue à un rythme alarmant, les entreprises doivent prendre de nouveaux engagements tout en sensibilisant et en impliquant davantage leurs salariés. Adopter une stratégie ambitieuse pour limiter ses impacts sur la biodiversité et agir directement pour la préserver constitue un objectif majeur que toute entreprise doit se fixer. Mais l’efficacité d’une stratégie biodiversité repose avant tout sur des acteurs essentiels, les salariés, pour mettre en œuvre des opérations concrètes et adaptées sur les sites et à l’échelle de l’entreprise. Ainsi, la sensibilisation et la mobilisation des collaborateurs constituent une étape indispensable pour passer à l’action, et progresser vers un changement des comportements des salariés et donc de l’entreprise. C’est pour répondre à cet enjeu que le groupe de travail « Entreprises et biodiversité » de l’UICN France a analysé les pratiques réussies de ses partenaires entreprises et de ses organismes membres : visites naturalistes sur sites, réalisation d’un chantier nature, systèmes d’affichage présentant les enjeux biodiversité des sites, identification d’un référent biodiversité, sessions de formation ou encore l’organisation de concours. L’analyse apporte un éclairage sur les catégories de salariés concernés par les démarches ainsi que les succès et les freins rencontrés lors de leur mise en place. Onze exemples concrets illustrent les dynamiques engagées. Elle explore également les messages utilisés pour encourager les salariés à agir et leur pertinence. Il est souligné la nécessité d’un discours adapté au public ciblé pour lui permettre de mieux appréhender les enjeux ainsi que l’importance des expériences de nature et du dialogue avec des experts, comme des catalyseurs pour passer à l’action L’UICN France complète cet état des lieux par des recommandations et développe deux aspects fondamentaux pour mobiliser efficacement les salariés. D’une part, la nécessité l’élaborer une démarche sociale engageante portée par le plus haut niveau de l’entreprise. D’autre part, l’importance de favoriser un dispositif menant à l’action avec un discours valorisant les expériences.   Plus d’informations – Télécharger la publication « Sensibiliser et mobiliser les salariés d’entreprises en faveur de la biodiversité » – Le programme « Politiques de la biodiversité » – Contacts : Florence Clap, Chargée de « Programme Politiques de la biodiversité » et Elodie Russier-Decoster, Chargée de mission « Entreprises et biodiversité » Photo bandeau © Elodie Russier-Decoster