Conférence régionale pacifique sur les aires marines à Moorea, 14-19 novembre 2009

Le Comité français de l’UICN, l’Agence des aires marines protégées et l’Initiative pour les récifs coralliens du Pacifique sud (CRISP) organisent du 14 au 19 novembre 2009 une Conférence régionale sur les aires marines du Pacifique. Cette Conférence se tiendra en Polynésie française, pays hôte sous l’égide du Programme régional pacifique pour l’environnement (PROE) et du Secrétariat de la Communauté du Pacifique. La géographie et les enjeux du Pacifique impliquent en effet un renforcement dans les meilleurs délais de la concertation et de la coopération sur cette thématique entre territoires français et partenaires anglophones. Afin de mutualiser les efforts et de développer des synergies pour la gestion durable et la préservation des milieux côtiers et marins, cet évènement rassemblera prioritairement les gestionnaires des aires marines françaises de la région Pacifique et leurs homologues du Pacifique. Trois thèmes structureront les échanges et les propositions d’actions afin de répondre aux questions suivantes : Quelles réalités ? Quels besoins ? Quels outils ? : Gouvernance et gestion des aires marines gérées Suivi des milieux et espèces dans les aires marines gérées Connaissances disponibles sur les écosystèmes – enjeux en haute mer   Pour plus de détails, veuillez consulter le site de la conférence : http://ampacific09.aires-marines.fr Contact : staff.ampacific@aires-marines.fr   Document joint Conférence régionale Pacifique – Moorea- Novembre 2009

La France confirme sa coopération avec le plus grand réseau mondial de protection de la nature

Le gouvernement français renouvelle son accord de coopération avec l’UICN au niveau mondial. Des projets de conservation de la biodiversité en Afrique, en Méditerranée et dans l’outre-mer européen sont mis en place dès cette année. Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Marie-Luce Penchard, Secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer, et Jean-Michel Severino, directeur général de l’Agence française de développement ont signé ce matin un nouvel accord avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), représentée par Julia Marton-Lefèvre, sa Directrice générale. L’accord de partenariat initié en 2005 entre la France et l’UICN se voit ainsi renouvelé pour une durée de quatre ans et vient renforcer l’engagement de la France en matière de protection de la biodiversité. Ce nouvel accord cadre, d’un montant de près de 8 millions d’euros, soutiendra des actions de gestion durable de la biodiversité dans les pays du Sud. Les premières activités, engagées en 2009, concernent entre autres le renforcement de la gestion des aires protégées d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale, l’identification des zones méditerranéennes les plus importantes pour la conservation de la biodiversité, et un suivi et une meilleure protection de la faune sauvage commercialisée en Afrique centrale. Des actions sur l’Outre-mer ainsi qu’en matière de gouvernance de la Méditerranée sont également envisagées. Cet accord marque l’attachement de la France à l’UICN, créée à Fontainebleau en 1948, et rassemblant plus de 12 000 experts, scientifiques et organisations gouvernementales et non gouvernementales, à travers le monde. Avec la signature de cet Accord, la France confirme sa place de Partenaire Stratégique de l’UICN aux cotés du Canada, du Danemark, de l’Espagne, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Suède et de la Suisse. « La crise actuelle de la biodiversité, exacerbée par les changements climatiques, exige une action globale immédiate à tous les niveaux de la société. L’engagement continu de la France à aider l’UICN à garantir l’utilisation durable des services rendus par les écosystèmes, particulièrement dans les pays qui en dépendent le plus, montre que la protection de la nature peut et doit être une partie intégrante des politiques des pays développé. Dans ce domaine, l’action de l’UICN avec la France aidera à agir mieux en Afrique, dans la Caraïbe et en Océanie“, a déclaré Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. Constat similaire pour Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie : « Le patrimoine biologique naturel de l’Humanité est en danger. En 2010, la France doit éveiller à nouveau les consciences. Nous intensifierons notre stratégie nationale en faveur de la préservation de la biodiversité, et nous entendons jouer un rôle moteur dans la création du GIEC de la biodiversité dès 2010. Nous aiderons à cet égard les associations d’experts qui s’y engagent, c’est une priorité. Nous devons vivre aujourd’hui en préparant demain. » Marie-Luce Penchard, Secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer, indique quant à elle que « La biodiversité ultra-marine française revêt à l’échelle planétaire une importance exceptionnelle. D’abord sur le plan patrimonial, car cette richesse est en grande partie endémique de ces territoires et nous confère une responsabilité particulière pour sa protection. Mais aussi comme réservoir potentiel de développement économique et de bien-être des populations. Nous nous devons ainsi de conduire tous ensemble une politique volontariste pour la protection et la valorisation durables de la biodiversité ultramarine. Je me félicite que l’action de l’UICN comporte un volet spécifique à l’outre-mer qui viendra appuyer les démarches entreprises localement par les acteurs de ces territoires et en développer l’exemplarité en matière de développement durable. » Pour Alain Joyandet, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, « l’environnement est ce que nous avons de plus cher. Le préserver pour les générations à venir est un impératif, j’en ai la conviction. Il est lié à l’amélioration des conditions sociales et économiques des peuples, qui est notre combat au quotidien. Notre partenariat avec l’UICN est donc pour moi le symbole de notre préoccupation collective et de notre engagement. Je souhaite redire à cette occasion l’importance que j’attache à la création d’une plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur le modèle du GIEC qui améliorera la connaissance et les moyens de protéger la biodiversité et les écosystèmes. » Enfin, selon Jean-Michel Severino, directeur de l’Agence française de développement « les pays pauvres, dont le capital économique repose largement sur l’environnement, sont les premières victimes de l’érosion de leur capital naturel. La protection de la biodiversité et la lutte contre la pauvreté sont indissociables et exigent, comme nous le faisons depuis plusieurs années avec l’UICN, d’agir à tous les niveaux, avec les gouvernements, la société civile et le secteur privé ». L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), aide le monde à trouver des solutions à nos défis les plus urgents en matière d’environnement et de développement, en soutenant la recherche scientifique, en gérant des projets partout dans le monde, et en réunissant des gouvernements, des ONG, les Nations unies, les conventions et les sociétés internationales afin de développer ensemble des politiques, des lois et de bonnes pratiques. L’UICN, le plus ancien et le plus vaste réseau environnemental du monde, est une union démocratique de plus de 1 000 membres, gouvernements et ONG, et de près de 11.000 scientifiques bénévoles répartis dans plus de 150 pays. Le travail de l’UICN est soutenu par plus de 1 000 professionnels dans 60 pays et par des centaines de partenaires des secteurs publics et privés et des ONG dans le monde entier. Le siège de l’UICN est situé à Gland, près de Genève, en Suisse. www.iucn.org

Bilan du Grenelle de la Mer

Le Grenelle de la mer s’achève aujourd’hui et dessine enfin les éléments d’une nouvelle politique maritime intégrée pour la France. Le bilan tiré aujourd’hui de ces 5 mois de travail est globalement positif avec des engagements structurants pour la protection de la mer et du littoral et l’intégration de critères écologiques et sociaux dans de nombreux domaines. Cependant, la réussite du Grenelle de la Mer dépendra aussi des mesures et des engagements que doit prendre demain le Président de la République en matière de biodiversité et de pêche, d’exploitation des ressources de la mer et de gouvernance. Aires Marines Protégées : un engagement historique L’objectif d’ici à 2020 de 20 % des eaux françaises (eaux territoriales et zone économique exclusive) en Aires Marines Protégées dont la moitié en réserves marines se fera en concertation avec les pêcheurs en intégrant la représentativité des écosystèmes. Si ces objectifs sont réellement mis en œuvre, la France (deuxième domaine maritime international) deviendra le leader mondial en termes de protection de la biodiversité et de gestion des pêches. Le thon rouge le requin-taupe aux annexes de la CITES La France doit soumettre le classement du thon rouge et du requin-taupe aux annexes de la CITES (convention sur le commerce international des espèces menacées) pour pouvoir réellement protéger ces espèces. Une nouvelle gouvernance intégrée de la mer En termes de gouvernance nationale, la confirmation du poids politique affirmé par le Ministère chargé de la Mer pour la coordination interministérielle et le choix de l’instauration d’un organe consultatif réunissant les 5 collèges constituent une réelle avancée et un processus démocratique original à poursuivre. Quel financement ? Face à l’ensemble des mesures prises qui demandent des engagements forts en termes financiers que ce soit pour le renforcement de la recherche ou la mise en place des mesures prises dans ce Grenelle, les ONG ont proposé de continuer la réflexion avec les autres acteurs sur les nouveaux modes de financement de la mer. Cette réflexion devra se faire en lien avec une réflexion globale sur la fiscalité et en prenant en compte la notion de solidarité de bassin. Les conclusions de cette commission doivent arriver très vite avant 2010. Malgré tout, des défis encore à relever et des pistes à creuser Enfin, les associations signataires seront particulièrement attentives au développement donné à certains sujets d’importance : mise en œuvre d’une aquaculture véritablement durable reposant moins sur la production de poissons carnivores et la pêche minotière, protection des écosystèmes de grands fonds (la France continue à détruire des écosystèmes vulnérables malgré la résolution onusienne qui l’interdit effectivement depuis le 31 décembre 2008), maîtrise des pollutions d’origine terrestre, traitement des déchets portuaires et réduction des macrodéchets. D’autre part, une réflexion sera engagée sur les gigantismes des navires de commerce et à passagers sous l’angle de la sécurité en mer, du sauvetage des vies humaines et de la protection de l’environnement. Les mesures actées dans ce Grenelle doivent être le plus rapidement mises en place que ce soit au sein du grenelle II, au sein des instances compétentes et le suivi des mesures ne peut que se faire entre les 5 collèges réunis pendant ces 5 mois. (Communiqué commun des ONG ayant participé au Grenelle de la Mer) L’ensemble des propositions actées lors du Grenelle de la Mer sont regroupées dans le Livre bleu, consultable en ligne. Pour en savoir plus, visitez le site officiel du Grenelle de la Mer.

Publication de la Liste rouge mondiale 2008 des espèces menacées

La nouvelle édition de la Liste rouge des espèces menacées a été dévoilée ce lundi 6 octobre à Barcelone, lors du Congrès mondial de l’UICN. Pour les mammifères, l’évaluation la plus complète jamais réalisée confirme l’urgence des réponses à apporter : une espèce sur quatre est en danger de disparition de la planète. Toutes les informations sur la Liste rouge mondiale sont disponibles sur le site dédié (en anglais). Pour en savoir plus sur la Liste rouge mondiale des espèces menacées >> voir ici (en français).

Actes du 1er Colloque national sur les aires marines protégées

Les Actes du 1er colloque national sur les aires marines protégées sont parus ! Présentés sous la forme d’un livret et d’un DVD, ils rassemblent les interventions, les motions adoptées dans le cadre des ateliers régionaux, la Déclaration de Boulogne ainsi que d’autres contributions d’experts. Ils permettent ainsi de mieux connaître la diversité des aires marines protégées françaises et d’en préciser les enjeux. Pour les commander, merci de bien vouloir adresser votre demande à l’adresse suivante : uicn@uicn.fr (frais de port à prendre en charge).

L’outre-mer confronté au défi des espèces exotiques envahissantes

Grâce à la mobilisation d’un réseau de plus de 100 experts et personnes ressources, le Comité français de l’UICN publie une synthèse inédite sur les espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises d’outre-mer. Cet état des lieux dresse l’inventaire des espèces envahissantes et de leurs impacts, recense les outils réglementaires, les programmes de recherche et les actions de lutte mises en œuvre, et propose des recommandations pour améliorer la réponse face aux invasions biologiques. Ce premier rapport réalisé à l’échelle de tout l’outre-mer révèle que 49 espèces figurant parmi les 100 plus envahissantes au monde sont présentes dans les collectivités françaises ultramarines. Les exemples sont nombreux d’espèces introduites ayant entraîné la modification du fonctionnement des écosystèmes et la régression ou l’extinction d’espèces indigènes. L’étude met en évidence la nécessité d’un renforcement de la prévention et de la sensibilisation, d’une amélioration des cadres réglementaires et des mécanismes de contrôle, et l’importance de l’élaboration de stratégies intégrées nationales et locales pour la gestion des invasions biologiques. Communiqué de presse disponible en téléchargement >> ici. Toute la synthèse disponible en téléchargement : Synthèse générale et recommandations Cahier photos Synthèse par collectivité et annexes Plaquette de présentation synthétique des enjeux et principaux résultats >> ici. Pour découvrir le site Internet dédié à cette initiative >> cliquez ici.

Des stratégies territoriales pour la biodiversité

Le groupe de travail « collectivités et biodiversité » du Comité français de l’UICN vient de faire le point sur les questions liées à la mise en œuvre de « stratégies territoriales » pour la préservation de la biodiversité par les collectivités territoriales. Ce thème constitue l’un des engagements du Grenelle de l’Environnement. L’objectif de cette réunion était de faire le point sur les modes de « travailler ensemble » des collectivités locales en matière de biodiversité, ainsi qu’avec les autres acteurs (gestionnaires des milieux naturels et milieu associatif), sur la nécessité de s’inscrire dans un cadre national et d’intégrer, au-delà, les réseaux européens et internationaux de collectivités pour partager les expériences. Un inventaire des principaux outils développés par les collectivités territoriales ainsi que de leur articulation avec ceux des autres acteurs (Etat, autres collectivités, ONG…) sera bientôt disponible. Ce travail permettra d’identifier les besoins spécifiques des collectivités territoriales, notamment en matière d’assistance et de conseil sur l’élaboration de plan d’action efficaces et d’indicateurs pertinents pour répondre aux enjeux de la biodiversité, dans le cadre général de la Stratégie Nationale de la Biodiversité.   Vous trouverez sur cette page : • le compte-rendu de la réunion • les diaporamas présentés par les différents intervenants : • Présentation des résultats du questionnaire de l’étude « les stratégies territoriales pour la biodiversité », Anne-Laure Benoit, Comité français de l’UICN • L’implication des politiques publiques et la mise en réseau des acteurs et des données, deux enjeux majeurs du Schéma Régional pour le Patrimoine Naturel et de la Biodiversité en Bretagne. La création d’un Observatoire Régional de la Biodiversité Guillaume Lesage, Chef de service patrimoine naturel et paysage, Conseil Régional de Bretagne • La valorisation des corridors biologiques et la création d’un pôle départemental de recherche sur la biodiversité, la Politique Stratégique Départementale des ENS de l’Isère Arnaud Callec, Conseil Général de l’Isère • L’organisation stratégique des départements et des régions dans les politiques de préservation de la biodiversité. Les CREN, acteurs conjoints aux collectivités sur la maîtrise foncière : les critères d’acquisition et de gestion. Bruno Mounier, Conservatoire des Espaces Naturels (intervention sans diaporama) • La relation entre collectivités et ONG : Quelle place attribuer au milieu associatif dans les stratégies territoriales pour la biodiversité ? Quelle gouvernance aujourd’hui en matière de préservation du patrimoine naturel ? Christophe Aubel, Directeur de la Ligue ROC • Comment donner une cohérence nationale aux différentes stratégies rédigées à l’échelle territoriale ? Retour d’expérience des PNR sur la cohérence des chartes des PNR Thierry Mougey, Fédération des Parcs Naturels Régionaux • La prise en compte de la biodiversité dans la cinquième génération des CPER 2007-2013, Marie-Christine Salmona, Direction de la Nature et des Paysages, MEEDDAT (à venir) • Le porter à connaissance en matière de biodiversité : évolutions et freins Jean-François Antoine, unité impact des projets sur l’environnement du service de la préservation des espaces, du patrimoine et de la biodiversité à la DIREN Ile-de-France • L’articulation des politiques locales, nationales et européennes : l’exemple de Natura 2000. En quoi, en l’espace de 15 ans, le réseau Natura 2000 a-t-il fait évoluer le « travailler ensemble » dans la conservation des habitats ? Isabelle Couprie, Direction de la Nature et des Paysages, MEEDDAT • Présentation des réseaux et des opportunités existantes Ewa Kaniowska, Chargée de projet Comité français de l’UICN/FPNR Pour toute question relative à ce groupe de travail, n’hésitez pas à contacter Marion Péguin, Chargée de mission Politiques de la biodiversité : marion.peguin@uicn.fr   Documents joints CR_12_Juin_08 Isabelle_Couprie Thierry_Mougey Ewa_Kaniowska Ewa_Kaniowska_AM Guillaume_Lesage Arnaud_Callec Anne_Laure_Benoit Jean-Francois_Antoine Christophe_Aubel.pps

Très grand succès pour la 2ème édition de la Fête de la Nature !

Pour la deuxième fois, les 24 et 25 mai 2008, l’ensemble des réseaux français liés à la conservation de la nature rassemblés au sein du Comité français de l’UICN, le magazine Terre Sauvage, du groupe BAYARD-MILAN, et leurs partenaires ont proposé à l’ensemble des français la Fête de la Nature. Environ 200 000 personnes, en métropole comme en Outre-mer, ont participé à près de 1400 sorties et activités partout en France, deux foix plus que l’année dernière. Grâce à un très bon retour de la presse, l’objectif de délivrer un large message, dans un cadre ludique, sur la biodiversité et la conservation de la nature est atteint. Ce succès séduit déjà nos pays limitrophes, comme la Suisse ou la Belgique qui souhaitent rejoindre cette fête dès l’année prochaine. Bravo à tous pour cette formidable mobilisation et rendez vous l’année prochaine pour la troisième édition : les 16 et 17 mai 2009. Pour plus d’informations, rendez vous sur le site : www.fetedelanature.com

Stratégie nationale de la biodiversité : quel bilan en 2007 ?

A mi-parcours de son objectif : stopper l’extinction de la biodiversité d’ici 2010, le gouvernement vient de publier aujourd’hui le deuxième bilan global de sa stratégie nationale pour la biodiversité. L’évaluation indépendante des 10 plans d’action de la stratégie réalisée par le Comité français de l’UICN constate que même si des avancées sont enregistrées, le bilan demeure insuffisant. L’objectif 2010 se rapproche à grands pas et seuls une impulsion politique déterminante et des moyens accrus permettront d’y répondre, en tirant profit des engagements du Grenelle de l’Environnement. La France, signataire de la Convention sur la Diversité Biologique, a élaboré et adopté en 2004 sa Stratégie Nationale pour la Biodiversité qu’elle s’est engagée à mettre en œuvre. Cette stratégie a permis à plusieurs ministères d’engager l’intégration de la biodiversité dans leurs politiques en élaborant des plans d’action thématiques : Agriculture, Infrastructures de transports, International, Mer, Patrimoine naturel, Territoires, Urbanisme, Forêts, Outre-Mer et Recherche. Ces plans sont placés sous la responsabilité du ministère compétent et comportent un programme d’activités et des objectifs précis. Chaque plan est suivi par un comité de pilotage dans lequel siège le Comité français de l’UICN. Durant l’année 2007, des actions ont été entreprises par les différents ministères engagés dans la stratégie nationale mais avec des niveaux très variables selon les plans d’actions : • Les plans « patrimoine naturel », « action internationale » et « forêt » progressent relativement bien et enregistrent des résultats intéressants. Les efforts les plus importants ont porté sur les espaces protégés (ex : création de deux parcs nationaux en Guyane et à la Réunion et d’une réserve naturelle dans les Terres australes), et sur les milieux marins avec la création de l’Agence des aires marines protégées. On peut cependant regretter que l’instauration d’un plan d’action patrimoine naturel n’ait pas permis d’avancées plus rapides vers un changement d’échelle dans les politiques de protection, en passant de politiques d’opportunités à des politiques stratégiques (ex : stratégie d’aires protégées, réseau écologique national) ou regretter qu’il n’a pas permis de consolider le réseau Natura 2000. • Les plans « agriculture » et « mer » avancent mais les mesures prises en faveur de la protection de la biodiversité ne sont pas assez significatives pour limiter les impacts importants engendrés par des systèmes encore très productivistes et pour encourager des pratiques plus durables. • Les plans « urbanisme » et « infrastructures » avancent très peu car la biodiversité est vécue encore comme une contrainte imposée. Il faut espérer que la prise de conscience progresse, avec la mise en place de la trame verte et bleue et les mesures sur les transports prévues au Grenelle de l’Environnement. • Les plans « territoires », « outre-mer » et « recherche » n’ont pas encore véritablement mis en œuvre leur programme d’actions selon le cadre fixé par la stratégie, ni mis en place de comité de pilotage. • Un nouveau plan d’action « tourisme » a été proposé en 2007 et sera mis en œuvre à partir de 2008. La mise en œuvre des plans a beaucoup souffert du manque de moyens humains et financiers consacrés à leur mise en œuvre ou à leur amélioration. La stratégie n’a pas également reçu le portage politique nécessaire et n’associe pas assez l’ensemble des acteurs, en particulier les collectivités locales, les associations et les entreprises. Le lancement du Grenelle de l’environnement a permis de donner une nouvelle impulsion et de renforcer l’ambition de nombreuses actions inscrites au sein des plans d’action. Il est ainsi urgent de relancer la stratégie en tirant profit de la nouvelle dynamique lancée par le Grenelle de l’Environnement. Le gouvernement s’est en particulier engagé, à l’issue de la table ronde d’octobre 2007, à « renforcer la Stratégie Nationale pour la Biodiversité et élaborer des stratégies territoriales », engagement soutenu par le Comité français de l’UICN et défendu en Comité de Suivi Grenelle par ses associations membres. Pour atteindre l’objectif 2010, le Comité français de l’UICN recommande donc une action politique urgente et renforcée avec l’intégration des engagements pris dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et l’attribution de moyens financiers et humains nouveaux, clairement identifiés au sein de chaque ministère. Le bilan général 2007 de la stratégie nationale pour la biodiversité préparé par le Comité français de l’UICN est disponible sur www.uicn.fr rubrique « actualités » et un rapport complet par plan d’action sera prochainement disponible.   Contacts Sébastien Moncorps Directeur du Comité français de l’UICN Tél. 01 47 07 78 58 / sebastien.moncorps@uicn.fr Marion Péguin Chargée de mission « politiques de la biodiversité » Tél. 01 47 07 71 78 / marion.peguin@uicn.fr   Documents joints Bilan général SNB 2007 – UICN France Communiqué Bilan SNB 2007 – UICN France

Les petits projets dans les pays du Sud : un outil efficace pour la préservation de la biodiversité

A l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et le Comité français de l’UICN montrent que les ONG des pays du Sud peuvent jouer un rôle essentiel face à la dégradation de la biodiversité et à l’épuisement des ressources naturelles. Depuis 2005, le FFEM a mis au point un Programme « Petites Initiatives » afin de soutenir les ONG du Sud pour mettre en oeuvre des projets de protection de la biodiversité et de développement local. Aujourd’hui, 56 projets, situés essentiellement en Afrique francophone, ont été financés et sont suivis par le Comité français de l’UICN. Les résultats sont au rendez-vous : des hectares de mangroves sont maintenant protégés au Bénin, des pêcheurs ont créé une réserve marine pour protéger les poulpes à Madagascar, une réserve gérée par une communauté locale protège les hippopotames au Niger… Tous ces projets présentent également un volet de développement qui consiste à assurer aux populations une source de revenus grâce à la protection de la biodiversité (ex : écotourisme) et l’utilisation durable des ressources. Ces petits projets souples, gérés directement par les ONG, permettent d’obtenir des résultats concrets pour la biodiversité et de mobiliser les populations locales. Leur efficacité par rapport aux moyens employés est reconnue. D’importantes institutions financières comme le Fonds pour l’Environnement Mondial (Global Environment Facility en anglais) ou la Banque Mondiale investissent de plus en plus dans ce type de projets qui représentent un outil prometteur, à soutenir et promouvoir, pour protéger la biodiversité mondiale. Un dossier de presse sur le Programme Petites Initiatives du FFEM a été préparé par le Comité français de l’UICN, présentant 13 projets financés : www.uicn.fr – rubrique « actualités ». Des photos sont disponibles sur demande pour illustrer articles et reportages.   Contacts Silvia Ritossa Chargée de mission « actions internationales » Tél. 01 40 79 57 75 / silvia.ritossa@uicn.fr Rémi Gouin Consultant Tél. 06 28 32 54 32 Julien Calas Chargé de mission Biodiversité du Fonds Français pour l’Environnement Mondial Tél. 01 53 44 30 93 Le Programme Petites Initiatives est un programme du Fonds Français pour l’Environnement Mondial ; www.ffem.fr.   Document joint Dossier de presse FFEM – PPI