Mise à jour de la liste rouge mondiale des espèces menacées

Les espèces de frênes les plus répandues et précieuses d’Amérique du Nord sont au bord de l’extinction en raison d’un coléoptère envahissant qui ravage leurs populations, tandis que la disparition des milieux sauvages et le braconnage contribuent au déclin de cinq espèces d’antilopes d’Afrique, selon la dernière édition de la Liste des espèces menacées de l’UICN™. Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN met aussi en évidence un déclin dramatique des sauterelles et des mille-pattes endémiques de Madagascar, ainsi que l’extinction de la pipistrelle de l’île Christmas, une espèce endémique de chauve-souris présente uniquement sur cette île. La Liste rouge de l’UICN comporte à l’heure actuelle 87 967 espèces, dont 25 062 sont menacées d’extinction.   « Les activités humaines poussent les espèces vers l’extinction à une telle vitesse qu’il est impossible d’évaluer leur déclin en temps réel », dit Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Même des espèces que nous croyions abondantes et non menacées, comme certainesantilopes en Afrique ou les frênes aux États-Unis, sont maintenant confrontées à une menace imminente d’extinction. » « Les actions de conservation portent leurs fruits, mais la préservation des forêts, des savanes et d’autres biomes dont nous dépendons pour notre survie et notre développement n’est pas considérée comme une priorité de financement. Notre planète a besoin de mesures urgentes, prises à l’échelle mondiale et guidées par les données de la Liste rouge, afin d’assurer la survie des espèces et un avenir durable pour l’humanité. »   Les frênes d’Amérique du Nord au bord de l’extinction Cinq des six principales espèces de frênes d’Amérique du Nord font leur entrée dans la Liste rouge de l’UICN dans la catégorie En danger critique (à un pas de l’extinction), la sixième étant classée En danger. Ces espèces sont décimées par un coléoptère envahissant, l’Agrile du frêne (Agrilus planipennis). Trois d’entre elles, le Frêne rouge de Pennsylvanie (Fraxinus pennsylvanica), le Frêne blanc (Fraxinus americana) et le Frêne noir (Fraxinus nigra) sont les frênes prédominants dans le pays, avec près de neuf milliards d’arbres dans les régions boisées des États-Unis. Le Frêne blanc (Fraxinus americana), autrefois abondant, est l’un des arbres les plus précieux d’Amérique du Nord, utilisé comme bois d’œuvre pour la fabrication de meubles, de battes de baseball et de cannes de hockey. Les frênes sont une composante essentielle des forêts nord-américaines. Ils procurent un habitat et de la nourriture à de nombreuses espèces d’oiseaux, d’écureuils et d’insectes, et accueillent d’importantes espèces pollinisatrices, dont des papillons diurnes et nocturnes.  « Les frênes sont un élément essentiel des peuplements végétaux aux États-Unis, ainsi qu’une espèce ornementaletrès répandue, plantée par des millions de personnes le long de nos rues et dans nos jardins », dit Murphy Westwood, membre du Groupe  de spécialistes des Arbres de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN et qui a piloté l’évaluation. « Leur déclin, qui pourrait toucher plus de 80% des arbres, changera de façon très profonde la composition des espaces boisés, tant naturels qu’urbains. Compte tenu de l’importance écologique et économique des frênes, et du fait que l’abatage et le déblaiement  des frênes morts est extrêmement coûteux, de nombreuses recherches sont actuellement menées pour enrayer ce déclin dévastateur. Ceci apporte un espoir quant à la survie de l’espèce. ». L’agrile du frêne s’est propagé très rapidement : arrivé au Michigan depuis l’Asie à la fin des années 1990 dans des palettes d’expédition infestées, le coléoptère a déjà détruit des dizaines de millions de frênes aux États-Unis et au Canada. Plus de huit milliards d’arbres risquent d’être détruits, car il se propage vite et peut tuer un peuplement entier de frênes en six ans. Il est aussi favorisé par le réchauffement climatique; des zones qui étaient trop froides pour le coléoptère deviennent maintenant mieux adaptées à son développement, de telle façon qu’il est impossible de savoir jusqu’où il pourrait s’étendre à l’avenir.   Cinq espèces d’antilopes en déclin Bien que le statut de la plupart des espèces d’antilopes reste inchangé, cinq espèces d’antilopes d’Afrique, dont quatre étaient classées dans la catégorie Préoccupation mineure, subissent un déclin important en raison du braconnage, de la dégradation des habitats et de la compétition avec l’élevage domestique. Cette réduction reflète une tendance plus générale au déclin chez les grands mammifères d’Afrique qui sont en compétition avec une population humaine croissante en termes d’espace et de ressources. « Les antilopes déclinent à mesure que les populations humaines continuent de s’accroître, de défricher des terres pour l’agriculture, de prélever de la viande de brousse de façon non durable, d’étendre les habitations, d’extraire des ressources et de construire de nouvelles routes », dit David Mallon, co-président du Groupe des spécialistes des antilopes de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN. « Afin d’inverser cette tendance dangereuse, il faut qu’un degré de priorité beaucoup plus élevé soit accordé à la conservation de la biodiversité en faveur du développement économique des pays concernés. La législation existante pour la protection des espèces sauvages doit aussi être appliquée de manière beaucoup plus efficace. » La plus grande espèce d’antilope du monde, l’Éland de Derby (Tragelaphus derbianus), précédemment classée en Préoccupation mineure, se trouve maintenant dans la catégorie Vulnérable. Sa population totale est estimée entre 12 000 et 14 000 individus au maximum, avec moins de 10 000 animaux matures. Les principales raisons de son déclin sont le braconnage pour sa viande, l’empiètement sur les aires protégées et l’expansion de l’agriculture, et de l’élevage de bétail. L’instabilité politique et les conflits armés en République Centrafricaine, qui abritait auparavant la plus grande population de l’espèce, sont des obstacles importants à la protection de cette espèce, si bien que c’est maintenant le Cameroun qui se trouve être le principal bastion de l’espèce. Le Rédunca de montagne (Redunca fulvorufula), précédemment classé aussi en Préoccupation mineure, a subi un déclin de près de 55% dans sa population d’Afrique du Sud au cours des 15 dernières années. Il est maintenant classé En danger. Les principales causes en sont l’expansion des implantations humaines, le braconnage, le dérangement important par les éleveurs et leur bétail, et la chasse avec des chiens.

Palme IFRECOR 2017 : le concours est ouvert !

La 6ème édition de la Palme IFRECOR débute aujourd’hui ! L’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens – un réseau d’acteurs engagés créé en 1999, lance la 6ème édition de son grand concours PALME IFRECOR 2017 à destination des élus d’Outre-mer, organisé par le Comité français de l’UICN.   LE THÈME 2017 : L’URGENCE D’AGIR ! Dans le cadre de cette 6ème édition de la Palme IFRECOR, les élus sont invités à présenter leurs projets et initiatives innovants, concourant à la résilience des coraux, herbiers et mangroves face au changement climatique sur le thème « l’urgence d’agir : des actions novatrices en faveur des coraux, herbiers et mangroves ». Ce thème, en lien avec les phénomènes de blanchissement des récifs coralliens constatés en 2016 et 2017 dans le monde, récompensera des actions innovantes mises en place par les élus locaux* pour répondre aux défis du changement climatique, permettant d’augmenter la résilience des coraux, herbiers et mangroves. * Le concours est ouvert aux élus des territoires suivants : Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, Polynésie Française, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et les TAAF   LES NOUVEAUTÉS DE CETTE ÉDITION – Le jury désignera jusqu’à 5 projets nominés et un lauréat unique, pour cette 6ème édition. – Une dotation de 5 000 euros – Une valorisation médiatique grâce aux partenariats médias mis en place dans le cadre de cette 6ème édition de la Palme IFRECOR. – Le trophée « Palme IFRECOR », création originale d’une artiste représentant la beauté des récifs coralliens   LES ÉLUS D’OUTRE-MER PEUVENT CANDIDATER JUSQU’AU 15 OCTOBRE   Plus d’informations – Pour participer au concours, compléter le formulaire disponible sur ce lien – Site internet de l’IFRECOR – Communiqué de presse dédié à l’ouverture du concours crédit photo : © Patrice Privé

Mayotte : création d’une réserve naturelle nationale des forêts publiques

Un projet de création d’une réserve naturelle nationale, visant à protéger 3.000 hectares dans 6 massifs forestiers, est en préparation à Mayotte avec le Conseil départemental de Mayotte. Ce projet, soutenu par le Comité français de l’UICN, a été officiellement annoncé par le Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et la Ministre des Outre-mer, Annick Girardin.  Situé sur un point chaud de la biodiversité terrestre, le projet de création de réserve naturelle est soutenu par le Comité français de l’UICN et a aussi reçu un avis favorable de la Commission « espaces protégés » du Conseil national de la Protection de la Nature. Cette réserve s’ajoute au plan de gestion des espaces naturels sensibles et au schéma de cohérence écologique mis en place par le Département de Mayotte. Les contours précis de ce projet de réserve naturelle vont être discutés dans les prochaines semaines avec l’ensemble des élus de Mayotte.   Les forêts de Mayotte, une biodiversité unique Les forêts hydrophiles de Mayotte ont un intérêt écologique exceptionnel. Elles ont un rôle de régulation essentiel pour ses ressources en eau. Reconnu au niveau mondial, ces forêts uniques abritant de nombreuses espèces endémiques et indigènes menacées sur l’île, justifie la mise en place d’une protection forte et pérenne.   Un devoir pour les générations futures Pour Nicolas Hulot, «la protection de la biodiversité correspond à la protection d’un patrimoine naturel reçu en héritage, que nous devons transmettre aux générations futures. Il ne s’agit pas seulement de freiner la destruction des écosystèmes mais de la stopper et, au-delà, d’entrer dans une démarche de réparation », ajoutant que « la création d’une réserve naturelle nationale des forêts publiques de Mayotte répond à ce devoir qui nous incombe ». Pour Annick Girardin, « ce type d’initiative contribue à faire des Outre-mer des territoires d’excellence, notamment en matière de développement durable », compte-tenu du rôle des forêts pour la protection des ressources en eau, la lutte contre le ravinement qui menace le lagon et la sauvegarde de la biodiversité.   Plus d’informations Communiqué de presse commun du MTES et du MOM Actions à Mayotte menées par l’UICN France Equipe de l’UICN France à Mayotte crédit photo : Massif de Benara © Aurélie Bocquet

Promouvoir la biodiversité sur les sites industriels de surface limitée

EQIOM propose un guide pratique à ses exploitants pour développer la prise en compte de la nature et la gestion différenciée sur les sites industriels avec une surface en espaces verts limitée (centrales à béton, plateformes multimodales). Ce document, réalisé avec le bureau d’études EACM et la contribution de l’UICN France, s’organise autour de 11 fiches opérationnelles. Aménager un bassin de récupération des eaux pluviales, planter une haie, gérer les milieux herbacés, installer des abris pour la faune : autant d’exemples de pratiques que les sites pourront adopter afin de favoriser la biodiversité locale et les continuités écologiques. L’UICN France accompagne EQIOM depuis 2013 pour promouvoir la biodiversité tant au niveau national qu’à l’échelle des sites. L’élaboration de ce guide s’intègre dans le cadre du partenariat entre les deux structures. Plus d’informations Consulter le guide pratique Consulter la page internet du partenariat UICN France – EQIOM

Rencontre entre l’UICN France et Nicolas Hulot

Une délégation du Comité français de l’UICN a rencontré le 25 juillet 2017 le Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. La délégation était composée de Bernard Cressens (Président), François Letourneux (Vice-Président), Maud Lelièvre (Vice-Présidente), Cécile Ostria (Trésorière), Serge Müller (président de la Commission de sauvegarde des espèces), Sébastien Mabile (président de la Commission du droit et des politiques environnementales) et Sébastien Moncorps (Directeur). Plusieurs propositions, correspondant à des priorités d’actions du Comité français de l’UICN, ont été présentées au Ministre : Redynamisation de la Stratégie nationale pour la biodiversité et des engagements de la France sur la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies pour préparer le grand rendez-vous international de 2020, qui fera le bilan sur l’atteinte des objectifs d’Aichi par les Etats et lancera un nouveau plan d’action mondial. Le Comité français a rappelé le besoin d’un portage politique fort et d’une mobilisation de tous les acteurs concernés, et a déclaré être prêt participer à la relance de cette mobilisation nationale et internationale.  Le Ministre a confirmé qu’il souhaitait impulser cette nouvelle mobilisation. Il a indiqué que la France confirmera sa candidature pour l’accueil du prochain Congrès mondial de l’UICN en 2020 et organisera une conférence internationale sur la biodiversité en outre-mer (annonce d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle), possiblement en 2019 à l’occasion de la publication de la première évaluation globale de la biodiversité et des services écosystémiques par l’IPBES. Développer une culture de la nature en France : le Comité français a demandé le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation, en s’appuyant sur l’AFB, et l’implication du Ministre pour valoriser la Fête de la nature (édition 2018). Le Ministre a indiqué que le lancement de cette campagne nationale a été acté dans le programme de l’AFB, qu’il valorisera la Fête de la Nature, et qu’un concours pour les enfants sur la biodiversité va être lancé en partenariat avec le Ministère de l’Education nationale. Il a souligné l’importance d’une communication nationale pour mieux faire connaître à nos concitoyens les enjeux de la biodiversité, au même titre que ceux du climat. Déployer les solutions fondées sur la nature pour investir davantage dans la préservation et la restauration des écosystèmes afin de lutter contre le changement climatique et les risques naturels (Accord de Paris sur le Climat, Plan Climat). Le Comité français a fait part de sa mobilisation sur ce sujet qui prend de l’ampleur et aussi appelé à une meilleure intégration de la préservation de la biodiversité dans le développement des énergies renouvelables (biomasse, marines, solaire, éolien, hydraulique), dont les projets peuvent être sources d’impacts pour les écosystèmes et les espèces, pour concilier efficacement ces deux politiques environnementales. Le Ministre a rappelé qu’il continuera de défendre le fait que les enjeux du changement climatique et ceux de la biodiversité sont indissociables, et que la préservation et la restauration des écosystèmes font partie des solutions à mettre en œuvre pour lutter contre les changements climatiques. Le Comité français a souligné le besoin de mieux expliciter l’intérêt des solutions fondées sur la nature et d’accompagner les différents acteurs, pour intégrer davantage ces solutions dans les stratégies et plans sur le climat. Le Ministre a également indiqué qu’il serait attentif aux impacts possibles des projets d’énergies renouvelables sur la biodiversité, dont les enjeux doivent être intégrés le plus en amont possible. Poursuivre l’extension du réseau des espaces protégés terrestres et marins, en métropole et outre-mer, à travers les deux stratégies nationales dédiées. Outre l’augmentation des surfaces d’aires protégées, le Comité français a souligné les besoins en termes d’amélioration de leur gestion, par la mise à disposition des moyens nécessaires, et fait part de ses travaux sur l’efficacité de la gestion à travers  la nouvelle Liste verte des aires protégées de l’UICN, en réponse à l’objectif 11 d’Aichi. Le Comité français soutient également la mise en place un réseau de zones de protection forte en mer, clairement définies avec un niveau de protection minimal, c’est-à-dire sans activités extractives (actuellement les aires marines protégées concernent 24% du domaine maritime français mais les zones de protection forte n’en représentent que 0,26 % seulement). Dans les projets à l’étude, le Comité français a fait part du caractère prioritaire de la création de la Réserve Naturelle Nationale des Monts et Crêtes de Mayotte (2900 ha). Le Ministre a confirmé l’importance du réseau des aires protégées pour répondre aux enjeux de préservation de la biodiversité et celle de leur gestion efficace, en faisant référence à une récente visite au Parc naturel marin de la Mer d’Iroise. Il a manifesté son intérêt pour connaître les espaces protégés français engagés dans la démarche de la Liste verte et soutenir de nouvelles candidatures. Il a bien noté l’importance de développer un réseau de zones de protection forte en mer, avec une définition claire, sans activités extractives. Il a confirmé qu’une attention prioritaire sera portée à la création de la réserve naturelle nationale de Mayotte. Renforcer la protection de la biodiversité en outre-mer : le Comité français soutient l’installation d’antennes de l’AFB en outre-mer dans chaque collectivité, dotées des moyens humains et financiers nécessaires. Il souhaite également mettre en place un programme d’appui aux associations environnementales ultramarines, à l’image du programme de petites initiatives du FFEM et que la France continue de jouer un rôle actif dans la poursuite des négociations pour l’adoption d’une initiative de financement pérenne de la Commission européenne pour la biodiversité des outre mer européens (initiative BEST). Le Comité français a fait part de son intérêt d’être associé aux Assises des outre mer pour bien intégrer les enjeux de biodiversité. Il a également fait part de ses fortes inquiétudes sur deux grands projets en cours : la Montagne d’or en Guyane et l’extraction de phosphates à Makatea en Polynésie française. Le Ministre a confirmé l’importance d’avoir des délégations de l’AFB dans chaque collectivité d’outre-mer pour soutenir les actions sur la biodiversité. Il a rappelé tout l’intérêt qu’il portait au programme de petites initiatives du FFEM géré par le Comité français et il a fait part d’échanges avec la Ministre des outre-mer pour donner

26 juillet : Journée internationale des mangroves

2ème édition de la Journée internationale des mangroves Aujourd’hui, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales célèbre pour la seconde fois en Guadeloupe, et dans tout l’Outre-mer français, la Journée Internationale des Mangroves.     Cette journée internationale de célébration des mangrove, validée par l’UNESCO en 2015, a pour objectif de souligner l’importance des  mangroves, des biotopes uniques, vulnérables et qui prodiguent des bénéfices importants aux populations humaines y compris en termes de sécurité alimentaire. Elles sont aussi particulièrement importantes dans le contexte de réduction des impacts du changement climatique et notamment l’intensification des cyclones, la montée du niveau de la mer avec l’augmentation de la houle. Depuis 1998, le 26 Juillet a été nommé « Journée Internationale des Mangroves » ou « Journée d’Action pour la Mangrove », porté notamment par notre partenaire Mangrove Action Project.” Le Pôle relais organise des évènements s’inscrivant dans cette action au niveau mondiale afin de promouvoir l’importance des mangroves dans les territoires d’Outre-mer. En Guadeloupe par exemple, un évènement est organisé en partenariat avec la commune des Abymes ; d’autres évènements sont organisés à Mayotte et à Wallis.   Plus d’informations Proclamation du 26 juillet comme « Journée Internationale pour la Conservation de l’Ecosystème des Mangroves » par l’UNESCO Site internet du Pôle relais zones humides tropicales Page dédiée aux actions du Pôle relais zones humides tropicales Dossier de presse de l’événement en Guadeloupe

Accélération de la crise d’extinction des espèces

D’après une étude scientifique qui vient de paraître, basée sur les données de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN, la disparition des espèces s’est accélérée sur la période de 1900 à 2016. L’étude réalisée par les chercheurs Gerardo Cebellas (Université nationale autonome du Mexique), Paul Ehrlich et Rodolfo Dirzo (Université de Stanford) et publiée le 10 juillet dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) rappelle la situation alarmante de la réduction du nombre d’individus pour de nombreuses espèces de vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens), ainsi que la diminution de leurs aires de répartition géographique.   L’érosion de la biodiversité se poursuit La Liste rouge des espèces menacées de l’UICN constitue l’inventaire de référence sur la situation des espèces. En se basant sur celles-ci, les trois scientifiques ont examiné les évolutions des populations de 27 600 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens terrestres, réparties sur les cinq continents. Plus précisément, ils ont étudié les données plus détaillées de 177 espèces de mammifères et leurs évolutions depuis 1900. Au total, 32 % des espèces étudiées déclinent en termes de population et d’étendue. Plusieurs mammifères qui se portaient bien il y a une ou deux décennies sont maintenant en voie de disparition. Leur constat indique que beaucoup d’espèces qualifiées de communes sont touchées (30% de l’échantillon des 27600 espèces).   Des populations d’espèces en déclin sur tous les continents En 2016, plusieurs espèces déjà considérées comme menacées ont subi un déclin important sur les 10 à 30 dernières années. C’est le cas des guépards (plus que 7000 individus), des lions d’Afrique (35000, soit – 43 % depuis 1993) ou des orangs-outans vivants à Bornéo et Sumatra (-25 % ces dix dernières années). Cependant des espèces encore communes il y quelques années sont aussi maintenant touchées par un déclin sévère : c’est le cas en Afrique des girafes qui sont passées de 155 000 individus en 1985 à 97 000 en 2015 (-40%), ou, en France, du Chardonneret élégant, un petit passereau, dont les effectifs ont chuté de 40% en 10 ans ou de l’Alouette des champs dont la population a diminué de 20% en 15 ans. Ce déclin généralisé de la faune sauvage terrestre a été observé dans tous les continents. Il est plus marqué dans les régions tropicales (Amazonie, bassin du Congo, Asie du Sud-Est), compte-tenu de l’importante biodiversité qu’elles abritent, mais il est aussi prononcé dans les régions tempérées comme l’Europe. Les conclusions de l’étude confirment celles du dernier rapport « Planète vivante », publié en octobre 2016 par le Fonds mondial pour la nature (WWF), en estimant que la planète a actuellement perdu au moins 50% du nombre d’animaux vertébrés vivant dans les mieux terrestres et que la 6ème crise d’extinction de la biodiversité s’amplifie.   Plus d’informations – Lien vers l’étude – La liste rouge des espèces menacées de l’UICN – La liste rouge des espèces menacées en France Photo : © Thomas Bacha

Parution de la première carte harmonisée des mangroves françaises

Dans le cadre de l’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens lance, le Pôle-relais zones humides tropicales lance la première cartographie homogénéisée des mangroves du territoire français, réalisée par l’Université de Nantes. Cette cartographie constitue la première évaluation nationale des surfaces de mangroves dans les territoires d’Outre-mer français. Auparavant, il n’existait que des évaluations locales très hétérogènes bien que souvent de bonne qualité. C’est grâce aux dernières innovations technologiques, en particulier les progrès des images satellites, que cette cartographie a pu être produite. L’Université de Nantes, qui a mené ces travaux pour le compte du Pôle-relais et de l’IFRECOR, a dans un premier temps mis au point un guide méthodologique pour la cartographie des mangroves à partir de données satellites. La méthode a ensuite été utilisée pour réaliser la cartographie de l’ensemble des mangroves nationales en détectant les peuplements de palétuviers et en les dissociant des tannes et des autres types de surfaces forestières. Ce travail permet aujourd’hui de disposer de données chiffrées précises, homogènes et reproductibles, permettant ainsi le calcul d’un indicateur surfacique fiable. A quoi cela va-t-il servir ? Les mangroves sont reconnues pour leurs multiples fonctions au service des populations côtières : nurserie pour les espèces halieutiques, fourniture de produits (bois, miel, pharmacopée, tanins), atténuation des événements climatiques (houles cycloniques) ou tectoniques (tsunamis), stockage de carbone, mais aussi filtre pour la protection des habitats marins contre l’hyper sédimentation, bio-remédiation… La fondation de recherche LLOYD’S produisait en juin 2017 un rapport très explicite sur le rôle des infrastructures naturelles, au premier rang desquelles figuraient les mangroves et récifs, pour la réduction des dommages causés par les événements climatiques et géologiques côtiers. C’est pourquoi la France s’est engagée dans un effort significatif pour protéger les mangroves. La feuille de route environnementale 2014 du gouvernement fixait l’objectif de protection d’un tiers des mangroves nationales par le Conservatoire du littoral et la loi de juillet 2016 sur la reconquête de la biodiversité imposait l’engagement de mesures de protection sur plus de 55 000 hectares représentant plus de 50 % des mangroves sous responsabilité nationale. Afin d’évaluer l’efficacité de ces politiques, l’indicateur le plus fiable à ce jour correspond à l’évaluation des surfaces de mangrove. Mais d’autres indicateurs viendront rapidement compléter cette donnée afin de qualifier l’état de conservation associé à ces surfaces. A cette fin, le Réseau national d’Observateurs et d’aide à la gestion des Mangroves (ROM) a été lancé en juin 2017 par le Comité français de l’UICN et le Pôle-relais zones humides tropicales (voir la plaquette de présentation du ROM). Quelles sont les limites d’utilisation de cette carte ? Ce travail a été réalisé à une échelle globale et n’a donc n’a pas vocation à fournir une cartographie fine par territoire. En effet, chaque pixel de 900m² produit par le satellite Landsat-8 (United States Geological Survey) a été automatiquement classé. La méthode donne une évaluation des surfaces pertinentes à l’échelle globale mais reste insuffisamment précise à l’échelle locale. Les mangroves de Saint-Barthélemy, essentiellement rivulaires, n’apparaissent ainsi pas sur la carte nationale alors qu’elles sont évaluées à 4,6 ha par une cartographie plus fine. Il s’agit donc bien là d’un indicateur surfacique national et non d’un outil de gestion local. La carte produite sera toutefois prochainement affinée grâce à l’utilisation d’images Sentinel-2 (European Space Agency) à partir de pixels de 100 m². Enfin, des travaux par sites utilisant de la très haute résolution spatiale pourront accompagner et préciser ce chantier comme la cartographie précise des mangroves qui vient d’être produite sur Wallis par la collectivité territoriale et ses partenaires. Surfaces de mangrove en 2016 (en hectares) – Université de Nantes – Pôle relais zones humides tropicales  Guadeloupe Saint-Martin Saint-Barthélemy Martinique Mayotte Guyane Nouvelle-Calédonie Wallis Iles éparses 3 249 21 4,6[1] 2 060 524 55 140 29 388 31,6[2] 673 [1] Evaluation par télédétection 2017 – Pôle relais zones humides tropicales / Conservatoire du littoral [2] Etude des mangroves de Wallis 2017 – Service territorial de l’environnement / Bluecham DOCUMENT JOINT Carte en format initial CONTACTS Alain Pibot – Pôle-relais zones humides tropicales-Conservatoire du Littoral – 06 90 57 80 63 Anne Caillaud – Pôle-relais zones humides tropicales – UICN France Marc Robin – Université de Nantes    

166 espèces de la faune de Guyane identifiées comme menacées

Au sein des forêts, des savanes et des marais, dans les rivières, les mangroves ou le domaine marin, la faune de Guyane compte plus de 1500 espèces de vertébrés. L’état des lieux réalisé montre que 166 d’entre elles sont menacées et met en évidence les principales pressions pesant sur la faune et ses habitats naturels. Ces nouveaux résultats constituent désormais une base scientifique pour orienter les stratégies de conservation. Ils permettent d’établir des priorités d’actions pour les espèces menacées et les milieux naturels les plus sensibles, et contribuent à orienter les efforts de connaissance pour les espèces les plus méconnues. L’état des lieux a été impulsé et soutenu par la DEAL Guyane et mis en œuvre grâce aux associations et structures de référence sur le territoire (GEPOG, Kwata, Biotope, Hydreco et OSL). Il s’inscrit dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, portée par le Comité français de l’UICN et le MNHN. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juin 2017)• Tableaux synthétiques avec catégories et critères (pdf)• Tableaux synthétiques avec catégories et critères (sur l’INPN)• Rapports d’évaluations : mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens, poissons d’eau douce• Publication : UICN France, MNHN, GEPOG, Kwata, Biotope, Hydreco & OSL (2017). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitres de la Faune vertébrée de Guyane. Paris, France.  Photo bandeau :Rainette de Gaucher © Maël Dewynter

L’UICN France et Ciments Calcia-GSM fêtent leurs 10 ans de partenariat

L’UICN France fête ses 10 ans de partenariat avec Ciments Calcia-GSM L’UICN France et ses partenaires Ciments Calcia et GSM (groupe HeidelbergCement) ont célébré la dixième année de leur partenariat lors d’un évènement organisé au siège de l’UICN France jeudi 15 juin. Il a rassemblé les dirigeants de Ciments Calcia et GSM, des représentants du Groupe HeidelbergCement et de son partenaire Birdlife International ainsi que les représentants des acteurs français de la conservation de la nature, membres de l’UICN France, et du Secrétariat international de l’UICN. Un document anniversaire présentant les points forts de ces 10 ans de collaboration réussie a été édité pour cette occasion (voir en bas de l’article). L’UICN France se félicite des résultats obtenus au cours des dix années de partenariat au bénéfice de la biodiversité !   Un partenariat durable depuis 2007 Ses points forts : – Un accompagnement de l’entreprise aux niveaux stratégique et opérationnel, qui se matérialise par l’élaboration et l’adoption d’une politique biodiversité du Groupe, ainsi qu’un travail de l’UICN France aux côtés de la direction développement durable et des responsables de site. – Un partenariat qui a contribué à instaurer une démarche novatrice pour la biodiversité à travers un Système de management de la biodiversité, inscrit dans un processus d’amélioration continue, qui a été déployé sur des sites prioritaires et qui concernera bientôt l’ensemble des sites de l’entreprise. – Un dialogue constructif et transparent entre l’UICN France et Ciments Calcia – GSM qui apporte une réelle valeur ajoutée à l’entreprise qui a ainsi pu participer à des travaux communs au sein du groupe « entreprises et biodiversité » de l’UICN France et bénéficier de conseils et d’expertise pour le changement des pratiques sur les sites.   A propos du système « SMbio » Le Système de management de la biodiversité ou « SMbio », basé sur un standard mondialement reconnu : la démarche ISO 14001, permet à Ciments Calcia et à GSM de concrétiser leur engagement à la Stratégie nationale pour la biodiversité. Le SMBio fournit aux managers et aux responsables locaux un outil qui permet d’identifier aisément les enjeux liés à la biodiversité propres à leur site, de planifier les actions à conduire, de suivre la réalisation de ces actions et de reboucler en vérifiant que les objectifs déterminés ont été atteints. La finalisation de l’adoption par tous les sites de Ciments Calcia et de GSM du Système de management de la biodiversité (SMBio) est programmée pour fin 2018. L’UICN France a accompagné de nombreux sites : sensibilisation des collaborateurs, présentation des outils du SMBio (cartes de sensibilité, plans d’action et rapido) et des objectifs, appui pour leur réalisation et adaptation aux particularités du site et du milieu dans lequel il s’intègre.   Focus sur les carrières et la biodiversité Les carrières sont directement concernées par la biodiversité : – L’exploitation de carrières a un impact sur les écosystèmes, les habitats et les espèces ; – L’incidence sur la biodiversité est à prendre en compte à chaque étape de l’activité, lors du projet par les études initiales, lors de l’exploitation, lors des actions de réaménagement et bien sûr au moment de la restitution du site ; – Les carrières peuvent abriter des espèces et des habitats d’une grande valeur écologique, tout au long de leur exploitation et maintenus au travers de mesures de gestion appropriées. – Il est aujourd’hui prouvé que le réaménagement des sites peut permettre la création de milieux favorables à la biodiversité. Un patrimoine écologique diversifié : Plusieurs paramètres influent sur la valeur écologique des sites et sur les potentialités offertes par le réaménagement des exploitations. Ce sont, par exemple, la présence d’espèces ou d’habitats remarquables, la situation de la carrière par rapport à un espace protégé, le type de gisements (roches meubles, roches massives, granulats marins…).   Plus d’informations Page dédiée au partenariat Page dédiée aux actions en matière d’environnement de Ciments Calcia-GSM Document anniversaire « Depuis 10 ans nous faisons carrière dans la biodiversité » Document anniversaire en anglais