Une espèce de mammifère sur trois désormais menacée ou quasi menacée en France métropolitaine

Huit ans après le premier état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées montre une aggravation de la situation des mammifères dans l’Hexagone : 33 % des espèces terrestres et 32 % des espèces marines apparaissent menacées ou quasi menacées, contre respectivement 23 % et 25 % en 2009. Le bilan réalisé porte sur le risque de disparition de l’ensemble des mammifères terrestres et marins recensés sur le territoire métropolitain. Après une analyse de la situation de chacune des 125 espèces, les résultats montrent que 17 espèces sont menacées et 24 autres quasi menacées. Menées dans le cadre de la Liste rouge nationale, les évaluations ont été conduites par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (novembre 2017)• Infographie des résultats et infographie des évolutions• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Synthèse des changements de catégories entre 2009 et 2017• Rapport d’évaluation• Publication : UICN France, MNHN, SFEPM & ONCFS (2017). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Mammifères de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Vison d’Europe © Julien Steinmetz

3 nominés pour recevoir la Palme IFRECOR 2017

3 PRÉSÉLECTIONNÉS POUR LA PALME IFRECOR 2017, LE PRIX DES ÉLUS ENGAGÉS POUR LES CORAUX La collectivité de la province Nord (Nouvelle-Calédonie), la mairie de Bouéni (Mayotte) et la ville de Carbet (Martinique) sont nominées après délibération du Jury. Le Lauréat de la Palme IFRECOR 2017 sera dévoilé par la Ministre des Outre-mer, Annick Girardin lors d’une cérémonie le 21 novembre prochain (sur invitation), avec la participation exceptionnelle de Guillaume Néry, quadruple champion du monde d’apnée et Julie Gautier, sa femme et réalisatrice de vidéo en apnée, parrains de cette 6ème édition. Des projets sur le thème « l’urgence d’agir : des actions novatrices en faveur des coraux, herbiers et mangroves » initiés par des élus d’Outre-mer Depuis 2011, l’IFRECOR – Initiative française pour les récifs coralliens organise son grand concours PALME IFRECOR et invite les élus de Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, La Réunion, Mayotte, les îles éparses, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et la Polynésie Française à se mobiliser pour la préservation et la gestion durable des récifs coralliens, herbiers et mangroves. Ce prix récompense et met en lumière chaque année, les initiatives, actions et politiques mises en place par les élus de l’Outre-mer français pour préserver et gérer durablement les écosystèmes coralliens de leurs territoires. Soumis à de nombreuses menaces, ces derniers pourraient disparaître complètement d’ici 2050 et ont été victimes d’épisodes de blanchissement massifs en 2016 et 2017. Dans le cadre de la 6ème édition de la Palme, l’IFRECOR dévoile les projets et initiatives présélectionnés par les membres du jury. Les critères de sélection reposent sur l’implication des collectivités et des parties prenantes, l’innovation, ainsi que la démonstration d’impacts positifs sur la résilience de l’état de santé des récifs coralliens et des écosystèmes associés.   Plus d’informations – Communiqué de presse de l’annonce avec le détail des élus et des projets préselectionnés – Site internet de l’IFRECOR – Dossier de presse de la 6ème édition de la Palme IFRECOR crédit photo : © Eric Clua

Le rôle crucial des Solutions fondées sur la nature pour l’Accord de Paris

La 23ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique  s’est tenue du 6 au 17 novembre à Bonn, en Allemagne. Cette conférence, présidée par le gouvernement fidjien, sera l’occasion pour les représentants des gouvernements mais aussi les acteurs économiques et ceux de la société civile de travailler aux détails de la mise en œuvre de l’accord de Paris : « the Paris rulebook ». Ces échanges avaient pour objectif de traiter des moyens financiers, techniques et humains à mettre en œuvre afin d’encourager les initiatives et projets d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. Au cours de cette conférence internationale, l’engagement de l’UICN sera de promouvoir le rôle central que doivent avoir les Solutions fondées sur la Nature dans les stratégies de lutte et d’adaptation au changement climatique (voir les messages clés ci-dessous). Le Comité français de l’UICN s’est mobilisé depuis 2015 afin que les Solutions fondées sur la Nature soient davantage reconnues et intégrées dans les accords internationaux et les orientations stratégiques françaises dans la lutte contre le changement climatique. Ces solutions, qui se traduisent par des actions de protection, de restauration et de gestion durable des écosystèmes, sont indispensables pour agir tant sur l’atténuation (stockage de carbone) que sur l’adaptation (limitation des risques naturels, résilience des territoires). Elles contribuent en même temps à la préservation de la biodiversité, défi étroitement lié à celui du changement climatique. Au niveau international, une analyse récente publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) [Comptes-rendus de l’Académie nationale des sciences des États-Unis] estime que les solutions naturelles pour le climat sont un moyen économique et/ou rentable d’offrir plus d’un tiers de l’atténuation climatique nécessaire d’ici à 2030 pour stabiliser le réchauffement en dessous de 2°C. De même, selon le rapport de l’ONU sur l’écart des émissions 2017, les forêts, les zones humides et les sols offrent un potentiel de réduction d’émissions annuelles totales compris entre 4 et 12 GtCO2e. Au niveau national, le Comité français de l’UICN se félicite de la mise à jour du Plan National d’Action contre le Changement Climatique (PNACC) qui intègre les Solutions fondées sur la Nature et de l’adoption du Plan Climat qui vise à les développer. Ce dernier comporte également un axe pour mettre fin à la déforestation importée en France, ce qui est une avancée notable dans la lutte contre la déforestation, source majeure de gaz à effet de serre. Au delà de ces actions ciblées sur les écosystèmes, l’UICN France rappelle aussi l’importance d’analyser les impacts potentiels vis-à-vis de la biodiversité de toutes les stratégies et actions de lutte contre le changement climatique, que ce soit dans le déploiement des énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments ou encore le recours à de nouveaux matériaux. Il est important de concilier de façon cohérente et efficace la lutte contre le changement climatique et celle contre l’érosion de la biodiversité (voir les travaux réalisés). Le Comité français de l’UICN salue également la déclaration de haut niveau pour l’intégration des Solutions fondées sur la Nature dans gestion de l’eau, initiée par le Partenariat Français pour l’Eau lors de l’atelier international « génie écologique et risques climatiques » à Paris en Septembre 2017, co-organisé avec le Comité français. Afin de poursuivre cette mobilisation, le Comité français de l’UICN se rendra à Bonn pour un atelier organisé par la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) afin de rédiger les lignes directrices internationales pour des approches fondées sur les écosystèmes pour l’adaptation au changement climatique et la gestion des risques naturels.   Plus d’informations Messages clefs de l’UICN pour la COP23 Page dédiée sur les Solutions fondées sur la nature  Sélection de publications de référence Déclaration d’engagement pour intégrer les SfN dans la gestion de l’eau

Les solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques

L’UICN France appelle à promouvoir le rôle des écosystèmes dans la lutte contre les changements climatiques et à investir de façon spécifique et ambitieuse dans des solutions fondées sur la nature. Des milieux naturels préservés jouent un rôle fondamental dans l’atténuation, en stockant et captant le carbone, et dans l’adaptation aux effets des changements climatiques, en limitant les risques naturels.     Quelle est la situation ? D’une part, les changements climatiques sont l’une des principales menaces pesant sur les milieux naturels et les espèces de notre planète : perturbations des cycles biologiques, acidification des océans, blanchissement des récifs coralliens… D’ici 2050, 25% des espèces pourraient disparaître à cause du dérèglement climatique. Ils accroissent aussi l’intensité et la fréquence des risques naturels, comme les inondations, l’érosion des côtes ou les sécheresses. D’autre part, parmi le panel des solutions proposées (économies d’énergie, développement des énergies renouvelables…), celles offertes par la nature sont souvent méconnues ou sous-estimées.   Pourquoi investir dans les solutions fondées sur la nature ? Les solutions fondées sur la nature sont les solutions qui s’appuient sur les écosystèmes afin de relever les défis globaux comme la lutte contre les changements climatiques. Les écosystèmes terrestres et marins jouent un rôle fondamental dans l’atténuation des changements climatiques en stockant et captant le carbone. Ce sont aujourd’hui les plus grands réservoirs naturels de carbone et, grâce à la photosynthèse, ils absorbent environ la moitié des émissions de CO2 générées par les activités humaines chaque année. Cependant, ce rôle est aujourd’hui compromis par la dégradation des milieux naturels. De plus, la déforestation et l’artificialisation des sols sont à l’origine d’environ 20% des émissions de gaz à effet de serre. Les écosystèmes jouent également un rôle fondamental dans l’adaptation aux effets des changements climatiques en réduisant les impacts des risques naturels (inondations, érosion, sécheresse…). Les solutions fondées sur la nature concernent trois types d’actions, qui peuvent être combinées dans les territoires : la préservation d’écosystèmes intacts et en bon état écologique, l’amélioration de la gestion durable d’écosystèmes utilisés par les activités humaines, et la restauration d’écosystèmes dégradés ou la création d’écosystèmes.   Quelles expériences dans les territoires ? De nombreux projets sont déjà réalisés dans les territoires, en métropole et en outre-mer, pour mettre en place des solutions fondées sur la nature : protection de forêts en libre évolution dans la région Rhône-Alpes, création de grandes aires marines protégées en Polynésie française, restauration de milieux humides urbains en Seine-Saint-Denis pour gérer les inondations, préservation des dunes sur le littoral aquitain, gestion intégrée de la zone côtière en Nouvelle-Calédonie et sur le littoral métropolitain, création d’îlots de fraicheur à Orléans, développement mosaïques paysagères gérées par le pâturage dans le Parc naturel régional des Alpilles. Toutes ces expériences sont présentées dans la brochure publiée par l’UICN France, en téléchargement ci-dessous.   Des écosystèmes préservés et restaurés : des solutions efficaces dans la lutte contre les changements climatiques Les solutions fondées sur la nature représentent des opportunités importantes pour répondre aux enjeux des changements climatiques, tout en apportant des bénéfices pour la biodiversité et le bien-être humain. Elles représentent aussi une alternative économiquement viable et durable, souvent moins coûteuse à long terme que des investissements technologiques ou la construction et l’entretien d’infrastructures. Les solutions fondées sur la nature doivent être ainsi pleinement intégrées dans les stratégies de lutte contre les changements climatiques.   Il est crucial d’investir aujourd’hui de façon spécifique et ambitieuse dans les solutions fondées sur la nature. Elles doivent être un élément clef des contributions nationales des Etats pour respecter les engagements de l’Accord de Paris, et plus largement de l’ensemble des acteurs dans la mise en œuvre de leurs stratégies et plans d’action sur le climat et les risques naturels suite à la COP21.   Contacts – Sébastien Moncorps, Directeur de l’UICN France – Pauline Teillac-Deschamps, Chargée de programme « écosystèmes » de l’UICN France Tél : 01 47 07 78 58   Plus d’informations Accéder à la page dédiée aux Solutions fondées sur la nature UICN France – Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques (édition actualisée) UICN France – Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques (édition anglaise)

Bilan de l’Atelier international #Nature4climate

Retour sur l’Atelier international Eau & Climat – « Génie écologique et risques climatiques » 220 participants des 5 continents ont participé à l’atelier international Eau & Climat sur le thème « Génie écologique et risques climatiques » organisé par l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence Française de développement en partenariat avec le Comité français de l’UICN, le Partenariat Français pour l’Eau, l’Institut du développement durable et des relations internationales et l’Agence française pour la biodiversité, les 20, 21 et 22 septembre 2017 à Paris. Les présentations, échanges et groupes de travail ont permis de souligner l’importance de s’appuyer sur les écosystèmes pour s’adapter au changement climatique et les avantages apportés par ces solutions fondées sur la nature, grâce à des retours d’expériences diversifiés. Les débats ont également mis en lumière la nécessité d’intégrer ces solutions dans les politiques et projets d’aménagement du territoire, d’assurer un portage institutionnel et une appropriation de ces solutions par les populations locales.   Sous l’effet du changement climatique, la raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions fondées sur la nature, « sans regret » et multifonctionnelles, permettant de protéger à la fois les populations et les écosystèmes, et les services écologiques qu’ils procurent, sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques.  Face aux enjeux des risques naturels et dans un contexte de changement climatique, cet atelier a su montrer la nécessité de : Faire de la nature une alliée, de s’inspirer et s’appuyer sur des écosystèmes en bon état pour mieux s’adapter aux changements climatiques, tout en restant humble face aux dynamiques naturelles. Développer un dialogue, permettant de partager des éléments de diagnostic qui vont permettre aux acteurs, praticiens, décideurs de s’en inspirer pour proposer des réponses à la hauteur des enjeux.   Des réflexions qui seront portées sur la scène internationale Les échanges issus de cet atelier seront portés à la COP23 et au Forum Mondial de l’Eau Brasilia 2018 et contribueront à enrichir la dynamique lancée dans les bassins français pour s’adapter aux changements climatiques en cohérence avec la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable des Nations Unies. Des écosystèmes sains pour s’adapter au changement climatique Préserver des écosystèmes sains et fonctionnels permet de les rendre plus résilients face aux changements globaux et de favoriser l’adaptation de nos économies et nos modes de vie qui en sont bien plus dépendants que nous le pensons. Des solutions multifonctionnelles Les solutions fondées sur la nature sont multifonctionnelles (comme l’agroforesterie ou la restauration de zones humides) et apportent des co-bénéfices pour l’emploi, les rendements agricoles, l’environnement, les ressources en eau, la biodiversité… Ces solutions nécessitent une réflexion sur l’aménagement du territoire Faire de la place au vivant, accepter des espaces de liberté le long de nos côtes, pour les cours d’eau, pour les dynamiques écologiques de la biodiversité sont autant de « nouvelles » façons de gérer les risques naturels liés à l’eau. Les politiques publiques et d’aménagement doivent intégrer les solutions fondées sur la nature dans le panel des solutions de gestion des risques naturels. Les zones humides, urbaines ou en milieux ruraux, par exemple en Chine ou sur la vallée de l’Oise, supposent un aménagement radicalement différent de l’espace associé à une redistribution des ressources et des priorités. Les solutions fondées sur la nature doivent être de plus en plus considérées, explorées et utilisées tout en sachant qu’il n’y a pas de solution unique mais plusieurs solutions adaptées à un territoire et à sa population. Elles n’excluent pas le recours aux solutions plus classiques de génie civil qui peuvent être combinées dans les territoires à ces solutions douces en fonction des enjeux. Des retours d’expériences diversifiés Nous avons maintenant de nombreux exemples de toutes natures qui sont autant de démonstrateurs qu’il est possible d’avoir recours à la restauration et/ou la protection des écosystèmes dans la gestion des risques liés à l’eau et de leur pertinence dans un contexte de changement climatique. Il s’agit aujourd’hui d’encourager leur mise en œuvre, au-delà de la réalisation technique de ces solutions.   La conduite des politiques et acceptabilité sociale Un certain nombre de pistes ont été évoquées, parmi lesquelles l’importance et l’efficacité de la participation, qui suggèrent qu’il faut des politiques non seulement participatives, mais plus encore inclusives, qui s’appuient sur des diagnostics clairs des besoins des populations locales, comme l’a souligné l’exemple brésilien. Les projets ont pu pointer les insuffisances ou les limites à la mise en œuvre des solutions fondées sur la nature : acceptabilité sociale, portage politique, financement spécifique, manque de données à la fois hydrologique mais aussi sur les écosystèmes, maîtrise du foncier, mais aussi un retour sur l’efficacité des solutions choisies et des bénéfices pour la biodiversité. Nous bénéficions en effet de plusieurs décennies d’expérience de génie écologique, dans des domaines aussi divers que la gestion du trait de côte, de l’érosion, de l’agroforesterie, des trames vertes et bleues en zone urbaine. L’enjeu aujourd’hui est de faire sortir ces expériences, ces savoir-faire techniques, de leur domaine spécialisé et d’en faire les bases de politiques publiques qui répondent à ces défis.   Ils l’ont dit durant l’atelier « Nous n’arriverons pas à relever les défis du climat sans prendre en compte les écosystèmes » Sébastien MONCORPS, Directeur de l’UICN France « Notre responsabilité de décideur politique c’est d’agir, au plan local, par bassin et au plan international. La stratégie d’adaptation au changement climatique du bassin Seine-Normandie, partagée par l’ensemble des acteurs rassemblent nos forces et actions pour relever le défi du changement climatique. » François SAUVADET, Président du Comité de bassin Seine-Normandie « Rendre la ville plus perméable, infiltrer la pluie là où elle tombe, rendre nos milieux naturels plus résistants aux impacts du changement climatiques sont des solutions mises en œuvre par les acteurs du bassin et soutenus par l’Agence de l’eau Seine-Normandie » Patricia BLANC, Directrice générale de l’Agence de l’eau Seine-Normandie « Les pays partenaires de l’Agence Française de Développement sont des pays en

Palme IFRECOR : Le concours est clos

PALME IFRECOR 2017 : Elus, valorisez vos projets en faveur des récifs coralliens et de ses écosystèmes associés   Pourquoi les élus doivent se mobiliser ? Grâce à ses Outre-mer, la France abrite plus de 10% des récifs coralliens de la planète dans les trois océans. Ce patrimoine exceptionnel lui confère une responsabilité mondiale de le préserver ! Les récifs coralliens sont, en terme de biodiversité, l’équivalent marin des forêts tropicales : ils hébergent plus du tiers de la biodiversité des mers et des océans. Des récifs en bonne santé ont des retombées positives sur les économies locales : sites touristiques préservés et attractifs, augmentation du nombre de poissons pour la pêche, maintien d’autres services écosystémiques prodigués par les récifs tels que la protection côtière. La préservation du bon fonctionnement des écosystèmes littoraux et marins nécessite que des mesures soient prises : les élus d’outre-mer peuvent faire la différence ! Leur connaissance du terrain et des besoins associés à leur collectivité, leur capacité à pouvoir impulser localement des actions concrètes en font des ambassadeurs de choix dans la protection des récifs coralliens et écosystèmes associés (mangroves, herbiers marins).   LES ÉLUS D’OUTRE-MER PEUVENT CANDIDATER JUSQU’AU 15 OCTOBRE (CLÔTURE DES CANDIDATURES A MINUIT)   LE THÈME 2017 : L’URGENCE D’AGIR ! Dans le cadre de cette 6ème édition de la Palme IFRECOR, les élus sont invités à présenter leurs projets et initiatives innovants, concourant à la résilience des coraux, herbiers et mangroves face au changement climatique sur le thème « l’urgence d’agir : des actions novatrices en faveur des coraux, herbiers et mangroves ». Ce thème, en lien avec les phénomènes de blanchissement des récifs coralliens constatés en 2016 et 2017 dans le monde, récompensera des actions innovantes mises en place par les élus locaux* dans ce domaine. * Le concours est ouvert aux élus des territoires suivants : Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, Polynésie Française, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et les TAAF (Iles éparses)   LES NOUVEAUTÉS DE CETTE ÉDITION – Le jury désignera jusqu’à 5 projets nominés et un lauréat unique, pour cette 6ème édition. – Une dotation de 5 000 euros – Une valorisation médiatique grâce aux partenariats médias mis en place dans le cadre de cette 6ème édition de la Palme IFRECOR. – Le trophée « Palme IFRECOR », création originale d’une artiste représentant la beauté des récifs coralliens   LA CÉRÉMONIE DE REMISE DE LA PALME La cérémonie de remise de la Palme a lieu à l’occasion de la journée dédiée à l’Outre-mer durant le Congrès annuel des Maires à Paris qui se tient du 20 au 23 novembre 2017. Les élus découvriront ainsi lors d’une réception par la Ministre des Outre-mer, les enjeux de la Palme IFRECOR et les spécificités de chacun des projets.   PLUS D’INFORMATIONS – Pour participer au concours, compléter le formulaire disponible sur ce lien – Site internet de l’IFRECOR – Dossier de presse de la 6ème édition Crédit photo : © Franck Mazéas

Capitale française de la biodiversité – résultats 2017

La ville de Muttersholtz, commune de 2 004 habitants du Bas-Rhin, est la nouvelle « Capitale française de la biodiversité » pour 2017 dont le thème était « Aménager, rénover et bâtir en favorisant la biodiversité ». Le Comité français de l’UICN s’est une nouvelle fois associé à ce concours national qui récompense depuis 2010 les collectivités locales qui s’engagent dans la préservation de la biodiversité. Muttersholtz mène depuis de nombreuses années une politique publique forte en matière d’environnement et de biodiversité. Pionnière en matière d’éducation à la nature, elle conduit une politique de maîtrise foncière et de restauration de la trame verte et bleue sur son territoire rural, y compris par le maintien ou l’accueil d’activités économiques liées à la nature et au paysage (vergers et pressoir, génie écologique…) et l’écoconstruction ; sa Maison de la Nature en est une bonne illustration. « Meilleure petite ville pour la biodiversité 2017 », déjà reconnue Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) en 2015, elle prouve ainsi que ce n’est pas forcément la taille qui compte en matière de transition écologique mais bien la volonté politique, la cohérence de l’action et la mobilisation des acteurs du territoire.   En savoir plus L’édition 2017 a permis de mettre en avant l’importance de l’intégration de la biodiversité dans les projets d’aménagement et de rénovation, ainsi que le rôle des collectivités pour assurer la préservation et la restauration des fonctions écologiques, y compris au travers de 19 ateliers de formation organisés au printemps et qui ont réuni plus de 1300 participants. Cinq autres collectivités récompensées Trois autres collectivités sont distinguées d’un titre national au regard du thème 2017 « Aménager, rénover et bâtir en favorisant la biodiversité » : Rosny-sous-Bois (44 448 habitants, Seine-Saint-Denis) est désignée « Meilleure ville moyenne pour la biodiversité 2017 » : elle offre un des exemples français les plus aboutis d’écoconstruction de bâtiments scolaires (groupe scolaire des Boutours), et démontre que construire écologique vite, bien et moins cher est possible !  En savoir plus Strasbourg (276 170 habitants, Bas-Rhin) est désignée « Meilleure grande ville pour la biodiversité 2017 », pour son action globale en faveur de la biodiversité depuis les documents d’urbanisme et de planification, l’aménagement de friches industrielles en nouveaux parcs urbains ou encore la dynamique de végétalisation citoyenne de l’espace public qu’elle anime et soutient. À noter, Strasbourg avait déjà été lauréate dans sa catégorie et désignée Capitale française de la Biodiversité en 2014 autour du thème « Agriculture urbaine et biodiversité ». Elle démontre avec ce prix 2017 qu’elle continue d’agir, qu’elle amplifie son action et son implication en faveur de la biodiversité dans d’autres politiques publiques, avec son plan d’action participatif « Strasbourg Grandeur Nature 2016-2020.  En savoir plus La Communauté de communes Val d’Ille-Aubigné (34 373 habitants, Ille-et-Vilaine) est désignée « Meilleure Intercommunalité pour la biodiversité 2017 », pour son action de préservation et de restauration concrète de la trame verte et bleue sur son territoire par l’aménagement de passages à faune notamment et ses efforts en matière d’écoconstruction d’un équipement public.  En savoir plus Deux prix régionaux ont de plus été décernés : Mouans-Sartoux (9 544 habitants, Alpes-Maritimes) reçoit le trophée de « Capitale régionale de la biodiversité 2017 » décerné par l’Agence régionale pour l’Environnement en Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARPE). Un titre qui récompense la commune pour son action continue de préservation et de valorisation de ses terres agricoles, forestières et naturelles. Elle aussi déjà lauréate nationale en 2014 autour du thème « Agriculture et biodiversité », Mouans-Sartoux poursuit donc et amplifie son action en faveur de la restauration collective bio et locale produite en régie agricole municipale en grande partie, mais aussi la transformation de son espace public de centre-ville avec la création d’allées piétonnes qui participent à la trame verte urbaine aux côtés des actions de végétalisation citoyenne qu’elle encourage et accompagne.  En savoir plus Versailles (85 461 habitants, Yvelines) est distinguée par le « prix régional Île-de-France 2017» décerné par l’agence régionale pour la Nature et la biodiversité en Île-de-France (Natureparif), pour son travail pionnier de transformation paysagère de ses cimetières afin d’éviter l’usage de désherbants toxiques pour l’homme et la nature. Un travail qui a inspiré de nombreuses autres collectivités et qui va beaucoup plus loin que l’obligation désormais réglementaire pour les acteurs publics de ne plus utiliser de pesticides chimiques sur certains de leurs espaces ouverts au public.  En savoir plus L’ARPE Provence-Alpes-Côte d’Azur expérimentait cette année un travail innovant d’animation régionale de l’opération nationale Capitale française de la Biodiversité, avec le soutien de la Région Provence Alpes Côte d’Azur et de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et l’appui d’un jury régional. Une expérimentation réussie et qui inspirera sans doute d’autres régions volontaires à l’avenir. Contacts presse : Ludovic Provost, Plante & Cité – ludovic.provost@plante-et-cite.fr – tél. 02 41 72 38 15 – 06 01 33 68 17 Gilles Lecuir, Natureparif – gilles.lecuir@natureparif.fr – tél. 01 83 65 40 22 – 06 09 69 00 61 Stéphanie Garrido, ARPE Provence-Alpes Côte d’Azur – s.garrido@arpe-paca.org – tél. 04 42 90 90 54 Céline Piquier, Agence française pour la Biodiversité – celine.piquier@afbiodiversite.fr – tél. 06 48 15 33 29 L’opération Capitale française de la Biodiversité est organisée par Plante & Cité, centre technique national sur les espaces verts et la nature en ville, par Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, et par l’Agence française pour la Biodiversité, avec l’Agence régionale pour l’Environnement et l’écodéveloppement en Provence Alpes-Côte d’Azur dans le cadre de l’expérimentation de la régionalisation de l’opération. Elle est soutenue par les ministères de la Cohésion des territoires et de la Transition écologique et solidaire et par le Secrétariat exécutif de la Convention biologique des Nations-Unies. Enfin, elle s’appuie sur de nombreux autres partenaires, réunis au sein de son Comité scientifique et technique, en charge de l’évaluation des candidatures. Muttersholtz est la septième ville à décrocher le titre de « Capitale française de la biodiversité » après Rennes (2016), Strasbourg (2014), Niort (2013), Lille (2012), Montpellier (2011) et Grande-Synthe (2010). En savoir plus En 2018, l’opération Capitale française de la

Bilan du 4ème Congrès international des aires marines protégées

Retour sur le 4ème Congrès International des Aires Marines Protégées (IMPAC 4) Le 4ème Congrès international des aires marines protégées s’est tenu au Chili, à la Serena, du 4 au 8 septembre 2017 avec pour thème : « aires marines protégées : réunir les hommes et l’océan ». Près de 900 participants de 80 pays sont venus débattre de la conservation des océans. La France comptait 39 participants, dont deux représentants du Comité français de l’UICN. Les principaux sujets abordés ont porté sur l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, l’efficacité de la gestion, le financement des aires marines protégées (AMP), la protection de la haute mer, la réglementation et la planification. Depuis le congrès précédent (IMPAC3, 2013, Marseille), la superficie globale des AMP a doublé. Elle est passée de près de 3% à 6,35%. L’objectif des 10% d’ici 2020 fixé par la Convention sur la diversité biologique (CDB) progresse, mais de nombreuses publications démontrent qu’il faudra faire plus pour garantir un bon état de conservation des écosystèmes marins et la bonne santé de l’océan mondial. Ainsi, l’objectif de la « promesse de Sydney » issue du Congrès Mondial des Parcs de l’UICN (2014), appellant à classer 30% de l‘océan mondial en Zone de Non Prélèvement d’ici 2030 (« 30% No-Take Target »), a été réaffirmée au Chili. De nombreux types d’AMP participent à l’atteinte de cet objectif et de nouvelles nomenclatures apparaissent. Elles restent le plus souvent peu traduites dans le contexte français : Marine Managed Areas (MMA), Multiple-Use MPA, Large Scale MPA (LSMPA) ou encore Highly ou Fully MPA (HMPA). Ces différentes désignations montrent la diversité des objectifs visés par les AMP et leur rôle dans le contexte de la Planification Spatiale Marine. La progression surfacique des aires marines protégées a été rendue possible à travers la création de sites de très grandes superficies (Large Scale MPA): ainsi, 30 des 15271 AMP actuelles couvrent à elles seules 21.3 millions de km2 soit 80% de la superficie globale protégée. On peut citer par exemple la Réserve Marine de Papahānaumokuākea (USA ; 1,5 million de Km2), le Parc Marin de la Mer de Corail (Nouvelle-Calédonie ; 1,3 million de Km2) ou la récente AMP dans les eaux chiliennes autour de l’île de Pâques (720 000 Km2). Le Chili est ainsi devenu le pays avec la plus importante part de ZEE protégée (46%). Les LSMPA contribuent ainsi à répondre aux engagements internationaux mais en même temps, elles posent la question de l’effectivité de la gestion, de la réglementation, et de la nécessaire implication des communautés littorales dans leur gouvernance, questions centrales pour cette 4ème édition. Le Comité français de l’UICN a pu valoriser l’expertise française et apporter ses connaissances en organisant ou co-organisant plusieurs sessions traitant notamment : De l’efficacité de la gestion (atelier sur la liste verte organisé par le secrétariat international de l’UICN) De valorisation internationale en participant à plusieurs événements concernant les instruments internationaux applicables aux AMP (Réserves de biosphère, Sites Ramsar et Liste du patrimoine mondial). Le congrès a notamment été l’occasion de poursuivre le travail en cours concernant la candidature des Marquises à la liste du Patrimoine mondial De gestion adaptative en valorisant les travaux du groupe de travail « aires protégées et changements climatiques » à travers une table ronde visant à partager de bonnes pratiques à l’échelle internationale De planification en animant une table ronde visant à identifier les critères nécessaires à la mise en œuvre d’un réseau de zones de protection forte en milieu marin dans le contexte de l’objectif des 30% de Zone de Non Prélèvement de la promesse de Sydney « Fully MPA, towards the achievement of the 30% No-Take Target »   Encart. Les évènements (co)organisés par l’UICN France   Les conclusions et engagements du congrès Le congrès s’est achevé par une rencontre politique de haut niveau le 9 septembre à Viña del Mar près de Valparaiso, présidée par Michèle Bachelet, Présidente de la République du Chili. La représentation de la France a été importante, sous la conduite de Serge Ségura, Ambassadeur chargé des océans, et avec la présence de  l’ambassadrice de France au Chili, Caroline Dumas, de la nouvelle ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique, Ségolène Royal et du Ministre de l’environnement et de la culture de la Polynésie française, Heremoana Maamaatuaiahutapu. Les autorités chiliennes, représentées par le Ministre de l’Environnement, Marcelo Mena, ont annoncé un partenariat technique avec l’Agence Française pour la Biodiversité. Cette rencontre politique s’est conclue par un appel à l’action en faveur des océans, qui vise à unir les Etats autour du thème du congrès « réunir les hommes et l’océan ». Cet appel encourage les Etats à atteindre l’ensemble des composantes de l’objectif n°11 d’Aichi et l’objectif de développement durable 14. Il insiste également sur la qualité de gestion et la nécessité d’une gouvernance inclusive des acteurs à tous niveaux, et favoriser la création d’aires marines protégées au-delà des juridictions nationales. En relation avec l’Accord de Paris sur le Climat, une attention particulière a été portée à l’adaptation et l’atténuation du changement climatique dans les stratégies des aires marines protégées. Rendez-vous à la prochaine édition, dans quatre ans au Canada, pour mesurer l’évolution de ces engagements et partager de nouvelles expériences innovantes !   Plus d’informations Site internet du Congrès Impac 4

Pour la spécialisation des juridictions en droit de l’environnement

Dans une tribune au « Monde », Sébastien Mabile, avocat et président de la commission du droit et des politiques environnementales de l’UICN France, estime que, face aux défis écologiques actuels et à venir, la France devrait s’engager à promouvoir la spécialisation des juges ou des juridictions en droit de l’environnement. En septembre 2016, des juges de la cour suprême de l’Etat de Hawaï m’expliquaient que, selon toutes les prévisions climatiques, le quartier de Waikiki Beach à Honolulu serait submergé d’ici une quinzaine d’années. Face à l’immensité des pertes et dommages qui en résulteraient, ils reconnaissaient ne pas être prêts à traiter les demandes d’indemnisations et les recherches de responsabilités. Ce constat les avait poussés à créer deux ans plus tôt la première cour environnementale des Etats-Unis, juridiction bénéficiant de magistrats spécialisés et spécialement formés. Les événements récents subis par le Texas et la Floride apporteront inévitablement leur lot de procès. Les juridictions de ces Etats y sont-elles préparées ? En août, plusieurs villes californiennes assignaient devant les tribunaux des compagnies pétrolières pour leur demander d’assumer les coûts d’adaptation aux changements climatiques. Plus près de nous, la cour administrative d’appel de Bordeaux a condamné en juin 2016 une commune de l’agglomération de La Rochelle à indemniser des propriétaires de terrains non bâtis classés en zone noire après la tempête Xynthia. Il était reproché aux élus d’avoir délivré des autorisations d’urbanisme dans une zone potentiellement exposée aux risques de submersions. A Paris, l’accélération des politiques en faveur du vélo s’explique en partie par le risque, pour Mme Hidalgo, de devoir un jour rendre compte de ses actions aux victimes de la pollution automobile. L’accélération brutale du rythme des catastrophes met progressivement en lumière une nouvelle branche du droit constituée par les recherches de responsabilités liées aux pertes découlant de l’évolution du climat et des atteintes à l’environnement. L’institution judiciaire, faute de spécialisation, n’est pourtant pas préparée à accueillir les victimes de ces catastrophes ou de ces pollutions, et à traiter ce contentieux émergeant, aujourd’hui noyé parmi les affaires de droit commun. Ailleurs, ce sont 44 Etats ou provinces qui se sont engagés dans la voie de la spécialisation des juges ou des juridictions en matière d’environnement. Ces réformes ont permis, en Chine, en Inde, au Kenya ou en Nouvelle-Zélande, de faire appel à des juges spécialisés et parfois assistés par des spécialistes des sciences de la vie pour appréhender l’ensemble des conséquences d’un dommage environnemental, poursuivre et sanctionner leurs auteurs, et enfin, réparer les préjudices qui en découlent. L’Espagne et la Suède ont créé un parquet national environnement qui, à l’instar de notre parquet national financier, dispose de moyens propres et d’assistants spécialisés. Responsabilité particulière La France a une responsabilité particulière : doté d’une biodiversité unique et de paysages qui en font la première destination touristique au monde, notre pays doit mener un combat sans pitié contre ceux qui souillent la nature, détruisent les espèces, polluent notre environnement et modifient le climat. Il en va de notre survie. Certains de nos territoires, particulièrement dans les outre-mers, sont particulièrement exposés aux changements climatiques. Les événements récents vécus par les populations des Antilles nous le rappellent cruellement. Les membres de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont adopté lors du dernier Congrès mondial de la nature, en septembre 2016 à Hawaï, une motion invitant les Etats à créer des cours et tribunaux spécialisés dans le domaine de l’environnement. Une vingtaine d’organisations de protection de la nature ou des animaux se sont associées à l’appel lancé en juin par le comité français de l’UICN, visant à mettre en œuvre cette motion en France. Nicolas Hulot affirmait, le 8 septembre sur France 2, que « le pire est devant nous » et qu’il faut réunir « toutes nos intelligences ». Toutes les composantes de la société doivent en prendre conscience, y compris l’institution judiciaire, vers qui se tourneront inévitablement les victimes de ces catastrophes. Sébastien Mabile est le président de la commission droit et politiques environnementales du Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).   Plus d’informations L’Appel et l’Etude de droit comparé sont disponibles sur : www.tribunaux-environnement.fr Cette tribune est disponible sur ce lien   CONTACT Florence Clap, Chargée du programme « Politiques de la biodiversité »

L’Atelier international eau et climat débute aujourd’hui

Les 20, 21 et 22 septembre 2017, l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence Française de Développement en partenariat avec l’UICN France, l’AFB, le PFE et l’IDDRI organisent un atelier international eau et climat sur le thème « Génie écologique et risques climatiques ». Les acteurs de l’eau, de l’aménagement des territoires, du développement et de la biodiversité, sont rassemblés ces 3 prochains jours pour échanger sur les « solutions fondées sur la nature » pour réduire les risques naturels liés à l’eau (sécheresses, inondations, érosions…). La raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions fondées sur la Nature, multifonctionnelles et adaptatives pour renforcer les capacités protectrices des milieux naturels sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques. Les échanges issus de cet atelier seront portés à la COP23 et au Forum Mondial de l’Eau et contribueront à enrichir la dynamique lancée dans les bassins versants français pour s’adapter aux changements climatiques. Autour de tables rondes, de présentations de projets, de groupes de travail et de visites de terrain, seront partagées les expériences et bonnes pratiques de projets français et internationaux ce qui permettra d’identifier les principaux freins et leviers d’actions au développement des solutions.   PROGRAMME et INSCRIPTIONS sur water-climate-workshop.com. Suivez l’actualité de l’atelier international avec #nature4climate et depuis le compte de l’UICN France   PLUS D’INFORMATIONS Agence de l’eau Seine-Normandie contact@water-climate-workshop.com 51 rue Salvador Allende 92 027 NANTERRE (France) Site internet dédié au Workshop Programme de l’atelier