L’UICN France appelle à l’adoption d’une protection forte de la Mer de Corail

Alors que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie s’apprête à finaliser le plan de gestion du Parc Naturel de la Mer de Corail, le Comité français de l’UICN encourage l’adoption d’une protection forte et durable pour ce patrimoine naturel marin exceptionnel, dans un avis publié suite à la consultation de son groupe « Outre-Mer ».  L’avis rappelle la nécessité pour la Nouvelle-Calédonie d’adopter un plan de gestion ambitieux à la hauteur des forts enjeux écosystémiques et socio-économiques du parc marin, et d’avoir une démarche exemplaire soutenant la dynamique engagée en faveur des océans au niveau international, notamment en appliquant la recommandation de l’UICN « d‘intégrer au moins 30% de chaque habitat marin dans un réseau d’Aires Marines Protégées ou d’autres mesures efficaces de conservation sur une zone donnée ». Ces préconisations ont fait l’objet d’un courrier adressé par le Comité français de l’UICN aux co-présidents du Comité de Gestion, Messieurs Philippe Germain (Président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie) et Thierry Lataste (Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie), demandant à ce qu’une protection effective du Parc Naturel de la Mer de Corail soit rapidement mise en œuvre. La Nouvelle-Calédonie a mis en place depuis 3 ans un Comité de Gestion réunissant les parties prenantes, effort collégial salué localement, qui a permis de fixer les grands objectifs du Plan de Gestion du parc. Une consultation publique a été menée en février 2017 sur tout le territoire. En 2014, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie avait crée le Parc Naturel de la Mer de Corail, couvrant l’ensemble de la Zone Economique Exclusive du territoire à l’exception des eaux provinciales (12 milles nautiques depuis la côte). Le Comité français de l’UICN avait alors félicité la Nouvelle-Calédonie, souscrivant à son ambition affichée de rejoindre les efforts de protection du milieu marin engagés au niveau international. Le parc, d’une superficie de 1,3 million de km2, représente en effet une des plus grandes aires marines protégées du monde, abritant une biodiversité marine exceptionnelle. Il comprend notamment des récifs coralliens éloignés des activités humaines, qui pourraient bien être les derniers ‘refuges’ pour ces écosystèmes aujourd’hui gravement menacés au niveau mondial. DOCUMENT JOINT Avis – Mer de Corail (Mai 2017) EN SAVOIR PLUS  Site officiel dédié au parc naturel de la mer de corail Site de l’Agence française de la biodiversité sur le parc naturel de la mer de corail Article Wikipedia sur le parc naturel de la mer de corail CONTACTS Anne Caillaud, Chargée de programme « Outre-mer » François Devinck, Coordinateur pour la Nouvelle-Calédonie de la Commission Mondiale des Aires Protégées de l’UICN – milieu marin (UICN-WCPA)

D’importants engagements pris au sommet de l’UICN pour sauver les espaces naturels les plus précieux de la planète

Le Congrès mondial des parcs de l’UICN 2014, le grand forum décennal mondial sur les aires protégées, se termine aujourd’hui avec la publication de la Promesse de Sydney. La Promesse établit un programme ambitieux visant à sauvegarder les biens naturels de la planète, décliné dans des actions telles que l’arrêt de la perte des forêts humides d’Asie-Pacifique, le triplement de la protection des océans au large des côtes africaines ou encore la plantation, par le secteur privé, de 1,3 milliards d’arbres le long de l’historique Route de la Soie. La Promesse comprend des engagements pris par des gouvernements, des organisations internationales, le secteur privé, des dirigeants autochtones, des groupes communautaires et des particuliers ; un grand nombre continue de s’ajouter à ceux déjà enregistrés. Le document souligne le besoin d’intensifier les efforts mondiaux pour protéger les espaces naturels, y compris par le biais d’une protection des paysages et des océans à plus grande échelle. Il comprend des engagements portant sur des investissements dans des solutions axées sur la nature et visant à arrêter la perte de biodiversité, répondre au changement climatique, réduire le risque et les effets des catastrophes, améliorer la sécurité alimentaire et de l’eau et promouvoir la santé humaine. Il vise aussi à inciter les habitants de la planète, de toutes les générations et de toutes les cultures, à bénéficier des merveilles de la nature à travers les aires protégées. « Les aires protégées sont, de loin, le meilleur investissement que l’on puisse faire à l’heure actuelle pour répondre à certains des grands défis du développement », dit Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. « Le Congrès a catalysé d’importants engagements des décideurs à tous les niveaux de la société, afin de sauvegarder les bienfaits que les aires protégées apportent à l’humanité et d’assurer un avenir durable. Établie sur la base des connaissances collectives de plus de cinq mille spécialistes des aires protégées de tout premier plan, plus beaucoup d’autres qui ont à cœur l’avenir de notre planète, la Promesse de Sydney recueille des stratégies novatrices pour protéger ces espaces exceptionnels. » Organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et ayant pour hôtes le gouvernement australien et celui de la Nouvelle-Galles du Sud, le Congrès a réuni plus de 6000 participants de plus de 170 pays. « L’Australie se réjouit d’avoir accueilli un Congrès si réussi et pris des engagements dans le cadre de la Promesse de Sydney », dit le Ministre australien de l’Environnement, Greg Hunt. « Ils vont de l’interdiction des déblais de dragage dans la Grande Barrière et un accord historique avec la Chine pour interdire l’exploitation minière en Antarctique, à de nouvelles initiatives pour la restauration des forêts humides de la région Asie – Pacifique et l’arrêt de la perte d’espèces dans nos parcs nationaux. Ce Congrès a été une source d’inspiration majeure ; il s’agit maintenant de mettre en œuvre les solutions novatrices aux grands enjeux qui touchent notre planète. » La Promesse de Sydney trace une voie permettant d’atteindre l’objectif mondial de protection de 17% des espaces terrestres et 10% des océans d’ici 2020. Le rapport « Planète protégée », présenté à Sydney par l’UICN et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), montre que, tout en étant en bonne voie pour atteindre cet objectif, davantage d’efforts sont nécessaires afin d’assurer une gestion bonne et équitable des aires importantes pour la conservation de la biodiversité et des services écosystémiques. La Promesse de Sydney appelle également à une amélioration urgente de la protection des océans, y compris dans les zones situées au-delà des juridictions nationales. Le Congrès a souligné le besoin d’accroître les investissements et d’améliorer la qualité de la gouvernance et de la gestion des aires protégées. La diversité, la qualité et la vitalité de la gouvernance sont en effet une condition nécessaire pour assurer l’efficacité et le succès des aires protégées sur le long terme. Les délégués ont appelé à une meilleure reconnaissance des droits des peuples autochtones dans le cadre des politiques et des méthodes de gestion des aires protégées. Ils ont reconnu l’importance cruciale que revêtent les systèmes de gestion et les savoirs traditionnels pour les résultats de conservation à long terme et le bien-être des populations. Des exemples de meilleures pratiques de gouvernance équitable ont été mis en lumière grâce à la Liste verte des aires protégées, élaborée par l’UICN et présentée lors du Congrès. Cette liste est la première norme mondiale visant à définir l’excellence en matière de gestion des aires protégées. Elle comprend 23 sites situés en Australie, Chine, Colombie, Corée du Sud, Espagne, France, Italie et au Kenya, dont un certain nombre d’aires protégées autochtones. La Croatie, l’Équateur, le Mexique, le Népal, le Pérou et la Russie ont exprimé leur souhait de faire l’objet d’une évaluation pour la Liste verte lors de la phase suivante de cette initiative. Le Congrès a également souligné que les aires protégées doivent être établies là où il faut pour éviter des extinctions futures d’espèces. Le perce-oreille géant, le plus grand de la planète, a été déclaré éteint, d’après les données les plus récentes de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™ ; le Thon rouge du Pacifique, le Fugu de Chine et l’Anguille d’Amérique sont menacés en raison de la demande croissante dont ils font l’objet. L’accent a été mis sur les avantages économiques et la rentabilité de la préservation des espaces naturels de la planète, y compris en raison de leur contribution à l’adaptation au changement climatique et à l’atténuation de ses effets. De nouveaux modes de financement associant des fonds privés et publics s’avèrent nécessaires. La technologie moderne devient un nouvel acteur de la conservation de la nature : un outil de traçage de la pêche illégale et les vues sous-marines du Street View de Google ont été présentés lors du Congrès. La NASA a mis à disposition une imagerie satellitaire de pointe pour améliorer la surveillance continue des aires protégées. Vous pouvez consultez la Promesse de Sydney ici. La base de données Panorama, lancée lors du Congrès, recueille des études de cas mettant

Des scientifiques identifient les aires protégées les plus irremplaçables dans le monde

Une nouvelle étude scientifique a identifié les aires protégées les plus importantes pour empêcher l’extinction d’espèces de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens dans le monde. Issue d’une collaboration internationale, cette analyse fournit des conseils pratiques pour améliorer l’efficacité des aires protégées dans la conservation de la biodiversité à l’échelle mondiale. L’étude, publiée dans la dernière édition de la revue internationale Science, calcule l’irremplaçabilité de chaque aire protégée individuellement à partir d’une base de données comprenant 173 000 aires protégées terrestres et 21 500 espèces évaluées par la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’UICN. L’analyse compare la contribution de chaque aire protégée pour la survie des espèces sur le long terme. Soixante-dix-huit sites (comprenant 137 aires protégées dans 34 pays) ont été identifiés comme des sites exceptionnellement irremplaçables. Tous réunis, ces sites hébergent la majorité des populations de plus de 600 espèces d’oiseaux, d’amphibiens et de mammifères, dont la moitié est menacée dans le monde. Dans la plupart des cas, ces aires protègent des espèces qui ne peuvent être trouvées nulle part ailleurs, comme par exemple le Canard de Laysan (Anas laysanensis), une espèce en danger critique d’extinction endémique du Refuge National de la Faune et de la Flore des îles Hawaiiennes (Hawaiian Islands National Wildlife Refuge) aux Etats-Unis, ou les 13 espèces d’amphibiens présent uniquement dans le Parc National de Canaima au Venezuela. Plusieurs de ces aires irremplaçables sont déjà reconnues comme étant de “Valeur Universelle Exceptionnelle” selon la Convention du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Ces sites comprennent entre autres les célèbres Iles Galápagos en Equateur, le Parc National de Manú au Pérou et les Ghats Occidentaux en Inde. Cependant, la moitié de la surface recouverte par ces aires protégées n’est pas reconnue au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Tel est le cas, par exemple, du Parc National des Montagnes Udzungwa en Tanzanie, des Zones Humides d’Importance Internationale de la Péninsule de Zapata à Cuba, et du Parc Naturel National de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, le site le plus irremplaçable du monde pour les espèces menacées. “Ces lieux exceptionnels seraient tous de bons candidats pour être classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO”, dit Soizic Le Saout, premier auteur de l’étude. “Une telle reconnaissance pourrait assurer une protection plus efficace de l’exceptionnelle biodiversité de ces aires du fait des normes exigées pour les sites inscrits au Patrimoine Mondial”. Contrairement aux précédentes évaluations qui se concentraient sur l’augmentation du nombre de sites protégés, cette étude souligne le besoin d’améliorer la gestion, souvent insuffisante, des aires protégées déjà existantes et propose une ligne de conduite pour mettre en œuvre ces améliorations. “Par exemple, les Réserves Forestières Nationales de Páramo Urrao en Colombie, n’existent pas vraiment sur le terrain” dit Paul Salaman, un expert en biodiversité de la Colombie et directeur général de Rainforest Trust. “Elles furent crées légalement en 1975 mais n’ont jamais fait l’objet d’une réelle gestion de protection”. “Les aires protégées peuvent remplir leur rôle pour réduire la perte de biodiversité uniquement si elles sont gérées efficacement” dit Simon Stuart, président de la Commission de Sauvegarde des Espèces de l’UICN.“Puisque les budgets pour la conservation sont limités, les gouvernements devrait donc prêter une attention tout particulière à l’efficacité de la gestion des aires protégées les plus irremplaçables.” Cette étude s’appuie sur le travail d’un large réseau d’experts qui collectent et analysent des données pour la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’UICN™ et pour la Base de Données Mondiales sur les Aires Protégées. Elle est le résultat d’une collaboration internationale entre le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE, CNRS Montpellier) en France, l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) via sa Commission de Sauvegarde des Espèces et via sa Commission Mondiale sur les Aires Protégées, le Centre Mondial de Surveillance de la Conservation (UNEP-WCMC) et BirdLife International. La publication de cette étude se produit exactement un an avant le Congrès mondial sur les parcs, le rendez-vous incontournable pour les aires protégées, qui se tiendra à Sydney et fixera l’ordre du jour de leur conservation pour la prochaine décennie. L’article peut être commandé sur http://www.sciencemag.org/content/342/6160/803.summary Pour en savoir plus, consultez la base de données mondiales des aires protégées et la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN

Schéma minier de Guyane : fin de la consultation publique

Le schéma minier de Guyane, que les ONG appelaient de leurs vœux, est en cours de finalisation. Le Comité français de l’UICN, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot et le WWF rendent publiques les recommandations, présentées dans le cadre de la consultation publique ouverte en Guyane sur ce dossier. France Nature Environnement, le Comité français de l’UICN et le Gepog sont à l’origine d’une étude intitulée « Or vert contre Or jaune » publiée en février 2007, qui a posé les bases d’un document de planification de l’exploitation minière en Guyane. Les tables rondes du Grenelle de l’environnement, et notamment le groupe « activités extractives » du Comité opérationnel outre-mer, ont arrêté en janvier 2008 la réalisation d’un schéma de zonage et de planification des activités extractives en Guyane. Le préfet Yves Mansillon a été nommé, par le Président de la République, Commissaire de la réalisation du schéma départemental de Guyane, lequel devait être adopté dans le courant de l’année 2008. Le Comité français de l’UICN, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot, le WWF France, la LPO et les ONG guyanaises, se sont mobilisés en fin d’année 2009, pour rappeler au gouvernement ses engagements concernant l’encadrement de l’orpaillage en Guyane. Les ONG se mobilisent à nouveau à l’occasion de la consultation publique pour que le schéma minier intègre trois fondamentaux qui restent à clarifier.   Les incontournables du SDOM Trois points sont déterminants pour un schéma départemental d’orientation minière cohérent. 1. Le respect de toutes les zones disposant d’un statut de protection réglementaire ou faisant l’objet d’inventaires d’intérêts écologiques (telles que les ZNIEFF de type 1 et les séries d’intérêt écologique définies par l’ONF) ; Afin d’être compatible avec les préconisations du Grenelle, les activités minières devront respecter les secteurs riches en biodiversité. Il est ainsi nécessaire d’interdire la conduite d’activités minières dans des zones disposant d’un statut de protection réglementaire quel qu’il soit ou ayant fait l’objet d’inventaires d’intérêt écologique (ZNIEFF de type 1 et les séries d’intérêt écologique définies par l’ONF). 2. L’encadrement de l’orpaillage alluvionnaire ; Même si les effluents sont contenus et traités, l’orpaillage alluvionnaire engendre des perturbations importantes pour les milieux naturels et les espèces comme les poissons et les batraciens. La concertation menée dans le cadre de la préparation du SDOM ayant défini les conditions d’un compromis jugé acceptable entre activité socioéconomique et impacts environnementaux, il importe de renforcer la réglementation afin de limiter les effets des exploitations alluvionnaires sur le régime et la qualité des eaux. Les dispositions relatives aux exploitations en lit mineur et majeur des cours d’eau, ainsi que les normes de rejet, devront être définies par un arrêté préfectoral et respecter les prescriptions du SDAGE. 3. L’adoption d’une gouvernance adaptée pour la commission départementale des mines (avec un droit de vote attribué au PAG). Le Grenelle de l’environnement a, pour la première fois, adopté une gouvernance intégrant toutes les parties prenantes. Cette logique de décision a été recommandée par le Président de la République. La Commission départementale des mines devra respecter le mode de gouvernance grenellien et intégrer, avec les mêmes droits de vote, toutes les parties prenantes de la question de l’orpaillage en Guyane. En conséquence, et du fait de leur expertise ou des contraintes que l’activité pourrait leur faire subir, un siège et un droit de vote devrait a minima être accordé au conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), au Parc amazonien de Guyane, et aux communautés indigènes.   Documents à télécharger : Communiqué de presse Or vert contre or jaune – Quel avenir pour la Guyane ?   Document joint CP SDOM Guyane 2010

Actes du 1er Colloque national sur les aires marines protégées

Les Actes du 1er colloque national sur les aires marines protégées sont parus ! Présentés sous la forme d’un livret et d’un DVD, ils rassemblent les interventions, les motions adoptées dans le cadre des ateliers régionaux, la Déclaration de Boulogne ainsi que d’autres contributions d’experts. Ils permettent ainsi de mieux connaître la diversité des aires marines protégées françaises et d’en préciser les enjeux. Pour les commander, merci de bien vouloir adresser votre demande à l’adresse suivante : uicn@uicn.fr (frais de port à prendre en charge).

Les aires protégées françaises et la Convention sur la Diversité Biologique

Dans le cadre des analyses menées par la Commission des aires protégées du Comité français de l’UICN, un rapport a été rendu au gouvernement français sur le « Dispositif français et le programme de travail spécial sur les aires protégées de la Convention Diversité Biologique ». Ce rapport examine la situation actuelle des aires protégées françaises au regard des objectifs fixés au niveau international par les Etats parties à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), en 2004 à Kuala Lumpur, avec l’adoption d’un programme spécial sur ce thème. Le constat souligne la nécessité de rationaliser et de renforcer la politique française de création d’aires protégées afin de veiller à une meilleure représentativité des écosystèmes que la France a sous sa responsabilité. Il faut également développer une plus grande complémentarité entre les différents réseaux français d’aires protégées. L’une des conclusions majeures du rapport porte sur l’absence de stratégie nationale en matière de création d’aires protégées. Celle-ci est indispensable pour mettre en place un système complet d’aires protégées sur tout le territoire national. L’élaboration d’une doctrine française sur les aires protégées par le ministère de l’Ecologie devrait commencer à combler cette lacune. Reconnaissant la qualité du travail effectué par la Commission des aires protégées du Comité français de l’UICN et l’intérêt de la démarche tant pour l’Etat français que pour les autres Etats parties à la CDB, le gouvernement français a décidé de reprendre ce rapport pour l’adresser officiellement à la CDB. Ce travail a également été reconnu au niveau international par la Commission Mondiale des Aires Protégées (WCPA) qui va prochainement diffuser le rapport du Comité français sur son site en deux versions, une française et une anglaise afin d’inciter d’autres Etats à engager des études similaires. Pour en savoir plus contacter Carole Martinez Chargée de mission « Espaces naturels » du Comité français de l’UICN.   Document joint UICN_France_-_aires_protegees_francaises_et_CDB