Plus de la moitié des espèces menacées de disparition en France ne bénéficient pas d’un statut de protection
Pour renforcer la protection des espèces, le Comité français de l’UICN a mené une étude afin de déterminer la part des espèces menacées bénéficiant d’un statut de protection, en métropole et en outre-mer. Le croisement des résultats de la Liste rouge nationale des espèces menacées avec les arrêtés de protection d’espèces montre que plus de la moitié (56%) des quelque 2900 espèces menacées de disparition en France ne sont couvertes par aucun arrêté de protection, soit plus de 1600 espèces. Les constats dressés à partir de cette analyse mettent en évidence des lacunes importantes dans la protection des espèces menacées et appellent à renforcer significativement la couverture de la protection réglementaire. Cette démarche est essentielle pour que la France atteigne d’ici 2030 l’objectif de stopper l’extinction des espèces menacées connues sur son territoire, auquel elle s’est engagée dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique. Sur la base de cette analyse, le Comité français de l’UICN, appuyé par les experts de sa Commission de sauvegarde des espèces, formule une série de quatre recommandations et cinq priorités d’actions pour répondre au risque de disparition des espèces par la voie de la réglementation. La note de position détaillée et la fiche synthétique de décryptage des enjeux sont disponibles en téléchargement ci-dessous. DOCUMENTS ET LIENS • Lire le communiqué de presse (juin 2024)• Lire la note de position et les recommandations• Découvrir la fiche de décryptage synthétique• Consulter l’annexe listant les espèces menacées et de leur statut de protection (xls)• Accéder à la base de données de l’INPN• Parcourir les résultats de la Liste rouge des espèces menacées en France Photo bandeau :Agrion joli (Coenagrion pulchellum) CC-BY-SA Gilles San Martin
Cote d’alerte pour la flore de La Réunion
Treize ans après le premier bilan, l’actualisation de l’état de la flore vasculaire de La Réunion fait apparaître une situation très préoccupante marquée par une forte aggravation : 41 % des espèces sont aujourd’hui menacées contre 30 % en 2010. Reconnue pour la richesse et l’originalité de sa flore, l’île de La Réunion abrite de nombreuses espèces qui n’existent nulle part ailleurs au monde. En 13 ans, les connaissances sur le patrimoine végétal de l’île se sont significativement améliorées, mais les mesures de conservation déployées ne portent pas encore leurs fruits et demandent à être renforcées. Les analyses réalisées ont porté sur l’ensemble de la flore vasculaire réunionnaise (orchidées, arbres et autres plantes à fleurs, fougères et plantes alliées), soit au total 962 espèces indigènes. Les résultats montrent que 395 espèces sont menacées et 31 autres quasi menacées, tandis que 41 espèces ont déjà disparu. Le bilan dressé met en évidence les pressions croissantes qui pèsent sur la flore de l’île. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux a été porté par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), grâce à la coordination locale du Conservatoire botanique national de Mascarin (CBN-CPIE Mascarin) et à l’expertise de nombreux spécialistes professionnels et amateurs. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (novembre 2023)• Tableau synthétique avec catégories et critères (xlsx)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Synthèse des changements de catégories entre 2010 et 2023 (pdf)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN & CBN-CPIE Mascarin (2023). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de La Réunion. Paris, France. Photo bandeau :Bois de senteur blanc (Ruizia cordata) © Sonia Françoise
Vigilance pour les poissons récifaux de La Réunion
Dans les eaux récifales de La Réunion, la situation des poissons marins appelle à une vigilance renforcée. Pour la première fois, l’examen complet réalisé montre que 36 espèces sont menacées et 23 autres quasi menacées. L’état des lieux indique également que 42 % des espèces ne sont pas encore assez connues pour déterminer leur situation. Les analyses menées ont porté sur l’ensemble des 732 espèces de poissons récifaux vivant dans les eaux peu profondes de La Réunion, jusqu’à 50 m de profondeur, à l’exclusion des espèces de haute mer, des requins et des raies. Le bilan fait apparaître une série de menaces, parmi lesquelles la surpêche, l’urbanisation croissante du littoral, les pollutions issues des terres et le réchauffement climatique. Publiés dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, ces résultats sont issus d’analyses coordonnées par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-CNRS-MNHN), avec l’implication d’un groupe de spécialistes. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (octobre 2022)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB & MNHN (2022). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Poissons récifaux de La Réunion. Paris, France. Photo bandeau :Poisson-clown de Maurice © Julien Wickel
Palme IFRECOR 2018 : Et les lauréats sont…
Mardi 20 novembre, Annick Girardin, Ministre des Outre-mer a dévoilé les trois lauréats 2018 du concours Palme IFRECOR, organisé avec le soutien du Comité français de l’UICN. La cérémonie de remise de la Palme s’est déroulée au Ministère des Outre-mer, en présence d’élus ultramarins conviés par la Ministre à cette occasion. « La valorisation des projets en faveur des récifs coralliens, et plus généralement du développement durable, est aujourd’hui une nécessité », déclare Annick Girardin, ministre des Outre-mer. « C’est une excellente nouvelle que nous puissions aujourd’hui récompenser l’engagement de ces trois élus investis dans leurs territoires : la Martinique, la Nouvelle-Calédonie et La Réunion. Ces trois lauréats témoignent une nouvelle fois de l’investissement des territoires d’outre-mer pour la protection des récifs coralliens et les écosystèmes qui y sont associés. » Cette année, la Palme IFRECOR prend une forme différente des précédentes éditions en récompensant pour la première fois un élu pour chacun des trois bassins océaniques (Indien, Pacifique et Atlantique). Le choix des lauréats 2018 s’est fait en étroite collaboration avec les Comités locaux de l’IFRECOR. Les lauréats 2018 OCÉAN ATLANTIQUE « Protection de la Zone marine protégée du Pothuau », porté par Jean‐Marc CARDON, Conseiller municipal en charge de la pêche et des énergies renouvelables au sein de la Commune du Carbet, Martinique « L’engagement de la ville du Carbet pour le respect de l’environnement et la protection de nos ressources naturelles est un objectif que nous voulons durable pour notre commune. La création de cette zone marine protégée s’intègre dans une politique de protection de notre littoral côtier, de nos fonds marins et de valorisation de la pêche et du tourisme. Ce projet innovant pour le Nord Caraïbe permettra d’améliorer la résilience des coraux et des herbiers, au large d’un site de nidification des tortues marines. Je tiens à remercier chaleureusement Madame la Ministre pour cette reconnaissance nationale qui est pour moi vraiment significative. Elle va nous permettre de redoubler d’efforts pour réduire les impacts sur nos précieux récifs coralliens, herbiers et mangroves », déclare Monsieur Cardon. La Ville du Carbet et des acteurs locaux s’engagent depuis près de deux ans pour protéger la biodiversité marine de la commune. Suite à des réunions de concertation avec les usagers de la caye Pothuau (pêcheurs, association des plaisanciers, clubs de plongée), un plan de balisage a été défini par consensus général. Le plan intègre une zone marine réglementée au Pothuau, où la pêche et le mouillage sont interdits. Le plan a également permis la mise en place d’un sentier sous-marin pédagogique à l’anse Turin, parcours ludique de découverte qui permet d’éduquer des groupes scolaires martiniquais ou les touristes sur la biodiversité des écosystèmes sous-marins. OCÉAN INDIEN « Création et gestion de l’Aire Marine Educative (AME) de la Souris Blanche », porté par Brigitte ABSYTE, Conseillère municipale de la commune de Trois‐Bassins, La Réunion « Pour mettre en œuvre l’Aire Marine Educative de la Souris Blanche, il a fallu créer une dynamique de travail participative impliquant la société civile, les jeunes, la commune, mais aussi les associations d’usagers ou de protection de l’environnement ainsi que des professionnels de la mer et du littoral. Je reçois donc ce trophée avec gratitude au nom de tous les acteurs engagés dans ce beau projet. En formant les adultes de demain, cette initiative montre la volonté de la collectivité d’adopter une démarche territoriale et durable. Plus qu’une solution à court terme, c’est en effet sur le long terme que nous devons regarder pour préserver l’environnement et par conséquent le bien-être de tous les réunionnais. Ce projet d’AME représente une excellente leçon de citoyenneté, où les élèves sont acteurs et sources de propositions » annonce Madame Absyte. Tout au long de l’année scolaire 2017 – 2018, le projet d’Aire Marine Educative (AME) de la Souris Blanche a réunit la ville de Trois-Bassins, les acteurs locaux et les élèves de CM2 de l’école des Trois-Bassins autour d’une seule initiative pédagogique. Officiellement inaugurée en février 2018, cette AME a permis d’éduquer les enfants réunionnais à leurs patrimoines naturel et culturel et fédérer leur gestion durable en les impliquant pleinement. La classe a été placée ainsi au sein d’une dynamique territoriale faisant appel à l’expertise de l’école et de la commune, mais aussi d’associations d’usagers ou de protection de l’environnement ainsi que des professionnels de la mer et du littoral (les pêcheurs, les scientifiques…). Le projet sera poursuivi pour l’année scolaire 2018 – 2019 dans 3 nouvelles écoles de la Réunion. OCÉAN PACIFIQUE « Protection forte du Parc Naturel de la Mer de Corail », porté par Philippe GERMAIN, Président du Gouvernement de la Nouvelle‐Calédonie « Je suis très honoré de recevoir ce trophée qui couronne un travail de longue haleine. Le Parc naturel de la mer de Corail est un véritable paradis de la biodiversité marine, notamment récifale. Notre devoir de protection nous projette aux niveaux régional et international, nous offrant ainsi l’opportunité de démontrer que la préservation peut aussi être une richesse ; qu’il est possible de valoriser notre espace marin, sans y porter atteinte. Il nous faut donc inventer un nouveau modèle économique qui consiste à observer plutôt qu’à prélever, à valoriser la biodiversité au lieu de l’exploiter. Pour cela, nous devons mobiliser la recherche et l’innovation, favoriser les activités durables et partager cette vision avec nos voisins. À l’avenir, c’est à ce patrimoine que la perception de la Nouvelle-Calédonie devra être associée. », affirme Monsieur Germain. En 2018, la Nouvelle-Calédonie célèbre les 10 ans d’inscription des lagons de Nouvelle-Calédonie, diversité récifale et écosystèmes associés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. En parallèle, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a annoncé une protection élevée de 28 000 km2 d’espaces marins au sein du Parc Naturel de la Mer de Corail en août, et il y a quelques semaines, à l’occasion de la conférence « Our Océan », le président Philippe Germain a annoncé qu’il s’engageait à placer sous protection élevée 200 000 à 400 000 kilomètres carrés supplémentaires d’ici fin 2019. Crée en 2014, ce parc naturel d’une surface de 1,3 million de kilomètres
Actes du séminaire Energies marines renouvelables et biodiversité en Outre-mer
Le Comité français de l’UICN a organisé en 2014 un séminaire sur les énergies marines renouvelables en outre-mer. L’enjeu principal était d’encourager les acteurs ultra-marins à mettre en place une stratégie de conciliation des enjeux de protection de la biodiversité de leur territoire et de développement des énergies marines renouvelables. L’urgence pour ces territoires est double : maintenir des écosystèmes en bon état d’une part et s’engager vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’autre part. Les débats et échanges ont été riches et ont permis de souligner 5 axes majeurs de recommandations pour le développement des énergies marines renouvelables et la protection de la biodiversité en Outre-Mer. L’organisation de ce séminaire émane d’un besoin d‘identifier les problématiques spécifiques aux territoires d’outre-mer sur les questions de conciliation des enjeux de développement des énergies renouvelables et de ceux de préservation de la biodiversité. En effet, les territoires d’outre-mer sont, à l’heure actuelle, très dépendants des énergies fossiles et sont également les premiers concernés par l’impact des changements climatiques. Les modifications du climat entraînent notamment une acidification des océans, une montée du niveau de la mer et un accroissement des phénomènes extrêmes. De plus la biodiversité des outre-mer est particulièrement riche et les écosystèmes marins ultramarins sont encore relativement bien préservés. En outre une importante part de l’économie des outre-mer repose sur la valorisation du bon état de conservation de ces ressources naturelles (tourisme, pêche, etc.). Ce séminaire s’est déroulé le 27 octobre 2014 à Gosier, en Guadeloupe et a permis de rassembler des acteurs ultramarins de l’énergie et de la biodiversité autour d’un programme articulé en deux parties, la première permettant de faire l’état des connaissances et la seconde permettant d’illustrer différents projets d’énergies marines renouvelables et de débattre de la place de la protection de la biodiversité dans ces projets. Les recommandations issues du séminaire concourent toutes à la nécessaire intégration des enjeux de biodiversité le plus en amont possible des stratégies de développement des énergies renouvelables et d’autant plus pour les énergies marines renouvelables pour lesquelles le développement est encore très récent. Il est important que chaque stratégie de développement des énergies renouvelables soit pensée à l’échelle d’un territoire et intègre les enjeux de protection de la biodiversité grâce notamment à une planification spatiale des différents enjeux. Ainsi cinq axes majeurs ont émergé de ce séminaire Gouvernance énergétique et maritime Stratégie et planification pour un développement des énergies marines renouvelables respectueux des enjeux de biodiversité Connaissance des enjeux de biodiversité Connaissance des potentiels énergétiques Accès aux financements et mise en place de filières Contact : Pauline Teillac-Deschamps, Chargée du programme « écosystèmes » Documents joints : programme séminaire EMR_OM Présentations matinée Projet Martinique Projet La Réunion Projet Polynésie Actes et recommandations Actes séminaire
La Réunion : incendies dans le site du Patrimoine mondial
L’UICN et l’UNESCO suivent avec préoccupation la situation dans les Pitons, cirques et remparts de La Réunion, site inscrit sur la liste des biens naturels du Patrimoine mondial en 2010, où les incendies font rage depuis le 25 octobre avec de graves conséquences sur la biodiversité. Selon les premiers rapports du Parc national de la Réunion, presque 3.000 ha des 100 000 ha du site du Patrimoine mondial ont été détruits par les incendies. De nombreux milieux naturels ont été atteints. Vingt-six espèces de plantes rares sont déjà connues pour avoir été touchées par les incendies. Seize de ces espèces sont répertoriées comme menacées sur la Liste rouge de l’UICN. Les incendies ont également fortement affecté la faune, en premier lieu desquels les invertébrés, mais aussi les aires de nidification d’oiseaux tels que les Oiseaux verts (Zosterops olivaceus), Tec-Tec (Saxicola tectes), Papangues (Circus maillardi). Par ailleurs, il est à craindre pour la survie de la population réunionnaise de Lézard vert des Hauts (Phelsuma borbonica) récemment découverte dans la zone touchée par les incendies. Le site a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial en 2010 pour sa biodiversité exceptionnelle et pour la beauté de son paysage de forêts subtropicales, de forêts de nuages et de landes, dominé par deux pics volcaniques et trois cirques bordés de falaises. Le Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO a demandé à l’Etat français de lui fournir un rapport détaillé afin d’évaluer les impacts des incendies sur les valeurs pour lesquelles le site est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial. L’UICN a également proposé son expertise scientifique pour évaluer les impacts de ces incendies sur la biodiversité réunionnaise.
L’île de la Réunion entre au patrimoine mondial de l’humanité
L’UNESCO vient d’inscrire sur la liste du Patrimoine mondial les « pitons, cirques et remparts de l’île de la Réunion » en tant que bien naturel. Ce classement constitue une reconnaissance internationale de la beauté des paysages de l’île et de son exceptionnelle biodiversité. Le site couvre près de 40% de la superficie du département et coïncide avec les limites de la zone cœur du Parc National, en intégrant également le Piton d’Anchaing, le Piton de Sucre, de La Chapelle, la Grande Chaloupe et Mare Longue. La France compte désormais quatre sites naturels et mixtes sur la liste du patrimoine mondial, parmi lesquels les lagons de la Nouvelle Calédonie inscrits en 2008. Ce nouveau classement confirme la richesse de la diversité biologique ultramarine et rappelle la responsabilité mondiale de notre pays pour garantir sa conservation. Le Comité français de l’UICN se réjouit de ce classement et encourage l’Etat et les collectivités locales à poursuivre leurs efforts pour proposer l’inscription de nouveaux biens naturels dans les territoires d’outre mer. Pour plus d’informations sur les caractéristiques des « pitons, cirques et remparts de l’île de la Réunion » : Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO
La Liste rouge de la faune de La Réunion
Les premiers résultats de la Liste rouge nationale établis en outre-mer montrent que la faune de La Réunion est hautement menacée. Les analyses réalisées permettent de connaître le degré de menace pesant sur les oiseaux, les mammifères terrestres et marins, les reptiles terrestres et les tortues marines, les poissons et macro-crustacés d’eau douce, les papillons de jour, libellules, demoiselles et phasmes, soit au total 165 espèces de la faune réunionnaise. Ce travail a été réalisé par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en collaboration avec de nombreuses organisations locales. Les résultats obtenus font apparaître un certain nombre de faits marquants. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juillet 2010)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, MNHN, SEOR, ARDA, Insectarium de La Réunion, GLOBICE & Kélonia (2013). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitres Faune de La Réunion. Paris, France. Photo bandeau :Echenilleur de la Réunion © Franck Theron – SEOR
Union européenne et outre-mer : le message de l’île de La Réunion
Le message final issu de la première conférence sur le changement climatique et la perte de biodiversité organisée à l’échelle de l’outre-mer européen a été rendu public mercredi 8 octobre à Barcelone, à l’occasion du Congrès mondial de l’UICN. Ce document contient l’ensemble des conclusions et recommandations issues de la conférence. La conférence « L’Union européenne et l’outre-mer : stratégies face au changement climatique et à la perte de biodiversité », co-organisée par l’UICN, l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, la Région Réunion et le Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, s’est tenue à La Réunion du 7 au 11 juillet 2008, en tant qu’événement du calendrier officiel la Présidence française de l’Union européenne. Face au changement climatique et à la perte de biodiversité, la conférence a réuni pour la première fois les représentants des 7 Régions ultra-périphériques (RUP) et des 21 Pays et territoires d’outre-mer (PTOM) de l’Union européenne, ainsi que des délégués d’Etats membres, des institutions européennes, de certains Petits Etats Insulaires en Développement (PEID), d’organisations internationales et régionales, d’instituts de recherche, de la société civile et du secteur privé. La conférence avaient deux objectifs : Elle visait d’une part à susciter une prise de conscience de la richesse écologique de l’outre-mer européen et des menaces auxquelles il est confronté. D’autre part, à proposer une stratégie politique européenne capable d’y répondre par des actions concrètes sur l’adaptation au changement climatique, les énergies renouvelables, la conservation de la biodiversité et la gestion des écosystèmes. Le « Message de l’île de La Réunion », adopté par les participants, présente 21 propositions pour les RUP, les PTOM et leurs régions du monde. Il est renforcé par des recommandations en matière d’actions et de mesures issues des 11 tables-rondes et ateliers, auxquels ont contribué plus de 400 personnes. Pour visiter le site Internet de la conférence >> cliquez ici. Document joint Message de l’île de La Réunion 7-11 juillet 2008
L’Union européenne et l’outre-mer
L’UICN organise, en partenariat avec l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) et le Conseil régional de La Réunion, une conférence internationale intitulée « L’Union européenne et l’outre-mer – Stratégies face au changement climatique et à la perte de biodiversité » à Saint-Denis de La Réunion du 07 au 11 juillet 2008. Cette conférence est un évènement officiel de la Présidence française de l’Union européenne. L’Union européenne comprend 7 Régions ultrapériphériques (RUP), qui font partie intégrante de son territoire, et 20 Pays et territoires d’outre-mer (PTOM) qui lui sont associés. Ces 27 entités forment un réseau unique au monde réparti sur tous les océans de la planète. Les RUP et les PTOM possèdent une biodiversité d’une richesse et d’une variété extraordinaire, qui est un patrimoine de premier plan mondial mais aussi un élément essentiel de leur potentiel économique, social et culturel. Des menaces importantes s’exercent sur ce patrimoine, telles que la destruction des habitats, la diffusion rapide des espèces envahissantes ou encore la pollution des milieux naturels. A ces menaces traditionnelles vient désormais s’ajouter le changement climatique, auquel les RUP et les PTOM sont souvent particulièrement exposés. Une synthèse scientifique de ces enjeux est actuellement coordonnée par l’UICN, en coopération avec l’ONERC pour la partie française, et sera publiée en français et en anglais avant la conférence. Dans ce contexte, les RUP et les PTOM méritent l’attention de toute l’Union européenne. Ils sont habités par des citoyens européens et se trouvent dans des régions d’une importance écologique planétaire, au voisinage de pays avec lesquels l’Union coopère étroitement : pays ACP et Petits Etats Insulaires en Développement (PEID), qui font souvent face aux mêmes défis écologiques. Les RUP et PTOM offrent ainsi à l’Union européenne de grandes opportunités pour développer ses politiques et renforcer sa contribution globale et régionale en matière d’environnement. Avec l’appui de l’Europe, ils peuvent devenir des pôles d’excellence en matière de recherche pour le développement durable, de gestion des écosystèmes, de protection de la biodiversité, d’énergies renouvelables et d’adaptation au changement climatique. En s’appuyant sur des processus et des engagements existants, la conférence souhaite encourager l’Union européenne à se doter d’un nouveau volet de sa politique environnementale s’appuyant sur les RUP et les PTOM, et permettre un renforcement de la coopération avec leurs voisins régionaux : Petits Etats Insulaires en Développement (PEID) et pays ACP. Compte tenu de son engagement sur l’outre-mer, le Comité français de l’UICN est associé à la préparation de cette importante manifestation et travaille en étroite collaboration avec le Bureau européen de l’UICN, coordinateur de l’événement. Contacts : jean-philippe.palasi@iucn.org et yves.desoye@iucn.org Pour télécharger le document de présentation et le programme de la conférence >> cliquez ici. Lien vers le site Internet du Bureau européen de l’UICN >> ici. Document joint Programme_Conference_UE_Outre-mer_-_Juil_08_Fr_final