Retour sur la Cérémonie nationale de la Liste Verte des aires protégées de l’UICN 2018

Le Comité français de l’UICN a organisé le 11 décembre 2018 la Cérémonie nationale de remise des diplômes aux lauréats français de la Liste Verte des aires protégées de l’UICN, annoncés lors de  la 14ème Conférence des Nations Unies sur la diversité biologique (COP14). Cet évènement avait pour objectif de récompenser les dix sites naturels labellisés cette année par cette distinction internationale récompensant l’efficacité et la qualité de la gestion des espaces protégés. La France est aujourd’hui le pays comptant le plus grand nombre d’aires protégées inscrites sur la Liste verte. La cérémonie de remise des certificats s’est déroulée au sein du Musée de l’Homme, en présence des gestionnaires des espaces naturels naturels lauréats, à savoir : l’Espace naturel sensible du Marais d’Episy (Département de Seine-et-Marne), le Parc national de Guadeloupe, le Parc national des Pyrénées, le Parc naturel marin d’Iroise, la Réserve naturelle nationale de Cerbères-Banyuls, la Réserve Biologique Intégrale Bois du Loc’h, le Parc marin de la Côte bleue, la Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage d’Orlu, la Réserve naturelle nationale des Terres australes françaises et le Parc naturel régional des Vosges du Nord. Le Président du Comité français de l’UICN, Bernard Cressens, a introduit la cérémonie en indiquant que l’UICN France à travers son groupe national liste verte s’est investi dès l’année 2013 dans cette initiative : « L’UICN France a joué un rôle moteur dans son développement en France et à contribuer activement à l’augmentation du nombre de sites français labellisés à la Liste Verte de l’UICN. » Le secrétariat international de l’UICN, représenté par James Hardcastle a rappelé les objectifs de la liste verte des aires protégées, dont la philosophie est de valoriser les réussites en matière de conservation de la biodiversité et de les mutualiser au bénéfice de l’ensemble des gestionnaires d’aires protégées. Il a souligné la contribution importante des gestionnaires français, qui représentent un quart des sites lauréats dans le monde, et dont le succès permettra d’influencer positivement d’autres pays. La Directrice générale de l’UICN, Inger Andersen, a adressé un message dans lequel elle souligne que « les sites français que nous célébrons […] sur la liste verte de l’UICN sont des modèles d’excellence qui peuvent inspirer les habitants des pays du monde entier à obtenir de meilleurs résultats pour la nature et pour les êtres humains grâce à la conservation in situ. » Jean-Philippe Siblet, Président du groupe national liste verte, a complété la session introductive de la cérémonie en rappelant que les membres français défendent une approche démocratique de la liste verte, qui doit pouvoir s’appliquer à tous les statuts d’aires protégées dès lors qu’ils démontrent des résultats de conservation réussie. L’approche française est donc soucieuse de promouvoir la diversité des candidatures, qui sont représentatives à la fois de la richesse des espaces naturels et de la pluralité des outils de protection : « les sites labellisés sont en effet le reflet de cette stratégie. Ils ont des diversités de taille, de statut de protection, de répartition géographique et de gestionnaires. Enfin, ce label doit être un encouragement pour les espaces labellisés et un outil positif pour attirer d’autres sites vers cette certification mondiale. » Les certificats ont ensuite été remis individuellement à chaque gestionnaire ou représentant de site lauréat, qui ont exprimé leur satisfaction d’être reconnus à l’échelle internationale à travers ce dispositif, qui ne constitue pas une fin en soi mais un engagement à long terme pour maintenir et partager l’excellence de la gestion des aires protégées. Le nouvel Ambassadeur délégué à l’environnement, Yann Wehrling, a prononcé le discours de clôture en exprimant sa fierté de participer à cette célébration : « Je suis ravi de découvrir la labellisation 10 sites naturels français dans la Liste Verte de l’UICN. Le Comité français de l’UICN a joué un rôle de moteur dans cette certification internationale. C’est une valorisation des territoires qui peuvent être fiers de leur patrimoine naturel. »   Revivez la Cérémonie en vidéo :   PLUS D’INFORMATIONS – Le communiqué de presse annonçant les lauréats 2018 – La liste complète des sites labellisés dans La Liste Verte de l’UICN – Le Programme Aires protégées de l’UICN France

Liste rouge : le rorqual commun et le gorille des montagnes en voie de récupération

Les efforts de conservation apportent un nouvel espoir pour le rorqual commun et le gorille de montagne, selon la dernière mise à jour de la Liste Rouge de l’UICN des espèces menacées publiée aujourd’hui. Le rorqual commun a bénéficié des interdictions de chasse à la baleine et passe de la catégorie « En Danger » à la catégorie « Vulnérable », tandis que la sous-espèce de gorille des montagnes passe de « En Danger Critique » à « En Danger » grâce aux efforts concertés de conservation. La mise à jour de la Liste Rouge de l’UICN publiée le 14 novembre révèle également que la surpêche provoque un déclin des espèces de poissons dans certaines parties du monde en voie de développement, 13% des espèces mondiales de mérous et 9% des poissons du lac Malawi étant ainsi menacés d’extinction. La surexploitation menace également le Vène (Pterocarpus erinaceus), source importante de bois, qui fait son entrée dans la Liste Rouge de l’UICN dans la catégorie « En Danger ». La Liste Rouge de l’UICN couvre maintenant 96 951 espèces dont 26 840 sont menacées d’extinction. « Cette nouvelle mise à jour de la Liste Rouge de l’UICN illustre la portée des actions de conservation, à travers les améliorations de statut constatées pour le rorqual commun et le gorille des montagnes », selon Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Ces succès de conservation sont la preuve que les efforts ambitieux et concertés des gouvernements, des entreprises et de la société civile peuvent inverser la tendance de la perte d’espèces. Malheureusement, cette dernière mise à jour illustre également comment les menaces à la biodiversité continuent de freiner les avancées vers certains des objectifs les plus importants de la société, comme la sécurité alimentaire. Il est urgent de voir les mesures de conservation efficaces renforcées et soutenues. Le sommet de l’ONU sur la biodiversité qui se tient actuellement en Égypte constitue une occasion précieuse pour une action décisive pour protéger la diversité de la vie sur notre planète ».   Augmentation des effectifs de baleines Autrefois « En Danger », le rorqual commun (Balaenoptera physalus) est désormais considéré comme « Vulnérable », la population mondiale de l’espèce ayant presque doublé depuis les années 1970. Cette augmentation fait suite aux interdictions internationales de chasse commerciale à la baleine dans le Pacifique Nord et dans l’hémisphère Sud, en vigueur depuis 1976, ainsi qu’à des réductions importantes des captures dans l’Atlantique Nord depuis 1990. Le statut de la sous-population occidentale de baleines grises (Eschrichtius robustus) s’est également amélioré, passant de « En Danger Critique » à « En Danger ». Ces deux espèces de baleines étaient historiquement menacées par la surexploitation de leur graisse, de leur huile et de leur viande. « Les populations de rorquals communs et de baleines grises occidentales ont été gravement réduites par la chasse, et c’est un grand soulagement de voir enfin leurs effectifs repartir à la hausse. Ces baleines se rétablissent en grande partie grâce aux interdictions de chasse commerciale, aux accords internationaux et à diverses mesures de protection. Les efforts de conservation doivent continuer jusqu’à ce que les populations ne soient plus menacées », indique Randall Reeves, Président du groupe de spécialistes des cétacés de la CSE de l’UICN. « Ces exemples de gouvernements, industries et société civile agissant de concert pour la conservation devraient inspirer les Parties réunies en Égypte, cette semaine, pour la conférence de la Convention sur la diversité biologique ». La protection presque complète des rorquals communs sur l’ensemble de leur aire de répartition a permis à la population mondiale d’atteindre environ 100 000 individus matures. Les baleines grises occidentales sont protégées de la chasse à la baleine dans presque tous les États de leur aire de répartition depuis 1980, mais ce n’est que récemment que l’on a clairement constaté une augmentation de leur nombre dans le Pacifique occidental, en particulier au large de l’île de Sakhalin, en Russie. La différence entre les effets des mesures de conservation et la détection du rétablissement des populations de baleines est en partie due au faible taux de reproduction de ces animaux. Cinq États de l’aire de répartition de la baleine grise occidentale (le Japon, la Fédération de Russie, la République de Corée, les États-Unis et le Mexique) ont signé un mémorandum de coopération concernant les mesures de conservation des populations de cette espèce. L’activité industrielle, y compris l’exploitation pétrolière et gazière et la pêche commerciale, représente également une menace potentielle pour les baleines grises. Depuis 2004, un groupe de scientifiques indépendants dirigé par l’UICN conseille Sakhalin Energy, l’une des plus grandes sociétés opérant en offshore dans l’Extrême-Orient russe, sur comment gérer les impacts potentiels de ses activités sur les baleines.   Un espoir pour le gorille des montagnes Cette mise à jour de la Liste Rouge de l’UICN apporte également un espoir concernant le gorille des montagnes (Gorilla beringei beringei), dont le statut de conservation s’est amélioré de « En Danger Critique » à « En danger » grâce aux efforts de conservation concertés, par-delà les frontières nationales, et à l’engagement positif des communautés vivant autour de l’habitat des gorilles. Le gorille des montagnes est l’une des deux sous-espèces de gorille oriental (Gorilla beringei). Celui-ci reste « En Danger Critique ». Des mesures conséquentes de conservation, y compris des patrouilles anti-braconnage et des interventions vétérinaires in-situ telles que l’élimination des pièges, ont contribué à la croissance des populations de gorilles des montagnes depuis leur précédente évaluation par la Liste Rouge de l’UICN, en 2008. Alors que les populations de gorilles des montagne n’étaient estimées qu’à environ 680 individus en 2008, les estimations de 2018 montrent qu’elles sont passées à plus de 1 000 individus, chiffre le plus élevé jamais enregistré pour la sous-espèce. La croissance des populations a été confirmée par des méthodes de comptage coordonnées et améliorées. L’habitat des gorilles des montagnes est limité à des aires protégées couvrant environ 792 Km2 dans deux régions de la République démocratique du Congo, du Rwanda et de l’Ouganda: le

Biodiversité et changement climatique

L’escalade des effets du changement climatique sur les espèces Une publication scientifique réalisée par 18 experts de l’UICN a évalué la vulnérabilité des espèces face aux changements climatiques et indique que le temps est compté pour la survie de nombreuses espèces. La publication fournit également des conseils sur la réalisation d’évaluations rigoureuses, qui prennent en compte les différentes façons dont le changement climatique peut devenir une menace pour les espèces. Ces travaux contribueront à mieux intégrer les menaces liées aux changements climatiques dans la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. « Avec des espèces dans le monde de plus en plus touchées par le changement climatique, nous avons un besoin urgent de moyens fiables pour mesurer leur vulnérabilité – ce n’est qu’alors que nous pourrons identifier les plus menacées », affirme Wendy Foden, l’auteure principale et présidente du Groupe de spécialistes sur les changement climatiques de la Commission de Sauvegarde des espèces de l’UICN. « Les effets des changements climatiques sur les espèces varient considérablement ; ce document fournit des conseils pratiques sur la façon de mesurer leur vulnérabilité globale de manière précise et comparable, depuis celles vivant dans la toundra jusqu’à celles des forêts équatoriales. Comprendre ce qui rend les espèces vulnérables garantit que les efforts de conservation sont aussi ciblés et efficaces que possible. » Les effets du changement climatique sur les espèces vont de la hausse du niveau de la mer à la destruction des habitats jusqu’aux variations dans la disponibilité des ressources alimentaires, comme c’est le cas pour de nombreux oiseaux marins. Les auteurs soulignent que les évaluations devraient déterminer toutes les pressions auxquelles les plantes, les animaux et les champignons font face à cause du changement climatique, puis choisir les méthodes et données d’évaluation appropriées. Il existe de plus en plus de preuves sur les probabilités d’extinction des espèces due au changement climatique, avec la première disparition documentée du Rat à queue mosaïque de Bramble Cay (Melomys rubicola), enregistrée en 2016. Les changements climatiques anthropiques affectent déjà les espèces dans la plupart des latitudes et dans la plupart des types d’habitats naturels, y compris les récifs coralliens, les forêts, la toundra, les déserts, les prairies et les zones humides. Le changement climatique est une menace pour près d’un cinquième des espèces menacées de la Liste rouge de l’UICN. « Les sociétés du monde entier ont besoin d’écosystèmes sains et fonctionnels pour soutenir la vie humaine », affirme Sandeep Sengupta, Coordinateur mondial sur les changements climatiques de l’UICN. « Le changement climatique transforme de plus en plus les systèmes naturels du monde, et nous devons être en mesure de prédire avec précision comment cela se produira pour se préparer aux conséquences. Des évaluations approfondies sur la vulnérabilité au changement climatique sont essentielles pour que nous soyons aussi préparés que possible face aux changements spectaculaires prévus. » Selon le rapport, à ce jour, les évaluations sur la vulnérabilité au changement climatique ont eu tendance à négliger les espèces qui ont de petites répartitions, comme de nombreux amphibiens subsahariens, et à sous-estimer les risques pour celles qui déclinent en nombre ou en répartition. Les auteurs avertissent que cela est particulièrement préoccupant, car ces espèces sont aussi davantage exposées à un plus grand risque d’extinction. Les auteurs ont apporté leur expertise sur les six continents, pour la plupart des écosystèmes, des océans aux déserts, et à une large gamme d’espèces, de mammifères aux plantes et aux insectes. Les orientations qu’ils présentent reposent sur un consensus élaboré au moyen du document « Lignes directrices de la Commission de sauvegarde des espèces pour évaluer la vulnérabilité des espèces face au changement climatique.«  L’article scientifique intitulé « Évaluation de la vulnérabilité des espèces face aux changements climatiques » a été publié dans la revue WIREs Climate Change.   Le GIEC alerte de son côté sur les conséquences d’un réchauffement des températures au-delà de 1,5°C L’accord de Paris sur le Climat, adopté en décembre 2015 lors de la COP21, prévoit de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. A la demande des pays les plus vulnérables, comme les nations insulaires menacées de submersion par la montée des océans, a été ajoutée la nécessité de poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5°C. Les Etats ont alors commandé au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) un rapport spécial sur « les impacts d’un réchauffement global de 1,5 °C et les trajectoires d’émissions mondiales de gaz à effet de serre associées ». Ce rapport de 400 pages, établi par près d’une centaine d’auteurs de 40 pays sur la base de plus de 6 000 études scientifiques, donne lieu à un « résumé à l’intention des décideurs » d’une vingtaine de pages, destiné à éclairer les gouvernements. Il les alertent sur les conséquences d’un réchauffement au-delà de 1,5°C. Vagues de chaleur, extinctions d’espèces, déstabilisation des calottes polaires, montée des océans sur le long terme… Toute augmentation des températures au-delà de 1,5 °C aggraverait ces impacts sur l’environnement. Pour les experts, limiter la hausse à 1,5 °C passe par une réduction massive des émissions de CO2 de 45 % d’ici 2030 et la réalisation d’une « neutralité carbone » en 2050.   Le WWF a aussi étudié l’impact du changement climatique sur la biodiversité au coeur des écorégions prioritaires Une récente étude du WWF, conduite en partenariat avec des experts du Tyndall Centre for Climate Change de l’Université d’East Anglia, modélise les conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité de 35 écorégions selon trois scénarios : un réchauffement à +2°C, un autre à +3,2°C et enfin un scénario à +4,5°C. Dans ce dernier scénario, la moitié des espèces qui peuplent actuellement les écorégions sont menacées d’extinction. Dans le scénario de +2°C, cette perte de biodiversité serait divisée par deux. La biodiversité a une valeur intrinsèque, et la perte de la vie sauvage au sein des aires naturelles les plus exceptionnelles de la planète nous appauvrissent tous. Au-delà des répercussions évidentes aux niveaux économique et social, nous nous exposons à de profonds changements impactant des écosystèmes fournissant des

La France accueillera le Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille en 2020

A l’issue de l’annonce de Nicolas Hulot ce jour, le Comité français de l’UICN se réjouit de l’accueil officiel du Congrès mondial de la nature de l’UICN en France, à Marseille en 2020. Cet événement constitue une opportunité unique, avec la conférence de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra aussi en 2020 en Chine, de renforcer l’action pour la préservation de la biodiversité, tant au niveau national qu’au niveau international.    Le Congrès mondial de la nature, un événement clé pour tous les acteurs de l’environnement Organisé tous les quatre ans par l’UICN, le Congrès mondial de la nature rassemble des milliers de représentants de gouvernements, des ONG, du monde scientifique, des collectivités locales et des entreprises pour renforcer les efforts de protection de la biodiversité et promouvoir les solutions que la nature apporte pour relever les défis actuels de notre planète, comme le changement climatique. Le dernier Congrès mondial (Hawaii, USA, 2016) a accueilli environ 10 000 participants. Il a permis de dresser un état des lieux actualisé de l’état de la biodiversité dans le monde, de débattre des enjeux et des solutions, et d’adopter plus de 100 résolutions, dont 11 proposées par les membres français de l’UICN (pour le bilan synthétique, cliquez ici et pour les informations complètes sur le congrès, cliquez ici) Depuis l’Assemblée générale qui fonda l’UICN en 1948 à Fontainebleau, c’est la première fois que la France accueille le congrès mondial de l’UICN. La Ville de Marseille permettra de mettre en avant les atouts terrestres et maritimes de la France, dans un environnement régional avec des espaces protégés remarquables et des enjeux forts : la Méditerranée est dans l’un des 35 points chauds de la biodiversité mondiale (hotspots). La Ville est engagée, avec le Comité français de l’UICN, dans la mise en place d’une stratégie biodiversité et a déjà accueilli des événements internationaux sur l’environnement comme le 3ème Congrès international des aires marines protégées en 2013.   Une mobilisation indispensable pour une année 2020 cruciale sur la biodiversité Dans un contexte d’érosion continue de la biodiversité, tant au niveau mondial qu’au niveau national, une mobilisation générale est nécessaire à tous les niveaux pour enrayer sa disparition et agir pour sa reconquête. Le Congrès mondial de la nature de l’UICN et la 15ème Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique, qui se tiendra la même année en Chine, offrent une opportunité unique de placer la biodiversité au cœur de l’agenda politique, national et international, ainsi que de sensibiliser le grand public et de mobiliser le plus grand nombre d’acteurs possibles en faveur de la conservation de la nature. L’année 2020 sera ainsi une année décisive pour la biodiversité : l’atteinte des 20 grands objectifs internationaux (objectifs d’Aichi) adoptés en 2010 sera évaluée et un nouveau plan d’action pour les 10 prochaines années sera approuvé par les 196 Etats membres de la Convention de l’ONU. Le Congrès est aussi une formidable opportunité de valoriser les expériences et l’expertise françaises auprès de la communauté internationale de la conservation rassemblée par l’UICN et de contribuer directement à l’identification et la mise en œuvre de solutions pour stopper l’érosion de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN organisera le 7 juin 2018 à Paris son Congrès français de la nature pour lancer la mobilisation de tout son réseau dans cette perspective.   Plus d’informations – Le communiqué de presse d’annonce de l’UICN France  – Le site mondial de l’UICN – Le congrès mondial de la nature de l’UICN – Les congrès français de la nature – Le congrès français de la nature 2018 – Les recommandations de l’UICN France présentées lors des précédents congrès mondiaux de l’UICN Contact : Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN, 01 47 07 78 58

Le Comité français de l’UICN partenaire de #NaturePourTous

#NaturePourTous est une initiative lancée par l’UICN pour accroître l’action collective en faveur de la conservation de la nature. Le Comité français de l’UICN s’est joint aux 175 partenaires mondiaux actuellement engagés au sein de ce mouvement mondial afin de permettre au plus grand nombre de tisser des liens avec la nature. Le mouvement #NatureForAll en anglais ou #NaturePourTous en français, repose sur une idée très simple : plus les gens auront des expériences avec la nature, s’en rapprocheront et communiqueront leur amour de la nature, plus le soutien pour sa conservation sera grand. L’UICN France avec son programme Education et Communication et les experts de sa Commission, a tenu à devenir partenaire de ce mouvement afin de mettre en avant les actions de communication et les projets éducatifs de ses membres. Une étude a ainsi été réalisée (prochainement disponible) pour recenser ces différentes activités. Elle sera le réservoir à Success Stories de l’UICN France pour faire connaître les initiatives françaises à la coalition mondiale #NaturePourTous. L’ensemble des partenaires du mouvement pourront s’en inspirer pour créer des expériences et des liens avec la nature. #NaturePourTous rejoint également directement les objectifs de la Fête de la Nature, lancée par l’UICN France et le magazine Terre Sauvage, avec ses membres et partenaires, qui sont de rapprocher le public de la nature, en contact avec elle, pour découvrir ou re-découvrir toutes ses richesses. L’association « Fête de la Nature », qui gère l’événement, est ainsi également devenu partenaire de #NaturePourTous.  La 12e édition de la Fête de la Nature se tiendra du 23 au 27 mai 2018.   REJOIGNIEZ VOUS AUSSI LE MOUVEMENT Depuis un an, le nombre de partenaires rejoignant la dynamique #NaturePourTous ne cesse d’augmenter. Ils proviennent de 36 pays (tous des 11 régions de l’UICN) apportant ainsi leurs idées et leurs savoir faire au bénéfice de #NaturePourTous. En tant que membre du Comité français de l’UICN, vous prenez déjà part à des pratiques respectueuses de la nature. Pourquoi ne pas le faire connaître en devenant partenaire de #NaturePourTous ? En tant que partenaire, vous prendrez connaissance du travail réalisé par d’autres organisations, et vous mettrez en valeur celui de votre propre organisation (success stories). En faisant partie du mouvement #NaturePourTous, vous pousserez d’autres personnes et d’autres organisations à en faire de même. Les partenaires du mouvement, en unissant leurs efforts, donnent ainsi à #NaturePourTous une voix unie pour montrer de quelle façon le bien-être de tous est directement lié à celui de la nature. Avec #NaturePourTous, vous ferez partie d’un mouvement mondial avec une influence plus forte ! – Devenir partenaire du mouvement #NaturePourTous – Formulaire pour devenir partenaire (FR)   RESTEZ À L’ÉCOUTE POUR DE NOUVELLES INITIATIVES EN 2018 Plusieurs réunions et événements organisés en 2018 seront des occasions de présenter et promouvoir le travail des partenaires de #NatureForAll. Si vous souhaitez contribuer au mouvement en envoyant des expériences d’éducation à la nature, mettre en place une initiative, devenir partenaire, obtenir des documents de communication (les messages clés du mouvement, des PowerPoint, etc.), rendez-vous sur le site internet du mouvement.   PLUS D’INFORMATIONS – Site internet de #NatureForAll – Contact #NatureForAll: info@natureforall.global – Tout savoir sur #NaturePourTous – Contacts du programme Education et Communication de l’UICN France : florence.clap@uicn.fr, en charge du programme Education et Communication et emilie.dupouy@uicn.fr, Chargée de communication

En 2018, l’UICN célèbre ses 70 ans et son Comité français ses 25 ans

L’UICN célèbre son 70ème anniversaire en 2018 et, dans un nouvel élan pour atteindre d’ambitieux objectifs globaux, le vent tourne enfin vers un développement plus durable. Mais il n’y a pas de temps à perdre. Les espèces s’éteignent à un rythme alarmant. Le changement climatique menace les communautés, les économies et les écosystèmes dont nous dépendons. Seul, aucun gouvernement ou organisation ne peut corriger le cours de l’humanité. Avec ses 70 ans d’expérience, de vision et d’impacts, le monde a besoin, plus que jamais, d’une UICN diversifiée et puissante.   Découvrez les 70 ans d’actions de l’UICN en image Une brochure sur les 70 ans de l’UICN est également disponible en téléchargement   Célébrez cet anniversaire… Les membres et les partenaires de l’UICN sont invités à fêter les 70 ans de l’organisation dans leur région. Suivez et participez à la célébration avec #IUCN70   …et celui des 25 ans du Comité français de l’UICN 2018 est également une année anniversaire pour le Comité français de l’UICN. Depuis 1992, il rassemble les membres et les experts français de l’UICN pour agir en faveur de la protection de la nature en France, tant en métropole que dans ses outre-mer, et au niveau international. Le Comité français est devenu l’un des deux plus grands comités nationaux de l’UICN dans le monde et la France est le 2ème pays qui a le plus grand nombre de membres de l’UICN. Ses 25 ans seront célébrés durant cette année 2018.   Plus d’informations Article de l’UICN retraçant ses 70 ans d’actions Site internet de l’UICN Brochure sur les 70 ans de l’UICN A propos du Comité français de l’UICN

#NaturePourTous célèbre sa première année d’actions

Le mouvement #NatureForAll en anglais ou #NaturePourTous en français, a été lancé lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2016 à Hawaï. Un an après son lancement, presque 200 organismes s’y sont associés. #Naturepourtous : un mouvement pour inspirer l’amour de la nature #NaturePourTous / #NatureForAll est un mouvement collectif, créé à la suite du Congrès mondial des parcs en 2014, en collaboration avec la Commission mondiale de l’Éducation et de la Communication et de la Commission mondiale des Aires Protégées de l’UICN. Son lancement  a eu lieu lors du Congrès mondial de la nature en septembre 2016. Il est un courant d’énergie positive alimenté par des initiatives à grande échelle par des organisations de partout dans le monde. Il représente une palette diversifiée de partenaires travaillant ensemble pour un objectif commun, mettant à contribution des forces et des caractéristiques uniques sous l’égide de #NaturePourTous.   #NatureForAll : une année d’actions Les partenaires de #NatureForAll ont développé durant toute cette année, une boîte à outils visant à relier les personnes en leur donnant des clés pour aller au contact de la nature tout en s’adaptant aux contextes et aux réalités de leurs environnements. Des outils variés et pédagogiques comme par exemple une BD interactive « Anna’s forest » qui mettent en avant des pratiques respectueuses de la nature. Au fur et à mesure que #NaturePourTous s’agrandit, ces outils se multiplient. Ils sont accessibles sur le site internet du mouvement afin que le plus grand nombre se les approprient et les appliquent. – Découvrir la boîte à outils de #NatureForAll   Rejoindre le mouvement Depuis un an, le nombre de partenaires ne cesse d’augmenter. Ils viennent de 36 pays (tous des 11 régions de l’UICN) apportant ainsi leurs idées et leurs savoir faire au bénéfice de #NaturePourTous. Qui que vous soyez et quelle que soit l’organisation que vous représentez, vous prenez sûrement déjà part à des pratiques respectueuses de la nature. Pourquoi ne pas le faire de façon officielle en devenant partenaire de #NaturePourTous ? En tant que partenaire, vous apprendrez du travail réalisé par d’autres organisations, et vous mettrez en valeur le travail de votre propre organisation (success stories). En faisant partie du mouvement #NaturePourTous, vous pousserez d’autres personnes et d’autres organisations à en faire de même. Les partenaires du mouvement, travaillent en tant que coalition et donnent ainsi à #NaturePourTous une voix unie pour montrer de quelle façon le bien-être de tous les secteurs est directement lié à celui de la nature et des individus. Une coalition menant à une augmentation exponentielle dans l’aide locale et mondiale dans les engagements et les actions pour la conservation de la Nature. Avec #NaturePourTous, vous ferez partie d’un mouvement mondial avec une influence plus forte qu’une organisation seule. – Devenir partenaire du mouvement #NaturePourTous – Formulaire pour devenir partenaire (FR)   Restez à l’écoute pour de nouvelles initiatives en 2018 Plusieurs réunions et événements en 2018 seront de grandes occasions de présenter et promouvoir le travail des partenaires de #NatureForAll. Si vous souhaitez contribuer au mouvement en envoyant des études sur l’éducation à la nature, mettre en place une initiative, devenir partenaire, obtenir des documents de communication (les messages clés du mouvement, des PowerPoint, etc.), rendez-vous sur le site internet du mouvement.   Plus d’informations – Site internet de #NatureForAll – Contact: info@natureforall.global

Mise à jour de la Liste rouge mondiale des espèces menacées

Des espèces sauvages de blé, de riz et d’igname sont menacées par l’urbanisation croissante et par une agriculture surintensive, tandis que des pratiques de pêche non viables ont causé un fort déclin des populations du Dauphin de l’Irrawaddy et du Marsouin aptère, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™. Cette nouvelle édition constate aussi que le Possum à queue en anneau présent en Australie se trouve au bord de l’extinction du fait de la sécheresse croissante qui sévit dans sa zone de distribution.  Trois espèces de reptiles présentes uniquement sur une île australienne, le scinque de l’île Christmas, le scinque à queue bleue Cryptoblepharus egeriae et le gecko Lepidodactylus listeri sont éteints, d’après cette mise à jour de la Liste rouge. En Nouvelle-Zélande, en revanche, la situation de deux espèces de kiwis s’est améliorée grâce à des mesures de conservation. « Des écosystèmes en bonne santé et riches en espèces sont une condition indispensable pour nourrir la population mondiale croissante et réaliser le 2ème Objectif de développement durable, éliminer la faim d’ici 2030 », explique Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Les espèces végétales sauvages apparentées aux espèces cultivées entretiennent la diversité génétique des cultures agricoles, leur permettant ainsi de s’adapter aux changements climatiques et d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau mondial. Cette nouvelle mise à jour de la Liste rouge de l’UICN nous alerte sur leur déclin et souligne le besoin d’y répondre, afin de sauvegarder notre propre avenir. »   L’agriculture non durable et l’urbanisation menacent les espèces apparentées aux plantes cultivées Parmi les espèces apparentées aux cultures, 26 espèces de blé sauvage, 25 espèces de riz sauvage et 44 espèces d’igname sauvage ont été évaluées pour la Liste rouge de l’UICN, souvent pour la première fois, grâce à des fonds du partenariat stratégique UICN-Toyota consacrés à mieux connaître les menaces qui pèsent sur la biodiversité mondiale. Trois espèces de riz sauvage, deux espèces de blé sauvage et 17 espèces d’igname sauvage sont menacées. Le déboisement et l’urbanisation croissante, associés à une agriculture intensive, avec notamment le surpâturage et l’usage généralisé d’herbicides, représentent les principales menaces pour ces espèces. Les variétés modernes obtenues par croisement avec des espèces sauvages apparentées enrichissent la diversité génétique nécessaire, améliorant ainsi la résistance à la sécheresse, aux maladies et aux parasites. Ces problèmes devraient d’ailleurs s’aggraver avec les changements climatiques. Selon une étude récente, près des trois quarts (72%) des espèces sauvages apparentées aux cultures ne sont pas préservées de façon appropriée dans des banques de gènes et la conservation in situ à l’état sauvage demeure très difficile. Les espèces sauvages apparentées ont une grande importance économique : elles apportent annuellement 115 milliards de dollars à l’économie mondiale, et ce chiffre pourrait encore beaucoup s’accroître à l’avenir. « La diversité génétique issue des espèces sauvages apparentées nous permettra de mettre au point des cultures plus résilientes vis-à-vis du changement climatique, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire au niveau mondial. Si nous ignorons le sort de ces espèces, c’est à nos risques et périls », dit Nigel Maxted, co-président du Groupe de spécialistes des espèces sauvages apparentées de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN. « L’évaluation des espèces sauvages apparentées pour la Liste rouge de l’UICN met à notre disposition des informations détaillées sur les menaces pesant sur ces espèces. Grâce aux nouvelles évaluations, nous sommes maintenant en mesure d’agir de façon systématique pour sauvegarder les espèces sauvages apparentées à nos cultures en réduisant les pratiques agricoles surintensives, comme le surpâturage et l’usage généralisé d’herbicides. »   Le changement climatique en Australie menace le Possum à queue en anneau Le réchauffement climatique et la sécheresse croissante en Australie ont causé un très fort déclin du Possum à queue en anneau (Pseudocheirus occidentalis), qui passe de la catégorie Vulnérable à En danger critique, en raison d’une baisse de plus de 80% de sa population pendant les dix dernières années. Le possum, autrefois très répandu dans les forêts d’Eucalyptus gomphocephala et d’Agonis flexuosa, est maintenant confiné à des habitats côtiers fragmentés. Les tentatives de réinstallation de l’espèce dans le Parc de conservation de Lane-Poole, près de 100 km au sud de Perth, ont échoué à cause de la qualité médiocre de la nourriture pour cette espèce de possum, due à une sécheresse croissante. En effet, l’espèce a besoin d’aliments d’une certaine qualité, notamment de feuilles de Agonis flexuosa, en raison de son appareil digestif particulier. Le Possum à queue en anneau est sensible au stress thermique et peut se trouver en surchauffe si la température dépasse 35ºC, ce qui est de plus en plus fréquent dans cette région de l’Australie. L’espèce a subi aussi les effets de l’urbanisation, la prédation par les renards roux (Vulpes vulpes) et les chats sauvages (Felis catus), le déboisement, les incendies et des régimes inadaptés de gestion de ces derniers.   Des espèces de dauphins et de marsouins d’Asie sont menacées par la pêche non durable Le Dauphin de l’Irrawaddy (Orcaella brevirostris) et le Marsouin aptère (Neophocaena asiaeorientalis) sont en déclin ; ils passent du statut Vulnérable à En danger. Les effectifs du dauphin de l’Irrawaddy ont diminué de moitié depuis 60 ans, et ceux du marsouin aptère depuis 45 ans. Les deux espèces vivent en eaux côtières peu profondes, et leurs populations ne se trouvent que dans des milieux d’eau douce, ce qui les rend extrêmement vulnérables aux activités humaines. La cause principale de leur déclin est l’emmêlement dans des engins de pêche non sélectifs. La destruction des habitats et la surpêche de leurs proies contribuent aussi à la diminution des effectifs. « Le dauphin de l’Irrawaddy est vénéré par de nombreuses communautés et l’observation des dauphins est une activité touristique importante pour les économies locales dans certaines régions de l’Inde et du Cambodge », explique Randall Reeves, président du Groupe de spécialistes des cétacés de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN. « En raison du statut de protection dont bénéficient les deux espèces, la chasse ou la capture délibérées sont rares

La France : candidat officiel pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN

Dans le cadre du processus de sélection du pays hôte engagé pour accueillir le Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2020, la France est maintenant le seul candidat officiel pour organiser ce principal événement mondial sur la biodiversité. Sous l’impulsion du Ministre Nicolas Hulot, la France a déposé son dossier de candidature le 25 septembre 2017 en sélectionnant la ville de Marseille pour l’accueil du congrès, dont la dernière édition en 2016 aux USA (Hawaii) a rassemblé environ 10 000 participants. Le Comité français de l’UICN et ses membres ont soutenu cette candidature et continueront de se mobiliser pour le congrès soit un succès.  A l’issue de sa réunion qui s’est tenue du 19 au 21 novembre 2017, le Conseil d’administration international de l’UICN s’est félicité la candidature de la France pour accueillir le congrès mondial de la nature et indiqué que sa décision finale sera prise en avril/mai après une analyse plus détaillée du dossier, une inspection du site et la négociation d’un pré-accord avec les autorités françaises. La France est le seul pays finaliste, alors que 9 autres pays avaient déclaré leur intention de candidater (Afrique du Sud, Australie, Azerbaïdjan, Canada, Chine, Emirats arabes unis, Equateur, Ethiopie et Royaume-Uni).   Une volonté forte du Ministre de la transition écologique et solidaire Lors de la dernière réunion du Conseil national de la biodiversité, le Ministre de la Transition écologique et solidaire a indiqué que la candidature de la France pour accueillir en 2020 le Congrès mondial de la nature de l’UICN était l’un de ses grands dossiers. Il a déclaré que « Cet événement doit être l’occasion d’une mobilisation forte de nos concitoyens autour de la reconquête de la biodiversité comme la COP21 l’a été en matière de changement climatique« . Le Ministre souhaite que cet événement soit co-construit avec la société civile et qu’il soit le point d’atterrissage d’une large mobilisation pour relancer les efforts nationaux et internationaux de préservation de la biodiversité. A l’image des « espaces générations climat » de la COP21, le gouvernement a proposé de mettre en place des « espaces générations nature » durant le congrès afin de favoriser une expression forte de la société civile, de façon librement accessible au grand public, et de lancer un « agenda des solutions pour la nature ». Le Ministre a pour objectif d’une part de faire émerger une conscience collective beaucoup plus forte sur la biodiversité et d’autre d’engager tous les acteurs dans une mobilisation tournée vers la reconquête de la biodiversité, pour, au final, créer une dynamique nationale et internationale similaire à celle du climat.   Une candidature encouragée et soutenue par le Comité français de l’UICN et ses membres Le Comité français de l’UICN et ses membres ont soutenu cette candidature en soulignant que le congrès est un événement international majeur sur la biodiversité et qu’il interviendra quelques mois avant la COP Biodiversité qui se tiendra en Chine et dont les enjeux sont considérables, puisqu’il s’agira de faire le bilan des objectifs d’Aichi et d’adopter le nouveau plan stratégique de la Convention sur la Diversité Biologique pour 2021-2030. Le congrès constituera ainsi une étape décisive de la mobilisation des gouvernements et de la société civile à la veille de cette échéance qui doit renouveler l’engagement de la communauté internationale pour enrayer l’érosion de la biodiversité. Le congrès de l’UICN est également une formidable opportunité pour rencontrer les différents acteurs de la conservation de la nature du monde entier, d’échanger sur les enjeux et les solutions à adopter, de connaître les dernières avancées, de présenter des projets et de nouer des partenariats. Le Comité français de l’UICN, avec ses membres et ses experts, a toujours fortement contribué aux débats et aux décisions prises lors du congrès mondial de la nature.   A propos du Congrès mondial de la nature Organisé tous les quatre ans, le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble plusieurs milliers de représentants de gouvernements, des ONG, du monde scientifique, des collectivités locales et des entreprises dans le but de préserver l’environnement et d’utiliser les solutions que la nature apporte pour relever les défis actuels de notre planète. Le dernier Congrès a eu lieu du 1er au 10 Septembre 2016 au Centre des congrès d’Hawaiʻi à Honolulu, la capitale Hawaïenne. Si vous désirez voir la documentation complète (Procès-verbaux d’Assemblées des Membres, Résolutions, Motions, Statuts, etc.) des Congrès et Assemblées générales précédents, veuillez cliquer ici. Pour plus d’informations sur l’histoire du Congrès mondial de la nature de l’UICN, veuillez cliquer ici.

Près de deux fois plus de sites naturels du Patrimoine mondial menacés par le changement climatique

Le nombre de sites naturels du Patrimoine mondial menacés par le changement climatique est passé de 35 à 62 en seulement trois ans et il est devenu la menace la plus préoccupante à laquelle ces sites sont confrontés, selon un rapport publié le 13 novembre par l’UICN à l’occasion de la COP23 , la conférence de l’ONU sur le changement climatique à Bonn, Allemagne. Pour la première fois, l’Horizon du patrimoine mondial de l’UICN 2 – version actualisée du rapport sur l’Horizon du patrimoine mondial de l’UICN de 2014 – évalue comment les perspectives de conservation des 241 sites naturels du patrimoine mondial changent au fil du temps. Il analyse les menaces, la protection et la gestion des sites ainsi que l’état de leurs valeurs, caractéristiques uniques qui justifient leur statut prestigieux de sites du patrimoine mondial. Selon cette évaluation, les conséquences du changement climatique, telles que le blanchissement des coraux et la fonte des glaciers, touchent un quart des sites, contre un sur sept en 2014, et situent les récifs coralliens et les glaciers parmi les écosystèmes les plus menacés. D’autres écosystèmes, comme les zones humides, les deltas à faible altitude, le pergélisol et les écosystèmes sensibles au feu sont également touchés. Le rapport signale que le nombre de sites naturels du patrimoine mondial affectés par le changement climatique risque d’augmenter davantage car le changement climatique reste la plus grande menace potentielle pour le patrimoine mondial naturel. « La protection des sites du patrimoine mondial est une responsabilité internationale qui incombe aux gouvernements signataires de l’Accord de Paris, » déclare Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Ce rapport de l’UICN adresse un message clair aux délégués réunis ici à Bonn : le changement climatique agit vite et n’épargne pas les trésors de notre planète. La rapidité et l’échelle à laquelle il dégrade notre patrimoine naturel met en évidence à quel point une implication urgente et ambitieuse des nations est indispensable pour mettre en œuvre l’Accord de Paris. » Au cours des trois dernières années, les récifs coralliens classés au patrimoine mondial, comme l’Atoll d’Aldabra dans l’océan Indien, deuxième plus grand atoll corallien au monde, le Récif de la barrière du Belize dans l’Atlantique, le plus grand récif-barrière de l’hémisphère nord, et la Grande barrière de corail, qui est le plus grand récif de la planète, ont été touchés par des épisodes dévastateurs de blanchissement massif des coraux suite à la hausse des températures marines. La Grande barrière de corail, par exemple, a subi un blanchissement qui a touché jusqu’à 85% des récifs observés en 2016. Le recul des glaciers, qui est également dû à la hausse des températures, menace des sites tels que le Parc national du Kilimandjaro, où se situe le plus haut sommet d’Afrique, et celui des Alpes suisses Jungfrau-Aletsch, qui abrite le plus grand glacier des Alpes. « Les sites naturels du patrimoine mondial jouent un rôle crucial pour soutenir les économies locales et apporter des moyens de subsistance », explique Tim Badman, Directeur du Programme du patrimoine mondial de l’UICN. « Leur destruction peut donc avoir des conséquences dévastatrices qui vont au-delà de leur beauté exceptionnelle et de leur valeur naturelle. Dans le Parc national de Huascarán au Pérou, par exemple, la fonte des glaciers perturbe l’approvisionnement en eau et les métaux lourds qui se trouvaient sous la glace contaminent l’eau et le sol. Cela accentue l’urgence du défi qu’il faut relever pour protéger ces lieux. » Outre ce constat, le rapport présente encore d’autres défis à relever pour le patrimoine mondial. Des menaces, telles que les espèces envahissantes, le tourisme non durable ou le développement d’infrastructures, sont également en augmentation. Elles affectent les processus écologiques et menacent la survie des espèces dans les sites. Les espèces exotiques envahissantes constituent la menace la plus répandue. Leur impact est souvent aggravé par le changement climatique qui facilite leur propagation et leur installation. Globalement, le rapport estime que 29 % des sites du patrimoine mondial sont confrontés à de graves préoccupations et que 7 % ont un avenir menacé. Cela est notamment le cas du Parc national des Everglades aux États-Unis et du Lac Turkana au Kenya. Il prévoit que deux tiers des sites, c’est-à-dire la même proportion qu’en 2014, ont de grandes chances d’être bien conservés dans un avenir proche. Le rapport révèle également que la qualité et l’efficacité de la gestion des sites naturels du patrimoine mondial ont chuté depuis 2014, notamment en raison de ressources financières insuffisantes. Moins de la moitié des sites ont un bon niveau de gestion. Toutefois, le rapport évoque aussi des exemples de réussite qui montrent l’impact positif et concret que peut donner une bonne gestion. Le Parc National de Comoé en Côte d’Ivoire, par exemple, a vu sa population d’éléphants et de chimpanzés se rétablir grâce à une gestion efficace et au soutien international, suite à la stabilisation politique du pays. Par conséquent, ses perspectives de conservation se sont sensiblement améliorées au cours des trois dernières années. Il s’agit de l’un des 14 sites dont le classement a progressé depuis le rapport sur L’Horizon du patrimoine mondial de l’UICN de 2014.   Plus d’informations Télécharger le rapport ici. Célia Zwahlen, Programme du Patrimoine mondial de l’UICN, Celia.Zwahlen@iucn.org, +41229990716 Ewa Magiera, Relations avec les médias, UICN, Ewa.Magiera@iucn.org, +41765053378 Page dédiée du programme Aires Protégées de l’UICN France