Lancement de l’outil de gestion écologique des espaces verts « EcoLogiCal »

Pour le lancement de leur outil « EcoLogiCal », l’entreprise Veolia et l’association Noé ont organisé une matinale sur la gestion écologique des espaces verts avec le Comité français de l’UICN le 15 février dernier. En présence du sénateur Joël Labbé, à l’origine de la loi portant son nom interdisant l’usage des produits phytosanitaires dans les espaces publics, et d’Ecocert-Environnement, les participants ont présenté des retours d’expériences et plusieurs témoignages. La loi biodiversité du 8 août 2016 et la loi Labbé du 1er janvier 2017 ont renforcé le cadre réglementaire sur la protection de la biodiversité et l’utilisation des pesticides. Elles apportent ainsi de nouveaux élément de réponse face aux problématiques de destruction et dégradation des écosystèmes. A travers les nombreux témoignages des acteurs présents, la matinale a permis d’inspirer de nouvelles collectivités et entreprises dans leurs actions en faveur de la biodiversité, en démontrant notamment qu’une gestion écologique des espaces verts peut être simple, économique et présenter de nombreux bénéfices : réduction des coûts de gestion, engagement RSE et implication des salariés pour les entreprises, implication des habitants pour les collectivités, etc. Le calculateur écologique EcoLogiCal, co-créé par Veolia et l’association Noé a été présenté : gratuit et accessible à tous via internet, il a pour objectif d’accompagner les gestionnaires d’espaces verts, qu’ils soient publics ou privés, dans leur transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Sur la base d’une auto-évaluation, l’outil permet de comparer les bilans économiques et écologiques entre une gestion différenciée et une gestion traditionnelle, tout en proposant des conseils personnalisés. Le Comité Français de l’UICN, s’est félicité des nombreux bénéfices de l’outil, que cela soit sur le plan environnemental, économique et territorial. Il a profité également de cette matinale pour rappeler les objectifs internationaux et nationaux en matière de biodiversité actuels et futurs et aussi encourager les entreprises et les collectivités territoriales à déployer ces initiatives sur l’ensemble de leurs sites.   Plus d’informations – L’outil EcologiCal – Vidéo de présentation de l’outil – Vidéo de la matinale – Programme Politiques de la biodiversité de l’UICN France

Un nouvel outil de formation « entreprises et biodiversité »

Les entreprises doivent prendre des engagements pour la préservation de la biodiversité afin de respecter leurs obligations et s’impliquer au-delà du cadre réglementaire. Grâce à la contribution de ses membres* et ses entreprises partenaires**, le Comité français de l’UICN publie, pour la première fois, un outil d’initiation à la biodiversité à destination des salariés pour progresser dans cette voie. L’année 2010, année internationale pour la biodiversité, constitue une opportunité unique à saisir pour faire avancer les politiques et mettre en place des outils et des actions nouvelles pour la préservation de la nature. Les entreprises sont en relation constante avec la biodiversité, de façon directe et indirecte, et ont donc un rôle majeur à jouer pour sa conservation. Aujourd’hui, peu de personnes du secteur privé sont suffisamment informées des enjeux actuels. Les salariés ne connaissent pas toujours l’ensemble des interactions existantes entre la biodiversité et l’activité de leur entreprise, ainsi que son intérêt à s’investir pour sa préservation. La sensibilisation et l’information constituent des préalables essentiels pour accompagner la mise en place d’actions : elles facilitent la prise de conscience face à l’urgence de la situation et explicitent le rôle de chacun en faveur de la biodiversité. C’est pourquoi les membres de l’UICN France et ses entreprises partenaires ont conçu conjointement un support de formation des enjeux de la biodiversité pour les salariés du secteur privé. Vous trouverez ci-dessous : le communiqué de presse l’outil « initiation à la biodiversité à destination du secteur privé » les compléments et commentaires supplémentaires à l’outil   *La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, la LPO – Ligue pour la Protection des Oiseaux, Noé Conservation, le WWF-France, la Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels, l’Office National des Forêts et la Fondation Nature & Découvertes. ** EDF, GDF SUEZ, GSM, Veolia Environnement et Yves Rocher   Contact Hélène SOYER, Chargée de Mission « Entreprises et biodiversité » helene.soyer@uicn.fr ; tél : 01 47 07 78 58   Documents joints Compléments outil formation Outil de formation entreprises et biodiversité cp UICN France outil formation

L’UICN France signe la convention pour une hydroélectricité durable

Ce mercredi 23 juin 2010, l’UICN France et plusieurs associations nationales de protection de l’environnement se sont engagées aux côtés de l’Etat, des représentants des collectivités locales et de l’ensemble des hydro-électriciens, à entrer dans une nouvelle gouvernance basée sur la concertation pour tenter de construire l’hydroélectricité de demain. Comment concilier production d’hydroélectricité et protection de la biodiversité ? Comment harmoniser la mise en œuvre de la Directive Cadre sur l’Eau, qui nous oblige à aller vers le « bon état écologique » des milieux aquatiques avec la volonté, par exemple, de mettre en oeuvre le règlement anguille, d’une part, et d’atteindre 23% d’énergies renouvelables dans la consommation française d’énergie à l’horizon 2020, d’autre part ? Comment effacer, dans le consensus, les ouvrages les plus dommageables pour les poissons migrateurs ? Comment gérer au mieux l’héritage des 60 000 ouvrages construits sur les 500 000 kilomètres de rivières françaises ? Comment installer dans les meilleures conditions possibles de nouvelles capacités de production et sortir de la très grande conflictualité qui accompagne tout projet d’aménagement hydroélectrique dans notre pays ? Comment renouveler des concessions dans un parc vieillissant ? Comment préserver les ultimes « rivières sauvages », joyaux d’un capital naturel en sursis ? Bref, comment passer à une hydroélectricité plus durable ? En effet, si les barrages produisent un courant parfaitement renouvelable, l’électricité mise sur le marché est loin d’être « verte par nature ». Son impact sur les milieux aquatiques reste significatif, depuis la disparition des populations de poissons migrateurs dont le saumon atlantique jusqu’à l’érosion des fleuves et du littoral, suite à la rétention des sédiments dans les retenues en passant par la dégradation de la qualité de l’eau. Depuis septembre 2008, tous les acteurs concernés (élus, EDF, GDF Suez, Union Française de l’Electricité, France Hydro, Electricité Autonome de France et les ONG) se sont réunis pour élaborer un projet de « Convention d’engagements pour le développement d’une hydroélectricité durable en cohérence avec la restauration des milieux aquatiques suite au Grenelle de l’environnement ». Au cœur de ce projet d’accords, à la gouvernance inspirée du Grenelle de l’environnement, se trouvait, notamment, l’engagement Grenelle, d’aménager les obstacles les plus problématiques pour la migration des poissons dans l’objectif d’atteindre ou de conserver, d’ici à 2015, le bon état écologique ou le bon potentiel pour les masses d’eau superficielles. Une autre contrainte forte était la fixation de l’objectif chiffré du nombre de TWH supplémentaires provenant de l’hydro-électricité. En juillet 2008, le Ministre d’Etat à l’Energie et à l’Ecologie donnait un cap d’augmentation nette de 7 TWH d’ici 2020, pour le secteur de l’hydro-électricité. Cet objectif a été réduit à 3 TWH en décembre 2009 au cours de la négociation. En novembre 2009, un autre pas très important avait été franchi avec l’annonce, par Mme. la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, d’effacer les deux barrages de Vezins et La Roche qui Boit sur la Sélune, dans la Manche, dans le cadre du « Plan de renaturation de la continuité écologique des cours d’eau ». Un autre pas devrait être fait avec l’effacement et le remplacement du barrage de Poutès, sur le haut Allier, une des dernières « rivières sauvages » d’Europe. Aujourd’hui, pour mettre en œuvre des solutions et restaurer les écosystèmes aquatiques sans pour autant augmenter les émissions de gaz à effet de serre, la grande majorité des ONG s’engage aux côtés des représentants des collectivités locales, de la totalité des hydro-électriciens et des services de l’Etat pour tenter de construire l’hydroélectricité de demain. Le chantier est immense, et la situation ne va pas changer du jour au lendemain. En effet, le fossé entre aménageurs et écologues est encore très large, comme en témoigne le chantier en cours du barrage du Rizzanese, sur la plus belle rivière de Corse. Les ONG signataires saluent, sans réserve, une avancée majeure et font le pari que la coopération qui commence sera riche d’engagements tenus, pour le bénéfice de tous.   Document joint Communiqué de presse Convention pour une hydroélectricité durable

L’UICN France signe avec l’entreprise GSM, du groupe Italcementi, un partenariat sur les carrières et la biodiversité

La convention de partenariat a été lancée pour une durée de trois ans et vise à conseiller GSM, du groupe Italcementi, leader dans le domaine de l’exploitation de granulats terrestres et marins, pour renforcer et mettre en oeuvre une politique ambitieuse du groupe pour la biodiversité. La convention comporte également un soutien aux programmes de l’UICN France. Parallèlement aux changements climatiques, la sensibilisation des entreprises sur la biodiversité progresse rapidement depuis ces dernières années. Plusieurs d’entre elles ont entrepris des études pour mesurer et diminuer l’impact de leurs activités sur la biodiversité, en particulier dans les secteurs plus directement liés à l’exploitation des ressources naturelles. Les entreprises prennent également conscience que la prise en compte de la biodiversité permet d’améliorer leur image, d’être mieux notées dans les systèmes de cotation (rating) qui prennent de plus en plus en compte les standards environnementaux (ex : indicateurs GRI), ou encore de nouer des partenariats avec les ONG plutôt que de voir émerger des conflits. Plusieurs entreprises ont également créé des fondations pour financer des projets en faveur de l’environnement. GSM, qui produit et commercialise des granulats, est un usager des espaces naturels et des services écologiques. Le granulat, provenant du sol, du sous-sol ou encore du fond des mers, est un matériau essentiel destiné à satisfaire les besoins de la collectivité pour la construction d’habitations et d’infrastructures de transport des marchandises et des populations. Néanmoins cette activité est génératrice d’impacts qui concernent par exemple la modification des milieux naturels, l’écoulement souterrain des eaux, les rejets d’eau, les retombées de poussières, les nuisances sonores et le transport de granulats par route, fer ou eau. Toutefois, après réaménagement, les carrières, notamment en milieu alluvial de fond de vallée, peuvent présenter un important intérêt écologique, reconnu par l’intégration de nombreuses d’entres elles dans le réseau des sites Natura 2000 ou ZNIEFF. Consciente de ces enjeux, affichant une volonté de concilier les impératifs économiques et environnementaux dans une perspective de développement durable, GSM a déjà formalisé son engagement en faveur de l’environnement, allant au-delà de la simple conformité aux réglementations applicables. En matière de biodiversité, GSM applique une politique volontaire pour générer des milieux écologiquement intéressants favorisant l’accueil et le développement d’espèces animales ou végétales, afin d’apporter une plus-value environnementale aux projets. Elle veut aujourd’hui aller plus loin dans ses engagements. Pour poursuivre le travail engagé avec la rédaction de la brochure « La biodiversité, un atout pour vos sites d’entreprise » (2006) et aller plus loin dans les politiques privées « biodiversité », l’UICN France a donc décidé de mettre en place un partenariat avec cette entreprise, pour une durée de 3 ans (2007-2010). Le partenariat est encadré par une convention-cadre dont le contenu s’articule autour de 4 axes principaux : 1 – Appui à l’intégration de la biodiversité dans la politique de l’entreprise 2 – Conseils & expertises 3 – Echanges & Prospective 4 – Initiatives et projets Sur cette base, un programme de travail est mis en place et actualisé chaque année. En 2008, une chargée d’études, Marie Aurenche, sera chargée de : • faire le point sur les connaissances existantes au sein de GSM et plus largement sur les enjeux relatifs aux carrières et à la biodiversité (aux niveaux national et international), • identifier les besoins spécifiques de l’entreprise, préalable à l’élaboration de plans d’actions efficaces, d’indicateurs pertinents et de formations aptes à répondre aux besoins des métiers de l’entreprise. Sont également prévus des expertises, des actions-formations en entreprise et des interventions en groupe de travail. Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse annonçant ce partenariat. Pour toute question relative à ce partenariat, n’hésitez pas à contacter Marion Péguin, Chargée de mission Politiques de la biodiversité : marion.peguin@uicn.fr   Document joint Communiqué GSM UICN France